Speaker #0Bonjour et bienvenue dans le podcast Le Sport comme Thérapie. Je vous emmène avec moi sur le chemin de la guérison. Ici, on parlera de sport, mais aussi de blessures invisibles, de résilience et de ces petits pas qui changent tout. Courir est devenu ma manière de me sauver, de transformer mes douleurs en force, de prendre soin de moi, d'être fière à chaque effort et de me reconstruire un peu plus à chaque bout. Waouh, il s'est passé beaucoup de choses depuis le dernier épisode, donc le dernier épisode qui avait été publié en octobre, on est en avril, il n'est pas trop de temps à faire ce petit montage. Vous savez, ça fait à peu près six mois que je n'ai pas repris le micro. Mais ça y est, je me sens prête. Beaucoup de choses ont changé, mais clairement c'était une pause nécessaire, c'était indispensable en fait pour moi. Parce que là, clairement, j'étais à un moment de ma vie où la vie ne m'a pas trop laissé le choix justement. Elle m'a embarquée dans un tourbillon de changement. Heureusement, c'était un changement. Et dans ces moments-là, voilà, tu n'as plus qu'à tenir, à traverser et puis à te laisser doucement en transformer par tout ça. Donc, je reviens. Changer. Et j'ai beaucoup de choses à raconter. La dernière fois qu'on s'est parlé, j'étais déjà en pleine reconstruction. Donc, j'ai eu mon burn-out des enfers, là, en juillet 2025. Donc, ce burn-out qui est clairement cette explosion silencieuse qui arrive quand on a trop... trop longtemps ignorer ses propres limites. Clairement, cette dépression m'avait prise par le col, m'avait jetée par terre, m'avait piétinée. Je n'aurais jamais imaginé vivre quelque chose d'aussi intense, mais vraiment dans le mauvais sens du terme, où tout s'écroule et que tu perds tous tes repères et que tu ne sais même plus qui t'es. C'est une période très, très compliquée. Donc, cette dépression, j'ai eu la chance parce que j'ai été très bien accompagnée sur le plan médical. des personnes humaines, même si on trouve ça extraordinaire. Oui, juste des personnes humaines. C'est très, très important. J'avais vraiment besoin de ça, des médicaments. Parce que c'est une réalité. Je pense que c'est important d'en parler. On en parle de plus en plus avec les réseaux, dans nos cercles d'amis. Je trouve que c'est important de libérer la parole et de dire clairement les choses parce que la santé mentale, il faut vraiment la voir comme une santé, comme les autres, ce n'est pas une faiblesse en fait. Ça peut arriver, malheureusement, ça arrive de plus en plus souvent. Je trouve qu'on devrait en parler avec la même normalité, qu'on parle d'une grippe, d'un rhume, ou tout simplement d'une fracture. Pendant cette période, j'ai fait beaucoup trop de sport. Du sport avant faire mal. En l'occurrence, c'était du trail, je partais toute seule en forêt pour courir des dizaines de kilomètres. Et pourquoi je faisais ça ? Parce qu'en fait, c'était le seul endroit, le seul espace où je me sentais fière de moi et surtout, en vie. Je savais qu'à cet endroit-là, personne ne pouvait me dire... Non mais Solène, tu m'as déçue. Je ne te pensais vraiment pas comme ça. Parce que ouais, ces mots-là, c'est ce que m'a dit ma N plus 2. Alors que j'étais déjà pas très très bien, j'étais doucement en train de creuser ma tombe. Je pense que ça se voyait. Et c'est vrai que quand ma N plus 2 m'a dit ça, que j'avais déçue, qu'elle ne pensait pas que j'étais comme ça. En fait, sur le moment, j'étais... Je ne comprenais pas, je n'avais pas rendu compte en fait de la puissance et de la violence de ces mots. Il y avait d'autres choses... autour mais là ça a vraiment été l'élément déclencheur et rapidement je me sens que mon cerveau a switché il a dit ok plus jamais et là tout s'est écroulé comme si quelque chose s'était vraiment cassé en moi et c'est aussi ces moments là où tu te rends compte qu'en fait les gens te regardent t'effondrer doucement plus ou moins doucement ça peut aller très très vite et sans te tendre la main et c'est à ce moment là où le corps finit par s'en souvenir par réagir Même si toi tu essayes de garder la face, là clairement, c'est le début de la descente aux enfers. Et avec du recul, parce que je vais mieux, parce que plein plein de choses très positives, ça m'a fait prendre conscience de beaucoup de choses, donc j'ai appris beaucoup de choses déjà sur moi, sur vraiment ce que je vaux, ce que je veux, ce que je ne veux plus. Et je crois que c'est très dur, c'est sûr, mais je pense que chaque épreuve a quelque chose à nous enseigner. Même les plus injustes, même celles qu'on n'a pas choisies, même si je pense qu'on va laisser très très dur, c'est un chemin de la résilience, il peut être très long. Ce n'est pas une vérité facile à avaler sur le moment, mais avec du recul, quand on va mieux. Pour mon cas, je me rends compte que cette période m'a vraiment donné une clarté, une clarté que je n'avais jamais trouvée. avant et peut-être que je n'aurais pas trouvé autrement. Sur le plan pro, la reconversion que j'avais amorcée s'est vraiment concrétisée. Donc après ce Aikiga et l'écriture, les recherches, le tarot, j'ai tiré les cartes. Après tout ça, j'avais déjà identifié une voie qui avait toujours été là. Mais ce n'est pas simple des fois d'admettre, parce qu'on aime vraiment, vraiment de quitter cette zone de confort parce qu'on fait cinq ans d'études pour certains. Moi, j'avais 15 ans d'expérience dans l'Ouest. Donc, je me dis, est-ce que je pose beaucoup de questions ? Est-ce que j'ai raison ? Est-ce que je ne perds pas mon temps ? Je sors dans un certain poste avec un certain salaire. Je sais faire en fait. C'est vrai que ce n'est pas simple, mais je pense que la nutrition, c'était vraiment quelque chose d'ancré en moi. Depuis ces recherches, j'ai terminé une première formation en nutrition globale. J'ai la chance d'avoir les félicitations du jury. En vrai, ça m'a beaucoup touchée et ça m'a aussi montré que j'allais vraiment dans la bonne direction. Ça m'a aussi rassurée parce que, comme je disais, on part de zéro, on doute de tout et être reconnu. voilà c'est pas encore des certifications vraiment pour de l'accompagnement sur le long terme mais juste déjà cette reconnaissance m'a fait énormément plaisir je me rends compte que je vais dans la bonne direction et je crois que ça a réparé un petit truc en moi ça a commencé à poser des petites rêves méga chouettes donc je termine cette formation en outre et là je m'attaque à la formation de gestion du stress parce qu'en fait tout est lié c'est lié à ce qu'on mange, comment on bouge, comment on respire, comment on gère ses émotions. On est des êtres complexes. Je pense qu'il faut un petit peu toucher à tous les ponts d'un être humain pour vraiment atteindre un bien-être, un bonheur. J'ai une vision qui se dessine clairement pour la suite. C'est un petit spoiler pour ce que je vais dire après. Bref, j'aimerais accompagner les femmes dans leur projet de maternité. conception jusqu'au postpartum en passant par la grossesse et l'abattement, accompagner la femme et aussi le coparent si coparent il y a, parce qu'on fait aussi un bébé à deux et c'est important d'être bien accompagné et que les deux soient en meilleure santé physique et mentale pour ce sacré projet de vie voilà donc c'est un chemin en fait qui me ressemble profondément j'aurais pas forcément parlé là dessus il y a un an mais Mais je pense qu'on change et que quand on trouve ce qu'on est et ce qu'on aime vraiment, il y a plein de choses qui arrivent en tête. Et voilà, je trouve que c'est très intéressant. Pour cette nouvelle vision que j'ai, ces nouveaux projets, je pense qu'on en parlera dans un prochain format. Parce que là, on parle de sport comme thérapie. On parle de sport. Moi, je fais le lien avec l'alcool. tout ce genre de choses et en fait je me rends compte que ça a clairement aidé à en être là maintenant ça m'a clairement aidé à aller mieux mais je me rends compte aussi que c'est un autre point de ma vie qui est doucement en train de se terminer et j'ai très envie de le terminer parce que c'est super important c'est aussi un petit peu mon bébé et je me rends compte que je vais aussi dans une autre direction donc qui est plus la nutrition plus la gestion du stress le bien-être global, après, ce que je disais aussi, la maternité, tout ça, mais voilà, j'ai un autre projet et je vous conseille à tous et toutes de réaliser vos rêves, que ce soit un podcast, que ce soit autre chose, mais je trouve que c'est très important en fait, quand on a envie de faire quelque chose, quand on sait que quelque chose nous fait du bien, déjà, on doit essayer de le terminer parce que c'est chaud entre deux, c'est vrai que c'est jamais simple. Non, vraiment, essayer d'aller au bout et se donner les moyens. Et puis oui, ce n'est pas simple, mais je trouve que c'est important parce qu'après, on est super fiers de soi. Je trouve que ça fait du bien. Donc voilà, c'est un nouveau chapitre cohérent que je suis doucement en train de construire, doucement en train de faire. Et puis, il y a la nouvelle qui change tout. Donc depuis, il faut savoir que moi, les podcasts que j'enregistrais, les premiers, j'avais déménagé. Et puis, première fois, un petit studio dans le carré. Mais maintenant, je ne sais plus. Quand ça n'allait pas. Donc j'ai retrouvé mon amoureux, Dieu merci ! On a redéménagé, donc là c'est en plus un nouvel endroit. J'ai refait aussi copain-copain avec une personne d'accueil, qui était sympa, que j'avais un petit peu perdu de vue, donc moi-même. Donc j'ai retrouvé plein de choses cool, on a déménagé. Et dans ce mouvement-là, dans ce retour à moi-même, quelque chose d'extraordinaire s'est produit. La vie m'a offert le plus beau cadeau qu'on puisse recevoir, qu'on a envie d'être maman. Donc je suis enceinte ! Notre petite fille arrive dans deux mois, en moins de deux mois. Sophie a envie de faire une petite entrée fracassante un petit peu en avance. Elle est vraiment arrivée au moment où je commençais à vraiment aller mieux. Comme si la vie avait attendu que je sois prête. Du coup, on essayait depuis janvier, mais c'est vrai que je pense qu'il y avait déjà des choses qui n'allaient pas de mon côté. Beaucoup d'interrogations, je pense que ma santé mentale n'était pas prête. En fait, j'ai vraiment l'impression que oui, la vie a attendu, que je sois vraiment prête. Mais pas seulement en surface. Et comme si elle m'avait dit, voilà, là maintenant tu peux. Et franchement, j'en ai la voix qui tremble. Je crois que je n'ai jamais été aussi heureuse. Cette grossesse se passe merveilleusement bien. Déjà, je sais que j'ai une chance immense. C'est de faire ma reconversion à la maison. Donc déjà, je n'ai pas le stress d'un boulot. et j'ai pas le stress des transports, des métros bondés, des gens qui se bousculent. Donc là je me rends compte que c'est assez exceptionnel comme position, comme grossesse. Sur le plan nutrisme, moi je suis végétarienne depuis 8 ans, donc je suis bien sûr carencée en fer, comme beaucoup de végétariens, végétariennes, mais surtout de femmes, avec nos règles, etc. Sur Puméreille, je pense qu'il y a quand même un fond de carence qui était quand même présent. J'ai toujours été intéressée par la nutrition. Là, je fais en plus ma formation. Je pense que grâce à cette formation et à toutes les recherches que j'ai pu faire en amont, même maintenant, sur le plan nutri, sur le plan de la santé, vraiment physique, je pense apporter tout ce qu'il faut à mon corps. déjà pour être en forme et puis pour voilà je suis un petit fou qui fait un cookie et voilà pour mon petit cookie il cuise bien donc je suis très contente là dessus aussi côté sport déjà quand ça allait mieux j'ai rééquilibré toute la machine pour arrêter les extrêmes donc j'avais retrouvé une pratique de course à pied et de trail beaucoup plus équilibrée et là à 7 mois de grossesse je continue à courir Là-dessus, j'ai aussi beaucoup de chance. Je suis à 15-20 km par semaine. Ce n'est pas du tout une norme, c'est juste moi, parce que je cours depuis des années, parce que je fais du renforcement musculaire, parce que plein de choses. C'est juste une info, mais ce n'est pas du tout la norme. Ça, c'est chouette. J'ai adapté mon rythme, les intensités, la vitesse, plein de choses pour continuer à être active et à me faire du bien et surtout ne pas me faire mal et ne pas m'épuiser. Je me rends compte aussi que je prends soin de moi avec une conscience que je n'avais pas avant. Donc voilà, il n'y a plus de peur en fait. C'est vraiment de l'amour et c'est très très chouette. Et c'est aussi pour ça que j'aimerais accompagner des femmes dans ce projet-là parce que j'ai la chance d'être enceinte. Malheureusement, autour de moi, ce n'est pas le cas. Il y a des gens très proches pour qui ça ne fonctionne pas. Alors que ces personnes sont en bonne santé, je peux être... en apparence des personnes du coup que j'accompagne dans les premiers accompagnements pour travailler sur le stress sur l'alimentation sur plein de choses essayer de faire en sorte que ce qu'on peut maîtriser essayer de les optimiser après il y a une part c'est vrai de génétique de chance de plein de choses ça voilà je pense que tout ce qui est contrôlable il faut essayer de l'optimiser de faire au mieux et puis le reste essayer de Voilà, le laisser partir, de lâcher prise. Et je pense que ça fait aussi partie de cette gestion du stress, mais c'est un autre sujet. Et l'alcool. Ah, l'alcool ! Donc, c'est cette relation compliquée dont j'ai parlé tout au long de ce podcast qui est malheureusement un pilier de ma vie. Malheureusement, il n'y a plus ce pilier. Ma maison tient debout. Je suis contente. Et voilà, l'alcool, en fait, c'est une évidence d'arrêter. L'alcool c'est une évidence d'arrêter. Et ce n'était même pas un effort, ce n'est même pas une nul, c'était un déclic net. En fait, c'est un peu comme la cigarette et l'arrêt de la viande. C'était en fait, je ne sais pas, je trouve que ça fait partie des moments un peu fascinants. J'ai vécu plusieurs moments fascinants, mais... Soit la viande ou la clope, j'ai vraiment l'impression qu'il y avait un bouton dans mon cerveau, on-off. Où vraiment, le truc, c'est une évidence. Et là, j'arrête. Je ne mange pas de viande et je ne fume plus. Mais quand je vois des gens avec un saucisson ou en train de fumer, et la conne maintenant, je n'ai même pas envie. On me dit, mais ça ne te manque pas ? Franchement, non. En fait, j'ai tellement... là construit ma vie dans un autre chemin et sans ça que j'ai l'impression que tout roule donc ça c'est assez fou ce qui est aussi extraordinaire avec ces déclics c'est qu'on ne peut pas vraiment les forcer c'est aussi pour ça que ça les rend extraordinaires donc parfois on les attend, parfois ils arrivent sans prévenir et là ouais trop cool parfois il faut les crier et on ne sait pas trop comment mais voilà en travaillant un peu sur soi en apprenant à s'aimer pour de vrai Merci. Il y a des petites choses qu'on peut essayer de mettre en place. Voilà, ce fameux déclic. Je sais que ce n'est pas simple, mais quand ça arrive et quand le bouton switch, waouh, c'est extraordinaire, ça change tout, tout est tellement plus simple. Ce sont de très très beaux moments. J'espère que vous avez vécu et que vous allez vivre. Pour moi, la grossesse a été ce déclencheur ultime. C'est pour la raison plus forte que tout. Tout est devenu tellement évident. Et aujourd'hui, en fait, je me sens extrêmement loin de tout ça. Mais je sais que c'est arrivé. En fait, je n'ai pas effacé tous ces blackouts des enfers, ces soirées de l'horreur. Je sais que ça fait partie de moi, je sais que ça fait partie de mon histoire. Mais c'est aussi grâce à tout ça que je suis là maintenant et que j'ai ces mots-là. En fait, ça fait partie de moi. Malheureusement ou heureusement. Voilà, c'était mes nouvelles. Bon, elles ne sont pas toutes simples, pas toutes légères, mais elles sont toutes vraies. Et je crois que c'est vraiment ça que j'ai voulu créer avec ce podcast. C'est vraiment un espace pour dire les choses telles qu'elles sont, sans filtrer, sans faux semblants. C'est un truc à retenir de tout ça, c'est que la vie peut basculer dans les deux sens. Elle peut t'emmener vers le fond dans des endroits tellement froids, tellement tristes, tellement noirs, que tu as juste envie d'en sortir, mais tu ne sais pas forcément comment faire. Et il y a aussi l'autre partie. Si tu leur laisses la chance, elle peut t'emmener vers quelque chose de tellement beau, quelque chose de tellement extraordinaire, que même dans tes rêves les plus fous, tu n'aurais même pas imaginé pouvoir les vivre un jour. Quand tu peux. Essayer de tenir, de continuer à avancer et de croire que demain serait meilleur, même quand ça paraît tellement difficile. Apprendre à prendre soin de soi, même imparfaitement, et de rester ouverte à ce qui arrive. Dans le prochain épisode, on repart sur le sport comme thérapie et on va parler de quelque chose que j'ai envie de creuser depuis longtemps. Comment trouver le sport qui te fait vraiment du bien ? Parce que moi, je te parle de running, de trail, de tout ça, mais ça, c'est propre à moi. J'ai vraiment envie de t'emmener et de t'aider à trouver celui qui te correspond, celui qui te donne envie de revenir, celui qui s'intègre dans ta vie et celui qui te correspond vraiment parce que, voilà, on ne va pas faire un sport parce que c'est instagrammable, parce que ça fait des likes, parce que c'est glamour, c'est à la mode, non, non. Vraiment trouver ce qui te correspond et ce qui va te faire du bien. Parce que cette question-là, je me la suis posée pendant des années. Et j'ai envie de te raconter les erreurs, les fous rires, mais surtout les incroyables découvertes. A très vite.