Speaker #0Bonjour et bienvenue dans le podcast Le Sport comme Thérapie. Je vous emmène avec moi sur le chemin de la guérison. Ici on parlera de sport mais aussi de blessures invisibles, de résilience et de ces petits pas qui changent tout. Courir est devenu ma manière de me sauver, de transformer mes douleurs en force, de prendre soin de moi, d'être fière à chaque effort. et de me reconstruire un peu plus à chaque foulée. Si tu as écouté l'épisode précédent, donc l'épisode 6, tu sais désormais que c'est passé beaucoup de choses dans ma vie ces derniers mois. Spoiler pour ceux qui n'ont pas encore écouté. Et tes derniers burn-out horribles, et maintenant un petit bébé en route qui arrive dans deux mois. Bon, si tu ne l'as pas encore écouté, je t'ai un petit peu spoilé, mais n'hésite pas à y jeter une oreille. C'est un épisode plus personnel, un peu hors format, où je te raconte où j'en suis maintenant. Mais là, on revient dans le vif du sujet. Parce que s'il y a bien une question qui revient souvent, et qui m'a longtemps habité moi-même, c'est celle-ci. Comment trouver le sport qui fait vraiment du bien ? Mais pas le sport qu'on devrait faire, pas celui qu'on voit partout sur Insta, pas celui qui rentre dans une case, pas celui où on peut avoir des likes, des kudos, etc. On a vraiment trouvé son sport. Celui qui donne envie de revenir, celui qui s'intègre à sa vraie vie et qui correspond à qui on est vraiment. Dans cet épisode, je vais te raconter mon parcours, tous les sports que j'ai essayé, aimé, abandonné, redécouvert, mais surtout, j'aimerais te partager ce que j'ai appris en ce chemin. Sur les freins, sur les déclics et sur cette quête intime qui consiste à trouver, qui nous fait vraiment bouger. Allez, installe-toi, on y va ! Alors pourquoi c'est important de trouver son sport ? Prends ton téléphone, t'ouvres un star et tu vois quoi ? Tu vois des positions de yoga qui défilent les lois de la gravité, des runners qui enchaînent des marathons comme si c'était une petite sortie du dimanche en endurance fondamentale avec les copains, des corps sculptés après seulement 30 jours de programme. Les réseaux sociaux ont beaucoup d'avantages, beaucoup de points positifs. Mais il faut aussi citer les points négatifs. Par exemple, pour moi, ils ont un petit peu créé l'image du sport déformé. Tu ouvres Insta et voilà, tu as un peu l'impression que ton petit footing de 20 minutes, ça ne compte pas. Si tu n'as pas fait un triathlon à 30 ans, tu as raté ta vie. Et je crois que cette pression-là, elle est vraiment épuisante. Elle décourage avant même d'avoir enfilé tes baskets. Alors, je veux dire une chose très clairement, je pense que vraiment le meilleur sport, c'est celui qu'on fait. Pas celui qu'on devrait faire, pas celui que la fille construit sur Insta fait. Pas celui encore qui rapporte le plus de likes, non. Le sport ? Qui te convient, c'est celui qui te donne envie de revenir, c'est celui qui s'intègre dans ta vie, la vraie vie, avec nos contraintes, notre corps et l'énergie qu'on a à un moment T. Et ça, ça, ça prend du temps. Parce qu'on ne parle pas assez de ce que ça demande vraiment de trouver son sport, parce que ce n'est pas simple de sortir de sa zone de confort. De faire un truc pour la première fois, de se retrouver débutant dans une salle pleine de gens qui semblent tout savoir sur ce qu'ils font. de ne pas maîtriser les mouvements, de ne pas comprendre les codes, de se sentir un peu ridicule. C'est vrai que c'est inconfortable et cette gêne-là, elle pousse beaucoup de gens à abandonner, à voir même d'avoir commencé. Mais je pense qu'il faut vraiment persévérer et il faut accepter cette phase où on est clairement nul, où on transpire trop, où on ne se sent pas au bon endroit, où on n'arrive pas à suivre le rythme. Si cette phase existe, elle existe pour tout le monde et elle est juste rarement montrée sur les réseaux. Quoi que de plus en plus. Puis il y a quelque chose que j'admire énormément chez certaines personnes, c'est l'audace de poser des questions. Par exemple, mon compagnon Cédric a ce réflexe naturel. En fait, quand il ne sait pas quelque chose, ou quand il y a quelqu'un de plus expérimenté de lui, il ose demander. Sans gêne, sans fausse pudeur, il trouve ça logique d'aller chercher de l'information là où elle est. C'est vrai que moi, pendant longtemps, j'étais plutôt du genre à faire semblant de savoir, à observer discrètement, à me débrouiller seule. plutôt que d'admettre « en fait, je ne savais pas » . Sûrement par peur du jugement, ça c'est sûr. Par ce besoin aussi d'avoir l'air compétente et surtout, ceux qui progressent plus vite sont souvent ceux qui osent poser des questions qui semblent bêtes. Alors si toi aussi tu démarres un nouveau sport, je t'encourage vivement à oser. Oser demander à un coach, à quelqu'un dans le cours, à une personne qui s'étire à côté de toi. Je pense vraiment que les gens aiment partager ce qu'ils savent. Mais au-delà de tout ça, Pourquoi c'est si important de bouger ? Ce n'est pas juste de perdre du poids ou de rentrer dans un gym, parce qu'on est d'accord, ça c'est la motivation la moins intéressante qui soit et surtout la moins long-termiste. Parce que le sport, vraiment, ça agit en profondeur sur notre cerveau, sur nos émotions et sur la façon de traverser la vie. J'en avais déjà parlé, mais il y a trois hormones en particulier dont j'ai envie de parler. La dopamine d'abord, donc cette hormone de la récompense qui se libère quand on accomplit quelque chose. Quand on termine un entraînement, quand on dépasse un obstacle, on pense à un surmontable, même un tout petit obstacle. C'est cette petite satisfaction qui arrive juste après les fonds, ce sentiment de « waouh, je l'ai fait » . Et plus on la ressent et plus on a envie de la retrouver. Et c'est littéralement ce qui crée l'envie de revenir. La sérotonine ensuite, l'hormone de l'apaisement. Elle régule l'humeur, le sommeil, le sentiment de stabilité intérieure. Le sport stimule la production. mais de façon durable, contrairement à l'alcool qui donne une vision d'un apaisement mais perturbe en réalité tout l'équilibre du système nerveux. J'en ai déjà parlé dans l'épisode 3 et je continuerai à en parler parce qu'il y a vraiment un lien qui me semble fondamental là-dedans. Et enfin, l'ocytocine, l'hormone du lien. Celle-là, on l'associe souvent à la maternité, à l'allaitement, mais elle se libère également dans tout ce qui est sport-co. Dans l'effort partagé, dans ce sentiment d'appartenir à un groupe qui avance ensemble. Courir avec d'autres. faire un cours collectif, rejoindre un club. Ce n'est pas juste une question de motivation, c'est aussi nourrir un besoin profondément humain de connexion. Et ça, c'est une dimension du sport qu'on sous-estime souvent quand on pense que bouger, c'est forcément solitaire. Ces trois hormones réunies, c'est un petit peu la recette chimique d'une vie qui va mieux. Et le sport, quel qu'il soit, peut les activer. Pas besoin d'un marathon, pas besoin d'une perte de ouf, juste du mouvement régulier, choisi et qui nous ressemble. Alors maintenant, je vais te raconter un petit peu mon parcours, donc mes essais, mes abandons, mes fourrures et mes révélations. Pas pour te donner un modèle, juste pour t'inspirer à chercher le tien. Mon parcours, les sports que j'ai essayés. Je vais être honnête, mon parcours sportif ressemble moins à un plan bien tracé qu'à une série d'aventures plus ou moins glorieuses. des passions fulgurantes, des abandons, des retours inattendus et pas mal de fourrir en chemin. Et c'est exactement pour ça que je vais te les raconter. Le tir à l'arc, merci Légolas. Bon, soyons honnêtes, si j'ai fait du tir à l'arc quand j'étais petite, c'était aussi et surtout de la faute des seigneurs des anneaux. Voilà, je voulais ressembler à Légolas. La grâce, la précision, les cheveux dans le vent. J'étais même en train de réfléchir à me faire un tatouage à l'aide fixe sur la colonne vertébrale, mais rassurez-vous avec du recul. J'ai compris que j'étais un petit peu dans l'abus. En tout cas, ce que j'ai retenu de cette expérience, c'est que la motivation, l'inspiration peut venir de n'importe où, même d'un elfe de fiction. Et c'est OK. L'important, c'est de commencer. Donc peut-être que ce podcast va être cette petite source de motivation, cette petite source d'inspiration. Qui sait ? La natation. L'histoire d'amour qui a failli ne pas survivre à une prof de piscine. Ah, la natation héroïne, c'est une longue histoire. J'ai fait pas mal de contats quand j'étais petite et franchement, j'adorais ça. Puis en 6ème, le rêve continue, j'intègre la classe piscine. Donc la journée, on a nos cours et le soir, on a natation. Clairement, petit rêve éveillé. Jusqu'au jour où, pré-adolescente que j'étais, j'avais clairement pas envie de nager. J'étais aussi avec ma copine Julie, mais on était deux. Alors, on a clairement laissé nos affaires chez nous. Et notre prof de l'époque, Marie-Laine, ne nous a pas cru, à juste titre. Et du coup, pour nous faire savoir, pour nous occuper, on ne sait quoi, on ne sait pourquoi, elle nous a obligés à marcher en canard autour de la piscine. Donc, qu'est-ce que marcher en canard ? Il faut être accroupi, les mains sur la tête, et voilà. On avance comme ça, sauf qu'on l'a fait devant tous nos copains. Je devais avoir 12 ans, et je me suis sentie humiliée. J'ai arrêté la natation. Merci, Marilyn, si tu m'entends. Je t'aime. Je rigole. Donc ça peut paraître une petite histoire, quelque chose d'ananda en apparence, mais je crois qu'elle illustre bien quelque chose d'important. Une mauvaise expérience, une humiliation, un moment de honte dans un contexte sportif ou autre, il faut vraiment suffire à nous éloigner, en l'occurrence d'une pratique, pendant des années. Mais heureusement, avec le temps, j'y suis revenue. Et là, enceinte, je me rends compte que l'ananas est devenu l'une de mes pratiques préférées du moment. Pourquoi ? Parce que l'eau porte mon corps, mon doux corps qui a pris 8 kilos. Ça soulage les tensions, ça offre une liberté qu'on ne trouve nulle part ailleurs quand on a un ventre qui pousse plutôt bien. Je trouve que c'est doux, c'est complet, c'est apaisant. Donc si tu n'as jamais essayé en tant qu'adulte, je t'encourage vraiment de te donner une chance. Le vélo, la grande passion est la fracture qui n'a rien changé. Le vélo, j'ai toujours adoré ça. J'ai même travaillé dans une boîte de réparation de vélo à une époque et c'était très très chouette parce que ça m'a permis vraiment de bricoler mon vélo, de changer une chambre à air, de voiler une roue, etc. Donc oui, j'aime vraiment ça. Et puis il y a eu un pari cancale avec mon amoureux à vélo, des centaines de kilomètres, la route, le vent. et le temps qui s'étire différemment quand on pédale. Je trouve que c'est vraiment le genre d'expérience qui te marque et qui te rappelle que le sport peut aussi être une façon de partager, mais aussi de se retrouver ou de voir le monde différemment. Octobre 2024, je me ferai cuire le coude. Bon, je sais que c'est pas rien et pourtant, je suis remontée dessus. Parce que je crois que quand on aime vraiment quelque chose, une blessure, ça ne suffit pas vraiment à effacer ça. Elle reporte juste le rendez-vous. Pour l'instant, j'ai mis le vélo de côté. à cause de la grossesse, mais il n'est pas loin là. Il m'attend. Et je sais que les retrouvailles vont être plutôt sympas. Les sports de raquettes, le grand panel. J'ai eu la chance de toucher à pas mal de sports de raquettes au fil des années. Il mérite d'en parler parce que certains sont sous-côtés. Le ping-pong, le grand classique des sports au collège. Disons que ça ne va pas laisser un souvenir impérissable. Il y a eu aussi le badminton. En revanche, moi, je trouve que ça, c'est un sport sous-côté. que je le trouve accessible mais à la fois ça fait vraiment bouger, ça demande de la réactivité, de la coordination et je trouve qu'on peut jouer à tous les niveaux sans vraiment se sentir exclue. Il te faut une raquette, un volant, un peu d'espace et let's go ! Le paddle que j'ai essayé aussi, c'est clairement à la mode en ce moment et franchement je comprends pourquoi. C'est fun, c'est social, l'ambiance est cool. Pour moi ce n'est pas forcément le sport qui me fait vibrer au quotidien mais franchement c'est ok et tous les sports... Ils ne sont pas faits pour tout le monde, le squash. Je n'ai pas adoré, par contre, très physique, très exigeant. Si tu cherches un sport intense, si tu veux courir comme un foufou pendant 45 minutes, let's go. L'escalade, sport complet, mais quand tu as le vertige, c'est plus compliqué. L'escalade, c'est l'un des sports les plus complets qui soient. C'est vrai que ça fait vraiment travailler les bras, le dos, les jambes, le gainage. Ça fait travailler la concentration, le partage de ton. Question du stress, lecture d'humeur, enfin voilà. Je trouve que c'est vraiment un sport top, qui en plus se pratique en communauté, et soit dans une ambiance bienveillante, où les gens s'encouragent naturellement. Bon, moi j'ai un problème, il s'appelle le vertige, donc c'est pas super compréhensible avec le fait de grimper. Donc je reste admirative sur terre, mais si toi t'as pas le vertige, ça vaut la peine d'essayer. Le yoga, je suis convaincue en théorie, et côté pratique... C'est autre chose. Je suis profondément convaincue par les bienfaits du yoga. En plus, avec ma formation de gestion du stress, tout est vraiment lié. La respiration, la régulation du système nerveux, la connexion au corps, le retour au moment présent. Ce sport est magnifique. Mais je ne sais pas, je n'ai pas encore trouvé le déclic avec le yoga. Ce moment où ça devient évident, où vraiment je ne peux plus m'en passer. Et je pense que c'est aussi important de le dire, on peut intellectuellement être convaincu de quelque chose, d'une pratique, Mais je ne sais pas, je n'ai pas encore vraiment l'avoir intégré. C'est OK en fait, ce n'est pas un échec, ce n'est peut-être pas le bon moment, ce n'est peut-être pas le bon format et je n'ai peut-être pas trouvé le bon professeur. Step, le bug de coordination. Alors le step, je vais dire que j'ai clairement un bug dans mon cerveau quand il s'agit de coordination. La dernière fois que j'ai essayé, ça remonte à plusieurs mois et je comprends pourquoi. Complètement à contre-temps, dans le mauvais sens. Voilà, mon cerveau voulait faire un truc mais les jambes ne le faisaient pas. C'était assez drôle. Et là, j'ai beaucoup ri, j'ai ri de moi. Donc là aussi, c'est ça qui est cool avec le sport, c'est vraiment de se retrouver dans des situations où clairement on est nul, on ne comprend rien, on part dans le mauvais sens. Je trouve que c'est plutôt drôle et c'est clairement pas remonteux. C'est aussi cette forme de légèreté qu'on apprend qu'en osant, en essayant des choses qu'on ne maîtrise pas. La musculation est le renforcement musculaire. Elle est grandement compliquée. C'est vrai que la musculation, c'est probablement le sport qui est le plus mal compris, qu'il soit dans le sens où on imagine vraiment réservé aux gros bonhommes qui s'entraînent à pousser de la fonte dans des salles, celles qui sentent la testostérone et leurs petits shakers protéinés posés par terre. On l'associe à des objectifs purement esthétiques, mais la musculation a énormément de bénéfices. Je ne sais pas, sur la posture, la densité osseuse, la force fonctionnelle, même la prévention des blessures. Et également l'augmentation du métabolisme de base. J'ai fait un petit peu de muscu, mais je n'ai pas renouvelé mon abonnement à la salle. Mais ce que je fais, c'est du renforcement musculaire à la maison. Déjà avec la course à pied, j'en faisais pour prévenir les blessures, le fameux syndrome de l'essuie-gaz. Et aussi, ça me permettait de préparer mon corps à l'intensité, à la répétition des entraînements. Et là, enceinte, ça prend une nouvelle dimension. Parce qu'il faut savoir que quand on est enceinte, on libère. On libère, on ne l'a pas choisi. se libère une hormone qui s'appelle la relaxine. Donc ça, ça permet comme si on avait envie de relaxer, de préparer par exemple l'ouverture du bassin pour le passage du bébé. Sauf que ça relâche un petit peu tout, dont au niveau des genoux, au niveau des chevilles. Donc moi, j'avais des douleurs, donc je suis allée voir une kiné qui m'a montré des exercices de renfots que je faisais déjà dans le cadre de la course à pied. Mais bon, bref. C'est vraiment top pour ce type de renfort, mais ça permet aussi de travailler le périnée, les abdos profonds, le dos. Et c'est vrai qu'il y a le pilates également, mais ce sont des muscles qu'on travaille rarement dans d'autres sports. Et je crois que ça fait une énorme différence dans le quotidien, dans mon cas de femme enceinte. Et je sais que ça va être méga utile aussi en postpartum. Donc le renforcement musculaire, moi je le vois comme un sport silencieux, celui dont on ne parle pas beaucoup. ou celui, voilà, on ne fait pas des très très belles photos avec, pour poster sur Insta, mais qui conduit à quelque chose de solide et de durable. Donc c'est vrai que moi je recommande vivement même la musculation, mais surtout le renforcement musculaire, même sans salle, même sans matériel, même clairement en pyjama chez soi. Je trouve que c'est bien pour reprendre un sport, voilà, il faut se dire que son corps c'est un temple, ou une maison, ça dépend comment vous voyez. On va dire que c'est une maison et ça permet vraiment de renforcer les structures pour par la suite, elle lui permet de se remettre en mouvement. Ou alors si on est déjà en mouvement, de prévenir des blessures. L'équitation est la question qui a changé. J'adorais l'équitation quand j'étais petite. Voilà, il y avait ce lien silencieux avec le cheval, cette sensation d'être comprise sans un mot. Il y avait quelque chose d'assez magique avec l'équitation. Moi, j'ai arrêté au moment... au moment du divorce de mes parents. Et c'est vrai que ça a été longtemps un regret pour moi. Quand je pensais à l'équitation, j'étais très très triste d'avoir arrêté, mais comme quoi on évolue sur plein plein de plans, de points de notre vie. Donc là, j'ai 35 ans et je me pose maintenant des questions sur cette pratique. C'est vrai que la domestication, les chevaux dans des box, le dos des chevaux qui se déforment à force d'être montés, les conditions d'élevage. C'est des questions que je ne me posais pas quand j'étais petite, et maintenant, ça me traverse largement l'esprit. Ce n'est clairement pas un jugement. C'est juste que je pense que nos valeurs évoluent avec le temps, et elles nous éloignent parfois de pratiques qu'on aimait. Je trouve que c'est aussi une forme de cohérence avec qui on est en ce moment, mais ce n'est que mon avis personnel. Et comment parler de sport sans parler de course à pied ? Ah, la course à pied que je t'aime ! Donc oui, la course, c'est juste mon sport de référence. c'est celui dont je parle depuis le début de ce podcast. J'ai la chance de continuer de courir pendant ma grossesse. Je vais bien sûr adapter, je vais moins vite, c'est moins longtemps, c'est moins explosif, mais c'est clairement toujours là. Je suis à 15-20 km par semaine, VS 40-50, même un peu plus quand j'inclus le trail dedans. Attention, ce n'est pas du tout une norme, ce n'est pas du tout une référence, c'est de moi à moi. Je suis très contente de pouvoir continuer, ça me fait énormément de bien. Je me suis beaucoup renseignée, avant de continuer, je ne sais pas, mais je me suis beaucoup renseignée auprès de femmes sportives qui continuent leur pratique. Et en fait, c'est clairement ça, il faut clairement écouter son corps, il faut clairement réduire, et ça, ça devient évident. Je trouve que les choses sont en train de changer grâce à ces femmes-là, peut-être. grâce à ce genre de contenu que j'aimerais créer un petit peu plus tard. Je trouve que c'est important d'arrêter de diaboliser, de toujours faire culpabiliser les gens, parce que le sport adapté, intelligent, c'est super important déjà pour la femme enceinte. C'est important de bouger, c'est important de se sentir fière, de prendre l'air, etc. Et même pour le bébé. Voilà. C'est quelque chose de super positif. Et non, quand on court, on ne secoue pas son bébé. Il faut vraiment s'enlever ça de la tête. Voilà. Moi, qu'est-ce que j'aime dans la course à pied, que ce soit maintenant, avant, et ce que je pense, j'espère, toujours aimer, c'est ce côté liberté, ce côté fierté, ce côté la vie qui défile, le silence intérieur qui s'installe. Je suis vraiment passionnée, donc je pourrais en parler des heures. Les freins, ce qui nous empêche vraiment de bouger. Tu vois, en racontant tout ça, je réalise que derrière chaque sport que j'ai essayé, abandonné ou retrouvé, il y avait toujours quelque chose qui m'en avait éloigné à un moment. Soit une humiliation, une logistique compliquée, une blessure ou des valeurs qui ont changé, un manque de confiance. Je pense que c'est universel. Et on ne parle pas assez de ces freins-là. On dit souvent « ouais, c'est bon, il faut juste se bouger » . Bah non, en fait, ce n'est pas si simple. Comme si la seule chose qui manquait, c'était la volonté. Non, tout n'est pas aussi binaire dans la vie. Alors parlons-en vraiment. Il y a une chose que j'ai apprise avec le temps, c'est qu'il faut distinguer les vrais freins, les fausses excuses. Pas pour se juger, non, mais juste pour se connaître. Parce qu'un vrai frein, ça se contourne, ou ça s'accepte. Une fausse excuse, elle, c'est bon, elle disparaît dès qu'on met le doigt dessus. La partie logistique. C'est le frein le plus sous-coté. Exemple, la piscine. Il y a une piscine que j'adore, mais elle a 40 minutes de chez moi. Ça déjà, c'est relou. Après, il faut s'habiller, il faut se déshabiller, il faut se sécher, je suis dans le froid, il faut rentrer. Bon, ça, ce n'est pas une excuse, c'est une réalité. C'est une vraie contrainte logistique qui, répétée chaque semaine, peut peser sur cette régularité. Et pourtant, on culpabilise en parler. Comme s'ils admettent que c'est loin, c'est une faiblesse. Ben non. C'est juste une friction logistique et c'est un réel obstacle. En fait, dans le changement d'habitude, plus un comportement demande d'efforts pour être enclenché et moins répète. C'est mécanique en fait. Donc la vraie question, ce n'est pas vraiment pourquoi je ne vais pas à la piscine, c'est plutôt comment est-ce que je pourrais réduire cette friction. Déjà, je peux préparer mon sac la veille. Je peux aller directement à la piscine après le travail sans repasser par la maison ou le fameux kidnapping de canapé. est un événement assez fréquent. Sinon, je peux trouver une piscine moins bien équipée, mais seulement à 10 minutes de chez moi. J'irai à ma super piscine un peu moins souvent. Parfois, un sport qu'on aime un peu moins, mais qui s'intègre facilement dans nos vies, vaut mieux qu'un sport qu'on adore, mais qu'on ne pratique jamais vraiment. Le froid et tous les conforts physiques. Le froid, l'eau froide, se lever dans le noir en hiver pour aller courir, sortir sur le vélo sous la pluie, ces inconforts, ils sont réels. Et prétendre qu'ils n'existent pas, ça ne sert à rien. Ce qui aide, c'est plutôt de les anticiper. Par exemple, en s'équipant correctement. Un bon coup de vent, des gants, une tenue thermique. Je trouve que ça change vraiment l'expérience. Donc, ce n'est pas pour éliminer l'inconfort, mais pour le rendre plus supportable, voire agréable. Parce que oui, au bout d'un moment... Quand on est vraiment passionné, on aime bien aller courir dans le froid. Parce qu'il y a quelque chose de satisfaisant aussi, dans le fait de sortir et de rentrer en disant « c'est bon, j'ai fait quand même » . Une petite fierté qui fait du bien, un petit boost d'ego. Puis honnêtement, les sorties d'hiver, je parle pour moi, je trouve que c'est assez intime, c'est silencieux, il y a moins de monde. tes dentes abuisent, c'est plus calme, la lumière est différente. Voilà, moi j'ai appris à les apprécier, mais tout le monde ne peut ne pas les apprécier. Le regard des autres, celui qui paralyse. Ah là là ! Les autres, toute une histoire. Je pense que c'est probablement le frein le plus répandu et le moins avoué. Parce qu'on a peur d'être jugé, de respirer trop fort, d'être toute rouge, de ne pas avoir la bonne tenue, de ne pas faire les bons mouvements, d'être la moins bonne du coup, d'être en difficulté. Franchement, j'ai longtemps couru avec cette petite voix dans la tête. comment est-ce que les passants pensaient ? Je pensais qu'ils pensaient. Tu pouvais penser du coup en me voyant dans la rue. Je me souviens des fois, je me disais, vas-y, je dépasse ce monsieur, là-bas, je vais tourner à droite, et là, je vais mettre un marché comme ça. Il va dire, elle est trop forte, elle court, il ne verra pas toute rouge en train de cracher mes poumons. C'est bête, hein ? Et puis un jour, j'ai réalisé que les gens que je croisais, en fait... Ils s'en foutent. Eux, ils étaient juste dans leur tête, ils font leur vie. Ils n'en ont rien à faire de moi. Et au pire, ben ok, je ne vous reverrai pas, même si je vous vois. Ok, c'est pas grave. Le regard des autres dans le sport, c'est souvent une projection de notre propre regard sur nous-mêmes. Et ce travail-là, apprendre à se regarder avec plus de douceur, c'est peut-être le plus important de tous. Parce qu'une fois qu'on sent l'hiver, même partiellement, tout devient plus léger. On essaye des trucs, on rate, on recommence et on s'en fiche. Waouh, ça fait vraiment du bien. Ce que j'ai aussi compris, c'est que dans la plupart des cours collectifs, des clubs sportifs, Les gens sont bien trop occupés à penser à eux pour te regarder. Et ceux qui te regardent vraiment, en vrai, les gens sont très sympas. Moi, pour mon club de running, Campus, je courais toute seule depuis des mois. Je me trouvais trop lente, aussi trop ça. Et je n'ai jamais osé intégrer un club. Je regardais les descriptions, tout m'avait l'air d'être trop rapide. Et j'ai découvert cette communauté de runners, le Campus. J'ai vu allure adaptée. J'ai sauté le pas. Et il faut savoir que c'est l'une des meilleures décisions que j'ai pu prendre ces 12 derniers mois. C'est d'intégrer ce club. Il y en a sûrement d'autres. Mais moi, ça, c'était vraiment mon gros coup de cœur. Et j'ai rencontré énormément de personnes très bienveillantes. Et puis des personnes sportives. Et ce que j'ai déjà dit, des gens qui changent de mon quotidien. Je crois qu'on n'a jamais bu une goutte d'alcool ensemble, on se voit en journée, on fait du sport, enfin la beauté du sport. Le prix, parce qu'il faut en parler. Les abonnements en salle, les cours de yoga, les séances de padel, l'équipement, c'est vrai que le sport peut coûter cher. Et ça, c'est un vrai frein, ce n'est pas une excuse. Heureusement, il y a pas mal de sports gratuits ou presque. Courir par exemple, c'est juste une paire de baskets. Certes, plus on évolue. plus il va falloir s'équiper, mais entre guillemets, pour un petit peu découvrir ce sport, on peut faire au plus simple. Sinon, juste marcher. Renforcement musculaire au poids du corps, ça, ça peut se faire dans un salon. Youtube, donc quand même bien se renseigner et bien sélectionner, mais il y a quand même beaucoup de séances de yoga en vidéo, des pilates, même de la danse, c'est gratuit, c'est accessible, et il y a quand même pas mal de choses de qualité. Après, on peut aller dans des parcs, dans des escaliers, dans des espaces publics. Des fois, il y a des petits équipements pour faire du sport. Donc voilà, ce n'est pas pour minimiser les inégalités d'accès au sport, parce qu'elles existent et elles sont réelles. Mais c'est vrai que parfois, on se dit, j'attends d'avoir le bon équipement, j'attends d'avoir le bon abonnement pour commencer. Alors qu'on pourrait commencer déjà avec ce qu'on a, on voit si ça nous plaît, et là, on améliore un petit peu son équipement. Après, il y a aussi tout ce qui est seconde main sur certaines choses, c'est complètement possible. sur des montres, sur des coups de vent, sur des vélos. Je pense qu'aussi penser à la seconde main, ça peut clairement faire réduire les coûts ou alors aussi espacer. Ce mois-ci, je prends ça, le mois prochain, etc. Ou pour les anniversaires, au lieu que les gens nous offrent une lampe ou un truc un peu lambda, on peut dire « est-ce que ça ne vous dérange pas ? Est-ce que ça vous dirait de me faire une cagnotte pour que je me prenne un… » Soit un bon d'achat chez Descartes parce qu'on adore Descartes, ou alors j'aimerais bien cette veste, ce modèle-là aussi. Se sentir nulle et ne pas savoir par où commencer. C'est le frein que j'ai envie de moins minimiser. J'en ai déjà parlé parce qu'en fait, il est super puissant. Je pense que vraiment, ne pas savoir comment tenir une règle qui est arrivée dans une salle de muscu et ne pas comprendre à quoi servent la moitié des machines. On l'a tous fait, on s'assoit sur une machine, il y a la petite description, on dit ok, alors ça c'est pour muscler les pectoraux, exercice 1. Et si un cours collectif, il se retrouvait dans le mauvais sens, voilà. Une autre solution aussi, j'en ai parlé un petit peu avant, juste poser des questions comme le fait tout simplement mon copain, enfin je ne sais pas, ça a l'air d'être, en fait c'est tout simple, c'est tout bête, mais en fait c'est tellement vrai. Je ne sais pas, un coach, une personne juste à côté, le prof du cours juste d'avant. Je pense que les gens qui pratiquent un sport depuis longtemps ont vraiment, souvent, une vraie générosité pour partager ce qu'ils savent. Et voilà, je trouve qu'il faut oser demander. Et si les gens ne veulent pas, tu demandes à quelqu'un d'autre. Voilà, dommage pour toi. Je trouve qu'il y a quelque chose de vraiment libérateur dans le fait d'accepter qu'on est débutant, mais vraiment débutant, enfin, et on n'a même pas envie de le cacher. Parce qu'il faut juste se dire, en fait, tout le monde a été débutant un jour. Voilà. On ne peut pas plaquer des marathons en moins de 3 heures sans avoir galéré au début. On ne peut pas être méga souple sans avoir été raide comme un poteau au début. Et je trouve que, mais moi je le vis en fait, c'est ça qui est marrant, c'est que quand on part de loin... chaque réussite est un exploit en fait on ne peut que progresser au début je vois des copains de copines à mégarapide il y a l'air à faire tomber leurs records moi je peux je peux faire tomber des records très facilement donc ceci voilà je trouve qu'il faut un petit peu rigoler là dessus un peu jouer là dessus et se dire qu'en fait on a une marge de progression énorme la profitons en fait et aussi ce plus on vient de loin plus on s'en souvient Et plus les souvenirs sont un peu précieux. Juste se dire, c'est fou, mon dernier 20 kilomètres, j'avais tellement mal, j'ai marché et tout. Là, j'en ai fait un il y a six mois maintenant. Je n'ai jamais été aussi en forme de toute ma vie grâce à un plan sportif. Mais c'est extraordinaire. Se souvenir qu'au début, on n'arrivait pas à courir 500 mètres et on arrive à rentrer des trucs comme ça. On se dit, waouh, la vie est belle des fois. La blessure et la peur de se blesser. Donc octobre 2024, merveilleuse fracture du coude à vélo avec déplacement d'un petit os. J'ai actuellement deux vis dans le coude. Je ne sonne pas aux aéroports. Malheureusement, ça m'aurait fait beaucoup rire. Je suis tombée, j'ai été arrêtée pas mal de temps, mais je suis remontée sur mon vélo. Tout clairement pas de l'héroïsme, non. L'amour du sport. Et parce que voilà, cet arrêt forcé, ça m'avait rappelé à quel point... A quel point j'ai aimé ça ? C'est vrai que la peur de se blesser, c'est un vrai frein légitime, surtout quand on s'est déjà blessé. Après, faire attention, ça peut devenir une prison si on la laisse dicter nos choix. Je pense qu'il faut faire, en termes d'intensité, de fréquence, etc. Déjà, d'y aller crescendo, d'y aller doucement, d'adapter l'intensité, la fréquence. Et ce que je disais tout à l'heure, le renforcement musculaire, c'est super important. à ta maison de vraiment la renforcer pour être vraiment dans la performance, mais déjà se prévenir des blessures. Et par la suite, si on veut partir dans la perf, on a une maison bien bâtie. Pensez aussi à l'alimentation. L'alimentation, c'est super important. L'hydratation, et puis même dans la tête. C'est vraiment un tout qui, à la fois, permet de limiter les blessures. Et si on a été blessé, on va se dire, ok. Pourquoi ça arrivait si c'est un coup de pas de chance ? C'est pas de chance, le pas de chance on ne le contrôle pas. Le hockey j'ai trop forcé, les fois d'après on se dit bon, on va un petit peu se calmer et adapter tout ça. Pour reparler de moi, donc là je suis enceinte, forcément j'ai dû adapter ma pratique, il y a certains sports qui sont en pause, mon petit vélo est sous sa bâche, il me manque, mais c'est comme ça. Et d'autres ont pris plus de place, c'est ce que je disais, la natation, la course à pied, et quand je dis course, Je marche et je cours. Et voilà, ça aussi, je trouve que c'est avoir une relation saine avec le sport. C'est accepter que soit le corps change, soit les besoins changent et que s'adapter, ce n'est pas un recul, ce n'est pas un échec. Non, c'est juste la vie. Le temps, le plus universel de tous les freins. Je ne sais pas, le temps. Ça, c'est la phrase qu'on entend le plus souvent. Bon, je ne vais pas faire semblant qu'elle est fausse. C'est vrai qu'on a tous 24 heures, mais on n'a pas les mêmes 24 heures. Après, je vais te poser une question honnête. Est-ce que tu n'as pas juste 20 minutes dans ta journée ? Tu sais les 20 minutes que tu utilises à scroller ? Ou les 20 minutes calées devant ta série ? Pas tous les jours, mais juste certains jours. Donc ça, ce n'est clairement pas une accusation. C'est juste une invitation peut-être à regarder ou pas réellement son temps et à décider en conscience de ce qu'on en fait. Parce que 20 minutes de mouvement, même imparfait, même sans tenue de sport, Je trouve que ça change quand même quelque chose dans une journée. Donc, ce n'est pas forcément de façon spectaculaire, mais je dirais de façon réelle. Donc voilà, les freins existent. Ils sont réels, ils sont légitimes, et les ignorer, ça ne sert clairement à rien. Mais les nommer, les regarder en face, ça, ça permet de décider lesquels on peut contourner, lesquels on peut apprivoiser, et lesquels on doit simplement accepter et chercher autre chose. Parce que trouver son sport, c'est ça aussi. C'est apprendre à se connaître à travers ses résistances. Comment trouver son sport ? Les questions concrètes à se poser. On a parlé de frein. On a vu que bouger, ce n'est pas toujours simple et que les obstacles sont souvent plus complexes qu'un simple manque de volonté. Maintenant, la question qui suit naturellement, c'est « Hein, hein, concrètement ? » Comment on fait ? Comment on trouve ce sport qui va vraiment nous correspondre, nous donner envie de revenir et nous faire du bien ? Voilà ce que j'ai appris à travers mes essais, mes erreurs et pas mal de kilomètres parcourus. D'abord, se poser les bonnes questions. Avant de trouver un sport, il faut se chercher soi. Ça paraît évident à dire comme ça, mais on fait rarement cet exercice vraiment honnêtement. On peut choisir un sport parce que... c'est ce que font les gens autour de nous parce que c'est à la mode parce qu'on a vu ça sur un stade et parce que franchement ça a l'air d'être si alors voilà quelques questions pour moi qui m'ont aidé et que je te pose première question donc tu as besoin de quoi tu as besoin de te dépenser physiquement ou de te recentrer que c'est clairement pas la même chose après une journée épuisante mentalement par exemple le corps peut avoir besoin de bouger très fort pour évacuer courir danser faire la muscu Et d'autres fois, il y a besoin de ralentir, de marcher, de nager doucement, de faire du yoga. Apprendre à se connaître et apprendre à reconnaître ce dont on a besoin selon les jours, c'est aussi une forme d'intelligence corporelle. Est-ce que tu es plutôt intérieur ou extérieur ? Parce que ça compte énormément l'environnement. Certaines personnes s'épanouissent dans une salle avec de la musique, de l'ambiance, plein de gens à côté et d'autres, ou là, sûrement pas, ont besoin d'air. d'être dehors de la nature, pour que le sport par don devienne vraiment ressourçant. Mais ni l'un ni l'autre n'est mieux, en fait c'est juste différent. Et forcer son corps dans un environnement qui ne lui correspond pas, ça crée clairement une résistance supplémentaire, et qui n'a rien à voir avec le sport lui-même, c'est tout ce qu'il y a autour. Tu as besoin de quoi ? Là maintenant tout de suite, tu as besoin de solitude ou de lien social. Le sport ça peut être un moment pour soi. penser, décompresser, être dans sa tête. Ou ça peut être un moment de connexion, rigoler avec quelqu'un, se dépasser en groupe, appartenir à une communauté. Et clairement, les deux sont valables, les deux sont OK. C'est comme on l'a vu avec le cytocine, le sport court, ça a des effets spécifiques sur le sentiment d'appartenance et de lien. Si tu traverses une période d'isolement, un sport de groupe peut te faire beaucoup de bien, et pas que physiquement. Et tu as besoin de quoi ? Tu as besoin de structure ou de liberté ? Parce que certaines personnes ont besoin d'un programme, d'un coach, d'objectifs clairs pour avancer. Et d'autres, c'est plus de la spontanéité, sortir quand elles ont envie, changer d'activité selon l'humeur, ne pas se sentir enfermée dans une routine, dans un plan sportif. Et pareil, les deux fonctionnent à condition d'être honnête avec soi-même sur ce qui te convient vraiment. Et pour finir, qu'est-ce que tu aimais faire quand tu étais enfant, avant que le sport devienne une performance ? C'est une question que j'aime bien me poser. Avant, les abonnements, les objectifs, les réseaux sociaux, les pertes de ouf. Et toi ? Qu'est-ce qui te faisait bouger naturellement ? Est-ce que tu aimais danser comme une folle sur du riz ? Faire du vélo avec tes roulettes jusqu'à épuisement ? Nager des heures même si tous tes mouvements étaient imparfaits ? Grapper aux arbres ? Je trouve que ces instas-là, ils ne disparaissent pas vraiment. Ils attendent juste qu'on leur redonne leur place. Essayer sans s'engager, c'est probablement le conseil le plus concret. peux te donner. Essaye avant de te décider. Mais essaye vraiment, pas juste une fois fin de journée, tu es fatigué, tu es stressé. C'est bon, ça me saoule. Clairement, ça va te saouler si tu es fatigué. C'est ça qui est bien aussi avec la plupart des clubs et salles, c'est que tu te proposes des cours d'essai. Donc là, tu peux tester. Après, tu as tout ce qui est… Je parle beaucoup de YouTube et il y a sûrement d'autres plateformes, des vidéos, des applications qui qui a des séances gratuites. Donc là... Tu peux tester pas mal de sports. Sur Internet, tu as énormément de choses. Sur les réseaux, tu as énormément de choses. Tu peux voir aussi autour de toi des amis qui pratiquent un sport. Et quand on pratique un sport, on a très envie de convertir les copains. Donc, tu peux voir ça avec eux. Tu n'as pas besoin de signer un abonnement annuel pour savoir si quelque chose te correspond. Et cette liberté-là de tester sans pression, je trouve que ça change toute l'expérience. On est moins dans la tête, moins dans le jugement. Et paradoxalement, en fait, on… s'amuse plus. Donc donne-toi le temps, donne-toi quelques séances avant de prendre ta décision. Et puis tu peux même revenir en arrière. Les premières fois, dis-toi que c'est rarement représentatif. Tu vas être maladroite, tu ne connais pas les codes, ton corps n'a pas encore les repères, il se remet doucement en mouvement. C'est normal, ce n'est pas un signal que ce n'est pas fait pour toi. Non, ça s'appelle juste le début. Laissez ces valeurs guider ces choix. Donc je l'ai parlé tout à l'heure avec l'équitation, c'est là que nos valeurs évoluent et elles influencent naturellement nos choix. Et ça c'est pas anodin. Pour moi, si le bien-être, je parle pour mon cas, si le bien-être animal compte pour toi, certains sports vont te poser des questions. Si l'impact environnemental te préoccupe, tu vas peut-être préférer des sports qui se pratiquent en pleine nature plutôt que dans une salle climatisée. Si la slow life résonne en toi, les sports de perf et de compétition, vont peut-être moins t'attirer qu'une pratique douce et régulière. Ce n'est pas une question de bien ou de mal, c'est juste une invitation à choisir les pratiques qui sont cohérentes, avec qui tu es vraiment, et pas avec qui tu penses devoir être. Et parfois, cette cohérence-là, elle donne une motivation supplémentaire qui va au-delà du simple plaisir physique. Quand on fait quelque chose qui s'aligne avec ses valeurs, on ne force pas de la même façon. Acceptez que ça évolue. C'est peut-être la leçon la plus importante de toutes. Le sport qui te correspond aujourd'hui n'est pas forcément celui qui te correspondra dans 5 ans. Et en vrai, c'est une bonne nouvelle. À 20 ans, j'avais besoin de me dépenser, de m'étourdir, d'aller vite. Aujourd'hui, j'ai besoin d'autre chose. Là, j'ai besoin de me reconnecter, de prendre soin, de bouger avec intention. En simple, j'ai encore adapté. Plus de douceur, plus d'écoute, moins de performance. Après l'accouchement, ce sera sûrement autre chose. Mon corps va changer, mes besoins vont changer, mon temps disponible. Donc si bébé je t'aime, j'aurai moins de temps. Voilà, mes priorités vont changer. Je sais que le sport doit suivre avec ce mouvement-là. Il ne faut pas résister, il ne faut pas rester figé dans ce qu'on faisait avant parce que c'est comme ça qu'on le faisait. Ben non, c'est la vie. Il faut s'adapter et je trouve que c'est bien. En fait, c'est un petit peu comme le boulot. En fait, on a le droit d'avoir plusieurs vies dans notre vie. On a le droit d'être quelqu'un et d'évoluer, de penser autrement, de faire différemment. Et c'est ça aussi la beauté de la vie, c'est qu'on peut avoir plusieurs vies dans une vie, clairement. Donc, il faut dire qu'il n'y a pas d'échec à changer de sport. Il n'y a pas de trahison à abandonner une pratique qui ne correspond plus. Vraiment, de l'honnêteté, il faut s'écouter et avoir le courage de chercher ce qui nous fait du bien maintenant, pas ce qui nous est du bien il y a dix ans. Et si le déclic ne vient pas ? C'est vrai que parfois, on essaye plusieurs choses et il n'y a rien qui prend vraiment. Il n'y a pas de coup de fou, il n'y a pas de déclic, il n'y a pas de révélation. Et là, on commence à se dire que le sport, j'ai essayé, ce n'est clairement pas fait pour moi. Mais moi, je ne crois pas à tout ça. Moi, je crois qu'il y a un mouvement pour tout le monde, peut-être pas un sport au sens classique du terme, mais peut-être qu'en fait, c'est danser en fait, ton sport. C'est peut-être juste marcher en écoutant un podcast. une émission, peut-être jardiner, c'est jouer avec ses enfants, c'est juste aller nager une fois par semaine. Le mouvement n'a pas besoin d'un nom officiel pour être valable, ça n'a pas besoin d'étiquette. Et parfois, comme moi pour le yoga, peut-être que le déclic arrivera plus tard, ou pas. Ou dans un autre contexte, avec un autre professeur, avec je ne sais pas, dans une autre période de vie, il y a la petite graine qui est plantée, bon voilà, on passe à autre chose et peut-être qu'un jour, elle va germer. La seule chose qu'on peut faire, c'est rester ouverte, curieuse. Continuer d'essayer plein de choses, plein d'activités. Voilà, pas se dire, bon bah ok, faut pas être catégorique, faut pas se dire, ok ça c'est pas fait pour moi, point. Non, parce que comme je disais, on a le droit d'avoir plusieurs vies dans une autre vie. Si je devais résumer cet épisode en une phrase, phrase, ça pourrait être celle-ci. Il n'y a pas de mauvais sport. Il y a juste des sports qui ne sont pas encore les tiens ou pas encore au bon moment. Ce déclic, il n'y a pas toujours immédiatement. Parfois, il faut essayer, il faut abandonner, il faut revenir, rire de soi et recommencer autrement. Pas du tout recommencer. Parfois, il faut dépasser une humiliation vieille de 20 ans. Il faut accepter qu'on a peur et il faut oser poser des questions qu'on pense bêtes. Ou simplement, préparer son sac de piscine la veille. Trouver son sport, c'est un chemin intime. C'est exactement ce qu'en fait la valeur, la beauté. Et ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas de course. On a le temps. On a le droit d'explorer. On a le temps de changer d'avis. De laisser tomber une pratique parce qu'elle ne nous ressemble plus. Il faut se dire aussi que ton corps, ce n'est pas le même qu'il y a 20 ans. Et ce ne sera pas le même dans 10 ans. Ton sport non plus. Et ça, c'est tant mieux. Pour ma part, je continue d'avancer avec un bébé qui arrive, un courtier. qui change, une vie qui va clairement se réinventer, mais le sport reste là, adapté, fidèle, c'est un petit peu comme un fil qui me relie à moi-même. Dans le prochain épisode, on parlera du lien entre blessure passée et comportement présent. Comment ce qu'on a vécu enfant façonne nos habitudes adultes ? Et comment commencer à défaire ses nœuds ? En attendant, si cet épisode t'a parlé, je serais heureuse que tu le partages avec une personne qui cherche son sport. Ou qui pense qu'elle n'est pas du tout faite pour le sport. Peut-être qu'elle a juste besoin d'entendre qu'on a le droit d'essayer, mais autrement. Souviens-toi, ce n'est pas la vitesse qui compte, c'est le mouvement. A très vite !