- Speaker #0
Il y a un appel en inconnu qui m'appelle, et de base j'aurais pas répondu en appel inconnu, puis je sais pas pourquoi, je réponds, et là j'entends « Oui bonjour, on est les équipes de sélection de Koh-Lanta ! »
- Speaker #1
On l'a découverte dans Koh-Lanta, dans le dépassement, la compétition, l'instinct de survie, mais connaît-on vraiment la femme derrière l'aventurière ? Avant l'aventure, elle s'était déjà construite dans le sport de haut niveau, comme championne de wakeboard. Et plus récemment, elle a continué à repousser ses limites du Kilimanjaro au marathon des sables. Aujourd'hui, dans un nouvel épisode du Deep Dive, on plonge avec Candice Boisson pour parler de performance, d'image, de transformation, de ce qui l'anime profondément. Bienvenue Candice, ravie de t'accueillir.
- Speaker #0
Salut Etienne, merci beaucoup.
- Speaker #1
Avec plaisir. Est-ce que tu pourrais te présenter un petit peu, pour ceux qui ne te connaîtraient pas, ou pour nous reparler un petit peu de ton parcours ?
- Speaker #0
Du coup, je m'appelle Candice, j'ai 29 ans. et c'est vrai que du coup j'ai fait beaucoup de sport depuis toute petite ça a commencé à quel âge d'ailleurs ? 3 ans je crois mais par le judo de base je suis judo 4 il n'y a pas beaucoup de monde qui le sait mais de base je suis judo 4 et je faisais du wakeboard mais en loisir l'été derrière le bateau de mes grands-parents Et donc, je voulais pas arrêter le judo tant que je n'avais pas ma ceinture noire. Donc, je suis partie en sport-études judo, en pôle espoir, etc. Ah, donc,
- Speaker #1
t'avais pas... Je savais pas que t'étais en sport-études. Ouais,
- Speaker #0
j'étais sportive de haut niveau en judo avant de l'être en wakeboard.
- Speaker #1
Ah ouais, je pensais que t'avais juste fait du judo quand t'étais petite, genre 2 ans.
- Speaker #0
Non, non, j'en ai fait... T'étais jusqu'à la ceinture noire,
- Speaker #1
du coup ?
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Ah oui, donc t'as performé en judo, quand même.
- Speaker #0
Voilà, j'étais en sport-études. Et puis, du coup, en fait, un jour, il y a un téléski nautique qui a ouvert à côté de chez mes parents.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
et j'ai vu la championne de France de wakeboard faire du wake et là j'avais 10 ans ou peut-être 9 ans justement et je me suis dit mais c'est incroyable j'ai envie de faire la même chose parce qu'elle faisait des air tricks c'est des figures aériennes qui sont très impressionnantes et je me suis dit mais j'ai envie de faire ça et ça tombait bien parce qu'il y avait des stages kids donc pour les enfants qui passaient durant l'été du coup j'ai essayé, en fait j'ai jamais décroché donc après je me suis mise à faire beaucoup beaucoup de wake Merci. jusqu'à atteindre l'équipe de France et du coup j'ai été à un moment donné sportive de haut niveau en judo et en wakeboard en même temps et après il y a eu l'année du bac où je pouvais pas tout faire et je me suis dit je choisis le wake plus que le judo et du coup j'ai continué après à être en équipe de France de wakeboard parce qu'en wakeboard si je dis pas de bêtises de ce que j'ai vu t'as été 5 fois France et monde en équipe ah non 5 fois championne de France mais en individuel oui c'est ce que je dis vice championne d'Europe en individuel et championne du monde en équipe moi c'est ça ok
- Speaker #1
Et du coup, tu faisais les deux en même temps. Et tu as arrêté quand le judo ?
- Speaker #0
Du coup, j'ai arrêté l'année du bac. Mais en fait, ça allait super bien parce que moi, le wake, c'était plutôt un sport... Ma pleine saison, c'était l'été. Quand le judo, je n'en faisais pas parce que c'était l'été aussi. Donc en fait, les deux sports coïncidaient plutôt bien. Donc voilà.
- Speaker #1
Et du coup, le judo, tu as fait des compétitions. Comment ça se passe ? Tu faisais des championnats quand tu étais petite ? Oui,
- Speaker #0
je faisais pas mal de championnats. Mais il y a eu un côté du judo... qui m'a fait pencher pour continuer plus le wax et qui avait des catégories de poids. Et en fait, là-dessus, on était, je pense, mal... En fait, c'était normal que les judokas, quand c'était semaine de compète, sachant qu'on avait des compètes hyper régulièrement...
- Speaker #1
T'avais le cut ?
- Speaker #0
En fait, on arrêtait de manger, on mangeait du pain et du sucre. Du pain et du sucre le midi, sinon on mangeait pas de la semaine. La veille, on s'enrubannait de cellophane pour perdre... Quelques grammes d'eau.
- Speaker #1
Tout jeune du coup ?
- Speaker #0
Dès mes 14 ans, comme ça en mode hardcore, c'est quand je suis rentrée en polysport. Et du coup, c'était le second de première terminale. Où du coup, c'était vraiment hardcore au niveau de ça. Et à un moment donné, ça m'a un peu dégoûtée. Mes parents m'avaient vu dans un état pas possible. Donc ils m'ont dit, écoute, tu ne vas pas ta compète. Et après, ils m'ont dit, t'arrêtes tes régimes. Et finalement, après, j'ai fait mes compètes dans ma catégorie de poids. Parce qu'en fait, de base, les feeds qui faisaient mon poids, elles faisaient deux têtes de plus que moi. donc je m'étais dit je fais des régimes pour être dans la caté en dessous puis finalement une fois que j'ai arrêté et que j'ai refait mes compètes dans ma catégorie de poids c'est là où j'ai retrouvé toute ma pêche et que je regagnais les compètes je savais pas que c'était aussi jeune le cutting que ça prenait autant d'importance chez les tout jeunes moi je me souviens d'un moment où franchement je devais avoir 12 ans, j'étais vraiment hyper jeune peut-être même plus jeune que ça Et je me souviens d'une nana qui s'était retrouvée toute nue sur la balance parce qu'elle avait quelques grammes de trop et que du coup, les jurys lui avaient demandé d'enlever sa culotte pour perdre quelques grammes. Et je me souviens de l'avoir enragée. Je me souviens, elle avait plein de petits chignons sur la tête. Et je me souviens encore de son visage. Je m'étais dit,
- Speaker #1
mais ça me choque si jeune de nous faire... Ok, trop cool. Donc, judo et wakeboard en même temps. Et après, wakeboard, tu étais à fond dans le wakeboard. Jusqu'à quel âge à peu près ?
- Speaker #0
Et bien jusqu'à ce que je fasse collant. Ça, même après, ma dernière grosse compète, c'était une Coupe du Monde il y a 7 ans.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc il y a 7 ans, j'avais 22 ans. Ouais, j'avais 22 ans.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'était ma dernière grosse compète.
- Speaker #1
Et depuis, du coup, t'as arrêté le wake ?
- Speaker #0
Eh ben, figure-toi que je refais les Championnats de France qui ont lieu dans 3 semaines. Ok,
- Speaker #1
c'est cool.
- Speaker #0
C'était mon petit défi, j'avais envie de... Ouais. En fait, ça fait plusieurs années que l'équipe de... Enfin, que la fédération m'appelle pour que j'anime les Championnats de France.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et je me suis dit, bah là, tant qu'à être sur place, autant participer. Et du coup, je replonge sur ma planche. C'est sympa.
- Speaker #1
C'est chouette. Oui. OK, trop cool. Et donc du coup, Koh Lanta, 19 ans, c'est ça ?
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
C'était un de tes rêves de gamine, vraiment, de faire Koh Lanta ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
En fait, c'était vraiment le rendez-vous avec ma famille. On regardait tous Koh Lanta.
- Speaker #1
Parce que je te coupe, mais tu as trois sœurs, c'est ça ?
- Speaker #0
On est quatre sœurs et un frère en tout. On est cinq enfants,
- Speaker #1
oui. OK.
- Speaker #0
Et du coup, on me regardait toujours en famille. Je me souviens qu'on avait essayé d'inscrire mon père, mais toujours en last minute, à faire des photos. Et du coup, quand j'ai eu 18 ans, j'ai fait ma petite candidature un peu en secret, sans penser qu'un jour, il me rappellerait. Et puis en fait, finalement, les castings... Je m'en souviens, en fait, il m'appelait, j'allais en cours, je sortais du métro, là où il n'y a pas de réseau. Je sors de cours, et il y a un appel en inconnu qui m'a... qui m'appelle et de base j'aurais pas répondu en appel inconnu puis je sais pas pourquoi je réponds et là j'entends oui bonjour on est les équipes de sélection de Koh Lanta oula bah j'avais court presque plus de batterie tu t'en rappelles bien de ce moment là t'as halluciné ou quoi ? ah bah j'avais halluciné puis le cours qui a suivi j'étais pas du tout concentrée et t'en as parlé autant de temps t'as le droit d'en parler ah non je peux pas en parler en plus non sur le principe on a pas envie d'en parler puis moi je sais pas pourquoi j'avais toujours l'impression que si j'en parlais ça allait pas arriver tu vas te mettre l'oeil genre ? Ouais, donc du coup, j'en parlais pas trop. Après, je prévenais ma famille. Ils étaient sûrs que j'allais être prise. Mais moi, j'avais peur. Donc du coup, j'en parlais pas trop.
- Speaker #1
Comment ils étaient sûrs que t'allais être prise, ta famille ? Comment ils étaient aussi sûrs ?
- Speaker #0
Bah, je sais pas. Ils trouvaient que j'avais le profil parfait. Parce que puis, j'étais passionnée de... Enfin, vraiment, ouais, je pense qu'ils me voyaient. Puis quand c'est ta famille, t'es pas très objective. Si je pense.
- Speaker #1
Et excuse-moi, t'allais dire que t'étais passionnée de quoi ?
- Speaker #0
Bah ouais, d'aventure. En fait, je rêvais de tout l'aspect sportif. Je l'étais déjà bien. Mais de le faire sur une île, dans des endroits paradisiaques, et en mêlant plus la survie, il me voyait totalement là-dedans.
- Speaker #1
Et donc, raconte alors comment ça s'est passé après, casting, ils t'ont dit oui, à quel moment, comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Je m'en souviens que quand la directrice de casting m'a appelée, elle m'a dit, je te préviens, ça fait des années qu'on ne prend plus de jeunes, parce que les jeunes abandonnent. Et en fait, nous, j'ai misé une pièce sur toi, donc je m'en souviens qu'elle m'avait dit « N'abandonne pas parce que sinon, c'est moi qui viens te chercher à l'aéroport et je te coupe la tête » . Et en fait, je savais que je n'abandonnerais pas, ce n'est pas du tout dans mon état d'esprit.
- Speaker #1
Parce que des jeunes, il n'y en a pas beaucoup dans Koh Lanta.
- Speaker #0
Depuis, ils en remettent, mais en fait, à l'époque, moi c'était en 2016, tous les jeunes qu'il y avait eu avaient abandonné. Et donc du coup, il s'était dit qu'il ne prendrait plus de jeunes. Donc moi j'avais 19 ans, donc je fais partie des plus jeunes qui ont fait Koh Lanta, mais bon du coup ils ont bien fait de miser sur moi, parce que du coup même l'autre plus jeune qui avait aussi eu ce même discours, qui était Benoît, a gagné, et moi j'étais en finale, donc finalement ils ont bien fait de me prendre.
- Speaker #1
Et donc Koh Lanta, donc t'as fait 3 Koh Lanta, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et donc t'avais 19, c'était quoi genre j'avais vu 21 et 23 ?
- Speaker #0
J'avais 19, 20 et 23 ou 24, je ne sais plus. Ok.
- Speaker #1
Avant d'entrer dans le vif du sujet, le Deep Dive est un podcast bienveillant où l'on va à la rencontre d'invités au parcours inspirant. Chaque semaine, je vous emmène avec moi pour explorer la partie immergée de l'iceberg. Le concept est simple, un invité, trois niveaux de discussion. A chaque niveau, l'invité choisit un ou deux badges parmi quatre animaux polaires directement sur la tablette. On commence en surface avec la partie émergée de l'iceberg. Des questions plus légères pour apprendre à mieux connaître l'invité. Ensuite, on passe en mode deep dive. Direction la partie émergée de l'iceberg, puis dans les abysses,
- Speaker #0
pour des échanges de plus en plus deep. On vous laisse découvrir, c'est parti, l'exploration commence ici.
- Speaker #1
Je voulais déjà te montrer la partie émergée de l'iceberg, donc 4 petits badges. Tu cliques sur un badge et on va parler de ce qu'il y a en dessous.
- Speaker #0
J'aime bien ça. Ça c'est un poste Koh-Lanta.
- Speaker #1
Donc poste Koh-Lanta, j'en étais dessus. Du coup, derrière chaque badge, un de tes postes Insta. Est-ce que tu peux parler de ce poste ? Est-ce que tu te rappelles ?
- Speaker #0
Ça c'est lequel ? Là, c'était la sortie de mon deuxième Koh-Lanta, quand j'avais été éliminée de mon deuxième Koh-Lanta, qui était, sur mes trois Koh-Lantas, celui que j'ai le moins aimé.
- Speaker #1
Ouais, pour quelle raison du coup ?
- Speaker #0
Le premier, ça reste le premier, la découverte, là où tout est bien. Le deuxième, il y avait beaucoup de stratégie.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
qui était un peu contre moi parce que j'étais la dernière de mon équipe à ne pas avoir été éliminée. Et vu que j'avais gagné pas mal d'épreuves sur mon premier Koh-Lanta, j'étais un peu la cible à abattre. Et du coup, quand je gagnais les épreuves, j'arrivais à ne pas partir. Mais du coup, l'ambiance était vraiment pesante. Il y avait pas mal de caïds aussi qui voulaient toujours avoir le dernier mot. Donc humainement, c'est le Koh-Lanta que j'ai le moins aimé. Mais bon, ça reste Koh-Lanta, ça reste une aventure de fou furieux. Ça reste un vraiment très très bon moment. Ouais,
- Speaker #1
j'imagine. Du coup, on va peut-être sélectionner un autre badge, sachant qu'on avait parlé de Koh-Lanta juste avant.
- Speaker #0
Allez, le petit phoque. Ah, mon Marathon des Sables.
- Speaker #1
Ton Marathon des Sables.
- Speaker #0
Qui est assez récent, parce que c'était il y a...
- Speaker #1
C'était il y a quelques semaines, quelques mois ?
- Speaker #0
Je suis revenue mi-avril, donc c'était il y a deux mois, ouais.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux déjà parler du Marathon des Sables pour ceux qui ne connaissent pas ?
- Speaker #0
Alors, le Marathon des Sables, c'est une... course dans le désert du Sahara de 270 km. De bas, c'est 250, mais moi, c'était les 40 ans, donc ils ont rajouté 20 km. Donc 270 km. Et la particularité de cette course, c'est qu'on est en totale autonomie. Donc c'est en 6 étapes. Et en gros, pendant cette petite semaine, on porte toute notre nourriture, notre duvet, tout le matériel obligatoire sur le dos. Donc on court avec à peu près... Moi, j'avais 12 kg sur le dos.
- Speaker #1
Et ça se fait sur combien de jours ? Comment ça se passe pour le sommeil, etc ?
- Speaker #0
6 étapes, mais vu qu'il y avait une étape de 100 km, on avait 40 heures en tout pour le faire, c'était la barrière horaire. Donc du coup, moi j'ai mis 20 heures, donc du coup j'avais une journée, on va dire, de repos, en attendant que la barrière ait ta place.
- Speaker #1
Donc tu peux dormir quand même ? C'est pas comme l'UTMB où les mecs, ils dorment pas du tout ?
- Speaker #0
Non, bah du coup, non. Ouais, tous les jours, en fait, c'est en plusieurs jours. C'est ce qu'il fait aussi, parce que le côté sur le camp est vachement sympa, et c'est ce qu'il fait aussi, la beauté de l'aventure.
- Speaker #1
Et raconte-moi un peu du coup le marathon des sables, quand est-ce que tu t'es lancé ce défi, cet objectif ? Déjà bravo, c'est assez ouf, tu as refait le marathon des sables. Je connaissais, j'avais déjà vu, mais c'est vrai que c'est sérieux, c'est très très solide.
- Speaker #0
Figure-toi qu'au début, en fait le marathon des sables m'avait contacté il y a des années et je ne me sentais pas capable de faire 250 km ou comme là 270.
- Speaker #1
Parce que tu courais à la base ?
- Speaker #0
Pas du tout, c'est pas du tout mon sport de prédilection. Et en fait, j'avais vu Lorman Odoo le faire en 2019. Et je me suis dit, mais ça a l'air incroyable, j'adorerais le faire un jour. Et en fait, quand on m'avait proposé de le faire, c'était la version 250. Et je m'étais dit, mais jamais je pourrais. Et du coup... Et après, en fait, on m'avait proposé de le faire avec mon ex-compagnon, la version ALF, qui me disait vachement... Ah, il y a un ALF, Marathon des Sables ? Voilà, qui me disait vachement. Et en fait, il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas... Donc du coup, à chaque fois, avec mon compagnon, on refusait. Alors que moi, c'était vraiment quelque chose d'ancré que je voulais faire. Et il s'est passé que je me suis séparée de ce compagnon et que je me suis dit, c'est le moment d'y aller. Et quand je leur ai dit, c'est bon, je veux le faire, ils m'ont dit, écoute, vu que tu as refusé plusieurs fois, on pense que tu n'es pas assez motivée. Et là, je me disais, mais ce n'est pas possible. Tu as entendu ça, les organisateurs ? Et sur le coup, ils m'ont dit, on pense que tu n'es pas assez motivée, on préfère prendre des personnes plus motivées. Sauf qu'en fait, moi, vraiment, c'était quelque chose que je voulais faire vraiment fort.
- Speaker #1
Et ils filtrent les participants. Ouais,
- Speaker #0
et du coup, je leur ai envoyé une lettre de motivation. Ils m'ont dit, écoutez, je viens de me séparer. C'est vraiment un truc que j'ai envie de faire depuis hyper longtemps. Et en fait, ça a marché parce que du coup, ils m'ont invité. Parce qu'en fait, c'était juste deux mois avant, donc les inscriptions étaient closes.
- Speaker #1
Et du coup ils m'ont dit bah écoute on te propose C'est pour ça que c'était compliqué parce qu'ils avaient déjà fermé les inscriptions Du coup c'est pas compliqué pour tout le monde C'était juste comme ils avaient fermé les inscriptions Oui je voulais s'y prendre en avance
- Speaker #0
Et du coup vu qu'ils m'avaient proposé Je me suis dit bah je vais les recontacter Quand ils m'ont dit bah non t'es pas motivée Je me suis dit mais vous rigolez ou quoi
- Speaker #1
J'suis hyper motivée T'as plus galéré à faire le marathon des sables que Koh Lanta quoi C'était plus compliqué
- Speaker #0
Non mais du coup après ils m'ont Je pense que mes mots les ont touchés Et du coup ils m'ont dit ok on te propose 3 destinations Et ils m'ont proposé trois dates. Moi, j'ai regardé les dates. Sur coup, je n'ai pas regardé les destinations. Il y avait le mois de juin, le mois d'août. Mais j'avais déjà fait une préparation de marathon tout court en plein été. La chaleur, j'avais trouvé ça affreux. Donc, je m'étais dit, je ne vais pas faire une préparation en été. Et une autre date en octobre. Mais ça me paraissait trop loin. Donc, je me suis dit, je prends celui de juin. Et c'est tombé sur un cap à dos dans la vallée de l'amour. Alors que j'étais en pleine déprime amoureuse. Et je me suis dit, c'est un signe. Voilà. Et du coup, j'ai fait le premier half, donc 120 km. En Turquie. En Turquie, oui.
- Speaker #1
C'est eux les montgolfières. Exactement.
- Speaker #0
Et du coup, c'était incroyable. Et sur place, je m'étais dit, un jour quand même, je ferai la version légende d'Harry. Et il s'est avéré qu'ils m'ont proposé, pareil, au mois de fin décembre, pour départ avril. Et là, je me suis dit, je voulais le faire, mais j'avais quand même un peu des séquelles du 120. Donc, je ne voulais pas le faire si tôt. Et je me suis dit, bon, là, c'est les 40 ans, ils m'invitent, let's go, c'est le moment.
- Speaker #1
Parce que le 120 tu l'as fait il y a combien de temps du coup celui-là ?
- Speaker #0
Il y a tout pile un an Parce que là en ce moment il y a le marathon des sables En Cappadoce
- Speaker #1
Donc moi tu vois c'était il y a tout pile un an Et le 270 du coup tu l'as fini quand ?
- Speaker #0
Il y a deux mois
- Speaker #1
Et il était où celui-là ?
- Speaker #0
Au Maroc dans le désert du Sahara Et raconte un petit peu comment ça s'est passé sur place Alors moi ce que je cherchais Alors je sais que du coup c'était bien plus dur Mais quand je l'ai fait la version half Donc 120 kilomètres Je me suis retrouvée avec, enfin j'étais partie seule mais sur place j'ai retrouvé des gens que je connaissais et du coup j'ai fait la quasi totalité de la course avec un couple d'amis.
- Speaker #1
Il faut être combien de participants ? En fait non,
- Speaker #0
il n'y a pas d'équipe, c'est vraiment tout seul sauf qu'en fait sur place on avait le même rythme, on se connaissait un peu, du coup moi j'avais pris que des ravitos sucrés, que des ravitos salés, du coup on se complémentait. Et en fait c'était super mais dans les moments où c'est dur... Du coup, à chaque fois, on se motivait ensemble. Et là, pour cette version légendarie, je voulais vraiment voir comment moi, toute seule, je me débrouillais, même dans les moments hyper compliqués. Et il s'avérait que sur la version légendarie, pendant l'étape 4, c'était 100 kilomètres, l'étape longue. Et je m'étais dit, je ne sais pas pourquoi, je veux vraiment faire l'étape longue et tout en fait toute seule. Et du coup, c'est ce que j'ai fait. J'ai fait aller sur... Il y a forcément du monde, donc je pense que sur les 270 km, j'ai dû en faire 260 vraiment toute seule dans ma bulle. Et c'était une très longue thérapie. Il y a eu des ups, des downs, mais c'était incroyable.
- Speaker #1
Justement, j'ai hâte de parler de cette expérience plus en profondeur. Du coup, on va passer en mode deep dive. Tu vas cliquer sur la petite flèche du bas et on va passer en mode deep dive.
- Speaker #0
Bienvenue en mode deep dive Candice, donc on est sous l'iceberg, j'ai oublié de te demander, donc on demande à tous les invités de nous ramener un objet inspirant que ce soit professionnellement, personnellement, du coup tu nous as ramené quelque chose en photo, parce que tu ne pouvais pas l'avoir en réel, du coup montre-nous et parle-nous de ton objet.
- Speaker #1
C'est une petite photo qui, moi je ne suis pas très matérialiste, mais je suis plus en moment passé. Et ça, pour le coup, c'est la fois où j'ai fait mon premier podium international en wake. C'était vraiment un objectif que j'avais en tête, faire un podium à l'international. Et du coup, c'était quand j'ai fini vice-championne d'Europe, j'en revenais pas trop. Donc là,
- Speaker #0
avec ta médaille ?
- Speaker #1
Ma médaille, mon collier de fleurs.
- Speaker #0
Qu'on ne voit pas malheureusement la médaille du coup. Elle est derrière le collier de fleurs.
- Speaker #1
Du coup, c'est marrant, mais je pense que si je n'avais pas été championne de Wake, en fait, ça a été l'année où j'ai été aussi prise à Koh Lanta. Et je me dis, je me souviens quand Koh Lanta, quand ils m'ont appelée, je revenais de ma compagnie, je leur ai dit, écoutez, je reviens, je viens de gagner. Et tu vois, je pense que ça a été peut-être aussi le truc qui a fait que ma candidature... a peut-être été repéré.
- Speaker #0
Il y a eu des titres nationaux. Là, c'était un championnat de France, du coup ?
- Speaker #1
D'Europe. D'Europe, d'accord. C'était mon premier podium à l'international, oui.
- Speaker #0
C'était quelle médaille, du coup ?
- Speaker #1
C'était argent, celle-ci, oui. Et du coup, cette photo me ramène plus à un moment qui a un peu changé, j'ai l'impression, ma vie.
- Speaker #0
Et du coup, ton passé de sportif de haut niveau ? Qu'est-ce que ça t'a apporté ? Raconte-moi un peu, parce qu'en plus toi t'étais double sportif de haut niveau, donc judo et wakeboard. Je ne pensais pas que le judo t'avais performé à ce point-là,
- Speaker #1
c'est trop cool. Eh ben c'est gentil. Je pense que dans le sport déjà on apprend la discipline, on apprend à ce que... Même tu vois dans le judo t'as un code moral avec l'amitié, le respect.
- Speaker #0
C'est un art martial du coup le judo.
- Speaker #1
Et en fait je trouve que t'apprends vraiment de belles valeurs, t'apprends à respecter l'adversaire, t'apprends... Ça s'ouvre demain, tu vas perdre, mais après demain, tu vas gagner. Tu apprends à ne pas abandonner à chaque échec. Et je trouve que c'est des belles valeurs parce que ça s'applique dans la vie de tous les jours. Quand il y a un truc qui ne va pas, si tu jettes l'éponge, ce n'est pas grave. Justement, il ne faut pas jeter l'éponge parce que ça s'ouvre le lendemain et ça va être vachement mieux la réussite.
- Speaker #0
C'est le judo, tu penses, qui t'a forgé un peu cette mentalité de guerrière ?
- Speaker #1
Le judo... Tes parents d'ailleurs, ta famille, raconte un peu. Ouais mes parents, j'ai eu la chance d'avoir des parents qui étaient bien derrière moi parce que pareil en Wake, il y avait des compètes un peu de partout. Si j'avais pas des parents qui m'amenaient à chaque compétition.
- Speaker #0
Ils sont très sportifs aussi ?
- Speaker #1
Ils sont tous les deux profs de sport aussi. Ah bah ok d'accord, je savais pas ça. Je suis vraiment hyper admirative et je fais que leur dire mais vous vous rendez compte, vous aviez eu 5 enfants, on faisait tous du sport en compétition.
- Speaker #0
Et tes soeurs et ton frère sont aussi sportifs ?
- Speaker #1
Ouais bah en fait en Wake j'étais avec ma grande soeur, on était les Washington Sisters et on nous appelait. Et du coup, on partait toutes les deux à chaque fois en compète. Mon autre petite sœur, elle, elle était sportive de haut niveau en natation. Mon autre petite sœur, c'est une danseuse. Aujourd'hui, c'est son métier. C'est pas possible.
- Speaker #0
Ça fait penser au film Williams, le père des sœurs Williams.
- Speaker #1
En fait, on avait tous un sport dans lequel on excellait, c'est le cas de le dire. Et du coup, si je n'avais pas eu mes parents qui m'amenaient un peu à toutes les compètes, sachant que vu qu'on était en équipe de France, les compètes, elles étaient un peu de partout. Je sais que sans mes parents, je n'aurais pas pu avoir mon niveau.
- Speaker #0
Et quoi,
- Speaker #1
excuse-moi ? Et avoir le parcours que j'ai eu.
- Speaker #0
Tu m'as dit que ta soeur wakeboard, ta petite soeur natation, ton frère...
- Speaker #1
Une autre danseuse. Et mon frère, lui, il a été un peu bon de partout, ce chacal. Il était très bon en foot. Après, à un moment donné, il a voulu changer. Il a été au rugby. Puis, il a été recruté. J'ai envie de me mettre au MMA. Donc, c'est mis au MMA. donc il n'a pas eu de titre en soi il a fait des compètes en MMA ?
- Speaker #0
non il n'a pas fait de compètes mais il est bon de partout qu'est-ce que ça t'a apporté aussi jeune du coup le sport de haut niveau ? tu me disais toi ça t'a été donné aussi bien dans le mindset du judo que dans tes parents dans l'éducation,
- Speaker #1
raconte un petit peu la discipline en fait en wake vu que c'était un sport qui était relativement jeune j'avais pas en fait d'entraîneur derrière moi j'avais pas d'entraînement Euh... de telle heure à telle heure j'avais pas d'entraînement c'était vraiment nous qui nous auto-entraînions il y a beaucoup de figures que j'ai apprises que j'ai appris moi en tombant en tombant, en recommençant et du coup je me suis comment dire autodidacte j'étais un peu autodidacte sur certaines figures et c'est quand on avait les stages équipe de France où là du coup on progressait énormément mais du coup même Au niveau pour tous les petits mouvements, même après quand j'aimais bien coacher, aussi j'ai été coach en job d'été, et du coup j'avais tous mes petits tips, c'était vraiment hyper agréable du coup, parce que vu que j'avais tout appris moi, j'avais tous les trucs, le regard, le machin, c'était...
- Speaker #0
Et t'as prédécoi en plus à l'époque ? Si, t'avais déjà YouTube à fond, les tutos, les machins, t'apprenais en ligne, tu regardais les autres ? Non,
- Speaker #1
c'était sur l'eau, je te dis pas le nombre de chaos que j'ai pris.
- Speaker #0
Il y avait des très bons du coup que tu pouvais t'inspirer ?
- Speaker #1
Là où je m'entraînais avec ma soeur, on était les meilleurs du coup. Donc en fait, on s'auto-coachait toutes les deux. Mon papa aussi était rider, donc il nous regardait pas mal aussi.
- Speaker #0
Il fait quoi du coup ton père ?
- Speaker #1
Il faisait du wake aussi, il en fait toujours avec.
- Speaker #0
Donc ça a aidé quand même.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
Il en fait bien ouais ?
- Speaker #1
Après, avec ma soeur, on est passé un peu devant lui, mais lui, il était hyper fier. Il a kiffé voir ses filles passer devant lui. Il avait un petit côté un peu... C'est la fierté. Non, c'est la fierté. Non, il est fierté, mais de voir ses filles... Oui, c'est sympa.
- Speaker #0
Par rapport à... Tu me parlais du marathon des sables tout à l'heure. Et au moment où je t'ai dit, on passe au modif dive, tu me disais que c'était assez introspectif pour toi. Raconte-moi toute l'histoire autour de ça. Pourquoi ? Est-ce que ça t'a apporté ? Enfin, raconte-moi un petit peu.
- Speaker #1
En fait, quand tu... Alors déjà, quand tu fais un effort qui est hyper long, tu passes dans plein d'états. Et puis, je ne sais pas, moi j'avais vraiment envie... En fait, toute ma vie, j'ai fait du sport, mais toute la vie, j'ai été très entourée. Et du coup, j'avais envie aussi de faire quelque chose et de faire vraiment que de moi et de me dire, si j'y suis arrivée, ce n'est pas parce que quelqu'un m'a... m'a relevé le moral à un moment donné, m'a aidé. Et j'ai toujours quand même un manque de confiance en moi. Et je me suis dit, non, là, j'ai envie de le faire vraiment toute seule pour me dire, j'y suis arrivée grâce à moi et uniquement grâce à moi.
- Speaker #0
T'as un manque de confiance en toi sur quel niveau ?
- Speaker #1
Physiquement, puis même à chaque fois, j'avais l'impression, un peu le syndrome de l'imposteur, que si j'étais prise à Koh Lanta, c'est parce que j'étais en équipe de France The Wake. Puis si j'ai fait du Wake, oui, mais bon, il y a moins de... de personnes qu'en foot, donc c'est plus facile d'être sportif de haut niveau. Et puis le judo, ah mais oui, en fait à chaque fois j'avais l'impression que c'était grâce à quelqu'un d'autre que j'arrivais jusqu'à ce niveau-là. Et ça vient d'où ça ?
- Speaker #0
Ça t'est venu de quelqu'un qui disait non ?
- Speaker #1
Je ne crois pas.
- Speaker #0
C'est intéressant.
- Speaker #1
Et oui, du coup là j'étais toute seule dans le désert. et du coup pour le coup quand j'ai terminé les 270 km j'étais fière mais l'étape des 100 c'était vraiment une grosse étape où je me faisais une montagne dessus et pareil du coup là ça a duré plus de 20 heures de course où j'étais sous je sais plus combien il faisait de degrés mais il faisait plus de 40 degrés donc là tu parles du deuxième en Arocs ouais ouais celui en Cap-Ados était génial mais ce qui m'a le plus changé c'est le légendarie d'il y a deux mois quoi.
- Speaker #0
Et tu me disais que du coup, le fait d'être finisher du Marathon des Sables, t'avais l'impression que c'était, de ce que je comprends, ta vraie première victoire personnelle, ou c'est grâce que à toi ?
- Speaker #1
En soi, ce serait mentir que de dire ça, parce que je veux dire, en wake, je me prenais des gadins de fou. Comme je disais, j'ai eu plein de chaos quand j'étais jeune. C'est un sport qui est traumatisant. pour le corps et c'est bien moi qui étais sur l'eau.
- Speaker #0
Des vrais chaos vraiment ? Ah oui,
- Speaker #1
des vrais chaos. Parce qu'avec la vitesse, quand tu fais des fameux air tricks, tu fais des sauts aériens et tu fais une prise de quart. Donc déjà le câble va à 30 km heure, plus une prise de quart, donc tu doubles et si tu te plantes, tu passes de 60 à 0 d'un coup. Donc je me prenais des vrais gadins. Et moi en fait, tu vois, c'est marrant parce que... J'essaye de motiver mon entourage à faire du sport parce que je trouve que c'est un super moyen pour gagner confiance en soi, dont une copine. Elle me disait « c'est grâce à toi que j'arrive » . Je lui disais « mais arrête de dire n'importe quoi, c'est toi qui as mis tes baskets, c'est toi qui y es allé » . Étonnamment, quand c'est pour me l'appliquer à moi, j'avais toujours l'impression que c'était grâce à autre chose et pas grâce à moi. Alors qu'en soi, maintenant, je prends du recul et je me dis « non, non, c'est moi qui retournais à l'eau, c'est moi qui m'entraînais, c'est moi qui faisais ci, c'est moi qui faisais ça » . Mais c'est vrai qu'à des moments... Malgré tout, je n'avais pas confiance en moi.
- Speaker #0
Parce que tu étais très entourée, tu penses, dans tes anciens sports ? Le fait que tu sois entourée par tes parents, par tes coachs, etc.
- Speaker #1
Oui, j'ai toujours été hyper bien entourée.
- Speaker #0
C'est une croyance limitante ou syndrome de l'impostrice ? De l'impostrice ? De l'imposteur ? Découpez, syndrome de l'imposteur. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Et puis, tu vois, au wake, j'étais toujours accompagnée de ma grande sœur. Au judo, j'ai suivi ma grande sœur aussi. C'est vrai qu'à Koh Lanta, j'étais bien tout seule aussi, mais je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours eu l'impression que ce n'était pas uniquement grâce à moi. C'est pour ça que je me suis un peu infligée de faire le marathon des sables toute seule pour m'enlever ces idées de la tête.
- Speaker #0
Et c'était un peu une petite période d'introspection, la prépa, même le fait de le faire sur place et tout ?
- Speaker #1
La prépa, oui, c'était une grosse prépa. Et ça a clairement fait partie de l'aventure. Et tu vois, malgré tout, même si je n'étais pas finisher, je m'étais dit en fait, ce qui est beau, c'est toute la prépa qu'il y a autour. Et c'est pour ça que je suis un peu contre. Moi, je déviens un peu, mais je trouve qu'en ce moment, sur les réseaux, il y a beaucoup cette mode de dire j'ai fait ça sans entraînement. Moi, je trouve ça nul. Ils n'ont rien compris, ceux qui disent ça. Alors, j'espère que tu n'as pas fait ça. Mais je trouve ça pas ouf.
- Speaker #0
Écoute, je souris depuis tout à l'heure parce que ça me fait penser un peu à... Pour te parler en 30 secondes, moi j'étais sportif de haut niveau plus jeune et j'étais champion de France de kickboxing. Et là j'ai fait une course, j'ai fait un half Ironman à 70.3 avec Saint-Provence.
- Speaker #1
Un de mes objectifs ça j'aime.
- Speaker #0
Un de tes objectifs.
- Speaker #1
Ouais de faire un Ironman mais de commencer par un half.
- Speaker #0
Et je l'ai fait il y a un mois et alors que tu vois des médailles, des coupes, j'en ai gagné beaucoup. Mais c'est la première fois où j'ai vraiment la saveur d'avoir fait un truc sur lequel je ne suis pas forcément doué, l'endurance. Et le fait de s'être entraîné, d'avoir été très seul dans la prépa aussi. J'ai grave kiffé. Moi, je ne suis pas forcément un mec qui est très solitaire, etc. Et le fait d'avoir été seul, d'avoir fait la prépa nutrition tous les jours, etc. 10 heures par semaine, etc. J'ai adoré, quoi. Tu vois,
- Speaker #1
on est un peu pareil.
- Speaker #0
Et effectivement, même si je n'avais pas... C'est une des premières fois où j'aurais pu ne même pas en parler, ne même pas poster sur Instagram. Je l'ai fait parce que ça m'a fait kiffer de mettre les photos, etc. Mais c'était vraiment un kiff personnel de l'avoir fait. Je m'en foutais de la médaille. Vraiment, c'était le... Le chemin du truc, le fait de progresser, le fait de voir s'améliorer sur l'endurance, c'était assez ouf.
- Speaker #1
Tu vois, c'est marrant parce que je fais un peu le parallèle avec un livre que je suis en train de relire, que j'ai déjà lu et que j'adore, qui est dans mon sac à l'alchimiste.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
il est vraiment génial. En gros, pour résumer, ce qui compte, ce n'est pas forcément la destination, c'est tout le chemin que tu fais pendant le voyage qui compte. Et je trouve que c'est un peu la même chose. Dans les compétitions sportives, le but, ce n'est pas juste la médaille que tu as au bout, mais je trouve que c'est tout l'entraînement, tous les sacrifices, toute la discipline qu'il a fallu. Et c'est ça, en fait, je trouve, qui rend le fait que quand tu franchis la ligne d'arrivée, tu dis « Waouh, j'ai fait grâce à tout ça et c'est uniquement grâce à toi » . Je vais tomber le truc, mais c'est ça qui est gratifiant.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Et la prépa, c'était une grosse prépa du coup, du marathon des sables ? T'as une prépa nutritionniste, j'ai vu des vidéos, t'as fait du gut training aussi un peu, avec les compléments, le temps de rentrer en avant, raconte-moi un petit peu tout ça.
- Speaker #1
Alors je trouve que ma prépa a été courte, parce que du coup je l'ai su qu'au mois de décembre que j'étais invitée, et je partais début avril, donc je trouve que 4 mois pour une course de 270 km c'est pas énorme, en tout cas si j'avais pu faire plus, mais du coup par contre je l'ai vraiment fait correctement. Donc je suis allée voir une nutritionniste, enfin une diététicienne pardon, où justement elle m'a dit quoi faire pour entraîner l'estomac à digérer alors que tu es en train de courir. Pareil elle m'a bien indiqué qu'est-ce qu'il fallait manger pour du coup pas trop perdre de poids parce qu'il y avait beaucoup d'entraînement et pour pas me laisser du coup. Après oui je fais beaucoup de prépa physique, beaucoup de courses évidemment. C'était super, mais j'étais fatiguée quand même. À un moment donné, le corps était fatigué, mais c'était super.
- Speaker #0
Et tu t'y connaissais un petit peu en nutrition avant de plonger avec ta diététicienne ? Oui,
- Speaker #1
je me suis toujours un peu... Justement, tout à l'heure, je te parlais du judo qui a été catastrophique niveau alimentation parce que je mangeais du pain et du sucre le midi et rien d'autre. Et du coup, ça a toujours été quelque chose de... Je suis quelqu'un qui mange sainement de base. Après, là, j'ai vraiment voulu... être accompagnée parce que je suis pas experte et qu'au bout d'un moment je suis envie de déléguer et de me dire bon la partie nutrition c'est elle qui me dit en gros un peu quoi manger les proportions les machins comme ça ça m'a enlevé un peu quelque chose à penser quoi hop j'ai délégué c'était pas mal et au moins je savais que c'était bien fait que j'avais des bons conseils moi si j'ai fait appel à une diététicienne qui est top c'est vachement important Oui, oui
- Speaker #0
C'est bien, j'ai appris énormément. Je m'en rends compte que je m'y connaissais mal en termes de nutrition. Et là, c'est vrai de savoir combien tu as besoin de glucides, etc.
- Speaker #1
Pour le coup, j'ai vu la différence entre mon premier marathon des sables, qui n'était que 120 km, et le deuxième où j'avais une diététicienne. En fait, j'ai vachement mieux, ne serait-ce que digéré. Elle me disait, par heure, il faut que tu prennes ça. Vu que tu vas dépenser tant de calories, il faut que tu prennes ça, Et en fait, je n'ai eu aucun problème de transit sur le deuxième. J'ai pas eu de crampes. J'étais hyper bien comparée au premier.
- Speaker #0
Et c'est quoi alors les moments les plus forts pendant ce marathon des sables ?
- Speaker #1
Les moments les plus forts ? Franchement, je dirais que c'est vraiment l'ensemble des étapes quand même. C'est pas forcément la ligne d'arrivée. Parce que je me souviens que quand je suis arrivée, je me suis dit, ah bah moi c'est déjà terminé.
- Speaker #0
Moi j'ai vu ça un peu. Quand j'ai passé la ligne, je me suis posé, j'ai pas été hypé de ouf d'avoir passé la ligne d'arrivée.
- Speaker #1
Sinon, à un moment très fort, je pense que ça a été l'arrivée de la quatrième étape, donc les 100 kilomètres. Ou du coup, dans les pads, j'avais 200 kilomètres en tout. Et en fait, cette épreuve de 100 kilomètres, les 50 premiers kilomètres, j'étais euphorique. Je ne sais pas ce que j'avais, mais une forme de ouf. Et après, les 50 derniers, ça a été l'horreur. Mais vraiment, vraiment l'horreur, très long, j'en pouvais plus, j'avais mal de partout, les mollets, ils étaient mais durs comme une brique. J'avais des mains qui avaient enflé. Ah oui, mes mains, mon visage. C'est hallucinant. J'avais triplé de volume.
- Speaker #0
J'avais vu ta vidéo,
- Speaker #1
les doigts. Et en plus, ma bague de pouce, du coup, je l'avais mis au petit doigt, parce qu'en fait, j'ai failli perdre mon pouce, enfin failli. En fait, mes doigts ont tellement gonflé que j'arrivais plus à enlever ma bague.
- Speaker #0
En plus là t'es en plein désert
- Speaker #1
Bah du coup je suis allée voir le médecin Et du coup je l'ai enlevé Mais pour pas la perdre je l'ai mis à mon petit doigt Sauf qu'en fait mon petit doigt a tellement gonflé Que j'arrivais plus à l'enlever du petit doigt aussi
- Speaker #0
Et comment tes doigts ils ont autant gonflé ? Bah en fait
- Speaker #1
Y'a de la rétention d'eau et en plus vu que pour éviter les crampes On prend des bouillons de cuveur Et en fait dans les gourdes On a des bouillons de cuveur sauf que du coup Ça fait de la rétention d'eau et on gonfle de fou Plus la chaleur plus Bah voilà Oui.
- Speaker #0
Et ça marche. Je vais te remontrer, je vais te refaire choisir un petit badge.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
D'ailleurs, chaque badge, il y a une petite question. Tu verras. Je te laisse cliquer sur celui que tu veux.
- Speaker #1
Ça change. Je vais prendre la méduse.
- Speaker #0
Vas-y, tu recliques dessus.
- Speaker #1
Salut Candice. Je voulais savoir, comme tu as été exposée assez jeune médiatiquement, est-ce que pour toi, le fait de cette exposition, elle t'a plutôt construite, abîmée, ou est-ce qu'elle a été plutôt bénéfique pour toi ? Merci.
- Speaker #0
Donc là, on a demandé à des gens dans la rue qui te connaissaient. Ils me connaissaient, pour de vrai ? Oui,
- Speaker #1
ils te connaissaient. Est-ce que, vu que j'ai été exposée jeune, est-ce que ça m'a abîmée ou construite ? Je ne me suis jamais posé la question.
- Speaker #0
Parce que 19 ans, c'est vrai que 19 ans, tu es majeure, mais tu restes un baby, tu vois. 19 ans, c'est jeune.
- Speaker #1
C'est jeune, oui.
- Speaker #0
Parce que lorsqu'on est préparé, collant tard, en plus, il y avait quelques polémiques en disant que l'accompagnement... post-émission, surtout de ta génération j'imagine,
- Speaker #1
il n'y avait pas un énorme accompagnement avec Psy qui doit avoir beaucoup plus maintenant je ne sais pas où est-ce que ça en est maintenant mais c'est vrai qu'on n'était pas super accompagnés mais après moi globalement ça allait j'ai eu la chance d'être globalement appréciée et de ne pas avoir de haters c'est une grosse chance quand même Ouais, parce qu'il y en a, c'est vraiment, dont une de mes meilleures copines de Koh-Lanta, qui elle, je pense que ça a été la plus détestée de tous les Koh-Lanta, qu'elle avait des menaces de mort et tout. Laquelle de qui ? Clémentine, que j'adore. Et elle, elle était la saison juste après moi. Et Bichette, elle, elle l'a bien vécu, franchement. Mais quand je voyais tout ce qu'elle se prenait dans la tronche, je trouvais ça hyper dur. Mais étonnamment, les gens, quand ils la voyaient en face, ils étaient adorables. C'était que par téléphone. Et moi, ouais, je me souviens... Je pouvais avoir des milliers de commentaires positifs, et je m'en souviens d'un négatif où qui disait la merdeuse. C'est pas ouf, c'est tout, mais moi la merdeuse, j'étais mais mal, j'étais hyper mal.
- Speaker #0
T'imagines si t'avais des milliers de commentaires négatifs.
- Speaker #1
Ouais mais en fait je retenais le négatif et je me suis dit c'est fou quand même que le cerveau humain il retient le négatif alors qu'en fait j'en ai plein de positifs. Et du coup après j'ai essayé de, bah déjà j'avais enlevé Twitter, parce qu'en fait je passais ma soirée à regarder Twitter et de voir si les gens disaient des trucs négatifs sur moi, c'est fou.
- Speaker #0
Oui, donc c'est un sujet quand même. Oui, c'est quand même un... Si tu faisais de la veille de Twitter pour voir le post négatif.
- Speaker #1
C'est fou. Et donc du coup, après, j'ai arrêté Twitter. Oui. Et c'est vrai que moi, j'ai plutôt été portée. Après, je me souviens qu'il y a un moment, j'ai eu que de... Tu vois, j'ai vraiment bien vécu la diffusion. Mais après, c'est vrai que c'est assez crescendo au début. On ne voit pas beaucoup. Il y a beaucoup d'aventuriers, donc on ne voit pas beaucoup. Puis ça va, moins il y a d'aventuriers, plus on te voit à l'écran. Et... Et je m'en souviens d'une seule fois où j'étais mal, c'est qu'en fait, les gens m'appelaient Colanta et plus Candice. Et en fait, je m'en souviens d'un pote qui est footballeur, enfin qui est un grand footballeur. Je me souviens qu'on arrivait à sa soirée, donc tu avais tous les footballeurs de l'OL et tout. Et moi, je déteste me faire remarquer, mais j'ai horreur de ça. Et j'arrive et là, ils ont éteint toutes les lumières. Et ils ont mis la musique de Koh Lanta, et du coup t'avais tous les... du coup bah les... enfin des gens que moi je regardais à la télé et qui me regardaient, moi j'avais horreur de ça, et du coup même mes potes m'appelaient Koh Lanta et plus qu'Andy. Et j'en souviens d'un moment où j'avais un peu... bon je suis pas quelqu'un qui râle beaucoup, mais j'en avais dit oh les gars j'ai un prénom en fait, c'est le seul moment où j'ai râlé.
- Speaker #0
Et euh... Et par rapport à ton identité, justement, je voulais t'en parler. Ouais, c'est vraiment genre maintenant, t'es la fille de Koh Lanta. T'as vraiment eu cette étiquette Koh Lanta.
- Speaker #1
Putain ! Trop maintenant, je trouve. Je l'ai été pendant longtemps. Et je suis... Alors, c'est pas que je suis contente de ne plus avoir l'étiquette Koh-Lanta, parce que ça reste une des plus belles aventures de ma vie. Mais j'ai l'impression que maintenant, les gens me reconnaissent pour ce que je fais et ne me fassent plus forcément parce que j'ai fait Koh-Lanta.
- Speaker #0
Et c'est dur de s'extirper de l'étiquette de Koh-Lanta. Moi,
- Speaker #1
je ne voulais pas forcément m'enlever cette étiquette. Mais c'est vrai que j'ai fait Koh-Lanta, certes, mais j'ai fait plein d'autres choses dans ma vie. Et du coup, oui, même... Je suis contente d'avoir retrouvé mon identité et de ne plus être associée forcément à Koh Lanta. Même si, encore une fois, ça reste une aventure de ouf. Je suis extrêmement fière d'avoir participé trois fois.
- Speaker #0
Parlons-en des autres choses. Tu as monté un business, Cryo Terre Happy. C'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Raconte-moi que tu as fermé, je crois.
- Speaker #1
Oui, c'est une très belle parenthèse de ma vie. En fait, moi, je faisais de la cryothérapie. Personnellement, dans le sport ? Oui, c'était dans mon cursus d'entraînement, du coup, pour la récupération.
- Speaker #0
Pour le wake ou le judo ?
- Speaker #1
Le wake. Et c'est vachement bien. Enfin, c'est vraiment trop bien, le froid pour récupérer plus rapidement, pour même le sommeil, pour tout le stress, c'est incroyable. Et du coup, à un moment donné, c'est un peu venu comme ça. Il y a un local qui était disponible dans une clinique à côté de chez moi.
- Speaker #0
et moi quand j'allais faire de la cryothérapie à chaque fois j'allais à Lyon donc ça me faisait 40 minutes aller et 40 minutes retour on va peut-être expliquer ce que c'est que la cryothérapie donc toi c'était la machine c'est un cryosona comme une cabine qui monte jusqu'à la tête,
- Speaker #1
t'as juste la tête qui dépasse et en fait l'intérieur du cryosona descend entre moins 110 et moins 180 degrés et en fait le corps du coup se met en choc thermique donc c'est 3 minutes que tu restes et ce choc thermique du coup va provoquer plein de choses positives sur le corps donc ça va te permettre à ce que tu récupères beaucoup plus facilement ça enlève le stress les problèmes de sommeil, t'as vraiment plein plein de bienfaits et du coup moi j'en faisais dans mon cursus d'entraînement et quand j'ai su qu'il y avait un local qui se libérait dans la clinique à côté de chez moi, je me suis dit pourquoi pas monter un centre de cryo et du coup j'avais 20 ans à cette époque là ah t'étais toute jeune,
- Speaker #0
je pensais que t'étais plus âgée non j'avais 20 ans,
- Speaker #1
du coup j'ai pris à côté de mes cours j'ai pris des cours pour savoir monter une entreprise parce que tu faisais quoi comme études ? j'étais en fac de sport
- Speaker #0
Ok
- Speaker #1
Voilà, parce que j'ai fait psychomotricité aussi. Je crois que, en fait, non, j'avais fini psychomotricité, je retournais en licence STAPS. Et du coup, c'est dans ma dernière année de licence que du coup, je faisais des cours à côté pour monter une entreprise. Et du coup, après, j'ai monté mon dossier, j'ai été prise. J'ai eu mon local qui faisait un peu plus de 120 mètres carrés. Et j'ai tout rénové de mes petites mains de bricoleuse en carton.
- Speaker #0
Donc ça, c'était il y a 9 ans ? C'était assez précurseur ? Parce que c'est un effet de mode, je dirais. 5 ans, 6 ans d'avoir ouvert un centre de cryo il y a une dizaine d'années ?
- Speaker #1
Après le temps que je fasse les cours, mon centre de cryo, je l'ai ouvert, j'avais 22 ans. Mais au moment où j'avais 20 ans, puis après le temps de faire les trucs, puis après le temps de rénover. Et du coup, j'ai ouvert mon centre de cryothérapie. C'était une aventure super. J'ai adoré avoir mes petits clients réguliers, etc. C'était vraiment trop bien. Et du coup, en fait, oui, l'année dernière... En gros, je devais me marier de base. Et en fait, quelques semaines après avoir su le pot aux roses, être tombée sur le pot aux roses, on va dire, la clinique m'a appelée pour me dire que je devais rendre les clés de mon local parce que le bailleur voulait récupérer les locaux. Et il m'a dit, tu dois rendre les clés le 31 mai. Et le 31 mai, c'était le jour où je devais me marier.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et je me suis dit, bon, je crois que l'univers est en train de m'envoyer un message. C'est un chapitre qui se tourne. Voilà, et je me suis dit, l'univers m'envoie un message, c'est que le chapitre cryothérapie est terminé.
- Speaker #0
Est-ce que tu l'avais ouvert seule ou avec ton conjoint de l'époque ?
- Speaker #1
Ah non, toute seule. J'avais fait la chose toute seule, ouais. Et du coup, je me suis dit, bon, bah tant bien, alors j'ai pas encore vendu les machines, parce que je sais pas pourquoi, je me dis, je sais pas si jamais je veux réouvrir un tout bien-être. Je les ai pas vendues, mais pour l'instant, j'ai pas prévu de... De rouvrir un centre de chiro-thérapie pour le moment.
- Speaker #0
Ok. Et le fait d'avoir arrêté du coup ce business, c'était assez dur ? Tu étais attachée ?
- Speaker #1
Eh bien, bizarrement, j'ai pris ça un peu comme un soulagement. Parce que ça me prenait beaucoup de temps. J'avais du mal à déléguer parce que j'avais mes petites habitudes, mes petits clients. Donc, j'avais du mal à déléguer. Sauf que du coup, j'avais mon job de créatrice de contenu aussi à côté. Et du coup, je n'arrivais pas forcément à tout faire. Enfin, je me dispatchais un petit peu. Et du coup, quand j'ai décidé d'arrêter mon centre de cryo, je me suis mise à fond sur la création de contenu et je me suis beaucoup plus épanouie, je pense, malgré tout.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Je vais te laisser rechoisir un deuxième badge. Hop. Et tu verras une autre petite question.
- Speaker #1
Le dauphin.
- Speaker #0
Je te laisse recliquer dessus.
- Speaker #2
Alors Candice, moi j'avais une petite question pour toi. Je sais que tu as fait plusieurs fois Koh-Lanta et j'aurais aimé savoir ce que la Candice d'avant n'avait pas compris et ce que la Candice d'avant maintenant a compris.
- Speaker #0
de ce que la Candice de maintenant a compris et ben je dirais que on se rend pas compte de tu vois il y a des trucs où tu te dis mais jamais j'y arriverai et quand t'es confronté à la chose ben en fait après tu te dis putain en fait je l'ai fait quoi et quelque chose d'insurmontable ben quand tu le fais petit à petit et que t'as pas le choix enfin tu le fais finalement t'es vachement plus fier de toi par la suite c'est ça qui me vient tout de suite à l'idée mais tu vois je me rappelle l'oeil. Une épreuve du cochon pendu où je m'étais dit, mais quelle horreur de rester accroché à un morceau de bois. Jamais dans la vie, j'avais fait cet exercice de rester comme ça des heures autour d'un tronc d'arbre. Et je ne pensais pas du tout que je tiendrais longtemps. Finalement, j'ai tenu 2h45 sur ce tronc d'arbre. Et je me dis, sans Koh-Lanta, je n'aurais pas su que j'étais bonne dans les épreuves statiques où il faut se mettre dans sa bulle. Je m'en souviens quand je regardais l'émission quand j'étais petite. J'entendais les candidats dire « j'étais dans ma bulle » . Je me disais « mais ça veut dire quoi être dans ta bulle ? » J'avais du mal à imaginer ce que c'était en fait. Et ça, j'ai découvert quand j'étais sur place. Avoir l'esprit, vraiment être un peu en méditation finalement.
- Speaker #1
Et tu as retrouvé ça pendant le Marathon du Sable du coup ?
- Speaker #0
Oui. C'est vrai ? Oui, être dans sa bulle, faire un peu de méditation, c'est des choses que j'adore.
- Speaker #1
Tu fais un peu de méditation du coup ? Oui,
- Speaker #0
j'aime bien. Et puis même avant mes compètes de Wake, j'aimais bien. Prendre le temps de respirer, de calmer les émotions, de faire de la visualisation, c'est quelque chose que j'adore et puis je pense qu'il est important de...
- Speaker #1
Tu utilises une app ou tu fais toute seule ?
- Speaker #0
Toute seule, j'aime bien.
- Speaker #1
Et par rapport à Koh Lanta, j'ai vu que tu avais fait Ninja Warrior aussi ?
- Speaker #0
Ouais, j'ai fait Ninja Warrior et Fort Boyard aussi.
- Speaker #1
Je t'ai dit ça parce que j'ai fait Ninja Warrior aussi. Ah oui ? Je ne suis pas allé très loin.
- Speaker #0
En quelle année ?
- Speaker #1
Je l'ai fait il y a 5 ans.
- Speaker #0
Ok, moi je crois que j'ai dû le faire en 2018. Ouais, j'ai trouvé ça sympa, mais dur quand même. Je trouvais que c'était hors norme, et je pense que si ton sport, c'est pas les sauts d'obstacles, comme on dit, c'est quoi le sport déjà ? Le parcours. Le parcours, voilà, merci. C'est pas le parcours ou l'escalade, je pense que t'as peu de chances d'y arriver quand même. Ouais,
- Speaker #1
et Fort Boyard t'avais bien aimé aussi ?
- Speaker #0
Fort Boyard, incroyable. C'était pour les 30 ans, plus c'était trop bien. Vraiment incroyable, ça a duré un peu plus d'une journée. Vu que c'était les 30 ans, on avait deux émissions en une, celle de jour et celle de nuit. Et c'était vraiment incroyable, j'ai adoré. Puisque pareil, c'était un truc que je regardais quand j'étais petite, que jamais j'aurais pensé faire parce que c'était réservé aux personnes, on va dire, un peu connues. Et du coup, quand j'avais été appelée, c'était assez fou.
- Speaker #1
Et c'est quelle émission ou quel moment qui t'a le plus marqué, qui t'a le plus fait grandir ? Quelle émission ? Ouais, ou quel moment ? Ah bah,
- Speaker #0
Koh Lanta, c'est sûr, quand tu te retrouves sur une île. À crever de faim, loin de tout, sans nouvelles de tes proches. Et puis c'est la longueur, c'est 42 jours de survie. C'est long. Je m'en souviens, les 10 premiers jours, je m'étais dit « Oh là là, mais si je vais au bout, il me reste plus d'un mois. » Et tu sais, le mot « un mois » , c'est long. Quand t'es dans une galère comme ça, c'est hyper long. Mais c'est ce qui fait que l'aventure est si belle aussi.
- Speaker #1
Ça doit être assez ouf de vivre ça. De vivre, de connaître déjà la fin.
- Speaker #0
Oui, aussi. La vraie fin. Tu vois, nous,
- Speaker #1
en tant que petites occidentales, en tant qu'occidentaux, on ne sait pas ce que c'est. La digital detox de un mois.
- Speaker #0
C'est génial ça. J'ai envie de te le faire. Mais même tu vois sur la fin, je me souviens que lors de ma première aventure, j'avais fait un cauchemar où je me voyais en fait d'au-dessus, le ventre tout écartelé. Et en fait c'était tellement que j'avais faim, j'imaginais... Et puis j'avais vraiment la sensation aussi que tout le monde était en train de m'oublier, que j'étais en train de mourir sur une île et que tout le monde m'oubliait. Alors qu'au fond de moi je savais que c'était pas vrai quoi. que toute ma famille pensait à moi, mais en fait je sais pas pourquoi j'avais ce sentiment-là d'être un peu abandonnée.
- Speaker #1
Et du coup, on arrive à oublier les caméras d'ailleurs quand t'es sur l'île ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Ouais ?
- Speaker #0
Non, franchement, alors au début, moi j'avais tendance à décaver les caméras, à arrêter de parler, et en fait, ce qui n'est pas le but quand même, et en fait, ils sont hyper sympas, alors que sur le principe, on doit pas avoir d'interaction avec eux. Mais en fait, ouais, moi, c'est marrant, mais quand je les ai revus sur ma deuxième et troisième émission, j'étais hyper contente de les voir.
- Speaker #1
Parce que c'est tout le temps les mêmes caméramans.
- Speaker #0
Ouais, c'est toujours les mêmes.
- Speaker #1
Tu dirais que ça t'a apporté quoi, Koh Lanta, que d'autres choses t'ont pas apporté ?
- Speaker #0
Ça m'a quand même apporté de la visibilité qui a changé ma vie. Parce que, bon, du coup, en sortant de Koh Lanta, j'avais gagné un peu d'abonnés, ce qui avant, c'était vraiment le début d'Instagram. Et puis après, du coup, je suis partie en voyage, j'ai continué à gagner des abonnés. Et aujourd'hui, c'est mon métier de partager ma vie sur les réseaux. Donc même si ce n'est pas que grâce à Koh Lanta, parce qu'il y en a plein qui font Koh Lanta et qui ne vivent pas des réseaux, ça a été quand même un tromplin pour devenir mon métier d'aujourd'hui.
- Speaker #1
qui je trouve est mon métier de rêve donc ça m'a quand même changé la vie Et comment tu vis cette visibilité d'ailleurs au quotidien aussi jeune ? Toi du coup tu me disais, c'est vrai qu'il y avait moins Insta il y a 10 ans quand tu sortais de Koh Lanta, mais du coup t'as quand même une grosse visibilité à 19 ans quand on a 19 ans, comment on vit ça un peu au quotidien ?
- Speaker #0
Je te dis en fait ça arrivait assez crescendo au fur et à mesure des émissions Et après, moi, encore une fois, j'ai eu la chance d'avoir vraiment que des gens bienveillants, pratiquement. Donc, franchement, je l'ai hyper bien vécu.
- Speaker #1
Ça, t'as eu beaucoup de chance, c'est sûr.
- Speaker #0
Et puis, tu vois, j'ai toujours... Je m'en souviens qu'il y a eu aussi l'époque des premiers placements de produits. Et je m'en souviens, c'est marrant, j'en ai discuté avec ma maman il n'y a pas longtemps. Elle me dit, t'as vraiment eu la tête sur les épaules. Parce que je m'en souviens que les premiers contrats qu'on me proposait, c'était, je m'en souviens, 5000 euros par mois. Et en fait par contre c'était pour des produits de merde qu'on se le dise Et j'avais dit oui mais si jamais j'aime pas le produit Il m'avait dit bah t'as le droit de refuser une fois Et au bout de la deuxième fois bah du coup on met fin à ton contrat Et en fait je m'étais dit bah la plupart des trucs Enfin je trouvais que les produits étaient merdiques Et du moment de 19 ans bah j'ai dit non à 5000 euros par mois Parce que c'était pas dans mes valeurs Et c'est vrai que bah à l'époque je m'étais dit Bon bah non c'est juste que c'est pas moi et j'ai pas envie de le faire hum Alors que j'avais une copine qui, elle, avait accepté. Et je m'en souviens qu'en un an, elle avait mis 30 000 euros de côté et qu'elle s'achetait une maison. Et là, je me suis dit, bon, j'ai peut-être été con. Et en fait, finalement, aujourd'hui, avec le recul, je trouve que ça a vraiment été bien. En tout cas, je trouve, de respecter les valeurs que j'avais et finalement de ne pas vendre de la merde aux gens qui me suivaient. Alors que si je gagnais de l'argent, c'était grâce à eux. Donc, je suis plutôt fière, du haut de mes 19 ans, d'avoir pris cette décision.
- Speaker #1
Et ouais, c'est sûr. Et je repensais à ça, comment ça se fait que tu recherchais vraiment le commentaire négatif ? Tu scrollais une tonne vraiment sur Twitter pour chercher les trucs négatifs ? Non,
- Speaker #0
alors c'est pas que je cherchais le truc négatif, mais je regardais tout ce qu'on disait. Sûrement, en fait, c'est de la curiosité, t'as envie de savoir ce que les gens pensent de toi. Et en fait, il y avait plein de trucs positifs, et si jamais j'envoyais un négatif, j'avais tendance à regarder que lui, à me souvenir de celui-ci. Au lieu de me souvenir des mille autres positifs qu'il y avait à côté.
- Speaker #1
T'es dure avec toi-même, tu penses, en règle générale ?
- Speaker #0
Maintenant, ça va de mieux en mieux. Mais quand j'étais jeune, je pense que ça a été le cas, oui.
- Speaker #1
Et comment t'expliques ça ? Tu disais dans le sport, à chaque fois, tu cherchais des excuses, tu disais que c'était...
- Speaker #0
Ouais, je sais pas. Après, la parenthèse amoureuse que j'ai eue pendant 9 ans, c'était quelqu'un qui avait pas du tout tendance à me mettre en valeur non plus. Même qui était dans le... Tu vois, en 9 ans, j'ai pas eu un compliment. Ou tu vois, c'était ce genre de truc, quand j'ouvrais mon centre de cryothérapie, c'était super, j'étais jeune. Bah non, c'était un truc pas bien, parce que je l'ouvrais à Vienne, et qu'à Vienne, y'a rien à faire. Ou quand, tu vois, à chaque fois que je faisais quelque chose qui... Bah pareil, je me suis acheté un appartement, j'avais 22 ans. Je veux dire, c'est bien, à 22 ans, d'acheter un appartement. Mais du coup, non, c'était pas bien, parce que du coup, ça voulait dire qu'on allait habiter là, alors qu'il avait pas envie. En fait, je pense qu'aussi, ça a été... Je pense à un moment donné aussi de ma vie où au lieu de m'écouter plus moi, j'écoutais la vie de quelqu'un que j'aimais profondément et en fait qui m'a détruit je pense, et je pense vraiment que ça a été pendant cette période là où aussi c'était ma vie de jeune adulte qui m'a je pense du coup fait perdre confiance en moi.
- Speaker #1
Ouais j'imagine ouais.
- Speaker #0
Mais tu vois aujourd'hui je regrette pas du tout parce que sans toute cette période là je serais pas la Candice d'aujourd'hui qui est hyper épanouie et justement qui se rend compte de plein de choses aujourd'hui et que je reproduirais pas. Mais du coup, c'est grâce à tout ça, donc j'ai aucun regret.
- Speaker #1
Parce que non, moi je te le dis, je trouve ça trop cool, toute la vie que t'as eu aussi jeune. J'ai l'impression que t'as eu 10 vies alors que t'as que 29 ans. Ouais, c'est vrai, j'en ai encore. T'étais 19 ans, t'étais toute, même ça quand c'est très tôt, parce que même si t'as fait du sport de haut niveau déjà toute gamine, avec le judo, etc.
- Speaker #0
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #1
T'as été une adulte assez très jeune, j'ai l'impression. Bah c'est vrai que... T'as toujours été très mature.
- Speaker #0
Alors oui, déjà parce que je suis la deuxième d'une fratrie de 5, donc je me suis toujours occupée. un peu mes frères et soeurs enfin donc je pense que ça ça fait gagner en maturité plus que bah quand t'as que toi à t'occuper et puis oui après tu vois moi les week-ends en fait j'ai commencé le judo à haut niveau avoir des compètes assez haut niveau et tout dès le collège et donc en fait moi dès le collège enfin moi les mes potes ils allaient en soirée le soir bah moi non j'avais compète, donc j'étais hyper...
- Speaker #1
Et t'étais très disciplinée,
- Speaker #0
ouais. Et du coup, oui, je pense que c'est... Tout ce qu'il faut pour performer en sport qui m'a peut-être fait gagner en maturité. Et puis aussi, pareil, j'étais toujours qu'avec des plus vieux. Du coup, vu que j'avais une grande sœur, je la suivais de partout. J'ai toujours été avec ses potes bien plus vieux. Et c'est peut-être ça aussi, finalement, qui m'a fait gagner en maturité assez jeune.
- Speaker #1
Et ça marche. On va passer en mode dans les abysses. Donc là, on redescend d'un niveau. Et je vais te refaire choisir un badge.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Du coup... 4 badges, pareil,
- Speaker #0
je te laisse en choisir un alors le petit requin rose ah c'est ma petite soeur si tu pouvais revivre seulement une journée ou un souvenir lequel ce serait ? ça fait une question une journée ou un souvenir c'est dur ces questions hum Un journée ou un souvenir ? Là, comme ça, j'ai... Genre, tu vois, des souvenirs de la naissance de mes frères et soeurs. Je ne me souviens pas trop, mais j'étais petite. Sinon, plus personnel, quand j'ai gagné... Je m'en souviens, ce moment où j'ai su que j'étais vice-championne d'Europe. Je m'en souviens, c'était incroyable. C'est vrai que j'aimerais bien revivre ça. Tu avais quel âge, déjà ? Là, du coup, j'avais... J'avais peut-être 17 ans. 17 ou 19 ans, je ne sais plus. Je suis peut-être 17. Sinon, des souvenirs... Il y en a tellement eu des joyeux qu'il y en a plein. Même quand j'étais appelée pour faire Koh Lanta, mon premier jour à Koh Lanta. Globalement, il y en a plein. C'est dur.
- Speaker #1
Et du coup, ça, c'est ta petite sœur.
- Speaker #0
La danseuse.
- Speaker #1
Laure. La danseuse. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Et ça se passe comment, d'ailleurs, quand vous êtes 5 frères et sœurs ? Vous avez combien d'années d'écart ? Vous êtes tous un peu aussi proches ?
- Speaker #0
Alors du coup, j'ai 20 mois de moins que ma grande sœur. Après, j'ai 4 ans d'écart avec ma première petite sœur. Et entre Blandine et Laure, il y a 3 ans d'écart. Donc j'ai 7 ans avec Laure d'écart et 10 ans avec mon petit frère.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc voilà.
- Speaker #1
Ok. On va peut-être rechoisir une deuxième question alors de ta petite sœur. Je te laisse choisir. Ah,
- Speaker #0
on a envoyé 4 ?
- Speaker #1
Ouais. On a droit que à 2. Et quelle est la vérité sur toi que tu as mis un moment à accepter ? Bye !
- Speaker #0
Je ne sais même pas de quoi le faire du coup ! La vérité sur moi que j'ai mis du temps à accepter ?
- Speaker #1
Ouais, c'est sa question.
- Speaker #0
Elle a quelque chose en tête ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, en tout cas c'est 4 questions distinctes, il n'y a pas de fil conducteur.
- Speaker #0
La vérité sur toi que j'ai mis du temps à accepter ? Je crois qu'elle s'est entendue quelque chose. Bah ouais, je pense ! Bah là, je pense qu'elle a un truc en tête. Je me suis dit, attends, qu'est-ce que j'ai fait ces dernières fois que je lui ai dit... Non, je pense que... On peut en choisir une autre, si tu veux. Non, mais je pense que... Bah oui, que je peux être fière de moi, quand même.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et ça, ouais. Ça,
- Speaker #1
t'avais du mal à le dire, vraiment, avant ?
- Speaker #0
Ah ouais. Mais j'avais l'impression que c'était une chose, tu sais, un peu de prétentieux, de dire que t'es fière de toi. Et du coup, c'est vrai que moi, j'étais pas trop fière de moi. Et en plus, alors que... Comme s'il fallait que je fasse toujours plus des aventures de ouf pour gagner confiance en moi. Et en fait, même quand je les faisais, je n'avais pas confiance. Pas confiance, pas fière alors que je faisais des trucs super.
- Speaker #1
Et cette recherche d'aventure, de réalisation, ça vient d'où ? Vous êtes tous comme ça entre frères et sœurs dans la famille ?
- Speaker #0
Alors moi, un peu plus quand même. Mais après, c'est aussi parce que j'ai la chance d'avoir un métier qui me le permet. Merci. Mais ouais je sais pas pourquoi j'ai toujours aimé Je te dis mon rêve de petite fille Moi c'était pas Moi c'était de faire Koh Lanta C'était de partir à l'aventure
- Speaker #1
Et à quel âge tu te rappelles ?
- Speaker #0
Depuis que j'étais petite C'était ton vrai rêve de gamine de faire Koh Lanta Ouais je me souviens que je voulais vraiment Et du coup dès que j'ai eu 18 ans moi je rêvais d'avoir 18 ans Pour m'inscrire à Koh Lanta
- Speaker #1
C'est incroyable Et justement la réalisation de ce rêve finalement ça t'a fait que c'est que c'est ça énorme toi pour toi tu l'as vécu en mode bas finalement next step next step next step comment tu fais ça non mais je me souviens que même plus j'avance et dans les étapes de casting plus bas on n'était pas nombreux et moi jusqu'au bout je me disais mais non j'ai pas être pris c'est impossible c'est un truc que je regarde à la télé que
- Speaker #0
je rêve de faire c'est impossible et en fait même quand j'étais sur place je me rendais pas compte puis même des fois je me dis mais quand je les fais trois fois c'est ouf mais J'ai l'impression que c'est normal un peu. Ouais.
- Speaker #1
parce que je l'ai vécu alors qu'en fait non c'est quand même incroyable il y a le nombre sur le nombre de personnes qui veut être pris moi à mon époque il y avait 35 000 candidatures alors maintenant je pense qu'il y en a même encore plus c'est énorme je crois c'est toujours d'ailleurs je crois que t'es obligé de faire une lettre manuscrite que t'envoies via la poste et tout ils demandent moi à mon époque c'était ça tu commençais par la lettre puis
- Speaker #0
après c'est 6 mois de casting donc c'est méga long tu t'es déjà inscrit ?
- Speaker #1
Je me suis déjà... Alors, c'est un pote, il m'a dit, inscris-toi. Mais ce n'était pas une vraie inscription, en fait. Il connaissait quelqu'un chez Koh-Lanta. Il m'a dit, fais une vidéo, etc. Mais ils m'ont dit, j'avais vu que j'avais fait Ninja Warrior. Et quand tu fais une émission de télé, apparemment, ils ne prennent pas de personnes. Mais Koh-Lanta, pour le coup, franchement, Ninja Warrior, c'était un peu par hasard. Moi, je ne suis pas très télé et j'avais une pote dans la prod. qui m'avait dit ouais vas-y inscris-toi et finalement j'avais fait tout le process, j'avais joué le jeu et j'avais bien aimé de faire les freux physiques etc. Franchement j'avais kiffé tout le process, zéro regret j'ai trop aimé. Je m'étais pas mal entraîné, j'étais déçu d'être tombé au troisième obstacle parce que j'avais un bon niveau mais du coup ouais je m'étais précipité. Mais en tout cas l'expérience était vraiment ouf. Et en termes de télé j'ai pas d'autres émissions qui m'auraient fait kiffer hormis Koh-Lanta. Et Koh-Lanta pour le coup c'est un truc qui m'aura fait vraiment kiffer. de vivre l'expérience, de savoir... ce que c'est d'être sur une île, de connaître la faim. Ouais, je pense qu'en termes de...
- Speaker #0
Le dépassement de soi est assez...
- Speaker #1
Ouais, humainement, je pense que ça doit être assez ouf d'apprendre à se connaître.
- Speaker #0
Et puis t'es dans le pire état, on peut dire, parce que tu dors mal, t'as faim, t'es loin de tes proches, t'es éloigné de tout confort. Donc c'est là où tu crées des liens hyper... Enfin, ouf, quoi.
- Speaker #1
Bah, en fait... Moi, j'aurais aimé... Ce que je recherche plus maintenant, c'est savoir qui je suis vraiment. Donc ce truc un peu introspectif aussi, que j'ai retrouvé un peu dans la prépa de mon Ironman 70.3. Des moments un peu de pleurs, dans la douleur, de trucs... Allez, vas-y, même pendant l'effort. L'épreuve, je n'avais jamais couru depuis 10 bornes. Et là, le semi-marathon à la fin, après les 90 de vélo et les 1.9 de nage. Tu vis des émotions assez ouf et tu découvres qui t'es dans l'adversité. donc je l'avais dans le sport mais j'étais plus jeune et j'étais assez doué donc j'avais moins de travail quand je faisais de la boxe que maintenant quand je me fixe une épreuve sportive mais le fait de se découvrir ouais c'est assez cool c'est pour ça que ça me parlait tu vois quand tu disais côté introspection, marathon des sables et tout donc c'est quoi ton next step d'ailleurs toi en termes de challenge bah là la semaine prochaine je fais le marathon du Mont Blanc avec mon petit frère et dans 3 semaines les championnats de France de week
- Speaker #0
Je l'ai refait.
- Speaker #1
Marathon du Mont-Blanc, c'est un marathon classique, sauf que tu as dû déniveler.
- Speaker #0
Oui, alors là, je fais la version duo étoilé du Marathon du Mont-Blanc. C'est à 21 kilomètres et tu as 1450 mètres de dénivelé, ce qui est énorme. Je ne sais pas si ça parle en dénivelé, mais ça ne parle pas à tout le monde, mais c'est énorme.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, en parlant de dénivelé, tu me parlais du Mont-Blanc. Moi, j'ai eu la chance de l'avoir raté il y a quatre ans à l'ascension et de l'avoir réussi il y a un an. C'est ça qui m'a fait découvrir un peu l'endurance et j'ai adoré. Et toi, du coup, parlons du Kilimanjaro, tu l'as fait récemment.
- Speaker #0
Oui, pareil, le Kilimanjaro, c'était un truc où je me suis toujours dit mais qu'est-ce que j'aimerais faire le Kilimanjaro ?
- Speaker #1
C'est Claude aussi de Koh Lanta qui a fait le Kilimanjaro. Oh oui,
- Speaker #0
il y en a beaucoup qui l'ont fait. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que l'année dernière, quand j'ai eu un moment où je me suis séparée, j'ai dû fermer mon centre, j'ai eu plein de malheurs en même temps. Et du coup, à un moment donné, je me suis dit quitte à pleurer, autant pleurer au Brésil. Je suis partie au Brésil, j'ai pris un billet trois jours après avoir décidé. Je partais trois jours plus tard plutôt. Et en fait, sur place, c'est là où je me suis inscrite au Marathon des Sables, le premier.
- Speaker #1
Qui t'a chauffée pour le faire ?
- Speaker #0
Moi. En fait, c'est un truc que je voulais faire depuis 2019, je te dis. Donc en fait, je me suis dit, c'est le moment où je m'inscris. Et en fait, quand j'étais au Marathon des Sables, je me suis liée d'amitié avec quelqu'un qui s'appelle JC. que j'adore et en fait il me dit mais qu'est-ce que tu fous là et je lui dis bah écoute en fait dans ma vie il y a plein de choses que j'ai envie de faire et là j'ai décidé que j'allais les faire et il me dit bah écoute t'as quoi d'autre que t'as envie de faire et je lui dis bah j'adorais faire une traversée en voilier et là il se met à rire je lui dis bah pourquoi il rigole et il me dit bah écoute j'ai un voilier et en fait je fais un convoyage dans 3 semaines et il me manque quelqu'un dans mon équipage est-ce que tu veux être cette personne donc je lui dis mais incroyable du coup on se check et 3 semaines après je le retrouvais sur son voilier à faire une traversée d'où à où du coup ? On a fait tout le tour de la Bretagne. On a commencé dans la Manche, puis on est revenus. C'était incroyable. C'était cinq jours. Très grosse expérience aussi. Une des plus dures que j'ai faites. Pourtant, mes grands-parents avaient un bateau. Donc, j'ai toujours fait de bateaux depuis que je suis petite. Mais là, voilier en pleine mer, là dans la Manche, c'était terrible. J'ai été malade comme un chien. C'était vraiment très dur. Et puis après, en fait, tous ces... Comme un peu un alignement des étoiles. Donc je dis, il y a eu ça, ça. Après, je vais pour le travail à Madère. Et du coup, il y avait des amis qui me disent, nous, on part faire le Kilimanjaro. Je dis, mais c'est dingue, j'ai envie de le faire. Ah bah, rejoins-nous. Ah bah, OK. On s'est checkés, je partais faire le Kilimanjaro. Et après, il y a eu l'autre message pour faire le marathon des sables légendariens, alors que je voulais le faire. En fait, tout s'est un peu aligné. Et du coup, je prends toutes les aventures que la vie me donne. J'y vais, je ne me pose pas de questions. Et ça a été la meilleure des thérapies. De sortir de ma zone de confort comme ça.
- Speaker #1
Ça a du bon les ruptures aussi.
- Speaker #0
Ah bah c'était... Alors, sur le coup, je disais pas ça. Parce que j'étais vraiment dans le néant. Mais ça a été la plus belle expérience de ma vie. Enfin, ça a été heureusement qu'il m'est arrivé ça. Et que je suis sortie de ça. Parce que t'étais jeune en plus.
- Speaker #1
T'avais de 19 à 28 à peu près ?
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. je crois que c'était 9 ans ouais donc j'avais grandi avec lui c'est tous tes repères de jeune adulte même aujourd'hui tu vois malgré tout ce qui s'est passé je reste à dire que c'était l'amour de ma jeune vie aujourd'hui je suis très contente de ne plus être avec cette personne mais ça reste une période de ma vie où j'ai vachement appris et en fait cette rupture elle m'a fait me découvrir et ça a été vraiment la meilleure chose qui me soit arrivé. C'est fou de dire ça.
- Speaker #1
Bah ouais mais c'est toujours comme ça c'est sûr. Et d'ailleurs si t'as des jeunes filles là par exemple ou un jeune d'ailleurs qui t'écoute, qui sont en pleine rupture amoureuse, qui sont vraiment pas bien etc. Est-ce que t'es une roco ?
- Speaker #0
De se dire tu vois moi sur le coup j'étais déprimée et en fait je pense que tout est une question de point de vue. Sur le coup moi je m'étais dit bah je retrouverai jamais, j'étais dans le mal et tout et en fait maintenant je me dis mais Heureusement, en fait, finalement, heureusement qu'il t'a fait ça, parce que sinon, si je m'étais vraiment mariée, si j'avais eu des enfants avec lui, ça aurait été plus dur. Et je me dis, finalement, heureusement qu'il m'a fait ça, parce que comme ça, aujourd'hui, je ne suis plus avec lui et je peux vraiment être la personne, vraiment moi. Et donc, je me dis, à un moment donné, tu es dans le mal, mais tu verras dans quelques mois, peut-être années, qu'en fait, c'était la meilleure chose qui pouvait t'arriver. Et que, lève la tête, essaye de prendre ton temps, de vivre les émotions comme il faut. Moi, je les ai vraiment vécues. C'était vraiment mal.
- Speaker #1
C'était vraiment dur, toi, au début. Parce que c'était, j'imagine, ta vraie première rupture. Oui,
- Speaker #0
c'était mon premier amour, tout simplement.
- Speaker #1
Et la première rupture est vraiment dure.
- Speaker #0
Oui, et puis du coup, il fallait faire le deuil, pas que d'une relation. Il fallait faire le deuil aussi d'une belle famille. Et puis finalement, je suis toujours très en contact avec mon ancienne belle famille. Je suis toujours très en contact avec eux. Mais oui, il fallait faire le deuil d'une vie aussi, que je m'étais projetée.
- Speaker #1
Enfin,
- Speaker #0
tu vois, c'était énorme, quoi. Et puis même, on travaillait un peu ensemble. Donc en fait, ça a été vraiment très brutal. Mais finalement, c'était vraiment ce qu'il fallait pour que je sois vraiment la vraie Candice. Ouais.
- Speaker #1
Non, c'est chouette au final, ouais. Et du coup, par rapport à ta rupture, ça a été un peu médiatisé. Comment tu l'as... Comment le vis, du coup ?
- Speaker #0
Alors, il y a eu un moment où, dans ma tête, j'avais pas envie de... Que ça se sache qu'on n'était plus ensemble.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Parce que ça voulait dire que c'était vraiment définitif. Officiel, ouais. Officiel. Et effectivement, il y a eu des blogueurs qui se sont mis à prendre des photos, etc. Et donc, l'info est sortie de manière publique. Et du coup, en plus de gérer mes émotions, même, tu vois, il y avait des abonnés un peu curieux, et je ne peux pas leur en vouloir, qui me demandaient, « Candy, tu ne parles plus de l'organisation de ton mariage ? » « Ah, Candy, tu peux nous partager tes tips pour l'organisation du mariage ? » Parce qu'en fait, ils voyaient que ça n'allait pas. Parce que vous devez vous marier,
- Speaker #1
du coup.
- Speaker #0
On devait se marier, oui. et du coup ça ça a été un moment assez dur du coup de voir oui bah ça de devoir voir tous ces messages alors qu'en fait j'étais au plus mal de ma life quoi mais après finalement une fois que ça a été un peu digéré de mon côté il y a plein de personnes qui me demandaient des tips comment tu fais pour que t'as l'air d'aller si bien comment tu fais pour aller si bien moi aussi je partage un moment je viens de me séparer machin Hum. Et du coup, au début, je répondais de manière personne par personne. Puis après, je me suis mise à raconter mon histoire. Ah oui, en décence, je voulais t'en parler, c'est ça. Ah bah voilà. Et en fait, je me suis mise à raconter mon histoire dans un canal. Trop cool,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
Insta. Et en fait...
- Speaker #1
T'as pas mal suivi d'ailleurs, t'as 23 000 personnes.
- Speaker #0
23 000 personnes pour un canal. Pour un canal Insta, ouais, c'est pas mal. C'est énorme, ouais. Et en fait, tous les jours, je mettais un chapitre. J'ai lu un peu,
- Speaker #1
j'ai regardé, t'écris bien. Ah, c'est gentil. Ouais, c'est sympa.
- Speaker #0
Merci. Mais du coup, je mettais un temps fou à écrire parce que je voulais vraiment... Parler de mes ressentis, pour qu'on puisse rien me reprocher. Et en fait, ça a parlé à plein de personnes. Et l'infidélité, les ruptures, c'est vraiment beaucoup plus... Enfin, ça touche énormément de personnes. Et quand ça ne touche pas, ça touche aussi l'entourage. Et du coup, j'ai eu des retours vraiment ultra chouettes de la part de jeunes filles, ou de mamans, ou même de grands-mères, des fois, qui voyaient ces petites filles en rupture et qui disaient, merci C'était assez fou.
- Speaker #1
C'est dur la rupture, on n'en parle pas assez, mais surtout la première. Moi j'en ai eu, moi ma femme, j'ai eu deux amours avant, donc j'ai vécu deux grosses ruptures. Après je pense que plus tu vis des ruptures, moins c'est dur, parce que tu sais que t'as de la résilience et que ça passe. Mais le premier sentiment, moi j'avais genre 19 ans, 18 ans, tu te dis mais comment ça va passer ? Comment je vais vivre avec ? Combien de temps ça dure ? Tu demandes aux gens ça dure combien de temps ?
- Speaker #0
Et puis quand les gens te disent... ça va passer avec le temps, tu dis non mais tu peux pas comprendre nous c'était différent t'as toujours l'impression et puis finalement oui tout passe avec le temps et on change et en plus je me dis que le temps où tu te retrouves toute seule c'est finalement de la place que t'as pour toi te régénérer toute seule c'est une chance,
- Speaker #1
c'est une rupture, c'est une renaissance c'est une reconstruction, c'est des remises en question sur des choses que t'as pu foirer dans cette relation ça te permet d'être une meilleure version de toi-même de redécouvrir des choses. Non mais c'est important de le dire pour des gens, mecs, meufs, qui ont des idées noires, tu vois, d'une rupture. C'est tellement, alors qu'on parle de rupture, même si c'est dur, c'est sûr, tout passe quoi. Mais, et toi, c'était quoi du coup ? Tu vois, c'est quoi les moments positifs, tu dirais, de cette rupture ? C'est quoi le fait de te connaître plus personnellement, d'avoir été plus avec toi-même, d'avoir pu faire, du coup, tous ces objectifs ? Qu'est-ce qui ressort le plus ? Tu vois,
- Speaker #0
c'est marrant, mais mes proches me disent que maintenant, ils ont l'impression d'avoir retrouvé la vraie Candice.
- Speaker #1
D'avant ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ouais, c'est ouf.
- Speaker #0
Mais vraiment, mes proches, ils me disent, on a l'impression que pendant 9 ans, t'as été dans une parenthèse où t'étais plus la Candice. Et je pense que je me suis beaucoup abandonnée par amour. Et je pense que si j'avais tendance à pas me respecter, pour éviter les conflits, pour éviter plein de choses, en fait je me mettais moi, on va dire toute petite, et je n'ai peut-être trop, mais en fait c'était de ma faute, puis je pense que j'étais aussi très dépendante, affectivement parlant, et du coup je pense que j'étais peut-être pas la vraie Candice pendant cette période-là, et cette rupture m'a permis vraiment de me retrouver. Et de savoir aussi ce que je veux et ce que je n'accepterai plus aussi.
- Speaker #1
Ouais, c'est important, c'est sûr. C'est chouette. Et même que tu puisses te rendre compte que tu es dépendante, effectivement, c'est cool parce que ta prochaine relation, ça se trouve, elle sera beaucoup plus mature ou saine, dans le sens où tu n'auras pas une dépendance, tu seras beaucoup plus autonome. Il y a forcément du positif dans toute rupture.
- Speaker #0
J'ai rencontré quelqu'un il n'y a pas longtemps et justement je vois que j'ai quand même un peu des petits traumas d'avant et là je me rends compte qu'en fait c'est sain. Et je me dis c'est fou, même une des premières personnes que j'avais vue après ma rupture me disait des compliments. J'étais là mais je prenais, enfin j'étais pas habituée à ça, j'étais mal à l'aise, ça m'énervait. Alors qu'en fait c'est quelque chose de sain, c'est juste ma très grande relation qui l'était pas. Et là oui depuis c'est tout nouveau mais j'ai rencontré quelqu'un qui est...
- Speaker #1
Ok trop cool.
- Speaker #0
qui est vraiment très sain alors maintenant je me fais plus de plans sur la comète lui je m'étais projeté dans un mariage qui a pas eu lieu,
- Speaker #1
maintenant j'aime pas voir si je peux me permettre,
- Speaker #0
ça peut te rassurer des mariages qu'on sautait que ce soit avant ou après dans mon entourage proche ou dans le moins proche tellement je suis peut-être un peu vieille France mais la notion du mariage etc ça compte énormément faut pas normaliser et c'est pour ça que moi c'est un truc où j'aurais jamais de regrets sec j'ai tout donner pour que ma relation fonctionne et ça n'a pas fonctionné je sais que je n'aurai jamais de regrets dans ma vie mais du coup c'est vrai que au début je me disais j'ai dit oui à quelqu'un donc je ne pourrais jamais redire oui, c'est impossible alors que finalement on verra bien ce que l'avenir me réserve parce qu'en plus tu étais fiancée, tu n'étais même pas mariée tu n'étais pas mariée psychologiquement j'avais dit quand même oui à une demande,
- Speaker #1
donc au début je me suis dit mais tu sais Paris je crois les stats c'est 4 divorces sur 5 maintenant,
- Speaker #0
c'est affreux
- Speaker #1
c'est énorme, je trouve ça malheureux donc ça c'est sûr que moi j'ai des histoires la veille du mariage ou le lendemain du mariage du coup aussi le fait d'ouvrir ce canal les gens se sont vachement livrés à moi et en fait je me suis rendu compte que c'était très
- Speaker #0
répandu qu'il y avait pire que moi et les gens aussi disaient en gros quand je vois ton histoire je me dis que moi ça va et en fait le fait de partager un peu les chagrins Je pense que ça a moindri et on ne se sent pas tout seul parce que pendant une rupture, moi je me sentais profondément seule, je me disais que personne ne pouvait me comprendre. Alors finalement, ce que j'ai fait assez naturellement, je pense que ça a vraiment beaucoup aidé et moi aussi ça m'a aidé de partager ça. Et puis on retrouve toujours, moi je m'étais dit que jamais, mon critère numéro un c'était de trouver quelqu'un de transparent, loyal, qui parlait. Et je me disais, mais jamais je pourrais trouver ça. Et je te dis, le garçon que j'ai rencontré, là, il a l'air plutôt pas mal. Je lui dis, bon, bah, écoute, on va voir.
- Speaker #1
Trop cool. Et du coup, Candescence, ça t'est venu d'où ? Du coup, j'imagine que c'est un jeu de mots entre Candice et Renaissance. Je sais pas.
- Speaker #0
Alors non, figure-toi que... En fait, c'est un mot qui m'est venu sur ma traversée en voilier. Je m'étais dit, mais c'est incroyable. Et j'ai envie de... C'est le moment où, justement, je commençais à écrire aussi pas mal... Enfin... Non, c'était quoi le truc ? C'était quoi le... Parce que non, parce que pendant ma traverse en voilée, j'avais déjà écrit Candescence, donc ça devait être avant. C'est peut-être au retour du Marathon des Sables, ou je ne sais plus, ou de base, l'idée première de Candescence, c'était une chaîne YouTube. Et j'ai trouvé le mot Candescence avant du coup d'ouvrir mon canal. Et quand du coup, je me suis dit, je vais ouvrir un canal, je me suis dit, bon, je vais prendre le mot que j'avais prévu pour ma chaîne YouTube.
- Speaker #1
C'est le nom de ta chaîne du coup, Candescence ou pas ?
- Speaker #0
Du coup, alors c'est Candice Boisson, mais là, du coup, j'ai fait une série Candescence sur YouTube, où du coup, je raconte toutes mes aventures que je fais, ça s'appelle Candescence. Et de base, en fait, cande, ça vient du latin candere qui veut dire briller, être pure, etc. Et essence, c'est l'état de devenir. Donc je m'étais dit, candescence, ça veut dire quelque chose, tu vois, comme une braise un peu qui est éteinte et qui d'un seul coup reprend vie. Et je trouvais que c'était un peu ce que j'avais vécu où j'étais vraiment hyper mal et qu'après j'ai repris un peu. Tu vois, les gens me disaient, depuis ta rupture, tu es rayonnante. Tu vois, c'est un peu ça quand t'es prêt à éteindre. C'est sympa d'entendre ça. Voilà, ça fait du bien. Et en plus, Candice ressemble à Candice. Alors je me suis dit, bon écoute, c'est le mot parfait. Et du coup, ça a été le nom de mon canal. Mais de base, je l'avais prévu parce que l'idée de ma chaîne YouTube, je l'avais depuis un petit moment. Et voilà.
- Speaker #1
Et donc, alors, ce canal-là, c'était à la base, donc c'était vraiment pour raconter quoi un petit peu ? Tes émotions à l'instant T. C'est une sorte de journal intime public. C'est comment te...
- Speaker #0
De base, c'était pour aider les gens à raconter un peu mon histoire, pour leur dire qu'on peut se sortir d'une rupture. Et en fait, moi, j'ai fait plein de trucs un peu perchés. Je suis allée voir des voyantes, des naturopathes, des kinésiologues. Je suis allée faire une cérémonie chamanique. J'ai fait plein de trucs un peu très spirituels aussi. Et du coup, c'était plus pour parler de toutes ces étapes. par lesquels je suis passée et qui ont fait qu'aujourd'hui ça va bien et ça t'as fait ça dans une optique de développement personnel par rapport à cette question j'avais plein de messages mais franchement je pense une cinquantaine par jour de nanas qui étaient en détresse et qui voulaient savoir mes tips pour aller mieux et qui me disaient tu peux me partager et en fait ça prend du temps 50 messages par jour plus après du coup elles répondaient et du coup je me suis dit je vais partager mes étapes sur un canal et en fait je me suis dit je peux pas tout écrire d'un coup donc je me suis dit je vais faire jour par jour et finalement après au début il n'y avait pas de chapitre il n'y avait pas de titre et en fait finalement ça prenait la sauce moi j'avais vu c'est écrit comme un petit bouquin tu vas le sortir en livre du coup c'est un de mes objectifs que j'aimerais bien un jour pourquoi pas en faire un livre mais ça prend aussi beaucoup de temps mais c'est un de mes objectifs que j'aimerais réaliser à terme et du coup t'as des euh...
- Speaker #1
Tu as des retours sympas de ta communauté où tu as pu aider grâce à ce canal, etc.
- Speaker #0
Aussi, j'ai eu beaucoup de remerciements parce que sur les réseaux, on a tendance à montrer le positif. Et là, je me suis un peu mise à nu. Et j'ai partagé des moments où j'étais mal. Et du coup, les gens se sont dit qu'elle est comme tout le monde et elle est passée par des moments de down et elle les assume. Et aujourd'hui, ça va. Donc, je pense que ça fait peut-être du bien aussi de montrer qu'on n'est pas... Même si t'as des moments de down, ça fait partie de la vie et c'est pas pour ça que ta vie est terminée.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui t'a le plus aidé, même si on en a pas mal parlé ? Tu dirais, c'est quoi ? Dans cette reconstruction ou ce nouveau chapitre, c'est quoi ? C'est le fait de t'être découvert plus, d'avoir été plus seule, de t'être fixé des objectifs ? Comment tu t'as reconstruit ?
- Speaker #0
Je pense que j'ai aussi... gagner confiance en mon corps. Parce que pendant les moments où j'étais...
- Speaker #1
J'allais te couper, mais je te parlerai d'un truc après. Ah oui, pardon.
- Speaker #0
Vas-y, dis-moi. Avant ma séparation, mon corps me parlait. Et je préférais taire les mots que m'envoyait mon corps pour écouter la personne qui me trompait. Et je préférais écouter ce qu'il avait à me dire. Et mon corps savait que c'était faux. Mais moi, mon esprit était focalisé sur ce que l'autre me disait au lieu de m'écouter moi. Et en fait, je me suis rendu compte qu'en fait, mon corps savait tout et que je ne lui faisais pas confiance et que j'avais une intuition, une petite voix qui me parlait et que je ne l'écoutais pas. Et quand finalement, j'ai tout découvert et je me suis rendu compte que j'avais raison depuis le début et que tout ce que mon corps ressentait, je me suis mise au début, c'était des grosses crises de maux de ventre. Et en fait, ça a commencé comme ça, des crises de ventre. Mais je me suis fait opérer pour voir ce que j'avais et les médecins ne trouvaient pas. Et je ne m'écoutais pas. Puis après, du jour au lendemain, plus de maux de ventre. Mais par contre, j'ai commencé à faire des crises d'angoisse. Et là, pareil. J'avais des crises d'angoisse. Mais non, je n'avais jamais eu de crise d'angoisse. Je me réveillais en pleine nuit avec l'impression que j'allais mourir. Et en fait, pareil. Je me suis mise à ne pas m'écouter. Jusqu'à ce que je découvre les choses. Et que là, je tombe. Il n'y avait plus personne. C'était trop pour mon corps. Et là, bing, je suis tombée. Et en fait, après coup, je me suis rendue compte que... Il fallait que je m'écoute et la seule personne qui peut être hyper fidèle à soi, c'est moi. Et du coup, cette expérience, aussi négative soit-elle, m'a vraiment appris à me dire « punaise, mais en fait, mon corps, ça doit être un allié, il sait tout, il sent tout. Et pourquoi je ne l'écoutais pas ? » Donc maintenant, je suis beaucoup plus en harmonie avec lui et j'essaie de faire équipe. Et je vois que ça me rend beaucoup plus heureuse. Et dès que je ressens quelque chose, je me dis qu'il faut que je l'écoute vraiment et que j'arrête d'écouter ce qu'on peut me dire.
- Speaker #1
Et du coup cette notion au corps, c'est pour ça que je voulais te couper, je la trouve intéressante parce qu'il y a une vidéo qui m'a touché et qui a touché une personne de l'équipe aussi Maïna. Une vidéo qui disait que justement pendant le marathon des sables, tu parlais de ton corps et tu disais je le critiquais tout le temps alors que maintenant il me fait faire des trucs de fou, il faut vraiment que je sois plus bienveillant, je ne sais plus comment t'as parlé de ça. Et tu as cette notion du corps qui était intéressante dans cette vidéo. C'était grave touchante, parce que tu disais que tu critiquais beaucoup ton corps, alors que finalement il t'amène à faire des trucs exceptionnels.
- Speaker #0
Bah oui, je pense que, et puis de manière générale, je crois que j'ai jamais rencontré quelqu'un qui se trouve beau et n'a rien à redire sur son corps, sur l'aspect physique de son corps. Et moi la première, alors c'est peut-être parce que j'ai été amenée à faire des régimes très tôt à cause du judo, puis qu'après pareil avec le kolanta j'ai fait des gros écarts de poids, à ma rupture pareil j'ai fait des gros écarts de poids. J'ai toujours fait un peu le yo-yo et du coup j'avais toujours tendance à me dévaloriser physiquement et à toujours me trouver des trucs négatifs. Et en fait quand je mets mon corps en action, je me dis mais t'imagines ce qu'il te fait faire ? Et je me dis enfin du coup c'est peut-être bête de devoir faire 270 km dans le désert ou de devoir faire plein de choses pour se rendre compte qu'en fait mon corps c'est mon allié, mon coéquipier et que j'ai pas le droit en fait de le critiquer.
- Speaker #1
parce que c'est le seul véhicule que je garderais toute ma vie donc autant l'aimer et faire équipe avec lui moi je trouve que ça fait sens alors c'est sûr que 270 km pour s'en rendre compte c'est beaucoup mais tu vois ce que j'ai le plus aimé dans ma prépa du coup Ironman Half Ironman du coup c'est pas fait encore en foule c'est cette notion de gratitude envers son corps et de de de de Le fait d'être en mindfulness, de se rendre compte du coup, bah t'es tout en courbe à tuer, tu te rends compte de ce que tu peux faire, et c'est assez ouf d'être en pleine conscience de son corps quoi. On s'en rend pas compte parce qu'on est toujours là à critiquer, à dire putain j'ai mal ci, j'ai mal là, mon genou il est relou, ma cheville nanana, et alors finalement tu vois c'est trop important de...
- Speaker #0
Oui et puis tu vois aussi je trouve que ce qui est intéressant c'est de voir que justement quand tu pousses un peu ton corps dans ses retranchements... à des moments le corps va plus en pouvoir mais le mental va prendre le dessus et inversement à des moments t'en peux plus mais ton corps lui il est toujours là donc je trouve ça hyper intéressant et puis tu vois même j'ai fait des études en psychomotricité et c'était vraiment le psychomotricité c'est de faire le lien entre le corps et l'esprit c'est en gros tu fais le lien entre le corps et le psyché Et en fait, je me suis rendue compte, mais punaise, c'est des études que j'ai faites et je ne l'appliquais pas à moi. À toi, quand même. Je trouve ça fou. Et du coup, maintenant, oui, j'essaie vraiment d'écouter mon corps le plus possible et de lui faire confiance. Et faire confiance aussi un peu à tous les signes que la vie m'envoie et de repérer. Parce que même quand tu vois... En fait, des fois, tu vois, je parlais des commentaires Twitter négatifs. Mais en fait, c'est pareil dans la vie. De manière générale, l'être humain est fait pour repérer les choses négatives. Oui, bien sûr, c'est sûr. Et en fait, quand tu changes un peu de... vision et que tu regardes les trucs positifs en fait tu vois qu'il y en a de partout et donc j'aime bien dire aussi je pense que toutes ces épreuves m'ont appris la gratitude et que c'est pas la gratitude qui va changer ma vie par contre elle va changer la manière dont je la vois quoi et du coup ouais je trouve que ça vient de cultiver la gratitude.
- Speaker #1
C'est important ça ça me fait penser on en parlait dans un autre podcast où je disais qu'effectivement la gratitude on voyait ça comme un truc d'américain alors qu'en vrai c'est trop important d'avoir de la gratitude tous les matins envers des petites choses
- Speaker #0
Tu vois, moi, je m'en souviens le premier moment où je me suis dit, allez, je suis dans une période de merde, mais je vais essayer de voir tous les trucs positifs que je vois. Et je m'en souviens, une des premières choses, j'étais en voiture, dans un bouchon, il faisait chaud, ma voiture n'avait pas de clim. Enfin, sur le principe, rien n'allait. Et en fait, je tourne la tête et je vois un sans-abri. Et en fait, on se regarde, on se fait un super sourire. Et après, le feu rouge, enfin, il passait au vert et je suis repartie. Et tu vois, ça, c'était un des premiers trucs. Je me souviens de ce sourire avec ce monsieur, et je me suis dit, allez, ça c'est mon truc positif de la journée, et tu vois, même je l'écrivais. Et puis après, une autre chose, j'étais dans un magasin, puis il y a une petite dame qui sentait hyper bon, alors je lui dis, mais qu'est-ce que vous sentez bon madame ? Et là, en fait, j'ai vu dans ses regards que j'avais changé sa journée, tu vois. Je lui dis, mais qu'est-ce que c'est gentil, puis du coup elle me disait le nom de son parfum. Et en fait, c'est que des petits trucs comme ça, et en fait, au fur et à mesure, je me suis rendu compte qu'il y avait plein de positifs. Et finalement, ça me rendait plus heureuse de voir tout ça.
- Speaker #1
Mais c'est grave important. Moi, j'avais un journal, ça s'appelle le 5-minute journal, où tu écris toutes les petites choses de gratitude. Et là, j'ai un autre truc, un truc qui s'appelle le productivity planner pour le boulot. Et à chaque fois, je dois mettre, aujourd'hui, je suis grateful pour... Et tous les jours, je mets un petit truc le matin. Souvent, je mets mes filles, ma femme, mes filles, ma femme. Mais en fin de journée, pareil. C'est quoi le moment ? c'est sur le boulot du... bureau qui était le plus sympa, alors ça peut être des petits trucs cons, le saut d'âge, ce machin,
- Speaker #0
ce truc mais c'est un exercice qui est important et puis même moi ce que j'ai instauré un peu dans les repas de famille quand on est tous ensemble c'est de, je disais bah on doit tous dire un par un une chose qu'on aime chez soi, que ce soit sur ta personne ou sur ton physique et tu vois je me souviens d'un moment où c'était le tour de ma petite nièce qui a 7 ans donc à l'époque elle avait 6 ans et quand ça a été son tour de dire un truc positif sur elle, elle a été prise de timidité elle est partie de ta vie alors qu'en fait ça devrait être bien de cultiver ce qu'on aime chez soi tu vois et donc du coup maintenant on le fait à chaque fois et du coup la dernière fois elle nous a fait rire parce que c'était son tour elle trouvait pas on lui dit bah y'a plein de choses justement à dire Gaïa tu peux dire plein de choses elle fait bah oui justement je sais pas lequel choisir donc j'ai vu la différence et je trouve ça bien de cultiver ça et d'être fière de soi d'être plus jeune âge quoi ça pour le coup je l'ai jamais fait avec mes filles bah franchement tu le ferais ce soir je penserais à toi tu ferais ce que t'aimes chez toi dans ton caractère Merci beaucoup. sur ta personne et physiquement et en fait tu le fais tous les jours et tous les jours tu dois pas dire la même chose que t'as dit la veille donc tu vois au début ça commence à avoir des petits trucs puis finalement après tu te lâches et vu que tout le monde le fait y'a pas une honte à dire ce que t'aimes bien chez toi c'est sympa et
- Speaker #1
tes études de psychomotricité c'est comme ça qu'on dit justement du coup tu voulais faire quoi ?
- Speaker #0
psychomotricienne mais du coup en fait c'est 3 ans d'école et Et en fait, moi, la première année, j'ai fait la moitié. Ah non, c'était quoi déjà ? Combien d'années j'ai fait ? En fait, si la première année, je l'ai validée, mais vu que j'étais partie faire Koh Lanta, je n'avais pas le nombre d'heures qu'il fallait sur la partie pratique. Donc, du coup, ils m'ont dit, il faut que tu refasses une deuxième année. Donc, du coup, je l'ai fait. Sauf que la deuxième année, je suis repartie faire le deuxième Koh Lanta. Et du coup, après, ils me disaient... En fait, vu que j'avais le... sportif de haut niveau donc j'avais le droit à des absences sauf qu'en fait ils m'ont dit bah écoute t'as tellement d'absences sur la partie pratique même si t'as les notes, t'as la moyenne, enfin je sais plus j'avais même 13 ou 14 donc j'étais plutôt bonne mais j'avais pas le nombre d'heures de pratique donc ils m'avaient proposé de faire chaque année en 3 ans au lieu d'une sauf que du coup ça me faisait 9 ans d'études au lieu de 3 et je me suis dit bon bah c'est gentil mais c'est pas mon rêve non plus d'être psychomotricienne donc du coup je suis repartie finir ma licence de STAPS que j'avais commencé à faire avant et t'as pas de regrets ? Non, c'était des études hyper intéressantes, c'est un très très beau métier, mais du coup ça ne m'était pas destinée.
- Speaker #1
Et pour la suite alors, tu as envie de te focus sur quoi ? Tu as une idée un petit peu des prochaines années ?
- Speaker #0
Bah écoute, là je te dis, cette année je me lance sur Youtube, donc j'ai fait ma première vidéo. Ouais,
- Speaker #1
j'ai pas regardé en entier, mais j'ai vu que la production est très belle.
- Speaker #0
Ah bah merci. Voilà, tu vois, ma deuxième vidéo est en train d'être finalisée là, et j'ai vu quelques extraits, elle va être trop bien aussi.
- Speaker #1
Sur le Marathon des Sables.
- Speaker #0
Il y a vraiment l'immersion dans toutes mes pensées. Des trucs que je n'ai pas montrés sur Instagram. Je pense que ça va être une très belle vidéo.
- Speaker #1
Tu avais l'air grave positif quand tu disais tous les 5 kilomètres. 5, 10, 15...
- Speaker #0
J'ai eu un âge où je pleurais quand même.
- Speaker #1
Tu as eu des moments très forts seul pendant le Marathon des Sables.
- Speaker #0
Oui, mais des fois, tu es au fond du saut. Tu as mal de partout. Là, il va y avoir des images je... parce qu'à des moments je me filmais pour filmer justement mes émotions et du coup j'avais aussi des caméramans qui me suivaient, qui me retrouvaient sur certains points il y a des moments où je suis dans le mal et j'étais pas prête à me filmer parce que j'étais tellement mal mais ça va être sympa je pense ces images là je les ai pas encore vues mais je pense qu'elles vont être intéressantes t'as fait de l'aérox aussi,
- Speaker #1
t'as fait deux aérox en 24h c'est ça ?
- Speaker #0
oui aussi t'aimes bien mettre des petits objectifs en marée t'es pas kiffée pour le coup j'en ai un peu marre des fois de faire des trucs seules et je m'étais dit je vais embarquer un peu toute ma famille j'ai embarqué un peu toute ma famille avec moi donc j'ai fait l'Irox avec mon papa là je fais le marathon du Mont Blanc avec mon petit frère j'ai fait un trek à cheval avec ma soeur Blandine c'est sympa de partager et pareil j'avais été invitée pour les 10 km de Paris donc je m'étais dit je peux battre mon record vu qu'avant je l'avais fait mais je n'étais pas spécialement entraînée Je m'étais dit j'ai soit l'opportunité de battre mon record Ou alors d'accompagner ma petite soeur Qui a jamais fait 10 kilomètres Et du coup j'ai décidé de le vivre avec ma petite soeur Et en fait c'était trop bien Et du coup maintenant j'essaye de faire des aventures avec ma famille
- Speaker #1
C'est sympa ouais C'est sympa d'être seul aussi C'est vrai que moi pareil Le 70.3 Ironman que j'ai fait Je suis parti seul avec son progrès Avec mon petit vélo C'est pas la même saveur que de partager ça
- Speaker #0
Mais c'est bien aussi C'est bien d'être bien seul Ouais c'est sûr les deux sont là moi maintenant j'ai été seule sur plein d'aventures et là maintenant j'ai envie de je sais que je suis bien seule et que quand je suis avec quelqu'un c'est par choix et pas pour combler un vide et tu me disais Ironman 70.3 ouais ouais en fait j'aimerais bien faire un Ironman entier et du coup je me dis avant d'en faire un entier commencer par un 70.3 mais c'est la partie vélo moi j'ai jamais fait trop de vélo alors après j'ai des cuisses donc je me dis ça peut le faire je m'y suis mis moi il y a un an un an et demi c'est très sympa le vélo après ouais du coup il faut beaucoup d'heures d'entraînement parce que t'as les trois disciplines perfectionnées mais la partie natation je sais que c'est la beaucoup de personnes n'aiment pas cette partie natation je pense que c'est là où je serais le plus doué donc c'est un truc qui m'attire ouais c'est chouette ouais après le vélo t'as Home Trainer chez toi donc tu peux faire pas mal chez toi aussi et Moi, du coup, j'en ai pas. J'ai pas du tout de vélo.
- Speaker #1
Par contre, c'est un budget, putain, le triathlon. C'est le problème, ça va très vite. En parlant de ta famille, du coup, il y a un dernier petit badge. Je te laisse cliquer dessus. Tu laisses double-clic.
- Speaker #0
Merci d'être la famille pour que tu aies, qui prend sa place, qui assume pleinement qui elle est et qui ne s'excuse plus d'exister. Parce que je pense que ça m'inspire plus d'une.
- Speaker #1
Je te fais plein de bisous. Bisous ! Du coup elle disait qu'il ne s'excuse plus d'exister ? C'est-à-dire ?
- Speaker #0
Ouais c'est comme si avant, tu sais je te disais que j'avais un peu le syndrome de l'imposteur et du coup j'avais toujours l'impression que ce que je faisais c'était pas grâce à moi ou que c'était parce que j'avais ça, ça. Et peut-être que maintenant je prends plus ma place. Ouais. Ouais. Est-ce que c'est ça qu'elle veut dire ? Faudrait les demander.
- Speaker #1
Mais c'est rigolo que ça résonne vachement avec ce que tu me disais, ce côté un peu syndrome de l'imposteur ou croyance limitante, je ne sais pas comment on l'appelle. Donc maintenant, tu arrives à accepter plus les mots. Tu vois,
- Speaker #0
c'est même un truc tout bête, mais quand on te dit un compliment, quand quelqu'un te dit un compliment, souvent tu es un peu gêné de le recevoir.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Alors que maintenant, je dis, bah, merci, ça fait du bien. Ouais, c'est sûr. Et ton compliment, je le prends, et vraiment, il me fait du bien. Alors qu'avant, c'est souvent... Enfin, avant, moi, je disais, oh, c'est gentil, mais c'est pas vrai. Alors qu'en fait, non, la personne, elle prend le temps de te faire un compliment. Et ça te gêne,
- Speaker #1
du coup ?
- Speaker #0
Non, maintenant, je dis, bah, je le prends, ton compliment. Faites-lui des compliments. Vas-y, ça me nourrit.
- Speaker #1
Sur la vidéo, dans les commentaires, une tonne de compliments.
- Speaker #0
Non, mais maintenant, je me nourris du positif qu'on m'envoie, et je m'excuse plus. C'était un peu ça. J'avais l'impression que je m'excusais un peu. Comme si je n'avais pas ma place. Ou que j'étais chanceuse. Alors qu'en fait, la chance, il faut la provoquer un petit peu quand même.
- Speaker #1
C'est sûr. Petite question que j'aime bien poser. Qu'est-ce qu'on te souhaite le plus pour la suite ?
- Speaker #0
De continuer sur cette lancée. Youtube, je ne sais pas pourquoi je me lance dessus. C'est hyper compliqué. Mais c'est un truc que j'ai envie d'essayer. Donc peut-être un peu d'arricite sur YouTube. Et puis non, après de continuer de vivre d'aventure. Et puis voilà quoi.
- Speaker #1
Donc toujours aventure à fond.
- Speaker #0
Oui, et puis aussi, tu vois, je vis toutes ces aventures et tout, mais il y a quelque chose que je ne peux pas faire toute seule, c'est créer une famille, tu vois. Et ça, je sais que c'est le rêve que j'ai le plus ancré. Et ça, toute seule, je ne peux pas le faire. Après,
- Speaker #1
tu as la chance d'avoir que 29 ans. Tu as le temps quand même.
- Speaker #0
Oui, mais moi, tu vois, je me suis toujours imaginée maman beaucoup plus jeune.
- Speaker #1
Oui, mais... Donc du coup,
- Speaker #0
alors je sais que tout le monde dit 29 ans c'est jeune, oui. C'est très jeune. Mais moi, je me voyais maman beaucoup plus tôt, donc pour moi c'est déjà tard, tu vois.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et puis c'est maintenant que tu rencontres quelqu'un, je me dis, le temps de rencontrer la personne, tu vois, c'est un processus. Ouais,
- Speaker #1
mais c'est jeune. Moi, tu vois, je connais des gens qui ont 40 ans qui sont seuls, tu vois. Et même 42 qui n'ont pas encore d'enfants. Oui, oui, je sais. 29 ans, c'est quand même beaucoup plus jeune, tu vois, t'as quand même le temps. Oui,
- Speaker #0
Mais du coup, ça je sais que c'est une chose que je rêve.
- Speaker #1
Donc t'aimerais bien avoir ta famille plus tard, ouais.
- Speaker #0
Ah bah oui, ça c'est certain,
- Speaker #1
ouais. Donc YouTube, une famille plus tard, continuer les aventures ? Parce que Candice sans aventure, du coup, c'est pas possible ?
- Speaker #0
Bah c'est ce qui me... En fait, ouais, moi je suis à l'aise dans l'inconfort et je recherche l'inconfort, je pense. Ouais, c'est important. Et ça me nourrit. Tu vois, un mot qui me définirait, je pense que c'est gourmande, donc dans la nourriture et tout. Je suis quelqu'un qui aime bien les bonnes choses, mais aussi du coup dans la vie, j'aime croquer la vie à pleines dents et croquer les aventures, faire plein de choses, ça me nourrit.
- Speaker #1
Ok, génial. On te souhaite tout ça. Merci beaucoup Candy, c'était super intéressant. On a parlé un peu de tout, on a voyagé de tous les côtés. Franchement, c'était vraiment chouette. Merci beaucoup. A très bientôt. Salut, ciao.