- Speaker #0
Je n'avais plus aucune joie, plus aucune envie, plus aucun plaisir. Tout ce que j'aimais faire, je ne ressentais aucune émotion positive.
- Speaker #1
Avec plus de 2 millions de personnes qui la suivent sur YouTube, Insta et TikTok, Léa, connue d'abord sous le nom de Je ne suis pas jolie, et aujourd'hui comme Léa Koff, s'est fait connaître entre autres par ses vidéos lifestyle et ses partages de vie sans filtre. Aujourd'hui, elle parle d'organisation, de productivité. et de charge mentale et a fondé Take Care, une marque qui aide à mieux s'organiser et à réussir sans s'oublier. Bienvenue dans le Deep Dive Léa, ravi de t'accueillir.
- Speaker #0
Merci à vous d'avoir pensé à moi, à toute l'équipe. Avec plaisir. Ravi d'être là.
- Speaker #1
Du coup, on peut peut-être parler de, je crois que c'était assez récent que tu as changé de nom sur les réseaux.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc Léa Koff, tu me disais en off que du coup Koff c'était ton surnom auprès de tes potes. Ouais,
- Speaker #0
c'est ça. En fait, je crois que c'est la première interview que je fais sous ce nouveau nom. Ça a été une grande réflexion parce que moi, j'ai commencé il y a quand même des années, à l'époque où ce n'était pas un métier. Il n'y avait pas du tout tout cet engouement autour de la création de contenu, même de l'influence. Je crois que ce mot n'existait même pas. J'ai commencé en tant que Je ne suis pas jolie. C'était un pseudo que j'avais pris un peu pour blaguer parce que je trouvais que c'était une blague avec l'ambivalence du monde de la beauté où les meufs à l'époque étaient... beaucoup présenté sur YouTube. C'était très binaire, les meufs à la beauté, les mecs au gaming. Et puis, 15 ans plus tard, je crois que j'ai eu besoin un peu de prendre en maturité sur la façon dont je me présentais aussi à ma communauté et publiquement, entre guillemets. Et donc, naturellement, je me suis dit on va repartir sur les bases. C'est mon prénom et un diminutif de mon nom.
- Speaker #1
Et tu as galéré à trouver, à changer de nom, à trouver un nouveau nom. Tu as beaucoup réfléchi ou c'est assez naturel ?
- Speaker #0
Ça a été assez naturel. Ce qui a été le plus compliqué, c'est quand tu es bien établi, de faire changer sur les réseaux. Moi, j'étais Insta vérifié de l'époque. Tu ne peux pas payer et tout. C'est vraiment un gros process. Donc là, j'ai dit à mon agence comment on fait en fait quand on veut changer de nom. Donc, c'était plus le process de se dire OK, il va falloir changer partout. Il faut que les marques comprennent, il faut que la communauté comprenne. Voilà.
- Speaker #1
Le référencement, il faut que ça suive aussi, j'imagine. Même quand je tapais Léa Koff sur Google, quand je sais que c'est Insta rapidement, au lieu d'aller sur Insta ou sur TikTok. Merci. Bah tu trouves pas forcément des vies, ça va mettre un peu plus de temps.
- Speaker #0
C'est ça, faut accepter de prendre le risque, mais écoute j'ai confiance, je pense que ça va venir petit à petit.
- Speaker #1
Ok, trop cool. Tu peux parler un petit peu de toi rapidement, donc justement t'as commencé YouTube, t'avais 14 ans si je me trompe pas ?
- Speaker #0
Ouais, j'ai commencé fin 2010.
- Speaker #1
Comment ça s'est fait, raconte tes envies du coup de te lancer ?
- Speaker #0
À l'époque, moi, j'ai toujours été hyper à l'aise avec l'objet de la caméra parce que ma maman, en fait, me filmait en long, en large, en travers. C'était un peu petite fille, genre enfant roi. Narcissique, pas du tout en fait c'était vraiment elle qui adorait faire les films de famille.
- Speaker #1
C'est trop sympa.
- Speaker #0
Et en fait c'était la première vlogueuse de ma famille pour moi tu vois, parce qu'elle a 600 cassettes de nous. Mais en fait à un point où je ne capte même plus la caméra quand elle filme, en fait elle se pose et juste elle capte le souvenir. Et je pense que c'est comme ça aussi que je me suis dit ok il n'y a pas qu'un seul moyen de communiquer sur internet. Parce qu'on voyait beaucoup de blogging à l'époque moi quand je me suis lancée. Mais en réalité, moi, j'étais plus à l'aise à l'oral qu'à l'écrit. Et donc, quand j'ai vu d'autres consoeurs à l'époque faire des vidéos sur YouTube, je me suis dit, tiens, pourquoi pas moi ? J'ai commencé en parlant de sujets qui ne m'intéressaient pas vraiment. Malheureusement, à l'époque, comme je te disais, c'était très binaire. Les filles à la beauté, les mecs au gaming. Et quand les filles tentaient de faire autre chose, on se souvient de Natoo, Andy Raconte, etc. L'humour, c'était tellement intense en termes de critique. Pendant quelques années, on s'est un peu restreint au niveau de nos... nos champs de contenu et de... Voilà. Donc, je suis restée dans la beauté pendant quelques années avec ma webcam chez mes parents. Et puis, petit à petit, ça s'est professionnalisé. Et voilà, depuis, on aura l'occasion d'en reparler, mais j'ai eu d'autres casquettes d'entrepreneuriat, etc. Et ça fait donc 15 ans que ma communauté évolue aussi avec les sujets que j'ai envie d'aborder. C'est passé par la maternité, c'est passé par plein de thématiques. Et aujourd'hui, comme tu le disais, je partage aussi ma vie d'entrepreneuse et tous les sujets que ça implique derrière.
- Speaker #1
Et du coup ça fait combien de temps qu'à peu près t'as... Tu parles de sujets plus de productivité, d'organisation, comment ça s'est fait ?
- Speaker #0
En fait, en sortie Covid, j'avais envie d'aborder un peu de sujets autour de la santé mentale. Donc, j'ai lancé un podcast avec une très bonne amie à moi qui est psychologue. Et l'idée, c'était sur ce format qui, à l'époque, était encore un peu nouveau. Aujourd'hui, c'est vrai que c'est beaucoup plus démocratisé. Mais je me suis dit que c'est un bon moyen de ne pas faire du snack content où on veut le hook, le truc qui t'accroche vite, etc. Le podcast, c'est un moyen aussi de prendre le temps. Et je pense que ces sujets-là méritent du temps. Et en fait, les gens étaient tellement dans des périodes difficiles en sortie Covid, de solitude. Enfin, tu vois, chez les jeunes et tout, on l'a vu. Oui, finalement,
- Speaker #1
c'était dur.
- Speaker #0
Voilà, c'était hyper dur. Donc, je me suis dit, utilisons cette plateforme aussi pour parler de ces sujets. Et donc, j'ai commencé avec elle, le podcast qui est toujours existant et qui s'appelle Salut, ça va ? Les premières saisons, c'était très axé, voilà, psycho, santé mentale. Et puis ensuite...
- Speaker #1
C'est une classe qui date de 2020 à peu près ?
- Speaker #0
Ouais, même, ouais, 2020. Et tu vois, on a commencé santé mentale, après Mathilde a pris son envol et a créé du contenu vraiment psy et tout de son côté. Du coup, moi je ne me sentais plus d'être focus santé mentale parce que j'estime qu'il faut être quand même professionnel de santé aussi pour aborder ces sujets. Donc j'ai parlé de ce que je connaissais, et à savoir c'est quoi aussi le quotidien d'entrepreneuse. Je suis allée voir des femmes entrepreneurs, j'ai interviewé des femmes entrepreneurs, et en fait je me suis rendu compte que ces sujets étaient très étroitement liés. Parce que quand tu entreprends, ta santé mentale est souvent mise à rude épreuve, la solitude, t'as l'incertitude, t'as beaucoup de risques aussi pris et donc finalement ça s'est rejoint. Et c'est comme ça que j'ai commencé à en parler, tu vois, et qu'est née aussi Take Care avec l'envie de créer des espaces où les femmes pouvaient aussi se réunir à travers ces sujets-là.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, ta première boîte c'était Cracotte, c'était Cracotte et Pyjama, et après ça s'est transformé en Cracotte Shop.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Quelle année du coup ça ?
- Speaker #0
Cracotte et Pyjama c'est né en même temps que mon fils, donc 2018. C'était mon premier projet entrepreneurial en fait, au moment où je me suis dit ok les réseaux c'est super, j'adore ce que je fais mais j'ai envie de voir comment je peux faire autrement. Moi j'avais déjà sorti mon livre toute seule en auto-édition à l'époque où c'était la grande mode des youtubeurs qui sortaient leurs livres.
- Speaker #1
La sortie tôt, c'était Je ne suis pas jolie, c'est vous les plus belles ? Ouais, 2013.
- Speaker #0
Tu vois j'avais 20 ans.
- Speaker #1
C'est cool d'avoir sorti un bouquin à 20 ans.
- Speaker #0
Et puis en famille parce que mon père est graphiste, c'est lui qui a fait tout le graphisme. Ok. On a auto-édité. c'est mon grand père dans un premier temps qui avait avancé les financements et tu vois on en a vendu à l'époque un peu moins de 20 milles et en auto édition quand tu connais personne, une grosse boîte d'édition tu dois aller du poids même des marchés les fnac, les culturales et machin tu te dis ok c'est un sacré challenge mais ça m'a beaucoup appris sur cette époque entrepreneuriale et le fait de tout faire soi même et donc j'ai eu envie de continuer
- Speaker #1
Juste le bouquin pour en parler rapidement, ça parlait de quoi, c'est quoi un peu le sujet
- Speaker #0
On revient sur ces six premières années de création de contenu et je suis un peu la grande sœur parce que ma communauté était assez jeune à l'époque. Et donc, c'était le bouquin de grande sœur. Le bouquin que j'aurais aimé avoir à l'époque, ça a fait pas mal polémique. Il y avait un livre qui s'appelait Dico Défi où en fait, quand tu le relis maintenant, il y avait des trucs qui étaient absolument atroces qu'on disait aux gamines. En gros, genre, ne soyez pas trop vulgaire, ne mettez pas de décolleté, des trucs qui étaient quand même très, très limites. Et donc, je me suis dit, OK, est-ce qu'on peut pas en faire une version qui est un peu plus décomplexée, où on parle de sujets qui nous touchent toutes, quoi, dans l'adolescence ? Le premier rendez-vous chez le gynéco, enfin, tu vois, des trucs comme ça, où si t'as pas forcément une cellule familiale qui est suffisamment ouverte, voilà, et d'autres femmes autour de toi pour en parler, ça peut être compliqué. Donc, je me suis dit, ce bouquin-là, je veux qu'il puisse servir. Et du coup, c'est comme ça que c'est né. Ça a été une rencontre avec le public aussi différente, tu vois, que derrière l'écran. Et puis, ça m'a donné envie du coup de continuer et Cracotte et Pyjama est né avec l'envie, tu vois, d'aller vraiment dans le côté entrepreneurial, produit. Et c'est très différent que de faire du service produit. Ça, on s'en est rendu compte. Cracotte a fermé il y a quelques années, mais pourtant... C'est la dernière fois que ça se fait. Ouais, ouais, ouais. Du coup,
- Speaker #1
Cracotte, c'était une marketplace de produits bien-être, cocooning.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça, mais... Vous aviez vos propres produits, il y avait des savons,
- Speaker #1
etc.
- Speaker #0
En fait, on avait une marque à nous, donc on faisait fabriquer, voire en Allemagne, en Suède, etc. Donc, on essayait vraiment d'être très, très attentifs sur la manière de produire les produits. En fait, l'idée, c'était de relier le beau et le bon. Et le responsable. Et le responsable. Et se dire que si on voulait faire changer les choses, il fallait que ça passe par le plaisir et l'esthétique et l'utilisation. Et en fait, c'était une superbe aventure, sauf qu'il y a eu une grosse crise aussi chez nos partenaires, à savoir les marques beauté qu'on venait dénicher en Europe et qu'on revendait, parce que la partie soins, par contre, on ne créait pas nos produits, on était une marketplace. Mais on avait le stock et en fait, il y a beaucoup de marques qui ont coulé. Et donc nous, on n'a pas pu suivre aussi en termes de sourçage produit. En fait, on était très limité. Et puis le format économique s'est un peu essoufflé et je sentais qu'il n'y avait plus cette envie de... de représenter d'autres marques qui n'étaient pas les miennes, enfin beaucoup beaucoup d'investissements en termes d'énergie financière etc. Et puis j'ai fait aussi des erreurs voilà de débutante en entrepreneuriat et voilà mais ça a été très très formateur.
- Speaker #1
Et tu as lancé ça du coup à la naissance de ton fils, tu t'es dit je vais rajouter un autre challenge quoi.
- Speaker #0
Ouais voilà c'est ça, histoire de. Ah ouais !
- Speaker #1
Je ne pensais pas ! Tu étais jeune, tu avais quel âge ?
- Speaker #0
J'avais 22 ans quand même.
- Speaker #1
Jeune, ça va, mais ouais, ça reste quand même plus loin que la moyenne. Moi,
- Speaker #0
j'ai mes... Enfin, aujourd'hui, mon fils va avoir 8 ans. J'ai à peine 2-3 copines qui commencent à avoir des enfants. Ouais, ouais, j'imagine. C'est dans... Surtout aujourd'hui, à nos âges. Mais voilà, moi, ça fait 14 ans que je suis avec mon mari. Donc, en fait, on a fait un peu en décalé, tu vois. Ça fait très longtemps qu'on est ensemble. Et puis, je travaillais déjà. Moi, je n'avais pas la même vie que mes copines. Mais non mais après je suis très contente parce qu'aujourd'hui tu vois je me dis il y a 8 ans là je vois l'autonomie.
- Speaker #1
Même maman jeune justement qui va dire c'est exceptionnel c'est très sympa.
- Speaker #0
Moi je suis très contente de cette relation. Mais voilà donc Cracotte une aventure qui a été très formatrice et puis aussi j'ai envie de me concentrer sur Taker parce qu'à un moment donné il faut le dire. Si tu commences à t'éparpiller comme ça en fait à un moment donné je suis arrivé à un stade où soit il fallait que j'embauche plus et donc tu fais de la gestion. de management, etc. Et ce n'est pas mon point fort, ce n'est pas ma zone de génie. J'ai su le reconnaître. Et voilà, je me suis dit, OK, il faut savoir faire des choix.
- Speaker #1
Taker, on va en parler plus en détail après. Peut-être que tu peux juste présenter en quelques mots.
- Speaker #0
Taker, si tu veux, c'est l'envie de créer à la fois un média et en même temps un endroit où on peut se réunir à travers des événements physiques. Donc nous, on fait des retraites de femmes entrepreneurs pour... créer une safe place de femmes qui ont envie de réussir, qui ont de l'ambition, mais qui ne veulent pas sacrifier ni leur santé mentale, ni leur santé tout court, ni leur énergie, ni leur vie de famille, ni leur vie personnelle, etc. Et c'est conjuguer l'idée qu'on peut réussir sans s'oublier à travers aussi le fait de créer des systèmes qui travaillent pour nous et de pousser les femmes à utiliser les outils qu'on a aujourd'hui. Tu vois la tech est encore hyper dominée par les hommes et par... beaucoup de produits comme ça qui ne leur appartiennent pas, entre guillemets, ou en tout cas où elles se sentent moins concernées. Et moi, j'ai envie de leur dire, mais en fait, vous pouvez vous servir de ça pour vous créer des systèmes qui vous soutiennent et vous font gagner du temps.
- Speaker #1
Avant d'entrer dans le vif du sujet, le Deep Dive est un podcast bienveillant où l'on va à la rencontre d'invités au parcours inspirant. Chaque semaine, je vous emmène avec moi pour explorer la partie immergée de l'iceberg. Le concept est simple, un invité, trois niveaux de discussion. À chaque niveau, l'invité choisit un ou deux badges parmi quatre animaux polaires directement sur la table. On commence en surface avec la partie émerger de l'iceberg, des questions plus légères pour apprendre à mieux connaître l'invité. Ensuite, on passe en mode deep dive, direction la partie immerger de l'iceberg, puis dans les abysses pour des échanges de plus en plus deep. On vous laisse découvrir, c'est parti, l'exploration commence ici. Je te laisse choisir un premier batch, je te laisse cliquer dessus. On a un post Insta et comme ça on va en parler.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Tu peux dire ce que tu veux.
- Speaker #0
Allez, celui-là.
- Speaker #1
Si tu peux décrire du coup ce que c'est, on peut qu'on parle ensemble.
- Speaker #0
J'ai choisi, c'est quoi comme animal ? Un loup, un renard des neiges ? c'est un renard c'est un renard de neige ok un renard polaire le post insta c'est mon musée des échecs c'est un post qui a beaucoup plu sur un format un peu différent où on est très réel ou qui accroche et en fait là je me suis dit on va faire un carousel photo et je vais écrire je vais parler aussi des choses qui n'ont pas fonctionné et en fait ça a beaucoup plu je suis revenue sur un petit peu mais les moments de ma vie où je me suis sentie en échec et ce que ça représentait aussi pour moi finalement c'est leçon avec le cul.
- Speaker #1
Le poste il date de quand ?
- Speaker #0
Il date de septembre, fin septembre.
- Speaker #1
Et du coup si tu résumais un petit peu ce poste par rapport à tes échecs, qu'est-ce que tu dirais, qu'est-ce qu'on a appris ?
- Speaker #0
Écoute je parle de justement cette première aventure entrepreneuriale avec Cracoté Pyjama où j'avais prévu des stocks complètement démesurés. Quand on travaille un produit dans sa tête, mais qu'on ne le teste pas sur un marché ou qu'on ne vient pas sonder le destinataire, à savoir ses clients, sa communauté, on peut très vite s'emballer à passer des mois sur un truc et être très déçu des résultats. Donc ça, c'est quelque chose que, par exemple, je ne referai plus du tout. Et c'est ce que je répète à mes clientes maintenant en permanence, c'est partez du destinataire, partez à qui vous souhaitez vous adresser. Voilà, ça, c'est un truc que j'ai appris. Après, je parle d'un truc beaucoup plus personnel, de mon accouchement. parce que j'avais une idéalisation de comment je voulais vivre cet accouchement. J'avais prévu quelque chose de très naturel, pas médicalisé, etc. Et en fait, ça ne s'est pas passé comme ça parce qu'on ne peut pas tout maîtriser. Et c'est accepté aussi de lâcher prise. Moi, je suis quelqu'un qui est dans le contrôle. Je travaille beaucoup dessus. Voilà, deux ans de thérapie, donc on s'améliore. Mais il y a une période où, quand c'est son corps et ses choix, etc., et que finalement, on n'a pas toujours le choix. Il faut savoir aussi s'adapter et ça a été aussi vécu comme un échec. Voilà, et puis en fait, je reviens sur des petits moments comme ça.
- Speaker #1
C'est cool de montrer ça, ça change un peu de...
- Speaker #0
Ouais, la vulnérabilité, tu vois, de ne pas toujours montrer que c'est lisse. On a souvent tendance à montrer le résultat et rarement le process pour y arriver.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #0
Et dans les process, il y a vraiment des moments où tu rencontres des obstacles.
- Speaker #1
Ouais, c'est très cool d'en parler. Après, tu as toujours fait du contenu assez authentique. et d'ailleurs je voyais que tu me parlais de grande soeur Je voyais qu'on disait que t'étais un peu la grande sœur digitale, je sais pas comment on t'appelle un peu.
- Speaker #0
Ouais, il y a ce truc-là. En fait, depuis toujours, dans ma vie perso, j'ai toujours été la maman du groupe. J'ai toujours fait adulte très tôt. C'est-à-dire que je me souviens en 4e au collège, le nouveau proviseur qui me serre la main en disant « Bonjour, pourquoi vous n'êtes pas en salle des profs ? » « C'est vrai ! » Je lui dis « Non, je suis en 4e. »
- Speaker #1
Et quand tu expliques que t'as eu cette maturité aussi jeune...
- Speaker #0
Déjà, j'étais très grande. Tu vois, je faisais 1m75 en 6ème, j'étais vraiment immense. Et en plus de ça, moi j'avais mon grand-père qui était mon mentor, qui me disait en fait tes particularités, tes différences, mets-les encore plus en avant pour qu'on ne puisse pas taquer dessus par la suite. Donc en fait je portais des talons. J'étais immensissime, je m'habillais, je te jure quand je vois les photos... On dirait que je suis plus vieille que maintenant, c'est-à-dire que je suis une daronne, j'ai des foulards autour du cou. Je suis en mode, vraiment, je ne sais pas, je me donnais cette apparence en fait.
- Speaker #1
C'est pas jamais un peu comme ça. Ouais, vraiment,
- Speaker #0
c'est ça. Et en fait, même dans mes relations, j'ai toujours eu des copines et tout de mon âge, mais c'est vrai que tu vois, je n'ai jamais bu d'alcool, je n'ai jamais été très soirée, genre la tête à l'envers et tout, pas du tout. Du coup, je suis très vite devenue la daronne dans la vraie vie. Tout le monde savait que j'allais avoir un enfant tôt et tout, tu vois. je me disais que mon mari aujourd'hui...
- Speaker #1
Vous êtes connue comment d'ailleurs ?
- Speaker #0
Au lycée, groupe de potes, amis communs. Et en fait, depuis la seconde, on ne s'est jamais quitté. Donc c'est vrai que j'ai suivi ce truc-là. Et puis du coup, sur les réseaux, j'ai pris ce rôle, mais sans vraiment me dire que c'était un rôle. C'est juste naturellement, j'ai toujours eu cette place. Alors pas du tout en donneuse de leçons ou quoi que ce soit, mais plus dans le côté transmission et la réflexion autour de tous ces sujets. Tu vois, avec l'envie de prendre soin d'eux. En fait, c'est comme ça que j'aime dans la vie. en général. Comme ça, c'est mon langage de l'amour à moi et je crois que ça se ressent aussi à travers mes contenus au fil des années.
- Speaker #1
Tu avais des frères et soeurs ou pas ?
- Speaker #0
Une soeur qui a 9 ans de moins que moi. C'est vraiment ma petite soeur. Elle a 20 ans.
- Speaker #1
Du coup, tu avais le rôle un peu de maman, mais tu avais 10 ans d'écart avec ta petite soeur.
- Speaker #0
J'ai vu des vidéos que ma mère prenait et vraiment, je la malmène. Mais dans le sens, je suis très exigeante avec elle. C'est vraiment... Et on en rigolait parce qu'on se disait mais en fait c'est un peu... enfin on reproduit un peu... tu vois ma mère a vécu la même chose avec sa soeur et voilà donc oui on a beaucoup d'écarts ça fait vraiment grande soeur petite soeur.
- Speaker #1
Et c'est chouette d'ailleurs que c'est tes parents du tout qui t'ont donné envie ce goût là de... ils sont plutôt artistes j'imagine vu que ta mère elle filme beaucoup et ton père il est graphiste.
- Speaker #0
Ouais ils sont entrepreneurs déjà tous les deux. Tu vois depuis mon grand-père en fait moi j'ai eu toujours des parents à leur compte donc il n'y a jamais eu ce truc d'être à son compte qui était vu comme un danger. Tu vois, mon mari, ses deux parents sont fonctionnaires. Et je vois que dans la construction, même lui, il me le dit, c'est pas du tout appréhendé de la même façon. Pour lui, c'est vraiment le goût du risque, l'incertitude. Alors que moi, je vois ça comme... Alors, pas idéalisé, je sais très bien ce que ça représente aujourd'hui, mais c'est quand même synonyme de liberté, de flexibilité, etc. Et puis j'ai eu toujours des parents qui étaient très très soutenants. Tu vois ma mère elle travaillait toujours avec moi dans la boîte.
- Speaker #1
Mais j'ai vu d'ailleurs elle checkait tes vidéos, tes commentaires, c'est trop mignon. Ah ouais ouais ouais. C'est sympa. Mais d'ailleurs c'est obligé quand t'as un enfant à 14 ans qui se lance, surtout que tu commençais à avoir un petit salaire, mais déjà tu gagnais ta vie assez rapidement, 15-16 ans t'étais en freelance je crois.
- Speaker #0
Ouais tu vois j'ai commencé 15-16 ans, après il a fallu faire une émancipation pour pouvoir être auto-entrepreneur. elle a toujours été... hyper carré administratif et tout. Mais genre vraiment, mes collègues à l'époque me disaient « Ah bon, mais comment ça qu'on ne peut pas se faire payer sur Paypal et tout ? » Et moi, elle était là « Non, non, non, le moindre euro qui rentre c'est facture, c'est hyper carré. » Et je la remercie aujourd'hui parce que tous les trucs que j'ai pu avoir, en fait, même les contrôles, les comptables et tout ce que tu veux, c'est carré. Et ça, c'est le premier conseil que je donne à tous les gens qui veulent se lancer, c'est entourez-vous bien un comptable, un avocat, ça peut vraiment changer la vie sur le long terme. Moi, j'avais ma mère qui est toujours là, qui est responsable administratif et financière dans la boîte.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et en fait, le rôle, il est indispensable, en fait, parce que tu peux avoir la vision et tout. Moi, elle me dit, de toute façon, je sais que toi, tu es une artiste et un peintre ne vend pas ses peintures, ne sait pas vendre ses peintures. C'est un peu caricatural, mais c'est vrai que savoir s'entourer aussi de ce pourquoi toi, tu n'es pas doué, c'est intéressant. Et puis, oui, je pense que quand tu as une jeune fille qui se lance sur les réseaux, tu es toujours un peu stressée. Elle t'a eu jeune,
- Speaker #1
ta mère ?
- Speaker #0
Elle m'a eu à 27 ans. Donc tu vois... À l'époque, c'était classique. Mais c'est vrai qu'elle me disait que ce n'était pas la même époque quand je me suis lancée. Aujourd'hui, j'aurais mon enfant qui se lance... Je ne sais même pas si je laisserais se lancer sur les réseaux. On n'avait pas du tout les mêmes communautés.
- Speaker #1
Et du coup, bosser avec sa mère, ça peut être dur ou c'est chouette ? C'est quoi ton senti par rapport à ça ?
- Speaker #0
Écoute, aujourd'hui, les deux personnes qui sont en interne, c'est mon amie d'enfance, Mathilde, qui est mon amie depuis nos 20 ans. nos trois ans donc ça fait plus de 25 ans qu'on est amis. Nos parents sont meilleurs potes et tout, enfin vraiment voilà. Et ma mère donc après j'ai une équipe tout autour, en freelance, mais vraiment en interne j'ai vraiment Mathilde et ma maman et c'est vrai que c'est une question qu'on me pose souvent mais en réalité aujourd'hui c'est vraiment un atout parce qu'on a pleinement confiance. Et dans le milieu dans lequel je travaille, avec parfois des intentions qui sont pas toujours bonnes, avec beaucoup d'intérêts etc. En fait c'est indispensable d'avoir une pleine confiance Je suis d'accord. aussi proche de moi. J'ai beaucoup travaillé sur cette méfiance, etc. Parce qu'avec les années, ben c'est sûr, quand tu te fais trahir, quand tu vis des expériences difficiles, tu as plutôt tendance à te renfermer. Mais c'est mon socle, quoi. Tu vois, c'est mon noyau. Et franchement, c'est aujourd'hui, c'est un bonheur de les avoir toutes les deux. Ça veut pas dire que c'est tout le temps. ...en facile, mais je pense que c'est pas difficile parce qu'elles sont, mon amie d'enfance, ma mère, je pense que c'est difficile parce que c'est aussi un milieu qui est particulier, enfin, il faut accepter, tu vois, par exemple, pour sa mère, de voir qu'il y a des personnes qui, par exemple, peuvent être haineuses, peuvent être mal intentionnées à mon égard, en tant que... de parents, moi maintenant...
- Speaker #1
Ça doit être dur pour ta mère de lire tous les commentaires. Bon après, je le dis de ma vie. T'es une communauté assez bienveillante quand même, non ? Si,
- Speaker #0
j'ai des gros tarés. Je suis en procès depuis 3 ans, donc voilà. Après, juridiquement, je peux pas trop en parler. Mais bien sûr, je sais si j'ai vraiment des personnes qui sont très très mal intentionnées, mais j'ai une communauté exceptionnelle. C'est pas des gens de ma communauté, en fait, pour moi. C'est des gens qui sont fans, parce qu'ils connaissent toute ta vie, mais qui sont vraiment centrés sur tout ce qu'ils ont envie de détester de toi, mais qui sont fans de toi. qui te regardent, ils savent plus de toi. Donc c'est un peu l'ambivalence. Mais non, mais voilà, donc je lui dis de ne pas regarder, tu vois.
- Speaker #1
De toute façon, qu'elle bosse ou pas avec toi, elle peut quand même regarder.
- Speaker #0
Exactement, c'est pas le travail qui est plus difficile.
- Speaker #1
Et ta petite sœur, elle va vous rejoindre ou pas ?
- Speaker #0
Non, écoute, ma petite sœur, elle est en études de droit. Peut-être dans quelques années, elle sera avocate de la boîte.
- Speaker #1
Elle s'occupe pas de la partie... Non, mais écoute,
- Speaker #0
elle est pas du tout là-dedans. Et je pense que ça l'a traumatisée, ça l'a vaccinée. même elle n'est pas très exposée sur les réseaux et tout Parce que je crois qu'elle a compris aussi les côtés négatifs et qu'elle avait envie de faire son bout de chemin seule. Et je comprends, parce que quand tu grandis avec une grande soeur qui a normalement plus que toi, qui a cette visibilité, etc., parfois je sais que ça a été difficile pour elle. En plus, c'est très différent.
- Speaker #1
À quel niveau surtout, en termes de...
- Speaker #0
Tu sais, quand tu as tes parents qui bossent avec toi, etc., tu tournes beaucoup autour de toi. Tu te sens un peu à l'intérieur. Ouais, je pense qu'il y a eu des périodes, moi je ne réalisais pas du tout parce que j'étais jeune. Oui,
- Speaker #1
en plus. T'avais tellement de trucs à faire, j'imagine que t'étais dans...
- Speaker #0
Voilà, mais je pense pas du tout qu'il y ait eu de différence en termes d'amour, d'attention, etc. Mais c'est juste qu'en tant qu'enfant, quand t'as en plus 9 ans d'écart, si tu veux, là, 20-29, bon, ça va, l'écart, il se creuse de moins en moins. Mais quand t'es vraiment beaucoup plus jeune, tu peux le ressentir dans ta construction personnelle, etc. Voilà, après, je sais qu'aujourd'hui, on est dans nos deux univers et on est trop content de se raconter des trucs, justement, qui n'ont rien à voir les uns avec les autres.
- Speaker #1
D'être dans deux univers tellement différents. Je te laisse choisir un deuxième badge ?
- Speaker #0
J'adore,
- Speaker #1
je vais choisir les pingouins manchots.
- Speaker #0
Ta différence, ta puissance, ça c'est un poste de taker. On ne le répétera jamais assez. C'est toujours valable, pourtant c'est un poste de janvier 2022. Ça date. Je pense que sur les réseaux, c'est très tentant de se lisser beaucoup. J'ai vraiment eu des périodes où je me suis rendu compte que je faisais vachement pour les autres. plus que ce qui me faisait plaisir à moi. Et c'est pour ça aussi que c'est intéressant d'être entouré pour avoir des avis extérieurs et parfois contradictoires avec les tiens. Moi, je sonde beaucoup mes équipes sur tout ça, sur ce qu'elles aiment, ce qu'elles regardent. Pas tellement pour suivre la tendance, mais aussi pour se dire qu'il ne faut pas se reposer sur ce que tu sais faire ou ce qui te paraît évident. Parce qu'en fait, ça passe très... Enfin, les années, si tu veux, passent... passe vite mais à la fois c'est difficile de tenir sur la durée. Ça fait 15 ans que je suis là et c'est important de se remettre en question sur ce qu'on fait.
- Speaker #1
Et tu arrives à avoir du feedback réel autour de toi.
- Speaker #0
Ouais après il faut choisir à qui tu poses la question, c'est toujours pareil. Mais j'ai des potes qui m'envoient, quand je leur demande ça j'ai pas trop accroché, je leur demande quand est-ce que tu décroches dans la vidéo, tu vois et ça je regarde beaucoup.
- Speaker #1
Tu lis les commentaires, tu regardes beaucoup ce que veulent les gens, ce qu'ils disent, leur retour ?
- Speaker #0
Je regarde tous mes commentaires. J'ai eu une période où l'année dernière au niveau santé mentale c'était très compliqué. J'ai vécu une période de dépression, etc. J'en ai parlé sur les réseaux et c'est vrai que là par contre tu vois rien ne me touchait. Donc j'ai dû m'entourer pour avoir des gens qui filtraient pour moi. Mais globalement non, j'essaie vraiment d'être très très à l'écoute. Après c'est impossible de tout lire, tout répondre. Mais sur YouTube, notamment, qui est un format que j'adore. je prends le temps parce qu'en fait c'est toujours ce que je te disais par rapport au destinataire, c'est que si à un moment donné tu restes enfermé dans ta bulle, ton petit cercle professionnel, les gens que tu côtoies toujours, il n'y a pas ce moment où tu comprends aussi à qui tu t'adresses, la réalité des gens tu vois, et moi j'ai envie de pouvoir être toujours à un point de reconnaissance pour eux, dans le sens ah tiens ok, elle parle de ça, je me reconnais en elle dans sa vulnérabilité, dans les moments où ça va moins bien. Enfin voilà, j'ai pas envie de montrer une image lisse, parfaite qui n'est pas du tout vraie, tu vois. Donc parfois c'est difficile de se dire ok je vais parler de la dépression, je vais parler des trucs qui ne sont pas glam, des trucs qui... Mais ça fait partie je pense de la tâche que j'ai avec ma communauté depuis des années.
- Speaker #1
Ça fait 15 ans ouais, c'est fou. Et la plupart donc te suivent depuis toutes ces années, il y a un renouvellement de communauté, est-ce que tu...
- Speaker #0
Ça a pas mal fluctué quand je suis devenue maman quand même. Je suis devenue maman tôt et je pense que que ma communauté à l'époque n'était pas du tout prête pour ce sujet-là. Donc à ce moment-là, il y a eu un turnover qui était hyper intéressant et d'autres qui sont du coup revenus par la suite, tu vois. Qui m'ont dit, voilà, j'avais lâché à ce moment-là, maintenant je reviens parce que ces sujets m'intéressent. Et d'autres qui sont restés même si elles n'étaient pas mamans parce que ça les intéressait d'avoir, tu vois, ma vision des choses sur ce sujet. Et c'est ce que je trouve intéressant aussi quand tu fais de la création de contenu, c'est que tu... t'intéresses à la façon dont cette personne voit les choses plutôt que les sujets profondément qu'elle aborde. Et c'est pour ça qu'on regroupe ça sous le côté catégorie lifestyle. C'est parce que moi, si demain, j'ai envie de parler pendant deux heures, j'en sais rien, de bricolage, je peux le faire. Je peux le faire parce que ma communauté sait que ce sera toujours à travers mes yeux, mon filtre. C'est l'intérêt de ne pas se conformer aux attentes et de rester pleinement soit quoi.
- Speaker #1
Et t'as voulu, ça t'est passé par la tête de créer, je sais pas, une autre chaîne ou quelque chose plus axé par exemple parentalité, tu vois ? Je prends l'exemple, on a reçu Nadia Richa qui a créé un Insta Maman Nad et du coup qui parlait que de contenu de parentalité. Toi, quand t'es devenue maman, t'as...
- Speaker #0
J'ai fait un podcast. J'étais une des premières à faire un podcast à l'époque. C'était un podcast qui était produit par TF1 qui s'appelait Le Nid, qui était vraiment axé très parentalité, etc. Mais où je faisais intervenir aussi des experts. En fait, à chaque épilogue, t'avais un parent et un expert sur un sujet.
- Speaker #1
C'est cool.
- Speaker #0
et c'était hyper hyper intéressant mais la particularité je trouve des contenus c'est pour ça que tu vois le format vlog par exemple est très précieux pour moi je publie un blog par semaine depuis des années parce que je peux aborder tous les sujets à travers tu vois sur une semaine elle n'est pas obligé de te nicher te dire je vais créer un réseau exprès pour parler ça et et voilà donc j'ai toujours suivi ça mais après je sais que je n'exclus rien parce que on sait pas de quoi ouais c'est sûr
- Speaker #1
Ok, on va rentrer en mode deep dive. Il y a une petite flèche. Je te laisse cliquer dessus. Bienvenue en mode deep dive, Léa.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Je vais te laisser choisir un nouveau badge. Donc là, on passe sous l'iceberg et je te laisse choisir le badge que tu veux.
- Speaker #0
Ok, tu ne me demandes pas de nommer les animaux là. Non, alors c'est bon.
- Speaker #1
Je ne te nommais pas avant. J'ai fait du zz. Donc là, tu cliques sur le...
- Speaker #0
Salut, j'avais une petite question. Quel conseil donnerais-tu aux jeunes maintenant ? pour avoir confiance en eux avec toute la technologie et tout ce qui nous entoure maintenant. Oh, vaste sujet la confiance en soi.
- Speaker #1
Surtout avec la tech.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Surtout avec le fait de ne pas se faire manger par l'intelligence artificielle, croire en ses capacités, tout ça. Déjà rien que sur la confiance, moi j'ai souvent tendance à dire que la confiance c'est un peu comme une relation. Une relation de couple, une relation amicale. Qu'est-ce qui fait que tu as confiance en la personne avec qui tu relationnes ? C'est que souvent ses paroles sont en accord avec les actes qu'elle fait. et Et quand elle te dit quelque chose et qu'elle le fait, tu gardes confiance en cette relation, ça construit le lien. Et en fait, avec soi-même, souvent, c'est la même chose. Ce que je dis souvent, c'est de ne pas se fixer des objectifs inatteignables à très long terme. C'est bien de rêver d'avoir de la vision, etc. Mais déjà, juste des petites choses qui sont importantes pour toi, qui résonnent avec tes valeurs et que tu peux mettre en place au quotidien. et au fur et à mesure, plus tu vas réussir à accomplir des petites choses que tu t'es fixé à sortir. parfois de ce que tu connais à aller vers des choses qui te font du bien. Je suis pas dans ce truc à fond genre sortie de zone de confort en permanence et tout. Je pense que parfois c'est sympa le confort, c'est aussi agréable. Je crois que le confort parfois c'est aussi agréable. Mais en tout cas, accepter que la confiance elle se construit aussi avec soi-même. Et concernant la technologie, Je pense que c'est comme tout et c'est ce que j'ai tendance à dire quand je discute avec ma grand-mère et tout, qui voit l'arrivée de l'IA. Pour eux, c'est quand même une folie. Moi, ma grand-mère, elle a 89 ans, mais je te jure, elle est hyper vive sur tous ces sujets. Mais quand même, elle te dit, nous, on est arrivé, on n'avait pas de téléphone portable. Le gap, il est énorme. Donc, il y a quand même parfois de la peur et de l'inquiétude à juste titre. Mais je pense au même titre que quand Internet est arrivé et qu'on s'est dit, oh là là, plus personne ne va lire. tu vois, je crois qu'il faut se dire qu'on peut s'en servir de la bonne façon. Je pense que c'est important de ne pas être réfractaire à 100% parce que sinon on est vite largué, je trouve. On peut aussi apprendre à connaître ce qui se passe, comment s'en servir. Et tu vois, même pour mes équipes, moi au début j'étais là, ok, comment on va l'intégrer dans notre façon de bosser ? Et au final, on s'est approprié l'outil en se disant que ça n'allait jamais nous remplacer, mais qu'en tout cas, toutes les tâches pour lesquelles on n'avait pas de valeur ajoutée, on pouvait automatiser, on pouvait se servir de certaines choses.
- Speaker #1
Je suis d'accord, tu gagnes du temps. J'ai vu que tu l'utilisais, j'avais vu ton podcast, je crois, tu avais mis un réel, c'est sûr que ça te fait gagner du temps.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Après,
- Speaker #1
ça reste un outil, il faut le retravailler, etc.
- Speaker #0
Voilà, oui, typiquement, quand tu reçois quelqu'un que tu veux interviewer et que tu as besoin de connaître sa vie en long, en large, en travers, c'est intéressant d'avoir des outils qui te permettent de gagner du temps là-dessus. Pour autant, jamais à partir de ça, je vais dire vas-y, écris des questions. Non, non, en fait, là, par contre, ça a une valeur ajoutée que moi, je viens de mettre ma patte. Voilà, et c'est ce que j'ai envie de dire. Après, je n'ai vraiment pas la science infuse sur le sujet. Je pense qu'on avance aussi avec ce qu'on connaît aujourd'hui. Peut-être dans cinq ans, on aura tous un autre discours, tu vois.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr. J'ai vu d'ailleurs que Sam Altman, le CEO de OpenAI, ils vont réguler un petit peu toutes les questions, tout ce qui est juridique, médical, etc. pour ne pas empiéter sur les vrais boulots. J'espère que ce sera plus régulé, c'est vrai qu'il faut mettre des limites à tout ça, mais moi j'utilise beaucoup.
- Speaker #0
Oui, après je pense que tu vois, même dans le monde médical, mon mari il est en études de médecine.
- Speaker #1
Il est médecin ton mari ? Il n'est pas encore médecin,
- Speaker #0
il est en quatrième année. Mais c'est vrai que dans ses livres, il y a marqué pour tel sujet, par exemple tout ce qui est imagerie, l'IA. En fait on vous conseille d'utiliser l'IA. Parce que ça a plus de précision et d'efficacité, donc ça commence à être intégré. Et je pense qu'il faut s'en servir de cette manière. après Oui, qui n'a pas déjà posé une question, mais je pense qu'il faut prendre un peu de recul. Ce qui est plus dangereux, c'est quand tu te dis, je vais me passer d'une thérapie parce que de toute façon, je parle de CHGVT. C'est sûr. Non, ça, je ne conseille pas parce que ça n'a rien à voir avec un humain qui a fait quand même des études et tout. Mais voilà, il faut... Mais en complément de parité,
- Speaker #1
je trouve que c'est bien. Exactement. C'est complémentaire à ton thérapeute. Je trouve qu'en santé mentale, c'est très fort quand même.
- Speaker #0
Oui, ah bah oui.
- Speaker #1
Pas avant, parce qu'il y a eu beaucoup de choses négatives et tout, mais ça commence à avoir des... Ouais, ça commence à être pas mal en santé mentale, ça peut quand même pas mal t'aider.
- Speaker #0
Ouais, si t'arrives à lui faire dire, à accepter qu'il soit contradictoire avec toi, parce qu'au début, il va souvent dans ton sens. Donc pour ça, il faut connaître justement l'outil et être suffisamment précis pour lui dire écoute, je veux pas tout le temps que tu me brosses dans le sens du poil, parce que sinon, c'est vrai que moi, il a plein d'intentions à toujours me dire ce que j'ai envie d'entendre.
- Speaker #1
C'est espiant. Je te laisse choisir un deuxième badge ?
- Speaker #0
Yes.
- Speaker #1
Deuxième question.
- Speaker #0
Ok. Bonjour, je voulais savoir comment tu t'organises en tant que maman et qu'est-ce que tu fais pour pouvoir faire un travail ? L'organisation, ça c'est mon sujet. Parce que j'ai bien galéré pendant des années, j'ai vraiment eu une période où c'était le chaos total, justement avec les différentes casquettes de ma vie, femmes, filles, sœurs, amis.
- Speaker #1
À quelle époque surtout du coup ? Quand tu étais ado ou quand tu es devenue maman ?
- Speaker #0
Quand je suis devenue maman, il y a quelques années, quand j'avais trois business en même temps, les réseaux Cracode, Take Care, j'avais en été sept en interne. J'avais donc une équipe, j'avais mon fils qui était encore assez jeune. Et en fait, moi, j'étais convaincue que la productivité, c'était essentiel pour me donner de la valeur. C'est-à-dire, plus je fais, plus je vaux. Dès que je ralentis, je m'efface un peu. Il fallait que je coche des cases et j'avais des to-do listes à rallonge. J'avais l'impression que j'avais plus de tâches à la fin de ma journée qu'au début. C'était un peu l'enfer. Et j'ai eu un déclic dans ma vie personnelle, une période un peu compliquée. Et je me suis dit, mais en fait, plus jamais ça. Je rate des moments avec mes amis, je rate des moments avec mon fils. Je ne le vois pas grandir. Ça ne peut plus durer. Je ne fais pas ça pour ça. Et donc, j'ai complètement revu mon système d'organisation. Aujourd'hui, je délègue déjà 80% de mes tâches. J'ai complètement évolué sur ce truc, cette croyance. de toute façon il y a que moi qui... il n'y a pas mieux que moi pour faire les choses, c'est complètement faux. La plupart du temps, c'est juste qu'on a des craintes, qu'on a la peur de lâcher prise, on a la peur de confier aussi à l'autre, de transmettre, etc. Et que ça nous échappe. En réalité, quand on fait ce travail-là, on se rend compte que c'est très plaisant de faire des tâches qui nous font plaisir, ce pour quoi on est doué, et pas seulement être dans la gestion de problèmes en permanence. Moi, j'avais l'impression d'être ça, un pompier qui éteint les incendies.
- Speaker #1
Surtout toi, si tu me disais que tu étais un peu contrôle-fric, de ce que tu as compris, Pour déléguer et tout, c'est jamais évident.
- Speaker #0
Et tu vois, je le vois avec mes clients au quotidien et tout, c'est un vrai, vrai travail, c'est un vrai process de commencer, de faire confiance une première fois, de voir que ça peut bien se passer. C'est vraiment un apprentissage. Et puis aujourd'hui, j'ai mis en place des systèmes et des automatisations avec beaucoup, beaucoup de tâches chronophages en moins. Il y a plein de choses que je ne fais plus. J'ai vraiment un système qui travaille pour moi. J'ai eu cette période où je testais 40 000 outils, j'avais tous les planeurs, tous les journaux possibles, les méthodes que tu vois sur Insta qui sont soi-disant révolutionnaires. Et en réalité, j'ai mis en place un système qui convient à mes exigences, à mes contraintes, à mon emploi du temps. Je tourne avec un process sur trois outils et ça me change la vie. Aujourd'hui, je fais beaucoup moins de choses, mais je le fais mieux. Et j'ai appris que mon objectif numéro un, c'était la sérénité et pas ma capacité à produire. Donc voilà comment je m'organise. Et puis après, je tiens à préciser quand même, parce que pour toutes les femmes qui me regardent, on sait aussi aujourd'hui, en tout cas dans les couples hétéros, que la répartition des tâches, notamment quand on a un enfant ou plusieurs, n'est pas encore égale. Donc moi, j'aime pas dire que j'ai de la chance, parce que ça devrait être la norme, mais il faut reconnaître que c'est quand même un privilège aujourd'hui. C'est que j'ai un mari qui fait sa part. Et du coup, c'est clair que pour gérer sa vie, c'est quand même... beaucoup plus simple. Et ce n'est pas le cas pour tout le monde. Je le vois au quotidien chez mes clientes. Donc, c'est important de le souligner aussi parce que je n'aime pas cette idée de dire aux femmes « Ouais, il faut que vous soyez encore plus organisées, il faut que vous fassiez des meilleures to-do list, il faut que machin, etc. C'est ça qui va régler votre problème de charge mentale ? » Non. En fait, la charge mentale, elle se règle quand elle est partagée. Et ça, pour ça, on pourra en parler des heures. Mais voilà, c'est plus large.
- Speaker #1
Et la charge mentale, pour toi, c'est quelque chose de plus féminin que masculin ou pas ?
- Speaker #0
Ah oui, mais c'est factuel pour moi quand tu regardes toutes les études.
- Speaker #1
Regardez la définition exacte, effectivement on l'attribue plus aux femmes sur... mais on dit que c'est pour les hommes aussi.
- Speaker #0
Oui oui bien sûr, en fait simplement,
- Speaker #1
factuellement... Si on explique déjà simplement pour ceux qui savent pas ce que c'est que la charge mentale, comment tu dirais toi, enfin comment t'expliquerais du coup ?
- Speaker #0
Simple, un matin tu te lèves, ton mec se lève, c'est lui qui amène son... l'enfant à la crèche tu vois, sauf que lui il a pris son enfant, il l'a amené à la crèche. Et toi, tu t'es dit, il faut que je vérifie qu'il y a toujours un rechange dans son sac. Il faut que je check qu'il y a le rendez-vous pédiatre pour les vaccins le mois prochain. Il faut que je mette un petit mot pour transmettre qu'il ne peut plus manger de chocolat parce qu'il est allergique. En fait, c'est toutes ces micro-tâches qui s'ajoutent, de trucs à anticiper, en plus de juste le quotidien de, moi je sors les poubelles ou je remplis la vaisselle. En fait, c'est tout ce qui incombe à la charge mentale. C'est vraiment, c'est-à-dire ces micro-tâches et ces micro... rappel quotidien de tout ce qui entoure le foyer, la gestion. Tu vois, on est invité à dîner. OK, nous, on est juste invité à dîner. Mais est-ce que tu as pensé à amener quelque chose ? Est-ce qu'il faut confirmer l'invitation ? Est-ce que tu l'as marqué dans l'agenda ? En fait, c'est tout ça.
- Speaker #1
Mais ce qui est épuisant d'ailleurs, parce que tu vois, ils disent que pour avoir l'esprit clair, tranquille dans l'entreprenariat, et pas que d'ailleurs, il faut écrire sur des to-do. Sauf que ces trucs-là, on n'écrit pas forcément tout ça dans des to-do list. Donc c'est vrai que pour moi, Le chargement mental, c'est tout ce que, comme tu disais, c'est tout ce que tu dois faire qui te pollue un peu l'esprit et qui te fatigue.
- Speaker #0
C'est la partie, tu vois, immerge les icebergs, on est en plein dedans. Et tu vois, c'est marrant que tu dises, le fait de l'écrire sur les tout doux et tous ces trucs qu'on n'écrit pas. Moi, c'est le travail que je fais avec mes clientes. La première semaine, je leur fais faire un audit complet de toutes leurs tâches, mais vraiment des trucs, mais minimes. Et en fait, elles se rendent compte de tout. tout ce qu'elle porte au quotidien, de ses micro-tasques, tu vois, et tu te rends compte en fait de... Ça pollue l'esprit. À quel point ça pollue. Et moi, je leur dis au contraire, ayez un système qui vous permet de les écrire de manière très rapide, tu vois, aujourd'hui justement avec les outils qu'on a, etc. Et ne faites pas ça entre deux. Ne faites pas ça entre deux rendez-vous en train de pousser votre caddie pour faire les courses, vous passez vos appels, etc. Essayez de vous créer des systèmes qui vous permettent en 15 minutes, moi j'appelle ça un brainwash, c'est vraiment un lavage de cerveau. Et vraiment en 15 minutes tu te dis ok je fais toutes ces mini tâches qui prennent généralement moins de 5 minutes. C'est pas des trucs qui nécessitent de la grosse concentration mais tu dois envoyer un rive, tu dois confirmer la sortie scolaire, tu dois prendre l'ordonnance, machin, tous ces trucs là. En fait tu te mets 15 minutes, t'es dans l'action et tu réalises que finalement ce créneau là, il te prend peut-être 15 minutes de ton temps dans ta journée. Mais il t'a évité de devoir être tout le temps. partout et d'être en multitasking parce que c'est épuisant le multitasking.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. On croit que c'est positif, mais il n'y a rien de pire. Surtout, notre génération est la plus jeune et on a l'habitude d'avoir des vidéos de 10 secondes, 15 secondes. On réduit les séries, les films. On écoute en fois deux. On n'arrive plus à se concentrer. Il y a un truc intéressant que j'avais lu, c'est qu'il disait que si une tâche mettait plus de 5 minutes à faire, il fallait la réaliser tout de suite et pas la mettre dans une tout doux. Et qui conseillait de mettre dans une to-do list au-dessus de 5 minutes de réalisation de la tâche.
- Speaker #0
Ah ouais, tu vois, moi je fonctionne différemment. J'ai développé une méthode que je m'applique à moi et que maintenant je partage, qui s'appelle TAP. Donc tâche, action, projet, priorité. Et en fait, toutes les actions, c'est donc les trucs que je te disais, moins de 5 minutes, etc. Ça, je l'écris vite fait. Et en fait, je les réserve dans le créneau, je te dis, brénois de 15 minutes. Les tâches, c'est ce qui me prend entre 5 et 30 minutes et c'est ce qui me nécessite un peu de concentration. Mais tu vois, typiquement, le gros souci que je vois, c'est que souvent, les gens passent d'une casquette à l'autre. Donc, c'est-à-dire, tu as tes tâches dans la journée, tu commences par faire de la compta, ensuite, tu dois rédiger, ensuite, tu dois tourner une vidéo, etc. Et en fait, tu passes de créatif à logique, à stratégique, etc. Et en fait, parfois, c'est épuisant pour le cerveau. Donc, je leur dis, mais concentrez-vous par bloc de temps. Tu as un blog de rédaction, ok, tu mets tes mails, ta newsletter, ton truc, ok, tu es dans la même énergie. tu sais que c'est bloqué pour toutes les tâches qui sont prioritaires. Ensuite, je leur dis, virez de votre to-do les projets. Les projets n'ont rien à faire dans ta to-do. Quand tu as dans ta to-do, refaire mon site web, il n'y a aucun moment où ton cerveau sait par où commencer, quand est-ce que tu dois le faire, pour quand, quelle est la deadline, quelles sont les ressources à mobiliser, etc. Donc, ces objectifs-là, ces projets qui ne peuvent jamais tenir en 30 minutes, ils doivent être virés de votre to-do, stockés dans une base de données de projet et découpés en tâches et en actions. Parce que refaire ton site web, t'as 35 tâches, 15 actions qui en découlent. Et c'est beaucoup plus simple de te dire, cette semaine, je m'occupe de trois tâches concernant ce projet-là, plutôt que de te mettre, refondre de mon site web dans TatouDou, que tu déplaceras de jour en jour. Et c'est comme ça que tu te retrouves le vendredi soir avec toujours ce truc sur TatouDou que t'as pas engagé, parce que personne n'a le temps de se dire, je dédie une journée, une semaine entière à un seul projet. Donc, découper, découper, découper. Et c'est comme ça, on en revient à la confiance dont on parlait tout à l'heure. tu as beaucoup plus confiance en toi quand tu es en capacité de faire peut-être trois tâches dans ta journée et tes petites actions et te dire ok je suis allée au bout et je n'ai pas sous-estimé le temps que ça me prend. Parce que des fois moi je vois des to-do, je dis mais c'est des wishlists en fait. Ce n'est pas des to-do list, c'est des wishlists, c'est votre liste de vœux. Genre j'aimerais pouvoir faire tout ça, mais tu ne peux pas le faire.
- Speaker #1
C'est Tim Ferriss qui disait qu'il fallait se concentrer sur deux ou trois tâches max dans une journée parce qu'après pour éviter le multitasking, etc. Et du coup, c'est ce que tu recommandais ?
- Speaker #0
Moi, je... Je suis en tout cas pas aussi définitive de se dire, bon, trois tâches et tout, il y a des journées où je suis obligée de faire plus de trois tâches, et je pense que pour beaucoup d'entre nous, c'est le cas aussi. Mais en tout cas, être réaliste sur le temps que prennent tes tâches. Le fait que faire des choses et bien les faire, ça prend du temps et c'est normal. Et s'accorder du temps suffisamment pour pouvoir réaliser une tâche de la Z, être fière de nous, etc., c'est beaucoup plus gratifiant que faire tout à peu près. En fait, on se retrouve à culpabiliser parce qu'on a l'impression d'être moins bien, parce qu'on se compare beaucoup justement sur les réseaux et tout ce qu'on voit. Avec ces vidéos d'entrepreneurs où t'as l'impression qu'ils se lèvent à 5h du matin, ils bouffent de la viande crue, ils font des douches froides. Et en fait, c'est le secret pour réussir et être ambitieux. Et en fait, moi, j'ai envie juste de dire qu'on peut avoir d'autres définitions de ce que c'est la réussite. Et que ça passe par, avant tout, se connaître et savoir comment tu bosses. Si le matin, toi, t'es une machine de guerre, et que tu fais 15 tâches et que ça se passe très bien pour toi, ben y'a aucun problème. Par contre, le vendredi après, moi, tu me demandes de faire de la compta, c'est impossible, je ne peux pas le vendredi après-midi j'ai besoin de faire des trucs hyper light, eh bien ok, c'est très bien. t'apprends à te connaître, tu sais que tu peux... gérer ton énergie différemment. C'est aussi l'opportunité qu'on a quand on est entrepreneur et à son compte. Apprenez à vous connaître pour construire des plannings et des systèmes d'organisation qui vous conviennent et pas qui sont calqués sur tel ou tel mec.
- Speaker #1
Là, j'étais en train de lire un bouquin en ce moment que j'avais déjà lu, mais je le relis, Atomic Habits. Et il expliquait qu'effectivement, il y en a qui étaient... C'est pas obligé d'être productif le matin. La plupart, la majorité quand même est productive le matin. Mais il y a des gens qui sont, faut connaître son système, comment on est fait, etc. Qui bossent beaucoup mieux le soir ou l'après-midi et c'est sûr que se connaître, ça vient avec le temps aussi et c'est super important. Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais, repérer tu vois les moments de up. Prenez une semaine et faites-le, c'est ce que je dis souvent, prenez un carnet, dites-vous ok, vas-y comment je me sens à telle heure, mettez-vous des petites alarmes, tu vois, tu t'en mets deux fois par jour, matin, après-midi et tu te dis ok, comment je me sens. En plus, alors pour les hommes c'est beaucoup plus plat en termes hormonaux, mais nous les femmes, cycliquement, enfin en fonction de nos cycles et tout, c'est... hyper,
- Speaker #1
hyper différent. C'est horrible quand en comme on ne peut pas savoir le changement hormonal.
- Speaker #0
Tu ne pourras pas le ressentir. Après, tu peux apprendre les différentes...
- Speaker #1
C'est vraiment délicat ce changement hormonal.
- Speaker #0
Oui, c'est hyper... Après, ça dépend des femmes. Ça dépend aussi si elles sont sous contraceptifs, etc. Mais clairement, sur 28 jours, c'est très caricaturel parce que tu as des femmes qui n'ont pas des cycles de 28 jours. En tout cas, tu as vraiment ces quatre phases-là où tu es dans des énergies différentes, même en termes de corps, d'émotions, de sensibilité, etc. Nous, c'est les montagnes russes. Alors que chez un homme, c'est plutôt... Enfin, moi, mon mec m'a montré les schémas sur ses livres de médecine. Et j'étais là, c'est une dinguerie, quoi. C'est vraiment opposé. Donc, il faut aussi accepter qu'on ne peut pas être... Tu vois, on avait beaucoup entendu parler de Miracle Morning ou de faire le jeûne, etc. En fait, on s'est rendu compte qu'il y a beaucoup d'études scientifiques sur ces sujets-là qui avaient été basées sur des hommes. En fait, il y a des trucs qui n'allaient pas du tout chez les meufs. Donc il faut aussi accepter que parfois c'est hors de notre contrôle et que c'est OK de ralentir. Tu vois,
- Speaker #1
du coup, tu l'as lu le bouquin Miracle Morning de Laila Ausha ? Ouais, moi, j'essaie de le faire depuis dix ans. C'est trop dur. T'entends, je le fais genre trois mois après, depuis pendant deux mois. Puis je le refais pour ceux qui connaissent pas. En gros, ils te recommandent pas forcément de te lever à quatre ou cinq heures du mat, mais de te lever une heure avant ton réveil. Et après, ils te proposent et donc tu fais par rapport à ce que tu veux de faire de l'affirmation, visualisation, sport, écriture, lecture. Tout ça le matin avant de commencer. C'est comme ça que tu étais beaucoup plus productif.
- Speaker #0
Oui, mais tu vois, encore ça, moi, j'ai été, j'ai testé pendant un moment et tout. Et puis au final, on lâche aussi parce que je pense que c'est pas une vérité générale. Quand soit, il part aussi d'une expérience assez personnelle. Et puis. T'as des chronotypes, ça par contre c'est prouvé par la science, t'as des chronotypes de sommeil, t'as des gens qui sont du matin, des gens qui sont du soir. Ouais, bien sûr, c'est pour ça que je suis plus du soir, tu vois, j'arrive beaucoup plus à me coucher tard sans problème et à me lever tard. Typiquement, je me suis rendu compte que c'était pas du tout adapté. Donc tu peux faire ta miracle night si tu veux, mais... Ou ta unique routine. Voilà, mais en fait les routines c'est bien parce que ça permet d'ancrer... pas mal de petites habitudes etc mais je pense qu'il faut aussi s'autoriser à vraiment construire les siennes et à les adapter en fonction de fonction de quoi, il n'y a pas de vérité générale.
- Speaker #1
Il ne faut pas suivre une méthode à 100%. Il faut adapter. On va continuer de parler de ça, je peux te demander on demande à chaque invité de ramener un objet inspirant, quelque chose que ce soit perso ou pro.
- Speaker #0
Tu vas voir l'originalité de l'objet. Ma caméra, c'est pas ma première caméra. Je ne l'ai plus la première fois.
- Speaker #1
Ça c'est ta caméra de vlog du coup que tu as au quotidien.
- Speaker #0
En fait je t'ai pris l'objet de la caméra parce que c'est quand même un objet avec lequel je reviens toujours. En dehors même de mon taf et de ce que je fais sur les réseaux, en dehors je filme beaucoup en perso. Je trouve que c'est un merveilleux moyen de tenir une forme de journal de bord.
- Speaker #1
Comme ta maman en fait du coup. Ouais un peu ouais. Avec 500 VHS. VHS.
- Speaker #0
Là je vais avoir un Google Drive, ce sera plus sympa que des cassettes qu'on a dû faire nuer. Mais franchement, c'est un objet que j'aime beaucoup. Je trouve que ça transmet quelque chose. On peut faire ce qu'on veut avec la vidéo, avec le montage, etc. Des fois, j'aimerais pouvoir me consacrer des journées à faire du montage et tout, parce que j'aime ça, mais je trouve ça hyper long et chronophage. Donc je le fais que rarement.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que toi, tu filmes même des moments que tu ne mets pas dans tes vlogs, etc. En perso, que tu gardes. En fait c'est génial parce que c'est vrai que... Donc moi j'ai vu que tu faisais du journaling aussi, moi pareil j'essaye d'en faire un petit peu, notamment avec le Miracle Morning, j'ai découvert un petit peu le côté écriture avec ça, et du coup j'achète des agendas tous les ans depuis 10 ans, où tu entends il y a 3 mois il n'y a rien, c'est quand je te trouve au Miracle Morning, et du coup j'écris un petit peu et de relire, c'est vraiment sympa mais c'est un peu plus une galère, c'est vrai que si tu regardes tes vidéos de toi il y a 10 ans, Fastcam, Mindset, etc... Tu vois vraiment beaucoup plus l'évolution parce qu'on oublie tellement vite.
- Speaker #0
Mais oui, bien sûr. Mais moi, c'est un journal de bord. Même quand je monte à mon fils, il me voit enceinte, il hallucine. Même pour mes potes, tu vois, c'est un peu mon langage de l'amour. C'est-à-dire, dès qu'il y a un événement, un mariage, un truc et tout, moi, souvent, je leur fais un film.
- Speaker #1
Ouais, c'est sympa.
- Speaker #0
Je leur fais une vidéo, même du téléphone, en fait. T'as pas besoin forcément d'un truc hyper... Mais juste, ça marque un souvenir émotionnel, je trouve, différent.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Donc, ouais, j'adore.
- Speaker #1
Et donc ça, petite, que t'as partout, là...
- Speaker #0
Oui, ça, ça s'emporte partout, tu vois. C'est tout petit, même si ça tient dans une main.
- Speaker #1
C'est mignon d'ailleurs.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est quoi du coup la pocket ? Je ne fais pas ça avec une GoPro, c'est plus simple. Ah ouais, en fait,
- Speaker #0
tu es en 4K déjà et puis tu peux filmer en horizontal.
- Speaker #1
Hello ! Bienvenue au deep dive.
- Speaker #0
Et après, en fait, si tu...
- Speaker #1
C'est mignon avec le petit écran qui se tourne.
- Speaker #0
Tu vois, je peux tourner. Voilà, on va tout le set-up.
- Speaker #1
On montrera le set-up pendant le podcast.
- Speaker #0
Stabilisé. Et après, en fait, quand tu fais... Bon là, hop, c'est direct. En fait, tu as une version verticale.
- Speaker #1
9-16ème, ouais, très sympa.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
c'est chouette.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Et du coup, cette appétence à la vidéo, c'est vraiment venu de ta mère.
- Speaker #0
Oui, c'est une transmission, je crois. Mais un peu malgré elle, je ne crois pas qu'elle se soit dit « il y a un jeu que ma copine » Oui, c'est sûr. Mais malgré elle, c'est devenu un truc… Je pense qu'elle avait une âme d'artiste un peu au fond.
- Speaker #1
Et elle n'a pas bossé dans l'audiovisuel, du coup ? C'était juste des moments de chacun libre ? Oui,
- Speaker #0
tu vois.
- Speaker #1
Et elle te donnait la caméra petite pour faire des petits clips d'images et tout ?
- Speaker #0
Oui, quand même. Même il y a eu un moment où ma caméra est tombée en rade quand je commençais YouTube et j'ai filmé avec son caméscope.
- Speaker #1
J'aimerais revenir si c'est ok pour toi, juste parce que tu en as parlé tout à l'heure, tu as fait une dépression du coup l'année dernière ?
- Speaker #0
Ouais, j'ai eu un épisode, écoute c'était la première fois de ma vie que ça m'arrivait, mon mari en avait vécu une quelques années auparavant, donc j'avais été aidante, mais en fait quand tu ne le vis pas, enfin moi c'est la vision que j'ai, quand tu ne le vis pas tu ne te rends pas compte de... À quel point c'est désarmant, ça a été vraiment une période désarmante, et pourtant j'ai la chance, entre guillemets, que ça n'avait pas duré très longtemps, puisque ça a duré 5 mois à peu près, mais parce que j'étais, après moi je suis un peu obsessionnelle, donc en fait j'étais obsédée par le fait qu'il fallait que ça s'arrête, donc j'ai mis à peu près tout ce qui était possible de mettre en place, voilà, à raison de deux séances de psy par semaine, je voulais comprendre en fait ce qui se passait, j'ai eu très mal à, j'ai eu beaucoup de mal à accepter le diagnostic. Pour moi, je n'y croyais pas. C'était une dépression. C'était un psychiatre. Le psychologue pouvait mettre des hypothèses, mais c'est un psychiatre qui émet un diagnostic. Et ma psychologue, à un moment donné, m'a dit qu'il fallait aller voir un psychiatre. Et aussi pour prendre des médicaments, chose qui ne m'était jamais arrivée. Et je sais qu'en France, on a vraiment ce tabou autour des médicaments sur ces sujets-là et de santé mentale. On a l'impression qu'on va devenir... accoutumée pour le reste de notre vie, etc. Et en fait pas du tout, moi on m'a beaucoup, enfin je suis certaine que ça m'a sauvée de cette période. Il a fallu voilà m'habituer, comprendre que... En fait c'est une période...
- Speaker #1
Tu as pris des médicaments combien de temps, excuse-moi ?
- Speaker #0
Quatre mois.
- Speaker #1
Et je crois que c'est vraiment important, moi j'ai jamais connu une phase de dépression, mais je crois que pour vraiment sortir de cette spirale, ouais il faut souvent, pas obligatoirement, on peut prendre quelque chose à la place de sérotonine je crois.
- Speaker #0
En fait, Là, moi, j'ai été deux semaines sous anxiolytique parce que ça, par contre, tu peux avoir une accoutumance. Donc, c'est très important de ne pas dépasser les doses et les durées. J'ai vécu ma première crise d'angoisse de ma vie. Tu vois, j'avais des copines qui en faisaient souvent et tout. Moi, je n'en avais jamais fait. Je ne suis pas tellement sujette à l'anxiété de base. Ça a été un cumul d'une période personnelle intense. Beaucoup de changements. Marie a repris des études. Voilà, on avait un quotidien qui était bousculé. J'ai ma maman qui est tombée malade, etc. Et en fait, tout m'est revenu d'un coup dans la tronche avec justement... aussi des périodes difficiles sur les réseaux, un procès qui dure depuis des années. Bref, tout ça cumulé qui a fait qu'à un moment donné, j'ai vraiment eu ce... Je ne sais pas, c'est un déclic, mais dans le mauvais sens, j'étais vide. Je ne sais pas mieux te l'expliquer qu'un tout noir dans ma tête, dans mon cœur, dans mon corps.
- Speaker #1
C'est pas un burn-out ? C'était vraiment une dépression ? C'était un peu les deux ? Non.
- Speaker #0
Alors après, tu vois, ma psy elle me dit, aujourd'hui on dit burn-out, mais en réalité, on traite ça comme une dépression. En fait, le burn-out, c'est une dépression par du travail, mais en réalité, c'est un peu les mêmes mécanismes. Moi, ça touchait tous les domaines de ma vie. Je n'avais plus aucune joie, plus aucune envie, plus aucun plaisir. Tout ce que j'aimais faire, je ne ressentais aucune émotion positive. Et en fait, c'est le serpent qui se met dans la queue parce que je me forçais à faire des trucs qui m'apportaient du plaisir. Et j'angoissais de me dire, mais ça se trouve, je ne vais plus jamais ressentir de la joie. Et ça, ce sentiment-là, il est effrayant. Je me retrouvais en cours de yoga, moi qui adore, avec ma prof qui est une amie et tout. Et j'étais là sur mon tapis, je me disais, mais qu'est-ce que je fous là ? Et vraiment, ce sentiment de vide et d'arrêt de perspective du coup. Parce que quand tu n'as plus d'espoir, quand tu n'as plus de joie, quand tu n'as plus de bonheur. et en En fait, je me disais, mais c'est pas possible, j'ai tout pour être heureuse, je suis une femme quand même en bonne santé, privilégiée, j'ai un mari, un fils, une famille aimante, je manque pas de moyens, etc. Mais en fait, tu comprends, et c'est ce que le personnel médical essaie de me faire comprendre, que ça n'a rien à voir avec très souvent ton... Ce que tu possèdes, c'est une maladie. C'est-à-dire que dans ton cerveau, là, il y a quelque chose qui se passe différemment.
- Speaker #1
C'est purement chimique. Parce que tu pourrais avoir une culpabilité dans le type, j'ai mon enfant, je suis en dépression, je n'arrive pas. Moi,
- Speaker #0
j'étais coupable de tout. À chaque fois, j'étais là, est-ce que vous pouvez me faire une IRM qui me prouve vraiment que... Non, mais ça ne marche pas comme ça. C'est un diagnostic clinique, on vous le dit et tout. Et en fait, tu as honte. Moi, c'était des périodes de fin d'année. Je me souviens que mes parents devaient venir à Noël. Impossible de sortir de mon lit. j'étais en pyjama, une angoisse Et tu vois, ils ont été trop mignons, ils se sont tous ramenés en pyjama à Noël en disant on s'en fout en fait, on est tous en pyjama.
- Speaker #1
La honte c'est quoi ? C'est vraiment d'entendre le diagnostic, de dire que t'es en dépression ?
- Speaker #0
Bah c'est la honte de dire en fait, moi dans ma vie j'ai toujours assuré quand même, et là j'assure plus en fait. C'est ton humanité,
- Speaker #1
enfin c'est...
- Speaker #0
Ouais, c'est ton... c'est ton ego, c'est ton... enfin tu vois.
- Speaker #1
On avait reçu, on a fait un podcast, Morgane Evacia du coup, qui avait aussi reçu, qui avait vu un épisode dépressif, une grosse dépression, et elle m'a dit que le jour où elle a entendu une anastie tu es en dépression Elle me dit mais quoi comment ça se fait c'est pas possible pareil t'as plein de trucs etc...
- Speaker #0
Bah ouais c'est difficile parce que t'as une image en plus très caricaturale de la dépression, de personnes qui sont très seules etc... Et en fait ça peut se révéler dans plein de cas différents chez n'importe qui. Moi je me suis retrouvée à un moment donné où tu vois c'est mon mari qui a dû me doucher, genre me prendre. C'est hyper humiliant, c'est hyper infantilisant, c'est tu te sens... Tu te sens diminué dans tes capacités à être et à fonctionner. En fait, tu dysfonctionnes. C'est ça la dépression. C'est-à-dire que tu dors mal, tu ne manges plus. Et ça a été vraiment une période très difficile, mais j'ai été très entourée.
- Speaker #1
Et comment t'es sortie ? Justement, qu'est-ce que tu peux recommander ?
- Speaker #0
Franchement, c'est déjà d'avoir un bon thérapeute, d'avoir un bon psychologue. formé à la TCC parce qu'aujourd'hui c'est ce qui a montré le plus d'efficacité. T'en as fait pas mal de TCC ? Moi j'ai été deux ans en thérapie et pas que pour la dépression mais j'ai suivi une thérapie avec une psy formée au TCC et j'ai fait aussi une thérapie des schémas qui là était plus... La thérapie des schémas brièvement c'est en gros le travail des dysfonctionnements dans tous les pans de ta vie. C'est-à-dire qu'on part du principe qu'on code tous dans certains schémas, carences affectives... abandon, etc. Et en fait, on vient par le comportemental. Donc, comprendre comment ça se traduit dans ta vie, dans tes relations, dans les décisions, dans ce que tu ne fais pas, dans ce que tu ne fais plus, dans ce pourquoi tu souffres, tu es en souffrance. Et on vient essayer de comprendre que finalement, on peut fonctionner autrement. Et qu'il y a d'autres façons de faire plus adaptées. TCC,
- Speaker #1
c'est à voir.
- Speaker #0
Oui, les TCC pour la dépression, aujourd'hui, c'est les premières recommandations par la Haute Autorité de Santé, avant même la prise de médicaments. c'est vraiment les thérapies et notamment les thérapies cognitives comportementales il y a un annuaire qui s'appelle l'AFTCC tu peux voir tous les psychologues en France qui sont référencés et je conseille parce qu'aujourd'hui en psychologie on a de tout et parfois de n'importe quoi n'allez pas voir n'importe quel thérapeute c'est important et après oui et donc moi j'ai eu la prise de médicaments et en fait je pense que ça a été au bout d'un moment t'as un jour où tu te dis ah là j'ai ressenti 5 minutes de positif et c'était pas le cas hier et puis il faut accepter que des hauts et des bas. Moi j'ai eu beaucoup de mal les premières fois où j'ai ressenti du plaisir à vivre des journées où je n'en ressentais plus du tout après. Parce que je me disais mais en fait c'est une illusion c'est à dire que là je l'ai vécu mais ça veut dire ça peut ne jamais revenir ou ça y est c'est en fait voilà la rechute elle existe c'est pour ça que c'est important de bien la faire bien se faire soigner et voilà en fait petit à petit tu retrouves du positif moi elle me faisait tenir aussi un journal de Des petites choses que j'avais trouvées positives dans ma journée, des fois c'est des trucs complètement débiles, genre je suis en voiture, il y a quelqu'un qui m'a laissé la priorité quoi, enfin tu vois, on en est là.
- Speaker #1
Moi je le fais aussi, on va en parler justement avec Take Care, je sais pas si tu connais le 5 minutes journal ?
- Speaker #0
Ouais, bien sûr.
- Speaker #1
Et donc pareil, de lister des petites choses de gratitude tous les jours et ça c'est chouette, c'est important.
- Speaker #0
Ça fait partie des trucs de se dire en fait, en plus quand t'es en dépression t'as vraiment un filtre noir sur tout. Moi j'ai mon ami qui est psy avec qui j'avais donc fait le podcast qui était très présente pendant cette période et qui m'a dit là il faut que tu imagines qu'il y a quelqu'un dans ton cerveau qui est là, c'est un colloque et il a repeint tous les murs en noir. Et en fait là,
- Speaker #1
ce que tu vois,
- Speaker #0
c'est vraiment ton monde qui est teinté mais il y a une distorsion de la réalité. Et mon mari qui avait vécu ça, qui a été le soutien numéro un pendant cette période, qui arrêtait pas de me dire ton cœur et ton cerveau te mentent actuellement. Tout ce que tu crois ce n'est pas la vérité, c'est la maladie qui parle. Et donc tout ce que je pouvais penser sur même, en fait moi j'étais vraiment en mode mais pourquoi on va continuer à m'aimer en fait, je sers plus à rien là. Et donc tout ça, tout l'entourage etc. C'est hyper important aussi d'apprendre à connaître et tu vois quand on dit bah allez bouge toi, allez mettons un petit coup de pied aux fesses ça va aller tout ça c'est typiquement le genre de choses qui n'aident aucune personne dans des prédictions. Il faut vraiment se dire que pour toutes les personnes qui nous regardent et qui ont peut-être des personnes qui tu vois ou qui nous écoutent qui ont des personnes qui sont en difficulté autour d'elles, ce que je peux vous conseiller c'est vraiment de ne pas cesser de proposer, de ne pas attendre que l'autre vous appelle en disant mais n'hésite pas si tu as besoin on on n'appellera pas. Dans les moments où c'est difficile, on n'appellera pas. Par contre... de dire des choses très concrètes. Par exemple, samedi à 11h, on va se balader 5 minutes ensemble, on va faire un tour autour de chez toi. C'est des petits trucs comme ça qui font que petit à petit, en fait, tu arrives à te réactiver et à reprendre du plaisir dans certaines activités, dans certaines relations et ne pas le prendre personnellement si la personne au dernier moment, elle ne se sent pas. Parce que c'est très fluctuant. Mais ouais, c'est une vraie période difficile. Mais il y a une fin. Moi, j'ai vraiment envie de dire à toutes les personnes qui traversent des trucs. On peut en sortir.
- Speaker #1
Et encore, toi, t'en es sortie assez rapidement. Il y a des gens qui ont dit que ça dure plus longtemps. Et en tout cas, cet aspect de culpabilité, je pense que c'est important. Parce que moi, j'ai jamais vécu ça. Mais il faut se dire vraiment que c'est purement chimique. Il n'y a pas de culpabilité à avoir et que ça passera. Ça me fait penser à la vice-versa. Tu l'as vu, le petit... Oui, bien sûr. Celle en bleu avec sa petite... Tu vois, qui te met plein de petites boules bleues, tu vois. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. C'est vraiment dans le cerveau. aujourd'hui on a prouvé que vraiment il y avait un dérèglement et donc ça agit sur vous c'est pas parce que c'est pas physique, c'est pas parce que t'as pas un pied cassé que c'est pas valable.
- Speaker #1
Et donc si tu donc en tout cas la TCC tu me disais que ça t'a beaucoup aidé, il y a un truc moi que j'ai fait qui est vachement bien, je sais pas si tu connais le MBCT, c'est Mindfulness Based Cognitive Therapy et donc ça peut être moi je l'ai fait pour de l'anxiété généralisée mais ça peut être aussi pour la dépression et je crois que ça marche vraiment pour la dépression et donc voilà c'est huit semaines donc format comme le MBSR donc Mindfulness Based Stress Reduction, c'est un format de méditation mais vraiment basé sur la thérapie cognitive. Et je crois qu'effectivement, ça peut être enseigné.
- Speaker #0
Ouais, sur le mindfulness, elle m'en avait parlé des méditations pleines consciences, mais tu vois ce qu'elle me disait et elle m'en a donné parce qu'elle aussi, elle est formée à la méditation pleine conscience qui est un vrai truc. Mais tu vois, il faut que ce soit très encadré dans le cadre de la dépression parce que ce qu'elle m'expliquait, c'est qu'en fait, comme tu rumines beaucoup quand tu es en dépression, tu peux tomber dans des trucs qui soient des pensées très noires. Donc, il faut que ce soit encadré. Parce que c'est des périodes où tu es fragile à ce niveau-là.
- Speaker #1
C'est pour ça que je pense qu'il faut vraiment faire le MBCT et pas de la méditation. Parce que le fait d'être en pleine conscience par rapport à soi-même, ça peut peut-être amplifier les effets.
- Speaker #0
Tu rumines beaucoup.
- Speaker #1
Ok, donc si tu recommandais quelque chose à celles et ceux qui sont dans un épisode dépressif ou une dépression, c'est d'en parler autour de soi, de voir un thérapeute. L'annuaire TCC, c'est quoi déjà ? AFTCC.
- Speaker #0
content que tu aies vaincu ça ouais c'est évident surtout avec ton enfant avec gaspard il s'appelle gaspard ouais ouais mais tu vois on en a parlé avec des peaux qui sont adaptées ouais je veux dire que déjà c'était pas sa faute parce qu'en fait quand t'es enfant en fait un enfant ça a toujours tendance à penser que il a une responsabilité tu vois même chez les parents qui sont maltraitants et tout les enfants ils aiment toujours leurs parents donc c'était important pour moi de faire comprendre que ça n'avait rien à voir avec lui et qu'au contraire mais que forcément j'étais moins disponible parce qu'en fait je me fatiguais très vite, t'es tout le temps fatigué, etc. Mais bon, il avait aussi un entourage qui était très proche pour lui, donc je sais qu'aujourd'hui, j'ai pas l'impression qu'il en ait, ou qu'il m'en parle ou quoi que ce soit.
- Speaker #1
Et par rapport à Gaspard, tu me dis si je me trompe, mais du coup, t'as eu le sentiment pendant le confinement d'avoir perdu un petit peu du... ne devoir pas passer assez de temps avec ton enfant ?
- Speaker #0
Justement, le confinement m'a permis de passer du temps avec mon enfant. En fait, c'est à cette période où je me suis dit...
- Speaker #1
Tu l'as eu en 2018, donc 2020. Oui, il avait...
- Speaker #0
C'est ça. En fait, si tu veux, c'était une période où j'étais quand même très proche avec lui, mais mon mari était papa au foyer, donc il était tout le temps avec Gaspard. Moi, je continuais mes déplacements, etc. Mais il me suivait avec moi parce que je l'allaitais à l'époque. Et c'est vrai que je me suis rendu compte pendant le confinement, le fait de ralentir, d'être plus à la maison, que ça me manquait un peu. Je me suis rendu compte que c'était important d'y consacrer du temps. Et tu vois, on a suivi tout ce dont on a parlé sur justement cette réorganisation et tout, parce que ça passe trop vite en fait ces années.
- Speaker #1
Ça va vite. Moi, j'ai deux filles, elles ont 5 et 2 ans et ça va très, très vite. Et c'est dur parce que j'ai pas mal de projets, je fais pas mal de choses, je fais beaucoup de sport à côté. et j'essaie de passer le maximum de temps avec elle. Toi, tu fais comment justement pour allier les réseaux de tes business, de ta famille ? Comment tu t'organises alors ?
- Speaker #0
Écoute, moi j'ai eu cet exemple enfant de mon père qui était très présent physiquement, mais peut-être moins dans les moments justement de qualité. Ma mère qui travaillait beaucoup le soir, etc. Donc en fait, quand on rentrait de l'école, elle partait travailler. Et pourtant, j'ai l'impression que c'est elle qui a été beaucoup plus présente, ce qui est complètement faux en termes de... Et en fait, je me suis dit, mais ça prouve bien que c'est la qualité du temps passé qui pime aussi. Et donc, j'essaye vraiment de couper mon téléphone, de vraiment faire des moments avec des jeux de société, des jeux partagés. Tu vois, là, je savais que j'allais partir à Paris toute la semaine pour le travail. Lundi, quand je l'ai récupéré à l'école, on allait au restaurant tous les deux. en tête à tête, etc. On a vraiment passé la soirée ensemble. Et c'est des petits moments comme ça, on a besoin d'aller au restaurant tous les jours, mais en fait les enfants ils se contentent de très peu. À partir du moment où on est présent et pleinement présent, et j'essaye... Je ne fais rien, je suis d'accord avec toi. Ouais, non mais...
- Speaker #1
J'imagine aussi avec mes... Bah ouais, c'est... D'accord, pour moi c'est vraiment ça, c'est pas la quantité, c'est la qualité. Il suffit de quelques souvenirs, etc. Enfin surtout, moi ce que j'essaie de faire aussi, c'est de passer du temps indépendamment avec chacune de mes filles. Et tu parlais de resto, moi j'en fais pas souvent non plus Mais j'ai amené ma fille de 5 ans A un resto et d'ailleurs j'ai eu des réflexions C'est assez marrant, genre qu'est-ce que vous avez à vous dire Au restaurant machin Et du coup C'est vrai que le fait de faire quelque chose Et d'essayer d'être pleinement présent J'essaye aussi de me mettre en mode avion
- Speaker #0
Et tu vois de t'intéresser A la personne qu'ils sont et qu'ils deviennent aussi Moi je sais que j'ai des conversations Où j'essaie de lui demander son avis sur des trucs Et tout le temps on est en contradiction Moi il a 7 ans donc On commence vraiment à voir, il y a l'école aussi qui influe beaucoup, donc on commence vraiment à avoir des conversations et se rendre compte qu'il existe aussi en tant qu'individu, lui, au-delà de juste notre enfant et tout. Et ouais, c'est magique. Moi, je trouve que les enfants ont tellement à nous apprendre sur leur capacité à être dans l'instant, alors que nous, on est toujours en train de se projeter. Tiens,
- Speaker #1
petite question par rapport aux écrans. Comment tu fais, Gaspard ? Qu'est-ce que tu fais ? Écoute,
- Speaker #0
nous, on a des règles assez précises. Il a... Il a depuis longtemps un iPad mini, mais qui est bloqué. Donc, il n'a pas accès à Internet. Il n'a pas accès à Internet. Il a accès à seulement... Alors, nous, on est très histoire audio. Il est très histoire audio. Il adore ça. Mais vraiment, là, il y a même Audible et tout. Il s'écoute tous les Harry Potter. Bref, il adore ça. Donc, ça, c'est illimité, les histoires audio. Et après, pour l'écran, la semaine, il n'a pas d'écran. Mercredi, il a le droit à 15 minutes de Switch. donc il joue à Mario voilà tu manques avec lui ou pas ? ouais ouais ouais moi j'aime bien franchement on joue ensemble et donc le week-end il a le droit voilà 15 minutes par jour ouais donc t'es bien cadré quoi voilà et après une heure d'écran alors il y a une super appli pour les parents qui s'appelle Safe Vision en fait c'est YouTube bloqué c'est à dire que c'est toi t'as un mode parent tu choisis toutes les vidéos auxquelles il a accès parce que moi sur youtube kids j'ai vu des trucs auxquels j'étais pas ok et même il commence à être plus grand donc en fait youtube kids ça le gonfle mais il est hors de question que je laisse accès à tout youtube parce qu'on peut tomber sur tout et n'importe quoi et là vraiment tu peux sélectionner tu vois chaîne par chaîne vidéo par vidéo et voilà donc on est hyper regardant là dessus parce que parce qu'on sait en fait on est dedans aussi donc on connaît les dérives voilà ok
- Speaker #1
on va rentrer donc du coup dans les abysses c'est le dernier mode donc je descends alors Normalement, on a souvent un proche qui fait une petite vidéo pour la personne, mais du coup comme le proche est avec toi en live,
- Speaker #0
on va peut-être demander... Ah j'adore ! Chloé Rastar !
- Speaker #1
Alors les petites questions.
- Speaker #0
J'adore ! Est-ce qu'on dit qui Chloé ?
- Speaker #1
Bien sûr ! Est-ce que tu veux te présenter ?
- Speaker #0
Bah oui, du coup Chloé, je suis la talent manager de Léa, son agent au quotidien. Je l'accompagne dans tout ce qui est qui est... Gestion de ses projets, gestion de ses collaborations. Et du coup, voilà, elle est au sein de notre agence Made In depuis trois ans maintenant. Et moi, je suis à ses côtés depuis un an.
- Speaker #1
Et donc, ça fait trois ans que vous connaissez, mais que ça fait un an que vous êtes en train. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Et donc, un an. Et juste, peut-être que tu peux parler de ton métier rapidement, dire ton quotidien, comment ça se passe pour ceux qui... C'est intéressant.
- Speaker #0
Oui, complètement. En soi, mon quotidien, il est... Il change tout le temps. C'est très compliqué d'écrire une journée type dans la vie d'un agent parce qu'au final, ça varie tout le temps en fonction des événements. Comme ce matin, on peut être en tournage de podcast. Après, je fais aussi plus de la gestion de mail, de collaboration, un peu comme une chef de projet concrètement, qui là est plus en bureau, au sein de l'agence. Mais après, on va aussi réfléchir sur de la stratégie de contenu, accompagner les créateurs dans le développement de leurs réseaux sociaux. de leur contenu, tant contenu commercial que contenu organique. Donc vraiment, beaucoup, beaucoup de casquettes. Et hyper intéressant, surtout quand on accompagne des profils comme Léa.
- Speaker #1
Et Madein, tu me disais, c'est Follow, c'est le même groupe ? Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Madein qui a rejoint le groupe Follow depuis un an. Mais Madein existe depuis plus de dix ans. Donc une agence très...
- Speaker #1
On mettra le lien en description.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Ok, trop chouette. Du coup, petite question pour Léa.
- Speaker #0
Alors moi, j'aurais une petite question. Nous deux déjà, on parle de productivité et d'optimisation au quotidien. Tu en parles sur tes réseaux, il y a tes cares. Mais je pense qu'aussi, quelque chose de très important dans l'optimisation et la productivité, c'est le fait de déléguer. Je fais partie de ta délégation, justement. Mais je pense que c'est quelque chose de très dur à faire pour beaucoup de gens. Et toi, du coup, quel conseil tu pourrais donner là-dessus ? pour apprendre à déléguer, ne pas avoir peur, mais bien le faire.
- Speaker #2
Du coup, de la Léa, il y a quelques années, on n'aurait pas su te répondre, parce que, comme je le disais, ça a été quand même très difficile pour moi de sauter le pas. Et aujourd'hui, j'ai l'impression que je répète ça à longueur de journée pour toutes les femmes que j'accompagne. Ce que je dis souvent, c'est qu'on ne peut pas être partout, on ne peut pas tout bien faire tout le temps. Et c'est important d'accepter qu'on est des zones de génie, des zones de kiff. Et c'est l'exercice que je fais faire. Donc, je le partage comme ça, ça peut aider ceux qui nous écoutent. Souvent, je leur dis, essayez de faire une map, un mapping de toutes les tâches qui incombent à vos journées, à votre taf, à votre entreprise, etc., à votre rôle. Essayez de color... coder en fonction de la tâche, à savoir en bleu, vos zones de kiff, genre vraiment ce que vous adorez faire, les trucs que vous n'avez pas envie de lâcher. En vert, vos zones de génie, c'est-à-dire que vous considérez qu'il n'y a pas grand monde qui soit capable de faire mieux que vous. En rouge, les trucs que vous ne pouvez absolument pas déléguer parce que c'est un combat à votre personne, à savoir moi, par exemple, je ne pourrais pas déléguer le fait de tourner mes stories ou mes réels, je ne peux pas me mettre un masque ou l'IA n'est pas encore assez... et tout le reste des tâches souvent c'est en orange et tout ce qui est en orange c'est ce que tu peux déléguer. Ensuite tu te poses trois questions. Est-ce que j'ai suffisamment confiance pour le faire ? Ça, ça se travaille. Souvent on dit non mais ça travaille. Est-ce que j'ai l'énergie pour transmettre ? Et est-ce que j'ai l'argent et le budget pour le faire ? Et en fait quand on travaille ça on se rend compte qu'il y a beaucoup de choses qu'on peut déléguer. Aujourd'hui pour parler personnellement j'ai quand même Chloé qui est mon deuxième cerveau. au quotidien, on échange beaucoup. Et ce que je disais tout à l'heure, c'est que c'est hyper important aussi d'avoir des avis extérieurs pour ne pas être complètement enfermé sur soi et sur ce qu'on pense. Après, j'ai plein d'autres personnes, je pense à Marie, je pense à Mélanie, je pense à toutes les filles qui travaillent à mes côtés. Et en fait, de savoir que quand tu vas recruter une personne, que ce soit en interne ou même en free, etc., moi, vraiment, ce que j'invite à faire, c'est arrêter de vous... concentrer uniquement sur les hard skills, ce qu'on appelle les hard skills, donc les connaissances, les compétences techniques, parce que ça, ça se travaille beaucoup plus facilement que des soft skills, à savoir, ben, le savoir-être, et les valeurs qui vous, qui sont importantes pour vous. En fait, savoir manier un tableau Excel, c'est une chose, par contre si on n'a pas du tout la même vision du travail, la même vision du travail en équipe, la même vision de ce que c'est, l'ambition, d'où est-ce qu'on va, comment on y va, et voilà. Ça, c'est beaucoup plus compliqué à réajuster avec le temps. Donc, parfois, je leur dis, mais en fait, vous pouvez aussi vraiment prendre le temps de savoir quelle personne vous avez besoin à vos côtés. Comment est-ce que vous avez envie d'avoir une personne qui réagit face à telle situation ? Et de vous mettre et de vous projeter là-dedans. Et aujourd'hui, c'est un travail que j'ai complètement fait et revu parce que j'ai eu des expériences qui n'étaient pas hyper concluantes en termes de management et de recrutement. Et j'ai appris qu'au-delà d'une compétence... En fait, ce qui était important, c'était vraiment la résonance entre nos valeurs. Il ne s'agit pas de trouver une personne que tu connais, qui te ressemble, mais simplement de se dire, OK, on regarde ensemble dans la même direction, on s'apporte les uns aux autres, mais on a des valeurs communes qui sont hyper fortes.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi. Pour recruter, souvent, je préfère prendre une personne qui a beaucoup moins d'expérience, mais qui est dans une capacité à apprendre, à vouloir apprendre, à être motivée. Je dis maintenant, tu peux apprendre maintenant tellement facilement sur tous les sujets, avec les formations, toutes les vidéos YouTube, etc.
- Speaker #2
puis quelqu'un qui a envie et qui est vraiment Tu vois ?
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr. Et tu me parlais de déléguer. Ça fait du coup pas longtemps que tu as eu ce déclic de vouloir pouvoir déléguer beaucoup plus facilement.
- Speaker #2
J'ai toujours eu beaucoup... J'ai eu d'abord cette idée, genre l'idée girlboss, d'être hyper entourée, d'avoir une grosse équipe, etc. J'en suis vachement revenue parce que c'est beaucoup de gestion, de management et d'implication qui est normal. Je veux dire, quand tu travailles avec des gens, tu dois t'impliquer. Simplement, c'est ni dans ma zone de kiff, ni dans ma zone de génie, le management. et je m'en suis rendu compte. Et c'est à ce moment-là que je me suis dit, OK, comment est-ce que je peux déléguer différemment ? Donc, j'ai toujours des personnes en interne, mais j'ai aussi du coup Chloé avec qui je travaille et d'autres filles en freelance qui ont d'autres clients que moi, mais à qui je missionne certaines tâches. Et en fait, là, ce format me convient parfaitement parce qu'il me convient encore une fois à ma façon de travailler et à des personnes qui ne pourraient pas du tout être avec cette incertitude d'avoir des personnes en freelance qui ne sont pas rattachées à ta boîte, etc. Moi, ce n'est pas du tout mon cas. Voilà, il faut apprendre à se connaître.
- Speaker #1
Comment ça se passe toutes les deux du coup ? Donc Chloé, tu es son agent du coup ? Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Et tu la conseilles surtout ? C'est toi qui gère ses journées, l'organisation ?
- Speaker #0
L'organisation, elle est une personne très organisée, donc là-dessous, ça va. Là, ça va, mais en soi, oui, c'est ça. On va discuter de tout son planning. Bien sûr, il y a une grosse partie du coup sur tout ce qui est collaboration, que ce soit côté influence. ou même d'autres projets autour du podcast, etc. sur lesquels on les accompagne aussi. Mais en fait, on va gérer le planning. Moi, je vais discuter en direct avec les marques ou les agences qui nous proposent des projets. Léa n'a pas à gérer toute cette partie. On gère toute la partie légale, facturation. C'est aussi un gros poids.
- Speaker #1
Ça travaille de la charge mentale. Ah mais ça me tente. Ah oui, j'imagine, c'est sûr.
- Speaker #0
Et après, nous, on se parle toute la journée sur tout ce qu'elle a à faire. Aujourd'hui, il faut qu'on envoie une preview. tel jour on a tel déplacement, on fait le planning de la journée. En fait, c'est vraiment l'idée que tu disais d'un deuxième cerveau, c'est qu'on est vraiment deux et on se dispatche et elle me délègue aussi une charge de toute cette partie plus influence, mais un petit peu autour en fonction des différents projets sur lesquels on peut aussi travailler ensemble, de là, Chloé, c'est toi qui t'occupes de ça et moi, après, je peux driver quand même le truc d'envoyer des tout doux. On a des super outils qui font des touts-doutes tout seuls, mais de se faire des rappels, de n'oublie pas de m'envoyer ça. Vraiment,
- Speaker #2
on a vraiment un système qui est mis en place. Tu parlais de système tout à l'heure, mais vraiment avec Chloé. Et c'est pour ça qu'on arrive bien à fonctionner ensemble. Et ça a matché tout de suite parce qu'en fait, tu étais hyper ouverte sur le fait d'accepter de mettre en place un système qui fonctionne. Et c'est difficile, justement, quand tu travailles avec des gens à l'extérieur, d'avoir quelque chose qui fonctionne même à distance, qui fonctionne tout seul, même quand tu vois que tu as des adaptations à faire. On parle de la vie pro, mais tu es aussi quand même en connaissance de beaucoup de choses de la vie perso. Parce que mon taf fait que, tu vois, là, je vais me faire opérer dans trois semaines. Toute la vie pro est conciliée autour de tout ça. Donc, c'est vraiment un travail main dans la main pour faire coexister la réalité de la vie et les projets qu'on a envie de mener.
- Speaker #1
Et Chloé, ça t'arrive de prendre une décision sans même demander à Léa ? Oui. Par exemple pour des interviews, pour des trucs Oui vraiment
- Speaker #0
C'était le but aussi je pense Qu'on recherchait, moi c'est aussi ce que je recherche En tant qu'agence, c'est vraiment avoir une confiance Et encore une fois le but de Léa C'est de déléguer Et donc on a franchement très vite Appris à se connaître aussi Et maintenant pour beaucoup de sujets J'ai aucun doute et je sais que je serai capable De faire des retours Sans même demander à Léa Mais au final ça lui fera gagner du temps Et moi je ne suis pas inquiète sur sur ma décision et bien sûr si j'ai des doutes sur des sujets ou si je trouve que ça mérite de brainstormer, on en brainstorm mais je sais que même si on va avoir des retours de Marc, en fait moi je vais lui partager les retours en toute transparence mais dire j'ai déjà dit non à ça.
- Speaker #2
Ça c'est un bonheur et j'ai été en agence quand même, je suis en agence depuis des années et c'est vraiment le gros plus pour moi, c'est vraiment que ça sert à rien d'avoir juste une personne qui fait la passation d'infos. Tu vois, sinon je parle directement avec les marques. Ouais, c'est ça. En fait, non, Chloé, elle a de la valeur dans sa capacité à vraiment prendre des décisions. J'ai totalement confiance en elle dans sa vision des choses et elle sait que, par exemple... Oui, et alignée aussi. Des fois, je n'ai pas de retour sur un contenu que j'ai produit avec une marque pendant je ne sais pas combien de temps. Et je sais qu'en fait, c'est parce que Chloé, elle est en train de négocier avec la marque parce qu'il y a des trucs qui ne sont pas acceptables. Voilà, et on trouve un terrain d'entente et un compromis. Et ensuite, elle me présente le compromis en disant voilà, voilà tout ce dont on a discuté. Et ça, c'est un gain de temps et de charge mentale énorme.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est important, je pense, même pour les gens qui se posent la question sur ce que c'est le métier d'agent. C'est que ce n'est pas seulement être passe-plat. Le but, c'est vraiment de soulager les créateurs dans toute cette partie qui, en fait, pour la plupart, les créateurs, c'est des créatifs. Et ils n'ont pas forcément cet aspect, que ce soit négociation, de tout ce qui est budget, la partie légale, tout ça. Et en fait, on veut vraiment les soulager sur toute cette gestion qui est plus dans l'ombre, que les gens ne voient pas. pour qu'ils puissent se concentrer sur la création de contenu, mettre en place des projets, et nous, on les accompagne.
- Speaker #1
Agents de créateurs de contenu, c'est à peu près le même métier que les agents de comédiens ? Oui,
- Speaker #2
c'est un peu ça.
- Speaker #0
Peut-être qu'il y en a qui sont plus agents d'images, etc. Nous, il y a quand même une grosse partie qui est liée aux collaborations, mais il y a quand même cette partie d'accompagner sur des projets qui sont plus des projets d'images. de développement et en soit, même dans 10%, je pense que les personnalités ont aussi des collaborations, c'est juste une autre manière de le faire et donc ils les accompagnent aussi sur ça en effet.
- Speaker #1
Et Ju, si tu veux faire ça du coup, qu'est-ce que tu recommandes à quelqu'un qui va être agent plus tard ?
- Speaker #0
Être organisé.
- Speaker #1
Et en termes d'études, il n'y a pas de... Non, je ne pense pas.
- Speaker #0
Je ne pense pas. Il faut forcément avoir un attrait pour les réseaux sociaux, enfin surtout si on veut aller vers la catégorie créateur de contenu. Il faut avoir un attrait pour les réseaux sociaux, il faut se tenir au courant des tendances, et tout ça parce que c'est très important, et ça permet justement d'être aussi un apport pour les créateurs, pour les conseillers, de voilà, on brainstorm sur un contenu qu'on doit rendre pour une marque, mais en fait si on connaît les tendances, etc., ça permet de dire, tiens, tu peux faire ça, encore une fois. Encore une fois, c'est soulager du coup le créateur dans cette réflexion aussi. Mais je ne pense pas qu'il y ait d'études particulières pour pouvoir faire ça. Juste avoir très envie, je pense. Et être passionné, je pense que ça change beaucoup aussi.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Chloé. Merci à vous. Merci d'avoir parlé de ton métier et de votre collaboration toutes les deux. C'est super intéressant.
- Speaker #0
Je vous laisse.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Du coup, Léa, j'aimerais qu'on parle un peu plus de Take Care. Donc, j'ai regardé votre site. Trop cool d'ailleurs, vos produits. Trop sympa. Je ne sais pas si tu connais cette marque américaine qui s'appelle Intelligent Change.
- Speaker #2
C'est ceux du 5 minutes, non ?
- Speaker #1
C'est ceux du 5 minutes, oui. Et du coup, franchement, j'ai regardé vos produits, je n'ai pas pu voir tout en détail, mais ça a l'air super quali, super intéressant. Et moi, je bosse pas mal. Je ne sais pas si tu connais le Productivity Planner.
- Speaker #2
Oui, oui.
- Speaker #1
Et c'est trop cool. Est-ce que tu peux me parler un peu plus de tes produits que tu as chez Tech Care ?
- Speaker #2
Alors, Take Care, c'est parti du coup, je te dis, du média, du podcast. Donc le podcast Salut, ça va ? Ça, c'est un peu notre communauté. Ensuite, on a dévié sur...
- Speaker #1
Juste Salut, ça va ? Donc c'est beaucoup d'interviews d'entrepreneuses, mais c'est que des entrepreneurs. Ouais,
- Speaker #2
c'est que des entrepreneurs. Donc on est parti de ce média, on a construit la communauté avec notre compte Insta et tout. Il y a plein de gens qui ne savent même pas que c'est moi derrière Take Care. D'ailleurs, même le podcast et tout, on me dit, ah bon ? C'est toi en fait qui fait salut ça ! Donc c'est assez marrant. Et on a développé des produits donc à la fois du digital donc moi j'accompagne... Donc des nappes,
- Speaker #1
j'ai vu.
- Speaker #2
Ouais, alors on a une nappe qui est une version dématérialisée de notre best-seller, notre produit best-seller qui était le jeu de cartes. Il est en rupture de stock d'ailleurs, j'ai vu encore. Donc c'est un jeu de cartes de 150 questions... Ouais c'est cool ! 150 questions à se poser à toi ou aux autres. Donc tu vois c'est pour initier des conversations. Même pour soi, moi ça m'arrive d'en tirer une le matin tu vois et je trouve que c'est un... C'est agréable aussi parfois de se poser des questions plus ou moins deep en fonction. Donc on a décliné en app. Et sinon, on propose du coaching digital. Donc c'est des programmes avec des communautés qui se créent. Notamment des programmes très ciblés sur des outils. Moi, j'utilise un outil qui s'appelle Notion. Et en fait, il y en a qui disent Notion. Voilà. Notion, c'est l'outil qui a un peu changé ma vie. Je l'utilise depuis des années. Et du coup, j'en ai fait une formation parce qu'on posait beaucoup de questions. Formation très basique sur comment utiliser l'outil, etc. Et en fait, de là, j'ai créé un programme qui s'appelle le programme structuré, qui est un programme complet pour justement apprendre à faire moins mais mieux et à mettre en place tout ce dont on parle depuis le début de cet épisode, à savoir vraiment créer un système personnalisé pour soi et ne pas juste se dire je vais être organisé parce qu'en fait, tout le monde peut être organisé, mais créer un système qui travaille pour soi avec de l'automatisation, avec vraiment... l'idée qu'on a le droit aussi d'avoir du temps pour faire des choses qui nous font kiffer, pas seulement pour faire ce qu'on a à faire. Et l'important, ce n'est pas de tout faire, c'est de faire ce qui compte. C'est un peu l'idée. Donc, on a développé ça. On a une bonne communauté. Donc, du coup, beaucoup de femmes qui... qui nous ont fait confiance et qui ensuite parlent entre elles. Donc ça c'est la partie communautaire produits digitaux. On a du coup des retraites, donc la semaine prochaine sur Paris. Et là pendant quatre jours, on réunit une vingtaine de femmes, je crois qu'elles sont 22 là. Donc c'est des femmes qui sont soit entrepreneuses, soit qui ont des postes à responsabilité. Là on est sur la thématique de la productivité de l'organisation. Pendant quatre jours, elles vivent ensemble. elles dorment ensemble, elles mangent ensemble et elles font des ateliers de yoga avec une amie qui est entrepreneuse qui a ses studios de yoga donc qui a cette double casquette à la fois bien-être et entrepreneuse et pendant quatre jours elles vont vraiment être choyées, cocoonées tu vois, là pour le coup il n'y a plus de charge mentale c'est à dire on leur dit quand est-ce qu'elles doivent se doucher, manger, dormir et vraiment se laisser porter pour justement laisser émerger aussi des connexions entre elles et se dire qu'elles sont pas seules, que dans notre quotidien d'entrepreneurs aussi on est souvent seuls. Donc là, j'adore ces moments-là.
- Speaker #1
C'est incroyable.
- Speaker #2
Il y a des filles de la première édition de La Retraite, parce que là, c'est la cinquième, je crois, édition. Première édition de La Retraite, elles se font encore des e-cafés, elles se font des mythes pour prendre de leurs nouvelles.
- Speaker #1
Des synergies, j'imagine qu'elles doivent faire un peu de business entre elles.
- Speaker #2
Et puis des métiers complètement différents. Là, j'ai regardé les profils. On a une avocate, on a une ingénieure, on a une femme qui travaille dans la sécurité-défense. C'est hyper varié, donc c'est vachement intéressant.
- Speaker #1
Je vais te dire pourquoi que des femmes, c'est trop cool une solidarité féminine sur... Ouais.
- Speaker #2
Ouais et puis il y a aussi des problématiques dont on parlait qui sont aussi très attrées au fait que ce sont des femmes etc. Et puis même pour que ce soit un lieu aussi safe pour elles qu'elles se sentent bien. Donc en fait toutes nos intervenances sont des femmes et c'est super. Et enfin les produits physiques. Les produits physiques c'est un peu l'idée d'apporter un peu de take care dans leur quotidien. Tu vois, on a nos best-sellers, donc je te disais le jeu de cartes, et on a aussi le Une page un jour, où en fait, moi, quand j'ai voulu mettre au journaling, j'avais ce truc de la page blanche. En fait, des fois, j'étais là, putain, je ne sais pas quoi écrire, c'est un peu dur. et donc on a créé un journal sur 365 jours Une question qui change chaque jour.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Et l'idée c'est de pouvoir être guidée en fait dans justement cette écriture. C'est pas évident ouais,
- Speaker #1
je pense que quand tu t'y mets tu sais pas trop quoi écrire etc. Bah ouais,
- Speaker #2
parfois t'es face à ta feuille.
- Speaker #1
Et c'est quoi comme type de question par exemple ?
- Speaker #2
Ça peut être des trucs... Trop perso ? Non c'est pas trop pro, c'est parce que là pour le coup tu vois ça a vocation à toucher tout le monde. Ok. Ça peut être je sais pas, quelle est la dernière personne avec qui tu as eu une conversation intéressante et qu'est-ce que c'était, enfin tu vois, voilà. Et puis on a des objets plus du quotidien, des petits planeurs pour préparer tes menus de la semaine, pour préparer ta semaine, etc. Voilà, dans le côté organisation.
- Speaker #1
C'est là très sympa, franchement même la DA, tout est trop mignon. Ouais, ouais, ouais,
- Speaker #2
écoute, j'ai vraiment ce côté un peu communautaire, tu vois. On m'a dit « ouais, tu veux pas faire des petites tenues pour quand on télétravaille à la maison ? » Et je trouvais ça excellent. Donc ouais, écoute, on pense à plein de trucs. Et voilà, gros gros projet pour te teaser un truc dont je n'ai pas du tout parlé d'ailleurs, c'est que j'aimerais traduire le système et la méthode que j'ai développé en un objet. Et donc c'est un vrai vrai vrai challenge qu'elle fait.
- Speaker #1
Voilà, on est là-dessus. C'est un beau défi. Et du coup, tu as trouvé plus ou moins l'objet de cette terre-là ? C'est sur la fin ?
- Speaker #2
Ben non, on n'est pas sur la fin du tout. On est plutôt sur les débuts, on brainstorm beaucoup. L'idée, ce n'est pas de sortir un énième planner ou un énième agenda. Je veux vraiment que les filles puissent constituer un objet qui leur ressemble. Et donc ça veut dire beaucoup de personnalisation. Et donc dès qu'on fait de la personnalisation en termes d'objets, c'est une vraie logistique. Donc voilà, ça se réfléchit.
- Speaker #1
Et c'est très cool. C'est très cool. Et moi, ça m'a beaucoup parlé parce qu'il y a 8 ans, je voulais sortir un bullet journal, mais axé planeur, tu vois. Et donc du coup, je ne l'ai jamais fait au final, mais ça me parlait beaucoup. Et je trouvais franchement que ta marque était très sympa. Merci. Et franchement, je connais bien le sujet, etc. Je connais pas mal de marques, surtout internationales. Il n'y a pas beaucoup.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
C'était super chouette d'avoir des produits français.
- Speaker #2
On essaie vraiment de tout faire imprimer en Europe pour que ça reste local. Donc, on s'amuse bien.
- Speaker #1
Et ça t'est venu d'où, cette appétence d'organisation ? Est-ce que tu as toujours été organisée ?
- Speaker #2
J'ai toujours été déléguée de classe toute ma vie, c'est-à-dire toutes les années. Et la seule année où je n'ai pas voulu le faire, on a quand même voté pour moi. Ça fait très syndrome du passé. Tu as dû faire de la politique. Voilà ma phobie. Mais non, en réalité, j'ai toujours eu ce truc-là, un peu de ne pas avoir peur de dire les choses. J'étais conseillère, déléguée du conseil des lycéens, j'organisais toujours des trucs pas possibles. J'ai toujours eu ce truc-là, d'aimer avoir des responsabilités. Je pense que, après, quand tu fais un peu de thérapie, tu te rends compte que c'est un peu une forme de carence affective où tu as envie d'être toujours appréciée des autres, mais je me soigne.
- Speaker #1
Justement, le fait d'aider les autres. Ça aide une partie de toi-même. Ah oui,
- Speaker #2
c'est sûr. Tu fais rarement... On fait rarement les choses sans intérêt. Et puis on aide les autres. Voilà. Mais c'est... Ça fait partie de la nature humaine. Il faut être juste au clair avec ça. C'est un petit peu au boost. Oui, oui. Il faut juste être au clair et tout. Mais oui, j'ai toujours eu ce truc-là. J'adore organiser des anniversaires surprises. J'ai toujours été comme ça. Et en fait, ça s'est aggravé avec le... la réalité de la vie quoi à savoir bah quand tu as multi casquette tu deviens maman tu vois tu as beaucoup de choses à gérer bah en fait naturellement c'est un soutien il faut que ce soit un soutien à l'organisation c'est sûr et tu gères bien du coup et tu me disais surtout avec ouais avec ton fils take care écoute franchement j'ai un planning après les gens les frères organisés en perso c'est terrible ouais ouais là si je te montre mon planning il y a beaucoup de gens qui trouvent ça terrible Je reçois des messages en disant « mais c'est horrible, on laisse plus place à la spontanéité et tout » . Mais en fait, ce que j'explique souvent, c'est que pour moi, si je me dis juste « c'est spontané et on verra ce que la vie me réserve » , je sais que je me fais passer toujours en dernier parce qu'en fait, c'est jamais la priorité. Alors que là, quand je prends le temps de vraiment planifier mon agenda heure par heure, tu vois mon agenda, tu as tous les trajets, tu as tous les temps en famille, etc. Mais parce qu'en fait, je veux que ces moments existent. Et quand ils n'apparaissent pas, en fait, tu as toujours des priorités. T'as toujours des trucs, des urgences que tu viens placer Alors qu'en fait non, à partir du moment où c'est booké C'est comme un rendez-vous chez le médecin, c'est pas la nuit de dernier moment Donc ouais non, je suis très très très planning Très feuille de route Très voilà Mais je déteins sur mon mec en plus Qui commence à être comme moi On a un agenda partagé de la famille avec toutes les infos dedans Mais c'est pratique Même sur l'iPhone,
- Speaker #1
tu vois, calendar Tu peux partager le truc Loguer à Google, Google Agenda
- Speaker #2
Moi j'ai un agenda par domaine de vie qui est color codé Et tu verrais mon agenda c'est une... Une mosaïque de couleurs.
- Speaker #1
Et tu mets du coup les temps libres que tu passes par exemple avec ton enfant, etc. Ouais,
- Speaker #2
je note tous les trajets, tu vois, par exemple. Parce que ça, typiquement, en fait, on dit « Ouais, mais pourquoi ça sert à quoi ? » Mais en fait, si tu ne les notes pas, tu te retrouves, tu as deux rendez-vous qui chevauchent, ils sont à 30 minutes de route, puis en fait, tu te retrouves en galère. En fait, j'aime pas moi être surprise par ce genre de trucs. C'est comme quand je me dis « Ah tiens, il faut que je me rappelle de ça » . Jamais je fais ça. J'ai toujours mon téléphone, je mets une alarme pour tout. Pensez à prendre la... Parce que mon fils a une sortie scolaire, mais crois moi que je vais y penser demain matin, pas du tout. Je me mets une alarme. Je sais que je vais pas y penser, qu'après je vais être vénère contre moi, que voilà. Avant je me mettais des croix sur mes mains en me disant il faut que je pense à quelque chose, sauf que j'avais la croix et j'étais là, je sais plus à quoi je dois penser. Donc non, je me mets des alarmes pour tout et oui je me mets des fois des temps genre parc qu'après l'école parce que je sais que comme ça, je ne mets aucun rendez-vous, je n'ai pas d'appel, je suis en mode avion, c'est un temps qu'on prend ensemble. Voilà, et ça veut pas dire que si mon fils à un moment donné il me dit « Maman, là j'ai envie que ça déborde de 30 minutes » ou au contraire « J'ai envie d'être tranquille dans ma chambre » je vais pas lui dire « Non, là sur le planning on a une heure » Non, en fait, la flexibilité, l'adaptation en permanence.
- Speaker #1
Et t'as des tips un peu à donner en termes d'organisation ou des outils ? Comment toi tu t'organises ? Je sais pas, la tout doux, qu'est-ce que tu utilises ? Comment tu utilises tes produits ?
- Speaker #2
Écoute, moi ce que je dis souvent c'est qu'un bon système, c'est un système où il n'y a pas 50 outils. où tu ne dois pas répéter l'information, c'est-à-dire si tu as une tout douce sur ton téléphone, une dans un carnet, une sur ton ordi, etc., et que ça ne communique pas entre, c'est l'enfer, parce qu'en fait, pour peu que tu manques une information, c'est très chronophage. Souvent, je dis, ayez, tu vois, j'en parle beaucoup, donc le programme que j'ai sorti, il est vraiment axé autour de tout ça, c'est de vous trouver trois outils qui communiquent entre eux. Un outil qui est votre cerveau, c'est-à-dire c'est un outil qui vous permet d'avoir toutes vos bases de données, vos projets à venir, etc. Un outil qui est votre agenda, donc vraiment qui vous permet de gérer vos emplois du temps, votre bloc de temps, etc. Et un outil qui est votre to-do list. Moi, j'utilise Google Calendar et Google Tasks, parce qu'en fait, ce que je trouve génial, c'est que je peux implémenter mes tâches dans mes blocs de temps et les faire glisser. Et en fait, ça me permet d'avoir une visibilité. Surtout, c'est interconnecté entre tous les outils. Moi, je fais des automatisations qui font qu'à chaque fois que Chloé, par exemple, a quelque chose à m'assigner, automatiquement, ça remonte dans ma to-do, etc. Et je sais que je n'ai pas 50 endroits à aller consulter quand je veux savoir ce que j'ai à faire.
- Speaker #1
Hum,
- Speaker #2
donc... N'hésitez pas à vous créer un système comme ça qui communique entre eux. Et puis, dans vos emplois du temps, laissez de la marge. Moi, je laisse 20% de vide et 20% de plus de temps à chaque fois. Parce que tu ne sais pas comment la vie s'articule. Et en fait, courir après le temps, ça peut être épuisant. Donc, n'ayez pas peur de laisser aussi du blanc.
- Speaker #1
Et ton fils, il te voit comme quelqu'un de très organisé. Après, quand tu as 7 ans...
- Speaker #2
Ouais, je pense que je le vois sur certains trucs, il est très méthodique et tout, il est très une place pour chaque chose et tout ça, c'est un truc. Ouais,
- Speaker #1
c'est vrai.
- Speaker #2
Ouais, mais je pense que c'est parmi les métis que les enfants, ils apprennent vachement parmi les métis, tu as beau leur dire tout ce que tu veux, si tu fais tout le contraire au quotidien, il y a très peu de chances que ça fonctionne. Donc, tu vois, sur le rangement et tout, mon mari, il est comme ça. Ouais, bah ouais, c'est clair, c'est clair. Nous, on est vachement, enfin, on est dans une éducation qui n'est pas du tout répressive, enfin, tu vois, on punit pas, on crie pas, on tape pas. C'est terrible de le préciser, mais c'est encore beaucoup le cas. Et par contre, ça passe aussi par ok, en fait, dans la vie, quand tu fais quelque chose, ça a des conséquences et donc, du coup, acte conséquence. Pas besoin de passer par des trucs de répression, mais en fait, tu te rends compte qu'au quotidien, du coup, lui, il se crée ses propres systèmes. Il me fait trop rire, ses dessins. Il a les feuilles vierges, les feuilles en utilisation, les feuilles de... Et en fait, tu te rends compte que c'est vachement clair dans sa tête, donc c'est cool si ça lui convient.
- Speaker #1
Et pour ton petit... Pour Gaspard, euh... S'il y avait trois synonymes qu'il choisirait pour toi, ce serait quoi ? Ce qui est important pour toi ?
- Speaker #2
Tu veux dire la façon dont il me voit ?
- Speaker #1
Ouais, s'il devait choisir trois mots qui te définiraient ce que t'aimerais qu'il choisisse par rapport à ton éducation plus tard, etc.
- Speaker #2
Écoute, j'espère qu'il se sentirait écouté. Ça, c'est hyper important. Considéré, respecté aussi dans son intégrité physique, morale. On a toujours été hyper autour du consentement, mais même avec lui, je me rends compte qu'aujourd'hui, il a la capacité de me dire « Non, maman, là, je n'ai pas envie que tu me fasses de bisous, je n'ai pas envie que tu me fasses de câlins. » Et lui-même, du coup, il comprend. Et en fait, ça commence très tôt. On croit que les enfants ne captent pas les choses, mais en fait, ça commence très très tôt. Donc voilà, considéré. Et puis, j'espère qu'il y aura un peu d'humour et de fun aussi parce que c'est ce qu'on essaie d'insuffler au quotidien. rigole beaucoup, il est très espiègle parce que voilà, avec son père, ils sont très comme ça. Moi, souvent, je les vois, j'ai l'impression que c'est des frères. Ils sont en train de se chercher. Mon mari a eu trois frères et tu vois, je pense qu'il y a ce truc-là. Donc, ouais, je pense que ce serait réussi s'il se sentait lui-même sans aucun jugement de notre part. Ce serait réussi, ouais.
- Speaker #1
Et Et j'avais une dernière question, si t'avais pas eu les réseaux quand t'étais plus jeune, YouTube, etc, tu sais quel choix de vie t'aurais choisi ?
- Speaker #2
Moi je vais être juge pour enfants. À la base, ouais ? À la base.
- Speaker #1
Très jeune ?
- Speaker #2
Ouais, très très jeune. J'ai toujours eu un truc avec les enfants, donc je pense que je ferai un truc avec les enfants.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
Rien à voir avec les réseaux, tu vois, je pense que si j'avais pas les réseaux sociaux pour mon activité, j'aurais même pas les réseaux perso. Souvent je me dis voilà mais du coup je pense que je partirai dans complètement autre chose. J'ai toujours toujours toujours aimé être enfin entouré d'enfants et enfin je pense qu'il y a un très très très gros travail à faire dans notre pays encore sur la protection de l'enfance. Mais je ne sais pas si j'aurai les épaules émotionnellement mais...
- Speaker #1
Avec congé ouais ça va pas être évident.
- Speaker #2
Ouais ouais c'est hyper compliqué mais je pense que j'aurais envie de m'investir autour de... Ouais autour de tout ça si je faisais quelque chose de... complètement différent de ce que je fais aujourd'hui. Je pense que je me serais dirigée vers des trucs comme ça. Après, l'avenir nous le dira.
- Speaker #1
Ok, génial. Léa, c'était super intéressant.
- Speaker #2
Merci beaucoup, c'était un plaisir.
- Speaker #1
On va mettre le lien de Take Care. Allez-y, franchement, je vais te prendre aussi des petits journaux.
- Speaker #2
Avec plaisir, je t'envoie.
- Speaker #1
Franchement, trop cool et super intéressant. On a parlé de tout. L'épisode de la dépression, c'était super inspirant, intéressant. J'espère que ça aidera aussi d'autres personnes qui sont dans cette phase-là. Et en tout cas, on te souhaite quoi ? J'aime bien demander ça à la fin.
- Speaker #2
Qu'est-ce qu'on te souhaite pour l'avenir ? On me souhaite d'avoir toujours cet objectif de sérénité et de paix. Ça passe par, pas forcément une vie épurée, parce que c'est bien rempli et que ça me plaît, mais de garder en tête qu'à la fin de la journée, quand je m'endors sur mes deux oreilles et que je me sens bien, ça me suffit. et c'est aussi parce que du coup tout le reste est équilibré et donc que la famille ça va, que le boulot ça va. On peut souhaiter une forme de sérénité.
- Speaker #1
Pour l'instant, l'équilibre entre le perso et le pro, tu gères bien, tu en es fière actuellement ? Écoute,
- Speaker #2
je pense que c'est vraiment une période de ma vie où j'ai trouvé cet équilibre et il faut accepter parfois de passer par des bascules. Mais non, je crois que je peux dire que je suis sereine et que ça dure. Souhaitez que ça dure.
- Speaker #1
Bon, on te souhaite que ça dure.
- Speaker #2
Merci beaucoup. Merci beaucoup, Léa. A bientôt. OK, à bientôt. Salut.
- Speaker #1
Merci de nous avoir écoutés. Retrouvez le Deep Dive tous les jeudis sur notre chaîne YouTube et sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer, Apple Podcasts et Amazon Music. Pensez à vous abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes. D'ici là, prenez soin de vous et à la prochaine !