- Speaker #0
Et en fait, ce qui me passionne aussi, c'est que c'est une des rares sciences où tu arrives à prédire le futur. Et c'est ce que je dis souvent aux gens, c'est-à-dire que quand je reçois des messages en me disant « Ah, vous vous êtes planté trois jours et il ne pleuvait pas chez moi » , je dis « Mais je ne sais pas si vous vous rendez compte en fait qu'on est capable de vous dire à 3-4 jours maintenant, avec une certaine précision, le temps qu'il va faire chez vous. »
- Speaker #1
On la voit décrypter la météo, le climat et les phénomènes qui transforment notre planète. A la télé comme sur le réseau, elle rend accessible les grands enjeux climatiques et environnementaux. Aujourd'hui, dans un nouvel épisode du Deep Dive, on plonge avec Virginie Hilson-Levy, journaliste météo-climat et créatrice de contenu. Bienvenue dans Deep Dive, Virginie, je suis ravi de t'accueillir.
- Speaker #0
Merci Etienne pour l'invitation.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Du coup, c'est comme ça qu'on te présente, journaliste météo-climat ?
- Speaker #0
Voilà, exactement, c'est vrai. Pas seulement présentatrice météo-climat, parce que je suis avant tout journaliste, avec une carte de presse et on travaille vraiment dans les rédactions des... des chaînes de télévision, mais on aura sans doute le temps d'y revenir.
- Speaker #1
Et du coup, comment tu te présenterais, toi, pour quelqu'un qui ne te connaît pas ? Est-ce que tu dirais que tu es plutôt journaliste, journaliste météo-climat, créatrice de contenu, un peu tout ?
- Speaker #0
Exactement les deux. C'est une très belle présentation que tu as faite. Moi, je suis vraiment journaliste de formation, spécialisée en météo-climat et même de manière un peu plus globale sur l'environnement. Maintenant, depuis un peu plus de dix ans, je travaille principalement pour la chaîne d'information BFM TV. Et à côté de ça, je suis aussi créatrice de contenu sur le digital. Et là, c'est un peu plus récent. Ça doit faire 4 ans à peu près. Ok. Que tu as commencé... Ouais, que j'ai commencé à faire du contenu sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Que ce soit TikTok, Insta, YouTube. Alors,
- Speaker #0
j'avais commencé... Moi, ma plateforme de présilection, c'est Instagram. C'est vrai que je suis un peu plus présente sur Instagram. J'aime bien les formats courts, dynamiques. Après, je suis aussi sur TikTok. Et sur LinkedIn, où je raconte un peu les coulisses de ce que je fais. de mes deux métiers, journaliste et créatrice de contenu, et aussi sur YouTube avec des formats un peu plus longs. Donc vraiment, c'est ça, mais c'est quelque chose qui va ensemble. Je me suis un peu réinventée il y a quelques années, mais c'est une autre manière d'informer qui me plaît, parce que moi, je suis sur mon téléphone comme beaucoup toute la journée, je regarde assez peu la télé, même si j'y travaille. Donc voilà, c'est une autre façon d'informer qui me plaît aussi beaucoup.
- Speaker #1
Et ça a commencé comment du coup ? Si tu peux nous parler un peu de ton parcours, comment tu as été amenée à être présentatrice météo ?
- Speaker #0
Oui, en fait, moi je suis passionnée par ces thématiques depuis toujours. Depuis toute jeune ? Depuis toute jeune, en fait, je suis très sensible à l'écologie, à la protection de l'environnement. C'est vrai que je ne savais pas que j'allais en faire mon métier. Moi, j'étais aussi très curieuse, je suis plus littéraire. Donc on va dire que le journalisme, c'était presque une évidence.
- Speaker #1
tu as commencé dans le journalisme sportif
- Speaker #0
Oui, il y a très longtemps. C'est parce qu'en fait, il y avait deux choses qui me plaisaient. Le sport, j'étais très sportive. Et il y avait la nature, la science, etc. Et je m'étais dit, j'irai là où j'ai la première opportunité déjà pour apprendre le métier dans sa globalité. Et donc, la première occasion que j'ai eue, c'était de travailler dans le sport. Mais au final, c'était assez lié parce que je travaillais dans les sports extrêmes. Donc, c'est très lié à la nature. Je rencontrais beaucoup de sportifs de l'extrême qui, du coup, c'était beaucoup de l'outdoor. Donc il y avait ce lien, tous les sportifs que j'interviewais avaient aussi un lien avec l'environnement et la nature, ça m'a beaucoup plu. Mais quand j'ai eu l'occasion de partir vraiment dans la météo et le climat, je l'ai saisi. J'ai commencé à la chaîne météo, qui est vraiment une chaîne... 100% météo qui est sur CanalSat c'était un peu...
- Speaker #1
Ah d'accord c'est sur CanalSat, je pensais que c'était juste une chaîne digitale je savais pas que c'était la télé Non c'est une chaîne,
- Speaker #0
ils font beaucoup de contenu sur les réseaux sociaux mais en fait c'est une chaîne qui est sur CanalSat et ça a été un peu mon centre de formation donc j'ai été formée auprès de prévisionnistes,
- Speaker #1
de météorologues Donc c'est eux en interne qui t'ont fait toute la formation ? Quasi ouais,
- Speaker #0
en fait j'avais une très bonne formation en télé, c'est à dire que je savais gérer presque un fond vert enfin voilà présenter des chroniques, une émission, parce que je l'avais déjà fait à l'équipe 21 à l'époque, sur ma chaîne sport, enfin voilà, ça je l'avais. Par contre, c'est vrai que moi je m'intéressais beaucoup à ces sujets, donc je m'étais presque, j'étais autodidacte parce que je me formais chez moi, je lisais beaucoup de choses et tout, et en fait eux m'ont apporté une formation vraiment complémentaire, plus précise. J'y ai passé quelques années quand même, et puis ensuite j'ai été formée aussi, j'ai eu une formation chez Météo France. Donc voilà, ça a commencé comme ça, chez eux, et ça a été vraiment une révélation pour moi. Je me suis dit, je suis vraiment là où j'avais envie d'être. Je n'ai pas l'impression de travailler, donc c'est vraiment un bonheur, c'est chouette. Après, ce n'est pas évident. Comment ça se passe ? Alors,
- Speaker #1
racontez-nous une journée type un petit peu. Moi, j'ai eu la chance, j'étais jeune, j'ai fait un stage d'observation à France Télévisions.
- Speaker #0
J'ai travaillé là-bas aussi.
- Speaker #1
Et je me rappelle d'une petite anecdote, une fois où je m'étais perdue. J'étais rentré dans une pièce et il y avait le journaliste météo qui était en plein direct. direct et je me rappelle qu'il avait bugué sur moi il m'avait regardé comme ça sur un grand fond vert,
- Speaker #0
c'était la grande pièce alors la journée type en fait on arrive le matin alors ça ça dépend si je prends par exemple BFM là où je travaille le plus régulièrement donc on arrive le matin en général bon nous on est dans la situation météo on la connaît parce que on s'informe aussi beaucoup en amont et puis il suffit qu'on travaille de manière successive jour par jour on est dedans enfin à un moment donné on sait voilà ce qui se passe. Ensuite, on reçoit des cartes de Météo France. C'est des croquis. Ce n'est pas une carte très élaborée, mais c'est un croquis qu'on reçoit avec une tendance pour la journée en général à J6. Et nous, en fait, on dessine les cartes sur un logiciel. Ça, c'est assez propre à BFM parce que pour avoir travaillé longtemps... à France Télévisions c'était pas comme ça, c'était des graphistes qui le faisaient. Mais à BFM on fait quasiment tout et donc on dessine nos cartes et les cartes que vous voyez en fait à la télévision, c'est nous qui les avons faites en amont sur un logiciel. Donc on a cette partie préparation qui est quand même assez longue, en général ça dure 2-3 heures quand même. Et une fois qu'on a dessiné la carte, ok, moi en général je l'analyse et je me dis sur quoi je vais axer mon discours parce que c'est ça qui est important. En fait, j'estime que... t'as carte blanche un peu sur oui on a carte blanche on peut pas dire n'importe quoi non plus mais sur l'angle éditorial et ce qu'on va apporter et le discours qu'on a à l'antenne oui complètement ils nous font confiance évidemment on est quand même expérimenté mais oui bien sûr et c'est à dire qu'en fait moi ce que j'adore faire c'est je regarde la situation et je me mets à la place des gens devant leur télé et me dire en fait qu'est-ce qui se pose comme question qu'est-ce qui les intéresse parce que si c'est juste d'écrire une carte et donner les températures que les gens peuvent lire en fait à l'écran ouais Moi, j'estime qu'on n'est pas très utile. On a tous aujourd'hui des applications météo. Il suffit de sortir l'appli, de regarder pourquoi on va aller regarder la météo à la télé. Et donc voilà, je me pose ces questions, j'écris mes questions. Et après, on a un briefing avec Météo France qu'on appelle au téléphone. Et donc c'est à eux de... C'est un travail vraiment qui est complémentaire. C'est un travail d'équipe qui vont répondre à ces questions-là, nous aiguiller un peu. Et donc voilà. Et donc là, je façonne un peu mon discours que je vais avoir à l'antenne. sachant que voilà juste pour que les gens comprennent bien je ne suis pas météorologue parce que souvent on me dit ça moi je suis vraiment journaliste je m'informe auprès des prévisionnistes eux c'est leur métier c'est vraiment des scientifiques donc on dit on dit journaliste météo oui on dit journaliste météo climat et ce qui était intéressant tout à l'heure tu me disais que tu aimais pas le terme miss météo du coup oui parce que je trouve que le terme miss en lui-même c'est comme si on renvoyait quelqu'un à son physique Et je trouve que le métier a beaucoup évolué ces dernières années quand même. On est devenu des journalistes, on a des cartes de presse, on est intégrés à des rédactions de chaînes. On n'est pas juste là pour présenter la météo. L'exercice, ce n'est plus seulement celui-là en fait. Aujourd'hui, je fais beaucoup d'interventions dans les JT d'info, que ce soit sur BFM, je l'ai aussi beaucoup fait quand je travaillais à France Télévisions. Quand il y a une situation météo qui est complexe, des fois on est sur le terrain, on est envoyé sur le terrain complètement. Et donc quand on est face à des situations météo complexes, face à des catastrophes naturelles aussi qui se multiplient, il faut être capable de l'expliquer au grand public.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #0
Donc on n'est plus là juste pour décrire, on est là pour expliquer et décrypter,
- Speaker #1
c'est complètement différent. En fait, ton métier journaliste à la télé, tu vulgarises aussi bien que sur tes réseaux en fait.
- Speaker #0
Alors pas aussi bien, et c'est pour ça que j'ai fait la transition, et ce que j'expliquais tout à l'heure, c'est qu'on a un métier complètement différent où les prévisionnistes, c'est vraiment des scientifiques, eux ils font une prévision vraiment. Et nous, notre but, c'est d'aller vulgariser cette prévision parce que leur langage est quand même très technique.
- Speaker #1
Oui, j'imagine.
- Speaker #0
Ce n'est pas simple de comprendre. Et donc, nous, on est là, OK, on comprend leur langage, on parle le même, mais on doit l'expliquer de manière, je ne dirais pas plus simple, mais plus accessible. C'est peut-être le meilleur mot. Mais en fait, pourquoi ce n'est pas exactement la même chose que sur mes réseaux et les gens qui me suivent depuis longtemps ? Parfois, je reçois des messages en me disant, on n'a pas l'impression d'avoir la même personne sur les réseaux et à la télévision, mais parce que ce n'est pas le même exercice. À la télévision, c'est vrai que c'est plus rapide. En général, j'ai 2-3 minutes, et encore c'est du luxe, pour expliquer ce qui se passe. On est très factuel, et on n'a pas beaucoup de temps de faire de pédagogie et de vulgarisation, et c'est aussi parfois, et c'est ce qui moi me posait un problème, et c'est très personnel, c'est très anxiogène. Et donc en fait, moi, ma transition, elle s'est faite sur les réseaux sociaux parce que je me suis dit...
- Speaker #1
Qu'est-ce qui est oxygène surtout pour toi ? Déjà les images.
- Speaker #0
Il suffit de voir ce qui se passe par exemple l'été quand tu as des feux de forêt.
- Speaker #1
C'est sûr.
- Speaker #0
Tu vois que des images. Tu éponges beaucoup,
- Speaker #1
il faut se protéger un peu.
- Speaker #0
Complètement. Après, ça dépend de ton niveau de sensibilité. Moi, je sais que je suis très sensible à ça. J'ai un tempérament très sensible. Donc effectivement, tu vois, par exemple, j'ai un très mauvais souvenir. Moi, je viens du sud-ouest. J'habite dans le sud-ouest maintenant. Les incendies qu'il y a eu en Gironde en 2022, c'est terrible. J'ai passé des journées à regarder ces images de tout le département qui partait en flammes. Et toi, tu dois rester hyper sereine, très factuelle. Et c'est difficile, en fait.
- Speaker #1
Je repense à aucun rapport, mais en Australie, je me rappelle, avec les koalas, c'était quand il y a deux ans, trois ans. Je ne sais plus.
- Speaker #0
Ouais, par exemple, c'est dur quand il y a des périodes d'inondations comme on a eu aussi, qu'on a de plus en plus et que tu vois des gens qui perdent tout en fait et qui sont là, t'es face à leur détresse. En vrai, c'est pas simple. Et donc du coup, moi, ça commençait vraiment à me peser. Et puis je pense que c'est pas ça aussi. Après, c'est peut-être un autre débat qui sensibilise les gens. En fait, tout ce qui est anxiogène, c'est pas ça qui va réveiller, qui va pousser à... à passer à l'action. Je me suis dit qu'il faut de la pédagogie, qu'on arrive à vulgariser, qu'on arrive à le faire de manière ludique. C'est tout ce que j'ai essayé de faire et que j'essaye encore sur Insta, TikTok, où j'ai plus de liberté de faire ça autrement que je ne peux pas faire à la télévision.
- Speaker #1
D'ailleurs, c'est totalement OK pour les chaînes télé, le fait que tu puisses...
- Speaker #0
Après,
- Speaker #1
tu rigoles.
- Speaker #0
Alors... Parce que ça a été un vrai sujet quand j'ai commencé à le faire. Je ne dis pas que j'ai été une des premières journalistes météo-climat à le faire, mais presque en fait. C'était quelque chose qui est assez nouveau. Moi, quand j'ai commencé il y a quatre ans, j'ai commencé à faire des petites vidéos comme ça. On me regardait un peu de travers en me disant, est-ce que c'est vraiment du journalisme ce que tu es en train de faire ? Et moi, j'étais convaincue de ce que je faisais. Et en fait, c'est assez marrant parce que je vois qu'aujourd'hui, quasiment tout le monde fait la même chose. Même les chaînes. qui font des formats comme ça donc je me dis bon j'avais peut-être raison mais au tout début c'était pas je dis pas que c'était ultra bien vu quoi mais par rapport à quoi ? ouais tu faisais concurrence en fait alors moi j'ai jamais j'ai toujours été ce qu'on appelle en freelance j'ai jamais été en contrat en CDI avec une clause d'exclusivité ouais c'est ce que j'allais te dire donc t'as pas le droit à l'image ou d'exclusivité bah disons que en fait c'est ça le souci c'est que les chaînes de télé pour lesquelles tu travailles et de manière assez régulière elles pensent souvent que tu leur appartiens.
- Speaker #1
Ils veulent un visage qui est exclusif. Sauf que moi,
- Speaker #0
ce n'était pas mon cas. J'avais certaines libertés, peut-être plus que d'autres journalistes qui étaient au climat, et raison pour laquelle j'ai réussi aussi de faire ça et cette transition. Mais c'est vrai que c'était, bon, en fait, attention à ce que tu dis, attention, voilà. Et donc, oui, l'image que tu renvoyais... Oui,
- Speaker #1
donc il check quand même. Ah oui, bien sûr. Ah oui, OK, à ce moment-là. Ah oui,
- Speaker #0
je ne savais pas. Il regarde quand même. Après, ça dépend des médias. Tu vois, par exemple, à BFM, où je travaille depuis des années, ça par contre eux ils me laissent faire j'ai jamais eu aucun aucun reproche par rapport à ça d'autres médias c'était différent voilà je ne veux pas les citer mais c'était vraiment différent donc ça dépend mais voilà il y a eu des moments où c'était un peu compliqué mais moi j'étais tellement convaincue de ce que je faisais que quitte s'il fallait que j'arrête la télé je l'aurais fait et pareil aujourd'hui en fait mon choix serait vite fait Oui.
- Speaker #1
Avant d'entrer dans le vif du sujet, le Deep Dive est un podcast bienveillant où l'on va à la rencontre d'invités au parcours inspirant. Chaque semaine, je vous emmène avec moi pour explorer la partie immergée de l'iceberg. Le concept est simple, un invité, trois niveaux de discussion. A chaque niveau, l'invité choisit un ou deux badges parmi quatre animaux polaires directement sur la tablette. On commence en surface avec la partie émergée de l'iceberg, des questions plus légères pour apprendre à mieux connaître l'invité. Ensuite, on passe en mode Deep Dive, direction la partie immergée de l'iceberg puis dans les abysses pour des échanges de... plus en plus deep. On vous laisse découvrir, c'est parti, l'exploration commence ici. Je vais te laisser choisir, donc là, format deep dive, on est au-dessus de l'iceberg, 4 badges, tu choisis un des badges et derrière tu as tes postes Insta et on va en discuter plus en détail.
- Speaker #0
J'adore les ours polaires.
- Speaker #1
Je te laisse cliquer dessus.
- Speaker #0
Alors c'est une vidéo que j'ai faite en collaboration avec le média Les Épicurieux, qui est le média de Jamy.
- Speaker #1
Jamy donc de Fred et Jamy pour ceux qui... C'est pas sorcier,
- Speaker #0
il était connu du coup Il est toujours pour avoir fait plusieurs tournages avec lui quand tu passes dans la rue tout le monde le reconnait Il est très identifiable
- Speaker #1
Je pensais que tu vois, nous je crois qu'on est plus ou moins de la même génération et moi j'ai des gens de mon équipe qui ont la vingtaine d'années et ils regardaient aussi c'est pas sorcier, pour moi je me disais c'est notre génération c'est un truc plus à l'ancienne Non mais parce qu'il le montre dans les écoles encore aujourd'hui Ouais c'est vrai Donc en fait... C'était tellement bien fait. Moi, j'adorais. Pour le coup, c'était vraiment de la vulgarisation de tous les trucs scientifiques ou autres.
- Speaker #0
Exactement. Et donc lui aussi a eu une belle transition vers le digital. Oui,
- Speaker #1
il est purement digital maintenant.
- Speaker #0
Oui, quasiment. Je crois qu'il a encore une émission sur France 3. Donc il a fait une super transition. Il a un super média sur le digital. Et en fait, il m'avait invité...
- Speaker #1
Donc les épis curieux, on le mettra pour ceux que ça intéresse.
- Speaker #0
et il m'avait invité pour parler de certains sujets météo climat il y a quelques années mais depuis j'avais refait d'autres tournages avec lui et franchement c'était hyper chouette et c'est presque oui c'était une fierté au début, j'ai fait une vidéo avec Jamy quoi, c'est parce que même moi je regardais l'émission en vrai c'était hyper chouette c'est un bon souvenir
- Speaker #1
Et comment ça s'est fait d'ailleurs ? Comment il t'a contacté ?
- Speaker #0
Si je me souviens bien, c'était son équipe qui travaille sur son média, qui avait vu ce que j'avais fait et qui du coup, lui, cherchait de plus en plus à faire des collaborations avec des créateurs de contenu sur plein de thématiques pour ouvrir son média parce que ça parle de beaucoup de choses. Et donc, il m'avait proposé de faire ça et évidemment, je n'ai pas refusé.
- Speaker #1
Et typiquement, par rapport à Jamy, ouais, c'est donc... C'est lui qui a créé Épicurieux.
- Speaker #0
Je n'ai pas tout l'historique, mais il me semble que c'est quelque chose. En fait, je crois que ça part du Covid, où ces émissions étaient un peu en stand-by sur France Télévisions. Et il a commencé à faire des vidéos.
- Speaker #1
Il n'a pas trop changé.
- Speaker #0
Il n'a carrément pas changé. C'est ça qui est fou. Il a commencé à faire des... Et puis forcément, ça marche super bien.
- Speaker #1
Mais c'est vachement intéressant. C'est un exemple parfait. d'un journaliste qui est passé en digital ouais c'est intéressant, alors qu'il est pas tout jeune tu vois,
- Speaker #0
on pourrait se dire il y a que les jeunes il y a une grosse équipe derrière qui le conseille très bien, qui produisent des super vidéos, mais ouais je trouve que c'est vrai que c'est un exemple parfait de quelqu'un qui a compris aussi qu'il fallait être sur ces plateformes là,
- Speaker #1
carrément et puis qu'il n'y a pas d'âge c'est inspirant en vrai, même à son âge de se digitaliser comme ça en mode full digital sur son émission, parce qu'elle est sympa j'avais regardé 2-3 trucs c'est chouette fait Ok trop cool, je te laisse choisir un deuxième badge ? Qu'est-ce qu'on a ?
- Speaker #0
Ah ça c'est une vidéo que j'avais fait en collaboration pour une radio pour laquelle j'ai travaillé pendant très longtemps.
- Speaker #1
J'ai vu que t'as bossé sur la matinale, c'est ça du boom ?
- Speaker #0
Exactement, en plus de la télé j'ai fait de la radio pendant plus de 10 ans aussi. Et donc il y avait une radio qui, alors je parle au passé parce qu'elle est en train de disparaître malheureusement.
- Speaker #1
Ah ouais je savais pas.
- Speaker #0
Et donc une radio qui s'appelle... Play, on va mettre entre parenthèses les deux.
- Speaker #1
Ça dépend quand est-ce qu'un épisode va sortir. C'est ça,
- Speaker #0
qui s'appelle Move. Et donc du coup, j'ai travaillé pendant plus de dix ans chez eux et dans les cinq dernières années où j'ai présenté, j'ai animé la matinale. Et dedans, j'avais aussi une chronique climat environnement.
- Speaker #1
Ouais, ok.
- Speaker #0
Et c'est vrai que c'était devenu une radio, ce que j'aimais beaucoup aussi, une radio hybride. C'est-à-dire qu'on était aussi bien en radio filmée. qu'avec des formats sur le digital. Et donc, moi, j'avais proposé ce concept de parler, en fait, avec un manque très pop culture parce que c'était l'ADN de la radio. Et là,
- Speaker #1
tu étais très libre, pareil, sur ta ligne d'édito. Oui, complètement.
- Speaker #0
Je proposais mes sujets. Après, on me les validait ou pas, mais la plupart du temps, ça ne posait pas de problème. J'écrivais mes scripts et après, on tournait la vidéo. C'est eux qui la produisaient et on était en cross-post sur mes réseaux. C'était chouette, c'était une autre approche. On était beaucoup plus pop culture. Oui,
- Speaker #1
c'est sûr.
- Speaker #0
Mais au final, l'écologie, c'est lié à tout. Donc, il y a toujours moyen de s'attacher à ça.
- Speaker #1
Ce qui m'intéresse sur ce poste, c'est la partie intelligence artificielle. Je voulais avoir ton avis un petit peu sur l'IA. Parce que là, du coup, je l'ai revu, on parlait de la pollution de l'IA, etc. De l'imp... sur Twitter. Là, en caption, je dis que les IA ont bouleversé notre quotidien, mais est-ce que vous savez l'impact écologique qu'elles ont ? Est-ce que tu en parles un petit peu ? Tu connais le sujet ?
- Speaker #0
Alors, j'ai travaillé un peu, mais c'est très vaste. C'est compliqué, l'IA, parce qu'en fait, on n'a pas encore d'études qui soient vraiment très fiables, très poussées par des scientifiques. Par exemple, on a beaucoup d'études qui sortent, bon, Microsoft va dire ça, Google va dire ça. Ça va tellement vite. Ça va hyper vite. C'est dur. Mais quand on creuse, on se rend compte que c'est une technologie qui pollue énormément, qui prend de plus en plus de place. Maintenant, elle a des avantages et des inconvénients. Elle permet aussi beaucoup de choses, même dans la météorologie aujourd'hui.
- Speaker #1
J'imagine, oui.
- Speaker #0
Avec des prévisions de plus en plus précises. Elle permet aussi même d'identifier des catastrophes naturelles parfois. Oui, c'est sûr. Pour anticiper.
- Speaker #1
Il doit utiliser une tonne de bières maintenant.
- Speaker #0
Donc en fait, c'est un peu une balance de dire, bon, voilà, moi, j'aime pas dire ça, c'est pas bien, en fait, pointé du doigt, c'est juste dire, bon, je vous donne des clés de compréhension, après, c'est à vous de voir ce que vous voulez en faire.
- Speaker #1
Ouais, carrément.
- Speaker #0
Je préfère avoir ce discours-là. Bah ouais,
- Speaker #1
non, c'est sûr.
- Speaker #0
Et donc, du coup, de dire, bon, bah, c'est évident que ça a un impact. Par contre, ça a de bons côtés aussi. Mais c'est vrai que c'est un sujet qui m'intéresse, mais qui est très technique.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, par rapport à ça, je vais ricocher un de tes bouquins que tu as écrit. Je crois que tu as écrit trois livres, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Dont un, justement, alors je n'ai plus le titre en tête, mais c'est sur la génération éco-connectée. Et tu dis comment vivre avec son temps pour le clip.
- Speaker #0
Exactement, c'est un éditeur qui m'avait approché, parce que justement, moi, je suis quelqu'un de très connectée. Et c'était une phrase que j'entendais beaucoup sur les réseaux sociaux. À un moment donné, c'était un reproche que j'avais sans arrêt. C'est de dire, bon après c'est les personnes qui sont les plus réticentes à ça, qui me disaient, tu te dis écolo, mais par contre tu es toute la journée sur ton téléphone et tu nous postes trois vidéos par jour. Alors c'est le truc à un moment donné où j'entendais tout le temps, et en fait j'avais fait une vidéo, je crois que c'était une story, pour expliquer en fait pourquoi je faisais ça, et il y avait un éditeur qui m'avait dit, c'est super intéressant, et en fait au final...
- Speaker #1
C'est lui qui t'a chauffé à écrire le bouquin ? Ouais,
- Speaker #0
avec qui j'avais déjà écrit le deuxième livre, mais qui m'a dit, on sort une collection, enfin voilà, vraiment sur l'écologie, et le sujet est très intéressant.
- Speaker #1
C'est super intéressant.
- Speaker #0
Parce qu'il va toucher les jeunes. En fait, on est tous hyper connectés. Mais finalement, comment on fait quand on est hyper connecté pour réduire un peu son impact ? Et donc voilà, le livre, je l'ai construit comme ça. Alors, ça a été beaucoup de travail. Du coup, c'était...
- Speaker #1
J'imagine. C'est passionnant. C'est un super sujet.
- Speaker #0
C'est passionnant. Mais aller fouiller toutes les études scientifiques, de dire comment on peut rester connecté, mais tout en baissant son empreinte écologique. Ce qui est le but pour tout le monde. C'est ça,
- Speaker #1
par rapport.
- Speaker #0
Mais en fait, des fois, on se rend compte que c'est plus simple qu'on le pense. Et donc voilà, c'est pour ça que j'avais effectivement écrit ce livre. Je parle un peu d'IA, mais c'est...
- Speaker #1
Et t'as quelques tips concrets d'ailleurs pour les gens qui nous écoutent, qui sont assez connectés ?
- Speaker #0
Il y en a tellement déjà. Connectez-vous en Wi-Fi dès que vous pouvez. Ça, c'est vraiment le truc, c'est le conseil numéro un, parce qu'en fait, c'est ça qui concerne le moins d'énergie que de la 4G, de la 5G, etc. Il y a ça. L'idée du téléviseur aussi. Le Wi-Fi,
- Speaker #1
je ne connaissais pas.
- Speaker #0
je savais pas que ça consommait moins ça me paraît logique ça parait logique comme ça c'est le réseau donc en vrai si vous avez la possibilité de vous mettre en WISI faites le après c'est vrai que l'objet qui pollue le plus en technologie c'est la télévision parce qu'on a des écrans de plus en plus grands c'est de l'extraction de métaux rares donc je dis souvent est-ce qu'on a vraiment besoin d'une télé dans chaque chambre dans toutes les pièces de la maison alors quand on peut évidemment Mais voilà, se poser ce genre de questions... Après, il y en a plein, il faut regarder dans le livre. Mais il y a plein de conseils un peu comme ça qui ne sont pas ultra contraignants, contrairement à ce qu'on pourrait penser.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
c'est sûr. C'est des petites habitudes qu'on peut avoir au quotidien.
- Speaker #1
J'avais regardé sur Insta le mode écho qui était vachement bien expliqué sur le lave-vaisselle. C'est vrai que moi, tu vois, t'expliquais justement que c'est pas parce que ça a duré 4 heures qu'on pensait justement que ça consommait plus. Et c'était intéressant, ouais.
- Speaker #0
Alors c'est marrant parce que... moi j'ai plusieurs sources d'inspiration pour mes contenus déjà d'une c'est l'actualité ça c'est évident ce qui se passe j'ai un super format, enfin super je le vends qui est vraiment basé sur l'actu il y en a un autre mon autre source d'inspiration c'est les commentaires qu'on me laisse ou les messages qu'on m'envoie c'est des questions que les gens se posent et après c'est ce que j'entends de mon entourage et ça pour la petite anecdote Merci. c'est ma petite soeur qui était chez moi et donc moi je suis là mode éco à fond de mon lave vaisselle et qui un jour me dit mais je comprends pas ce truc en fait ça dure 4 heures à quel moment ça doit consommer plus d'électricité, à quel moment c'est écologique et alors là je commence mais on a passé une heure à parler de ça vraiment je lui explique que non c'est par rapport à la température de l'eau et tout et que en fait c'est pas spécialement... Et qu'il y a moins d'eau aussi il y a moins d'eau en fait où il y a moins d'eau mais en fait on la chauffe moins donc il y a moins d'énergie c'est surtout ça qui compte dans un lave-vaisselle plus que l'électricité et surtout que ça dépend aussi à quelle heure on lance le lave-vaisselle bref et donc du coup elle m'a dit c'est incroyable et tout ça et je me suis dit si elle a Elle pense ça. Il y a beaucoup de gens qui se posent la même question. Pour moi, des fois, il y a des choses qui sont évidentes. Mais je me dis, pour le grand public, ce n'est pas le cas. Et donc, c'est hyper inspirant. Et j'ai fait cette vidéo, mais qui a cartonné. Oui,
- Speaker #1
c'est marrant.
- Speaker #0
Elle a fait plus de 2 millions de vues en deux jours, je crois. Et les gens, ils m'envoyaient des messages. Elle était vachement bien foutue. Tu vois, je l'ai envoyée à ma mère. On a eu le même débat. C'est dingue.
- Speaker #1
C'est un truc du quotidien. Tu ne te poses pas la question. Mais c'est vrai que c'est intéressant. Même moi, inconsciemment, je me dis que ça dure 4 heures. Je n'utilise pas ce mode-là. C'est contre-intuitif de fou.
- Speaker #0
Et il y a plein de trucs comme ça. Il y a plein d'exemples comme ça et du coup, j'aime bien aussi raccrocher un peu ce qu'on vit dans le quotidien à ces thématiques-là, en fait. De ne pas rentrer en frontal, voilà, le climat, la météo. En fait, c'est juste que ça nous concerne tous au quotidien, sans arrêt, dans tous les domaines de notre vie. Donc, c'est intéressant.
- Speaker #1
Yes. Du coup, on va rentrer en mode deep dive. Je te laisse cliquer sur la petite flèche du bas quand tu veux. Du coup, bienvenue en mode deep dive Virginie !
- Speaker #0
Avec plaisir !
- Speaker #1
J'ai oublié de te demander ton objet. On demande à chaque invité de ramener un objet qui les inspire, que ce soit professionnellement ou personnellement. Du coup, tu nous as ramené ton objet.
- Speaker #0
Oui, alors c'est pas très original. Mais en fait, j'ai pris mon téléphone parce que ça veut dire beaucoup de choses pour moi. Ça représente un peu la transition que j'ai faite entre les médias traditionnels, où certes je suis encore un petit peu, mais beaucoup moins qu'avant. et sur le digital où je suis devenue vraiment créatrice de contenu et où je m'éclate au quotidien. Et ce que j'aime bien, c'est que mon téléphone aujourd'hui, il est plus professionnel que personnel parce que c'est plus mon outil de travail vraiment au quotidien. Je me filme parfois avec quand j'ai une inspiration. Et j'ai ce lien avec ma communauté où je prends le temps de répondre aux gens parce que je trouve que c'est ça qui est hyper important. Et c'est pour ça qu'on dit aussi que c'est un réseau social, c'est qu'il faut créer du lien avec les gens. Et ça, c'est hyper important pour moi. que... Je passe presque des fois une heure par jour à répondre aux commentaires. Alors c'est compliqué parce que des fois j'en reçois beaucoup donc c'est dur. Mais tu vois par exemple en période de canicule, je peux recevoir beaucoup de questions. J'imagine. Donc je prends beaucoup de temps. Donc en vrai c'est un peu l'objet que j'ai toujours avec moi. Et quand je l'oublie, c'est pas parce que je ne l'oublie pas, parce que je ne me sens pas mal parce que je me dis oh là là je n'ai pas mon téléphone. C'est juste que je me dis oh là là ça fait partie de ce que je devais faire dans la journée. Et du coup je ne pourrais pas le faire. Voilà, c'est pas hyper original, mais en tout cas, c'est quelque chose pour moi qui compte beaucoup.
- Speaker #1
Et les questions qu'on te pose, les DM qu'on t'envoie, tu t'as pris l'exemple de la canicule, tu sens de l'anxiété chez les gens ?
- Speaker #0
Ouais, complètement. En fait, dans ma communauté, c'est vrai que j'ai une grande partie de personnes qui sont déjà très sensibilisées et très sensibles à ça. Donc, ils me posent beaucoup de questions pour essayer de comprendre encore plus et se rassurer, je pense. Et j'ai une autre partie de ma communauté qui commence à se questionner mais qui n'est pas totalement encore au fait de ces sujets. Je les informe et c'est chouette. Ils posent des questions et c'est plus quelque chose que... C'est plus des questions, on va dire, un peu en mode découverte. Et une petite partie, toujours, qui est ce qu'on appelle un peu climato-sceptique et qui vient un peu contrer tout ce que je raconte toute la journée. C'est le jeu.
- Speaker #1
Mais toujours dans ta communauté, les climato-sceptiques ?
- Speaker #0
C'est marrant parce que c'est ça qui me fait rire. Ce sont des gens qui me suivent. C'est ça qui est fou. Des fois, je vois des commentaires, je lis le commentaire et je vais voir le profil de la personne. Ça m'intéresse aussi un peu de savoir. Je me dis, c'est quelqu'un qui me suit depuis longtemps. Qui commente parfois, qui m'envoie des... Voilà, c'est très surprenant, mais bon, du coup, ils font partie de la communauté.
- Speaker #1
Et du coup, tu en vois beaucoup avec des climato-sceptiques. Alors,
- Speaker #0
moi, j'ai une communauté qui est quand même très bienveillante d'une manière générale. Maintenant, il y en a toujours et ça dépend des plateformes. Là où ils sont très présents et plus virulents, c'est sur des plateformes comme X ou encore sur Facebook. C'est des plateformes que je squatte un peu moins, on va dire, et où je publie moins mes contenus parce que justement... Je trouve qu'à un moment donné, si c'est juste pour se recevoir des critiques et passer ma journée à répondre à ça, bien que je réponde aux commentaires, à un moment donné, c'est ultra fatigant.
- Speaker #1
Oui, j'imagine.
- Speaker #0
Donc, c'est pour ça que je suis un peu moins présente sur ces plateformes-là. Et après, il arrive que j'en ai. Évidemment, si tu regardes un peu des fois, surtout quand je suis sur des contenus qui sont très actus, liés par exemple à la canicule ou comme j'ai pu le faire sur les inondations l'hiver dernier, bah Là, forcément, oui, tu en as un peu qui viennent critiquer, qui remettent un peu tout en cause. Parce qu'il y a plusieurs formes de climato-sceptique. Justement,
- Speaker #1
je voulais te demander, la définition, c'est quoi ? C'est une personne qui ne croit pas au réchauffement climatique ? Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on appelle par climato-sceptique ? Oui, c'est ça, mais tu as plusieurs niveaux. C'est-à-dire que tu as le climato-sceptique, on va dire scientifique, qui ne croit pas du tout au travail des scientifiques. Moi, j'ai déjà reçu des messages, ce sont des imposteurs, clairement. au service des gouvernements pour qu'ils nous sortent des lois et que ce soit contraignant. Et donc t'as ceux-là, t'as ceux qui ne croient pas en les causes du réchauffement climatique. C'est-à-dire, pour eux, c'est pas nous. Alors, il existe, mais c'est pas lié aux activités humaines, comme le disent les scientifiques, parce qu'on en est sûr aujourd'hui et il n'y a plus de débat là-dessus. Mais eux vont te dire, non, non, non, c'est pas nous. Voilà, c'est naturel, c'est le cycle du soleil. T'entends plein de... Toujours un peu la même chose. Et après, tu as ceux qui ne croient pas aux conséquences. C'est-à-dire, nous, on est là, on en fait beaucoup trop. Vous êtes là pour nous alarmer, ce n'est pas si grave. Oui, 40 degrés, ça va. Moi, il y a 20 ans, j'ai déjà eu des 40 degrés. Donc, tu as un peu tous ces profils-là différents. Mais au final, ça revient au même. C'est-à-dire qu'ils décrédibilisent notre travail et celui des scientifiques au quotidien. J'avais un format justement où je prenais les phrases un peu climato-sceptiques et je les compterais avec des arguments scientifiques et factuels pour leur montrer qu'ils avaient tort. Donc en vrai, moi je les écoute parce que c'est important d'écouter. Et même dans mon entourage, des fois j'entends des choses et je les note sur mon téléphone. Je me dis ok, ça me fera l'idée d'un contenu. Donc non, je les écoute. Maintenant, j'ai du mal à le comprendre parce que... Le travail scientifique, pour moi, il ne peut pas être remis en question. On ne peut pas dire que c'est faux ce qu'ils disent. C'est des études, c'est du travail. Et puis, je trouve qu'au-delà de ça, il suffit juste de regarder autour de soi, voir dans quel monde on vit, comment il change. Et ça devient de plus en plus évident. Donc, en fait, comment on peut remettre en question tout ça, si ce n'est que ça vous dérange profondément peut-être parce qu'on demande un changement. que l'être humain déteste ça, donc ça c'est encore un peu le débat, mais voilà, pourquoi on n'avance pas aussi ? Mais voilà, c'est... Quelle est la cause de... Comment on explique ça ?
- Speaker #1
Tu vois, je pense à lui, mais c'était Trump qui disait qu'il était grave climato-sceptique, il disait il y a quelques années qu'il n'y avait pas de réchauffement climatique, etc. Oui,
- Speaker #0
mais celui-ci n'est pas bon pour son business, mais à un moment donné, c'est de la malhonnêteté intellectuelle, à un moment donné... Quand on voit les Etats-Unis qui sont quand même très touchés aussi par le réchauffement climatique, les feux qu'il y a eu en Californie, Miami, les ouragans, les inondations, c'est complètement... Enfin aujourd'hui c'est un état où il n'y a plus d'assurance. Je sais pas si c'est faux, c'est factuel. Ils veulent plus y aller parce que justement ça coûte trop cher. Enfin voilà, les tempêtes de neige à New York, j'en passe. Moi, il se passe pas une année... J'étais en train de me dire,
- Speaker #1
elle connaît bien quand même le climat. J'ai oublié. Oui mais parce qu'en fait... Tu vois sa longueur de journée mais c'est...
- Speaker #0
Et parce que déjà, je m'y intéresse. et de deux, on en parle de plus en plus moi sur BFM ça m'est arrivé de faire des plateaux entiers où je parlais des Etats-Unis où justement on expliquait ce qui se passait parce qu'il y avait de plus en plus de catastrophes les feux en Californie quand même on a passé des jours à parler de ça donc je me dis comment il peut avoir cette malhonnêteté intellectuelle alors si ce n'est que c'est pas bon pour son business très certainement
- Speaker #1
Mais attends, parce que toi, du coup, ça fait combien d'années que t'es journaliste climat-météo ?
- Speaker #0
Ça fait un peu plus de dix ans maintenant. Donc toi,
- Speaker #1
j'imagine que t'as vraiment dû voir l'évolution du climat changer, des catastrophes naturelles. Ah mais c'est complètement... Là, c'est dix dernières années, c'est...
- Speaker #0
Mais au-delà de ça, notre métier a changé avec cette actualité.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est-à-dire qu'il y a eu un avant et après COP21. Tu vois, avant la COP21... Je dis pas que... En fait, la COP21, c'est juste qu'on s'est rendu compte qu'il fallait faire quelque chose. Ça devenait urgent. Et qu'il y a eu comme un... consensus pour dire qu'il faut vraiment qu'on agisse tous ensemble pour pas que ça s'accélère davantage. Et donc là, les médias ont commencé un peu à s'y intéresser davantage. Ça a pris un peu plus de place dans l'actualité, même si je trouve que c'est encore pas assez au vu de tout ce qu'on vit. Mais il y a eu un avant après. Et donc, avant la COP21, on était des présentateurs météo. C'est-à-dire qu'on venait, on présentait la météo. La météo, c'était un programme qui était ludique, de divertissement. Il était rattaché au... pôle divertissement des chaînes.
- Speaker #1
C'est fou d'ailleurs. Comment ça se fait que c'était du divertissement ? Parce qu'en fait,
- Speaker #0
on regardait la météo pour savoir comment on allait habiller les enfants, si on allait pouvoir faire le barbecue le week-end. Non mais c'est vrai ! Si la semaine prochaine, il y allait avoir du soleil quand tu partais en vacances ou en week-end. En fait, on regardait la météo que pour ça. Sauf qu'à un moment donné, les catastrophes naturelles ont commencé à s'enchaîner et c'est devenu un programme d'information parce que la météo devient dangereuse. Et il y a eu les vigilances météo de Météo France, Jeune. orange, rouge, sur plusieurs paramètres. Et donc, du coup, maintenant, c'est plus on vous informe, mais on vous donne des conseils de prévention aussi. On vous explique. Donc, c'est plus du tout pareil. Et en fait, ça a complètement... Moi, j'ai vu ce changement. Et donc...
- Speaker #1
C'est presque médical, la météo, maintenant. En période de canicule, avec tous les décès, tu vois, c'est en vrai... Quand tu donnes des conseils concrets pour éviter d'avoir un accident...
- Speaker #0
Ouais, complètement. Après, c'est vrai que moi, c'est pas mon rôle, parce que pour le coup, c'est médical et c'est autre chose. Je suis pas médecin, mais je suis là pour expliquer pourquoi... Mais en prévention,
- Speaker #1
tu vois.
- Speaker #0
Oui, après, c'est toujours bien de le dire, dans un bulletin météo, de rappeler les conseils de comportement, mais même quand il y a des inondations, en fait.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #0
Ça paraît tout bête. D'ailleurs, j'avais fait un format sur les réseaux sociaux avec Météo France, justement, pour essayer d'expliquer, de vulgariser la vigilance météo, parce que c'est quelque chose qui n'est pas forcément dans notre culture. Dans certains pays, ils ont une alerte... Je veux dire qu'ils sortent pas de chez eux, en fait. Et ils ont ce truc, ils comprennent pourquoi et tout ça. Nous, en France, des fois, tu lances des vigilances orange. Puis on n'aime pas les règles,
- Speaker #1
en plus, en France.
- Speaker #0
On n'aime pas les règles, c'est clair. Et en plus de ça, on sait pas quoi faire, en fait, tu vois. Et puis, il faut que l'info, elle soit accessible. Et donc, on avait fait tout un format pour expliquer, justement, qu'est-ce qu'il faut faire à ce moment-là, pourquoi c'est important, toutes les idées reçues qu'il y avait autour. Et en vrai, il a bien marché, c'était bien intéressant. Mais oui, oui, c'est un métier qui a quand même... pas mal changé. On est passé, oui, de présentateur météo à journaliste parce que il faut informer, parce qu'il faut expliquer et parce qu'il faut rassurer si on peut.
- Speaker #1
Et par rapport à ça, pour en parler très rapidement, donc tu me parlais de Miss Météo, t'as senti un peu l'évolution, justement, j'imagine que c'est lié aussi. À la base, c'était que des femmes, tu me disais, ce métier-là.
- Speaker #0
Non, c'était pas forcément que...
- Speaker #1
mais on appelait les femmes Miss Météo on disait pas Mister Météo d'ailleurs on a jamais dit Mister
- Speaker #0
Météo des présentateurs météo c'était Miss Météo et le présentateur météo après le terme Miss Météo est né avec la chronique, la pastille de la Miss Météo qui était sur Canal Plus je crois que c'était dans le grand journal en fait c'est parti de là quand même ce terme là mais à la base ça n'avait rien à voir, c'était une humoriste la météo c'était un prétexte pour faire un sketch et donc elle venait et donc elle tournait ça en dérision Et à partir de ce moment-là, nous qui travaillons sur les chaînes et qui présentons la météo, on nous appelait les Miss Météo. Et puis parce qu'il y avait aussi ce côté où c'était du divertissement, mais c'est resté un peu. On l'entend peut-être un peu moins ces dernières années, mais je l'entends encore. Et parfois, je le lis encore dans les messages que je reçois et tout. Après, voilà, j'en fais pas un combat personnel, très clairement. Mais c'est vrai que ça m'énerve parce que ça renvoie au physique, le terme Miss, que notre métier, il est beaucoup plus large que ça, qu'on appelle pas un homme Mister Météo et qu'à un moment, il faut arrêter, quoi.
- Speaker #1
Et tu penses que ça renvoyait vraiment au physique ? Vraiment, je sais pas, il y a 10, 20, 30 ans, on prenait plus de femmes ?
- Speaker #0
Mais oui, mais on prenait, oui, certainement plus de femmes parce qu'on regardait plus des fois comment nous, on était habillés.
- Speaker #1
non
- Speaker #0
que la carte qu'il y avait derrière, tu vois. Alors, c'est peut-être encore un peu le cas aujourd'hui. Mais c'est pour ça que moi, je fais un peu attention à ces détails-là parce que j'estime que ce n'est pas moi la star de la météo, en fait. C'est la carte. Moi, je viens pour expliquer quelque chose. Voilà, je ne vais pas me mettre en mini-jupe ou quoi. Après, chacun fait ce qu'il veut. Mais je ne suis pas à l'aise avec ça, en fait, parce que ce n'est pas moi qu'on doit voir. Mais pendant longtemps, ça a été ça.
- Speaker #1
Et tu as des gens qui, je ne me rends pas compte, mais qui s'attachent vraiment à un présentateur météo que ma Comme un présentateur du JT, t'as des gens qui viennent te voir dans la rue.
- Speaker #0
Moi, personnellement ? Ouais, bah toi, comment tu le dis, toi ? Bah moi, on me reconnaît quand je suis plusieurs jours sur BFM, et qu'en plus, si vraiment on me voit beaucoup parce que je parle d'un phénomène précis qui est en train de se passer, oui, ça m'est déjà arrivé, c'est rigolo, c'est marrant. Après, t'as des regards sur toi où je la connais, je sais le pod, ou je l'ai vu. Donc oui, c'est marrant, mais après, on est nombreux quand même aujourd'hui. avec toutes les chaînes qu'il y a à part Euline Delia qui est restée la star de la météo nous je pense que c'est un peu moins évident mais c'est marrant parce que des fois maintenant on m'arrête juste parce que je t'ai vu sur Insta,
- Speaker #1
c'est trop bien ce que tu fais c'est chouette c'est trop cool et tu me parlais de l'éco-anxiété le fait que toi personnellement t'es plongée comment tu fais au quotidien ? t'as une technique, t'as un truc pour essayer de ne pas éponger ?
- Speaker #0
j'essaye de rester optimiste ça c'est important je m'informe beaucoup parce qu'il n'y a pas que des bonnes nouvelles mais aussi de comprendre permet de d'avoir les bons comportements et ça aide aussi après je crois beaucoup en la nouvelle génération qui arrive et qui je pense va faire bouger les choses mais c'est vrai que c'est pas évident il y a des jours je me dis bon Tu lis des choses, toutes les études, elles sont pas du tout...
- Speaker #1
C'est dur, moi je sais que j'ai fait des diètes de météo. De météo, pardon, non, d'actualité. Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais.
- Speaker #1
L'actualité, tu vois, et même je sais que souvent on dit, tu vois, quand t'as de l'anxiété du truc, de couper l'actualité, de plus rédigiter le soir, etc. Moi je connais beaucoup qui ont coupé totalement, tellement ils épongent, c'est pour ça que quand tu me parlais que t'épongeais, tu vois...
- Speaker #0
Ouais, ouais, non, non, mais en vrai, oui, c'est vraiment... c'est pas facile tous les jours, mais justement, ce que je fais sur les réseaux, où j'apporte une petite Merci. de touche, c'est plus ludique, c'est plus fun. C'est un peu ma thérapie aussi. C'est ce que je disais tout à l'heure. Cette transition que j'ai faite sur les réseaux, c'était pour que ça m'aide. Parce que si j'étais restée dans les médias à parler de ça toute la journée, mais de manière très anxiogène, il y a un moment où tu vois que c'est dur.
- Speaker #1
Ce qui est cool sur ton contenu, c'est que c'est très positif. C'est très good vibes. On ne ressent pas d'anxiété.
- Speaker #0
Après, c'est vrai que je dis les choses. Parfois, c'est factuel. Voilà, mais en fait, sur la forme, on peut apporter une touche de fun, c'est plus ludique. J'essaye aussi, oui, de rendre le sujet concernant parce que c'est hyper important. Donc, de le rattacher à ce qu'on peut vivre au quotidien, comme je disais. Et voilà, c'est une autre approche, mais qui, je pense, les messages passent mieux. En tout cas, moi, j'en suis convaincue.
- Speaker #1
C'est sûr. Et tu me disais que tu as foi en la nouvelle génération.
- Speaker #0
Oui, parce que je pense qu'en fait... Nous, on voit ça comme une contrainte aujourd'hui. De toute façon, on appelle ça une transition écologique. Donc, on est vraiment la génération où on voit le changement. Pendant des années, on nous a dit qu'il fallait consommer beaucoup, qu'il fallait produire beaucoup. Tout devait aller vite. Et c'est ça aussi qui a fait notre réussite et notre confort. Et aujourd'hui, on est en train de nous dire tout l'inverse. On est en train de nous dire qu'il faut arrêter, qu'il faut diminuer la consommation, qu'il faut ralentir. Et donc, on ne comprend pas trop. De toute façon, l'être humain n'aime pas le changement. Voilà, donc on est un peu entre les deux et c'est compliqué. Donc voilà, il faut changer, mais on n'y arrive pas forcément. Or, je pense que toute la nouvelle génération, eux, ils seront plus au fait de tout ça. Et ce sera naturel. Ce ne sera pas vu comme une contrainte pour la plupart d'entre eux.
- Speaker #1
C'est normal.
- Speaker #0
Et du coup, je pense que ce sera plus simple pour impulser un changement dans la société politique de manière générale. Et c'est pour ça, moi, j'ai des petits neveux, j'ai des petites nièces. je vois un peu autour de moi et je vois qu'en fait c'est pas du tout tout pareil. Tu vois, eux, mettre leurs déchets dans les poubelles recyclables, c'est pas du tout pareil que nous. Oh là là, faut faire ça. Enfin, tu vois, ok, faut que je m'en souvienne. Eux, ils le font naturellement. C'est différent. Donc c'est pour ça que je pense que eux, ils vont avoir vraiment... Et c'est ça aussi qui me fait que je suis plus positive, tu vois.
- Speaker #1
Mais les co-anxiétés, d'ailleurs, c'est principalement, ouais, c'est la Gen Z et la nouvelle encore. Ouais, il y a une vraie anxiété chez les jeunes. Toi, tu le ressens un peu avec ta communauté les plus jeunes ? Oui, oui, ils me le disent.
- Speaker #0
Ils me le disent. En fait, il y a ce truc où ils comprennent, ils font. Par contre, ce qui les énerve, c'est que tout le reste, en fait, ça n'avance pas. Et du coup, c'est dur de se dire, moi, je fais ça, ça dans mon quotidien. Puis à côté de ça, tu vas avoir une entreprise qui pollue, des décisions politiques qui ne sont pas à la hauteur. Et donc, du coup, c'est dur. C'est ça aussi qui crée une éco-anxiété. Puis quand tu vois l'actualité, par exemple, avec les vagues de chaleur qui... qui augmentent et qui sont de plus en plus intenses, forcément que ça crée de l'éco-anxiété. Mais ce n'est pas pour ça que quand je les questionne, ils disent que ce n'est pas pour ça que nous, on va changer nos habitudes. C'est juste que ça fait peur. Mais par contre, je trouve qu'ils ont la bonne attitude de se dire qu'on va continuer ce qu'on fait, parce qu'on y croit en fait. C'est ça qui est intéressant.
- Speaker #1
Tu y crois toi justement ?
- Speaker #0
Deux.
- Speaker #1
Tu es positive sur l'avenir ou plutôt pessimiste ?
- Speaker #0
Non, c'est vrai que pendant longtemps, j'étais quand même un peu mitigée. C'est vrai que c'est fatigant. tu dis. Moi, je fais ci, je fais ça. Et puis à côté de ça, tout ce qui se passe, t'as l'impression que c'est inutile. Mais non, je suis maintenant plus positive parce que justement, je leur parle à eux et je vois. Et puis parce que de toute façon, moi, je pense que je suis alignée vraiment entre ce que je pense et ce que je fais. Et ça, c'est important aussi pour se sentir bien.
- Speaker #1
C'est vrai. Tu vas être en réaction sans l'équation avec ses valeurs.
- Speaker #0
Exactement. Et en fait, tu le fais plus naturellement. C'est sûr. Donc moi, je le vois pas comme une contrainte. Et je me dis, en fait, peu importe ce qui se passe à côté, tant que moi... je suis en accord avec ça, c'est ok. Et puis parce que je pense que j'ai aussi bien compris le problème, donc ça m'aide à passer plus facilement à l'action.
- Speaker #1
Et en parlant des co-anxiétés de la nouvelle génération, félicitations.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Je n'ai pas encore abordé le sujet. Je ne savais pas que tu étais enceinte, trop cool. Donc, ravi de vous accueillir tous les deux. Donc, trop chouette. Et est-ce que justement, par rapport à toi qui attends ton premier bébé, tu me disais une petite fille, Du coup, t'es plutôt...
- Speaker #0
positive par rapport à elle pour son avenir alors c'est vrai que pendant longtemps j'avais dans un coin de ma tête j'ai toujours voulu avoir des enfants mais me dire est-ce que c'est vraiment une bonne idée dans quel monde on va les laisser t'as plein de jeunes quand même évidemment donc tu te poses la question à un moment donné bon après il y a les circonstances qui font que mon mari aussi voulait un enfant donc t'es pas tout seul j'en ai deux moi c'est la plus belle chose qui me soit arrivée sur terre Merci. t'as deux filles aussi ? j'ai deux filles deux ans et demi cinq ans et demi oh la la petite princesse mais bon du coup non je suis positive parce que je me dis qu'en fait je vais lui inculquer les bonnes valeurs enfin je vais essayer et je vais essayer de la rassurer autant que je peux et puis et puis voilà on verra de toute façon sinon après tu t'arrêtes de vivre tu fais plus rien enfin tu vois donc je pense que non il faut puis comme je disais comme je crois en cette nouvelle génération aussi Elle en fera partie, donc elle poussera peut-être, tu vois, de par son comportement, s'inspire.
- Speaker #1
Et imagine là, tu vois, t'avais ta petite, tu vois, qui était anxieuse, etc. Qu'est-ce que tu lui dirais, toi, qui as du recul, qui as autant de... Tu vois, qui connais très bien le sujet, etc.
- Speaker #0
Bah, je lui dirais de continuer, en fait, de faire ce dont elle croit, en fait. Et tu vois, en fait, je pense que t'es obligée d'être anxieuse, mais quand t'as des bonnes valeurs... continue en fait, quand t'es en accord avec ce que tu penses, ce que tu fais et qu'il faut continuer d'être positif tu vois, c'est compliqué c'est vrai de vraiment essayer de rassurer les enfants et les plus jeunes sur ça, mais je pense que non, il faut pas lâcher parce qu'il se passe aussi des bonnes choses parmi tout ça, tu vois il n'y a jamais eu autant par exemple d'associations ou de fondations sur le climat des marches pour le climat, il y en a de plus en plus Bien sûr. t'as de plus en plus de magasins bio il y a plein d'exemples comme ça qui montrent qu'il y a quelque chose qui se transforme donc ça, ça nous permet aussi d'être un peu plus positif donc ne pas juste voir le négatif je suis d'accord je pense que c'est important je vais te laisser choisir un autre badge du coup donc là on est sous l'iceberg je te laisse cliquer sur un des badges que tu veux bonjour
- Speaker #2
Virginie j'ai une question Très pertinente, pourquoi la canicule revient ?
- Speaker #1
Pourquoi la canicule revient ?
- Speaker #0
Pourquoi la canicule revient ? C'est vrai que là où on enregistre, on est début juillet, c'est déjà la troisième depuis le début de l'année. C'est quelque chose qui est quand même assez historique et exceptionnel. Pourquoi elle revient ? Alors déjà la première réponse, c'est que c'est lié à des conditions météo. Ça, c'est évident. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais on a ce que les médias appellent maintenant un dôme de chaleur. C'est quelque chose qu'on n'entendait pas d'ailleurs il y a quelques années. En termes scientifiques, on appelle ça un anticyclone. Il faut imaginer un couvercle qui est au-dessus de la France. Du coup, il y a du soleil qui brille toute la journée. Et donc, ça réchauffe la base d'air de jour en jour. Voilà. Maintenant, l'autre raison, ce que j'aime bien, c'est que là, on dézoome. Et la question un peu plus climatique est de dire que maintenant, aujourd'hui, l'air est de plus en plus chaud avec tout ce qui se passe. Avec les gaz à effet de serre qui augmentent. Et donc, peut-être que cette configuration météorologique il y a quelques années n'aurait pas apporté de canicule aujourd'hui s'il n'y avait pas ça. Donc voilà, c'est vraiment une configuration météo, mais qui est expliquée aussi par... Un changement climatique où on voit ces vagues de chaleur qui sont de plus en plus intenses, qui arrivent de plus en plus tôt, c'est quand même...
- Speaker #1
C'était violent, hein ?
- Speaker #0
C'est dingue, je veux dire là...
- Speaker #1
C'est la première fois où je... Alors encore toi, enceinte, je ne me suis même pas imaginé, comment tu l'as vécu, toi ?
- Speaker #0
Non, alors moi déjà, je ne suis pas sortie de chez moi, parce que j'habite dans le sud-ouest, donc Bordeaux, il faisait 40 degrés. 40 degrés fin mai, non, clairement, je n'avais jamais vu ça, et là je me suis dit, mais ce n'est pas possible. On a regardé les cartes, même avec mes collègues, et on se disait, non mais c'est... Il y a un truc... qui est pas normal, on s'est fait pirater c'est fou en vrai je te jure on a passé des jours à regarder et à se dire mais non c'est ça qui arrive vraiment on est fin mai franchement ça a été dur et oui moi je suis restée chez moi au frais je sortais pas et en fait ça crée de l'anxiété parce que tu te dis waouh il fait beau t'es quasi en été,
- Speaker #1
je peux pas sortir en fait tu vois c'est étouffant moi c'est la première fois de ma vie où vraiment j'ai ressenti un peu pas de la peur mais j'ai Merci. J'étais vraiment pas bien quoi, presque enfermé, presque close trop d'une vague de chaleur, j'arrive pas à respirer, je me suis dit waouh, et du coup j'ai pensé à Hugo Clément qui faisait son informat podcast à un moment donné dans un sauna pour montrer un petit peu le réchauffement climatique, et on se dit putain si on va vers là, c'est chaud quand même la chaleur, et encore on est dans un pays où il y a d'autres pays qui font beaucoup plus chaud, mais c'est flippant quand même, c'est impressionnant.
- Speaker #0
Alors ça aussi je l'ai entendu dans d'autres pays, il fait plus chaud, c'est pas grave, oui non mais d'accord, mais sauf que ça c'est pas le climat de la France en fait. Si ça c'est à Dubaï, il fait 40 degrés, parce que oui, c'est pas dans le même endroit, c'est pas le même climat. En France, il doit pas faire 40 degrés, déjà en été, il doit pas faire 40 degrés, et encore moins en mois de mai. Donc oui, c'est hyper anxiogène, mais c'est compliqué, on le voit, on le ressent, et en plus ce sont des températures qui avaient été annoncées pour 2050, on est en 2026, donc effectivement on se dit qu'est-ce qui va se passer en 2050. Mais ça ne fait finalement que confirmer toutes les prédictions et les prévisions des scientifiques. Certes, que certains remettent en cause, mais je peux dire là, c'est quand même... Il se passe quand même quelque chose. On est à trois canicules. Et voilà. Certes, il y a une explication météo, mais l'explication climatique est très importante aussi.
- Speaker #1
Vous avez eu d'ailleurs un pic d'audience pendant la période de canicule.
- Speaker #0
Ça marche très bien la météo dans les médias. Ça intéresse beaucoup les gens. C'est pour ça que vous êtes fort. on en parle toute la journée parce que ça reste très concernant, c'est le quotidien petite anecdote qui est assez amusante sur BFM quand il y a eu le début de la guerre en Iran, on nous a zappé la météo on n'existait plus, on venait on travaillait mais en fait on n'était plus visible sur l'antenne et il y a eu des téléspectateurs qui ont envoyé des messages de plainte Pour dire, elle est où la météo ? Non mais là, il pleut. Non mais là, il se passe ci. Non mais pourquoi vous n'en parlez plus ? Mais c'est catastrophique. Et donc, du coup, on est revenu un peu comme ça entre deux programmes. Mais pour dire que c'est vraiment un contenu. C'est quelque chose qui est un programme qui intéresse les Français.
- Speaker #1
Plus les Français ou mondialement ?
- Speaker #0
Je ne sais pas trop. Je sais que chez nous, c'est quand même quelque chose. Parce que la météo chez nous, elle est très changeante. On a beaucoup de microclimats, tu vois, dans des pays où c'est un peu plus stationnaire, où tous les jours il fait beau, tu ouvres ta fenêtre, bon, c'est un peu moins d'importance, tu vois.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #0
Mais chez nous, ça change tellement d'un jour à l'autre, que du coup, bah ouais, je pense que c'est un peu pour ça aussi qu'on est un peu passionnés par le sujet, quoi.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr. Je te laisse choisir un deuxième badge.
- Speaker #0
Oui, tiens, la petite otarie, elle est choupinou.
- Speaker #3
Salut Virginie, moi je voulais te poser une question concernant surtout l'utilisation des images avec l'IA. Aujourd'hui, on peut faire des vidéos et des photos qui sont trompeuses par rapport à tout ce qui se passe sur les phénomènes météorologiques. Je voudrais savoir comment on peut se prémunir de tout ça pour ne pas subir de fausses informations, tout simplement.
- Speaker #0
C'est une excellente question, ça. Parce que la désinformation avec les réseaux sociaux prend beaucoup d'ampleur, notamment quand on est dans des situations comme ça, de canicule par exemple. Mais je l'avais vu aussi... pendant les inondations l'hiver dernier. Il y a des images qui sont complètement transformées, des fake news, beaucoup, qui circulent. Alors comment faire ? C'est déjà aller s'informer sur des sources fiables. La meilleure des sources fiables météo-climat aujourd'hui, ça reste quand même Météo France. Donc si eux publient quelque chose, vous êtes sûrs que c'est ok. Après moi j'essaye de bien faire mon travail aussi, donc n'hésite pas à me suivre. Allez suivre Virginie,
- Speaker #1
on va mettre le lien.
- Speaker #0
Tout ce que je poste, je le vérifie et tout ce que je dis,
- Speaker #1
je peux le sourcer. C'est cool ça, il devrait y avoir une nouvelle certification. Mais c'est vrai. Pour les créateurs de contenu qui vérifient Leur contenu, qui font un travail journalistique C'est important
- Speaker #0
En fait sur les réseaux moi je suis créatrice Mais j'ai gardé mon ADN journalistique C'est important en fait Tout ce que je dis je peux le sourcer Et ça c'est Après il faut savoir qui suivre Mais je pense que c'est important Et aussi parfois on voit des images Et je me suis déjà fait avoir Pour être totalement honnête Tu regardes un truc et tu Je te dis, mais attends, c'est vrai ça ? Ou une tornade, par exemple, tu vois.
- Speaker #1
Trop dur maintenant, c'est tellement...
- Speaker #0
C'est hyper bien fait, et donc là, tu regardes et tout, et après, bah, malheureusement, il faut faire ce travail de faux creuser, en fait. Où est-ce que c'est ? Est-ce qu'un autre média l'a publié ? Où est-ce que je l'ai vu ? Et le problème, c'est que maintenant,
- Speaker #1
on se colle tellement vite qu'on est déjà... Mais ça va trop vite. Ils vérifient pas, donc ils voient ça, ils disent, oh, mais ça c'est assez... Oui, mais ça, nous, nous questionner aussi. Ah oui, c'est sûr, c'est sûr, faut apprendre. Enfin, surtout,
- Speaker #0
je parle des plus jeunes qui ont l'habitude d'aller tellement vite sur tout ce qu'ils consomment. Il y a une culture vraiment fausse, c'est hyper important parce qu'il y a tellement de fake news T'en vois beaucoup toi ? Ah ouais j'en vois beaucoup Alors il y a beaucoup de posts sur des médias un peu obscurs mais très suivis, c'est ça qui s'en fout des médias d'actualité très suivis Mais qui te sortent des infos, tu te dis ok bon Et puis oui tu vois beaucoup aussi de vidéos qui sont trafiquées à l'IA, qui sont pas réelles Et en vrai ça... Le sujet de l'IAF, oui, il fait peur parce que tu dis qu'à un moment donné, on ne saura plus du tout faire la différence.
- Speaker #1
Maintenant, déjà, c'est quasiment imperceptible. Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais. C'est si tu ne creuses pas toi pour savoir si c'est vrai.
- Speaker #1
Que ce soit vidéo ou photo avec tous les outils.
- Speaker #0
En vrai, c'est compliqué, mais je pense qu'il faut prendre un peu de recul. Il faut aller suivre les bons comptes, les bonnes personnes et puis essayer de creuser parfois quand vous avez un petit doute. Tu vois, c'est... Parce que là, par exemple, il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai vu un média d'actualité, j'en avais fait un post aussi sur LinkedIn, qui annonçait trois semaines à l'avance une canicule avec plus de 45 degrés en France. Il a été repris un nombre de fois. Ah ouais, c'est vrai ? Ouais, et en fait, on me l'a envoyé, on m'a dit c'est vrai ça et tout, c'est bizarre quand même, 45 degrés. Et du coup, j'ai expliqué, j'ai dit mais en fait, c'est pas possible déjà trois semaines à l'avance de savoir s'il va y avoir une canicule. On peut dire qu'il y a une probabilité qu'il fasse chaud. En plus de ça, de donner une température qui est très précise, c'est pas possible non plus. Mais en fait, je me dis, il y a beaucoup de gens qui l'ont cru. Et j'ai même eu des messages, oui, mais bon, c'est pas grave, c'est bien qu'ils nous préviennent, parce qu'au moins, comme ça, on est au courant et puis on pourra savoir. Bah oui, mais non, je préfère donner la bonne info, quand même.
- Speaker #1
Mais il faut ralentir sur la rapidité de l'info, parce que moi, je ne suis pas du tout anti-média. Pas du tout. Mais malheureusement, il y a quand même beaucoup de médias aussi qui relaient des fake news. Ça va tellement vite, tu vois. Il suffit que, ah, j'ai vu ça, boum, je le relaie sans vérifier les sources. Et même, tu vois, chez les professionnels, surtout, j'imagine, beaucoup moins. Mais ça se fait aussi. C'est sûr que maintenant, ça va... tellement vite, comment tu le vois toi au quotidien je sais pas, même dans ton travail journalistique est-ce que vous avez une pression de rapidité est-ce que tout va très très vite, beaucoup plus qu'avant mais bien sûr,
- Speaker #0
surtout sur les chaînes d'info on continue, où ça va très vite où il faut donner la bonne information tout de suite maintenant et puis on n'a pas envie de dire qu'on sait pas et moi j'ai pas honte de ça, c'est vrai que des fois j'arrive sur un plateau on me pose une question, si je n'ai pas la réponse bah je préfère dire tu fais pas la politicienne qui a toujours raison je suis désolée mais pour l'instant j'ai pas la réponse je vais creuser et puis je reviens vous voir dans une demi-heure je l'ai déjà dit ça à l'antenne parce que je préfère vous donner une bonne info que d'annoncer un truc et en fait je sais même pas si c'est vrai donc ouais ouais ça va hyper vite sur les chaînes d'info on continue après sur d'autres on prend plus le temps de creuser mais c'est sûr que c'est dur et que les réseaux sociaux le cliquent tu sais donc il faut le gros titre, il faut que j'ai l'info avant les autres et puis Des fois, c'est pas grave si c'est pas vrai, mais au moins je l'ai posté et puis l'algorithme m'a boosté et t'es là, ok. Ouais,
- Speaker #1
c'est sûr.
- Speaker #0
Mais on rentre un peu là-dedans malheureusement,
- Speaker #1
ouais. Et comment naturellement du coup t'es arrivée vers le métier de journaliste météo et climat ? J'avais vu que t'étais très sensible à la cause animale et d'ailleurs je crois que t'es végétarienne ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça, depuis plusieurs années. Je pense que c'est lié déjà à mon tempérament très sensible. Ce qui explique beaucoup, déjà, ma sensibilité à la protection de l'environnement, mais aussi aux animaux. Et après, ça va peut-être en choquer certains, mais moi, je mets au même niveau tout ce qui vit, vraiment. C'est-à-dire que pour moi, les animaux, ils ont des émotions, ils ressentent des choses. Oui,
- Speaker #1
je suis d'accord.
- Speaker #0
Et j'accepte vraiment très difficilement qu'on les considère, qu'on les maltraite. Tu vois, la maltraitance animale, ça me rend... mais dingue, mais vraiment. Et donc, j'accepte ça difficilement. Et donc, voilà, c'est après, bon, bah, je mangeais pas beaucoup de viande déjà au début. C'était pas un truc auquel je raffolais, mais c'était plus parce que, bon, voilà, c'est dans ta culture. Enfin, on t'en propose des petites, t'en manges. Tu vois, j'allais au fast-food, tu manges un burger. OK, très bien. Sauf qu'il est arrivé un jour où j'en mangeais déjà pas beaucoup, où je me suis dit, mais en fait, c'est pas possible, quoi. Parce que j'avais déjà un peu compris le problème, parce que j'avais cette sensibilité. Et de me dire, en fait, j'ai pas du tout envie de participer à ça, quoi. Ça me rend dingue. On pense d'être sur les réseaux toute la journée, de voir ces vidéos, voilà, parfois un peu difficiles. Ouais,
- Speaker #1
c'est chiant.
- Speaker #0
Mais je me dis, en fait, non, je le sais. Et pourquoi, moi, je vais participer à ça ? J'ai pas envie. Et donc, du coup, ouais, ça fait plusieurs années maintenant. Tout va bien et tu vois, en fait, je suis en accord avec ce que je pense, ce que je dis.
- Speaker #1
Donc pure végétarienne, du coup ?
- Speaker #0
Oui, alors végétarienne ne veut pas dire vegan. Oui, c'est sûr. Parce que tu peux manger des produits animaliers tels que des œufs, boire du lait. Mais voilà, moi, si j'achète des œufs, j'achète des œufs bio. Je fais attention d'où ils viennent. Mais je ne mange pas de viande, pas de poisson. Parce que je n'ai pas envie de participer à... à cette agriculture intensive qui me rend dingue, vraiment. Et encore une fois, je ne suis pas là pour essayer de culpabiliser les gens. À aucun moment, par exemple, quand je suis invitée chez quelqu'un, si jamais on me pose la question, je vais dire, voilà, je ne mange pas de viande, juste ne m'en prévoyez pas. Parce que pour moi, jeter de la viande, si vous en avez pris, c'est encore pire. C'est la double peine. Donc en vrai, je leur dis, mais voilà, mais genre, juste ne me comptez pas, mais ne vous prenez pas la tête à me prévoir quelque chose et tout, parce que je n'aime pas imposer.
- Speaker #1
Oui, je comprends.
- Speaker #0
Voilà, j'aime pas en poser ça, mais par contre c'est vrai que ce qui est intéressant, c'est que ça ouvre des discussions. Déjà quand je suis invitée, on me dit « mais pourquoi tu manges pas de viande depuis combien de temps ? Et pour quelles raisons ? » Et donc j'explique et je fais un peu de pédagogie, et j'ai des gens autour de moi qui commencent à en manger moins. Parce qu'ils commencent à se dire « ah ouais d'accord, on a peut-être pas besoin d'en manger autant, puis après il y a l'argument économique, ça coûte cher, tout ça. Mais ouais, c'est un truc qui me tient vraiment à cœur. Toi c'est...
- Speaker #1
Toi, c'est par rapport, du coup, j'imagine, plus à la protection animale et aussi au climat, en fait, les deux ?
- Speaker #0
En fait, à la base, c'était la protection animale. Et après, quand j'ai en plus compris l'impact qu'avait la viande rouge, l'agriculture intensive sur le climat, bon, alors là, ça m'a confortée encore plus dans ce que je pensais et dans mon comportement, tu vois, de tous les jours.
- Speaker #1
Pour les gosses, c'était plus... Alors, je ne sais plus du tout, mais je crois que c'était à la Cité des Sciences, où il y avait un... C'était il n'y a pas très longtemps, ils expliquaient justement par rapport à l'écologie, chaque viande, ça ne te dit rien, il y avait un grand tableau pour les gamins, c'était vachement bien foutu, où ils t'expliquaient que le pire c'était la viande rouge, la viande blanche,
- Speaker #0
le poisson, mais c'est intéressant de savoir les ordres de grandeur, après on ne dit pas... Moi, je ne suis pas contre le fait, je ne dis pas que demain, tout le monde doit devenir végétarien, ce n'est pas du tout ça. Je dis qu'il faut avoir une consommation raisonnable pour sortir de ce système de l'agriculture intensive qui est vraiment déjà pas bonne pour le climat, pour la protection animale. Donc juste, soyez raisonnable dans votre consommation, achetez moins de viande, mais achetez bien.
- Speaker #1
C'est sûr. Vous savez que ma fille, moi, en maternelle, ils ont trois repas végétariens par semaine.
- Speaker #0
Mais je trouve ça trop bien. Tu vois, c'est pour ça, d'autant plus que je crois en cette nouvelle génération, parce que justement, ça fait partie de leur éducation.
- Speaker #1
Ils ont trois repas végétariens, ouais. C'est beaucoup trois repas, quand même. La moitié des repas sont végétariens.
- Speaker #0
Et il leur explique pourquoi. Bon, après, elle est petite, mais...
- Speaker #1
Faudrait que je leur parle, c'est vrai que j'ai... Mais c'est bien qu'elles comprennent... Mais je pense que oui, oui, je pense qu'ils doivent expliquer. Mais ouais, c'est sûr que ça bouge pas mal, ouais. C'est intéressant, en tout cas.
- Speaker #0
Mais oui, c'est... Non, non, c'est bien. Je pense que oui, pour les enfants, enfin, tu vois... Après, c'est encore dur de trouver des restaurants qui ont vraiment une offre végétarienne sur leur carte.
- Speaker #1
Et végétalienne, c'était... C'est encore pire. Moi, j'ai fait la connerie d'avoir... J'ai fait un challenge vegan un mois. Et en fait, c'était trop extrême pour moi. Donc malheureusement, si j'avais fait, tu vois, pesco-végétarien, végétarien, vaut mieux, tu vois, dire OK.
- Speaker #0
C'est des transitions, bien sûr.
- Speaker #1
J'avais fait un challenge un mois, zéro, pur vegan. Putain, j'ai perdu 3 kilos. Je pouvais remanger. Non, mais c'est impossible. Non, mais j'ai la blancherie dès qu'il y avait... Dès que j'achetais un truc qui peut contenir des traces d'œufs ou de noix, des traces de cheveux que je n'achetais pas dès qu'il y avait du lait je ne prenais pas de la crème machin c'est très dur être vegan c'est vraiment très dur parce qu'au végétarien je ne suis pas un fan de viande rouge genre un peu de poisson tentant au végétarien c'est quand même beaucoup plus simple d'avoir les oeufs je
- Speaker #0
pense que c'est un bon compromis si tu achètes des oeufs du lait, de savoir d'où ça vient que ce soit des bons produits ça c'est ok en fait C'est juste, voilà, après c'est cette consommation excessive, tu vois, enfin dans les fast-foods, j'imagine même pas ce qu'ils doivent jeter à la fin de la journée,
- Speaker #1
mais c'est horrible,
- Speaker #0
enfin vraiment.
- Speaker #1
C'est sûr, mais moi mes filles, ouais, déjà, elles ont déjà la conscience, ouais, qu'est-ce que c'est, parce que moi je me rappelle quand on disait du bœuf, pour moi c'était une saveur, tu vois, le bœuf. Maintenant en fait, c'est une vache, tu vois, de mettre une image sur ce que tu manges, elle demande toujours, elle me dit, tiens papa, c'est... Du coup, c'est un animal, ça, ou pas ?
- Speaker #0
Je trouve ça trop bien. Non, mais qu'elle se questionne comme ça.
- Speaker #1
Du coup, oui, là, c'est...
- Speaker #0
Mais c'est ce truc hyper hypocrite qu'on a aussi. Je suis désolée, mais en fait, on le sait. Tu vois, c'est juste qu'on ne veut pas le voir. Demain, tu vas aller, je ne sais pas, oui, tu regardes une vache. Tu vois, typiquement, les salons de l'agriculture, ils sont tous là en train de caresser les... Mais pardon, mais en fait, c'est pour aller manger le saucisson qui est juste en face. Tu vois, il y a un moment, voilà, il y a ce truc hypocrite parce que...
- Speaker #1
On préfère se voiler la face.
- Speaker #0
On préfère se voiler la face parce que je peux te jurer que n'importe qui qui rentre dans un abattoir, et Hugo Clément le raconte très très bien aussi, t'en ressors pas pareil. Je peux te dire que je ne mange plus de viande, mais vraiment. Donc en fait, il y a ce truc où les abattoirs, ils sont loin, on ne les voit pas, on n'en parle pas. Et puis voilà, on continue notre vie comme si...
- Speaker #1
C'est sûr que tu préfères, tu vois, moi qui à un moment donné, j'essayais vraiment d'être flexitarien, de limiter grave ma consommation. Finalement, j'ai repris quand même ma consommation, tu vois. Tu préfères pas regarder malheureusement, parce que sinon tu culpabilises quand tu manges. Et tantôt avec ma femme, tu vois, on mange, on se dit putain, on aimerait, tu vois, même au début, quand notre fille était petite, on aurait aimé, etc. Mais ouais, ouais, tu préfères limite, tu vois. Qu'est-ce que tu dirais, toi, à quelqu'un qui veut limiter sa consommation ou autre ? De le faire ! Non, mais comment ? Est-ce qu'il y a des trucs qui t'ont, je ne sais pas, un bouquin, un documentaire ? Parce que moi, j'ai vu pas mal de docus sur Netflix, c'est intéressant, tu vois, sur les... Je ne sais pas, est-ce qu'il vaut mieux commencer, j'imagine, plus légèrement, en essayant d'arrêter sa consommation une fois dans la semaine ?
- Speaker #0
Il doit y aller progressivement. ça c'est une évidence, faut pas arrêter du jour au lendemain surtout si vous consommez beaucoup faut pas faire comme moi qui fait un challenge vegan un mois et qui est dégoûté non non ça c'est clair allez-y progressivement moi j'ai des amis tu sais quand on il y a ces produits qu'on appelle transformés et qu'on voit dans les magasins où en fait ça ressemble à de la viande mais en fait c'est vegan et on me dit mais en fait vous êtes végétarien pourquoi vous mangez quelque chose qui ressemble à de la viande bah moi je leur dis, alors moi j'en mange plus mais en tout cas ça m'a aidé aussi à faire une transition et ça ça aide beaucoup de gens Merci. donc allez voir un peu parce que des fois il y a des produits qui sont très surprenants où t'as l'impression de manger de la viande et en fait c'est végétarien et moi ça a aidé certains de mes amis à faire leur transition j'ai fait pas mal de restos végés moi c'était exceptionnel mais moi j'adorais à un moment les burgers t'as des burgers végés ils sont excellents vraiment il faut y aller progressivement il faut choisir des produits qui vous aident aussi
- Speaker #1
Il faut prendre de la B12 quand même, tes carences.
- Speaker #0
J'ai très rarement pris des compléments alimentaires. Parce que moi, je comble pas mal. Tout ce qui est fer, protéines dans les produits végétaux. En vrai, ça va. Je fais d'autant plus attention maintenant que je suis enceinte. Mais après, why not ?
- Speaker #1
Il est végétarien ton mari ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Ok, c'est compliqué du coup ?
- Speaker #0
Alors non, parce qu'en fait, c'est ce que je dis, c'est-à-dire que je n'impose pas. Je ne suis pas du tout, j'aurais pu lui dire, il n'y a pas de viande qui rentre chez moi. Par contre, il n'en mange pas beaucoup. Et ce que je lui achète, j'essaye de... Vraiment, j'achète des bons produits. C'est pour ça aussi qu'il n'en mange pas beaucoup.
- Speaker #1
Ouais, tu lui fais découvrir aussi, c'est sympa.
- Speaker #0
En fait, non, il a une petite sensibilité au truc, mais c'est dur pour lui.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
mais il comprend.
- Speaker #1
Il adore lui la viande.
- Speaker #0
Je dis pas qu'il adore ça, c'est qu'il en mange, et il en mange peut-être plus quand on est au restaurant qu'à la maison. Mais maintenant, s'il me dit ce soir, voilà, je veux du poulet, eh ben, je vais lui faire, tu vois. Et je vais pas me dire, ok... Ah non,
- Speaker #1
tu prépares quand même de la viande ?
- Speaker #0
Ouais, des fois, c'est dur. Ah,
- Speaker #1
ça a pas été chiant.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est dur. Non, il y a des moments, je préférais que ce soit pas le cas. Je vais lui pas mentir et je lui l'ai déjà dit. mais je respecte en fait et j'aime pas imposer mes idées et je préfère que ça vienne de lui et qu'il me dise en fait je veux plus et déjà comme il a vachement réduit donc je pense qu'il voit parce qu'il comprend aussi enfin voilà il est quand même sensible à ça donc mais c'est dur dans les habitudes mais si ça vient de lui ce sera encore mieux c'est sûr on va passer du coup dans les abysses donc le dernier step Ciao !
- Speaker #1
Encore 4 autres badges, je te laisse cliquer sur un badge.
- Speaker #0
C'est là.
- Speaker #1
Petite question, je te laisse la lire.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce qui a poussé à créer l'agence 24° et quelle mission souhaitais-tu porter à travers ce projet ?
- Speaker #1
Attends, on n'a même pas parlé du coup. Donc tu as une agence, je te laisse présenter un petit peu.
- Speaker #0
Une agence de communication.
- Speaker #1
C'est toi qui l'as fondée ? Oui,
- Speaker #0
il y a 3 ans maintenant. Qui est hybride entre du journalisme et de la com. J'aime bien dire que c'est du journalisme au service de la communication. Et en fait, donc on est une belle petite équipe maintenant et on accompagne toutes les entreprises, que ce soit de la start-up, l'ONG, jusqu'à la grosse boîte du 440, sur les thématiques climat, environnement et l'idée c'est un peu de transformer leurs initiatives, leurs stratégies RSE en contenu qui soit engageant et impactant. Parce que je crois beaucoup, pour moi les entreprises elles sont au cœur de la transition écologique, c'est elles qui innovent. qui proposent aussi des solutions et je trouve ça dommage que parfois c'est encore très technique les contenus qu'ils proposent très institutionnels et en fait du coup c'est compliqué de faire passer un message donc je crois beaucoup en la pédagogie comme je fais sur mes réseaux c'est vraiment une c'est une continuité que je mets en place avec eux à leur côté pour essayer de les aider faire passer des messages ok Voilà, c'est en ce sens que j'ai créé cette agence.
- Speaker #1
C'est trop cool. Et tu as monté ça tout seul, du coup ?
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, c'est parti du principe. Donc, comme j'ai été créatrice de... Enfin, je le suis, mais j'ai commencé à faire de la création de contenu. J'étais approchée de plus en plus par des marques, justement, pour faire des collaborations. Et à un moment donné, je me disais, je n'ai pas envie que mon compte soit non plus une page publicitaire.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est sûr. Et en fait, en discutant, j'ai rencontré de plus en plus de directeurs communication sur des événements, des directeurs RSE. Et en fait, ils me parlaient un peu de leurs problématiques et je me disais, ah ouais, mais en fait, il y a beaucoup de choses à faire. Je pense que moi, c'est passionnant. Je comprenais en fait un peu leur langage aussi, parce que c'est pas simple. Les agences de communication aujourd'hui, enfin voilà, la RSU, c'est quand même très spécifique. Et en fait, je me disais, bah en fait, c'est passionnant. RSU,
- Speaker #1
c'est la Société Sociale et Environnementale, pour ceux qui connaissent pas. Ouais,
- Speaker #0
exactement, tu fais bien de préciser. Et du coup, je me disais, c'est passionnant et en fait, il y a plein de choses à raconter. Et comme j'ai un peu aussi ce côté journalistique, Et ce côté où je comprends les réseaux sociaux, je me suis dit en fait je peux les aider. Donc j'ai commencé comme ça et aujourd'hui on a plein de beaux projets. Trop cool, trop chouette.
- Speaker #1
Et comment tu gères alors ta future vie de maman, le journalisme, ta crapuce de contenu entrepreneuse ?
- Speaker #0
C'est quoi le next step ? Heureusement que j'ai une équipe autour de moi qui m'aide en vrai parce que sinon ce serait compliqué. Après moi je suis vraiment hyper active. Et comme je te disais, je n'ai pas l'impression de travailler, du coup mes journées elles passent. c'est magnifique ça,
- Speaker #1
si t'as plein de chance de travailler quand tu travailles,
- Speaker #0
c'est le goal de tout le monde sur Terre c'est vraiment trop chouette et donc du coup ouais mais c'est vrai qu'il va falloir que je trouve un nouvel équilibre ça c'est sûr,
- Speaker #1
je vais avoir un autre travail ça va le faire tu l'amèneras avec toi sur les plateaux c'est trop marrant ça tiens moi ma petite princesse pendant que je fais le bulletin je te jure C'est trop bien.
- Speaker #0
ouais c'est clair elle sera dans mes vidéos j'en remets souvent au bureau moi la plus grande c'est sympa j'adore ouais ouais après je pense ouais elle m'aidera à faire mes vidéos mais on la verra pas beaucoup je te laisse choisir du coup un deuxième badge attend j'avais pas alors est-ce que t'es déjà arrivé d'avoir peur en couvrant un événement météo dangereux peur sur le terrain ou peur vraiment en voyant l'événement les deux tu vois un des deux oui alors j'ai un peu abordé la... Tout à l'heure, c'était sur les incendies qu'il y avait eu en 2022. Alors, j'ai eu peur, j'avoue, sur le plateau, parce qu'en plus, moi, j'habite là-bas.
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
à l'époque, je n'habitais pas encore là-bas, mais j'avais déjà... En fait, j'avais un appartement là-bas et j'ai eu peur parce que je me suis dit... Alors déjà, de base, de voir tout ça partir en fumée, c'était compliqué. Et en plus de ça, je me disais, OK, donc toute une partie qui m'appartient, qui va aussi peut-être... Donc je me sentais encore plus concernée qu'il allait partir en fumée. Waouh, c'était hyper dur. Franchement, toute la forêt derrière la dune du Pila, la voir ensemble, c'était hyper compliqué. J'avoue que je suis rentrée deux, trois fois.
- Speaker #1
C'est où dans le sud-ouest ?
- Speaker #0
J'habite dans la banlieue bordelaise, proche Bordeaux. Et donc du coup, je rentrais chez moi et j'étais presque en larmes. Vraiment, j'ai eu des moments où je me disais, c'est pas possible, c'est irréel, ça s'arrête. pas et en fait ça va pas tout cramer, tu vois. Et c'est peut-être l'événement le plus traumatisant que j'ai couvert en direct à la télé. Ouais, après le reste, bon, malheureusement les inondations c'est pas simple mais j'y ai jamais été heureusement encore confrontée aussi. Mais c'est vrai que de toute façon, toutes les catastrophes t'es jamais très serein quand tu les couvres. Mais j'avoue que ça a été quand même assez traumatique pour moi.
- Speaker #1
Tu m'étonnes. T'es au contact vachement de l'actualité hors météo aussi ou pas ? Dans les plateaux de comment ça se passe ? Oui,
- Speaker #0
bah ouais ouais, en fait quand tu fais un plateau... Tu vas te renseigner énormément. Alors moi je parle pas d'autre chose que de météo et climat, donc en fait c'est pas mon métier. Et je dis pas que ça m'intéresse pas, mais voilà, je préfère ne pas regarder en fait. Enfin je m'informe comme tout le monde ce que je veux dire, mais je veux passer ma journée devant un jeté, tu vois.
- Speaker #1
Ouais, bien sûr.
- Speaker #0
Et donc du coup, parce que ça te permet de te préserver, tout est ultra anxiogène. Donc déjà, moi, ce que je lis et ce qu'au quotidien, c'est bon, ça me suffit, j'ai l'air sans envie de dire. Donc en fait, non, métier et confronté, parce que oui, quand je suis sur un plateau, sur BFM par exemple, avant qu'ils parlent de météo, parfois je rentre avant et du coup, j'entends, je sais, je les entends préparer leur JT. Donc oui, je suis confrontée à ça. Et franchement, des fois, je me dis, je ne sais pas comment ils font aussi. Franchement,
- Speaker #1
ce n'est pas facile.
- Speaker #0
Il y a des actualités qui sont dures à couvrir.
- Speaker #1
C'est sûr.
- Speaker #0
Surtout dans un rush. Et ouais, tout va vite. Franchement, ce n'est pas simple.
- Speaker #1
Et tu penses que ça t'a rendu encore plus sensible le fait de bosser et de connaître un petit peu tout ce qui se passe sur le climat, etc. ?
- Speaker #0
Euh, plus, non. Au contraire, je pense que j'essaye de faire un travail sur moi pour essayer de me renforcer un peu, parce que sinon, t'y arrives pas, quoi. Mais je le suis et je le serai toujours, c'est un tempérament, tu vois. C'est évident. Et puis après, c'est ça aussi qui fait que je suis passionnée par ce sujet-là. Parce qu'au-delà d'informer, t'sais, il y a ce truc où on se dit oui, les journalistes, ils sont neutres. Déjà, la neutralité pour moi n'existe pas, on doit juste être objectif et honnête. Et moi, j'essaye d'être objectif, j'essaye d'être honnête. Mais je pense que tu comprends un peu ma position, même quand je fais des vidéos sur les réseaux sociaux, parce que c'est compliqué, c'est quand même une thématique qui nous concerne tous au quotidien, enfin tu vois, le changement climatique.
- Speaker #1
Ah c'est sûr.
- Speaker #0
Donc je peux pas être totalement neutre, tu vois, mais j'essaie d'être objective. Tout ce que je dis c'est factuel et voilà. Mais par contre tu comprends ma sensibilité, et c'est ça que j'aime bien avec les réseaux sociaux aussi, c'est que voilà, on découvre un peu le journaliste, tu vois, ce qu'il pense, et je pense que c'est aussi dans tous les domaines. C'est compliqué, t'as des journalistes politiques, je pense que c'est très dur d'être complètement neutre. Donc tu vois, ça m'a pas rendu plus sensible, disons que c'est parti de moi.
- Speaker #1
Et quelqu'un qui veut faire ça, du coup, il faut faire des études de journalisme, comment ça se passe ?
- Speaker #0
Alors oui, la meilleure formation à faire aujourd'hui, c'est une formation de journaliste. Et puis ensuite, si vous pouvez avoir une formation en plus scientifique en météo-climat, évidemment que ça aide. Maintenant, tous les parcours sont différents, mais je dirais que c'est le mieux parce qu'il faut savoir parler ce langage que parlent les scientifiques parce que vous leur parlez toute la journée, en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr.
- Speaker #0
Les prévisionnistes, les météorologues, il faut comprendre comment une prévision météo se fait pour pouvoir vulgariser et rendre ça le plus accessible possible. Donc, le meilleur cursus, c'est d'être journaliste. C'est tellement complexe,
- Speaker #1
la météo.
- Speaker #0
C'est hyper complexe.
- Speaker #1
C'est super complexe.
- Speaker #0
C'est complexe. Les mots sont techniques.
- Speaker #1
Moi, je fais du... Je fais du planeur, donc c'est les avions sans moteur, et donc du coup t'as des... Là en plus t'as un brevet maintenant européen, et t'as une partie météo, c'est complexe, même les nuages, t'as quoi, t'as 20 types de nuages, le cunnilonimbus, le machin, le cirrus, le machin...
- Speaker #0
Qui dépendent parfois d'un petit degré, d'un pourcentage d'humidité en plus...
- Speaker #1
Ouais, c'est... c'est passionnant, mais c'est vrai que c'est...
- Speaker #0
C'est passionnant, en fait moi ce que je trouve passionnant c'est déjà... c'est quelque chose sur lequel on n'a aucun contrôle alors on essaye évidemment mais l'être humain n'a aucun contrôle et en fait ce qui me passionne aussi c'est que c'est une des rares sciences où tu arrives à prédire le futur et c'est ce que je dis souvent aux gens c'est à dire que quand je reçois des messages en me disant vous vous êtes planté 3 jours et il ne pleuvait pas chez moi je dis mais je ne sais pas si vous vous rendez compte qu'on est capable de vous dire à 3-4 jours maintenant avec une certaine précision le temps qu'il va faire chez vous mais donnez-moi une autre science ou autre chose dont on vous lit l'avenir avec presque une fiabilité aussi importante. Donc ça, je trouve ça, waouh, c'est dingue, tu vois. Et juste en faisant des calculs, en lisant des modèles météo plus ou moins complexes, on se dit, on arrive à faire ça. Dans quelques années, ça se trouve, à 10 jours, on saura dire la météo qui va faire.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #0
Et ça, c'est trop passionnant. Ouais. C'est génial, quoi. Ouais,
- Speaker #1
c'est sûr. Génial. Bah écoute, c'était passionnant. Petite question en plus. Qu'est-ce que tu changerais sur cette planète malheureusement si tu avais une chose à changer toi ? Dans le négatif bien sûr.
- Speaker #0
Si je devais changer quelque chose ?
- Speaker #1
Ou améliorer quelque chose.
- Speaker #0
J'essaierais d'améliorer certaines décisions politiques pour nous aider parce que je pense que, alors je crois beaucoup aux petits gestes parce que je pense que c'est important, ça amène une certaine dynamique et que pour moi le changement peut venir par le bas, mais il y a des décisions structurelles. qui sont aussi hyper importantes. On ne va pas transformer l'agriculture, l'industrie comme ça. C'est pas nous qui allons faire ça.
- Speaker #1
Mais du coup, aux gens qui perdent espoir, qui disent « Putain, moi, ça fait cinq ans que je me fais chier à trier, à manger végétarien ou limiter ma viande, etc. » pour finalement voir des entreprises ou des trucs qui...
- Speaker #0
Non, mais ça, je réponds à chaque fois. Il faut continuer à le faire. Parce que il faut savoir une chose, c'est que les politiques Merci. suivent leurs électeurs.
- Speaker #1
Et les tendances, oui. Et les tendances,
- Speaker #0
et que les industries suivent leurs clients. Si demain, il y a des boutiques qui ferment ou des produits qui s'arrêtent, c'est uniquement parce qu'on arrête de les consommer.
- Speaker #1
Et ça, pour le coup, on a un vrai impact. Je prends, pour exemple, Yucca, tu vois, qui fait vraiment changer les lois sur les nitrites, les trucs, les machins. C'est vrai qu'on a un vrai impact.
- Speaker #0
Mais tu sais qu'Amsterdam est une ville européenne aujourd'hui, une des villes, une des plus écologiques en Europe, où il y a plus de vélos que de voitures. Mais c'est parti juste parce qu'il y a un mec qui a pris son vélo le matin et qui a dit en fait j'en ai marre de prendre ma voiture et puis ça en a inspiré un autre, un autre, un autre et aujourd'hui ça a créé une ville qui est tu vois. Donc ça part de des fois le changement ce que je dis il vient vers le bas. Alors c'est plus complexe c'est un ensemble. Ok il faut des éco-gestes, il faut des décisions structurelles. C'est pour ça que je dis que si je devais changer quelque chose je changerais aussi certains politiques. Les décisions qu'ils peuvent prendre parce que des fois c'est ahurissant quoi. Ouais c'est sûr. De tout ce qu'on vit là aujourd'hui. Enfin je veux dire on est encore... Il y en a certains qui sont surpris. Ah, il y a une canicule. Mais comment tu peux être surpris de ça, en fait ? Il y a un moment... Donc ouais, je pense que pour aller plus vite, en fait, je changerais ça. Mais encore une fois, c'est nous qui avons le bulletin de vote et tu vois qu'il y a l'on la dépensait dans l'urne. Donc on choisit aussi notre avenir comme ça. C'est hyper important. Donc voilà, à garder en tête. Mais bon, je pense que c'est juste pour aller plus vite. Il y en a 2-3 où je fais passer des lois. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Bon bah génial Bah écoute Virginie franchement c'était passionnant On a parlé de tout franchement c'était super cool C'était un plaisir de te recevoir Et puis à bientôt Merci de nous avoir écouté Retrouvez le Deep Dive tous les jeudis sur notre chaîne Youtube Et sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer Apple Podcast et Amazon Music Pensez à vous abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes D'ici là prenez soin de vous et à la prochaine