- Speaker #0
On valorise beaucoup l'entrepreneur qui tient tout. Celui qui décide, celui qui exécute, celui qui ne demande jamais d'aide. Mais il y a une vérité qu'on nomme rarement. Un entrepreneur qui porte tout seul finit souvent par plafonner. Et aujourd'hui, j'en parle avec Christine Marcotte. Parce qu'à un certain niveau, le vrai problème n'est plus ton effort. C'est l'environnement dans lequel tu choisis. d'avancer. Ton entreprise fonctionne, mais en coulisses, c'est le vacarme. Si tu avances à l'intuition, dans l'urgence et dans le bruit, alors cette émission est faite pour toi. Je suis Christian Généreux et j'aide les entrepreneurs débordés à retrouver cadence, clarté et direction. Ici, on transforme la cacophonie en vraie symphonie entrepreneuriale. Pas de recette magique, mais en reprenant la baguette pour que tu deviennes toi aussi. le chef d'orchestre de ton entreprise. Bienvenue à l'effet Crescendo. J'ai le plaisir de recevoir encore une fois Christine Marcotte qui était venue à la première mouture de mon podcast qui s'appelait l'effet domino. On a eu la chance de te connaître davantage, qu'est-ce que tu fais, tes passions, d'où tu viens. Et je suis très heureux que tu aies accepté l'invitation parce qu'on va parler un peu plus en profondeur. Je pense que tu connais un petit peu le nouveau format de mon podcast où on fait plutôt des prises de conscience, de la réflexion en fin de compte sur notre aventure entrepreneuriale parce que c'est pas toujours facile. Et ce que j'ai remarqué souvent, c'est qu'on porte souvent tout seul.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et ça, souvent, ça peut amener... à ce que les gens décident simplement de lancer la serviette, de dire qu'on qui gâche c'est ben trop, j'en ai assez, etc. Et je pense que c'est important d'en parler de ça, parce que c'est vraiment une triste réalité, et comme, je ne sais pas si tu étais au courant, mais le PIB québécois, 50% du PIB québécois proviennent des très petites entreprises. Oui,
- Speaker #1
oui, absolument.
- Speaker #0
Comme toi, comme moi, c'est de 1 à 9 employés maximum. Mais 50 % du PIB, c'est énorme. Donc, on doit un peu s'entraider aussi. Et c'est un peu ce que tu fais comme mission aussi. Puis moi, j'aime collaborer avec des gens. Moi, j'aime aider des gens qui aident des gens. C'est bon,
- Speaker #1
on fait une bonne équipe.
- Speaker #0
Tout à fait. Alors, tu as le RMO. On en a parlé beaucoup à ta première entrevue. Mais Christine Marcotte fait aussi du coaching individuel. Donc, on en parlait un peu plus justement. C'est un peu cet angle-là. que j'aimerais vraiment plus qu'on parle aujourd'hui. Donc, dis-moi, au niveau des gens que tu accompagnes présentement, il y en a beaucoup, comme je le disais tantôt, qui sont solopreneurs, qui travaillent seuls, etc. C'est quoi qui revient souvent ? C'est quoi les plus grosses douleurs que les gens ont ou que les gens vivent, en fin de compte, quand ils sont solopreneurs et qu'ils viennent te voir ?
- Speaker #1
La plus grosse douleur que je rencontre, c'est que les... c'est principalement des femmes que j'accompagne. Elles ne se sentent pas assez. Pas assez formées, pas assez, excuse-moi, entourées, pas assez de clients, pas assez d'argent. C'est jamais assez. J'appelle ça la boulimie de la formation. Il y a tellement d'offres en ce moment qui existent, qui sont toutes bonnes, by the way, mais les solopreneurs que j'accompagne, c'est vraiment ça. je suis pas assez une bonne mère, je suis pas assez une bonne entrepreneur je suis pas assez une bonne blonde fait qu'on se tape sur la tête sur plein de sphères de notre vie alors que non, on excelle dans chacune d'entre elles mais à différents niveaux pis à différents moments de notre vie je peux pas être la mère parfaite en même temps que je suis l'entrepreneur parfaite en même temps que je suis l'épouse parfaite c'est impossible c'est impossible la perfection en partant À part.
- Speaker #0
Tu as amené un point qui est super important, puis ça, je le remarque souvent aussi, les gens qui sont boulimiques de la formation. Oui. Ça, c'est drôle parce que j'en ai déjà parlé dans un de mes épisodes, dans une ancienne mouture, et de ce que je remarque beaucoup, c'est que, en tout cas pour moi, de ce que j'ai compris, c'est que c'est beaucoup une forme de procrastination. Mais oui. Parce que c'est comme, ah, bien là, je ne vais pas travailler sur mon entreprise parce que je suis en formation, j'apprends tel truc, Oui, oui. Mie ! souvent, ils ont de la difficulté à passer à l'action. Mais c'est aussi un autre problème que je trouve, justement, avec ce phénomène de formation-là. Puis moi, j'en ai suivi aussi quelques-unes. C'est qu'on te garoche du contenu, du matériel, des idées, mais quand ça vient le temps de le mettre en action, moi, c'est là, justement, une des clientes avec qui j'ai commencé à collaborer hier, c'est ça qui me dit, moi, j'ai suivi telle formation, telle formation, mais Merci. elle ne sait même pas comment mettre un exemple pour aller modifier son site web, comment mettre son site web dans ses favoris pour avoir un accès direct rapidement. Il n'y a personne qui prend le temps de... Et ça, je trouve que c'est très dommage dans le... Parce que la formation, oui, c'est bien beau. Il y a la formation autonome qu'on appelle. C'est correct, il n'y a pas de problème avec ça, mais c'est dans la mise en application qu'il y a souvent des problématiques. Et puis là, quand la personne voit que c'est bien beau, j'ai tout appris ça, Là, j'arrive pour le mettre en action, puis je fais comme... Je commence par...
- Speaker #1
Exact. Dans la pratique. Il n'y a pas de pratique. C'est un peu comme quand tu suis une technique au cégep. Tu as des cours théoriques, puis tu as des cours pratiques. Même chose pour les cours de conduite. Mais très peu de formations offrent ce suivi-là ou les gens ne s'offrent pas ce temps-là. Fait que tu as beau investir des milliers de dollars dans la meilleure formation du monde, mais si tu ne pratiques pas, si tu ne te plantes pas, si tu ne fais pas des essais-erreurs, peu importe le domaine dont on parle...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
En entrepreneuriat, c'est ça. Ils nous disent, il faut tout savoir faire. Il faut être bon en réseaux sociaux, en création de contenu, notre site web, la comptabilité, la notoriété, nanana. Mais quand vient le temps de mettre ça en pratique...
- Speaker #0
C'est une autre histoire.
- Speaker #1
Exact. Puis, on ne se donne pas le droit à l'erreur parce qu'on a le gain financier qui vient avec. Fait que si je me plante, bien, je n'ai pas d'argent. Puis, mettons, dans le cas de mes clientes, bien, je ne nourris pas ma famille, je ne me nourris pas, tu sais. Moi, je me souviens d'une entrevue avec Caroline Néron qui disait, « Pour vrai, si je n'avais pas eu ma fille, je ne suis pas sûre que j'aurais sauvé ma business. » Parce que là, moi, manger des ramens une fois au deux jours, je l'aurais faite. Mais là, parce que j'ai une petite bouche à nourrir, je n'avais pas le choix d'y fournir des fruits, des légumes, de la viande, etc. Fait que cet aspect-là de l'entrepreneuriat dont on parle très peu, l'échec, le droit à l'erreur, le droit de se planter, combien de fois on voit des lancements, mais on ne le sait pas au final. C'est quoi le résultat ? Est-ce que l'entrepreneur a vendu assez pour en vivre, etc., etc. ? Mais je ne sais pas c'est quoi le statistique, mais moi, personnellement, je dois dire…
- Speaker #0
Pardon ?
- Speaker #1
Mais non, c'est bien correct. Prends une bonne gorgée de café.
- Speaker #0
Pardon, pardon. Je vais vraiment te couper ça. Ben oui,
- Speaker #1
c'est bien correct. Mais pour vrai… le nombre de choses qui échouent en entrepreneuriat. Il y en a plusieurs, on ne le voit pas. Je pense que l'aspect des réseaux sociaux a empiré ça.
- Speaker #0
En fait, ce qui arrive, c'est que comme il y a tellement de choses à faire en tant que solopreneur, en tant qu'entrepreneur, c'est que souvent aussi, ça va paralyser les gens. Les gens disent « je vais attendre que ma structure, je vais attendre que tout soit parfait pour être en mesure de le faire. » Finalement, l'idée qu'on a eue, Ben, il reste à l'étape d'idées.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que tu vois tellement la montagne, tellement...
- Speaker #1
Au pire, il y a quelqu'un qui a eu la même idée que toi puis qui l'a sortie avant toi.
- Speaker #0
Ça, c'est encore plus frustrant.
- Speaker #1
Ça, ça arrive, là, parce que des idées, c'est dans l'air, c'est dans ce qu'on vit, tout ça, puis on n'est pas les seuls à avoir des bonnes idées. Fait que si tu ne te mets pas en action, si tu ne prends pas le risque de te tromper, de faire une erreur ou de planter, quelqu'un d'autre qui va le prendre. C'est sûr, Fait que... Il faut se mettre en action. Il faut. Puis c'est ça, je pense, qui fait la beauté de l'entrepreneuriat. C'est qu'à partir du moment où tu as une bonne idée puis que tu y vas, bien, il faut que tu sois capable de relativiser puis il faut que tu sois capable d'apprendre. C'est pas parce qu'un truc a moins bien fonctionné que toute ta vie d'entrepreneuriat est plantée. Ça n'a pas rapport,
- Speaker #0
tu sais. De faire la différence aussi entre un échec ou... Tu sais, parce que de... Comme ils disent en anglais, tu sais, te « feld » puis te « fall » . Oui. Qui est deux choses complètement différentes. Ça, j'ai vu ça passer justement et il y a une grosse nuance à faire ça. Donc, « feld » , de tomber, c'est une chose. Puis « feld » , c'est vraiment d'avoir un échec flagrant. Donc, il faut relativiser aussi, est-ce que c'est vraiment un échec ou est-ce que c'est plutôt une opportunité plutôt d'apprentissage pour être en mesure de t'améliorer. Et ça, je pense que les gens... souvent c'est tout du 1 ou tout du 10 il n'y a plus la zone grise ou la zone de nuance donc on dirait que le monde il part vraiment en vrille avec ça et ça, ça fait ma foi, toute la différence aussi ça a un impact sur ton mindset ça a un impact vraiment sur comment tu réfléchis comment tu penses,
- Speaker #1
quelles sont les décisions et comment tu vas continuer à avancer ou non ça vient je pense de notre système éducationnel dans le sens où T'as des A ou t'as des D, mais un B, C entre les deux, c'est bien parfait.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
T'sais, moi je me suis fait dire, t'es pas bonne en mathématiques, tu sais pas calculer, tu seras jamais loin dans la vie.
- Speaker #0
C'est pour ça que j'ai inventé les calculatrices.
- Speaker #1
Ben oui, pis c'est pour ça que je fais affaire avec une comptable, t'sais, c'est comme...
- Speaker #0
Fait que,
- Speaker #1
mais t'sais, de nommer ça, au lieu d'être traumatisé de ça pis de faire, je ferai jamais rien de bon dans la vie pis je serai pas entrepreneur, parce que c'est super important de comprendre ces chiffres, t'sais. Tout à fait. Mais à partir du moment où tu comprends la base et que tu trouves une personne de confiance pour t'aider là-dedans, que ça soit en comptabilité ou peu importe les autres domaines. Nous deux, on fait affaire ensemble. Je me débrouille. Mon site web, ça va. La technologie, ça va. Mais ce n'est pas poussé. Ce n'est pas ma zone de génie. J'aime mieux faire affaire avec quelqu'un comme toi, en qui j'ai confiance, et dire, « Christian, qu'est-ce qu'on fait ? Comment on développe ça ? » C'est là que l'entrepreneuriat, où on établit des collaborations, devient ultra important, parce que l'isolement chez l'entrepreneur... Ça, c'est la bête noire. Il faut éviter ça.
- Speaker #0
Il y en a aussi de ce côté-là qui veulent continuer à travailler vraiment seul. Ça peut-tu être une question d'égo, tu penses ? Ou de peur ?
- Speaker #1
Je pense que les deux, parce qu'on vient à un moment entrepreneurial où c'est la poule ou l'œuf. Je n'ai pas d'argent pour engager quelqu'un, mais je n'ai pas le temps de le faire. Puis c'est là que je parlais de jouer avec le risque, de dire « Ok, mais si je prends vraiment le temps d'analyser ça, d'engager quelqu'un pour déléguer une partie puis de créer un lien de confiance, je ne te dis pas de remettre ta vie au complet, ta business au complet. » Au contraire, ne faites jamais ça. Mais de développer un lien de confiance puis de dire « Hey, j'aurais besoin de toi pour ce mandat-là. On va travailler ensemble là-dessus. Coupe d'heure. Voyons comment on collabore ensemble. »
- Speaker #0
On va voir la complicité qui va se développer.
- Speaker #1
Exact, exact. Puis ça, c'est super important. L'ego, la peur, le manque d'argent, penser que ça ne sera pas bien fait aussi. Je pense que les filles, on est bonnes là-dedans. Si ce n'est pas fait à ma façon, puis là, je regarde la caméra, parce que si ce n'est pas fait à ma façon, ça ne sera pas bien fait. Ça va.
- Speaker #0
Je peux confirmer que ce n'est pas juste.
- Speaker #1
C'est le côté féminin qui est développé.
- Speaker #0
Mais tu sais, il vaut mieux que ça soit fait par quelqu'un d'autre à 80%.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Puis que toi, après ça, tu le fasses le 20%, que ça ne soit pas fait du tout parce que tu n'as pas eu le temps de le faire.
- Speaker #1
Mais c'est de déterminer c'est où ta zone de génie.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Je suis capable de jouer dans mon site web, je suis capable de faire des trucs, mais est-ce que... Là,
- Speaker #0
on reçoit un petit message, ding-ding. Ça part On a une affaire qui a disparu, c'est-tu correct ? Puis le mêlant, on va dire ça.
- Speaker #1
Hier soir, pour ne pas le dire. Mais c'est vrai. Mais tu vois, c'est ça. À partir du moment où tu découvres c'est quoi ta zone de génie, quelles actions les plus payantes. Je utilise le mot payante, mais ça ne veut pas dire monétairement parlant que seulement ça. Ça peut être payante dans la collaboration, dans la connexion humaine, dans tout ça. À partir du moment où on identifie c'est quoi notre zone de génie, souvent c'est ce qui nous passionne ou c'est ce qui est facile pour nous.
- Speaker #0
Oui, exact.
- Speaker #1
Puis là, on n'ose pas monétiser ça.
- Speaker #0
C'est souvent notre mission, notre vision, notre raison d'être, notre pourquoi, en fin de compte.
- Speaker #1
Oui, notre grand why.
- Speaker #0
Notre grand why, pourquoi qu'on fait ce qu'on fait. Ça, moi, j'en reviens. Avec tous mes clients, toutes mes clientes, c'est exact. C'est une des premières questions que je pose. Parce que si le pourquoi, moi, c'est parce que je veux être riche, etc. Bien, OK, parfait, bonne chance, prochain appel. Parce que ce n'est pas le type de client qu'on a. Non, c'est ça. Mais je comprends très bien quand tu dis, quand tu as dit un petit peu plus tôt, te parler de comprendre. Et ça, au niveau de la délégation, c'est vraiment un facteur important. Parce que moi, avec certaines de mes clientes, justement, ils me disent « Ah oui, mais moi, ça, je ne veux pas m'en occuper. » Je comprends que tu ne veuilles pas t'en occuper. Par contre, c'est important que, on va dire un exemple, ton site web, c'est important, Sylvie, pour ne pas la nommer, en fait, moi, merci beaucoup en passant de me l'avoir référé, je suis super content, mais elle, elle n'est pas, tu sais, ce n'est pas une pro de la technologie, etc. Mais j'ai compris exactement ce qu'elle voulait. Je lui ai posé des bonnes questions, etc. Et là, on lui a développé un site web qu'elle est capable elle-même de complètement gérer. Et elle comprend, parce que je l'ai amené étape par étape. OK, dans la première étape, on va faire ça. Deuxième étape, on va faire ça. Troisième étape, on l'amène vraiment étape par étape. Souvent, ce qui n'est pas le cas non plus dans les accompagnements, c'est comme parce que c'est souvent... On ne veut pas faire affaire avec des exécutants, nécessairement. On veut faire affaire avec des gens qui sont... On veut s'entourer, en fin de compte, de gens qui sont dans leur zone de génie plus intelligente que nous. Ben oui. Pour nous amener, en fin de compte, à être... C'est à prendre. Ben, t'es pas aussi intelligent qu'eux dans le domaine, mais... Non. D'être aussi intelligent dans ce domaine-là, selon notre réalité. Je sais pas que c'est en pense. Oui,
- Speaker #1
absolument. Puis, à partir du moment où on comprend qu'on n'est pas irremplaçable.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Tu sais, puis moi, je l'amène à un autre niveau. Si jamais je décide de vendre tout ça ou... Bon, je touche du bois là, mais mettons qu'il arrive la maladie dans ma famille, que ma priorité, ça ne sera plus la business qu'on prend. Encore moins de gérer un site web et des bugs de site web. Mais à partir de ce moment-là où je réalise que je n'ai pas envie d'être irremplaçable, je peux accepter que ma zone de génie, c'est à la tête de mon entreprise, c'est moi le lien, c'est moi le visage, on achète mes trucs parce que c'est Christiane Marcotte, c'est mon énergie, c'est ma valeur, fine. Ça, je peux gérer ça de n'importe où, dans n'importe quelle situation. Mais des technicalités comme faire mon rapport de taxes, mon rapport d'impôts, mon site web, créer du contenu sur les réseaux sociaux, ça, je suis capable de déléguer ça. Pour me permettre, pour me dégager ce temps-là pour ce qui est prioritaire pour moi à ce moment-là, que ce soit dans la maladie ou dans la joie.
- Speaker #0
Si tu te maries,
- Speaker #1
tu pars en voyage de nord, j'espère que tu ne gères pas tes réseaux sociaux, tu comprends ? Tu as d'autres choses à gérer. Mais ça se passe que ça soit ça ta priorité, puis c'est correct. Tout ça pour dire que déléguer aux personnes qui ont une zone de génie, ça devient primordial. Parce que... ça te permet d'être ailleurs. Parce qu'on n'est pas juste un entrepreneur.
- Speaker #0
C'est ça. Mais aussi, en même temps, c'est de travailler davantage sur son entreprise que de travailler dans son entreprise. Exact. Parce que ça, ça te permet justement de pouvoir développer. Et t'as amené un point qui est très important, puis c'est drôle parce que j'en parlais justement il y a deux semaines dans un de mes épisodes, au niveau du leadership. Quelqu'un qui contrôle tout. Ah, mais non. Que tout passe par cette personne-là, c'est pas nécessairement du leadership. Ça peut aller même jusqu'à... c'est peut-être un problème identitaire. Pour toi, ce contrôle-là t'amène, en fin de compte, ça sert ta dopamine, etc., mais ça sert aucunement ta vision, en fin de compte, où tu veux aller. Puis tu as amené un point intéressant, c'est que si un exemple, tu n'es pas là pendant un mois, tu n'es pas là pendant deux mois pour x, y, z raisons. Pas besoin de vacances, bon, peu importe. Est-ce que ton entreprise va continuer à rouler ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce qu'elle va continuer à rouler de la même façon, de la même manière ? Et ça, c'est important de se le poser parce que, là, je te mène encore un peu plus loin aussi, parce que tu vas comprendre pourquoi on va parler de bien s'entourer dès maintenant. C'est que, j'en parlais tantôt, le PIB, 50% à peu près du PIB québécois, et vient des TPE, mais souvent, ce qui arrive, c'est que quand l'entrepreneur veut prendre sa retraite, ou qu'il a une maladie, etc. c'est que souvent, l'entreprise n'a pas été conçue pour le fameux terme qu'on entend maintenant de plus en plus, le reprenariat.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Donc, autrement dit, de pouvoir vendre ton entreprise, de léguer ton entreprise, en fin de compte que ton héritage, ça pourquoi tu as travaillé durant toutes ces années, continue de se perpétuer dans le temps. Et ça, moi, je trouve que c'est tellement dommage parce que c'est comme on perd. énormément autant de ressources, de talents, d'intelligence. Et moi, je crois pertinemment que si, dès maintenant, le plus possible, on fait en sorte que notre entreprise soit, disons, autonome, sans que tu sois là nécessairement. Oui, c'est important que tu sois là, surtout au début, quand tu es sur tes bases. Mais au fur et à mesure que tu avances, tu... dois absolument t'entourer de bonnes personnes pour s'assurer que si tu n'es plus là, la compagnie va continuer quand même à rouler. Donc, ta vision peut continuer toujours à vivre. Et aussi, si tu décides à un moment donné, moi, je tire la plogue pour x, y, z raisons, le Québec, la population, l'humanité peut continuer à en bénéficier.
- Speaker #1
Et ça, le meilleur conseil que j'ai eu au début, début de mon entrepreneuriat, je suis allée voir une conférence de Daniel Lincoln et de Paul Hood. Et Daniel Lincoln,
- Speaker #0
les deux pourquoi ils ne sont pas mariés je dis tous les enfants la fille de Mme Henkel elle est très oui tous les enfants j'imagine l'enfant
- Speaker #1
Mme Henkel avait dit parce que moi j'avais posé la question ça serait quoi le meilleur conseil que vous aimeriez vous donner à vous même plus jeune quand vous avez commencé votre carrière d'entrepreneur puis ça c'était bien avant les dragons elle commençait à se faire connaître et Mme Henkel m'avait dit c'est pas votre enfant Votre business, ce n'est pas comme votre enfant. Puis même à ça, votre enfant, on coupe le cordon bilical à la naissance. Toute votre vie de mère va être basée sur donner des bases à votre enfant pour qu'il vole de ses propres ailes.
- Speaker #0
Vous êtes 18 ans, 20 ans, 21 ans. Exact.
- Speaker #1
Vous le rendez autonome, vous lui avez inculqué des valeurs, etc. Faites la même chose avec votre business. Puis moi, ça m'avait flabbergasté dans le sens où je n'arrêtais pas de dire, mon entreprise, c'est mon bébé. Puis tu sais, j'avais comparé mon logo à une échographie, puis j'étais allée très loin dans le parallèle de ça, fait que c'était venu me chercher. Mais je trouve qu'elle a totalement raison parce que, pour vrai, demain matin, mes enfants voudraient reprendre le RMA, quelqu'un voudrait me l'acheter. C'est une entreprise qui est totalement autonome. Quand je pars en vacances, j'ai une équipe exacte, tu sais. Je suis encore très présente, je suis là, je m'occupe de beaucoup de choses encore. Mais il reste que c'est autonome. La business va rouler, les revenus vont être là. C'est vraiment important. Puis ça, c'est un des meilleurs conseils que j'ai reçus au début.
- Speaker #0
Juste pour clarifier, parce que là, ce qu'elle a dit, elle a dit que tu lui donnes ses valeurs, puis après ça, tu le laisses aller. Après ça, tu peux le laisser aller. Un enfant à l'âge de 18 ans, à l'âge adulte. Donc, elle a dit, c'est pas ton enfant ? Non,
- Speaker #1
c'est pas ton enfant, justement. Parce que souvent, en tout cas au niveau...
- Speaker #0
C'est un enfant qui devient adolescent, qui devient jeune adulte. Oui, exact.
- Speaker #1
Mais il ne faut pas avoir cet attachement-là. Parce que souvent, quand on refuse de déléguer...
- Speaker #0
Mais c'est très émotionnel.
- Speaker #1
Tu sais, la maman qui vient d'accoucher, faire garder son enfant, c'est tough. Même le confier au papa ou à l'autre maman, peu importe, on ne rentrera pas là-dedans. Mais à un autre adulte, c'est tough. Parce que tu as ce lien-là physique. Puis quand tu lances ton affaire...
- Speaker #0
Je connais elle aussi. Oui. C'est très émotionnel. C'est ton idée à la base. C'est ta business.
- Speaker #1
Oui, puis tu y mets tellement d'amour et d'effort qu'il ne faut pas le prendre personnel. Même si on y met beaucoup de notre image de marque, même si souvent nos valeurs, mais notre entreprise devrait avoir des valeurs similaires aux nôtres, mais ses propres valeurs, sa mission, sa vision devraient être complètement différentes. ressemblantes un peu, mais pas totalement, ce qui fait en sorte que ça devient une vraie entreprise. Steve Jobs, il est décédé. Apple vit.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
C'est une couple. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Merci Steve Jobs aussi d'avoir tenu bon pendant toutes ces années, avant son retour. Exact. Il a gagné son pari, c'est clair.
- Speaker #1
Exact, exact. Fait que, tu sais, quand tu lances une entreprise comme ça, que ce soit de produits ou de services, il faut que ça soit viable, puis il faut que ça soit viable en dehors de toi, parce qu'à un moment donné, ta job, c'est de prendre le recul. puis de voir plus loin. Où est-ce qu'on l'amène ? Exactement. Tu sais, moi, j'ai des enfants de 23 à 7, mais mon 23 ans, là, il a quitté la maison, il vit sa vie, il planifie ses affaires, tu sais, il est diplômé d'université et tout ça. Mais régulièrement, on a des conversations, il me demande conseils et tout ça. Fait que je suis encore dans sa vie et je vais toujours rester sa mère, mais jamais autant que quand il avait 7 ans comme mon petit Georges. Fait que c'est la même chose avec la business. Les premières années, on y met tout notre amour, mais à un moment donné, il faut être capable de laisser aller. de lâcher prise et de dire « Hey, c'est plus moi qui s'en occupe. »
- Speaker #0
Et ça, c'est super, super important. Et ça, quand on parle de « c'est plus moi qui s'en occupe » , justement, l'importance de bien s'en occuper avec des gens de confiance. Puis souvent, on le voit un petit peu sur les médias sociaux. « Ah, tu veux telle affaire, telle affaire. » Puis on retombe encore dans le pattern des conversations, des accompagnements, etc. Donc, pour celles et ceux qui nous écoutent, disons que... le marché est énorme, etc. Qu'est-ce que tu proposerais ou quel serait ton conseil ou tes meilleurs conseils à quelqu'un qui est un peu rendu là ? C'est que ça fait comme un an, deux ans, peut-être trois ans qu'il fait rouler sa business. La personne, en fin de compte, est rendue à un point où, OK, j'aimerais ça faire croître mon entreprise. J'aimerais ça, en fait, parce que il ne faut pas oublier une chose, que quand on se lance en affaires, une des choses qu'on se dit et qu'on veut et qui est notre objectif, c'est de nous redonner une liberté. Mais oui. Mais que dans les faits, surtout quand on commence, on travaille du 5 ans, 60, 70 heures par semaine, on est un peu comme plutôt prisonnier de notre business. Oui. Et quand ça devrait être complètement l'inverse. Notre business devrait nous servir et non l'inverse.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Donc, à ceux qui sont justement, qui sont rendus là, qui sont comme, OK, là, je travaille trop d'heures, je sens que... Si je continue comme ça, je vais me brûler. Puis tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai construit risque de tomber. Je veux passer au prochain niveau aussi et je veux acquérir cette, on va appeler ça cette maturité entrepreneuriale. Comment tu suggères que la personne devrait commencer à se poser comme question pour être justement, être en mesure de faire… au moins le premier saut. Parce qu'une fois que le premier saut est fait, après ça, tu comprends, tu vois les bénéfices. Tu te dis, je vais me trouver quelqu'un pour mon site web, je vais me trouver quelqu'un pour ma comptabilité, quelqu'un pour mon désert. Alors, qu'est-ce que tu suggérais pour aider ces personnes-là à se dire, écoute, tu es rendu là. Oui,
- Speaker #1
vas-y.
- Speaker #0
Pose-toi la question pour faire le pas.
- Speaker #1
Mais en fait, souvent, ce qui freine la délégation chez l'entrepreneur, c'est l'argent. Je n'ai pas d'argent pour engager quelqu'un qui va s'occuper de X... X, Y, Z. Exact. Mais c'est l'inverse. Puis ça, c'est la coach d'affaires Kim Grimard qui m'avait dit, OK, parfait, tu veux une croissance, tu veux plus d'argent pour arriver à déléguer, super. Demain matin, il y a 500 nouveaux clients qui débarquent dans ta business. Es-tu assez solide pour les accueillir puis les servir comme tu veux les servir ? Parce qu'on a chacun notre façon de gérer notre service à la clientèle. La réponse était non. Elle dit, comment tu veux ? Fait que là, tu demandes... Plus de clients pour avoir plus d'argent, pour déléguer plus, mais tu es incapable d'acquérir plus de clients.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Ça n'arrivera jamais.
- Speaker #0
La peau l'éloffe.
- Speaker #1
Exact. C'est vraiment de se dire, puis c'est comme ça que j'ai convaincu mon chum d'avoir une femme de ménage, c'est de dire, OK, pendant que je fais, je vais prendre l'exemple des réseaux sociaux, OK ? Gérer les réseaux sociaux, on y accorde beaucoup de temps en tant qu'entrepreneur parce que, bon, c'est comme ça maintenant. Mais mettons que... que tu dis, ok, pour la prochaine semaine, je vais évaluer combien de temps je passe sur les réseaux sociaux ou la création de contenu. Moi, je l'ai fait, cet exercice-là, puis c'est comme ça que j'ai eu une première adjointe virtuelle. Elle m'avait dit, calcule combien de temps tu mets sur chacune de tes tâches, puis après ça, je vais te montrer que...
- Speaker #0
Puis par ton taux d'horaire, ça va dire que toi, tu veux avoir... Exact. Ça va dire...
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Moi, avec mon taux d'horaire... C'est ça.
- Speaker #1
Exact. Quand j'ai montré ça à mon chum en disant, si on a une femme de ménage qui nous coûte 50 $ aux deux semaines, ça fait 100 $ par mois, mais pendant qu'elle fait le 3 heures ou le 6 heures de ménage, moi, en 6 heures, en coaching à 100 $, je fais 600 $. Non seulement elle est payée, la femme de ménage, mais en plus, c'est rentable parce qu'au niveau de ma notoriété, au niveau de ci, nanana. C'est la même chose dans la business. Si tu passes 50 heures de ta semaine à créer du contenu pour essayer de vendre, mais qu'il y a quelqu'un qui est spécialisé là-dedans, qui utilise des outils aujourd'hui, maintenant, avec l'IA puis tout ça, puis tout ce qui s'en vient qu'on ne sait même pas qui arrive encore. Mais imagine à quel point, un, tu sauves du temps que tu peux consacrer où tu veux. à quel point ça coûte beaucoup moins cher que tu penses. Fait que quand tu penses que tu n'as pas d'argent pour investir dans des ressources, dans quelqu'un d'autre, dans une application, peu importe...
- Speaker #0
Prends le temps de dire « Ok, bien moi, je consacre X nombre d'heures à faire cette tâche-là. » Moi, quand j'ai compris ça, j'ai comme fait « Je vais arrêter de me stresser avec mon rapport d'impôt. » Ma comptable, elle a fait ça en trois clics de souris.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
De quoi tu as besoin. Parfait, c'est super. Non seulement, je ne me stresse plus, je m'achète une qualité de vie. Je sais que mon rapport d'impôt, il est fait comme du monde. S'il y a de quoi, le gouvernement l'appelle, elle. Merci, bonsoir. Vraiment, le meilleur conseil, c'est prenez le pas de recul. dites-vous, ok, là je pense que j'aurais besoin de déléguer des trucs parce que mon chum a besoin de moi, mes enfants, mes amis me disent, on ne te voit plus. Combien de fois, moi, au début, mes enfants m'ont dit « T'es tout le temps sur ton téléphone. » Ben non, pas tant que ça, mais maintenant avec le petit calculateur de temps des grands, là. Ah ouais,
- Speaker #1
oups. C'est ça. Je parle énormément de temps de qualité. que ce soit avec toi-même, pour toi-même, que ce soit avec tes proches, ta famille, tes amis, tu peux même souvent perdre aussi simplement ta vie sociale. Oui. Parce que tu es dans tes quatre murs, tu es dans ta bulle, puis tu restes dans cette bulle-là. Oui.
- Speaker #0
Puis tu perds du temps aussi à développer des nouvelles choses pour ta business. Parce qu'un entrepreneur, c'est quelqu'un d'ultra créatif. Oui. On a des idées à la minute. Oui. Ça n'a aucun sens, tu sais.
- Speaker #1
Parle-moi ça. Parle-moi ça. Oui, je sais, parle-moi. Bien, c'est ça.
- Speaker #0
Fait que là, on a le choix difficile de dire, OK, je vais prioriser telle, telle, telle idée. Mais imagine si tu gagnes 5 heures par semaine.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Que tu peux réinvestir en développant.
- Speaker #1
Avec un 3 heures, avec un 5 heures là. Puis là, ah, bien là, ça te donne la chance de partir en fin de semaine, en trip de bateau. Oui. Si tu veux, parce que tu as le temps. Parce que tu te donnes le temps.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Puis en même temps aussi, c'est un peu comme en musique. Ça te permet de faire une pause. Oui. Puis tu sais, en musique, les notes sont importantes, Mélib. les pauses, tout aussi les silences, les pauses sont tout aussi importantes. J'aime ça faire le parallèle avec la musique. Je ne sais pas pourquoi.
- Speaker #0
J'ai aucune idée. Mais oui, tu as raison.
- Speaker #1
Et dis-moi, pour conclure un peu là-dessus, toi, de ton côté, tu as un RMA qui offre évidemment un milieu en fin de compte que les gens peuvent résauter, peuvent s'entourer, etc. Mais toi, Christine, personnellement, tu offres aussi vraiment de l'accompagnement pour aider justement des... particulièrement les solopreneurs, je m'imagine. C'est souvent les solopreneurs que tu travailles. Oui, absolument. Justement pour les aider dans ce cheminement-là. Oui,
- Speaker #0
parce que l'autre chose qu'on n'a pas élaborée, parce que ce serait un sujet à part de podcast, mais...
- Speaker #1
On va te réinviter. Je vais te réinviter à ma prochaine saison.
- Speaker #0
Mais l'entrepreneur, s'il ne prend pas soin de lui ou d'elle, il va tomber.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Fait que s'il consacre 70 heures de sa vie en business puis qu'il essaie d'être parfait partout et tout, parce que souvent, c'est ça, c'est que l'entreprise fait... intégralement partie de nous, alors que non. Fait qu'on y consacre tellement de temps pis on veut tellement que ça réussisse pis on est dans une société de performance où on n'a pas le droit à l'échec. On en parlait au début. Fait que moi, ma job, c'est juste de prendre les épaules de ces gens-là pis dire « Hey, attends un peu, là. C'est quand la dernière fois que t'as respiré en pleine conscience ? C'est quand la dernière fois que t'as savouré un thé ou un café sans te demander « Ah ça, je pourrais filmer ça, c'est une création de contenu pis faut pas j'oublier d'appeler au garage pour le changement d'huile pis t'être... Non, attends un peu, là, c'est... » pas ça la vie. C'est pas ça la vie. Puis la majorité des gens, c'est pas ça qu'ils veulent. Tu l'as nommé. On devient entrepreneur parce qu'on a un besoin de liberté. Mais c'est pas ça qui arrive. On tombe dans une espèce de prison dorée. Donc, ma job à moi, c'est juste d'améliorer cette planification-là puis de dire, non, non, tu peux te permettre de partir une fin de semaine au chalet ou te permettre une soirée sous pétifille loin de ton cellulaire, que t'es pas obligé de filmer ce que tu manges.
- Speaker #1
Ça te permet tout simplement d'avoir des vacances pendant la période estivale ou dans l'hiver. Par exemple, on ne dira pas au Mexique. On va dire d'aller dans le sud. On n'ira pas au Mexique ces temps-ci. Non. Et ça, je pense que c'est vraiment important aussi. Donc, toi, tu offres en fin de compte un environnement de prise de confiance pour les gens. Puis ça, c'est un peu pour ça aussi que je voulais que tu sois ici, parce qu'on en a parlé beaucoup durant l'épisode, pendant cette émission-là. Et ça, je crois que c'est le maire de la guerre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que t'as beau vouloir, t'as beau travailler 5 ans, 70 ans, parce que c'est pas de travailler plus, mais c'est de travailler mieux et de le faire en conscience pour... Pour que, tu sais, on... Comment je peux dire ? Tu sais, on ne vit pas pour travailler. Non. On travaille pour... Pour vivre. Exact. Même si ton entreprise, c'est ta passion, puis ah, comme moi, travailler, tu sais, moi, mon entreprise, c'est pas un travail, c'est ma passion. C'est une passion, oui, oui. Il reste que, il y a des responsabilités, tu as des choses, tu as des tâches, tu as toutes sortes de choses que tu n'aimes pas faire non plus, qui viennent avec. Bien oui. C'est sûr, parce que c'est impossible d'aimer tous les aspects de ton entreprise. Non. C'est impossible. comme toi et moi, on est vraiment plus de contenu, communication, les chiffres, c'est comme genre, on les comprend, mais on regarde, on fait comme...
- Speaker #0
On n'a pas parlé de ressources humaines, on verrait ça des fois, ça peut être... Exact. Mais tu vois, je trouve qu'on en parle de plus en plus. Nicolas Duvernoy en a parlé un peu l'année passée, en 2025, sur le burn-out entrepreneurial. C'est un sujet qui est très tabou parce que les gens qui sont pas entrepreneurs, qui nous regardent aller, on sait bien, toi, tu peux mettre... ton support au restaurant, c'est tes dépenses, puis tu peux travailler n'importe où dans le monde, puis blablabla, oui.
- Speaker #1
Mais un, puis deuxième des choses, excuse-moi, mais c'est parce que c'est une question de choix.
- Speaker #0
C'est ça, exactement, exactement. Mais ça vient avec ce que tu mentionnais un peu plus tôt, fait que de parler, parce que, tu sais, Nicolas Duvernoy, c'est... permis, il s'est autorisé, puis il a choisi de prendre du recul sur sa business parce que justement, il avait mis des choses en place. La business n'a pas arrêté de rouler parce que lui a pris soin de sa santé globale.
- Speaker #1
C'est aussi pour cette... Exact, exact. C'était extrêmement puissant.
- Speaker #0
Vraiment. Mais justement, je trouve ça bien qu'il en parle parce qu'on n'est pas obligé de frapper ce mur-là.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Au même titre que quand on est en emploi d'un employeur, on n'est pas supposé de se claquer un burn-out. Tout à fait. C'est d'arriver à jauger et à accepter qu'il y a des périodes plus intenses que d'autres. Celles qui sont dans le produit, souvent, le temps des fêtes, c'est très intense. Dépendamment de ce que tu fais comme service ou comme produit, l'été, ça peut être très intense ou ça peut être plus relax. Tout ça devient une question de choix. Mais de se prioriser et de prendre soin de nous, parce que demain matin, si tu plantes, si tu te ramasses à l'aide psychiatrice dans n'importe quel hôpital...
- Speaker #1
Ou simplement juste en... en épuisement professionnel, burn-out, etc. C'est que tout ce que tu as construit, on l'a dit un peu plus tôt, tout ce que tu as construit va tomber, surtout si tu n'as pas une structure. Même si tu as une structure qui est en place, que ta business continue de rouler, même si tu es en arrêt de travail parce que tu es en épuisement professionnel, c'est qu'il n'y a aucun, tant qu'à moi, aucun travail sur la Terre qui mérite que ta santé, particulièrement ta santé mentale, en devienne, enfin, deviennent en fin de compte un enjeu. Ça, c'est super important. Écoute, donc christinemarkotte.com Exact. Évidemment, tu es sur les médias sociaux. Tout, Christine Marcotte. Elle est sur TikTok, je pense. Elle est sur TikTok et sur Facebook. Pinterest, partout. Pinterest en plus. Je n'ai pas dit que tu es sur Snapchat.
- Speaker #0
Non, mais... Je le suis, mais pour surveiller mes enfants.
- Speaker #1
Ah, d'accord. Bon, les enfants, ça veut dire qu'elle a un compte. J'ai été convaincu. Ils le savent. Ils le savent. Oui, oui, oui. Écoute, Christine, un gros merci. Ça a été vraiment le fun. Merci à toi. Puis c'est vraiment, pour moi, je trouve que, pour ceux qui nous écoutent, je pense que c'est vraiment, c'était vraiment très pertinent. Merci. Mais aussi, c'est bien senti dans le sens que, tu sais, ton entreprise, toi-même, en fin de compte, c'est toi qui es au cœur de tout ça.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
Et la première... chose, la première personne, le premier élément que tu dois absolument prendre soin, c'est toi.
- Speaker #0
Ben oui, n'ayons pas peur d'être égoïste.
- Speaker #1
Tout à fait. Christine, encore une fois, un gros merci.
- Speaker #0
Merci.