Speaker #0C'est quand que t'as eu une idée, la dernière fois ? Pis là, je parle pas d'une idée de solution de problème urgent, ou une idée pour répondre à un client qui est en attente, ou pour simplement boucher un trou dans ton agenda. Là, je parle d'une vraie idée. L'idée du genre qui t'allume pour vrai. C'est celle qui fait en sorte que tu te lèves le matin pour créer. Celle qui te rappelle, en fin de compte, pourquoi tu t'es lancé. Alors... Si tu dois réfléchir longtemps avant de répondre, cet épisode est fait pour toi. Parce qu'aujourd'hui, on va nommer quelque chose que peu d'entrepreneurs osent vraiment admettre. C'est que ton entreprise, celle que tu as bâtie avec ta créativité, est peut-être en train de te la voler. Tranquillement, mais sûrement. Des feux à éteindre, un. À la fois. Ton entreprise fonctionne, mais en coulisses, c'est le vacarme. Si tu avances à l'intuition, dans l'urgence et dans le bruit, alors cette émission est faite pour toi. Je suis Christian Généreux, et j'aide les entrepreneurs débordés à retrouver cadence, clarté et direction. Ici, on transforme la cacophonie en vraie symphonie entrepreneuriale. Pas de recette magique, mais en reprenant la baguette, pour que tu deviennes toi aussi. et le chef d'orchestre de ton entreprise. Bienvenue à l'effet Crescendo. Il y a une idée qu'on entretient souvent dans le monde entrepreneurial, c'est une idée qui est quand même confortable, qui est presque romantique en fait. C'est que l'entrepreneur créatif, c'est quelqu'un qui déborde d'idées, qui voit des opportunités partout, qui réinvente constamment, qui a toujours quelque chose de nouveau en tête. Et c'est peut-être vrai. particulièrement au début. Au lancement, l'énergie créative, elle est souvent à son sommet, à son paroxysme, parce que tout est inventé, tout est possible et tout stimule. Mais au fil du temps, il y a quelque chose qui change. L'entreprise a grandi, les clients sont là, les opérations tournent, et toi, quelque part dans cette croissance-là, Béatitude. transformée en gestionnaire de problèmes. Et la créativité, elle, cette flamme-là qui t'a amenée jusqu'ici, elle, elle attend. Elle attend la semaine moins chargée. Elle attend le projet qui va enfin te redonner de l'espace. Ou elle attend que tu aies le temps. Sauf que le temps, souvent, il n'arrive jamais. Parce que Personne ne te le donne, tu dois le prendre. Et cet épisode, c'est l'invitation à le reprendre avant que cette source-là devienne vraiment à sec. Et il y a quelques mois, j'ai eu une conversation avec un entrepreneur, il y a une quinzaine d'années qu'il est en affaires, il est solide, il est respecté dans son domaine. C'est une entreprise, en fin de compte, qui livrait, qui grandissait, qui performait, puis de l'extérieur, tout allait bien. Et on était en train de jaser ensemble dans un événement de réseautage, puis je lui ai demandé, qu'est-ce qui l'allumait en ce moment ? C'est sûr, qu'est-ce qui bâtissait présentement ? Puis là, il y a eu un silence assez long, inconfortable, le genre de silence qui en dit... pas mal long. Puis, il m'a répondu, bon, je paraphrase un peu, mais il m'a répondu, ben, écoute, moi, je suis bon pour gérer, mais je suis genre moins bon pour créer. Puis, il a ajouté tout de suite, là, avec une, tu sais, comme s'il avait honte un petit peu, avec une petite voix basse, là, je pense que j'ai arrêté de créer sans même m'en rendre compte. Parce qu'il m'a expliqué un petit peu sa semaine, tu sais, j'ai demandé, ben, parle-moi-là un peu. ta semaine. Il me dit, lundi matin, trois urgences clients dans ma boîte de courriel de réception. Mardi, une réunion d'équipe pour régler un problème de livraison, par exemple. Mercredi, un appel fournisseur, une soumission à réécrire, un courriel délicat à composer. Jeudi, suivi. Vendredi, rattrapage. Tu vois un peu le genre. Dans tout ça, il Il y a zéro bloc de temps pour penser. Pour réfléchir, pour créer, pour imaginer en fin de compte la prochaine version de son entreprise ou sa prochaine offre. Pour faire le travail, il a fait une compte qui était la raison pour laquelle il a tout lancé il y a une quinzaine d'années. Et imagine un musicien professionnel, il est talentueux, il est passionné, puis il a décidé de se bâtir une petite école de musique autour de son talent. Des cours, des événements, la gestion de logos, la facturation, communication, administration. tout le bataclan. L'école, la tourne, les élèves sont là, les revenus rentrent. Mais lui, ça fait combien de temps qu'il n'a pas vraiment joué de musique ? Pas pour un cours, pas pour faire non plus une démonstration. Juste jouer. Pour lui. Pour le plaisir. Pour créer. Il a bâti une entreprise autour de sa passion. Et cette entreprise-là lui prend maintenant tout le temps qu'il avait pour vivre cette passion-là. Donc, la résultante, c'est que la musique ne le nourrit plus nécessairement. Elle réclame. Et lui, bien, il gère, il répond, puis il règle des problèmes. Mais il ne compose plus. Ça te rappelle-tu quelqu'un, ça ? Écoute, je comprends comment on en arrive, là. Et je ne vais pas prétendre que c'est simple à éviter, là. Au contraire. Parce que les feux, bien, c'est réel. Les urgences, c'est réel aussi. Les clients qui attendent, les dossiers qui s'accumulent, les décisions qui ne peuvent plus vraiment nécessairement attendre, tout ça, là, ça fait partie de la réalité. d'une vraie entreprise qui tourne. Ça, on est d'accord avec ça. Et quand tu dois choisir entre créer et livrer, très souvent, qu'est-ce qu'on va faire ? On va livrer. Parce que c'est là que ta responsabilité est immédiate. Parce que les clients, ils payent pour ça. Parce que ton équipe a besoin de toi, ou tes collaborateurs, ou tes partenaires. Et ce n'est pas de la lâcheté, c'est du sérieux. On se comprend, on est d'accord avec ça. Sauf que tu fais ces choix-là le lundi, le mardi, le mercredi, semaine après semaine, mois après mois. Et tranquillement, mais sournoisement, mais sans jamais avoir pris la décision consciemment, tu as rayé la créativité de ton agenda. Puis, ce n'est pas parce qu'elle ne compte pas. C'est juste parce qu'elle ne crie pas aussi fort. que les urgences. Le problème souvent avec la créativité, c'est qu'elle est silencieuse. Elle ne t'envoie pas de courriel, elle ne te met pas en CC, ça n'a pas d'échéancier, il n'y a pas de client qui attend. Elle fait juste attendre, patiemment, jusqu'à un moment donné où elle s'épuise d'attendre. Et il y a quelque chose d'encore plus insidieux. Quand la créativité disparaît, progressivement, ben, tu t'en rends pas vraiment compte. Parce que la machine, elle, elle continue à tourner, les revenus y rentrent, tout semble fonctionner de l'extérieur. C'est juste qu'il y a quelque chose en toi qui s'éteint doucement. Et cette étincelle-là qui t'animait, l'enthousiasme du dimanche soir, avant une semaine de création, par exemple, où... Tu sais, ce sentiment-là, que ce que tu fais a du sens au-delà de simplement livrer. Et le jour où tu cherches à retrouver cette créativité-là, elle est toujours là, mais elle est affaiblie, elle est rouillée, et elle t'a peut-être un petit peu plus gênée qu'avant. Là, tu te demandes, c'est quand tu as arrêté d'être créatif ? Puis, souvent, la vraie réponse, c'est que tu n'as pas arrêté. C'est juste que tu n'as jamais laissé de l'espace pour l'être. Et voici ce que personne ne te dit clairement. Éteindre des feux, c'est une compétence. Gérer des urgences, c'est aussi une compétence. Idem pour livrer sous pression, c'est aussi une compétence. Mais... C'est des compétences qui sont réactives. Et... Une entreprise qui ne vit que dans la réaction, ça n'a plus vraiment de direction, parce que tu es juste en mode survie. La créativité, elle, c'est une compétence qui est proactive. C'est ce qui génère, entre autres, des nouvelles offres. C'est ce qui anticipe les besoins avant que les clients m'aiment les formules. C'est ce qui différencie ton entreprise de celles qui font la même chose que toi. C'est ce qui te donne envie de te lever le matin, hein ? Snooze, là ? Et c'est ce qui garantit que dans deux ans, dans trois ans ou dans le futur, ton entreprise a encore quelque chose de nouveau à offrir. Quand la créativité disparaît, il y a quelque chose de subtil qui se passe. Ton entreprise, oui, elle continue de tourner, les revenus continuent d'entrer. Mais elle va cesser d'évoluer, de croire, parce que tu tournes en rond. Et elle reproduit ce qui a fonctionné hier, mais sans jamais inventer pour ce qui fonctionnera demain. Et comme tu le sais, les marchés, ça change, les clients, ça change, les attentes changent. L'évolution, en fin de compte, on appelle ça l'évolution, donc ça change tout le temps. Il y a trois choses dans la vie qu'on est sûrs, c'est les taxes, la mort et le changement. Ça, c'est clair. Donc, l'entreprise qui ne crie plus finit par perdre du terrain sans même comprendre pourquoi. Et toi, si tu restes dans ce cercle vicieux-là, tu t'épuises. C'est pas parce que le travail est trop dur, c'est pas non plus parce que tu fais un travail qui ne te nourrit plus nécessairement. C'est parce que t'as perdu le fil et du pourquoi que t'as tout commencé ça. Parce que tu gères une machine au lieu de composer une musique, un chef-d'oeuvre. Parce qu'un chef d'orchestre qui compose plus, ben, c'est pas un chef d'orchestre qui grandit. C'est... C'est un chef d'orchestre qui a oublié que diriger, ça commence par avoir quelque chose à raconter. Je vais te parler d'un moment que j'ai pas vraiment aimé vivre, mais que j'aurais pas aimé ne jamais avoir vécu. Tu vois le genre ? C'était, on revient, on recule en arrière, environ presque trois ans, bientôt trois ans, dans les premiers mois que j'ai ouvert ma boîte, je venais de me lancer, en fin de compte, comme solopreneur, puis tout était à construire. Les offres, le positionnement, les premiers clients, mon image de marque, l'administratif, ma présence en ligne, blablabla, tous les processus. Pas bien. À un moment donné, j'avais un atelier, en fin de compte, à préparer. Donc, je me suis assis, j'ai ouvert mon document, puis là, ben, le syndrome de la page blanche. J'avais absolument rien. Pas rien dans le sens de manquer d'expertise ou rien dans le sens de rien de vivant ou rien d'enthousiaste, rien de nouveau non plus, là. C'est juste des mots fatigués qui ressemblaient à ce que j'avais déjà dit. La source était comme, disons, un... peu à sec. Et là, j'ai eu un petit déclic en fin de compte, quelque chose d'inconfortable. C'est que depuis des semaines, je n'avais consommé aucune idée nouvelle. Je n'avais rien lu pour le plaisir, par exemple. Je n'avais rien écouté non plus pour apprendre. Je n'avais rien créé non plus qui n'était pas directement lié à une livraison client, Par exemple, j'étais comme... vidé. Mon réservoir était vide, mais je ne l'avais pas rempli non plus. J'avais vraiment construit une machine à livrer. C'est très bien ça, mais j'ai oublié de nourrir celui qui était censé l'alimenter. Et ce jour-là, j'ai décidé de me mettre une règle dans mon agenda. Ça, c'est du non négociable. pas déplaçable non plus, c'est de ne pas sacrifier pour une urgence. C'est de vraiment avoir un bloc de temps chaque semaine qui est écrit « Créer » ou « Création » si tu préfères. Dans ce bloc-là, il n'y a pas de livraison, il n'y a pas de réponse et il n'y a pas de gestion. Juste de créer. Que ce soit lire, écrire pour moi, explorer une idée sans destination précise. penser sans que quelqu'un attende nécessairement non plus un résultat. Et tranquillement, c'est là que la source s'est remise, en fin de compte, un peu à couler. C'est comme j'ai réactivé, en fin de compte, cet aspect-là de mon entrepreneuriat, en fin de compte, tout l'aspect créativité. Parce que Un puits, ça ne s'alimente pas tout seul. L'eau qui remonte, ça vient entre autres des nappes souterraines. Et ces nappes-là, elles se reconstruisent lentement, naturellement, à condition que le sol autour reçoive de la pluie. Tu vois un peu le principe. Donc si tu pompes tout le temps cette Ausha en continu, sans jamais laisser le temps à la nappe phréatique de se recharger, ben oui, tu vas avoir de l'eau pendant un bon bout de temps. Peut-être même longtemps, jusqu'au jour où, à un moment donné, tu vas pomper, puis il n'y a plus rien. Ta créativité, eh bien, c'est ce puits-là. Tes idées, ta vision, ton énergie à innover, bien, tout ça, ça ne se recharge pas par magie. Ça se recharge quand tu lis, quand tu explores, quand tu l'actives, quand tu as des conversations qui parlent... pas nécessairement de problèmes à régler, ou quand tu as du temps non structuré pour que ton cerveau fasse des connexions. Et si tu as passé les six derniers mois à pomper ton eau, ta créativité, sans jamais la recharger, la prochaine fois que tu vas chercher une idée, tu vas pomper dans le vide. Pas parce que t'es moins créatif, non, non. C'est juste parce que t'as jamais laissé le puits se remplir. Et on pense que plus on travaille, plus on produit. Et que pour les tâches opérationnelles, c'est souvent vrai. Mais pour la créativité, elle, ça c'est complètement l'inverse. Parce que plus que tu la presses, moins elle va sortir. Plus tu remplis ton temps de tâches réactives, moins tu vas avoir d'espace pour les idées qui ne sont pas encore nées. Les entrepreneurs les plus créatifs et les plus durables, ce ne sont pas ceux qui travaillent le plus. Ce sont ceux qui protègent leur temps de création comme si c'était sacré. Tu sais, pareil comme quand on était jeunes, nos parents, nos grands-parents, c'était sacré d'aller à l'église tous les dimanches de talheur à talheur. Même chose, c'est non négociable. Parce qu'ils ont compris que sans ce temps-là, tout le reste finit par tourner à vide à un moment donné. Alors, voici 7 signaux que ton réservoir créatif est à sec ou qui est sur le bord de l'aide. Première des choses, c'est que tu répètes les mêmes idées depuis des mois. Sans en avoir nécessairement des nouvelles à ajouter. Quand on demande ta vision pour les 12 prochains mois, par exemple, ou ta mission, tu parles d'opération, mais pas nécessairement d'innovation. Troisièmement, tu as l'impression de courir, mais pas vraiment d'avancer. On va faire du surplace. Quatrièmement, tes meilleures journées sont celles où tu as géré le plus de problèmes. Pas celle où t'as créé. Tu vois le genre ? Cinquièmement, ben, tu lis plus pour apprendre ou juste pour régler dans des problèmes immédiats ? Sixièmement, l'enthousiasme que t'avais au lancement de ta business s'est transformé en une discipline qui est pure. Et finalement, ben, t'as peut-être des fois de la misère ou de la difficulté à te rappeler. pourquoi tu t'es lancé. Alors, si tu te reconnais, dans... Trois points et plus. Bien, ce n'est pas que tu es moins créatif. Sache-le, ça c'est clair. C'est juste que tu ne t'es pas donné de l'espace pour l'être. Et cette différence-là, ça change. Donc, voici quelques étapes pour t'aider à reprendre l'espace créatif sans tout nécessairement reconstruire. Étape. 1. Composer. Nomme ce que la créativité te donnait. Donc, avant de planifier quoi que ce soit, prends un 10 minutes et écris, soit sur un papier ou un document doc ou word, whatever, comme tu veux, mais écris ce que tu ressentais quand tu créais vraiment. Ce que ça te donnait, ce que tu produisais et ce que ça rendait. possible. Et c'est pas pour être nostalgique. C'est pour te rappeler ce que tu es en train de protéger. Parce que si tu sais pas ce que tu perds, tu vas pas vraiment te battre pour le récupérer. Right ? Donc ça, c'est la première chose. Deuxième étape, tu vas identifier un bloc de temps créatif cette semaine. Un seul. Pas cinq. 1. Minimum 90 minutes dans ton vrai agenda, avec un nom dessus. Créativité ou créer. On ne va pas écrire libre ou à confirmer ou si j'ai le temps. Non, non. C'est un rendez-vous avec toi pour créer. C'est non négociable. Et tu te bloques là. Il ne se déplace pas non plus pour une urgence. Parce que si tu le déplaces la première semaine, je te garantis qu'il n'existera jamais vraiment. Alors ça, je t'invite vraiment à le faire et à le respecter. Troisième des choses, c'est évidemment d'utiliser ce bloc-là pour une seule chose. Pas une liste de tâches, pas de courriel, une seule question créative que tu te poses depuis longtemps, mais que tu n'as jamais vraiment eu le temps d'explorer. Ça peut être une idée d'une nouvelle offre, ça peut être une façon différente de te positionner sur ce que tu fais, ça peut être un projet que tu repousses depuis 6 mois, 1 an, peu importe, on s'en fout. L'objectif, ce n'est pas de produire quelque chose de parfait, c'est plutôt de te rappeler que tu peux encore créer et que c'est quand tu donnes l'espace à cette création-là. elle va revenir. Alors, cette semaine, une seule chose, tu ouvres ton agenda, tu te trouves un bloc de 90 minutes, pas ce soir, pas vendredi à 17h non plus, quand tu es vidé. Non, non, un vrai bloc de temps dans ta semaine productive et tu vas l'appeler créer ou création, comme tu veux, dans un de ces deux-là. Et tu défends Ce bloc-là, comme la prunelle de tes yeux, c'est comme si c'était un rendez-vous, en fin de compte, avec ton meilleur client. Parce que c'est exactement ça. Ton meilleur client, c'est la version de toi qui a encore des idées. C'est pas compliqué. C'est celui qui voit encore loin et qui se souvient encore pourquoi il s'est lancé dans cette belle aventure entrepreneuriale. Et sache que si pendant ce bloc de temps-là, il n'y a rien qui sort, si tu regardes, par exemple, le plafond, et que tu as l'impression que le réservoir est vide, ce n'est vraiment pas un échec. C'est plutôt une information. Parce que ça te dit juste que ça fait vraiment trop longtemps et que la prochaine fois que tu vas recommencer, tu vas voir que la source... elle va revenir, elle va recommencer à couler à nouveau. Parce que la créativité, ça ne se perd pas. Ça s'enfouit selon les urgences, les livraisons, sous les responsabilités, mais elle est toujours là. Elle attend juste que tu lui fasses un peu de place. Donc, imagine-toi dans une douzaine de mois, dans un an, puis là, tu te bloques dans ton agenda depuis un an. Chaque semaine, tu te réserves un 90 minutes qui est non négociable. Parfois, tu arrives avec une idée qui peut être précise. Parfois, tu arrives juste avec un bon petit café et du temps. Mais au moins, t'arrives. Mais surtout, et c'est là le vrai changement, c'est que tu vas arrêter de te sentir comme un gestionnaire de problèmes parce que tu vas avoir retrouvé le fil de qui tu es vraiment. Et un créateur, un bâtisseur, un visionnaire, ben, c'est pas quelqu'un qui réagit juste aux urgences, mais c'est plutôt quelqu'un qui compose activement la... prochaine version de ce qu'il a construit. Parce que l'entreprise, elle, elle tourne toujours. Les feux, bien, ça se règle toujours. Mais tu n'es pas juste dedans, tu n'es pas juste dans ton entreprise. Tu as aussi le temps d'être au-dessus, de pouvoir travailler sur ton entreprise. Autrement dit, de voir loin, de créer ce qui n'existe pas encore, de te soutenir à toutes les semaines et surtout... Te souvenir pourquoi tu as commencé. Parce que cette version de toi-là, ne demande pas que tout soit parfait. Elle demande juste un bloc. Elle demande juste du temps dans ton agenda. Il commence cette semaine, maintenant, pas dans six mois, là. Fais-les là, tu vas voir. Parce que c'est ce qui va faire la différence entre si ton puits se remplit ou s'il se vide. Donc, en conclusion, ton entreprise, elle ne te vole pas ta créativité par malice. Elle te la vole parce que tu lui as tout laissé, en fin de compte. Parce que tu n'as jamais tracé la ligne entre ce qu'elle peut prendre et ce que tu dois absolument garder pour toi. Et cette ligne-là, ça s'appelle un bloc de temps créatif. Elle s'appelle une décision consciente de ne pas tout sacrifier à l'urgence. Ça s'appelle reconnaître que ta créativité n'est pas un luxe. Ce n'est pas quelque chose que tu mérites quand tout est réglé, parce que c'est le carburant de tout ce que tu construis. Et sans elle, cette créativité-là, même les meilleures opérations... Un moment donné, ça va finir par sonner creux. Alors cette semaine, retrouve ce souffle-là. Un bloc, une décision, un espace pour toi. Pour créer ce qui ne peut venir que de toi.