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Légitimes

Perfectionnisme : quand vouloir bien faire t’empêche de vivre

Perfectionnisme : quand vouloir bien faire t’empêche de vivre

26min |06/04/2023
Play
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Perfectionnisme : quand vouloir bien faire t’empêche de vivre

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26min |06/04/2023
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Description

Tu vis avec cette petite voix dans la tête qui te souffle “fais mieux”, “ce n’est pas assez”, “tu peux encore corriger ça” ?
Tu passes des heures sur des détails, tu ne lances rien tant que ce n’est pas parfait… et tu finis par t’épuiser ? Bienvenue dans le monde du perfectionnisme toxique.


Dans cet épisode, on démonte le mythe du “faux défaut” souvent valorisé, et je t’aide à comprendre pourquoi ton perfectionnisme te vole ta joie de vivre, ta spontanéité, et ton estime de toi. Spoiler : il ne s’agit pas de “moins bien faire”, mais de reprendre ton pouvoir.


Tu découvriras dans cet épisode :

• Les vrais impacts du perfectionnisme : stress, rigidité, procrastination, perte de confiance…
• Pourquoi vouloir “faire mieux” devient un tyran intérieur
• Les 3 grandes origines du perfectionnisme : enfance, société et fonctionnement mental
• Les biais cognitifs qui t’empêchent de voir ta valeur avec objectivité
• Des clés concrètes pour baisser la pression, tester l’imperfection et kiffer ta vie (même avec un bruit de tondeuse en fond 🎧)


Si tu veux respirer un peu, arrêter de te mettre la pression H24, et vivre une vie plus fluide, plus humaine, plus libre : cet épisode est pour toi.


👉 On se retrouve aussi en dehors du podcast !
• Insta : @clementine.brgt

• Tu veux passer du perfectionnisme toxique à la fierté d'être soi ? : On en parle ensemble.

—————————————


Merci d’avoir écouté jusqu’au bout ! T’es clairement une (ex) petite fille sage en pleine révolution 🔥
Si l’épisode t’a fait du bien, fait réfléchir ou donné envie de dire “non” sans t’excuser : partage-le à une amie, une collègue ou une sœur de galère.


Tu peux aussi t’abonner, laisser un avis 5 étoiles sur Spotify ou Apple Podcasts, ça change tout pour la visibilité du podcast et pour libérer plus de femmes !
On se retrouve très vite dans le prochain épisode.
D’ici là… respire, redresse les épaules, et prends ta place. ✊💚


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue sur le podcast légitime, le podcast déculpabilisant pour toi qui t'es déjà senti trop ou pas assez. Moi c'est Clémentine, je suis coach confiance et estime de soi et je t'accompagne à reconnecter avec qui tu es, assumer ta personnalité et enfin te libérer du regard des autres. Mon objectif que tu fasses péter tous tes verrous, que tu oses être toi et Et que tu ailles à fond vers la vie de tes rêves. Retrouve chaque semaine des conseils, des clés, des retours d'expérience pour booster ta confiance et comprendre enfin que tu as de la valeur et que tu es légitime. Alors, tu es prête ? Hello, hello, c'est la Clémentine du montage qui te fait un petit message parce que le printemps est là, les oiseaux chantent et mon voisin passe la tondeuse. Donc il y a de fortes chances que tu vas entendre un petit bruit de fond de temps en temps. Je voulais te prévenir, mais normalement tu devrais passer quand même un bon épisode. A très très bientôt et bonne écoute ! Et en soi, oui, j'aurais pu le réenregistrer, mais ça aurait été très mal vu quand même sur un épisode sur le perfectionnisme. Alors, on accepte les erreurs, on accepte l'imperfection, et à plus tard ! Bienvenue dans l'épisode 6 du podcast Légitime. Dans cet épisode, je vais te parler de perfectionnisme. Tu sais, ce faux défaut... qu'on utilisait dans les entretiens d'embauche pour faire genre qu'on était très consciencieux et qu'on voulait toujours rendre le meilleur travail. Faux défaut qui, en fait, est une énorme source de souffrance pour la plupart des personnes qui subissent leur perfectionnisme et le font subir aux autres. Alors aujourd'hui, j'ai envie de te faire un petit état des lieux de ce que c'est le perfectionnisme, des nuances qui peuvent être apportées et surtout, comment t'en libérer petit à petit. Parce que oui, ça demandera de la patience et un peu de tolérance envers soi-même, mais promis, ça vaut le coup de s'y attarder. Alors avant que cet épisode commence, je t'invite à t'abonner pour toujours plus de conseils et de déclics. Perte de temps. Beaucoup trop rigide envers les autres et encore plus avec moi-même. Banalisation de toutes les réussites. parce qu'on peut toujours faire mieux. Ne pas oser démarrer ou finir un projet par peur d'échouer. Repousser encore et encore des décisions, des projets, car ça ne sera jamais assez bien. Passer un temps monstre sur des tâches qui ne le méritent pas et qui me frustrent. À vouloir trop bien faire, on finit par ne rien faire du tout. Et n'être jamais satisfaite du travail rendu de toute façon. Il fallait toujours faire mieux ou plus. Je m'identifie à mes erreurs et donc je me dévalorise, je me sens nulle. J'extrapole la situation en mode fin du monde. Alors qu'en fait, c'est pas si grave. Tout ça, ce ne sont pas mes mots à moi. Ce sont ceux de toutes les personnes qui ont répondu à ma question sur Instagram. Quel impact a le perfectionnisme sur votre vie ? Petite parenthèse, je vous remercie beaucoup pour toutes vos réponses qui étaient très très riches et très sincères. Mais du coup, je sais pas toi, mais moi personnellement, quand j'entends ça, quand je lis ça, pour un faux défaut, je trouve qu'il est quand même sacrément handicapant. Si je résume, le perfectionnisme, il apporte du stress, de l'anxiété, de l'immobilisme, une obsession du détail et une intransigeance envers soi-même. Comme dit Frédéric Fanger dans son livre « Toujours mieux » , c'est un peu comme un tyran intérieur en fait. Donc on va prendre le temps d'en parler, savoir c'est quoi vraiment le perfectionnisme et d'où ça vient. Alors évidemment, le perfectionnisme, c'est dans l'idée de toujours vouloir faire les choses parfaitement. Jusque là, c'est logique. Là où il devient toxique, c'est que généralement, on vient se fixer des objectifs, des critères d'exigence qui sont beaucoup trop élevés. Trop élevés par rapport à nos capacités, trop élevés parce que ça ne dépend pas forcément de nous. Bref, il n'y a pas de limite dans le toujours plus, toujours mieux. En fait, chez les perfectionnistes, il n'y a pas de demi-mesure. Soit c'est bien, soit c'est nul. Et encore, le bien ça ne suffit pas, l'excellence c'est bien mieux. Et tu vois, c'est marrant parce que je ne me suis jamais considérée comme perfectionniste. Exigeante envers moi-même, oui, mais pas perfectionniste. Par contre, c'est vrai que dans différents domaines de ma vie, si je n'étais pas première, ou en tout cas si on ne reconnaissait pas que j'avais un talent particulier, eh bien je me sentais nulle. J'avais l'impression que je n'avais plus de valeur. Je n'avais aucune nuance en fait. Je ne comprenais pas que je n'avais pas besoin d'être la meilleure pour réussir. Que ce n'est pas parce que je n'étais pas première, que je n'étais pas douée. Pour moi, c'était blanc ou noir, mais il n'y avait clairement pas de gris et encore moins de couleurs. Mais ça, je l'ai compris récemment, mais je t'en parlerai un petit peu plus tard. Ce que je veux faire ressortir ici, c'est que le risque avec les perfectionnistes et une exigence beaucoup trop élevée, c'est qu'on cherche la perfection plutôt que la simple satisfaction du résultat, de ce qu'on a donné, de ce qu'on a mis en œuvre pour y arriver. On est constamment insatisfait. On ne célèbre pas les réussites, on ne profite pas des émotions positives. Par contre, si jamais on fait une erreur ou un oubli, là, on se laisse submerger par les émotions négatives. C'est le drame, la catastrophe. Le pire dans tout ça, c'est qu'on se met une pression de dingue pour que tout soit parfait, on prend beaucoup de temps à réaliser des tâches, mais en fait, on finit par en oublier l'objectif final, le pourquoi on faisait ça. On focus tellement sur la performance, sur la perfection, qu'on en oublie complètement ce qui nous motivait à la base finalement. Je te donne un exemple. Imaginons, tu as envie de construire une école pour des enfants défavorisés. Ça te tient vachement à cœur, tu as envie d'aider, etc. Très bien, tu te mets à la tâche. Et là, tu commences à te poser des questions sur quel poignet de porte, quel tableau, quel bureau pour les enfants, etc. Et tu perds un temps fou sur ces détails sans importance. Enfin, c'est un petit peu important quand même, mais tu vois ce que je veux dire. Ça devient tellement obsessionnel que t'en oublies qu'à la base, tu voulais juste ouvrir un établissement pour que les enfants aient vite accès à l'éducation. L'important, c'est pas la couleur des murs, c'est pas le choix des bureaux, c'est qu'il y ait des professeurs, c'est qu'il y ait un espace pour ces enfants. Mais non, tu perds du temps, tu perds du temps, et tu en oublies ton objectif principal. Parce que c'est ça le perfectionnisme aussi. c'est que tu prends énormément de temps à prendre des décisions, tu doutes de plus en plus de chaque décision et plus tu doutes de tes décisions, plus tu perds confiance en toi, comme si t'étais pas quelqu'un de fiable en fait. Donc évidemment on va pas se mentir, ton estime de toi elle devient très très instable puisque tu te dis j'ai de la valeur uniquement si je suis parfait. Tu vas donc être très sensible au regard des autres, t'as peur du jugement des autres, t'as peur d'être rejeté. Tout ce dont tu as envie, c'est d'être validé. Et comment on fait ça ? En montrant une image parfaite de nous, bien sûr. Mais dès que tu l'as montrée, ton image parfaite, ben t'es obligé de la maintenir. Tu peux plus te permettre de montrer des faiblesses, des erreurs. Et donc tu rentres dans un cercle vicieux. Tu changes ta personnalité, tu mets un masque, tous les jours, pour correspondre à ce modèle parfait que tu imagines. Et petit à petit, tu oublies qui tu es. Tu es de plus en plus mal à l'aise, tu te mets de plus en plus la pression, et ton estime de toi, elle fond comme neige au soleil. Ça amène quelles conséquences tout ça ? Tout simplement que tu deviens très très sensible aux critiques, parce que t'as peur de décevoir, t'as peur d'être rejeté, t'as peur de perdre toute ta valeur. Et donc tu te remets complètement en question, tu doutes, tu angoisses, et tu te dis une nouvelle fois que... Ouais, pour être accepté, il faut vraiment que je sois parfait. Donc tu l'auras compris, le perfectionnisme, c'est beaucoup par rapport à ce que tu as dans la tête, ce que tu penses de toi, l'image que tu as de toi, toutes ces histoires que tu te racontes sur toi-même. Mais alors elles viennent d'où, ces histoires ? Ça vient d'où ce sentiment d'infériorité ? Ça vient d'où ce questionnement perpétuel de comment faire pour être parfait, pour faire toujours mieux, toujours plus ? Je ne te fais pas de roulement de tambour, j'imagine que tu te doutes bien que tout part de l'enfance, évidemment, mais pas que. Et donc on va parler de ça tout de suite. Comme je te le disais, évidemment, il y a des facteurs qui viennent de tes parents, de ton entourage, de tes grands-parents, etc. Pour plusieurs raisons. Tu peux t'interroger pour savoir si tes parents avaient peut-être des critères trop élevés. Pour toi, pour ta réussite, est-ce qu'ils misaient beaucoup sur toi ? Est-ce qu'ils étaient du genre à te minimiser les résultats ? à te comparer à d'autres meilleurs élèves, pose-toi ces questions déjà. Il est possible aussi que tu admirais beaucoup tes parents. T'avais l'impression qu'eux, ils étaient vraiment parfaits. Et du coup, t'avais envie de faire pareil, t'avais envie d'être comme eux. Et tu t'es dit, il faut que je sois parfait, comme papa et maman. C'est possible aussi que si t'as été dans une famille un petit peu complexe, dysfonctionnelle parfois, ou avec des difficultés, de maladie ou autre, t'as eu envie d'être l'enfant sage, l'enfant qui ne cause pas de problème, parce qu'il y en a déjà suffisamment dans la famille, donc je vais pas en rajouter quand même. Ça me fait penser à un exemple dans la série En thérapie, où justement une jeune fille qui vient d'apprendre qu'elle avait un cancer du sein à 20-25 ans n'ose pas en parler à sa mère, car elle a un frère autiste qui demande déjà beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, beaucoup de soins. Du coup, elle n'a pas envie de créer plus de soucis à sa mère. Elle n'a pas envie d'être un fardeau. Parce qu'après tout, son frère vit pire. Enfin, selon elle. Et ce qui est important de noter ici, c'est que c'est pas forcément les parents, l'entourage, etc. qui ont mis la pression. Parfois, c'est juste nous, notre interprétation d'enfant, où on a souhaité faire plaisir à nos parents. parce qu'ils nous soutiennent. On a souhaité être des enfants sages, pour qu'ils soient tranquilles et qu'il n'y ait pas de soucis. Et parfois, oui, on s'est mis la pression tout seul. Un autre facteur qui influence, qui nourrit ce perfectionnisme, c'est la société tout simplement. Toutes ces injonctions qu'on entend, il faut être une bonne mère, s'occuper de son enfant, à l'été, ou pas, perdre ses kilos. Il faut également avoir une super carrière, savoir tout gérer de front, et surtout ne jamais péter un câble. Si t'as pas d'enfant, il serait temps d'en faire, non ? Pour les hommes, il faut être viril, avec de l'humour, être à l'écoute, mais pas trop montrer ses émotions non plus quand même. Il faut correspondre au standard, quoi. Sauf que forcément, ça ne nous correspond pas toujours. Et on n'est pas tous sensibles de la même manière face à ces injonctions. Pour certains, ça va passer bien au-dessus de notre tête. Et pour d'autres, ça va devenir comme des lettres-motives. On va faire ça pour correspondre à une image qui semble être l'image parfaite. Mais c'est pas nous, en fait. Un troisième facteur qui influence le perfectionnisme, et j'en ai déjà parlé, c'est notre façon de penser, notre système de penser. Tu sais que si tu penses que tu es nul, ou alors que pour être apprécié dans la société, il faut être parfait, il faut être le meilleur, que la réussite sociale, la réussite financière, c'est la seule façon d'être heureux, eh bien, ton cerveau, il va sélectionner toutes les informations qui iront dans ce sens. Et clairement, ça va devenir des vérités. Donc finalement, ces pensées, elles deviendront inconscientes. Tu ne te rendras même plus compte que tu es en train de te créer cette histoire-là. Et donc, ton cerveau, il va utiliser ces filtres-là pour choisir les informations. Et il va généraliser. C'est-à-dire que si tu fais une erreur, Tu vas d'abord commencer par te blâmer par rapport à cette erreur-là, puis tu vas la généraliser, tu vas la diffuser sur tout le reste. Par exemple, si tu fais cramer un gâteau dans ton four, tu vas te dire « Putain, mais comment j'ai pu rater cette recette-là ? » Et après, tu vas commencer à te dire « Ouais, mais je suis vraiment trop nulle en cuisine de toute façon, la dernière fois c'était pareil. » Et pour finir, la cerise sur le gâteau, si je reste dans la cuisine, tu vas te dire ... Non mais de toute façon, je suis bon à rien, ça me gonfle, ça marche jamais, je perds mon temps. Et là, le cercle vicieux s'enclenche. Parce que le cerveau, il a plein plein plein de biais cognitifs, de façons de traiter les informations qui ne sont pas toujours les bonnes, qui ne sont pas toujours proches de la réalité. Je vais t'en citer quelques-uns parce que je les trouve super intéressants. On a ce qu'on appelle l'abstraction sélective. C'est quand on a tendance à ne sélectionner que l'élément négatif, sur toute une situation. Donc si je reprends mon gâteau, tu vas juste sélectionner le fait que tu as cramé ton gâteau au four. Par contre, tu vas complètement oublier que tu avais fait une entrée, un plat, juste avant, et que eux, ils étaient très bien réussis par contre. Et de là peut aussi arriver une inférence arbitraire. Alors c'est quoi ? C'est le fait de tirer des conclusions hâtives sans preuve. En gros, c'est de te dire que tout le monde va te détester, te rejeter. parce que tu as cramé ton gâteau. Que clairement, tout le monde va trouver que tu es nul, que tu ne vaux rien, et que la prochaine fois, vaudrait mieux que tu t'abstiennes de faire la cuisine. Sauf que ça, clairement, c'est ce que tu penses. C'est tes opinions. et tu ne lis pas dans les pensées des autres. Donc je trouve ça intéressant de te partager ces petits dysfonctionnements du cerveau, de la pensée, pour que tu puisses y faire attention et que tu puisses peut-être contrôler, mieux gérer tes pensées négatives, que tu puisses les remettre en doute, et te dire que là peut-être, tu es en train de sélectionner une info qui vient juste te confirmer que, ouais, tu n'as vraiment pas de valeur. Mais pour aller plus loin, je vais te donner des pistes, des astuces, pour que tu commences à te libérer petit à petit de ce perfectionnisme. Parce que, comme on l'a vu en début d'épisode, ça amène de la douleur, de la souffrance, du stress, donc ça serait quand même bien de réussir à s'en détacher, non ? Alors la première chose, ça va être de faire attention à tout tes « oui, mais » . Parce que généralement les perfectionnistes ne sont jamais satisfaits, donc quand on leur dit « Oui, mais regarde, t'as réussi à faire ça. Il y a toujours un « oui, c'est vrai, mais bon, j'aurais pu faire mieux. » Donc l'idée, c'est de réussir à reconnaître ses résultats, les moyens qui ont été mis en place, et donc de dire « oui, c'est vrai » . Dès que tu sens que tu as envie de dire « mais » , tu t'arrêtes. Parce que le « mais » , il annule tous tes efforts, il annule tous les bénéfices de ton résultat, de ta réussite. Et donc, il désigne ton estime de toi. Et t'as l'impression qu'il faut toujours compenser. Alors maintenant, on va commencer à apprécier nos réussites, à apprécier nos résultats. Waouh, t'as réussi ça ? Ouais, merci, c'est vrai. Et non, ce n'est pas prétentieux d'être fier de ses réussites. Le deuxième point, ça va être de prendre conscience des domaines où tu es trop perfectionniste. Des domaines où tu perds beaucoup de temps et tu sais que c'est pas normal. Ensuite... tu peux te demander sur quel domaine tu serais ok pour être un tout petit peu moins perfectionniste, sur quel domaine tu serais ok pour baisser tes exigences. Évidemment, on ne change pas tout d'un coup dans tous les domaines et le but c'est d'apporter des toutes petites modifications. Je te partage l'exemple qu'on m'a donné parce que je trouvais ça très représentatif. Pour une personnes qui est obsédée du ménage et du rangement. Ça peut être tout simplement de laisser traîner un couteau dans l'évier, comme ça, pendant une heure, sans le nettoyer, sans le ranger. Ça sera super frustrant au début, t'auras du mal à ne pas y toucher, mais petit à petit, tu vas commencer à comprendre que c'est pas si grave de le laisser traîner pendant une heure. Et petit à petit, tu pourras laisser un petit peu plus de temps. Deux heures, trois heures, une demi-journée. Évidemment, à un moment, il faudra peut-être le ranger, mais... T'as compris le principe ? On choisit un domaine et on diminue nos exigences petit à petit. Un troisième point, ça serait de se demander comment serait ta vie si tu étais un petit peu moins perfectionniste ? Comment tu te sentirais si tu prenais moins de temps sur certaines tâches ? Comment tu te sentirais si t'arrivais à te lancer dans tes projets, sans trop procrastiner ? Pose-toi ces questions. Et pour aller plus loin... Demande-toi, c'est quoi en fait tes objectifs de vie ? C'est quoi qui est vraiment important pour toi dans la vie ? Qu'est-ce que tu as envie d'accomplir ? Parce que c'est ça finalement, le perfectionnisme aujourd'hui. Dans quoi il te bloque ? Dans quoi il te bloque dans ton épanouissement ? Et puis regarde, regarde ce que tu fais dans tes journées. Est-ce que tu as des tâches qui correspondent à ces objectifs de vie ? Est-ce que tu mets en place des choses qui vont t'apporter cet épanouissement, ce bonheur ? Est-ce que tu fais des choses dans ce sens-là ? Grâce à ça, tu pourras mettre un petit peu tout ça en perspective et éliminer les tâches qui ne sont pas importantes pour la réussite de tes objectifs et peut-être rajouter pas mal de choses pour ton épanouissement. Un élément qui va être très important, et je sais que ce n'est pas le plus évident, c'est peut-être même le plus compliqué, mais je peux t'assurer qu'il fait du bien. c'est de te confronter à l'imperfection. Limite de tester de faire des erreurs, presque volontairement. Ou en tout cas, envoyer quelque chose, terminer quelque chose, présenter quelque chose qui n'est pas parfait, ou en tout cas pour toi. Moi personnellement, depuis que je suis dans l'entrepreneuriat, je teste beaucoup de choses. J'ai créé ce podcast par exemple. Il y a des choses où je sais que ce n'est pas parfait, pour moi. Peut-être des petits bruits là, comme ça, un peu gênant. Un son qui va être mal géré, un peu plus fort ou un peu moins fort que l'autre. Mais en même temps, tu vois, je me suis engagée à sortir un épisode tous les jeudis et ça me tient tellement à cœur que tant pis, des fois je le lance et c'est pas grave si c'est pas parfait. Parce que finalement, je préfère lancer quelque chose avec des petits défauts que de ne pas le faire. Et maintenant, j'accepte beaucoup mieux la critique. Si elle est constructive, bienveillante, je me rends compte que ça ne peut que m'aider. Et c'est pas parce qu'il y aura un petit bruit de chaise ou de bracelet dans mon podcast que ça m'enlève de la valeur. C'est pas moi qui suis nulle ou incompétente. À aucun moment, en fait, j'apprends, je teste, j'améliore. Et c'est comme ça qu'on fait une vie épanouie. Je te dis pas que c'est un exercice facile de se confronter à l'erreur, à l'échec, de savoir que tout n'est pas parfait. mais de l'envoyer quand même. Je sais que c'est très très compliqué et que ça va demander un entraînement, de la patience, de la persévérance. Mais ce que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est qu'il faut vraiment détacher ta valeur de ce que tu produis. Tu n'es pas moins intéressante si tu fais des erreurs, si tu n'es pas parfaite. Au contraire, je me suis rendue compte qu'en montrant plus ma personnalité, qui j'étais, mes bizarreries, mes qualités, mais aussi mes faiblesses, mes vulnérabilités, les gens ressentaient que j'étais beaucoup plus naturelle avec eux, que mon message était beaucoup plus sincère, plus vrai. Et tu te rendras compte que quand tu oses parler de tes faiblesses justement, de tes erreurs, de tes doutes, les gens en face sont plutôt rassurés. Et ils ont même tendance à partager leurs propres doutes. leur propre questionnement. Parce que tout le monde sait en fait que personne n'est parfait. Et c'est plutôt un gros soulagement quand il y a quelqu'un en face de toi qui l'assume complètement et qui te permet à ton tour de l'assumer. Donc teste. Teste l'imperfection. Teste les erreurs. Et surtout, regarde le résultat. Regarde pour toi, est-ce que c'est catastrophique ? Est-ce que ça change vraiment quelque chose ? Et si c'est dans ton emploi par exemple, si tu te donnes un petit peu moins dans ton travail qu'avant, demande à ton employeur, à tes collègues, est-ce qu'ils ont remarqué quelque chose ? Est-ce que ton travail les satisfait quand même ? Et en toute honnêteté, je pense que tu te rendras compte que tu peux être tout aussi efficace, tu peux tout aussi bien réussir, sans que ce soit parfait. Personnellement, c'est ce que j'ai compris. J'ai pas besoin d'être la meilleure pour réussir. Et toi non plus. Il y a juste besoin de redéfinir un peu la réussite. Prendre le temps de se satisfaire des résultats obtenus, des efforts qui ont été fournis. Apprendre à mettre de la nuance. Ce n'est ni tout noir, ni tout blanc. Il y a plusieurs curseurs sur ton échelle. Essaye de vivre pour ton plaisir, plutôt que pour la p... performance. Essaye de vivre pour ce qui te procure des émotions positives, pour ce qui va venir nourrir ton épanouissement dans la vie. Et non simplement pour un résultat, pour un semblant de perfection qui n'existe pas. Encore une fois, je sais que c'est pas évident de baisser son niveau d'exigence, mais si tu veux un peu d'aide, j'ai une dernière question qui pourra t'aider à peut-être remettre en question ton perfectionnisme. Et c'est la suivante. Est-ce que tu connais des personnes dans ton entourage avec de grandes qualités, des personnes que tu apprécies beaucoup, que tu admires peut-être, mais qui ne sont pas parfaites, qui ne sont pas perfectionnistes ? Des personnes qui ont leurs défauts, des trucs qui te gênent, mais que tu aimes quand même, et pour lesquelles tu sais qu'elles ont de la valeur pour toi, et à aucun moment tu les remets en question parce qu'elles ont ce petit défaut, ce petit truc un peu chiant. Pose-toi cette question et demande-toi si toi tu peux pas accéder aussi à ce type de vie, tout simplement. L'épisode du jour du coup est déjà terminé, je trouve que c'est un sujet vraiment passionnant, j'aurais pu en dire encore et encore et encore, mais je garde ça peut-être pour une prochaine fois. Dans tous les cas, j'espère que ça t'a plu, de savoir vraiment ce que c'était le perfectionnisme, d'où il venait, quelles en étaient les causes. Et surtout, d'avoir toutes ces petites pistes que tu vas pouvoir tester une à une, pas à pas, ne fais pas tout en même temps, mais qui vont venir challenger ton perfectionnisme, qui vont venir baisser un petit peu la barre pour préserver ton énergie, pour que tu gagnes en sérénité et en liberté. Prends une grande respiration et encore une fois, imagine-toi ce que ce serait si tu étais un petit peu moins perfectionniste. Une fois que c'est fait, et si cet épisode t'a plu, je t'invite à laisser 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute et un avis. Ça me fera très plaisir et ça me permettra de toujours améliorer ce qu'il y a à améliorer. Je te souhaite une très bonne journée, soirée ou nuit et je te dis à très très bientôt pour le prochain épisode.

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Tu vis avec cette petite voix dans la tête qui te souffle “fais mieux”, “ce n’est pas assez”, “tu peux encore corriger ça” ?
Tu passes des heures sur des détails, tu ne lances rien tant que ce n’est pas parfait… et tu finis par t’épuiser ? Bienvenue dans le monde du perfectionnisme toxique.


Dans cet épisode, on démonte le mythe du “faux défaut” souvent valorisé, et je t’aide à comprendre pourquoi ton perfectionnisme te vole ta joie de vivre, ta spontanéité, et ton estime de toi. Spoiler : il ne s’agit pas de “moins bien faire”, mais de reprendre ton pouvoir.


Tu découvriras dans cet épisode :

• Les vrais impacts du perfectionnisme : stress, rigidité, procrastination, perte de confiance…
• Pourquoi vouloir “faire mieux” devient un tyran intérieur
• Les 3 grandes origines du perfectionnisme : enfance, société et fonctionnement mental
• Les biais cognitifs qui t’empêchent de voir ta valeur avec objectivité
• Des clés concrètes pour baisser la pression, tester l’imperfection et kiffer ta vie (même avec un bruit de tondeuse en fond 🎧)


Si tu veux respirer un peu, arrêter de te mettre la pression H24, et vivre une vie plus fluide, plus humaine, plus libre : cet épisode est pour toi.


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Merci d’avoir écouté jusqu’au bout ! T’es clairement une (ex) petite fille sage en pleine révolution 🔥
Si l’épisode t’a fait du bien, fait réfléchir ou donné envie de dire “non” sans t’excuser : partage-le à une amie, une collègue ou une sœur de galère.


Tu peux aussi t’abonner, laisser un avis 5 étoiles sur Spotify ou Apple Podcasts, ça change tout pour la visibilité du podcast et pour libérer plus de femmes !
On se retrouve très vite dans le prochain épisode.
D’ici là… respire, redresse les épaules, et prends ta place. ✊💚


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Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue sur le podcast légitime, le podcast déculpabilisant pour toi qui t'es déjà senti trop ou pas assez. Moi c'est Clémentine, je suis coach confiance et estime de soi et je t'accompagne à reconnecter avec qui tu es, assumer ta personnalité et enfin te libérer du regard des autres. Mon objectif que tu fasses péter tous tes verrous, que tu oses être toi et Et que tu ailles à fond vers la vie de tes rêves. Retrouve chaque semaine des conseils, des clés, des retours d'expérience pour booster ta confiance et comprendre enfin que tu as de la valeur et que tu es légitime. Alors, tu es prête ? Hello, hello, c'est la Clémentine du montage qui te fait un petit message parce que le printemps est là, les oiseaux chantent et mon voisin passe la tondeuse. Donc il y a de fortes chances que tu vas entendre un petit bruit de fond de temps en temps. Je voulais te prévenir, mais normalement tu devrais passer quand même un bon épisode. A très très bientôt et bonne écoute ! Et en soi, oui, j'aurais pu le réenregistrer, mais ça aurait été très mal vu quand même sur un épisode sur le perfectionnisme. Alors, on accepte les erreurs, on accepte l'imperfection, et à plus tard ! Bienvenue dans l'épisode 6 du podcast Légitime. Dans cet épisode, je vais te parler de perfectionnisme. Tu sais, ce faux défaut... qu'on utilisait dans les entretiens d'embauche pour faire genre qu'on était très consciencieux et qu'on voulait toujours rendre le meilleur travail. Faux défaut qui, en fait, est une énorme source de souffrance pour la plupart des personnes qui subissent leur perfectionnisme et le font subir aux autres. Alors aujourd'hui, j'ai envie de te faire un petit état des lieux de ce que c'est le perfectionnisme, des nuances qui peuvent être apportées et surtout, comment t'en libérer petit à petit. Parce que oui, ça demandera de la patience et un peu de tolérance envers soi-même, mais promis, ça vaut le coup de s'y attarder. Alors avant que cet épisode commence, je t'invite à t'abonner pour toujours plus de conseils et de déclics. Perte de temps. Beaucoup trop rigide envers les autres et encore plus avec moi-même. Banalisation de toutes les réussites. parce qu'on peut toujours faire mieux. Ne pas oser démarrer ou finir un projet par peur d'échouer. Repousser encore et encore des décisions, des projets, car ça ne sera jamais assez bien. Passer un temps monstre sur des tâches qui ne le méritent pas et qui me frustrent. À vouloir trop bien faire, on finit par ne rien faire du tout. Et n'être jamais satisfaite du travail rendu de toute façon. Il fallait toujours faire mieux ou plus. Je m'identifie à mes erreurs et donc je me dévalorise, je me sens nulle. J'extrapole la situation en mode fin du monde. Alors qu'en fait, c'est pas si grave. Tout ça, ce ne sont pas mes mots à moi. Ce sont ceux de toutes les personnes qui ont répondu à ma question sur Instagram. Quel impact a le perfectionnisme sur votre vie ? Petite parenthèse, je vous remercie beaucoup pour toutes vos réponses qui étaient très très riches et très sincères. Mais du coup, je sais pas toi, mais moi personnellement, quand j'entends ça, quand je lis ça, pour un faux défaut, je trouve qu'il est quand même sacrément handicapant. Si je résume, le perfectionnisme, il apporte du stress, de l'anxiété, de l'immobilisme, une obsession du détail et une intransigeance envers soi-même. Comme dit Frédéric Fanger dans son livre « Toujours mieux » , c'est un peu comme un tyran intérieur en fait. Donc on va prendre le temps d'en parler, savoir c'est quoi vraiment le perfectionnisme et d'où ça vient. Alors évidemment, le perfectionnisme, c'est dans l'idée de toujours vouloir faire les choses parfaitement. Jusque là, c'est logique. Là où il devient toxique, c'est que généralement, on vient se fixer des objectifs, des critères d'exigence qui sont beaucoup trop élevés. Trop élevés par rapport à nos capacités, trop élevés parce que ça ne dépend pas forcément de nous. Bref, il n'y a pas de limite dans le toujours plus, toujours mieux. En fait, chez les perfectionnistes, il n'y a pas de demi-mesure. Soit c'est bien, soit c'est nul. Et encore, le bien ça ne suffit pas, l'excellence c'est bien mieux. Et tu vois, c'est marrant parce que je ne me suis jamais considérée comme perfectionniste. Exigeante envers moi-même, oui, mais pas perfectionniste. Par contre, c'est vrai que dans différents domaines de ma vie, si je n'étais pas première, ou en tout cas si on ne reconnaissait pas que j'avais un talent particulier, eh bien je me sentais nulle. J'avais l'impression que je n'avais plus de valeur. Je n'avais aucune nuance en fait. Je ne comprenais pas que je n'avais pas besoin d'être la meilleure pour réussir. Que ce n'est pas parce que je n'étais pas première, que je n'étais pas douée. Pour moi, c'était blanc ou noir, mais il n'y avait clairement pas de gris et encore moins de couleurs. Mais ça, je l'ai compris récemment, mais je t'en parlerai un petit peu plus tard. Ce que je veux faire ressortir ici, c'est que le risque avec les perfectionnistes et une exigence beaucoup trop élevée, c'est qu'on cherche la perfection plutôt que la simple satisfaction du résultat, de ce qu'on a donné, de ce qu'on a mis en œuvre pour y arriver. On est constamment insatisfait. On ne célèbre pas les réussites, on ne profite pas des émotions positives. Par contre, si jamais on fait une erreur ou un oubli, là, on se laisse submerger par les émotions négatives. C'est le drame, la catastrophe. Le pire dans tout ça, c'est qu'on se met une pression de dingue pour que tout soit parfait, on prend beaucoup de temps à réaliser des tâches, mais en fait, on finit par en oublier l'objectif final, le pourquoi on faisait ça. On focus tellement sur la performance, sur la perfection, qu'on en oublie complètement ce qui nous motivait à la base finalement. Je te donne un exemple. Imaginons, tu as envie de construire une école pour des enfants défavorisés. Ça te tient vachement à cœur, tu as envie d'aider, etc. Très bien, tu te mets à la tâche. Et là, tu commences à te poser des questions sur quel poignet de porte, quel tableau, quel bureau pour les enfants, etc. Et tu perds un temps fou sur ces détails sans importance. Enfin, c'est un petit peu important quand même, mais tu vois ce que je veux dire. Ça devient tellement obsessionnel que t'en oublies qu'à la base, tu voulais juste ouvrir un établissement pour que les enfants aient vite accès à l'éducation. L'important, c'est pas la couleur des murs, c'est pas le choix des bureaux, c'est qu'il y ait des professeurs, c'est qu'il y ait un espace pour ces enfants. Mais non, tu perds du temps, tu perds du temps, et tu en oublies ton objectif principal. Parce que c'est ça le perfectionnisme aussi. c'est que tu prends énormément de temps à prendre des décisions, tu doutes de plus en plus de chaque décision et plus tu doutes de tes décisions, plus tu perds confiance en toi, comme si t'étais pas quelqu'un de fiable en fait. Donc évidemment on va pas se mentir, ton estime de toi elle devient très très instable puisque tu te dis j'ai de la valeur uniquement si je suis parfait. Tu vas donc être très sensible au regard des autres, t'as peur du jugement des autres, t'as peur d'être rejeté. Tout ce dont tu as envie, c'est d'être validé. Et comment on fait ça ? En montrant une image parfaite de nous, bien sûr. Mais dès que tu l'as montrée, ton image parfaite, ben t'es obligé de la maintenir. Tu peux plus te permettre de montrer des faiblesses, des erreurs. Et donc tu rentres dans un cercle vicieux. Tu changes ta personnalité, tu mets un masque, tous les jours, pour correspondre à ce modèle parfait que tu imagines. Et petit à petit, tu oublies qui tu es. Tu es de plus en plus mal à l'aise, tu te mets de plus en plus la pression, et ton estime de toi, elle fond comme neige au soleil. Ça amène quelles conséquences tout ça ? Tout simplement que tu deviens très très sensible aux critiques, parce que t'as peur de décevoir, t'as peur d'être rejeté, t'as peur de perdre toute ta valeur. Et donc tu te remets complètement en question, tu doutes, tu angoisses, et tu te dis une nouvelle fois que... Ouais, pour être accepté, il faut vraiment que je sois parfait. Donc tu l'auras compris, le perfectionnisme, c'est beaucoup par rapport à ce que tu as dans la tête, ce que tu penses de toi, l'image que tu as de toi, toutes ces histoires que tu te racontes sur toi-même. Mais alors elles viennent d'où, ces histoires ? Ça vient d'où ce sentiment d'infériorité ? Ça vient d'où ce questionnement perpétuel de comment faire pour être parfait, pour faire toujours mieux, toujours plus ? Je ne te fais pas de roulement de tambour, j'imagine que tu te doutes bien que tout part de l'enfance, évidemment, mais pas que. Et donc on va parler de ça tout de suite. Comme je te le disais, évidemment, il y a des facteurs qui viennent de tes parents, de ton entourage, de tes grands-parents, etc. Pour plusieurs raisons. Tu peux t'interroger pour savoir si tes parents avaient peut-être des critères trop élevés. Pour toi, pour ta réussite, est-ce qu'ils misaient beaucoup sur toi ? Est-ce qu'ils étaient du genre à te minimiser les résultats ? à te comparer à d'autres meilleurs élèves, pose-toi ces questions déjà. Il est possible aussi que tu admirais beaucoup tes parents. T'avais l'impression qu'eux, ils étaient vraiment parfaits. Et du coup, t'avais envie de faire pareil, t'avais envie d'être comme eux. Et tu t'es dit, il faut que je sois parfait, comme papa et maman. C'est possible aussi que si t'as été dans une famille un petit peu complexe, dysfonctionnelle parfois, ou avec des difficultés, de maladie ou autre, t'as eu envie d'être l'enfant sage, l'enfant qui ne cause pas de problème, parce qu'il y en a déjà suffisamment dans la famille, donc je vais pas en rajouter quand même. Ça me fait penser à un exemple dans la série En thérapie, où justement une jeune fille qui vient d'apprendre qu'elle avait un cancer du sein à 20-25 ans n'ose pas en parler à sa mère, car elle a un frère autiste qui demande déjà beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, beaucoup de soins. Du coup, elle n'a pas envie de créer plus de soucis à sa mère. Elle n'a pas envie d'être un fardeau. Parce qu'après tout, son frère vit pire. Enfin, selon elle. Et ce qui est important de noter ici, c'est que c'est pas forcément les parents, l'entourage, etc. qui ont mis la pression. Parfois, c'est juste nous, notre interprétation d'enfant, où on a souhaité faire plaisir à nos parents. parce qu'ils nous soutiennent. On a souhaité être des enfants sages, pour qu'ils soient tranquilles et qu'il n'y ait pas de soucis. Et parfois, oui, on s'est mis la pression tout seul. Un autre facteur qui influence, qui nourrit ce perfectionnisme, c'est la société tout simplement. Toutes ces injonctions qu'on entend, il faut être une bonne mère, s'occuper de son enfant, à l'été, ou pas, perdre ses kilos. Il faut également avoir une super carrière, savoir tout gérer de front, et surtout ne jamais péter un câble. Si t'as pas d'enfant, il serait temps d'en faire, non ? Pour les hommes, il faut être viril, avec de l'humour, être à l'écoute, mais pas trop montrer ses émotions non plus quand même. Il faut correspondre au standard, quoi. Sauf que forcément, ça ne nous correspond pas toujours. Et on n'est pas tous sensibles de la même manière face à ces injonctions. Pour certains, ça va passer bien au-dessus de notre tête. Et pour d'autres, ça va devenir comme des lettres-motives. On va faire ça pour correspondre à une image qui semble être l'image parfaite. Mais c'est pas nous, en fait. Un troisième facteur qui influence le perfectionnisme, et j'en ai déjà parlé, c'est notre façon de penser, notre système de penser. Tu sais que si tu penses que tu es nul, ou alors que pour être apprécié dans la société, il faut être parfait, il faut être le meilleur, que la réussite sociale, la réussite financière, c'est la seule façon d'être heureux, eh bien, ton cerveau, il va sélectionner toutes les informations qui iront dans ce sens. Et clairement, ça va devenir des vérités. Donc finalement, ces pensées, elles deviendront inconscientes. Tu ne te rendras même plus compte que tu es en train de te créer cette histoire-là. Et donc, ton cerveau, il va utiliser ces filtres-là pour choisir les informations. Et il va généraliser. C'est-à-dire que si tu fais une erreur, Tu vas d'abord commencer par te blâmer par rapport à cette erreur-là, puis tu vas la généraliser, tu vas la diffuser sur tout le reste. Par exemple, si tu fais cramer un gâteau dans ton four, tu vas te dire « Putain, mais comment j'ai pu rater cette recette-là ? » Et après, tu vas commencer à te dire « Ouais, mais je suis vraiment trop nulle en cuisine de toute façon, la dernière fois c'était pareil. » Et pour finir, la cerise sur le gâteau, si je reste dans la cuisine, tu vas te dire ... Non mais de toute façon, je suis bon à rien, ça me gonfle, ça marche jamais, je perds mon temps. Et là, le cercle vicieux s'enclenche. Parce que le cerveau, il a plein plein plein de biais cognitifs, de façons de traiter les informations qui ne sont pas toujours les bonnes, qui ne sont pas toujours proches de la réalité. Je vais t'en citer quelques-uns parce que je les trouve super intéressants. On a ce qu'on appelle l'abstraction sélective. C'est quand on a tendance à ne sélectionner que l'élément négatif, sur toute une situation. Donc si je reprends mon gâteau, tu vas juste sélectionner le fait que tu as cramé ton gâteau au four. Par contre, tu vas complètement oublier que tu avais fait une entrée, un plat, juste avant, et que eux, ils étaient très bien réussis par contre. Et de là peut aussi arriver une inférence arbitraire. Alors c'est quoi ? C'est le fait de tirer des conclusions hâtives sans preuve. En gros, c'est de te dire que tout le monde va te détester, te rejeter. parce que tu as cramé ton gâteau. Que clairement, tout le monde va trouver que tu es nul, que tu ne vaux rien, et que la prochaine fois, vaudrait mieux que tu t'abstiennes de faire la cuisine. Sauf que ça, clairement, c'est ce que tu penses. C'est tes opinions. et tu ne lis pas dans les pensées des autres. Donc je trouve ça intéressant de te partager ces petits dysfonctionnements du cerveau, de la pensée, pour que tu puisses y faire attention et que tu puisses peut-être contrôler, mieux gérer tes pensées négatives, que tu puisses les remettre en doute, et te dire que là peut-être, tu es en train de sélectionner une info qui vient juste te confirmer que, ouais, tu n'as vraiment pas de valeur. Mais pour aller plus loin, je vais te donner des pistes, des astuces, pour que tu commences à te libérer petit à petit de ce perfectionnisme. Parce que, comme on l'a vu en début d'épisode, ça amène de la douleur, de la souffrance, du stress, donc ça serait quand même bien de réussir à s'en détacher, non ? Alors la première chose, ça va être de faire attention à tout tes « oui, mais » . Parce que généralement les perfectionnistes ne sont jamais satisfaits, donc quand on leur dit « Oui, mais regarde, t'as réussi à faire ça. Il y a toujours un « oui, c'est vrai, mais bon, j'aurais pu faire mieux. » Donc l'idée, c'est de réussir à reconnaître ses résultats, les moyens qui ont été mis en place, et donc de dire « oui, c'est vrai » . Dès que tu sens que tu as envie de dire « mais » , tu t'arrêtes. Parce que le « mais » , il annule tous tes efforts, il annule tous les bénéfices de ton résultat, de ta réussite. Et donc, il désigne ton estime de toi. Et t'as l'impression qu'il faut toujours compenser. Alors maintenant, on va commencer à apprécier nos réussites, à apprécier nos résultats. Waouh, t'as réussi ça ? Ouais, merci, c'est vrai. Et non, ce n'est pas prétentieux d'être fier de ses réussites. Le deuxième point, ça va être de prendre conscience des domaines où tu es trop perfectionniste. Des domaines où tu perds beaucoup de temps et tu sais que c'est pas normal. Ensuite... tu peux te demander sur quel domaine tu serais ok pour être un tout petit peu moins perfectionniste, sur quel domaine tu serais ok pour baisser tes exigences. Évidemment, on ne change pas tout d'un coup dans tous les domaines et le but c'est d'apporter des toutes petites modifications. Je te partage l'exemple qu'on m'a donné parce que je trouvais ça très représentatif. Pour une personnes qui est obsédée du ménage et du rangement. Ça peut être tout simplement de laisser traîner un couteau dans l'évier, comme ça, pendant une heure, sans le nettoyer, sans le ranger. Ça sera super frustrant au début, t'auras du mal à ne pas y toucher, mais petit à petit, tu vas commencer à comprendre que c'est pas si grave de le laisser traîner pendant une heure. Et petit à petit, tu pourras laisser un petit peu plus de temps. Deux heures, trois heures, une demi-journée. Évidemment, à un moment, il faudra peut-être le ranger, mais... T'as compris le principe ? On choisit un domaine et on diminue nos exigences petit à petit. Un troisième point, ça serait de se demander comment serait ta vie si tu étais un petit peu moins perfectionniste ? Comment tu te sentirais si tu prenais moins de temps sur certaines tâches ? Comment tu te sentirais si t'arrivais à te lancer dans tes projets, sans trop procrastiner ? Pose-toi ces questions. Et pour aller plus loin... Demande-toi, c'est quoi en fait tes objectifs de vie ? C'est quoi qui est vraiment important pour toi dans la vie ? Qu'est-ce que tu as envie d'accomplir ? Parce que c'est ça finalement, le perfectionnisme aujourd'hui. Dans quoi il te bloque ? Dans quoi il te bloque dans ton épanouissement ? Et puis regarde, regarde ce que tu fais dans tes journées. Est-ce que tu as des tâches qui correspondent à ces objectifs de vie ? Est-ce que tu mets en place des choses qui vont t'apporter cet épanouissement, ce bonheur ? Est-ce que tu fais des choses dans ce sens-là ? Grâce à ça, tu pourras mettre un petit peu tout ça en perspective et éliminer les tâches qui ne sont pas importantes pour la réussite de tes objectifs et peut-être rajouter pas mal de choses pour ton épanouissement. Un élément qui va être très important, et je sais que ce n'est pas le plus évident, c'est peut-être même le plus compliqué, mais je peux t'assurer qu'il fait du bien. c'est de te confronter à l'imperfection. Limite de tester de faire des erreurs, presque volontairement. Ou en tout cas, envoyer quelque chose, terminer quelque chose, présenter quelque chose qui n'est pas parfait, ou en tout cas pour toi. Moi personnellement, depuis que je suis dans l'entrepreneuriat, je teste beaucoup de choses. J'ai créé ce podcast par exemple. Il y a des choses où je sais que ce n'est pas parfait, pour moi. Peut-être des petits bruits là, comme ça, un peu gênant. Un son qui va être mal géré, un peu plus fort ou un peu moins fort que l'autre. Mais en même temps, tu vois, je me suis engagée à sortir un épisode tous les jeudis et ça me tient tellement à cœur que tant pis, des fois je le lance et c'est pas grave si c'est pas parfait. Parce que finalement, je préfère lancer quelque chose avec des petits défauts que de ne pas le faire. Et maintenant, j'accepte beaucoup mieux la critique. Si elle est constructive, bienveillante, je me rends compte que ça ne peut que m'aider. Et c'est pas parce qu'il y aura un petit bruit de chaise ou de bracelet dans mon podcast que ça m'enlève de la valeur. C'est pas moi qui suis nulle ou incompétente. À aucun moment, en fait, j'apprends, je teste, j'améliore. Et c'est comme ça qu'on fait une vie épanouie. Je te dis pas que c'est un exercice facile de se confronter à l'erreur, à l'échec, de savoir que tout n'est pas parfait. mais de l'envoyer quand même. Je sais que c'est très très compliqué et que ça va demander un entraînement, de la patience, de la persévérance. Mais ce que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est qu'il faut vraiment détacher ta valeur de ce que tu produis. Tu n'es pas moins intéressante si tu fais des erreurs, si tu n'es pas parfaite. Au contraire, je me suis rendue compte qu'en montrant plus ma personnalité, qui j'étais, mes bizarreries, mes qualités, mais aussi mes faiblesses, mes vulnérabilités, les gens ressentaient que j'étais beaucoup plus naturelle avec eux, que mon message était beaucoup plus sincère, plus vrai. Et tu te rendras compte que quand tu oses parler de tes faiblesses justement, de tes erreurs, de tes doutes, les gens en face sont plutôt rassurés. Et ils ont même tendance à partager leurs propres doutes. leur propre questionnement. Parce que tout le monde sait en fait que personne n'est parfait. Et c'est plutôt un gros soulagement quand il y a quelqu'un en face de toi qui l'assume complètement et qui te permet à ton tour de l'assumer. Donc teste. Teste l'imperfection. Teste les erreurs. Et surtout, regarde le résultat. Regarde pour toi, est-ce que c'est catastrophique ? Est-ce que ça change vraiment quelque chose ? Et si c'est dans ton emploi par exemple, si tu te donnes un petit peu moins dans ton travail qu'avant, demande à ton employeur, à tes collègues, est-ce qu'ils ont remarqué quelque chose ? Est-ce que ton travail les satisfait quand même ? Et en toute honnêteté, je pense que tu te rendras compte que tu peux être tout aussi efficace, tu peux tout aussi bien réussir, sans que ce soit parfait. Personnellement, c'est ce que j'ai compris. J'ai pas besoin d'être la meilleure pour réussir. Et toi non plus. Il y a juste besoin de redéfinir un peu la réussite. Prendre le temps de se satisfaire des résultats obtenus, des efforts qui ont été fournis. Apprendre à mettre de la nuance. Ce n'est ni tout noir, ni tout blanc. Il y a plusieurs curseurs sur ton échelle. Essaye de vivre pour ton plaisir, plutôt que pour la p... performance. Essaye de vivre pour ce qui te procure des émotions positives, pour ce qui va venir nourrir ton épanouissement dans la vie. Et non simplement pour un résultat, pour un semblant de perfection qui n'existe pas. Encore une fois, je sais que c'est pas évident de baisser son niveau d'exigence, mais si tu veux un peu d'aide, j'ai une dernière question qui pourra t'aider à peut-être remettre en question ton perfectionnisme. Et c'est la suivante. Est-ce que tu connais des personnes dans ton entourage avec de grandes qualités, des personnes que tu apprécies beaucoup, que tu admires peut-être, mais qui ne sont pas parfaites, qui ne sont pas perfectionnistes ? Des personnes qui ont leurs défauts, des trucs qui te gênent, mais que tu aimes quand même, et pour lesquelles tu sais qu'elles ont de la valeur pour toi, et à aucun moment tu les remets en question parce qu'elles ont ce petit défaut, ce petit truc un peu chiant. Pose-toi cette question et demande-toi si toi tu peux pas accéder aussi à ce type de vie, tout simplement. L'épisode du jour du coup est déjà terminé, je trouve que c'est un sujet vraiment passionnant, j'aurais pu en dire encore et encore et encore, mais je garde ça peut-être pour une prochaine fois. Dans tous les cas, j'espère que ça t'a plu, de savoir vraiment ce que c'était le perfectionnisme, d'où il venait, quelles en étaient les causes. Et surtout, d'avoir toutes ces petites pistes que tu vas pouvoir tester une à une, pas à pas, ne fais pas tout en même temps, mais qui vont venir challenger ton perfectionnisme, qui vont venir baisser un petit peu la barre pour préserver ton énergie, pour que tu gagnes en sérénité et en liberté. Prends une grande respiration et encore une fois, imagine-toi ce que ce serait si tu étais un petit peu moins perfectionniste. Une fois que c'est fait, et si cet épisode t'a plu, je t'invite à laisser 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute et un avis. Ça me fera très plaisir et ça me permettra de toujours améliorer ce qu'il y a à améliorer. Je te souhaite une très bonne journée, soirée ou nuit et je te dis à très très bientôt pour le prochain épisode.

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Tu vis avec cette petite voix dans la tête qui te souffle “fais mieux”, “ce n’est pas assez”, “tu peux encore corriger ça” ?
Tu passes des heures sur des détails, tu ne lances rien tant que ce n’est pas parfait… et tu finis par t’épuiser ? Bienvenue dans le monde du perfectionnisme toxique.


Dans cet épisode, on démonte le mythe du “faux défaut” souvent valorisé, et je t’aide à comprendre pourquoi ton perfectionnisme te vole ta joie de vivre, ta spontanéité, et ton estime de toi. Spoiler : il ne s’agit pas de “moins bien faire”, mais de reprendre ton pouvoir.


Tu découvriras dans cet épisode :

• Les vrais impacts du perfectionnisme : stress, rigidité, procrastination, perte de confiance…
• Pourquoi vouloir “faire mieux” devient un tyran intérieur
• Les 3 grandes origines du perfectionnisme : enfance, société et fonctionnement mental
• Les biais cognitifs qui t’empêchent de voir ta valeur avec objectivité
• Des clés concrètes pour baisser la pression, tester l’imperfection et kiffer ta vie (même avec un bruit de tondeuse en fond 🎧)


Si tu veux respirer un peu, arrêter de te mettre la pression H24, et vivre une vie plus fluide, plus humaine, plus libre : cet épisode est pour toi.


👉 On se retrouve aussi en dehors du podcast !
• Insta : @clementine.brgt

• Tu veux passer du perfectionnisme toxique à la fierté d'être soi ? : On en parle ensemble.

—————————————


Merci d’avoir écouté jusqu’au bout ! T’es clairement une (ex) petite fille sage en pleine révolution 🔥
Si l’épisode t’a fait du bien, fait réfléchir ou donné envie de dire “non” sans t’excuser : partage-le à une amie, une collègue ou une sœur de galère.


Tu peux aussi t’abonner, laisser un avis 5 étoiles sur Spotify ou Apple Podcasts, ça change tout pour la visibilité du podcast et pour libérer plus de femmes !
On se retrouve très vite dans le prochain épisode.
D’ici là… respire, redresse les épaules, et prends ta place. ✊💚


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue sur le podcast légitime, le podcast déculpabilisant pour toi qui t'es déjà senti trop ou pas assez. Moi c'est Clémentine, je suis coach confiance et estime de soi et je t'accompagne à reconnecter avec qui tu es, assumer ta personnalité et enfin te libérer du regard des autres. Mon objectif que tu fasses péter tous tes verrous, que tu oses être toi et Et que tu ailles à fond vers la vie de tes rêves. Retrouve chaque semaine des conseils, des clés, des retours d'expérience pour booster ta confiance et comprendre enfin que tu as de la valeur et que tu es légitime. Alors, tu es prête ? Hello, hello, c'est la Clémentine du montage qui te fait un petit message parce que le printemps est là, les oiseaux chantent et mon voisin passe la tondeuse. Donc il y a de fortes chances que tu vas entendre un petit bruit de fond de temps en temps. Je voulais te prévenir, mais normalement tu devrais passer quand même un bon épisode. A très très bientôt et bonne écoute ! Et en soi, oui, j'aurais pu le réenregistrer, mais ça aurait été très mal vu quand même sur un épisode sur le perfectionnisme. Alors, on accepte les erreurs, on accepte l'imperfection, et à plus tard ! Bienvenue dans l'épisode 6 du podcast Légitime. Dans cet épisode, je vais te parler de perfectionnisme. Tu sais, ce faux défaut... qu'on utilisait dans les entretiens d'embauche pour faire genre qu'on était très consciencieux et qu'on voulait toujours rendre le meilleur travail. Faux défaut qui, en fait, est une énorme source de souffrance pour la plupart des personnes qui subissent leur perfectionnisme et le font subir aux autres. Alors aujourd'hui, j'ai envie de te faire un petit état des lieux de ce que c'est le perfectionnisme, des nuances qui peuvent être apportées et surtout, comment t'en libérer petit à petit. Parce que oui, ça demandera de la patience et un peu de tolérance envers soi-même, mais promis, ça vaut le coup de s'y attarder. Alors avant que cet épisode commence, je t'invite à t'abonner pour toujours plus de conseils et de déclics. Perte de temps. Beaucoup trop rigide envers les autres et encore plus avec moi-même. Banalisation de toutes les réussites. parce qu'on peut toujours faire mieux. Ne pas oser démarrer ou finir un projet par peur d'échouer. Repousser encore et encore des décisions, des projets, car ça ne sera jamais assez bien. Passer un temps monstre sur des tâches qui ne le méritent pas et qui me frustrent. À vouloir trop bien faire, on finit par ne rien faire du tout. Et n'être jamais satisfaite du travail rendu de toute façon. Il fallait toujours faire mieux ou plus. Je m'identifie à mes erreurs et donc je me dévalorise, je me sens nulle. J'extrapole la situation en mode fin du monde. Alors qu'en fait, c'est pas si grave. Tout ça, ce ne sont pas mes mots à moi. Ce sont ceux de toutes les personnes qui ont répondu à ma question sur Instagram. Quel impact a le perfectionnisme sur votre vie ? Petite parenthèse, je vous remercie beaucoup pour toutes vos réponses qui étaient très très riches et très sincères. Mais du coup, je sais pas toi, mais moi personnellement, quand j'entends ça, quand je lis ça, pour un faux défaut, je trouve qu'il est quand même sacrément handicapant. Si je résume, le perfectionnisme, il apporte du stress, de l'anxiété, de l'immobilisme, une obsession du détail et une intransigeance envers soi-même. Comme dit Frédéric Fanger dans son livre « Toujours mieux » , c'est un peu comme un tyran intérieur en fait. Donc on va prendre le temps d'en parler, savoir c'est quoi vraiment le perfectionnisme et d'où ça vient. Alors évidemment, le perfectionnisme, c'est dans l'idée de toujours vouloir faire les choses parfaitement. Jusque là, c'est logique. Là où il devient toxique, c'est que généralement, on vient se fixer des objectifs, des critères d'exigence qui sont beaucoup trop élevés. Trop élevés par rapport à nos capacités, trop élevés parce que ça ne dépend pas forcément de nous. Bref, il n'y a pas de limite dans le toujours plus, toujours mieux. En fait, chez les perfectionnistes, il n'y a pas de demi-mesure. Soit c'est bien, soit c'est nul. Et encore, le bien ça ne suffit pas, l'excellence c'est bien mieux. Et tu vois, c'est marrant parce que je ne me suis jamais considérée comme perfectionniste. Exigeante envers moi-même, oui, mais pas perfectionniste. Par contre, c'est vrai que dans différents domaines de ma vie, si je n'étais pas première, ou en tout cas si on ne reconnaissait pas que j'avais un talent particulier, eh bien je me sentais nulle. J'avais l'impression que je n'avais plus de valeur. Je n'avais aucune nuance en fait. Je ne comprenais pas que je n'avais pas besoin d'être la meilleure pour réussir. Que ce n'est pas parce que je n'étais pas première, que je n'étais pas douée. Pour moi, c'était blanc ou noir, mais il n'y avait clairement pas de gris et encore moins de couleurs. Mais ça, je l'ai compris récemment, mais je t'en parlerai un petit peu plus tard. Ce que je veux faire ressortir ici, c'est que le risque avec les perfectionnistes et une exigence beaucoup trop élevée, c'est qu'on cherche la perfection plutôt que la simple satisfaction du résultat, de ce qu'on a donné, de ce qu'on a mis en œuvre pour y arriver. On est constamment insatisfait. On ne célèbre pas les réussites, on ne profite pas des émotions positives. Par contre, si jamais on fait une erreur ou un oubli, là, on se laisse submerger par les émotions négatives. C'est le drame, la catastrophe. Le pire dans tout ça, c'est qu'on se met une pression de dingue pour que tout soit parfait, on prend beaucoup de temps à réaliser des tâches, mais en fait, on finit par en oublier l'objectif final, le pourquoi on faisait ça. On focus tellement sur la performance, sur la perfection, qu'on en oublie complètement ce qui nous motivait à la base finalement. Je te donne un exemple. Imaginons, tu as envie de construire une école pour des enfants défavorisés. Ça te tient vachement à cœur, tu as envie d'aider, etc. Très bien, tu te mets à la tâche. Et là, tu commences à te poser des questions sur quel poignet de porte, quel tableau, quel bureau pour les enfants, etc. Et tu perds un temps fou sur ces détails sans importance. Enfin, c'est un petit peu important quand même, mais tu vois ce que je veux dire. Ça devient tellement obsessionnel que t'en oublies qu'à la base, tu voulais juste ouvrir un établissement pour que les enfants aient vite accès à l'éducation. L'important, c'est pas la couleur des murs, c'est pas le choix des bureaux, c'est qu'il y ait des professeurs, c'est qu'il y ait un espace pour ces enfants. Mais non, tu perds du temps, tu perds du temps, et tu en oublies ton objectif principal. Parce que c'est ça le perfectionnisme aussi. c'est que tu prends énormément de temps à prendre des décisions, tu doutes de plus en plus de chaque décision et plus tu doutes de tes décisions, plus tu perds confiance en toi, comme si t'étais pas quelqu'un de fiable en fait. Donc évidemment on va pas se mentir, ton estime de toi elle devient très très instable puisque tu te dis j'ai de la valeur uniquement si je suis parfait. Tu vas donc être très sensible au regard des autres, t'as peur du jugement des autres, t'as peur d'être rejeté. Tout ce dont tu as envie, c'est d'être validé. Et comment on fait ça ? En montrant une image parfaite de nous, bien sûr. Mais dès que tu l'as montrée, ton image parfaite, ben t'es obligé de la maintenir. Tu peux plus te permettre de montrer des faiblesses, des erreurs. Et donc tu rentres dans un cercle vicieux. Tu changes ta personnalité, tu mets un masque, tous les jours, pour correspondre à ce modèle parfait que tu imagines. Et petit à petit, tu oublies qui tu es. Tu es de plus en plus mal à l'aise, tu te mets de plus en plus la pression, et ton estime de toi, elle fond comme neige au soleil. Ça amène quelles conséquences tout ça ? Tout simplement que tu deviens très très sensible aux critiques, parce que t'as peur de décevoir, t'as peur d'être rejeté, t'as peur de perdre toute ta valeur. Et donc tu te remets complètement en question, tu doutes, tu angoisses, et tu te dis une nouvelle fois que... Ouais, pour être accepté, il faut vraiment que je sois parfait. Donc tu l'auras compris, le perfectionnisme, c'est beaucoup par rapport à ce que tu as dans la tête, ce que tu penses de toi, l'image que tu as de toi, toutes ces histoires que tu te racontes sur toi-même. Mais alors elles viennent d'où, ces histoires ? Ça vient d'où ce sentiment d'infériorité ? Ça vient d'où ce questionnement perpétuel de comment faire pour être parfait, pour faire toujours mieux, toujours plus ? Je ne te fais pas de roulement de tambour, j'imagine que tu te doutes bien que tout part de l'enfance, évidemment, mais pas que. Et donc on va parler de ça tout de suite. Comme je te le disais, évidemment, il y a des facteurs qui viennent de tes parents, de ton entourage, de tes grands-parents, etc. Pour plusieurs raisons. Tu peux t'interroger pour savoir si tes parents avaient peut-être des critères trop élevés. Pour toi, pour ta réussite, est-ce qu'ils misaient beaucoup sur toi ? Est-ce qu'ils étaient du genre à te minimiser les résultats ? à te comparer à d'autres meilleurs élèves, pose-toi ces questions déjà. Il est possible aussi que tu admirais beaucoup tes parents. T'avais l'impression qu'eux, ils étaient vraiment parfaits. Et du coup, t'avais envie de faire pareil, t'avais envie d'être comme eux. Et tu t'es dit, il faut que je sois parfait, comme papa et maman. C'est possible aussi que si t'as été dans une famille un petit peu complexe, dysfonctionnelle parfois, ou avec des difficultés, de maladie ou autre, t'as eu envie d'être l'enfant sage, l'enfant qui ne cause pas de problème, parce qu'il y en a déjà suffisamment dans la famille, donc je vais pas en rajouter quand même. Ça me fait penser à un exemple dans la série En thérapie, où justement une jeune fille qui vient d'apprendre qu'elle avait un cancer du sein à 20-25 ans n'ose pas en parler à sa mère, car elle a un frère autiste qui demande déjà beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, beaucoup de soins. Du coup, elle n'a pas envie de créer plus de soucis à sa mère. Elle n'a pas envie d'être un fardeau. Parce qu'après tout, son frère vit pire. Enfin, selon elle. Et ce qui est important de noter ici, c'est que c'est pas forcément les parents, l'entourage, etc. qui ont mis la pression. Parfois, c'est juste nous, notre interprétation d'enfant, où on a souhaité faire plaisir à nos parents. parce qu'ils nous soutiennent. On a souhaité être des enfants sages, pour qu'ils soient tranquilles et qu'il n'y ait pas de soucis. Et parfois, oui, on s'est mis la pression tout seul. Un autre facteur qui influence, qui nourrit ce perfectionnisme, c'est la société tout simplement. Toutes ces injonctions qu'on entend, il faut être une bonne mère, s'occuper de son enfant, à l'été, ou pas, perdre ses kilos. Il faut également avoir une super carrière, savoir tout gérer de front, et surtout ne jamais péter un câble. Si t'as pas d'enfant, il serait temps d'en faire, non ? Pour les hommes, il faut être viril, avec de l'humour, être à l'écoute, mais pas trop montrer ses émotions non plus quand même. Il faut correspondre au standard, quoi. Sauf que forcément, ça ne nous correspond pas toujours. Et on n'est pas tous sensibles de la même manière face à ces injonctions. Pour certains, ça va passer bien au-dessus de notre tête. Et pour d'autres, ça va devenir comme des lettres-motives. On va faire ça pour correspondre à une image qui semble être l'image parfaite. Mais c'est pas nous, en fait. Un troisième facteur qui influence le perfectionnisme, et j'en ai déjà parlé, c'est notre façon de penser, notre système de penser. Tu sais que si tu penses que tu es nul, ou alors que pour être apprécié dans la société, il faut être parfait, il faut être le meilleur, que la réussite sociale, la réussite financière, c'est la seule façon d'être heureux, eh bien, ton cerveau, il va sélectionner toutes les informations qui iront dans ce sens. Et clairement, ça va devenir des vérités. Donc finalement, ces pensées, elles deviendront inconscientes. Tu ne te rendras même plus compte que tu es en train de te créer cette histoire-là. Et donc, ton cerveau, il va utiliser ces filtres-là pour choisir les informations. Et il va généraliser. C'est-à-dire que si tu fais une erreur, Tu vas d'abord commencer par te blâmer par rapport à cette erreur-là, puis tu vas la généraliser, tu vas la diffuser sur tout le reste. Par exemple, si tu fais cramer un gâteau dans ton four, tu vas te dire « Putain, mais comment j'ai pu rater cette recette-là ? » Et après, tu vas commencer à te dire « Ouais, mais je suis vraiment trop nulle en cuisine de toute façon, la dernière fois c'était pareil. » Et pour finir, la cerise sur le gâteau, si je reste dans la cuisine, tu vas te dire ... Non mais de toute façon, je suis bon à rien, ça me gonfle, ça marche jamais, je perds mon temps. Et là, le cercle vicieux s'enclenche. Parce que le cerveau, il a plein plein plein de biais cognitifs, de façons de traiter les informations qui ne sont pas toujours les bonnes, qui ne sont pas toujours proches de la réalité. Je vais t'en citer quelques-uns parce que je les trouve super intéressants. On a ce qu'on appelle l'abstraction sélective. C'est quand on a tendance à ne sélectionner que l'élément négatif, sur toute une situation. Donc si je reprends mon gâteau, tu vas juste sélectionner le fait que tu as cramé ton gâteau au four. Par contre, tu vas complètement oublier que tu avais fait une entrée, un plat, juste avant, et que eux, ils étaient très bien réussis par contre. Et de là peut aussi arriver une inférence arbitraire. Alors c'est quoi ? C'est le fait de tirer des conclusions hâtives sans preuve. En gros, c'est de te dire que tout le monde va te détester, te rejeter. parce que tu as cramé ton gâteau. Que clairement, tout le monde va trouver que tu es nul, que tu ne vaux rien, et que la prochaine fois, vaudrait mieux que tu t'abstiennes de faire la cuisine. Sauf que ça, clairement, c'est ce que tu penses. C'est tes opinions. et tu ne lis pas dans les pensées des autres. Donc je trouve ça intéressant de te partager ces petits dysfonctionnements du cerveau, de la pensée, pour que tu puisses y faire attention et que tu puisses peut-être contrôler, mieux gérer tes pensées négatives, que tu puisses les remettre en doute, et te dire que là peut-être, tu es en train de sélectionner une info qui vient juste te confirmer que, ouais, tu n'as vraiment pas de valeur. Mais pour aller plus loin, je vais te donner des pistes, des astuces, pour que tu commences à te libérer petit à petit de ce perfectionnisme. Parce que, comme on l'a vu en début d'épisode, ça amène de la douleur, de la souffrance, du stress, donc ça serait quand même bien de réussir à s'en détacher, non ? Alors la première chose, ça va être de faire attention à tout tes « oui, mais » . Parce que généralement les perfectionnistes ne sont jamais satisfaits, donc quand on leur dit « Oui, mais regarde, t'as réussi à faire ça. Il y a toujours un « oui, c'est vrai, mais bon, j'aurais pu faire mieux. » Donc l'idée, c'est de réussir à reconnaître ses résultats, les moyens qui ont été mis en place, et donc de dire « oui, c'est vrai » . Dès que tu sens que tu as envie de dire « mais » , tu t'arrêtes. Parce que le « mais » , il annule tous tes efforts, il annule tous les bénéfices de ton résultat, de ta réussite. Et donc, il désigne ton estime de toi. Et t'as l'impression qu'il faut toujours compenser. Alors maintenant, on va commencer à apprécier nos réussites, à apprécier nos résultats. Waouh, t'as réussi ça ? Ouais, merci, c'est vrai. Et non, ce n'est pas prétentieux d'être fier de ses réussites. Le deuxième point, ça va être de prendre conscience des domaines où tu es trop perfectionniste. Des domaines où tu perds beaucoup de temps et tu sais que c'est pas normal. Ensuite... tu peux te demander sur quel domaine tu serais ok pour être un tout petit peu moins perfectionniste, sur quel domaine tu serais ok pour baisser tes exigences. Évidemment, on ne change pas tout d'un coup dans tous les domaines et le but c'est d'apporter des toutes petites modifications. Je te partage l'exemple qu'on m'a donné parce que je trouvais ça très représentatif. Pour une personnes qui est obsédée du ménage et du rangement. Ça peut être tout simplement de laisser traîner un couteau dans l'évier, comme ça, pendant une heure, sans le nettoyer, sans le ranger. Ça sera super frustrant au début, t'auras du mal à ne pas y toucher, mais petit à petit, tu vas commencer à comprendre que c'est pas si grave de le laisser traîner pendant une heure. Et petit à petit, tu pourras laisser un petit peu plus de temps. Deux heures, trois heures, une demi-journée. Évidemment, à un moment, il faudra peut-être le ranger, mais... T'as compris le principe ? On choisit un domaine et on diminue nos exigences petit à petit. Un troisième point, ça serait de se demander comment serait ta vie si tu étais un petit peu moins perfectionniste ? Comment tu te sentirais si tu prenais moins de temps sur certaines tâches ? Comment tu te sentirais si t'arrivais à te lancer dans tes projets, sans trop procrastiner ? Pose-toi ces questions. Et pour aller plus loin... Demande-toi, c'est quoi en fait tes objectifs de vie ? C'est quoi qui est vraiment important pour toi dans la vie ? Qu'est-ce que tu as envie d'accomplir ? Parce que c'est ça finalement, le perfectionnisme aujourd'hui. Dans quoi il te bloque ? Dans quoi il te bloque dans ton épanouissement ? Et puis regarde, regarde ce que tu fais dans tes journées. Est-ce que tu as des tâches qui correspondent à ces objectifs de vie ? Est-ce que tu mets en place des choses qui vont t'apporter cet épanouissement, ce bonheur ? Est-ce que tu fais des choses dans ce sens-là ? Grâce à ça, tu pourras mettre un petit peu tout ça en perspective et éliminer les tâches qui ne sont pas importantes pour la réussite de tes objectifs et peut-être rajouter pas mal de choses pour ton épanouissement. Un élément qui va être très important, et je sais que ce n'est pas le plus évident, c'est peut-être même le plus compliqué, mais je peux t'assurer qu'il fait du bien. c'est de te confronter à l'imperfection. Limite de tester de faire des erreurs, presque volontairement. Ou en tout cas, envoyer quelque chose, terminer quelque chose, présenter quelque chose qui n'est pas parfait, ou en tout cas pour toi. Moi personnellement, depuis que je suis dans l'entrepreneuriat, je teste beaucoup de choses. J'ai créé ce podcast par exemple. Il y a des choses où je sais que ce n'est pas parfait, pour moi. Peut-être des petits bruits là, comme ça, un peu gênant. Un son qui va être mal géré, un peu plus fort ou un peu moins fort que l'autre. Mais en même temps, tu vois, je me suis engagée à sortir un épisode tous les jeudis et ça me tient tellement à cœur que tant pis, des fois je le lance et c'est pas grave si c'est pas parfait. Parce que finalement, je préfère lancer quelque chose avec des petits défauts que de ne pas le faire. Et maintenant, j'accepte beaucoup mieux la critique. Si elle est constructive, bienveillante, je me rends compte que ça ne peut que m'aider. Et c'est pas parce qu'il y aura un petit bruit de chaise ou de bracelet dans mon podcast que ça m'enlève de la valeur. C'est pas moi qui suis nulle ou incompétente. À aucun moment, en fait, j'apprends, je teste, j'améliore. Et c'est comme ça qu'on fait une vie épanouie. Je te dis pas que c'est un exercice facile de se confronter à l'erreur, à l'échec, de savoir que tout n'est pas parfait. mais de l'envoyer quand même. Je sais que c'est très très compliqué et que ça va demander un entraînement, de la patience, de la persévérance. Mais ce que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est qu'il faut vraiment détacher ta valeur de ce que tu produis. Tu n'es pas moins intéressante si tu fais des erreurs, si tu n'es pas parfaite. Au contraire, je me suis rendue compte qu'en montrant plus ma personnalité, qui j'étais, mes bizarreries, mes qualités, mais aussi mes faiblesses, mes vulnérabilités, les gens ressentaient que j'étais beaucoup plus naturelle avec eux, que mon message était beaucoup plus sincère, plus vrai. Et tu te rendras compte que quand tu oses parler de tes faiblesses justement, de tes erreurs, de tes doutes, les gens en face sont plutôt rassurés. Et ils ont même tendance à partager leurs propres doutes. leur propre questionnement. Parce que tout le monde sait en fait que personne n'est parfait. Et c'est plutôt un gros soulagement quand il y a quelqu'un en face de toi qui l'assume complètement et qui te permet à ton tour de l'assumer. Donc teste. Teste l'imperfection. Teste les erreurs. Et surtout, regarde le résultat. Regarde pour toi, est-ce que c'est catastrophique ? Est-ce que ça change vraiment quelque chose ? Et si c'est dans ton emploi par exemple, si tu te donnes un petit peu moins dans ton travail qu'avant, demande à ton employeur, à tes collègues, est-ce qu'ils ont remarqué quelque chose ? Est-ce que ton travail les satisfait quand même ? Et en toute honnêteté, je pense que tu te rendras compte que tu peux être tout aussi efficace, tu peux tout aussi bien réussir, sans que ce soit parfait. Personnellement, c'est ce que j'ai compris. J'ai pas besoin d'être la meilleure pour réussir. Et toi non plus. Il y a juste besoin de redéfinir un peu la réussite. Prendre le temps de se satisfaire des résultats obtenus, des efforts qui ont été fournis. Apprendre à mettre de la nuance. Ce n'est ni tout noir, ni tout blanc. Il y a plusieurs curseurs sur ton échelle. Essaye de vivre pour ton plaisir, plutôt que pour la p... performance. Essaye de vivre pour ce qui te procure des émotions positives, pour ce qui va venir nourrir ton épanouissement dans la vie. Et non simplement pour un résultat, pour un semblant de perfection qui n'existe pas. Encore une fois, je sais que c'est pas évident de baisser son niveau d'exigence, mais si tu veux un peu d'aide, j'ai une dernière question qui pourra t'aider à peut-être remettre en question ton perfectionnisme. Et c'est la suivante. Est-ce que tu connais des personnes dans ton entourage avec de grandes qualités, des personnes que tu apprécies beaucoup, que tu admires peut-être, mais qui ne sont pas parfaites, qui ne sont pas perfectionnistes ? Des personnes qui ont leurs défauts, des trucs qui te gênent, mais que tu aimes quand même, et pour lesquelles tu sais qu'elles ont de la valeur pour toi, et à aucun moment tu les remets en question parce qu'elles ont ce petit défaut, ce petit truc un peu chiant. Pose-toi cette question et demande-toi si toi tu peux pas accéder aussi à ce type de vie, tout simplement. L'épisode du jour du coup est déjà terminé, je trouve que c'est un sujet vraiment passionnant, j'aurais pu en dire encore et encore et encore, mais je garde ça peut-être pour une prochaine fois. Dans tous les cas, j'espère que ça t'a plu, de savoir vraiment ce que c'était le perfectionnisme, d'où il venait, quelles en étaient les causes. Et surtout, d'avoir toutes ces petites pistes que tu vas pouvoir tester une à une, pas à pas, ne fais pas tout en même temps, mais qui vont venir challenger ton perfectionnisme, qui vont venir baisser un petit peu la barre pour préserver ton énergie, pour que tu gagnes en sérénité et en liberté. Prends une grande respiration et encore une fois, imagine-toi ce que ce serait si tu étais un petit peu moins perfectionniste. Une fois que c'est fait, et si cet épisode t'a plu, je t'invite à laisser 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute et un avis. Ça me fera très plaisir et ça me permettra de toujours améliorer ce qu'il y a à améliorer. Je te souhaite une très bonne journée, soirée ou nuit et je te dis à très très bientôt pour le prochain épisode.

Description

Tu vis avec cette petite voix dans la tête qui te souffle “fais mieux”, “ce n’est pas assez”, “tu peux encore corriger ça” ?
Tu passes des heures sur des détails, tu ne lances rien tant que ce n’est pas parfait… et tu finis par t’épuiser ? Bienvenue dans le monde du perfectionnisme toxique.


Dans cet épisode, on démonte le mythe du “faux défaut” souvent valorisé, et je t’aide à comprendre pourquoi ton perfectionnisme te vole ta joie de vivre, ta spontanéité, et ton estime de toi. Spoiler : il ne s’agit pas de “moins bien faire”, mais de reprendre ton pouvoir.


Tu découvriras dans cet épisode :

• Les vrais impacts du perfectionnisme : stress, rigidité, procrastination, perte de confiance…
• Pourquoi vouloir “faire mieux” devient un tyran intérieur
• Les 3 grandes origines du perfectionnisme : enfance, société et fonctionnement mental
• Les biais cognitifs qui t’empêchent de voir ta valeur avec objectivité
• Des clés concrètes pour baisser la pression, tester l’imperfection et kiffer ta vie (même avec un bruit de tondeuse en fond 🎧)


Si tu veux respirer un peu, arrêter de te mettre la pression H24, et vivre une vie plus fluide, plus humaine, plus libre : cet épisode est pour toi.


👉 On se retrouve aussi en dehors du podcast !
• Insta : @clementine.brgt

• Tu veux passer du perfectionnisme toxique à la fierté d'être soi ? : On en parle ensemble.

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Merci d’avoir écouté jusqu’au bout ! T’es clairement une (ex) petite fille sage en pleine révolution 🔥
Si l’épisode t’a fait du bien, fait réfléchir ou donné envie de dire “non” sans t’excuser : partage-le à une amie, une collègue ou une sœur de galère.


Tu peux aussi t’abonner, laisser un avis 5 étoiles sur Spotify ou Apple Podcasts, ça change tout pour la visibilité du podcast et pour libérer plus de femmes !
On se retrouve très vite dans le prochain épisode.
D’ici là… respire, redresse les épaules, et prends ta place. ✊💚


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue sur le podcast légitime, le podcast déculpabilisant pour toi qui t'es déjà senti trop ou pas assez. Moi c'est Clémentine, je suis coach confiance et estime de soi et je t'accompagne à reconnecter avec qui tu es, assumer ta personnalité et enfin te libérer du regard des autres. Mon objectif que tu fasses péter tous tes verrous, que tu oses être toi et Et que tu ailles à fond vers la vie de tes rêves. Retrouve chaque semaine des conseils, des clés, des retours d'expérience pour booster ta confiance et comprendre enfin que tu as de la valeur et que tu es légitime. Alors, tu es prête ? Hello, hello, c'est la Clémentine du montage qui te fait un petit message parce que le printemps est là, les oiseaux chantent et mon voisin passe la tondeuse. Donc il y a de fortes chances que tu vas entendre un petit bruit de fond de temps en temps. Je voulais te prévenir, mais normalement tu devrais passer quand même un bon épisode. A très très bientôt et bonne écoute ! Et en soi, oui, j'aurais pu le réenregistrer, mais ça aurait été très mal vu quand même sur un épisode sur le perfectionnisme. Alors, on accepte les erreurs, on accepte l'imperfection, et à plus tard ! Bienvenue dans l'épisode 6 du podcast Légitime. Dans cet épisode, je vais te parler de perfectionnisme. Tu sais, ce faux défaut... qu'on utilisait dans les entretiens d'embauche pour faire genre qu'on était très consciencieux et qu'on voulait toujours rendre le meilleur travail. Faux défaut qui, en fait, est une énorme source de souffrance pour la plupart des personnes qui subissent leur perfectionnisme et le font subir aux autres. Alors aujourd'hui, j'ai envie de te faire un petit état des lieux de ce que c'est le perfectionnisme, des nuances qui peuvent être apportées et surtout, comment t'en libérer petit à petit. Parce que oui, ça demandera de la patience et un peu de tolérance envers soi-même, mais promis, ça vaut le coup de s'y attarder. Alors avant que cet épisode commence, je t'invite à t'abonner pour toujours plus de conseils et de déclics. Perte de temps. Beaucoup trop rigide envers les autres et encore plus avec moi-même. Banalisation de toutes les réussites. parce qu'on peut toujours faire mieux. Ne pas oser démarrer ou finir un projet par peur d'échouer. Repousser encore et encore des décisions, des projets, car ça ne sera jamais assez bien. Passer un temps monstre sur des tâches qui ne le méritent pas et qui me frustrent. À vouloir trop bien faire, on finit par ne rien faire du tout. Et n'être jamais satisfaite du travail rendu de toute façon. Il fallait toujours faire mieux ou plus. Je m'identifie à mes erreurs et donc je me dévalorise, je me sens nulle. J'extrapole la situation en mode fin du monde. Alors qu'en fait, c'est pas si grave. Tout ça, ce ne sont pas mes mots à moi. Ce sont ceux de toutes les personnes qui ont répondu à ma question sur Instagram. Quel impact a le perfectionnisme sur votre vie ? Petite parenthèse, je vous remercie beaucoup pour toutes vos réponses qui étaient très très riches et très sincères. Mais du coup, je sais pas toi, mais moi personnellement, quand j'entends ça, quand je lis ça, pour un faux défaut, je trouve qu'il est quand même sacrément handicapant. Si je résume, le perfectionnisme, il apporte du stress, de l'anxiété, de l'immobilisme, une obsession du détail et une intransigeance envers soi-même. Comme dit Frédéric Fanger dans son livre « Toujours mieux » , c'est un peu comme un tyran intérieur en fait. Donc on va prendre le temps d'en parler, savoir c'est quoi vraiment le perfectionnisme et d'où ça vient. Alors évidemment, le perfectionnisme, c'est dans l'idée de toujours vouloir faire les choses parfaitement. Jusque là, c'est logique. Là où il devient toxique, c'est que généralement, on vient se fixer des objectifs, des critères d'exigence qui sont beaucoup trop élevés. Trop élevés par rapport à nos capacités, trop élevés parce que ça ne dépend pas forcément de nous. Bref, il n'y a pas de limite dans le toujours plus, toujours mieux. En fait, chez les perfectionnistes, il n'y a pas de demi-mesure. Soit c'est bien, soit c'est nul. Et encore, le bien ça ne suffit pas, l'excellence c'est bien mieux. Et tu vois, c'est marrant parce que je ne me suis jamais considérée comme perfectionniste. Exigeante envers moi-même, oui, mais pas perfectionniste. Par contre, c'est vrai que dans différents domaines de ma vie, si je n'étais pas première, ou en tout cas si on ne reconnaissait pas que j'avais un talent particulier, eh bien je me sentais nulle. J'avais l'impression que je n'avais plus de valeur. Je n'avais aucune nuance en fait. Je ne comprenais pas que je n'avais pas besoin d'être la meilleure pour réussir. Que ce n'est pas parce que je n'étais pas première, que je n'étais pas douée. Pour moi, c'était blanc ou noir, mais il n'y avait clairement pas de gris et encore moins de couleurs. Mais ça, je l'ai compris récemment, mais je t'en parlerai un petit peu plus tard. Ce que je veux faire ressortir ici, c'est que le risque avec les perfectionnistes et une exigence beaucoup trop élevée, c'est qu'on cherche la perfection plutôt que la simple satisfaction du résultat, de ce qu'on a donné, de ce qu'on a mis en œuvre pour y arriver. On est constamment insatisfait. On ne célèbre pas les réussites, on ne profite pas des émotions positives. Par contre, si jamais on fait une erreur ou un oubli, là, on se laisse submerger par les émotions négatives. C'est le drame, la catastrophe. Le pire dans tout ça, c'est qu'on se met une pression de dingue pour que tout soit parfait, on prend beaucoup de temps à réaliser des tâches, mais en fait, on finit par en oublier l'objectif final, le pourquoi on faisait ça. On focus tellement sur la performance, sur la perfection, qu'on en oublie complètement ce qui nous motivait à la base finalement. Je te donne un exemple. Imaginons, tu as envie de construire une école pour des enfants défavorisés. Ça te tient vachement à cœur, tu as envie d'aider, etc. Très bien, tu te mets à la tâche. Et là, tu commences à te poser des questions sur quel poignet de porte, quel tableau, quel bureau pour les enfants, etc. Et tu perds un temps fou sur ces détails sans importance. Enfin, c'est un petit peu important quand même, mais tu vois ce que je veux dire. Ça devient tellement obsessionnel que t'en oublies qu'à la base, tu voulais juste ouvrir un établissement pour que les enfants aient vite accès à l'éducation. L'important, c'est pas la couleur des murs, c'est pas le choix des bureaux, c'est qu'il y ait des professeurs, c'est qu'il y ait un espace pour ces enfants. Mais non, tu perds du temps, tu perds du temps, et tu en oublies ton objectif principal. Parce que c'est ça le perfectionnisme aussi. c'est que tu prends énormément de temps à prendre des décisions, tu doutes de plus en plus de chaque décision et plus tu doutes de tes décisions, plus tu perds confiance en toi, comme si t'étais pas quelqu'un de fiable en fait. Donc évidemment on va pas se mentir, ton estime de toi elle devient très très instable puisque tu te dis j'ai de la valeur uniquement si je suis parfait. Tu vas donc être très sensible au regard des autres, t'as peur du jugement des autres, t'as peur d'être rejeté. Tout ce dont tu as envie, c'est d'être validé. Et comment on fait ça ? En montrant une image parfaite de nous, bien sûr. Mais dès que tu l'as montrée, ton image parfaite, ben t'es obligé de la maintenir. Tu peux plus te permettre de montrer des faiblesses, des erreurs. Et donc tu rentres dans un cercle vicieux. Tu changes ta personnalité, tu mets un masque, tous les jours, pour correspondre à ce modèle parfait que tu imagines. Et petit à petit, tu oublies qui tu es. Tu es de plus en plus mal à l'aise, tu te mets de plus en plus la pression, et ton estime de toi, elle fond comme neige au soleil. Ça amène quelles conséquences tout ça ? Tout simplement que tu deviens très très sensible aux critiques, parce que t'as peur de décevoir, t'as peur d'être rejeté, t'as peur de perdre toute ta valeur. Et donc tu te remets complètement en question, tu doutes, tu angoisses, et tu te dis une nouvelle fois que... Ouais, pour être accepté, il faut vraiment que je sois parfait. Donc tu l'auras compris, le perfectionnisme, c'est beaucoup par rapport à ce que tu as dans la tête, ce que tu penses de toi, l'image que tu as de toi, toutes ces histoires que tu te racontes sur toi-même. Mais alors elles viennent d'où, ces histoires ? Ça vient d'où ce sentiment d'infériorité ? Ça vient d'où ce questionnement perpétuel de comment faire pour être parfait, pour faire toujours mieux, toujours plus ? Je ne te fais pas de roulement de tambour, j'imagine que tu te doutes bien que tout part de l'enfance, évidemment, mais pas que. Et donc on va parler de ça tout de suite. Comme je te le disais, évidemment, il y a des facteurs qui viennent de tes parents, de ton entourage, de tes grands-parents, etc. Pour plusieurs raisons. Tu peux t'interroger pour savoir si tes parents avaient peut-être des critères trop élevés. Pour toi, pour ta réussite, est-ce qu'ils misaient beaucoup sur toi ? Est-ce qu'ils étaient du genre à te minimiser les résultats ? à te comparer à d'autres meilleurs élèves, pose-toi ces questions déjà. Il est possible aussi que tu admirais beaucoup tes parents. T'avais l'impression qu'eux, ils étaient vraiment parfaits. Et du coup, t'avais envie de faire pareil, t'avais envie d'être comme eux. Et tu t'es dit, il faut que je sois parfait, comme papa et maman. C'est possible aussi que si t'as été dans une famille un petit peu complexe, dysfonctionnelle parfois, ou avec des difficultés, de maladie ou autre, t'as eu envie d'être l'enfant sage, l'enfant qui ne cause pas de problème, parce qu'il y en a déjà suffisamment dans la famille, donc je vais pas en rajouter quand même. Ça me fait penser à un exemple dans la série En thérapie, où justement une jeune fille qui vient d'apprendre qu'elle avait un cancer du sein à 20-25 ans n'ose pas en parler à sa mère, car elle a un frère autiste qui demande déjà beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, beaucoup de soins. Du coup, elle n'a pas envie de créer plus de soucis à sa mère. Elle n'a pas envie d'être un fardeau. Parce qu'après tout, son frère vit pire. Enfin, selon elle. Et ce qui est important de noter ici, c'est que c'est pas forcément les parents, l'entourage, etc. qui ont mis la pression. Parfois, c'est juste nous, notre interprétation d'enfant, où on a souhaité faire plaisir à nos parents. parce qu'ils nous soutiennent. On a souhaité être des enfants sages, pour qu'ils soient tranquilles et qu'il n'y ait pas de soucis. Et parfois, oui, on s'est mis la pression tout seul. Un autre facteur qui influence, qui nourrit ce perfectionnisme, c'est la société tout simplement. Toutes ces injonctions qu'on entend, il faut être une bonne mère, s'occuper de son enfant, à l'été, ou pas, perdre ses kilos. Il faut également avoir une super carrière, savoir tout gérer de front, et surtout ne jamais péter un câble. Si t'as pas d'enfant, il serait temps d'en faire, non ? Pour les hommes, il faut être viril, avec de l'humour, être à l'écoute, mais pas trop montrer ses émotions non plus quand même. Il faut correspondre au standard, quoi. Sauf que forcément, ça ne nous correspond pas toujours. Et on n'est pas tous sensibles de la même manière face à ces injonctions. Pour certains, ça va passer bien au-dessus de notre tête. Et pour d'autres, ça va devenir comme des lettres-motives. On va faire ça pour correspondre à une image qui semble être l'image parfaite. Mais c'est pas nous, en fait. Un troisième facteur qui influence le perfectionnisme, et j'en ai déjà parlé, c'est notre façon de penser, notre système de penser. Tu sais que si tu penses que tu es nul, ou alors que pour être apprécié dans la société, il faut être parfait, il faut être le meilleur, que la réussite sociale, la réussite financière, c'est la seule façon d'être heureux, eh bien, ton cerveau, il va sélectionner toutes les informations qui iront dans ce sens. Et clairement, ça va devenir des vérités. Donc finalement, ces pensées, elles deviendront inconscientes. Tu ne te rendras même plus compte que tu es en train de te créer cette histoire-là. Et donc, ton cerveau, il va utiliser ces filtres-là pour choisir les informations. Et il va généraliser. C'est-à-dire que si tu fais une erreur, Tu vas d'abord commencer par te blâmer par rapport à cette erreur-là, puis tu vas la généraliser, tu vas la diffuser sur tout le reste. Par exemple, si tu fais cramer un gâteau dans ton four, tu vas te dire « Putain, mais comment j'ai pu rater cette recette-là ? » Et après, tu vas commencer à te dire « Ouais, mais je suis vraiment trop nulle en cuisine de toute façon, la dernière fois c'était pareil. » Et pour finir, la cerise sur le gâteau, si je reste dans la cuisine, tu vas te dire ... Non mais de toute façon, je suis bon à rien, ça me gonfle, ça marche jamais, je perds mon temps. Et là, le cercle vicieux s'enclenche. Parce que le cerveau, il a plein plein plein de biais cognitifs, de façons de traiter les informations qui ne sont pas toujours les bonnes, qui ne sont pas toujours proches de la réalité. Je vais t'en citer quelques-uns parce que je les trouve super intéressants. On a ce qu'on appelle l'abstraction sélective. C'est quand on a tendance à ne sélectionner que l'élément négatif, sur toute une situation. Donc si je reprends mon gâteau, tu vas juste sélectionner le fait que tu as cramé ton gâteau au four. Par contre, tu vas complètement oublier que tu avais fait une entrée, un plat, juste avant, et que eux, ils étaient très bien réussis par contre. Et de là peut aussi arriver une inférence arbitraire. Alors c'est quoi ? C'est le fait de tirer des conclusions hâtives sans preuve. En gros, c'est de te dire que tout le monde va te détester, te rejeter. parce que tu as cramé ton gâteau. Que clairement, tout le monde va trouver que tu es nul, que tu ne vaux rien, et que la prochaine fois, vaudrait mieux que tu t'abstiennes de faire la cuisine. Sauf que ça, clairement, c'est ce que tu penses. C'est tes opinions. et tu ne lis pas dans les pensées des autres. Donc je trouve ça intéressant de te partager ces petits dysfonctionnements du cerveau, de la pensée, pour que tu puisses y faire attention et que tu puisses peut-être contrôler, mieux gérer tes pensées négatives, que tu puisses les remettre en doute, et te dire que là peut-être, tu es en train de sélectionner une info qui vient juste te confirmer que, ouais, tu n'as vraiment pas de valeur. Mais pour aller plus loin, je vais te donner des pistes, des astuces, pour que tu commences à te libérer petit à petit de ce perfectionnisme. Parce que, comme on l'a vu en début d'épisode, ça amène de la douleur, de la souffrance, du stress, donc ça serait quand même bien de réussir à s'en détacher, non ? Alors la première chose, ça va être de faire attention à tout tes « oui, mais » . Parce que généralement les perfectionnistes ne sont jamais satisfaits, donc quand on leur dit « Oui, mais regarde, t'as réussi à faire ça. Il y a toujours un « oui, c'est vrai, mais bon, j'aurais pu faire mieux. » Donc l'idée, c'est de réussir à reconnaître ses résultats, les moyens qui ont été mis en place, et donc de dire « oui, c'est vrai » . Dès que tu sens que tu as envie de dire « mais » , tu t'arrêtes. Parce que le « mais » , il annule tous tes efforts, il annule tous les bénéfices de ton résultat, de ta réussite. Et donc, il désigne ton estime de toi. Et t'as l'impression qu'il faut toujours compenser. Alors maintenant, on va commencer à apprécier nos réussites, à apprécier nos résultats. Waouh, t'as réussi ça ? Ouais, merci, c'est vrai. Et non, ce n'est pas prétentieux d'être fier de ses réussites. Le deuxième point, ça va être de prendre conscience des domaines où tu es trop perfectionniste. Des domaines où tu perds beaucoup de temps et tu sais que c'est pas normal. Ensuite... tu peux te demander sur quel domaine tu serais ok pour être un tout petit peu moins perfectionniste, sur quel domaine tu serais ok pour baisser tes exigences. Évidemment, on ne change pas tout d'un coup dans tous les domaines et le but c'est d'apporter des toutes petites modifications. Je te partage l'exemple qu'on m'a donné parce que je trouvais ça très représentatif. Pour une personnes qui est obsédée du ménage et du rangement. Ça peut être tout simplement de laisser traîner un couteau dans l'évier, comme ça, pendant une heure, sans le nettoyer, sans le ranger. Ça sera super frustrant au début, t'auras du mal à ne pas y toucher, mais petit à petit, tu vas commencer à comprendre que c'est pas si grave de le laisser traîner pendant une heure. Et petit à petit, tu pourras laisser un petit peu plus de temps. Deux heures, trois heures, une demi-journée. Évidemment, à un moment, il faudra peut-être le ranger, mais... T'as compris le principe ? On choisit un domaine et on diminue nos exigences petit à petit. Un troisième point, ça serait de se demander comment serait ta vie si tu étais un petit peu moins perfectionniste ? Comment tu te sentirais si tu prenais moins de temps sur certaines tâches ? Comment tu te sentirais si t'arrivais à te lancer dans tes projets, sans trop procrastiner ? Pose-toi ces questions. Et pour aller plus loin... Demande-toi, c'est quoi en fait tes objectifs de vie ? C'est quoi qui est vraiment important pour toi dans la vie ? Qu'est-ce que tu as envie d'accomplir ? Parce que c'est ça finalement, le perfectionnisme aujourd'hui. Dans quoi il te bloque ? Dans quoi il te bloque dans ton épanouissement ? Et puis regarde, regarde ce que tu fais dans tes journées. Est-ce que tu as des tâches qui correspondent à ces objectifs de vie ? Est-ce que tu mets en place des choses qui vont t'apporter cet épanouissement, ce bonheur ? Est-ce que tu fais des choses dans ce sens-là ? Grâce à ça, tu pourras mettre un petit peu tout ça en perspective et éliminer les tâches qui ne sont pas importantes pour la réussite de tes objectifs et peut-être rajouter pas mal de choses pour ton épanouissement. Un élément qui va être très important, et je sais que ce n'est pas le plus évident, c'est peut-être même le plus compliqué, mais je peux t'assurer qu'il fait du bien. c'est de te confronter à l'imperfection. Limite de tester de faire des erreurs, presque volontairement. Ou en tout cas, envoyer quelque chose, terminer quelque chose, présenter quelque chose qui n'est pas parfait, ou en tout cas pour toi. Moi personnellement, depuis que je suis dans l'entrepreneuriat, je teste beaucoup de choses. J'ai créé ce podcast par exemple. Il y a des choses où je sais que ce n'est pas parfait, pour moi. Peut-être des petits bruits là, comme ça, un peu gênant. Un son qui va être mal géré, un peu plus fort ou un peu moins fort que l'autre. Mais en même temps, tu vois, je me suis engagée à sortir un épisode tous les jeudis et ça me tient tellement à cœur que tant pis, des fois je le lance et c'est pas grave si c'est pas parfait. Parce que finalement, je préfère lancer quelque chose avec des petits défauts que de ne pas le faire. Et maintenant, j'accepte beaucoup mieux la critique. Si elle est constructive, bienveillante, je me rends compte que ça ne peut que m'aider. Et c'est pas parce qu'il y aura un petit bruit de chaise ou de bracelet dans mon podcast que ça m'enlève de la valeur. C'est pas moi qui suis nulle ou incompétente. À aucun moment, en fait, j'apprends, je teste, j'améliore. Et c'est comme ça qu'on fait une vie épanouie. Je te dis pas que c'est un exercice facile de se confronter à l'erreur, à l'échec, de savoir que tout n'est pas parfait. mais de l'envoyer quand même. Je sais que c'est très très compliqué et que ça va demander un entraînement, de la patience, de la persévérance. Mais ce que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est qu'il faut vraiment détacher ta valeur de ce que tu produis. Tu n'es pas moins intéressante si tu fais des erreurs, si tu n'es pas parfaite. Au contraire, je me suis rendue compte qu'en montrant plus ma personnalité, qui j'étais, mes bizarreries, mes qualités, mais aussi mes faiblesses, mes vulnérabilités, les gens ressentaient que j'étais beaucoup plus naturelle avec eux, que mon message était beaucoup plus sincère, plus vrai. Et tu te rendras compte que quand tu oses parler de tes faiblesses justement, de tes erreurs, de tes doutes, les gens en face sont plutôt rassurés. Et ils ont même tendance à partager leurs propres doutes. leur propre questionnement. Parce que tout le monde sait en fait que personne n'est parfait. Et c'est plutôt un gros soulagement quand il y a quelqu'un en face de toi qui l'assume complètement et qui te permet à ton tour de l'assumer. Donc teste. Teste l'imperfection. Teste les erreurs. Et surtout, regarde le résultat. Regarde pour toi, est-ce que c'est catastrophique ? Est-ce que ça change vraiment quelque chose ? Et si c'est dans ton emploi par exemple, si tu te donnes un petit peu moins dans ton travail qu'avant, demande à ton employeur, à tes collègues, est-ce qu'ils ont remarqué quelque chose ? Est-ce que ton travail les satisfait quand même ? Et en toute honnêteté, je pense que tu te rendras compte que tu peux être tout aussi efficace, tu peux tout aussi bien réussir, sans que ce soit parfait. Personnellement, c'est ce que j'ai compris. J'ai pas besoin d'être la meilleure pour réussir. Et toi non plus. Il y a juste besoin de redéfinir un peu la réussite. Prendre le temps de se satisfaire des résultats obtenus, des efforts qui ont été fournis. Apprendre à mettre de la nuance. Ce n'est ni tout noir, ni tout blanc. Il y a plusieurs curseurs sur ton échelle. Essaye de vivre pour ton plaisir, plutôt que pour la p... performance. Essaye de vivre pour ce qui te procure des émotions positives, pour ce qui va venir nourrir ton épanouissement dans la vie. Et non simplement pour un résultat, pour un semblant de perfection qui n'existe pas. Encore une fois, je sais que c'est pas évident de baisser son niveau d'exigence, mais si tu veux un peu d'aide, j'ai une dernière question qui pourra t'aider à peut-être remettre en question ton perfectionnisme. Et c'est la suivante. Est-ce que tu connais des personnes dans ton entourage avec de grandes qualités, des personnes que tu apprécies beaucoup, que tu admires peut-être, mais qui ne sont pas parfaites, qui ne sont pas perfectionnistes ? Des personnes qui ont leurs défauts, des trucs qui te gênent, mais que tu aimes quand même, et pour lesquelles tu sais qu'elles ont de la valeur pour toi, et à aucun moment tu les remets en question parce qu'elles ont ce petit défaut, ce petit truc un peu chiant. Pose-toi cette question et demande-toi si toi tu peux pas accéder aussi à ce type de vie, tout simplement. L'épisode du jour du coup est déjà terminé, je trouve que c'est un sujet vraiment passionnant, j'aurais pu en dire encore et encore et encore, mais je garde ça peut-être pour une prochaine fois. Dans tous les cas, j'espère que ça t'a plu, de savoir vraiment ce que c'était le perfectionnisme, d'où il venait, quelles en étaient les causes. Et surtout, d'avoir toutes ces petites pistes que tu vas pouvoir tester une à une, pas à pas, ne fais pas tout en même temps, mais qui vont venir challenger ton perfectionnisme, qui vont venir baisser un petit peu la barre pour préserver ton énergie, pour que tu gagnes en sérénité et en liberté. Prends une grande respiration et encore une fois, imagine-toi ce que ce serait si tu étais un petit peu moins perfectionniste. Une fois que c'est fait, et si cet épisode t'a plu, je t'invite à laisser 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute et un avis. Ça me fera très plaisir et ça me permettra de toujours améliorer ce qu'il y a à améliorer. Je te souhaite une très bonne journée, soirée ou nuit et je te dis à très très bientôt pour le prochain épisode.

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