Speaker #0Tu t'excuses quand quelqu'un te marche sur les pieds, tu dis « ça va » alors que t'as envie de hurler, et tu trouves toujours la meilleure répartie, trois jours plus tard, bienvenue sur Légitime, le podcast des ex-petites filles sages qui ont été formatées bien trop tôt à sourire, être sages, et sauver le monde avant leur premier café. Ici, on démonte les injonctions, on balance des « non » fermes mais respectueux, et on réapprend à prendre sa place. Pas en criant plus fort que tout le monde, juste en arrêtant d'être silencieuse. Moi c'est Clémentine, je suis coach en affirmation de soi, et si t'en as marre de te plier en quatre pour m'hériter trois mètres de reconnaissance, retrouve-moi chaque semaine dans tes oreilles pour te partager des punchlines, des cris concrets et des réflexions sans filtre pour t'aider à reprendre ta place. Et promis, je vais te prouver que poser tes limites, ça ne te fera pas perdre ton empathie, ni tous tes amis. Bonne écoute ! Je pensais pas un jour faire un épisode de podcast sur la chanson de Pink, Family Portrait, et pourtant je suis ret... tombé dessus très très récemment et elle m'a foutu un coup de massue, j'ai envie de dire même deux, pour deux raisons distinctes. La première, c'est qu'elle est sortie en 2001, c'est-à-dire il y a 25 ans. Donc autant te dire que le coup de pelle dans la tronche, il fait mal, j'avais pas encore 10 ans, mais waouh, il y a 25 ans ! Bref ! Et le deuxième coup de massue surtout, c'est qu'à cette époque, je sais que j'adorais cette chanson. Je sais que je l'écoutais en boucle sur mon iPod. pod. Vraiment, elle tournait, elle tournait, elle tournait. Je la connaissais par cœur, alors avec beaucoup de yaourt, parce que l'anglais, c'était pas mon... J'avais même pas 10 ans, donc j'étais clairement pas bilingue. Et donc, les paroles, je les comprenais pas. Je les comprenais pas vraiment. Je comprenais que c'était une histoire de famille, parce qu'en plus, à l'époque, mon Dieu, à l'époque, je regardais MTV, donc je voyais les clips. Donc je voyais bien que c'était une famille qui se foutait sur la tronche, des parents qui se prenaient la tête. Donc je... Pour moi, à l'époque, je me disais, ouais, ok, c'est une chanson triste sur des parents qui se séparent. Et la gamine, elle voit ça et ça la fait chier. J'avais à peu près cette lecture-là d'enfant de 10 ans. Et là, donc, il n'y a pas longtemps, je retombe sur cette chanson et je commence à écouter les paroles. Mon niveau d'anglais s'est amélioré. Merci. Et là, j'ai commencé à comprendre quelques paroles et je me dis, mais waouh. Donc, je suis allée voir les paroles. Je suis allée lire en détail pour être sûre. Et très sincèrement, je me suis mise à chialer, mais comme jamais. Parce que ça m'a touchée à un point, non seulement parce que ça m'a parlé quand même un peu personnellement, et surtout parce que c'est ce que j'entends, c'est ce que je vois. J'ai tellement de femmes chez mes coachés, mais aussi sur Instagram, j'en ai échangé avec certaines d'entre vous. Et ça illustre, en fait cette chanson illustre tellement bien cet enfant qui regarde ses parents se déchirer. Et qui se dit pas genre, mes parents ont un problème dans leur couple, mais qui se dit, si j'étais meilleure, si j'étais plus sage, si je devenais meilleure, peut-être que je pourrais tout réparer, peut-être que papa va rester, peut-être qu'ils vont rester ensemble. Donc aujourd'hui j'avais envie de faire cet épisode pour décrire tout ce dont elle parle dans la chanson, ce mécanisme, à quel point ça peut être violent pour un enfant, et à quel point L'enfant, il n'a pas le recul de ce qui se passe à ce moment-là et qu'il le prend vraiment si personnellement. Et derrière tout ce que ça peut venir impacter sur le reste de sa vie, de son quotidien. Et enfin, quelques petites pistes de ce qu'on peut faire concrètement par rapport à ça. Donc la chanson, c'est vraiment ça. C'est vraiment Pink en tant qu'enfant qui voit ses parents se déchirer, qui voit ses parents dire des saloperies l'un sur l'autre, qui les voit se disputer. Peut-être que ça crie, peut-être que parfois c'est des tensions un peu plus feutrées, mais que ça se sent dans le mood général de la pièce, elle la sent, les enfants ils sentent tout, ils repèrent tout, ils voient ces petits changements sur le visage, ils voient quand maman elle est en train de ruminer, quand papa il est en train de se dire, il est en train d'aller s'enfermer dans le bureau, etc. Et ce qui se passe à ce moment-là dans sa tête, et elle le dit, elle dit... « Maman, arrête de pleurer, je ne peux pas supporter ce son. » « Papa, arrête de crier, je ne peux pas supporter ce son. » Et je trouve qu'en anglais, c'est très très fort, parce que c'est vraiment « je ne peux pas le supporter » . Si tu m'écoutes et que tu as déjà vécu une situation comme ça, je pense que tu arrives à percevoir cette sensation assez désagréable, assez oppressante, un peu paniquante, j'ai envie de dire. Je ne sais pas si ça se dit d'ailleurs comme mot. Ce truc de « je ne peux pas » . Tout est en alerte rouge chez moi quand j'entends ces sons-là. Vraiment ce sentiment qu'elle exprime est ce qui est assez terrible et qui brise le cœur. Dans cette chanson, c'est qu'elle dit Est-ce qu'on pourrait être une famille ? Est-ce qu'on pourrait faire fonctionner ça ? Promis, je serai meilleure. Maman, je te promets, je ferai tout. Papa, je t'en supplie, ne t'en vas pas. Elle continue, elle dit à son père, je sais qu'elle te blesse, je sais que maman t'a blessé, mais rappelle-toi que je t'aime aussi. Et en fait, c'est terrible parce qu'on voit tout au long de la chanson, tout le cheminement où l'enfant commence à prendre la responsabilité sur ses épaules. L'enfant commence à dire, je sais que c'est, maman a dit des saloperies, je sais que ça t'a blessé, mais rappelle-toi que moi je t'aime. Moi je deviendrai meilleure, moi je ferai les choses différemment, promis je vais m'améliorer. Je vais faire que ça se passe bien, que vous n'ayez plus à vous prendre la tête. Parce qu'en fait c'est ça qui se passe à cet endroit-là. C'est que cet enfant, elle pense, c'est sûrement à cause de moi, si j'avais pas fait telle bêtise hier. Si j'avais eu 20 sur 20 mon contrôle de maths, si je devenais meilleure élève, si j'étais plus sage, peut-être que ça s'arrêterait. Peut-être que la relation, elle s'améliorerait. Peut-être que je peux faire quelque chose pour que papa, maman aillent bien. Qu'ils comprennent que moi, je les aime et moi, je ferai tout pour que ça fonctionne. Et en fait, elle le dit. Elle fait sur les photos de famille, on a l'air heureux, on a l'air normaux. Est-ce qu'on ne pourrait pas faire semblant ? Est-ce qu'on ne pourrait pas revenir à ça ? Je ne veux pas avoir de adresse. Je ne veux pas passer les vacances chez l'un ou chez l'autre. Je ne veux pas avoir un demi-frère. Et elle se dit, je veux tout faire pour éviter que mes parents se séparent. Et je ne sais pas, vraiment, en réécoutant ces paroles-là, ça m'a brisé le cœur. Parce que cette enfant-là, elle finit par être de plus en plus discrète. Elle fait tout pour ramener les meilleures notes. Elle fait tout pour anticiper les humeurs de l'un ou de l'autre. Faire en sorte que quand papa rentre de la maison fatigué... tout soit déjà rangé, faire en sorte que quand maman est triste, elle sera là, dispo, souriante, soutenante pour sa propre mère. Et en fait, sans le savoir, elle devient la médiatrice de la maison. Elle porte toute la responsabilité de sa famille sur le dos, sur ses épaules. Mais ce qui est d'autant plus terrible, c'est que cet enfant, elle ne veut plus supporter ça, elle ne veut pas supporter ses cris, ses pleurs. Elle sait que ça la stresse, elle sait que ça l'angoisse et que ça la fait un peu paniquer. Et elle le dit à un moment, elle dit « hier j'ai fui, j'ai fui loin du bruit, je veux pas y retourner, mais j'ai pas le choix » . Et je trouve ça tellement impactant parce que tellement représentatif de ce qui peut se passer justement pour un enfant. Cette ambivalence, ce paradoxe de « je sais que cette relation, je sais que ce mood, je sais que cette ambiance, c'est dangereux » . dangereux dans le sens où je ne me sens pas safe, j'ai peur que mes parents se séparent, j'ai peur d'être éloignée de ma famille, j'ai peur que maman pleure, j'ai peur que maman crie. Donc elle sait que cette relation n'est pas saine, n'est pas sécuritaire, et en même temps elle n'a pas le choix, elle dépend de cette relation. Et c'est cette ambivalence qui fait qu'on va avoir tendance à se soumettre à... à aller vers le people pleasing. C'est une soumission, mais qui est en fait une stratégie de survie relationnelle, une stratégie pour préserver le lien, pour éviter que ça casse, que ça fasse une rupture. Et je ne vais pas citer toute la chanson de Pink, même si j'en ai cité pas mal, mais à un moment donné elle dit « C'est pas facile de grandir pendant la Troisième Guerre mondiale sans savoir vraiment ce que l'amour pourrait être. Et je ne veux pas que l'amour... » me détruisent comme il a détruit ma famille. Donc en plus, ça lui montre un modèle d'amour relationnel qui est très conditionnel. Un modèle d'amour où on ne sait jamais à quoi s'attendre. Un modèle d'amour où papa et maman sont censés s'aimer, mais en fait, ils s'insultent, ils se crient dessus, ils se font pleurer. Est-ce que j'ai vraiment envie un jour de ressentir l'amour aussi ? Est-ce que c'est vraiment ça que j'ai envie de... de chercher dans mon quotidien plus tard quand je serai grande. Donc je ne sais pas déjà si toi, en m'écoutant, si ça résonne chez toi, si ces paroles te parlent, si cette ambivalence te parle. Mais je sais que c'est quelque chose que je vois très souvent et de plus en plus en coaching, puisque je m'y intéresse de plus en plus, que je me forme au système nerveux. Donc je vois de plus en plus ces schémas-là. Et c'est typiquement ce qui se produit, c'est typiquement ce qui est dit dans la chanson. J'ai une personne récemment qui m'a dit « mais moi je sais que je devrais poser des limites à ma mère, je sais ce que je devrais dire, franchement je sais quoi dire, je sais ce que j'ai envie de dire, je sais quelles limites j'ai envie de poser » . J'ai les mots, mais quand il s'agit de le faire, quand je suis face à elle, je me retrouve comme une petite fille. Je me retrouve à acquiescer, à minimiser, à dire non mais ça va, c'est rien, c'était pas important. Et après, elle me dit mais après je suis furieuse contre moi-même, je m'en veux, je ne comprends pas, alors que je sais pertinemment, c'est bon. Je suis adulte, je sais, j'ai le droit, il y a des trucs que je n'ai pas à accepter, que je n'ai plus à accepter. Mais en fait, ce qui se passe, c'est que ton système nerveux, quand tu étais enfant, et dans ces situations-là où tu as entendu des cris, des pleurs ou toute autre situation où à un moment donné, tu t'es senti responsable des émotions, du mood de tes parents, ton système nerveux, il a enregistré que ta survie à toi dépendait de l'état émotionnel de tes parents. Si mes parents vont bien, si mes parents sont heureux, détendus, calmes, etc., moi je suis safe aussi. Donc il vaut mieux, voilà, que je me diminue, que je ne prenne pas trop de place, que j'anticipe, que je ne fasse pas trop de bruit, bref. C'est pas vraiment conscient, mais c'est ton système nerveux qui a fait son boulot. Il t'a gardé en sécurité, dans un environnement qu'il percevait comme imprévisible. Et donc il t'a appris, il t'a appris à prévoir l'imprévisible. Il t'a appris à... contre carré d'imprévisible, pour que tu sois capable de réagir en tout temps pour apaiser la tempête, pour apaiser la guerre. Et ces solutions-là qu'il a trouvées, de t'adapter, de sourire même si t'es pas d'accord, de dire toujours oui à tout, de faire comme si t'avais absolument aucun problème sur Terre, genre et que rien n'était grave, en tout cas quand ça te concerne, ces solutions, elles ont marché. Et c'est pas des bugs, c'est pas ton système qui a déconné, c'est pas toi qui as un problème. Au contraire, c'est que tu t'es adapté de façon très intelligente à une situation à risque. Et ton corps, il a enregistré tout ça, il a gardé ça très très précieusement. Sauf que maintenant, aujourd'hui, t'as 20, 30, 40, 50 ans, ta tête a compris, ta tête a évolué, t'es allé choper des ressources, tu sais que t'es adulte. Mais ton corps, lui, sait pas. Pas pour ça en tout cas. Ton corps, il a encore 5, 6, 7 ans. Il reconnaît le même signal d'alarme qu'à l'époque. L'attention dans la voix, les pleurs, l'atmosphère qui change. En fait, lui, il fait un retour vers le futur, quoi. Un retour vers le passé, du coup, donc un retour dans le temps juste, mais tu captes. Et donc, il réagit au quart de tour. Donc, ce n'est pas de la faiblesse, ce n'est pas de la lâcheté, c'est juste une stratégie de survie, une mémoire de survie relationnelle. Et c'est ça qui fait que tu te transformes en petite fille sage. C'est pour ça que je dis souvent ces mots, petite fille sage. C'est que techniquement, oui. Tu repars, ton corps, il est encore à cette époque de petite fille qui essayait de tout gérer, qui essayait de faire la paix dans la maison. Donc c'est pas un trait de personnalité et ça ne l'a jamais été. T'as juste pris des responsabilités très tôt pour essayer de te protéger. T'as construit, brique par brique, une stratégie pour te sécuriser. Dans un contexte où t'as bien capté que être toi-même ou... où tu as eu l'impression que si t'étais pas assez bonne à l'école, si t'étais pas assez sage, assez gentille, assez mignonne, si t'aidais pas assez ou quoi que ce soit, ben ça allait avoir un impact sur le lien avec les autres. Donc qu'est-ce qu'on peut faire par rapport à ça ? Ben la première chose, c'est déjà nommer ce qui s'est passé. Alors je sais, le réflexe, ça va être « Ouais, mais c'était pas si grave. Ouais, mais du coup, c'était pas dirigé contre moi. » Ils ne voulaient pas, ils ont essayé de me préserver, etc. Ils ont fait de leur mieux. Ou il y a pire dans la vie, il y a des gens qui vivent pire. Et en soi, peut-être que tout ça est vrai. C'est sûrement vrai même. Mais on s'en fiche un peu. Dans le sens où ça a eu un impact réel sur toi. Et les deux coexistent. Mais l'impact existe. Tu peux pas continuer à faire comme si ça n'avait pas existé. Tu peux pas continuer à dire « Ouais, mais bon, c'était... » Il voulait pas. On s'en fiche, en fait, qu'il voulait pas. Il y a eu un impact. Si ça t'a blessé, si ça t'a rendu triste, si tu sais qu'il y a des moments où t'es même allé voir ta maman ou ton papa pour dire « Non, mais tu sais que maman, elle est juste un peu en colère et tout. » C'est pas normal pour un enfant. C'est pas à toi de gérer ça, c'était pas à toi. Et apprendre que l'amour est conditionné. à ta capacité à être sage, douce, bien rangée dans un coin, bah ouais, ça laisse des traces. Et ça laisse des traces pour toutes tes relations futures. Donc c'est important de le nommer. On n'est pas là pour accuser, encore une fois, on n'est pas là pour blâmer, j'en fais pas le procès de tes parents. Mais pour moi, c'est important que tu regardes ce qui s'est réellement passé, sans le minimiser et sans l'exagérer non plus. Parce que tant que tu minimises... ton corps il reste seul avec quelque chose qu'il n'a pas digéré et qu'on ne l'aide pas à digérer. Deuxième chose, c'est apprendre et j'ai envie de dire t'entraîner à distinguer le à l'époque et maintenant. C'est-à-dire que quand tu te retrouves face à ta mère, face à ton père et que tu sens que ton corps passe en mode petite fille, là dans cet instant ça va être important de bien sentir tes appuis, de bien regarder autour de toi pour te rappeler. Aujourd'hui j'ai 30 ans. Je suis une adulte, j'ai des ressources, j'ai des ressources que je n'avais pas à l'époque. Aujourd'hui, je ne dépends plus de mes parents pour survivre, je peux m'occuper de moi, je peux partir de la conversation si ça ne me convient pas, je peux partir de la maison si ça ne me convient pas, je ne suis pas obligée de rester. Je peux poser des limites si ça ne me convient pas, je ne suis pas obligée de me taire. Ton corps, il n'a pas encore intégré cette information, mais tu peux commencer à lui donner l'info. Tu peux commencer à lui montrer, regarde. Là, je regarde autour de moi, je regarde, j'ai 30 ans. Je me regarde dans le miroir, j'ai 30 ans, je vois les petites rides. Bon, ça c'est pour la blague, mais... Commencez à montrer à ton corps, on a les ressources là. On les a peut-être pas toutes, mais on en a beaucoup plus que quand on avait 5-6 ans et qu'on se sentait un petit peu piégé. Là, on n'est plus dans cette ambivalence de « je sais que je ne supporte pas cette situation, je sais que cette situation est dangereuse, pas safe pour moi, mais... » Je ne peux pas en sortir. Là, tu as les ressources. Et déjà, commencer à repérer ça, ça ne va pas être magique. Les premières fois, ça ne va pas fonctionner. Ton corps, il ne va pas y croire vraiment. Mais il va falloir de la répétition et pratiquer petit à petit, pas forcément face à tes parents tout de suite direct ou pas sur des gros sujets de fond. Mais ça va être de la répétition et de la pratique pour t'apporter de plus en plus de sécurité. Et justement, la troisième chose, c'est que... C'est génial déjà de comprendre ce qui se passe, comprendre que si on est en mode petite fille sage, en mode people pleasing, si on a tendance à se soumettre entre guillemets aux gens, ou en tout cas à laisser faire, à dire oui à tout parce que c'est plus simple. Comprendre d'où ça vient, ça permet déjà de commencer à désactiver la honte. Ça commence à aider à remplacer le « je suis comme ça » , « je suis un problème » par « j'ai appris ça » . Cette situation était problématique. Mais juste comprendre avec la tête, ça ne fonctionne pas. Je pense que tu l'auras compris. Et si tu m'écoutes, je pense que des sujets de développement personnel, que ce soit des bouquins, des podcasts et tout, t'en lis. Mais c'est important que ça passe aussi par le corps. Parce que c'est ton corps qui n'a pas encore compris. C'est ton système nerveux qui est bloqué sur une mémoire qui n'est pas à jour. Donc c'est important. de faire un travail de ce côté-là, de s'apporter de la sécurité, comme je disais, de s'entraîner dans des relations sécuritaires pour être capable de se co-réguler, commencer à ressentir les signaux d'alarme avant qu'elles ne te submergent, et d'apprendre à te réguler pour que tu arrêtes de passer de « je me tais complètement » , « je fige » , « je suis incapable de dire quoi que ce soit » ou Ou quand c'est trop, j'explose, mais c'est pareil, ça déborde et ça donne jamais rien. Et c'est vrai que je suis assez fière d'implémenter ça maintenant dans mes coachings parce que je vois bien la différence entre là, je commence à ressentir la sécurité, je commence à voir que je peux me remettre en sécurité. Et quand je dis en sécurité, c'est pas je me mets en mode extatique, en mode joie intense, juste. Je ressens quelque chose de désagréable, mais je me laisse plus submergée. Et ça change tout ensuite sur la posture, sur ce qu'on va s'autoriser à faire, sur les capacités qu'on a l'impression d'avoir. On commence à reconnecter avec les ressources et à de plus en plus, j'ai envie de dire, laisser grandir la petite fille qui était bloquée depuis X années. Donc voilà, Family Portrait est sorti en 2001. À l'époque, je ne savais vraiment pas. De quoi ça parlait, finalement, j'avais pas du tout saisi le sujet, j'avais pas saisi finalement que, alors que l'enfant était au cœur. de la chanson, bien sûr que si, mais pas en mode je prends la responsabilité. Moi, je l'avais compris en mode Pink subit les disputes entre ses parents, mais voilà quoi. Pas genre elle les subit, elle en prend la responsabilité, et elle prend un rôle qui n'est pas le sien, et surtout pas à un âge aussi jeune, quoi. Donc si c'est ce que tu ressens aujourd'hui, ce... Ce sentiment quand t'es face à tes parents ou peut-être face à d'autres personnes qui te semblent être des personnes d'autorité, je veux que tu saches que c'est normal, c'est logique que t'aies cette réaction un peu de très tractée, que t'aies cette réaction un petit peu de soumission, de j'ai pas envie de prendre trop de place et faire trop de bruit et de trop dire ce que je pense ou je dois être parfaite. Si je fais quelque chose, il faut que ce soit parfait, il faut que ce soit bien contrôlé, bien maîtrisé, il faut que je sois gentille, il ne faut pas que ça déborde. C'est normal que tu aies ces réflexes-là, que tu n'arrives pas à t'en débarrasser. Malgré tout, les exercices de def perso que tu as pu faire, ce n'est pas suffisant. Parce que ton corps, je le répète beaucoup en ce moment, Insta et tout, ta tête a compris. Ta tête, elle a peut-être 20, 30, 40, ton âge quoi, mais ton corps, il est encore bloqué à 5, 6 ans. Je vais terminer l'épisode ici. J'espère qu'il t'aura plus intéressé. C'est la première fois que je fais un débrief de chanson. Mais vraiment, en la réécoutant, je me suis dit mais c'est incroyable. C'est incroyable et c'est terrible d'avoir écouté cette chanson si jeune. Bon, je ne le captais pas, donc ce n'était pas très grave. Mais je sais que je captais quand même un peu le mood général. Je voyais bien que ce n'était pas agréable. Et je voyais bien que quand je l'écoutais, déjà à cet âge-là, j'avais envie de... Pas de me battre, mais je sentais qu'il y avait un élan quand même. Et c'est intéressant de voir, 25 ans plus tard, tout ce qui était dit là-dedans. Parce que déjà que maintenant, encore aujourd'hui, c'est un gros, gros sujet tabou. C'est encore un sujet où je vois des femmes qui se disent qu'elles ne sont pas légitimes de ressentir ça, ou que c'est un trait de personnalité d'être en mode petite fille sage, etc. Ou que oui, mes parents ont fait comme ils ont pu, donc je n'ai pas le droit de dire quoi que ce soit. Il y a encore tellement de personnes dans cette optique-là. Et je me dis, il y a 25 ans, quand elle a sorti cette chanson, je me demande comment ça a été reçu. Est-ce que ça a vraiment été compris ? Bon, je n'aurai pas la réponse. Ou je pourrais peut-être aller la chercher, mais ce n'est pas le sujet. Mais en tout cas, j'avais envie de partager ça dans un épisode de podcast. Donc, je vais m'arrêter là. Je te souhaite une bonne journée, bonne journée, après-midi, soirée, et à très bientôt sur Les Itimes. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode, et s'il t'a aidé, s'il t'a intrigué, si tu te poses des questions, je suis curieuse, viens me le dire sur Instagram. Promis, je m'en repars, et c'est toujours un régal d'échanger avec vous. Et si tu veux soutenir le podcast, m'envoyer du love, ou aider d'autres petites filles sages qui en ont marre de passer leur temps à sauver le monde, tu peux laisser un avis à des étoiles sur Apple Podcasts et Spotify. Ça me fera très plaisir et puis ça aidera les JTim à se faire connaître et aller encore plus loin. Encore une fois, merci pour ta confiance. Je te dis à la semaine prochaine. Et n'oublie pas, prendre sa place, c'est pas crier plus fort que tout le monde. C'est juste arrêter d'être silencieuse.