Speaker #0Tu t'excuses quand quelqu'un te marche sur les pieds, tu dis « ça va » alors que t'as envie de hurler, et tu trouves toujours la meilleure répartie, trois jours plus tard, bienvenue sur Légitime, le podcast des ex-petites filles sages qui ont été formatées bien trop tôt à sourire, être sages, et sauver le monde avant leur premier café. Ici, on démonte les injonctions, on balance des « non » fermes mais respectueux, et on réapprend à prendre sa place. Pas en criant plus fort que tout le monde, juste en arrêtant d'être silencieuse. Moi c'est Clémentine, je suis coach en affirmation de soi, et si t'en as marre de te plier en quatre pour m'hériter trois mètres de reconnaissance, retrouve-moi chaque semaine dans tes oreilles pour te partager des punchlines, des clés concrètes et des réflexions sans filtre pour t'aider à reprendre ta place. Et promis, je vais te prouver que poser tes limites, ça ne te fera pas perdre ton empathie, ni tous tes amis. Bonne écoute ! Je sais pas si t'es déjà passé dans un portique de sécurité à l'aéroport, j'imagine que oui, et là t'as oublié une pièce d'un centime qui était planquée au fond de ta poche... ou tes clés de voiture, etc., peu importe. Et là, ça sonne. Donc, il y a l'alarme, il y a l'agent qui te fait te mettre de côté pour vérifier, pour tâter, te passer la petite machine. Il y a tout le monde qui te regarde un petit peu curieux, comme si t'avais, ça y est, t'avais un couteau caché dans ta chaussure pour une pièce d'un centime. En fait, le système nerveux marche un peu comme ça aussi. Son idée, c'est de checker à l'extérieur ou à l'intérieur de soi. S'il y a quelque chose qui va être insécurisant, parce que je le répète, je pense dans chaque épisode, le cerveau a besoin que tu survives. Pas que tu sois heureux, mais que tu survives. Donc, il faut évidemment un radar pour être capable de capter, attention, risque pour ma survie. Et si je parle de ça aujourd'hui, c'est parce que je vois beaucoup de femmes, et beaucoup de petites filles sages, qui ont justement cette alarme un petit peu permanente, toute la journée. Toute la journée, il y a l'alarme « attention, truc grave, attention, danger » qui bip pour un mail qui va être en attente, pour un moment où tu es juste en train de flâner un petit peu dans ta maison, pour un moment où tu as l'impression que tu ne fais rien. Et ça, c'est quelque chose qui m'a beaucoup interpellée et que je vois du coup beaucoup chez mes coachées. C'est des femmes qui, au quotidien, sont incapables de ralentir ou elles sont obligées de faire tout le temps. à n'importe quel moment, et même quand elle se repose, qui se dit « je suis obligée de faire quelque chose, je ne peux pas juste me poser là dans mon canap' à observer autour de moi. Il faut que je fasse quelque chose et il faut que ce soit en plus un peu productif. » Donc déjà c'est marrant parce que la définition de « qu'est-ce qui est productif ou pas, en fonction de quoi, etc. » , on s'interroge, mais il faut faire quelque chose et tout est dans l'urgence permanente. Tout est dans le « il faut que » . il faut que je fasse quelque chose, il faut que je fasse un mouvement. Et j'avais envie de parler de ça dans un épisode, parce que je pense que tu te reconnais déjà peut-être dans cette description. Je veux que tu comprennes d'où ça vient, et surtout, comment on fait pour ralentir dans ces moments-là, et surtout, ne pas tout arrêter d'un coup. Parce qu'il y a une bonne raison pour laquelle tout arrêter d'un coup, ça marche jamais, et ça te met dans un inconfort voire terrible. Donc on va commencer par la base, concrètement, et ça va potentiellement être inconfortable, mais en même temps, ça voudrait dire qu'on aura touché quelque chose. Je ne sais pas si tu vois cette sensation le dimanche après-midi sans rien de prévu. Genre, il n'y a vraiment rien. Tu n'as pas ton ménage à faire, c'est déjà fait. Tu n'as pas de mail à finir. Tu n'as pas de message à lequel répondre. Et là où on pourrait se dire « Ah cool, ça va me soulager, je vais pouvoir respirer » , en fait, ça te crée une angoisse. Tu commences à tourner en rond et tu finis par trouver un truc, par inventer un truc à faire vite fait. Peut-être ranger enfin ce tiroir à chaussettes où il y a... plein de paires solo, où il y a plein de chaussettes solo qui traînent, depuis six mois, ça ne te dérangeait pas jusque-là, mais tiens, si je rangeais ça maintenant. Ou tiens, si je commençais à préparer Noël alors qu'on est au mois de juillet, je ne vois pas où est le problème. Ou alors, tu es en train de regarder une série qui est censée te détendre, c'est censé être ton moment à toi, et en fait, tu as ton téléphone en main, tu es en train de répondre à des mails, tu es en train de checker ta to-do. Et il y a ton cerveau qui est déjà en train de calculer, merde, qu'est-ce que je vais faire après, qu'est-ce que je vais faire demain, etc. Et souvent, ce truc-là, on se cache derrière le oui, mais je suis productive, j'ai envie de faire des choses projectives, ou alors j'étais motivée à ce moment-là, j'avais plein d'énergie. Sauf que très souvent, c'est pas ça, en fait. C'est juste ton système nerveux qui a un besoin, j'ai envie de dire vital, de rester en mouvement. Parce que s'arrêter... Dans ces moments-là, pour lui, ce n'est pas synonyme de repos, pour lui, c'est synonyme de danger. Et d'ailleurs, récemment en séance, j'ai une personne qui m'a exactement dit ça, qui m'a dit « mais si je ne fais rien, pour moi, c'est la mort » . Et c'est pas genre c'est la mort, je m'ennuie. Non, ça venait vraiment des tripes. Pour moi, c'est la mort. C'est l'encéphalogramme là qui fait bip quoi. Il n'y a plus personne, c'est fini quoi, c'est le vide. Et donc c'est terrifiant. Et du coup, je te pose la question là directement, est-ce que ça t'est déjà arrivé ce truc où t'arrives pas à profiter d'un moment calme parce qu'il y a une petite voix qui te dit mais attends, non non. Il y a quelque chose à faire, il faut qu'on fasse quelque chose. Et si c'est le cas, déjà, je voudrais te rassurer. Je voudrais que tu ne te culpabilises pas, que tu ne commences pas à te flageller sur la place publique. Ce n'est pas un problème d'en faire trop. Ce n'est pas toi qui es une maniaque du faire ou quoi que ce soit. Ce n'est pas un problème de discipline. Ce n'est pas que tu as trop d'énergie ou juste que tu es psychorigide ou que sais-je. Mais en gros... Ton système nerveux, il a plusieurs modes. Il a un mode où on va dire, c'est pas que tout va bien, mais un mode où une fenêtre de tolérance dans laquelle je peux tolérer l'inconfort, je peux être aussi très très bien, calme, apaisé, mais ça peut être aussi, je suis pas très confort, mais c'est ok. C'est ok, j'accepte cette situation, j'arrive quand même à naviguer, ça se passe quoi. Donc en soi, un mode où... T'arrives à te poser, t'arrives à digérer, t'arrives à souffler quand même. Voilà, la vie suit son cours et malgré les inconforts, tu gères, entre guillemets. Et il y a deux autres modes, mais là j'ai envie qu'on se concentre sur le mode alerte, le mode sympathique, le mode activation. Et là, pour signaler justement, attention, il y a un danger, il va falloir faire quelque chose. Donc soit se mettre à courir, à fuir, soit se mettre à combattre ce danger. Et chez certaines d'entre nous, ce deuxième mode, il est resté allumé en permanence, depuis un long moment, et parfois depuis très très longtemps, et généralement depuis l'enfance. Ce qui fait que tu restes en hyper-vigilance. Concrètement, je disais tout à l'heure, notre portique de sécurité, ton système passe son temps à scanner l'environnement pour repérer le prochain truc qui pourrait mal tourner. Ton système, il passe son temps à analyser chaque élément, chaque personne autour de toi, chaque son, chaque odeur, pour être sûr qu'il va rester en sécurité. Et si ton système a enregistré un jour que ne rien faire, ça t'a amené peut-être à être puni. Peut-être que tes parents, tes frères et sœurs ou un professeur même t'a dit « à ça pour aider ta famille, il n'y a personne » ou « à ça pour aider tes petits collègues, il n'y a personne » . Pour foutre le bordel, là, il y a du monde, mais alors quand il s'agit d'aider, quand il s'agit de faire, ah là, ça se tourne les pouces. Tu sais quoi ? Comme tu ne veux rien faire, tu vas aller rien faire dans le coin, comme ça, tu comprendras ce que ça fait. C'est possible, en tout cas, qu'à un moment donné, ne rien faire. Et ici, c'est pareil, tout est relatif, parce qu'en fonction de ce qui s'est passé, des retours que tu as eus, tu étais peut-être juste en train de te reposer ou d'être contemplatif. Peut-être de lire, peut-être d'être dans tes pensées, peut-être de créer toute une histoire dans ta tête, faire marcher ton imagination, quoi. Mais en fonction de la personne en face de toi, ça a été interprété en « elle glande, elle fout rien, c'est une feignante » . Et tout ça, je pense que tu commences à le comprendre, ça s'est enregistré comme « attention, si je ne fais rien, c'est dangereux, je suis punie, je suis rejetée » . Donc ton système, il l'a intégré comme... Ne rien faire égale danger, qui fait qu'être toujours dans l'action, dans le faire, dans avancer, c'est quelque chose qui vient calmer un petit peu cette alerte générale. Si je fais quelque chose, si je suis dans le contrôle, dans la maîtrise, ça me rassure. On ne peut pas dire forcément que ça t'apaise, parce qu'il y a un stress un peu général. Si l'alarme est constante, le stress est quand même là et c'est possible que tu sois un peu contracté. dans le corps, dans la mâchoire, que t'aies le plexus un peu qui soit serré. Mais ça vient quand même avoir un côté rassurant, parce que maintenant le contrôle, tu gères et tu ne laisses pas place au rien. Au rien qui paraît beaucoup plus dangereux que d'être un petit peu crispé dans la mâchoire. Donc tant que tu bouges, t'as l'impression de garder le contrôle. A l'inverse, si tu t'arrêtes, si t'es pas vraiment dans une action, je dirais, souvent j'entends ça chez mes coachés, une action concrète, ça t'enlève ce contrôle. D'un coup, ça déstabilise. D'un coup, on est un petit peu dans le vide, on ne sait pas ce qui se passe, il n'y a rien sur lequel se raccrocher. Et pour le système, là, c'est alerte. Encore plus. Alerte vigilance. Et c'est ça qui fait que tu peux te sentir très, très inconfortable quand tu ne fais rien. Quand d'un coup, tu te retrouves là, dans le silence, posé dans ton canapé, où au départ, t'étais là genre « Allez, je vais me poser, ça va me faire du bien. » Et où deux secondes après, c'est un peu panique à bord, genre « Non, non, non, mais il faut que je fasse quelque chose. Non, non, je vais faire quelque chose, c'est bien. Je vais refaire le ménage, je suis sûre que je vais oublier des poussières. » Donc vraiment, si tu réagis comme ça, C'est pas que t'as un problème, c'est au contraire que t'as un système nerveux qui fonctionne très très bien et qui t'a dit « si je ne fais rien, c'est dangereux pour moi. » À un moment donné de ma vie, ça a été dangereux, donc maintenant je me protège. Et je fais, Oui, peut-être que sur du long terme, ça va m'épuiser, mais pour l'instant, ça me protège. Quotidiennement, ça me protège. Et c'est vrai que c'est assez piégeux. Parce qu'en soi, on a plein de mécanismes de protection dans notre vie, ça c'est pas un sujet, mais il y en a qui sont plus ou moins présents que d'autres. Mais là, comme il y a une vraie question de faire, d'être dans l'action, dans le mouvement, c'est épuisant parce que c'est tous les jours. Dès que tu te réveilles, il faut que tu te mettes à l'action. Parce que s'il y a un moment trop long de je ne fais rien, en tout cas j'ai pas l'impression de faire quelque chose de concret, de pertinent, de productif, ben... tout de suite, ça s'enclenche. Donc on est bien d'accord que c'est fatigant et que c'est du tous les jours. Donc qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? Si tu te retrouves dans cette situation où tu sais que tu as tendance à ne pas réussir à lâcher, déjà, fous-toi un peu la grappe. En tout cas, ne sois pas trop jugeante envers toi-même. N'essaye pas de t'en vouloir. De dire « mais putain, j'en ai marre d'être comme ça, c'est pas possible d'être comme ça, de ne pas réussir à s'arrêter » . C'est normal. En tout cas, ça se comprend. Ton système, il a appris quelque chose, il fait son job. On peut le remercier pour ça. Aujourd'hui, on est bien d'accord, c'est un peu handicapant. La première chose que je te dirais, c'est déjà, l'idée c'est d'apprendre à ralentir. L'idée c'est d'apprendre à ralentir pour que ton système puisse comprendre au quotidien qu'en fait... Il n'est pas obligé de faire tout le temps pour que ça se passe bien. C'est de venir redistiller de la sécurité petit à petit. Et si je dis petit à petit, c'est-à-dire qu'on ne va pas chercher à s'arrêter. Parce que des fois, on va entendre, oui, on va faire de la méditation, ça va te faire du bien. Et c'est vrai que dans certains cas, ça peut faire du bien. Mais ça peut aussi être complètement contre-productif. Parce que, imagine. Alors, faire de la méditation ou s'arrêter complètement. Genre, tiens, aujourd'hui, je ne fais rien du tout. Ça peut être très contre-productif. Parce que si tu as bien compris, imagine, tu es dans une maison en feu. Donc, c'est en alarme, etc. Attention, il y a un danger. Ton système te dit, il y a danger, là, il faut agir, là, il faut fuir. Ou se battre, si tu as un extincteur. On pourrait imaginer qu'éteindre le feu, c'est se battre. Mais il faut faire quelque chose. Et là... toi, t'es au milieu de la pièce en feu et tu décides de t'arrêter net pour faire une petite méditation. Ton système, il va pas se dire « Ah bah c'est bon, on est safe maintenant. Voilà, on va brûler, mais au calme. » Lui, il va capter « Non mais elle est con, elle a pas compris. Là, c'est dangereux, il y a un truc qui nous menace, il faut faire quelque chose, il faut bouger son cul, il faut faire quelque chose. » Oui, le système nerveux est très vulgaire. Delta, ton alarme, elle monte encore plus fort. C'est pareil, si tu te retrouvais face à une bête sauvage, Ça serait peut-être pas le moment de faire une petite méditation. Donc le vrai geste de survie dans une maison en feu, ça serait pas de t'arrêter nette et de faire une petite méditation. Ça serait de sortir, de fuir ou de sortir ton extincteur. Mais ça serait aussi de sortir intelligemment. C'est-à-dire que là où t'aurais peut-être tendance, ah il faut que je sauve tous les objets, tu sais, tu t'éparpilles, tu veux faire plein de choses. Faut que je sauve tous les objets, le carnet de famille, les photos. Le dernier sac que j'ai acheté, ça m'a coûté une blinde. Non, parce que là encore, t'es en train de prendre du risque. L'idée, ça serait de prendre l'essentiel et de se mettre à courir. De prendre ce qui est prioritaire, tes enfants, peut-être tes animaux, ou toi déjà, et de courir. Et quand je dis ralentir, du coup, c'est exactement ça. C'est pas s'arrêter, c'est pas ne plus rien faire du tout. parce que pour ton système, ça serait terrifiant, mais c'est trier. C'est mettre un peu le pied sur le frein. Ça peut être faire moins de choses, les faire une par une, consciemment. plutôt que de tout faire à moitié dans l'urgence. Concrètement, ça donne quoi ? Ça peut être se demander dans l'instant, c'est quoi la tâche essentielle, là maintenant, dans ma liste de trucs à faire ? Et te dire, par contre, c'est vrai que trier mon tiroir à chaussettes, c'est peut-être pas ma priorité, c'est peut-être pas nécessaire de le faire aujourd'hui. Ça peut être, à la place de stopper totalement, mettre une action plus lente. Ton système, il a besoin de sentir que t'es encore en train d'agir, mais peut-être de prendre plus de temps, plus ciblé. Par exemple, t'as peut-être déjà vu des vidéos comme ça sur Instagram qui illustrent ça, mais quand tu marches dans la rue et que tu vas à fond comme si t'étais à Paris. Bon alors, s'il y a des Parisiens qui m'écoutent, vous marchez tous très très vite, on a l'impression que vous êtes... tous dans l'urgence d'arriver quelque part et c'est peut-être le cas. Mais ça illustre justement le problème. Tout devient urgence, mais du coup, rien n'est prioritaire et en fait, on crée une alarme permanente sur des choses qui mériteraient peut-être de ralentir. Donc, quand tu marches, si tu sais que tu marches très très vite, essaye de ralentir un petit peu la cadence. Quand tu sens que ça commence à tourbillonner dans ta tête, il faut que je fasse ci, il faut que je fasse ça, prends peut-être un moment de « attends, stop » . Pause, prends une grande inspiration et après reprends, vois ce qui se passe. Quand tu te laves les cheveux, des fois on a tendance à y aller à fond. Plus vite je le fais, plus vite ça mousse, plus vite je suis sortie. Ben, t'as peut-être pas dure chance quand tu prends ta douche et que tu te laves les cheveux. Prends le temps de te masser un petit peu le crâne, faire mousse et prends ce temps-là. Ralentis. Au lieu d'être à 100 km heure, essaye d'être à ne serait-ce que 80. pour commencer. Peut-être que quand tu fais la cuisine, au lieu d'être par mons et par veau, concentre-toi, t'es en train de couper tes légumes, ben prends le temps de couper ton légume. Et je sais que ça peut paraître un petit peu con, un petit peu bateau, et c'est vrai que ça l'est. Mais tout n'a pas à être compliqué en fait quand on veut prendre soin de soi, de son système. Et je rajouterais deux choses, ce que tu peux faire aussi, c'est de demander de l'aide, d'essayer de déléguer. certaines choses qui en soi n'ont pas à être réalisées par toi ou pas tout de suite, pas maintenant. Et je te préciserai que, bien sûr que ça va être inconfortable de ralentir. Bien sûr que ça va être inconfortable, puisque tu as toujours été dans l'urgence. Ton système, il va se dire, mais qu'est-ce qu'elle fait ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Je n'ai pas l'habitude. C'est pour ça que je te dis, passe de 100 à 80. Ne passe pas tout de suite de 100 à 50 km heure. Parce que ça va être peut-être un petit peu brutal. Mais qu'est-ce que ça donne si tu fais des mouvements à 5... ou même moins rapide que d'habitude. Qu'est-ce que ça donne ? Qu'est-ce que ça fait sur ton corps ? Est-ce que tu ressens que soit ça t'apaise, soit qu'il ne se passe pas grand-chose ? Dans le sens, c'est assez neutre comme ressenti, mais c'est peut-être moins désagréable qu'avant. Ou je me rends compte que je peux être à moins 5 % et ça va encore. Parce qu'en fait, c'est ça qu'on va aller chercher. Comme je disais tout à l'heure, ce n'est pas... La plénitude, les feux d'artifice constamment. C'est juste, tiens, je montre à mon système qu'on peut faire différemment et qu'on est toujours en sécurité. Et c'est juste, oui, c'est un peu inconfortable. Je ne suis pas méga à l'aise, mais je ne suis pas en alerte rouge non plus. Donc, ce n'est pas agréable, mais ça va. J'y arrive. J'arrive à gérer ce taux de... de contraintes. Et c'est ça qu'on va chercher de plus en plus, pour que le système comprenne et qu'il comprenne qu'il n'a pas à être constamment dans l'urgence, habipé, dans le fer, pour être en sécurité. Et donc la dernière chose à laquelle tu peux faire attention, justement, c'est repérer ce moment précis où ton alarme sonne. À quel moment je sens que... Mon système est en train de m'alerter que je ne fais rien, entre guillemets, et qu'il n'est pas à l'aise. À quel moment ça se déclenche ? Et derrière, prendre ce recul de se dire, ok, j'ai capté, j'ai capté que tu essaies de me protéger. Ok, je vais faire, mais je vais faire mieux, je vais faire moins et plus lentement. Donc la question à te poser, en fait, c'est, dans ces moments-là, ok... Comment je peux ralentir à ne serait-ce que moins 5% l'activité que je suis en train de faire et voir ce que ça donne. Donc la prochaine fois, je t'invite vraiment quand tu sens cette urgence monter, quand tu sens ce malaise monter et déjà repérer un petit peu ce qui se passe dans ton corps. Ça sera d'ailleurs le sujet du prochain épisode. Te demander qu'est-ce que tu peux vraiment lâcher. Qu'est-ce qui en soi n'a pas lieu d'être ? Qu'est-ce qui en soi n'est pas utile ? Qu'est-ce qui en soi peut être lâché sans que ça te mette dans un inconfort submergeant ? Et qu'est-ce que tu gardes mais que tu ralentis ? Et je le répète, oui, ça va être inconfortable au début. C'est normal. C'est pas parce que c'est inconfortable que t'es dans la mauvaise direction. Il faut ajuster uniquement si tu sens que là, ça te submerge. C'est vraiment à ça qu'il faut faire attention. Mais sinon, ralentir, ce n'est pas une faiblesse. Ce n'est pas un manque d'ambition, ce n'est pas un manque de détermination, ce n'est même pas un manque de motivation. C'est juste réapprendre à ton système nerveux, qui peut être safe, même à l'arrêt, même quand il est plus lent, même quand tout n'est pas fait, même quand tu ne fais rien, même quand tu ne sers à rien techniquement. Mais ça, ça se travaille. On est bien d'accord, c'est de la pratique, c'est un peu comme un muscle, c'est quelque chose qui s'habitue. Et ça se travaille doucement, pas tout d'un coup, parce que sinon on retombe droit dans le mode alarme et dans l'insécurité. Mais ça se travaille avec de la patience, dans le lien, en accompagnement si tu le souhaites. Mais il faut accepter que ça prend aussi du temps. Et je sais que ça paraît assez paradoxal ou en tout cas assez contraignant quand on est quelqu'un qui est très dans l'urgence. On a envie que ça se fasse, on a envie que ça arrive vite. Mais si tu veux que ça aille vite, il faudra apprendre à ralentir. C'est chelou, on est bien d'accord, et pourtant, c'est la clé du succès. En tout cas, si ce sujet résonne fort chez toi, si tu sens que t'es de celles qui n'arrivent jamais vraiment à s'arrêter et pour qui le faire est un étendard, on peut en parler ensemble, soit en appel découverte, soit via Instagram, t'as toutes les infos en description. Et sinon, on se retrouve la semaine prochaine. pour parler justement des ressentis. Et je sais que c'est un vaste sujet aussi pour beaucoup d'entre vous. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. Et s'il t'a aidé, s'il t'a intrigué, si tu te poses des questions, je suis curieuse, viens me le dire sur Instagram. Promis, je m'en repars et c'est toujours un régal d'échanger avec vous. Et si tu veux soutenir le podcast, m'envoyer du love ou aider d'autres petites filles sages qui en ont marre de passer leur temps à sauver le monde, tu peux laisser un avis à des étoiles sur Apple Podcasts et Spotify. Ça me fera très plaisir et puis ça aidera les JTim à se faire connaître et aller encore plus loin. Encore une fois, merci pour ta confiance. Je te dis à la semaine prochaine. Et n'oublie pas, prendre sa place, c'est pas crier plus fort que tout le monde. C'est juste arrêter d'être silencieuse.