Speaker #0Tu t'excuses quand quelqu'un te marche sur les pieds, tu dis « ça va » alors que t'as envie de hurler, et tu trouves toujours la meilleure répartie, trois jours plus tard, bienvenue sur Légitime, le podcast des ex-petites filles sages qui ont été formatées bien trop tôt à sourire, être sages, et sauver le monde avant leur premier café. Ici, on démonte les injonctions, on balance des « non » fermes mais respectueux, et on réapprend à prendre sa place, pas en criant plus fort que tout le monde, juste en arrêtant d'être silencieuse. Moi c'est Clémentine, je suis coach en affirmation de soi, et si t'en as marre de te plier en quatre pour m'hériter trois miettes de reconnaissance, retrouve-moi chaque semaine dans tes oreilles pour te partager des punchlines, des clés concrètes et des réflexions sans filtre pour t'aider à reprendre ta place. Et promis, je vais te prouver que poser tes limites, ça ne te fera pas perdre ton empathie, ni tous tes amis. Bonne écoute ! J'ai eu une séance il n'y a pas longtemps avec une coachée qui me disait qu'elle était hyper connectée à ses sensations, hyper connectée à ses émotions. Et pendant l'insérence, à un moment donné, je lui ai demandé de trouver un objet, une odeur, un élément de déco qui lui faisait du bien. Et elle en a choisi un, et ça s'est vu, elle a souri, etc. Et je lui ai demandé « Comment tu sais que ça t'apaise ? Comment tu sais que ça te fait du bien ? Comment tu le sais dans ton corps ? » La première réponse immédiate, elle m'a dit « Je pense que ça m'apaise » . Et donc j'ai reposé la question « Comment tu sais que ça t'apaise dans ton corps ? » Et là, elle a pris le temps et elle m'a dit « Ben non, en fait, je... » Je ne crois pas que ça m'apaise au final. Je ressens quelque chose, mais ce n'est pas de l'apaisement. Et aujourd'hui, dans l'épisode, j'avais envie de te parler de ça, de cette différence entre penser ses émotions, penser ses ressentis et vraiment les ressentir. Et pourquoi il y a tellement, tellement de femmes, même celles qui connaissent très bien leur fonctionnement, et j'ai envie de dire surtout celles qui connaissent très bien leur fonctionnement, pourquoi il y a tellement de femmes qui restent déconnectées de leur corps ? Et surtout, comment on réapprend concrètement, doucement, à capter ce qui se passe à l'intérieur et quel est l'intérêt finalement. Donc je reviens sur cette anecdote parce qu'elle dit tout. Cette coachelle avait choisi un objet qu'elle aime, un objet auquel elle est attachée. Et son mental, il a fait le calcul très très vite. Tout seul, avant que je pose la question, il a dit bah oui, cet objet, je le kiffe. Donc logiquement, ça doit m'apaiser. En tout cas, ça me fait quelque chose, donc ça doit être de l'apaisement, c'est tout. Sauf que... Quand elle a vraiment pris le temps de checker dans son corps, et parce qu'elle connaît quand même un petit peu déjà ce qui se passe dans son corps, elle a bien vu l'incohérence entre le ressenti et ce qu'elle a dit. Elle a bien vu que, factuellement, dans son corps, ce n'était pas de l'apaisement qu'elle ressentait. Donc c'était autre chose, c'était une ressource quand même, mais on ne pouvait pas qualifier ça d'apaisement. Parce que le système nerveux, il n'obéit pas à la logique. Ce n'est pas parce qu'un truc est censé. te faire du bien, genre une routine sportive, une routine du matin, du yoga, une méditation, tout ce qu'on peut voir défiler sur les réseaux avec la fameuse légende « ça, ça va changer ta vie, si tu veux changer ta vie, implémente ça dans ton quotidien » , tu te dis que forcément ça doit marcher et puis tu le vois régulièrement, donc à force de lire quelque chose, on finit par l'intégrer. Sauf qu'avec ça, et d'autant plus sur les réseaux sociaux, Faut pas se mentir, on est complètement dissociés, on est complètement déconnectés, on scrolle, on scrolle, on consomme sans vraiment faire attention à ce qui se passe en nous. Et attention, je blâme pas, je suis la première à perdre du temps sur les réseaux. Mais t'as jamais vraiment vérifié si dans ton corps, toutes ces routines-là, ça marchait vraiment, si ça venait te nourrir plutôt que te drainer, si ça venait vraiment t'apporter quelque chose d'intéressant pour toi. Parce qu'il y a plein de trucs qui sont censés apaiser. qui peuvent même faire tout le contraire chez toi. Parce qu'en fonction de ton vécu, de ton fonctionnement, faire ces choses-là, implémenter ces choses-là dans ton quotidien, ça va complètement à l'encontre de ce qui te ferait vraiment du bien, sans même le savoir. Parce que tu n'arrives pas encore à repérer à quel moment ça, ça me fait du bien, à quel moment là, il y a un truc qui coince. Et de quoi mon corps a besoin là, tout de suite, maintenant ? J'en ai parlé dans l'épisode précédent, mais la méditation peut être complètement contre-productive. Quand toi, tu te sens en insécurité, que tu as envie de sortir d'une situation, que tu sens que tu dois bouger, que tu dois fuir d'une situation. Et quand je dis fuir, ce n'est pas forcément partir en panique, mais c'est sortir d'une situation qui te paraît dangereuse, insécurisante. Et que finalement, tu décides, tiens, si je m'arrêtais là en plein milieu du danger, face au danger, que je ne bougeais plus, que je prenais le temps de réfléchir. Justement, non, de ne pas réfléchir, de me... de poser et de libérer mon esprit. Je donnais l'exemple dans l'épisode précédent de si ta maison est en feu et que là, l'urgence est de partir de ta maison pour ne pas mourir. C'est pas là qu'il va falloir faire une méditation. Parce que si tu fais une méditation, ton corps, il va être encore plus dans l'anxiété, plus dans le stress, plus dans l'angoisse, parce que tu ne réponds clairement pas au bon message. C'est pas le moment de se poser et de réfléchir à la vie. Bon, je ne redonne pas tout mon exemple. Tire à écouter l'épisode précédent si ce n'est pas fait. Mais c'est pour vraiment appuyer sur le fait que ce qui est censé apaiser, faire du bien, si tu ne le connectes pas à... toi, tes ressentis, tu peux te faire plus de mal que de bien finalement. Et c'est pas ce qu'on cherche. Donc déjà, qu'est-ce qui fait qu'on a du mal à sortir du mental et qu'on est aussi déconnecté de nos ressentis ? Parce que techniquement, le corps il s'exprime en premier, c'est lui qui chope l'information en premier, c'est lui qui scanne tout ce qui se passe autour et en fonction de ce qu'il voit, ce qu'il entend, ce qu'il sent, ce qu'il touche, il fait remonter l'information au cerveau. Genre, ah ! Il y a eu ça, il y a eu ça, il y a eu ça, qu'est-ce qu'on en fait ? Et le mental, donc, il arrive derrière et il met du sens. Il crée du sens. Il sélectionne les informations et en fonction des expériences que tu as déjà vécues, c'est important ça de le noter, il va classer les informations. Il va jeter celles qui ne l'intéressent pas. Il va garder celles qui viennent confirmer ce qu'il pense déjà. Il va garder ce qui va résonner pour lui. Bref, jusqu'ici, tout va bien. Le truc, c'est que... Chez les personnes que j'accompagne, chez les petites filles sages, il y a souvent un schéma qui ressort, c'est que très petite, je l'ai déjà dit, c'était pas safe, c'était pas accueilli, c'était pas autorisé, voire c'était puni de ressentir. C'était puni de ressentir quelque chose dans son corps et de l'exprimer derrière par l'émotion. Et ça, pour le cerveau, c'est compliqué, parce que le cerveau, comme je l'ai dit, il cherche du sens. Et comment on peut trouver du sens dans la personne qui est censée m'aimer le plus ? me rejette, me maltraite parfois, ou en tout cas se moque de moi, me punit parce que j'exprime quelque chose, parce que je ressens quelque chose. C'est super menaçant, ça n'a pas de sens. Donc il faut créer du sens. Et bien souvent, ce qui va se passer avec la répétition, c'est qu'on va avoir tendance à se dire « ressentir, c'est mal » . Quand j'exprime mon ressenti, c'est mal, je suis puni, donc je ne le fais plus. Je me coupe de tout ça. Et si je me coupe ? Si je change mon comportement, alors ça ira mieux. Et ça crée une sorte de sens. Si je comprends tout, si je comprends ce qui dérange papa-maman, si je comprends ce qui leur fait plaisir, et au contraire ce qui les énerve, si je comprends comment je dois me comporter, si j'arrive à avoir tous les éléments, ça me rassure. Je relis tous les points, et ça finit par me donner une... Une raison du pourquoi, du comment de la situation. Si je comprends tout, si j'analyse tout, je peux m'adapter, je garde le contrôle. Et ça devient un mode de fonctionnement entier. Et si t'as bien capté et que tu commences à capter, ça part encore une fois d'un système de protection. Si je comprends tout, ça me rassure. Tout analyser, tout expliquer pour te sentir en sécurité. C'est possible aussi que plus jeune t'aies été confronté à des difficultés d'apprentissage. T'étais enfant, quoi, donc tu comprenais pas tout ou pas tout tout de suite. Et que tes parents ont peut-être fait preuve d'impatience, qu'on t'a peut-être encore une fois critiqué, moqué. Parce que putain, tu comprends rien, tu comprends pas assez vite. Allez, dépêche-toi, dépêche-toi. Et que t'es aussi développé cette manière de chercher de l'information, pas forcément pour donner du sens, mais tout simplement pour ne plus te retrouver dans des situations de honte. de « punaise, je ne comprends pas, punaise, je n'arrive pas à satisfaire, punaise, je me fais engueuler parce que je ne comprends pas » . Donc si j'arrive finalement à obtenir toutes les réponses à tout décortiquer, je vais comprendre et je n'embêterai plus, je ne dérangerai plus et je répondrai à ce qu'on attend de moi. Donc ça, c'était une petite parenthèse, une petite option parce que ce n'est pas forcément à ce moment-là qu'on t'a critiqué sur ton ressenti, mais ça peut être un combo, bien évidemment, on n'est pas à l'abri de tout ça. Mais c'est important que je te le spécifie aussi parce que ça peut arriver. Bref, dans tous les cas, à un moment donné de ta vie, il y a de fortes chances que pour une raison ou pour une autre, tu te sois coupé de ton ressenti parce que c'était trop. Soit c'était trop pour les autres et tu as compris qu'il fallait le garder, soit c'était trop pour toi. Il suffit que tu aies traversé des gros moments, des moments intenses, de tristesse, de colère, d'angoisse, de stress. et que ça, à ce moment-là, ça a été trop pour toi, et que tu l'as enregistré, de manière assez traumatique, je ne veux plus le revivre, ça c'est trop, c'est insupportable pour moi, je ne veux plus ressentir ça. Et donc, t'as coupé. Donc tu vois déjà qu'il y a pas mal de possibilités qui ont pu t'amener à te couper de tes ressentis. D'une manière plus générale, j'ai envie de dire, de toute façon, c'est pas quelque chose qu'on vient nous apprendre à l'école. C'est pas quelque chose sur lequel on prend le temps de se dire, hé là, comment je me sens ? Qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Comment je sais que j'ai chaud ? Comment je sais que ça, ça m'apaise ? Clairement, c'est pas les questions qu'on se pose et qu'on nous apprend. Et forcément, comme c'est quelque chose qui n'est pas naturel, qui n'est pas acquis, en tout cas qu'on a... oublié, c'est pas évident de reconnecter. Surtout quand à un moment donné, on a compris que ça allait être dangereux de ressentir ou qu'on allait être rejeté, c'est assez insécurisant de se dire, il va falloir que je reconnecte à ça, mais ça n'a pas de sens, j'ai pas envie. J'ai pas envie. Donc évidemment qu'il va y avoir une résistance. Donc c'est toujours pareil, tu finis par le comprendre, mais l'idée ça va être d'y aller en douceur et de réimplémenter petit à petit des ressentis. connexion à tes ressentis. Et en soi, il n'y a rien de bien compliqué à mettre en place, mais ça va demander de la régularité et surtout, ça va demander de la conscience. Parce que j'ai une personne l'autre jour qui me disait c'est vrai que je ne fais pas trop attention ou en tout cas, je ressens des trucs mais je ne m'y arrête pas. Je n'écoute pas. Et là est tout l'enjeu. C'est de réapprendre à écouter. Parce que justement, pour accompagner de nombreuses femmes, soit qui ont fait un burn-out, soit qui sont... pas loin, soit à travers mon deuxième podcast que j'ai sur le monde entrepreneurial et les échecs de l'entrepreneuriat, ce qui ressort à chaque fois quand on demande un conseil, qu'est-ce que nos auditeurs ou auditrices devraient retenir des épisodes, à chaque fois ressort cette idée de, si j'avais écouté les signaux, parce que les signaux étaient là, si j'avais écouté les signaux, je serais pas partie en burnout. Et maintenant, j'écoute. Donc, Je sais que l'être humain, de toute façon, et surtout les petites filles sages, on a tendance à vouloir prendre beaucoup sur nos épaules et à se dire « vas-y, j'encaisse, j'encaisse, j'encaisse, j'encaisse » . Mais si cet épisode, il peut quand même venir encore enfoncer une porte ouverte, mais venir te faire dire « allez, je vais au moins essayer de commencer à écouter ce qui se passe un peu dans mon corps » , ben je serais déjà contente. Donc, une première chose que tu peux faire, c'est déjà repérer les signaux qui sont justement assez fort, ceux que tu connais déjà, que tu repères déjà un petit peu, même si tu les fous sous le tapis, mais que tu repères quand même déjà un petit peu. Et même si tu ne sais pas tout de suite relier quelle est l'émotion qui va derrière, quel est le besoin qui va derrière, ce n'est même pas le sujet. Franchement, on n'en est pas à analyser, à essayer de comprendre justement. J'ai envie de dire, on fait tout l'inverse. Là où tu as toujours été dans le mental, dans la réflexion, il faut que je comprenne, il faut que je fasse quelque chose de logique. Si c'est logique, c'est que c'est comme ça que ça doit être. Ça, on le fout de côté. Là, c'est juste qu'est-ce que je ressens ? Qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Et je ne l'interprète pas, je ne le juge pas. Donc je sais que beaucoup de femmes avec qui j'échange, souvent il y a quand même une respiration qui va avoir tendance à être assez coupée, assez crispée, et voire dans les moments de grand stress ou de grande anxiété, je sais que tu vas peut-être avoir du mal à carrément respirer et que tu vas te rendre compte. compte que tu ne respires pas parce que tu vas prendre de grandes inspirations de temps en temps. Et ça, c'est un signal. Si tu sens que tu as tendance à couper la respiration, c'est un signal. Il se passe quelque chose. Pareil, quand tu es en colère, si tu arrives à repérer la colère ou les signaux de la colère, parce que la colère, ça peut être les points qui se ferment, ça peut être le corps qui se crispe, la mâchoire qui se serre, la respiration, justement, un petit peu plus saccadée, peut-être le cœur qui bat plus vite. Je sais aussi que tu peux aussi avoir la poitrine qui se serre, la poitrine qui est un peu compressée. Je sais que souvent quand j'échange avec certaines d'entre vous, c'est surtout ça, c'est au niveau de la poitrine, au niveau du plexus, ou les épaules qui se referment. Ça peut être le ventre aussi, le ventre où c'est un peu tordu, où c'est un peu crispé, où ça se coupe un petit peu. Et déjà, j'ai envie de dire, c'est normal si tu n'as pas les mots. Si t'as du mal à mettre des mots sur ce qui se passe, parce que quand on n'a pas l'habitude, déjà c'est pas évident de choper quelques ressentis, et alors si en plus il faut être dans le détail, c'est complexe. Donc c'est pas grave si t'as pas les mots exacts, mais juste si t'arrives à repérer, ah là il se passe quelque chose, là j'ai serré mon poing, ou là j'ai chaud, ou là j'ai froid, sur telle partie du corps j'ai froid, ou ma respiration elle est fluide, saccadée. Un peu sèche. J'ai peut-être les sourcils français. Peut-être que je sens que dans mon ventre, c'est lourd. Ou au contraire, que c'est assez léger ou que ça circule. L'autre jour, c'est quelqu'un qui m'a dit, ça fait un peu comme des petits papillons. C'est un peu léger, ça fait des petits papillons. Enfin, ça circule, je sens qu'il y a de l'espace. Ou au contraire, je sens que je suis renfermée. Je sens que je suis crispée, je m'enroule sur moi-même. Tout ça, c'est des signaux auxquels tu peux faire attention. Et quand tu repères ça, justement, prends le temps juste de repérer ça. Ah oui, là, c'est crispé, c'est tendu. Peut-être que même là, tu peux le faire et te demander, est-ce que là, ma respiration, elle est fluide ? Elle est comment ? Est-ce qu'elle est fluide, saccadée ? Et qu'est-ce que ça fait de s'en rendre compte ? Qu'est-ce que ça fait de juste déjà observer ça chez soi ? Un deuxième petit truc qui peut être intéressant, c'est que toujours avec une coachée récemment, elle me disait « mon ventre c'est super crispé, là c'est pas agréable » . Et je lui dis « d'accord, est-ce qu'on pourrait trouver un endroit où c'est neutre ou agréable ? » Et elle m'a dit « écoute, mon nez ou mes oreilles, je m'en fous en fait, ça va. Je m'en fous pas. » Je m'en fous, mais il ne se passe rien. C'est neutre. Ok, super. Et déjà, en comparant ces deux zones, en montrant au système qu'il y a des zones ok qui sont désagréables, mais qu'il y a des zones où ça va, voire c'est agréable, ça montre en fait que déjà, tout n'est pas blanc ou noir. Ça montre que tu n'es pas qu'une douleur sur pattes. et qu'il y a des endroits où tu peux te concentrer, tu peux te focus pour te sécuriser. Parce que c'est ça, quand tu as une douleur quelque part, c'est qu'il y a une alarme. C'est un signal. Quand tu es crispé dans le ventre, c'est peut-être que tu es stressé. Donc c'est bien de l'observer et c'est bien aussi de voir que, tiens regarde, dans mes oreilles, ça va, c'est neutre. Et de voir, de constater qu'est-ce que ça fait, encore une fois. de voir que là, c'est neutre. Qu'est-ce que ça fait d'observer que, en fait, je pensais que j'étais complètement crispée, mais non, il y a une zone, il y a un irréductible gaulois, une irréductible zone, où ça va ? Et si c'est agréable, si on a une zone où, ah ouais, autant le ventre pas ouf, mais les épaules, je sais pas, ou le plexus, il y a de l'espace, ça respire. Ok, ben, prends le temps. Prends le temps de rester là, du coup. Et dernière chose, je t'inviterais justement à faire des checks réguliers. C'est ce qu'on a mis en place avec une coachée récemment. Elle a mis une alarme sur son réveil pour checker régulièrement, là tout de suite, comment je me sens. Est-ce qu'il y a un truc qui se passe dans mon corps ? Est-ce que j'ai la gorge qui se serre ? Est-ce qu'au contraire, ça respire bien ? Est-ce que j'ai de l'espace, plus d'espace quelque part ? Est-ce que j'ai une zone plus lourde ? Et juste prendre le temps de faire un petit scan comme ça. Et pas commencer, je le répète, « Ah tiens, je pense que ça veut dire ça. Ah, je pense que c'est parce que blablabla. » Ça, on s'en fiche. Qu'est-ce que je sens ? Et ça peut être aussi bête aussi de « Est-ce que j'ai envie de faire pipi là tout de suite ? Est-ce que j'ai faim ? Est-ce que j'ai soif ? » Parce que ça aussi, on ne fait pas attention à ce genre d'indication, d'indicateur. Et pourtant, c'est ton corps qui envoie des signaux. Et plus tu agis dans le sens où je réponds à ces signaux, j'entends qu'il y a une insécurité, j'entends qu'il y a quelque chose de désagréable. C'est pareil, si tu es sur ta chaise et que tu n'as pas bougé depuis 8h ce matin, peut-être fais attention, est-ce que je suis encore bien installée ? Est-ce que je n'ai pas mal au dos dans cette position ? Est-ce que je n'ai pas mal aux jambes ? Est-ce que je n'ai pas envie de m'étirer ? Est-ce que je n'ai pas envie de changer de position ? Et juste d'être capable de répondre à ces choses qui peuvent paraître très basiques. Observe, qu'est-ce que ça fait quand je prends le temps de changer de position ? Je prends le temps de repérer que là, j'ai mal aux jambes à force d'être comme ça. Donc je bouge. Comment je me sens quand j'ai bougé ? Donc vraiment, c'est comme tout. Le fait de se reconnecter à ses ressentis, c'est vraiment encore une fois comme un muscle. C'est vraiment une histoire de reconnexion. On est en train de refaire le chemin, de recréer le chemin. Et ce n'est pas évident. Et ça se fait doucement, ça se fait tranquillement. Et c'est pour ça que je te conseille de le faire d'autant plus dans des petits moments du quotidien, peut-être le matin, le midi, le soir, sur des choses assez basiques. Parce que le but, ce n'est pas d'aller faire ça tout de suite quand tu es en PLS. Après, si tu arrives à le faire quand tu es en PLS, parce que justement, l'émotion est très forte, perds, mais essaye aussi de le faire quand, en soi, tout va bien et que t'observes justement que finalement, dans une journée, il y a des fluctuations. Que finalement, dans une journée, même une journée qui va super bien, il y a des moments où mon ventre s'est serré. Mais en fait, bah... C'est passé. Parce que c'est aussi ça le truc, c'est de montrer à ton système que tout est éphémère. Une émotion, c'est éphémère, ça va passer, ça va traverser, ça ne dure pas. Un ressenti, c'est pareil. Tu peux avoir un ressenti ce jour-là, même à 8h du mat et à 9h du mat, il y aura complètement autre chose. Mais c'est intéressant de voir ces fluctuations, c'est intéressant de voir tout ce qui se passe. Et tes ressentis, c'est les premiers messages de comment tu te sens toi. Comment ton système se sent ? Est-ce qu'il se sent suffisamment en sécurité ? Ou est-ce qu'il y a des ressources à aller chercher ? Donc je sais que ce n'est pas évident, je sais qu'on a tendance à vouloir fuir un peu ces ressentis, justement parce qu'à un moment donné, ça nous a coûté, à un moment donné, ça a été dangereux, à un moment donné, on a peur d'être submergé. Je sais que souvent, il y a cette idée de « oui, mais si je commence à laisser, si j'entre-ouvre la porte, je vais être submergé » . Mais en fait, ce n'est pas le cas. si tu réinsères progressivement Et c'est pour ça, d'autant plus, observe-toi dans des moments où tout va bien ou en tout cas, voilà, t'es pas en PLS. C'est justement pour te montrer que regarde, je peux ressentir des choses là, j'ai des sensations et ça se passe bien. Et j'insiste vraiment sur le mot sensation parce que les ressentis dans ton corps, oui, après vont être liés à une émotion, mais du coup, ce ne sont pas les mêmes choses. Par exemple. J'ai le plexus qui se crispe. J'ai l'impression d'avoir peu d'espace dans mon plexus. Ça, c'est mon ressenti. Mon émotion, ça sera du stress, potentiellement. J'ai les poings qui se serrent. J'ai chaud, je ressens de la chaleur. C'est peut-être de la colère que je ressens. J'ai la gorge qui se serre. La respiration qui passe difficilement. C'est peut-être de la tristesse. Mais je m'arrête là parce que je n'ai pas envie que tu mélanges tout et je veux vraiment que tu restes concentré sur tes ressentis et sur la non-interprétation justement. Ça fera peut-être l'objet d'un prochain épisode si ça t'intéresse. N'hésite pas à venir me le dire si tu souhaites cet épisode-là pour qu'on aille creuser un petit peu plus. Mais vraiment, ce n'est pas dangereux de ressentir. Facile à dire, tu me diras, mais je te promets que ce n'est pas dangereux de ressentir. L'idée, c'est de se réhabituer, c'est de réintégrer ça dans ton quotidien. Et ça peut être flou, ça peut être muet parfois, c'est normal. Donc comprendre ton fonctionnement, c'est une étape. Que tu sois la pro du dev perso et de comprendre le pourquoi du comment et comment t'en es arrivé là, c'est super. Mais ça ne suffit pas. Sentir ce qui se passe réellement dans ton corps, c'est une autre étape. Et c'est celle-là qui va te permettre aussi de faire bouger les choses. Parce que ça va permettre d'intégrer, de réintégrer de la sécurité. Donc la prochaine fois que quelqu'un te demande comment tu vas, ou que tu te poses la question à toi toute seule, essaie de checker. Est-ce que je suis en train de penser ma réponse ? Est-ce que c'est une réponse automatique ? Ou est-ce que vraiment je suis en train de le sentir ? Et comment je sais que ça va ou que ça va pas ? Comment je sais ? Comment je sais que je suis triste ? Comment je sais que je suis en colère ? Comment je sais que je suis contente aujourd'hui ? Ou est-ce que je le ressens ? Comment ça se voit dans ma posture ? Est-ce que je me sens plus légère ? Donc je t'invite à faire ça et vraiment, je serais très curieuse de savoir si tu l'implémentes et qu'est-ce que ça donne ? Qu'est-ce que tu découvres sur toi ? Donc vraiment, j'insiste, viens me le dire sur Insta. Et sinon, dans tous les cas, je te dis à la semaine prochaine sur Légitime. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. Et s'il t'a aidé, s'il t'a intrigué, si tu te poses des questions, je suis curieuse, viens me le dire sur Instagram. promis je mors pas et c'est toujours un régal d'échanger avec vous. Et si tu veux soutenir le podcast, m'envoyer du love ou aider d'autres petites filles sages qui en ont marre de passer leur temps à sauver le monde, tu peux laisser un avis et des étoiles sur Apple Podcasts et Spotify ça me fera très plaisir et puis ça aidera les JT à se faire connaître et aller encore plus loin. Encore une fois merci pour ta confiance, je te dis à la semaine prochaine et n'oublie pas prendre sa place c'est pas crier plus fort que tout le monde c'est juste arrêter d'être silencieuse