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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Transcription
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du journal d'une agoraphobe. Dans ce podcast, je partage mon parcours d'ancienne agoraphobe. Je ne suis ni médecin ni thérapeute, mais si mon humble expérience peut offrir quelques pistes à certains d'entre vous et contribuer à libérer la parole sur un sujet qui stigmatise encore trop de personnes, eh bien, mission accomplie. Alors, où en étions-nous ? Ah oui, j'ai vécu ce qu'on appelle un échappement au traitement. Concrètement, ça veut dire que la sertraline, qui fonctionnait parfaitement sur moi depuis longtemps, a soudainement arrêté de faire effet. Et là, bim, grosse attaque de panique, la plus énorme que je n'ai jamais vécue, presque aussi intense que ma toute première attaque de panique. Je dis du jour au lendemain, parce que pour ma première attaque, il y avait eu des signes avant-coureurs que... j'aurais pu repérer si j'avais été sensibilisée au sujet. Cette fois, alors que je connaissais pourtant bien le sujet, je n'ai aucun souvenir de signaux d'alerte, aucune anxiété particulière en amont. C'est peut-être du déni de ma part, mais même en relisant mon carnet, rien ne laissait présager cette nouvelle attaque ni l'anxiété qui a suivi. J'ai essayé de comprendre sans vraiment y arriver. Mais l'expérience m'a appris une chose. Dans cet état, j'ai tendance à me replier sur moi-même. Et se replier sur soi, dans mon cas, ça veut dire remettre en place tout un tas de mécanismes d'évitement. J'évite des choses aussi banales que d'aller sortir la poubelle par exemple, sans toujours savoir pourquoi, simplement parce que ça me sort de ma zone de confort. Et plus j'évite, plus ma zone de confort se réduit. jusqu'à ne quasiment plus rien faire. Bon, on va éviter d'en arriver là. Une amie me pistonne pour avoir un rendez-vous avec une psy qu'elle trouve géniale et qui peut me recevoir dans la semaine. Banco ! Et effectivement, cette psy est géniale, humainement et professionnellement. Elle pratique les thérapies cognitives et comportementales, les TCC, nous en avons déjà parlé dans ce podcast. Mais pas seulement. comme vous allez le découvrir. Les deux premières séances sont uniquement consacrées à la discussion et ça me fait un bien fou de reparler avec une professionnelle qui sait poser des mots justes sur ce qui m'arrive. À la fin de la deuxième séance, elle m'annonce qu'elle est spécialisée en EMDR et qu'elle est convaincue que cette méthode pourrait bien fonctionner sur moi. Je ne savais même pas ce qu'était l'EMDR. Mais j'étais en confiance avec elle, alors je n'ai dit ni oui ni non. J'ai laissé le processus suivre son cours. Le MDR, c'est quoi ? En anglais, désolé d'avance pour l'accent, Eye Movement Desensitization and Reprocessing, soit désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. C'est une psychothérapie développée à la fin des années 80 principalement utilisée pour traiter les traumatismes psychiques et le trouble de stress post-traumatique. L'idée de base, face à un événement traumatisant, le cerveau peut ne pas réussir à le traiter correctement comme il le fait avec les souvenirs ordinaires. Le souvenir reste alors stocké de façon dysfonctionnelle avec toute sa charge émotionnelle intacte. Peur, angoisse, sentiments d'impuissance. Ce qui explique qu'il continue à provoquer des réactions intenses, parfois bien après les faits. Concrètement, comment s'est déroulée cette fameuse séance de MDR ? J'étais assise face à ma thérapeute qui me demandait de me concentrer sur le souvenir de cette dernière attaque de panique en pleine nuit. Elle me demandait de me remémorer les images, les émotions, les sensations associées. je devais en même temps suivre ses doigts du regard dans un mouvement de va et vient. Elle me demandait aussi à certains moments de tapoter sur mes genoux, puis sur mes coudes, puis de nouveau sur mes genoux. Je ne me souviens plus très bien de l'enchaînement exact, mais vous voyez le principe. Cette technique s'appelle la stimulation bilatérale. L'hypothèse est qu'elle aide le cerveau à retraiter la formation, un peu comme cela se produit naturellement pendant le sommeil paradoxal Cette phase du sommeil où l'on observe aussi des mouvements oculaires rapides. L'objectif ? Qu'au fil des séances, le souvenir perde progressivement de son intensité émotionnelle, sans que je l'oublie, mais qu'il devienne moins envahissant. Concrètement pour moi, arrêter d'avoir peur de faire une nouvelle attaque en allant me coucher ou arrêter d'éviter de boire de l'eau après 18h par peur de devoir me lever, faire pipi la nuit et de déclencher, ce faisant, une nouvelle attaque de panique. Le MDR est une approche reconnue. par l'OMS et la Haute Autorité de Santé en France, même si son mécanisme d'action exact fait encore débat scientifique. Je ne suis pas spécialiste, mais de ce que je comprends, le débat porte sur pourquoi les mouvements oculaires aideraient-ils spécifiquement. Certains chercheurs pensent que c'est surtout l'exposition aux souvenirs qui compte, la stimulation bilatérale n'étant qu'un élément accessoire. Je n'ai pas vraiment envie de m'attarder sur ce débat. La seule chose que j'ai envie de partager avec vous aujourd'hui, c'est ça. Quand vous avez mal à la tête, il n'y a pas 10 000 solutions. Aspirine, paracétamol, et dans 99% des cas, ça marche. Mais quand on parle de santé mentale, je n'aime pas vraiment ce terme, mais bon. C'est tout un autre monde qui s'ouvre. différents types de psychothérapie, la PNL que j'avais testée, je vous remets les liens dans les notes de l'épisode, l'hypnose, les antidépresseurs, lien aussi en description. À chaque praticien rencontré, j'avais l'impression qu'une solution différente m'était proposée. Et recommencer encore une fois avec une nouvelle méthode, ça m'a donné le vertige. C'est sûrement une des raisons pour lesquelles j'ai été assez hermétique à l'EMDR. Mais je dois reconnaître que les échanges... avec cette psy m'ont énormément aidée. Je ne remets donc absolument pas en cause le MDR, ni cette thérapeute. Le travail qu'on a fait ensemble a été fructueux à plusieurs égards. J'étais simplement, à ce moment précis de mon parcours, dans une phase où une nouvelle méthode, après toutes celles que j'ai déjà testées, me semblait trop lourde à porter, techniquement et émotionnellement. Une méthode de plus pour un même symptôme. Et voilà les amis, c'est terminé pour aujourd'hui. La suite au prochain épisode. Si cette histoire vous parle, si vous vous êtes reconnu même un tout petit peu, vous pouvez soutenir gratuitement ce podcast. Comment ? En laissant un commentaire, une note, en vous abonnant sur votre plateforme préférée. Ça aide le podcast à se faire connaître et ça donne vie à ce projet. Car rappelez-vous, ce podcast, c'est aussi le vôtre. Vos retours, vos messages, vos histoires me nourrissent et me donnent envie de continuer. A très vite pour la suite du journal de Nagorafob.
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Cette fois, alors que je connaissais pourtant bien le sujet, je n'ai aucun souvenir de signaux d'alerte, aucune anxiété particulière en amont. C'est peut-être du déni de ma part, mais même en relisant mon carnet, rien ne laissait présager cette nouvelle attaque ni l'anxiété qui a suivi. J'ai essayé de comprendre sans vraiment y arriver. Mais l'expérience m'a appris une chose. Dans cet état, j'ai tendance à me replier sur moi-même. Et se replier sur soi, dans mon cas, ça veut dire remettre en place tout un tas de mécanismes d'évitement. J'évite des choses aussi banales que d'aller sortir la poubelle par exemple, sans toujours savoir pourquoi, simplement parce que ça me sort de ma zone de confort. Et plus j'évite, plus ma zone de confort se réduit. jusqu'à ne quasiment plus rien faire. Bon, on va éviter d'en arriver là. Une amie me pistonne pour avoir un rendez-vous avec une psy qu'elle trouve géniale et qui peut me recevoir dans la semaine. Banco ! Et effectivement, cette psy est géniale, humainement et professionnellement. Elle pratique les thérapies cognitives et comportementales, les TCC, nous en avons déjà parlé dans ce podcast. Mais pas seulement. comme vous allez le découvrir. Les deux premières séances sont uniquement consacrées à la discussion et ça me fait un bien fou de reparler avec une professionnelle qui sait poser des mots justes sur ce qui m'arrive. À la fin de la deuxième séance, elle m'annonce qu'elle est spécialisée en EMDR et qu'elle est convaincue que cette méthode pourrait bien fonctionner sur moi. Je ne savais même pas ce qu'était l'EMDR. Mais j'étais en confiance avec elle, alors je n'ai dit ni oui ni non. J'ai laissé le processus suivre son cours. Le MDR, c'est quoi ? En anglais, désolé d'avance pour l'accent, Eye Movement Desensitization and Reprocessing, soit désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. C'est une psychothérapie développée à la fin des années 80 principalement utilisée pour traiter les traumatismes psychiques et le trouble de stress post-traumatique. L'idée de base, face à un événement traumatisant, le cerveau peut ne pas réussir à le traiter correctement comme il le fait avec les souvenirs ordinaires. Le souvenir reste alors stocké de façon dysfonctionnelle avec toute sa charge émotionnelle intacte. Peur, angoisse, sentiments d'impuissance. Ce qui explique qu'il continue à provoquer des réactions intenses, parfois bien après les faits. Concrètement, comment s'est déroulée cette fameuse séance de MDR ? J'étais assise face à ma thérapeute qui me demandait de me concentrer sur le souvenir de cette dernière attaque de panique en pleine nuit. Elle me demandait de me remémorer les images, les émotions, les sensations associées. je devais en même temps suivre ses doigts du regard dans un mouvement de va et vient. Elle me demandait aussi à certains moments de tapoter sur mes genoux, puis sur mes coudes, puis de nouveau sur mes genoux. Je ne me souviens plus très bien de l'enchaînement exact, mais vous voyez le principe. Cette technique s'appelle la stimulation bilatérale. L'hypothèse est qu'elle aide le cerveau à retraiter la formation, un peu comme cela se produit naturellement pendant le sommeil paradoxal Cette phase du sommeil où l'on observe aussi des mouvements oculaires rapides. L'objectif ? Qu'au fil des séances, le souvenir perde progressivement de son intensité émotionnelle, sans que je l'oublie, mais qu'il devienne moins envahissant. Concrètement pour moi, arrêter d'avoir peur de faire une nouvelle attaque en allant me coucher ou arrêter d'éviter de boire de l'eau après 18h par peur de devoir me lever, faire pipi la nuit et de déclencher, ce faisant, une nouvelle attaque de panique. Le MDR est une approche reconnue. par l'OMS et la Haute Autorité de Santé en France, même si son mécanisme d'action exact fait encore débat scientifique. Je ne suis pas spécialiste, mais de ce que je comprends, le débat porte sur pourquoi les mouvements oculaires aideraient-ils spécifiquement. Certains chercheurs pensent que c'est surtout l'exposition aux souvenirs qui compte, la stimulation bilatérale n'étant qu'un élément accessoire. Je n'ai pas vraiment envie de m'attarder sur ce débat. La seule chose que j'ai envie de partager avec vous aujourd'hui, c'est ça. Quand vous avez mal à la tête, il n'y a pas 10 000 solutions. Aspirine, paracétamol, et dans 99% des cas, ça marche. Mais quand on parle de santé mentale, je n'aime pas vraiment ce terme, mais bon. C'est tout un autre monde qui s'ouvre. différents types de psychothérapie, la PNL que j'avais testée, je vous remets les liens dans les notes de l'épisode, l'hypnose, les antidépresseurs, lien aussi en description. À chaque praticien rencontré, j'avais l'impression qu'une solution différente m'était proposée. Et recommencer encore une fois avec une nouvelle méthode, ça m'a donné le vertige. C'est sûrement une des raisons pour lesquelles j'ai été assez hermétique à l'EMDR. Mais je dois reconnaître que les échanges... avec cette psy m'ont énormément aidée. Je ne remets donc absolument pas en cause le MDR, ni cette thérapeute. Le travail qu'on a fait ensemble a été fructueux à plusieurs égards. J'étais simplement, à ce moment précis de mon parcours, dans une phase où une nouvelle méthode, après toutes celles que j'ai déjà testées, me semblait trop lourde à porter, techniquement et émotionnellement. Une méthode de plus pour un même symptôme. Et voilà les amis, c'est terminé pour aujourd'hui. La suite au prochain épisode. Si cette histoire vous parle, si vous vous êtes reconnu même un tout petit peu, vous pouvez soutenir gratuitement ce podcast. Comment ? En laissant un commentaire, une note, en vous abonnant sur votre plateforme préférée. Ça aide le podcast à se faire connaître et ça donne vie à ce projet. Car rappelez-vous, ce podcast, c'est aussi le vôtre. Vos retours, vos messages, vos histoires me nourrissent et me donnent envie de continuer. A très vite pour la suite du journal de Nagorafob.
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Cette fois, alors que je connaissais pourtant bien le sujet, je n'ai aucun souvenir de signaux d'alerte, aucune anxiété particulière en amont. C'est peut-être du déni de ma part, mais même en relisant mon carnet, rien ne laissait présager cette nouvelle attaque ni l'anxiété qui a suivi. J'ai essayé de comprendre sans vraiment y arriver. Mais l'expérience m'a appris une chose. Dans cet état, j'ai tendance à me replier sur moi-même. Et se replier sur soi, dans mon cas, ça veut dire remettre en place tout un tas de mécanismes d'évitement. J'évite des choses aussi banales que d'aller sortir la poubelle par exemple, sans toujours savoir pourquoi, simplement parce que ça me sort de ma zone de confort. Et plus j'évite, plus ma zone de confort se réduit. jusqu'à ne quasiment plus rien faire. Bon, on va éviter d'en arriver là. Une amie me pistonne pour avoir un rendez-vous avec une psy qu'elle trouve géniale et qui peut me recevoir dans la semaine. Banco ! Et effectivement, cette psy est géniale, humainement et professionnellement. Elle pratique les thérapies cognitives et comportementales, les TCC, nous en avons déjà parlé dans ce podcast. Mais pas seulement. comme vous allez le découvrir. Les deux premières séances sont uniquement consacrées à la discussion et ça me fait un bien fou de reparler avec une professionnelle qui sait poser des mots justes sur ce qui m'arrive. À la fin de la deuxième séance, elle m'annonce qu'elle est spécialisée en EMDR et qu'elle est convaincue que cette méthode pourrait bien fonctionner sur moi. Je ne savais même pas ce qu'était l'EMDR. Mais j'étais en confiance avec elle, alors je n'ai dit ni oui ni non. J'ai laissé le processus suivre son cours. Le MDR, c'est quoi ? En anglais, désolé d'avance pour l'accent, Eye Movement Desensitization and Reprocessing, soit désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. C'est une psychothérapie développée à la fin des années 80 principalement utilisée pour traiter les traumatismes psychiques et le trouble de stress post-traumatique. L'idée de base, face à un événement traumatisant, le cerveau peut ne pas réussir à le traiter correctement comme il le fait avec les souvenirs ordinaires. Le souvenir reste alors stocké de façon dysfonctionnelle avec toute sa charge émotionnelle intacte. Peur, angoisse, sentiments d'impuissance. Ce qui explique qu'il continue à provoquer des réactions intenses, parfois bien après les faits. Concrètement, comment s'est déroulée cette fameuse séance de MDR ? J'étais assise face à ma thérapeute qui me demandait de me concentrer sur le souvenir de cette dernière attaque de panique en pleine nuit. Elle me demandait de me remémorer les images, les émotions, les sensations associées. je devais en même temps suivre ses doigts du regard dans un mouvement de va et vient. Elle me demandait aussi à certains moments de tapoter sur mes genoux, puis sur mes coudes, puis de nouveau sur mes genoux. Je ne me souviens plus très bien de l'enchaînement exact, mais vous voyez le principe. Cette technique s'appelle la stimulation bilatérale. L'hypothèse est qu'elle aide le cerveau à retraiter la formation, un peu comme cela se produit naturellement pendant le sommeil paradoxal Cette phase du sommeil où l'on observe aussi des mouvements oculaires rapides. L'objectif ? Qu'au fil des séances, le souvenir perde progressivement de son intensité émotionnelle, sans que je l'oublie, mais qu'il devienne moins envahissant. Concrètement pour moi, arrêter d'avoir peur de faire une nouvelle attaque en allant me coucher ou arrêter d'éviter de boire de l'eau après 18h par peur de devoir me lever, faire pipi la nuit et de déclencher, ce faisant, une nouvelle attaque de panique. Le MDR est une approche reconnue. par l'OMS et la Haute Autorité de Santé en France, même si son mécanisme d'action exact fait encore débat scientifique. Je ne suis pas spécialiste, mais de ce que je comprends, le débat porte sur pourquoi les mouvements oculaires aideraient-ils spécifiquement. Certains chercheurs pensent que c'est surtout l'exposition aux souvenirs qui compte, la stimulation bilatérale n'étant qu'un élément accessoire. Je n'ai pas vraiment envie de m'attarder sur ce débat. La seule chose que j'ai envie de partager avec vous aujourd'hui, c'est ça. Quand vous avez mal à la tête, il n'y a pas 10 000 solutions. Aspirine, paracétamol, et dans 99% des cas, ça marche. Mais quand on parle de santé mentale, je n'aime pas vraiment ce terme, mais bon. C'est tout un autre monde qui s'ouvre. différents types de psychothérapie, la PNL que j'avais testée, je vous remets les liens dans les notes de l'épisode, l'hypnose, les antidépresseurs, lien aussi en description. À chaque praticien rencontré, j'avais l'impression qu'une solution différente m'était proposée. Et recommencer encore une fois avec une nouvelle méthode, ça m'a donné le vertige. C'est sûrement une des raisons pour lesquelles j'ai été assez hermétique à l'EMDR. Mais je dois reconnaître que les échanges... avec cette psy m'ont énormément aidée. Je ne remets donc absolument pas en cause le MDR, ni cette thérapeute. Le travail qu'on a fait ensemble a été fructueux à plusieurs égards. J'étais simplement, à ce moment précis de mon parcours, dans une phase où une nouvelle méthode, après toutes celles que j'ai déjà testées, me semblait trop lourde à porter, techniquement et émotionnellement. Une méthode de plus pour un même symptôme. Et voilà les amis, c'est terminé pour aujourd'hui. La suite au prochain épisode. Si cette histoire vous parle, si vous vous êtes reconnu même un tout petit peu, vous pouvez soutenir gratuitement ce podcast. Comment ? En laissant un commentaire, une note, en vous abonnant sur votre plateforme préférée. Ça aide le podcast à se faire connaître et ça donne vie à ce projet. Car rappelez-vous, ce podcast, c'est aussi le vôtre. Vos retours, vos messages, vos histoires me nourrissent et me donnent envie de continuer. A très vite pour la suite du journal de Nagorafob.
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Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du journal d'une agoraphobe. Dans ce podcast, je partage mon parcours d'ancienne agoraphobe. Je ne suis ni médecin ni thérapeute, mais si mon humble expérience peut offrir quelques pistes à certains d'entre vous et contribuer à libérer la parole sur un sujet qui stigmatise encore trop de personnes, eh bien, mission accomplie. Alors, où en étions-nous ? Ah oui, j'ai vécu ce qu'on appelle un échappement au traitement. Concrètement, ça veut dire que la sertraline, qui fonctionnait parfaitement sur moi depuis longtemps, a soudainement arrêté de faire effet. Et là, bim, grosse attaque de panique, la plus énorme que je n'ai jamais vécue, presque aussi intense que ma toute première attaque de panique. Je dis du jour au lendemain, parce que pour ma première attaque, il y avait eu des signes avant-coureurs que... j'aurais pu repérer si j'avais été sensibilisée au sujet. Cette fois, alors que je connaissais pourtant bien le sujet, je n'ai aucun souvenir de signaux d'alerte, aucune anxiété particulière en amont. C'est peut-être du déni de ma part, mais même en relisant mon carnet, rien ne laissait présager cette nouvelle attaque ni l'anxiété qui a suivi. J'ai essayé de comprendre sans vraiment y arriver. Mais l'expérience m'a appris une chose. Dans cet état, j'ai tendance à me replier sur moi-même. Et se replier sur soi, dans mon cas, ça veut dire remettre en place tout un tas de mécanismes d'évitement. J'évite des choses aussi banales que d'aller sortir la poubelle par exemple, sans toujours savoir pourquoi, simplement parce que ça me sort de ma zone de confort. Et plus j'évite, plus ma zone de confort se réduit. jusqu'à ne quasiment plus rien faire. Bon, on va éviter d'en arriver là. Une amie me pistonne pour avoir un rendez-vous avec une psy qu'elle trouve géniale et qui peut me recevoir dans la semaine. Banco ! Et effectivement, cette psy est géniale, humainement et professionnellement. Elle pratique les thérapies cognitives et comportementales, les TCC, nous en avons déjà parlé dans ce podcast. Mais pas seulement. comme vous allez le découvrir. Les deux premières séances sont uniquement consacrées à la discussion et ça me fait un bien fou de reparler avec une professionnelle qui sait poser des mots justes sur ce qui m'arrive. À la fin de la deuxième séance, elle m'annonce qu'elle est spécialisée en EMDR et qu'elle est convaincue que cette méthode pourrait bien fonctionner sur moi. Je ne savais même pas ce qu'était l'EMDR. Mais j'étais en confiance avec elle, alors je n'ai dit ni oui ni non. J'ai laissé le processus suivre son cours. Le MDR, c'est quoi ? En anglais, désolé d'avance pour l'accent, Eye Movement Desensitization and Reprocessing, soit désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. C'est une psychothérapie développée à la fin des années 80 principalement utilisée pour traiter les traumatismes psychiques et le trouble de stress post-traumatique. L'idée de base, face à un événement traumatisant, le cerveau peut ne pas réussir à le traiter correctement comme il le fait avec les souvenirs ordinaires. Le souvenir reste alors stocké de façon dysfonctionnelle avec toute sa charge émotionnelle intacte. Peur, angoisse, sentiments d'impuissance. Ce qui explique qu'il continue à provoquer des réactions intenses, parfois bien après les faits. Concrètement, comment s'est déroulée cette fameuse séance de MDR ? J'étais assise face à ma thérapeute qui me demandait de me concentrer sur le souvenir de cette dernière attaque de panique en pleine nuit. Elle me demandait de me remémorer les images, les émotions, les sensations associées. je devais en même temps suivre ses doigts du regard dans un mouvement de va et vient. Elle me demandait aussi à certains moments de tapoter sur mes genoux, puis sur mes coudes, puis de nouveau sur mes genoux. Je ne me souviens plus très bien de l'enchaînement exact, mais vous voyez le principe. Cette technique s'appelle la stimulation bilatérale. L'hypothèse est qu'elle aide le cerveau à retraiter la formation, un peu comme cela se produit naturellement pendant le sommeil paradoxal Cette phase du sommeil où l'on observe aussi des mouvements oculaires rapides. L'objectif ? Qu'au fil des séances, le souvenir perde progressivement de son intensité émotionnelle, sans que je l'oublie, mais qu'il devienne moins envahissant. Concrètement pour moi, arrêter d'avoir peur de faire une nouvelle attaque en allant me coucher ou arrêter d'éviter de boire de l'eau après 18h par peur de devoir me lever, faire pipi la nuit et de déclencher, ce faisant, une nouvelle attaque de panique. Le MDR est une approche reconnue. par l'OMS et la Haute Autorité de Santé en France, même si son mécanisme d'action exact fait encore débat scientifique. Je ne suis pas spécialiste, mais de ce que je comprends, le débat porte sur pourquoi les mouvements oculaires aideraient-ils spécifiquement. Certains chercheurs pensent que c'est surtout l'exposition aux souvenirs qui compte, la stimulation bilatérale n'étant qu'un élément accessoire. Je n'ai pas vraiment envie de m'attarder sur ce débat. La seule chose que j'ai envie de partager avec vous aujourd'hui, c'est ça. Quand vous avez mal à la tête, il n'y a pas 10 000 solutions. Aspirine, paracétamol, et dans 99% des cas, ça marche. Mais quand on parle de santé mentale, je n'aime pas vraiment ce terme, mais bon. C'est tout un autre monde qui s'ouvre. différents types de psychothérapie, la PNL que j'avais testée, je vous remets les liens dans les notes de l'épisode, l'hypnose, les antidépresseurs, lien aussi en description. À chaque praticien rencontré, j'avais l'impression qu'une solution différente m'était proposée. Et recommencer encore une fois avec une nouvelle méthode, ça m'a donné le vertige. C'est sûrement une des raisons pour lesquelles j'ai été assez hermétique à l'EMDR. Mais je dois reconnaître que les échanges... avec cette psy m'ont énormément aidée. Je ne remets donc absolument pas en cause le MDR, ni cette thérapeute. Le travail qu'on a fait ensemble a été fructueux à plusieurs égards. J'étais simplement, à ce moment précis de mon parcours, dans une phase où une nouvelle méthode, après toutes celles que j'ai déjà testées, me semblait trop lourde à porter, techniquement et émotionnellement. Une méthode de plus pour un même symptôme. Et voilà les amis, c'est terminé pour aujourd'hui. La suite au prochain épisode. Si cette histoire vous parle, si vous vous êtes reconnu même un tout petit peu, vous pouvez soutenir gratuitement ce podcast. Comment ? 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