- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous, je suis Gwénaël Sinquin, dirigeant de odaël et créateur du Campus Club Formation, qui est un programme de formation et d'accompagnement dans les activités physiques et mentales au service du développement personnel et professionnel. Le Campus sponsorise le podcast Les athlètes de l'entreprise et on a un athlète aujourd'hui d'ailleurs, on va y revenir. Et donc, je vous invite à vous abonner à la newsletter, bien sûr, du podcast pour recevoir en exclusivité les nouveaux épisodes. A noter cela sur vos plateformes préférées, bien sûr. Et puis, dans l'épisode précédent, nous avons pu écouter la vision du sport et de l'entreprise, en particulier dans le domaine de la sécurité au travail, puisqu'il en a fait sa spécialité, même s'il a plein d'autres cordes à son arc, avec Christophe Inzirilo, qui avait commencé une brillante carrière dans le football et qui a développé plein de compétences dans le domaine de l'accompagnement des entreprises. Et aujourd'hui, j'ai un grand plaisir d'accueillir chez lui, alors je l'accueille, je ne sais pas si vraiment je l'accueille parce que je suis chez lui là, c'est magnifique d'ailleurs parce qu'on est à la campagne pas très loin de Vannes et c'est très joli. Et donc c'est plutôt Mike qui m'accueille parce qu'on fait le podcast chez lui, pour le podcast avec un immense plaisir, les athlètes de l'entreprise aujourd'hui avec Mike. On va découvrir tout ça évidemment dans le podcast mais Mike est consultant RSE, il a fondé Omega RSE. Il va nous en dire plus, évidemment, au fil de cet échange. Il a travaillé dans les secteurs du luxe, de la mode, du design et de l'immobilier avec un parcours en Sciences Po, qui a sans doute été le démarrage de ta vie, et puis également du droit et de la mode durable. Alors, il est aussi décrit comme juriste et expert en transformation des organisations et avec un parcours d'entrepreneur et une expérience en direction générale et achat responsable. Bonjour Mike.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Bienvenue, merci de m'accueillir chez toi. C'est la première fois qu'on fait un podcast à domicile, mais je sais que tu as l'habitude de travailler chez toi et d'en faire ton bureau, y compris avec tes collègues ou collaborateurs.
- Speaker #1
Avec toute l'équipe.
- Speaker #0
Avec toute l'équipe. Donc on va démarrer le jeu des questions et merci encore de ta présence. Alors on va d'abord parler de ton parcours avec une première partie sur... aussi la métaphore tu sais bien que les athlètes de l'entreprise c'est d'aller chercher dans le sport et pas forcément toujours dans le sport de haut niveau c'est le sport en général toi je sais que tu fais un peu de voile j'ai cru comprendre donc peut-être tu auras des métaphores avec la voile je vais le tenter tu vas le tenter donc tu es juriste de formation et tu as fondé Omega qui est un cabinet d'expertise en RSE avec toute une belle équipe vous accompagnez les entreprises les collectivités avancées sur les sujets de la transition écologique à quel moment tu as décidé de changer de terrain de jeu parce que tu peux nous dire en quelques mots ta carrière qui t'a emmené à lancer Omega RSE à te consacrer à la RSE alors ça date,
- Speaker #1
le grand tournant c'est 2015 ça fait déjà 11 ans et en fait ce que j'ai changé vraiment de terrain c'est plutôt que j'ai observé que le terrain de jeu avait changé que le monde a été en train de changer littéralement sur plein de sujets qui sont des sujets sociétaux et qui m'animaient Et... J'ai trouvé que pour aider les entreprises, en tout cas à faire leur part sur ce changement qui était déjà opérant pour certaines grandes entreprises, mais pas pour toutes les entreprises, et pour les accompagner au mieux, j'ai rien trouvé mieux que la RSE, la responsabilité sociétale des entreprises. Et à ce moment-là, je me suis reconverti, je me suis formé, je me suis passionné, et ça a touché à... plusieurs sujets, le vivant, l'humain, bien sûr, sur le fond, sur l'utile, sur le sens. Mais bien sûr, c'était à la croisée des chemins de ce que j'avais déjà par mon vécu, par mon expérience. C'était sur les achats responsables, la supply chain, l'optimisation de tout ce qu'on peut faire pour désimpacter déjà, en premier lieu, les entreprises. Et la RSE est devenue pour moi le meilleur endroit pour relier tout ça, le droit, la stratégie, l'économie, le vivant, l'humain.
- Speaker #0
Ok. Et aujourd'hui dans ton métier de consultant, est-ce que si on fait un parallèle encore avec le sport, par rapport à ces entreprises, à tes clients, tu te vois comme un entraîneur, un coach, un athlète ? Tu es avec eux dans le match ou tu es un petit peu décalé ? C'est quoi ta position ?
- Speaker #1
Ça ne sera pas l'athlète. L'entreprise, elle, elle va être athlète. Je me verrais un mi-chemin entre entraîneur et coach, mais tout dépend du public qui est visé, si on accompagne un dirigeant ou une équipe tout simplement.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Le but, ce n'est pas de jouer à la place du client, c'est d'être là pour l'aider. Donc plutôt entraînement ou plutôt coaching.
- Speaker #0
Plutôt coaching avec l'œil décalé du professionnel qui va accompagner les entreprises. Est-ce qu'on peut dire d'ailleurs que la RSE, c'est une discipline de haut niveau ?
- Speaker #1
Discipline de haut niveau, oui. Disons qu'elle est encore jeune. C'est une jeune science transverse à tous les métiers. J'aime bien le répéter. c'est une... approche une méthode où on peut l'appeler sous différentes formes en tout cas les jeunes elle se cherche encore un petit peu un pied à l'échelle t oui et elle a des angles morts mais aussi les entreprises ont des angles morts et elle est aussi là pour justement désimpacter réduire ses angles Au niveau, oui, parce que c'est un métier à part entière. Et ça, on peut le répéter. Souvent, c'est quelque chose qui est mal compris. C'est au même titre que quelqu'un qui est très bon en plomberie ou en expertise comptable. Quelqu'un fera le métier de la RSE.
- Speaker #0
C'est un métier. Donc, on peut dire que c'est une discipline quasi de haut niveau.
- Speaker #1
Allez.
- Speaker #0
Allez, on peut dire ça. Alors, elle est souvent, malheureusement, sans doute perçue comme une contrainte réglementaire, la RSE. Et toi, tu l'as décrit comme une nouvelle gouvernance stratégique. Ça rentre dans la stratégie de l'entreprise. Et comment tu arrives à convaincre un dirigeant que c'est une discipline à maîtriser et pas une case à cocher, quelle que soit la taille de l'entreprise, j'aurais tendance à te dire, parce que de la petite, la moyenne, la grande entreprise, on a tous un impact, on a tous sur ce domaine-là du sociétal, on a des choses à faire, mais comment tu arrives à convaincre ?
- Speaker #1
Convaincre un dirigeant particulier ? Ça commence souvent par la sensibilisation, c'est aussi la première pierre pour toute démarche et que la personne qui va embarquer, en tout cas du côté de l'entreprise, va comprendre l'intérêt sociétal, l'utile, le sens de ses activités. Je pense qu'une bonne question à se poser tous les matins pour toutes et tous chefs d'entreprise, c'est est-ce que mes activités ont un sens qui va porter responsabilité, en tout cas... en quoi mes activités vont contribuer à un monde meilleur, que ce soit pour l'environnement, la planète, ou tout simplement pour l'homme et le vivant. Ça, c'est la grande question. À partir de ce moment-là, déjà, il y a un grand pas de franchi. Et ensuite, il va falloir embarquer toutes les équipes qui, pour la plupart, sont déjà assez sensibilisées. Il y a toujours une appétence. Le public, on le voit bien, même dans les stats aujourd'hui, l'immense majorité, même des Français, si on reste en France. sont très sensibles à ces sujets et de plus en plus. Contrairement à tout ce qu'on a inventé avec le mythe du backlash écologique. C'est du montage finalement parce que les stats contredisent tout ça.
- Speaker #0
Tu as parlé de l'échelle de temps. Tu as dit tout à l'heure que l'RSE n'est pas très âgée. C'est une double question dans ma question. L'échelle de temps, justement, elle est vieille de combien d'années cette RSE ? Et combien de temps il faut pour déployer ça à une PME qui est le cœur, je sais, les PME, il y en a beaucoup plus. plus des grandes entreprises. Donc voilà, double question. Combien de temps pour déployer et l'âge de cette RSE ?
- Speaker #1
Alors, ma version, l'antichambre, ça serait 2000 avec le pacte mondial, mais on va se poser sur la norme, en fait, les lignes directrices de l'ISO 26000, 2010. Donc si on prend 2010, nous sommes en 2026.
- Speaker #0
On va le dire comme ça.
- Speaker #1
adolescente se cherche encore qui aussi soit dit en passant à une maladie chronique oui ça pas le green machine ouais mais là aussi d'autres pathologies et une fois de plus à les jeunes donc il faut l'aider elle en principe d'amélioration continue une fois de plus est transverse à tous les métiers Elle touche énormément de sujets, tous les sujets sociétaux, de gouvernance, d'éthique, de bonne pratique, d'écologie, d'environnement bien sûr, en premier lieu, et puis tous les sujets sociaux, de droit humain. Après, pour... pour la temporalité d'une mise en démarche, on va dire comme ça, pour une entreprise qui partirait de zéro, le tempo idéal, c'est une reconduite sur trois années, c'est-à-dire le temps pour faire un bon reporting et pour le comprendre. comparé d'une année à l'autre, donc N-1, N-2, c'est toujours l'idéal. Là, on rejoint un peu l'esprit des états financiers. Pour autant, là, on est dans l'extra-financier.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Donc voilà pour te donner quelques indications. Quelques éléments,
- Speaker #0
sachant que l'extra-financier, justement, devient obligatoire à une certaine taille d'entreprise. C'est-à-dire qu'on ne parle plus que du bilan, mais on demande aussi du bilan financier, pour le coup, mais aussi on parle du bilan extra-financier, qui est complètement au cœur de la RSE.
- Speaker #1
Oui. Aujourd'hui, oui, selon la taille de ton entreprise. tu vas être soumis à certaines obligations et quelquefois ce sont des obligations de reporting RSE au delà des mille en tout cas avec la CSR au delà des mille salariés ok tu as formé plus de 300 participants donc c'est beaucoup,
- Speaker #0
mon métier de responsable RSE donc il y a plein de petits Omega RSE sourcing on va dire ça comme ça je sais pas qui sont que tu as formé peut-être dans différents organismes. Qu'est-ce qui distingue les entreprises qui tiennent en distance ? Parce que tu vas les accompagner avec ta démarche de consulting pendant un certain temps. Et c'est bien tout que la démarche. D'ailleurs, c'est la même chose dans le domaine de la formation. On accompagne. Et puis, à un moment, on lâche l'ébride. Alors, qu'est-ce qui fait que ça peut continuer ? Après le premier effort très accompagné par... Par toi et tes équipes, qu'est-ce qui fait que ça va durer dans le temps ?
- Speaker #1
On peut mettre ça en forme de strates, sensibilisation en premier lieu, on vient d'en parler, formation effectivement, j'ai eu la chance de créer un parcours en particulier avec la maison Lefebvre d'Aloz, Compétences, qui est une belle maison, et d'autres organismes de... formation et aussi en effectivement avec l'équipe oméga rsa je ne suis pas le seul aussi être formateur de former avec un parcours métier et c'était c'était l'occasion à 2 depuis six ans, de suivre aussi ceux qui ont pris ensuite la posture métier, d'être responsable RSE, souvent des reconversions d'ailleurs, et de les rappeler au fil de l'eau, par la suite de prendre des nouvelles et de voir un petit peu comment leur prise de poste évolue. Et c'est assez intéressant d'ailleurs. Moi-même, je me suis retrouvé à une époque aussi responsable RSE d'une entreprise où j'ai eu la chance aussi de retourner un peu dans le moteur, on va dire. Là j'ai perdu le fil.
- Speaker #0
Alors qu'est-ce qui fait, tu parles de l'accompagnement que vous avez fait de ces responsables RSE, qu'est-ce qui fait qu'un responsable RSE, plus il a été accompagné et qu'il réussit, qu'est-ce qu'il va faire, qu'il va trouver sa place dans l'entreprise ? C'est un peu comme dans le sport, il y a plein de métiers parallèles qui n'existaient pas dans le sport de haut niveau en particulier, mais voilà, de préparation mentale, etc. Et finalement la RSE c'est quelque chose d'assez nouveau, tu l'as dit, elle a 16 ans, elle est adolescente. adolescente, donc elle vient de manière assez récente dans l'entreprise, c'est une fonction support. Comment on arrive à réussir dans une entreprise quand on est responsable RSE ? Quels impacts il peut y avoir derrière ?
- Speaker #1
En premier lieu, déjà, se former. Parce que beaucoup ne le sont pas. Et ça, c'est une réalité. C'est un métier, une fois de plus, il faut se faire former. Il faut bien prendre le temps d'être formé. Ensuite, dans l'exercice, il y a beaucoup de cailloux dans la chaussure. Oui.
- Speaker #0
C'est le métier qui veut ça, peut-être ?
- Speaker #1
Oui. Déjà, quelquefois, c'est la compression entre ceux qui sont au-dessus dans la gouvernance, ceux qui sont en dessous. Et quelquefois, il y a des entre-deux difficiles à gérer.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
D'embarquer, d'être compris, de faire comprendre sa démarche auprès de tous les corps de métier, tous les départements, toutes les business units, pour faire comprendre, par exemple, qu'on n'empiète pas sur le dialogue social et auprès d'autres instances sociales, ne serait-ce que ça. d'être aussi en posture d'allié, c'est-à-dire d'avoir des référents, des personnes qui vous portent et qui vous soutiennent. C'est très important parce qu'une démarche sociétale, une démarche peut aller assez loin, en profondeur, en fonction de l'échelle de durabilité, en tout cas de ce que ça pourrait donner entre l'intention et l'action. Oui, le plus dur, c'est certainement l'embarquement des équipes.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui marche bien en embarquant les équipes ?
- Speaker #1
Une fois de plus, sensibilisation, formation. Et puis, il y a 36 formes d'embarquement au cas par cas. On s'adapte au public, tout simplement. Et là, il y a beaucoup à faire.
- Speaker #0
Il y a beaucoup à faire.
- Speaker #1
Et c'est vrai que dans l'équipe Omega SE, on a la chance d'avoir des spécialistes du sujet à s'appeler d'une formule coaching pour une prise de poche. RSE et d'avoir du leadership là-dessus donc quelque chose d'assez individualisé comme ça peut être d'autres formules très collectives d'accord,
- Speaker #0
en fonction de la taille et des objectifs sans doute de l'entreprise alors si on fait une métaphore encore sportive mais pour le coup sur la course à pied c'est un marathon, c'est un sprint c'est quoi la bonne cadence qu'il veut avoir d'une entreprise pour qu'elle ait vraiment de l'impact aussi alors clairement c'est un marathon mais pourquoi pas séquencer par des moments de sprint ok
- Speaker #1
Prendre le temps, surtout de la mesure, parce que ce qui compte, c'est la mise en action et une action qui soit mesurable. Et pour, une fois de plus, avoir un suivi dans le temps, il faut avoir une communication responsable là-dessus, ce qui suppose plutôt un profil bas et d'attendre vraiment toujours quelque chose de tangible à révéler.
- Speaker #0
On est dans un travail de fond.
- Speaker #1
Plutôt marathon.
- Speaker #0
Plutôt marathon pour le coup. Comment tu mesures concrètement ? Donc, OK, il faut embarquer les équipes. Selon la taille, les moyens sont différents, les actions sont différentes, mais comment tu mesures ensuite la performance ? On a parlé tout à l'heure de bilan extra-financier. Là, on fait un parallèle avec le chrono, toujours dans la course à pied. Qu'est-ce que tu auras à dire dans les choses concrètes à évaluer en entreprise ? Alors, on peut s'asseoir sur les normes qui existent. Ça peut être des normes opérationnelles qui accompagnent certains textes, quand on est soumis, et même aussi des normes volontaires. Donc, autant s'en servir. Il y a déjà beaucoup de matière. Et puis, en plus, aujourd'hui, c'est un travail de cohérence. Ça permet d'être assis sur quelque chose de stable, qui fait référence, et non plus, comme on l'a vu pendant de nombreuses années, en tout cas, c'est d'avoir 30... de six référentiels, qui sont souvent des référentiels qui vous sont donnés par des donneurs d'or, donc tout est confus même s'il y a pas mal de choses qui se ressemblent. Déjà, commencez par là, quels sont les attendus, ceux qui sont ancrés, comme ça au moins on ne s'égare pas. et puis après si vous voulez aller plus loin pour une démarche avec des avec de l'image un peu de réputation en tout cas par rapport à ce que vous faites quelques fois c'est bien de se le faire reconnaître d'une certaine façon donc là il y a 36 formules aussi peut-être un peu trop mais pour faire valoir son engagement pour faire valoir ça peut être au-delà
- Speaker #1
de l'évaluation de labellisation par exemple d'accord certification ok qu'est-ce que ça apporte directement aux gens dans l'entreprise est-ce qu'il y a des compteurs qui mesurent ça l'apport
- Speaker #0
direct aux personnes dans l'entreprise et il y a la performance écologique tout est normé aujourd'hui dans ces textes dans ces normes qu'on appelle les standards en anglais il y a tout un simple exemple, on va mesurer le nombre de fois où la gouvernance par ses formes qui sont différentes, ça peut être un codire un CA, un COMEX ont abordé tel ou tel sujet qui sont des sujets sociétaux donc qui ne sont pas des sujets commerciaux ou ou financière. Et on va regarder précisément dans l'ordre du jour ou le compte rendu. Exactement.
- Speaker #1
Est-ce qu'on a parlé de RSE ? Est-ce que c'est un sujet qui est mis régulièrement sur la table lors des rendez-vous managériaux ?
- Speaker #0
Ça, c'est un exemple parmi tant d'autres.
- Speaker #1
Donc, vous accompagnez les entreprises à évoluer vers des modèles respectueux, des limites planétaires, c'est le fondement même, et créateurs de valeurs mesurables. Mais comment concilier la rentabilité économique et l'exigence environnementale dans la tête d'un dirigeant ? Il y a le court terme, le moyen terme, le long terme. Je ne sais pas trop quoi dire de ça.
- Speaker #0
Alors déjà, premier postulat de départ, ça c'est la théorie de l'ARSE, on ne remet jamais en question la profitabilité d'une entreprise. L'ARSE n'est surtout pas l'ennemi de la rentabilité, bien au contraire, ça c'est l'étage 1 de la pyramide sociétale, on va dire comme ça. Et puis de rappeler justement sur ces sujets que l'ARSE aide à la sobriété, donc si c'est la sobriété énergétique, bien évidemment ça va réduire les charges. si vous êtes sur une stratégie bas carbone, vous allez réduire l'exposition à des risques. Les achats responsables vont sécuriser les approvisionnements, vont fiabiliser aussi les fournisseurs. La marque employeur, l'enjeu RH, attraction, rétention des talents, donc que du bénéfice. Bénéfice, on peut dire performance globale qui va inclure donc la partie financière par extension, mais c'est déjà l'extra financier qui va induire le financier, donc tout est positif, tout est lié. Une gouvernance aussi claire va rassurer les banques les clients et les partenaires, quand vous arrivez avec un reporting RSE dans les mains devant votre banquier pour lui demander un crédit pour une nouvelle installation par exemple, vous allez bénéficier non seulement d'un sourire de votre banquier, ce qui est déjà pas mal,
- Speaker #1
ce qui est rare,
- Speaker #0
il est content, vous lui amenez de la matière. Donc c'est la fameuse notation égée, mais déjà c'est de montrer qu'on a des garanties et qu'avec ces garanties, elles vont se transformer en meilleurs crédit par exemple
- Speaker #1
donc si je comprends bien il y a un vrai impact dans ce que tu dis aujourd'hui si effectivement les compteurs RSE sont pilotés on va dire de manière précise, parfois par rapport à des normes, en tout cas souvent par rapport à des normes on va dire d'ailleurs elles sont là pour aider et ça va avoir un impact sur ta négociation avec ton banquier si tu veux acheter une machine à conduire ton usine clairement l'assureur,
- Speaker #0
le banquier tout ce qui relève des investisseurs il faut voir la la durabilité, donc la RSE, comme un facteur de pérennité et de profitabilité. C'est un sujet où on ne va pas faire moins d'économies, mais on va faire une économie qui déjà est sans impact et qui va durer dans le temps. Il faut le voir aussi comme ça.
- Speaker #1
Comme tu sais, je fais souvent des parallèles avec le sport, les équipes et le travail d'équipe en général et la collaboration. On l'a dit tout de suite avant, c'est embarquer les équipes et... C'est quoi la bonne méthode pour créer un collectif autour d'un projet de transformation durable ?
- Speaker #0
Ça rejoint un petit peu ce qu'on s'est dit tout à l'heure, la sensibilisation, compréhension du sujet. Parce que la sensibilisation, il faut aussi que ça percute derrière. Là, on rejoint un poncif, mais comprendre pour agir. Donc, si on est bien sensibilisé, qu'on a bien compris, on va mécaniquement aller à l'action. Et ça, c'est chouette. Ça, c'est la première chose. Donc, beaucoup n'ont pas encore compris que la RSE, une fois de plus, c'est un vrai métier avec de la méthode. C'est une science avec une boîte à outils dédiée. Et les experts en RSE vont sortir les bons outils au bon moment sur le déroulé de la stratégie. Et partir aussi souvent du réel. c'est-à-dire de la supply chain par exemple, ou du cœur de chaque métier. C'est très important. Il faut aller au-delà aussi de tout ce qu'on peut attendre, d'être juste dans l'intention, une grande messe annuelle, ou des ambitions qui ne sont pas passées à l'action, ou tout ce qui n'est pas mesurable. Il faut mesurer. Voilà, il faut mesurer. Et le rôle du collectif.
- Speaker #1
Et le rôle du collectif, évidemment. Alors, dans ce que tu proposes, je crois que tu peux proposer des fresques aussi. Est-ce que quand tu parles de choses un peu dynamisantes, dans la prise de conscience, dans l'information, alors j'ai eu la chance moi de participer en tant que participant à des fresques, tu peux peut-être en dire un mot pour embarquer les équipes ? Oui,
- Speaker #0
alors ça c'est parmi les outils de sensibilisation. Dans les grands classiques ateliers, il y a les fresques, et les fresques portent sur tous les sujets sociétaux. Je crois qu'aujourd'hui, à la grosse, on doit être sur une centaine de fresques. on va en retenir une bonne différentes. Oui, des fresques de ci, de là, de la forêt, de l'eau, 36 formes. On va dire qu'il y en a une bonne douzaine qui sont très valides parce que très consolidées par l'expérience, par la pratique. Donc, une bonne douzaine, voire peut-être une quinzaine sur lesquelles nous, on travaille depuis déjà six ans. Récurseurs, presque. Et puis, la chance d'avoir dans l'équipe des gens qui animent professionnellement avec beaucoup de récurrence, mais qui sont au-delà d'être animateur. qui sont formateurs, voire même instructeurs. Donc, on a une équipe très capée sur le sujet. Et on porte les principaux sujets, climat, numérique, biodiversité, etc.
- Speaker #1
OK. Je crois que c'est un bel... Enfin, moi, pour avoir participé à la fresque du numérique responsable, c'est le cas.
- Speaker #0
Il y a eu aussi l'atelier Convergence. Convergence au cachet. On anime aussi dans le Grand Ouest. Je crois qu'on est assez pionniers là-dessus, parmi les premiers. Il y en a deux dans l'équipe qui l'animent. Un atelier qui est plutôt... qui va essayer de... de montrer à l'entreprise, moi je pense qu'ils s'adressent idéalement à des codires par exemple, pour trouver un équilibre parfait entre pérennité, durabilité et la profitabilité, c'est-à-dire le moteur financier, mais de durer dans le temps, avec l'esprit de la robustesse, qui est le concept le plus parlé en ce moment, depuis un an on va dire, le plus échangé. Les principaux ateliers sont des fresques. Il y en a beaucoup, en tout cas, sur chaque sujet. Ça, c'est intéressant. Et puis, nous, on a créé aussi sur mesure des ateliers signature. Quelquefois, par du constat que certains ateliers sont trop lourds ou certains presque peut-être un peu trop scientifiques pour certains types de publics. Donc, on les a allégés, revisités. Et on a créé nos propres ateliers aussi chez Omega.
- Speaker #1
C'est très collaboratif pour le coup. Et ça prépare le terrain à la réflexion et à faire monter les compétences. des gens sur les sujets. Alors, est-ce que ça t'arrive carrément de recadrer un client dans sa démarche RSE qui ressemble à du greenwashing ou qu'un vrai engagement ? Est-ce que tu as eu cette occasion-là ou d'avoir peut-être même de la tension avec certains clients ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Ça peut arriver. Avec tact. Avec tact.
- Speaker #1
Mais tu es quelqu'un de tact, donc je ne suis pas surpris.
- Speaker #0
Non, clairement. Je ne suis pas surpris. Le but, ce n'est pas de les aider à avoir de la décoration pour la communication, on va dire. C'est... de les aider à avoir surtout de la crédibilité, de sécuriser justement cette communication qui se veut être responsable. Quand on parle de communication en termes RSE, on est sur le sujet de la communication responsable, qui n'est pas la communication classique, j'ai envie de dire. Pas de la publicité, quoi. Non, et puis je fais référence à cette maison ADEME, cette autorité qu'on a, cette agence extraordinaire, il faut le rappeler, en France, et qui est une véritable encyclopédie sur tous les sujets, en tout cas, surtout sur le piliant environnementales et qui publie un guide de la communication responsable. Je vous invite à aller jeter un oeil.
- Speaker #1
Téléchargeable sans doute sur leur site.
- Speaker #0
Oui, version payante. Mais ça vaut la peine. Une version gratuite par contre sur un autre livrable qu'ils ont qui est sur le Green Machine. Accessible et puis aussi un outil pour vérifier si vous n'êtes pas justement sur des propos de Green Machine ou en tout cas il y a un mauvais biais là-dessus.
- Speaker #1
C'est de l'auto-évaluation si je comprends bien. Oui,
- Speaker #0
c'est un outil. C'est super. Donc, de rappeler une fois de plus que le green machine, c'est dangereux, c'est contre-productif et en RSE, on doit lutter perpétuellement contre le green machine.
- Speaker #1
Super. Si on parle du futur et des réglementations, une première question. Il nous reste encore deux ou trois questions avant de passer au portrait pile ou face. Alors, avec les nouvelles directives européennes, c'est... CSRD, devoir de vigilance, la RSE devient obligatoire pour de nombreuses entreprises. Est-ce une bonne ou mauvaise nouvelle pour ceux qui sont engagés de longue date ?
- Speaker #0
Excellente nouvelle. Excellente nouvelle pour plein de raisons. On ne va pas pouvoir tout évoquer. Une des raisons que je préfère, c'est par exemple, grâce à ces nouveaux textes, CSRD, SAP Pitzer, la BSM, et d'autres textes, le SFDR, effectivement, sur le devoir de vigilance également. Donc, D'autres, les bonnes nouvelles, c'est que... que depuis que l'ARSE existe, depuis on va dire une bonne quinzaine d'années, c'est un peu la jungle, c'est un peu le Far West, on est sur la durabilité qui permet d'ouvrir plein de portes avec plein d'acteurs, c'est un peu l'Eldorado, mais ce grand bazar méritait un bon coup de ménage, et CETEX vient de faire le ménage, tant attendu, et en particulier justement pour avoir de la cohérence sur les informations de durabilité, sur les états de durabilité pour que tout le monde parle le même langage. qu'on puisse se comparer les uns les autres et ça c'est important.
- Speaker #1
C'est ce que tu as dit, c'est la mesure donc en fait ces différentes normes qui tombent vont préciser ce genre de mesure, ces comparaisons.
- Speaker #0
Et en plus c'est au bénéfice des entreprises et surtout pas que les grosses mais aussi les petites qui elles souvent n'ont pas le temps de gérer ce genre de sujet où elle passe encore à côté et quand elles doivent y répondre parce qu'elles reçoivent par exemple un questionnaire d'une banque puis d'une autre puis d'un donneur d'ordre qui peut être aussi dans sa chaîne de valeur qui lui appuie un peu dessus elle se retrouve à passer énormément de temps là dessus et ça c'est un des gros cailloux aussi dans la chaussure je reviens à ta question de tout à l'heure par rapport aux responsables RSE quand ils prennent justement leur poste ils se retrouvent pris par le temps à devoir répondre à tout ça ils sont pas dans l'action du coup ils sont juste sur le la conformité pas vraiment une conformité. Souvent, on reçoit une demande d'un donneur d'ordre, donc on se doit d'aller répondre. Et les textes font le ménage là-dessus. Ça, c'est la grande bonne nouvelle des deux, trois dernières années, globalement.
- Speaker #1
Ça veut dire que tu choisis, je ne sais pas si on appelle ça une norme, qui te permet de valoriser tes compteurs, parce qu'on va avoir des compteurs qui vont apparaître dans la norme auprès des partenaires, fournisseurs et autres.
- Speaker #0
Pour reprendre un peu les mots du sport, on va avoir les mêmes chronomètres.
- Speaker #1
on parlait tout à l'heure des chronomètres belle métaphore alors dans 10 ans si on se projette à quoi ressemble une entreprise vraiment en forme sur le plan sociétal et environnemental on est tellement dans le monde incertain dans lequel on vit est-ce qu'on peut se projeter à 10 ans je sais pas mais en tout cas c'est quoi ton ton idée à toi d'une entreprise vraiment en forme sur ces deux dimensions ?
- Speaker #0
Une entreprise qui va être robuste, qui va connaître bien sa chaîne de valeur, tous les impacts qu'elle a dessus, tous les risques, toutes les opportunités qui s'en dégagent. Elle va réduire à la fois ses impacts bien sûr, mais ses vulnérabilités. Elle va avoir une stratégie bien sûr bas carbone qui soit crédible, qui soit sur la trajectoire de l'accord de Paris. Ça c'est essentiel. Elle prend soin de ses équipes. elle joue la carte de la qualité de vie au travail bien évidemment elle sait dialoguer avec toutes ses parties prenantes ça c'est la clé de voûte de toutes les marchés RSE donc elle a pris le temps de se poser par rapport à ses parties prenantes de les consulter,
- Speaker #1
de les écouter de partager avec elles les analyser quelque part et quand tu dis parties prenantes qu'est-ce que tu mets derrière ce langage là ?
- Speaker #0
au delà des classiques fournisseurs, clients investisseurs Donc... Bien sûr, les parties prenantes internes, mais bien au-delà, ça peut être tout simplement, vous êtes une PME, vous êtes dans une zone artisanale, au bout de la rue, vous avez une grand-mère qui est là, vous n'êtes jamais allé lui parler, mais vous avez vos 60 voitures qui, tous les matins, depuis 20 ans, passent sous ses fenêtres, la pauvre, eh bien, vous allez lui parler et vous allez voir, le monde va changer.
- Speaker #1
Rien qu'avec ce dialogue, ça change. Au sens large, quoi.
- Speaker #0
Voilà. Et puis aussi la nature de l'invité, bien évidemment, la biodiversité à table. tout simplement, alors sous différentes formes là dessus on peut ouvrir un grand chapitre et bien évidemment de la considérer, c'est très important donc savoir dialoguer, faire sa part participer idéalement à une économie qui se veut régénérative et puis de comprendre que la performance elle ne va pas se mesurer qu'à court terme et puis de quoi on parle quand on parle de performance parce qu'il y a 36 formes Vous l'aurez compris, là, on est sur une performance qui se veut plutôt sur l'engagement sociétal. Et donc, dans 10 ans, une entreprise, surtout, qui sera capable de durer, qui existera encore 10 ans, grâce à tout ça. Mais c'est vrai que la RSE, elle permet d'avoir une anticipation des risques nativement. Et ça, déjà rien que ça, ça permet d'avoir de la résilience. On l'a vu lors d'épisodes comme la Covid, on avait des stats là-dessus. Oui, bien sûr. et on voyait que celle qui avait déjà adapté un modèle de responsabilité sociétale était beaucoup plus résiliente que les autres.
- Speaker #1
Que les autres, bien sûr. Dans les filières d'appro en particulier, il n'y a pas que ça, mais effectivement, c'est un point important. Alors, il y a des dirigeants qui vont écouter le podcast et c'est quoi si tu n'avais qu'un seul conseil ? Un dirigeant qui veut passer toujours dans la métaphore de spectateur à athlète de la RSE, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Alors, on se pose, on discute. Idéalement, on fait un diagnostic, même si l'entreprise est déjà très avancée sur le sujet. Un petit diagnostic de maturité, là où on en est aujourd'hui, c'est toujours positif. C'est comme un bilan médical, j'ai envie de dire. Il n'y a jamais le mauvais moment pour en faire un.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Parce que sans diagnostic, on va souvent passer à côté des sujets, où on va avoir quelque chose de sympathique, mais dispersé. Et là, on va pouvoir reconstruire ou construire une trajectoire. Tout démarrer ou tout améliorer et en sport on ne se prépare pas à un entraînement sérieux sans connaître sa condition physique. En RSE on peut dire que c'est pareil et donc de voir les forces, les risques, les opportunités etc.
- Speaker #1
Ok et ça dure alors ça dépend sans doute de la taille de l'entreprise mais si demain une PME, on va dire plutôt une ETI, une industrie, il y en a pas mal en Bretagne. 200 personnes et se dit moi je veux faire mon diagnostic je ne suis pas tellement avancé sur le sujet ça dure combien de temps ?
- Speaker #0
ça dure 2-3 jours nous dans notre équipe on aime bien le faire en binôme avec des bons référentiels on a plusieurs partenariats dont avec l'AFNOR on aime bien utiliser certains outils qui font référence et surtout qui sont calés sur les derniers textes les dernières normes c'est important Donc c'est un temps très court, ce n'est pas un gros budget et ça permet de voir tout de suite les points essentiels pour la suite. Et la suite, c'est de construire la démarche ou en tout cas de la revoir, de l'améliorer.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui va toujours, je reviens dans cet archétype de l'entreprise de 200 personnes industrielles en Bretagne, qu'est-ce qui peut aller très vite comme décision ? Ok, on fait le diagnostic, on s'engage dans une démarche. C'est quoi les leviers qui vont faire que tu vas aller vite sur la démarche en place sans précipitation, mais tu vas avoir des effets rapides ?
- Speaker #0
Tout simplement, la démarche RSE, elle a ses étapes. L'étape de diagnostic, c'est le moment où on va révéler déjà les enjeux principaux. Ensuite, il va falloir aller beaucoup plus loin, travailler avec les parties prenantes, ce qu'on appelle la partie gestion des parties prenantes, qui est un temps fort de la démarche. Ensuite, on va matérialiser, on va croiser tout ça. là je suis parti sur un discours professionnel mais toute la méthode qui se résume en 6-7 étapes et effectivement prendre le temps de matérialiser les enjeux et ensuite déroulera le plan d'action et tout ce chemin se fait avec différents types d'outils qui sont nécessaires ou pas selon justement l'approche selon l'entreprise et de ses ambitions et ensuite de mettre en action et... de suivre le projet, d'aller jusqu'à la communication, le reporting.
- Speaker #1
Oui, on va dire que l'ensemble des salariés sont concernés, que ce soit le personnel sur la chaîne, le chef d'équipe, le responsable méthode projet, le responsable à pro, tout le monde est concerné, le RH.
- Speaker #0
Oui, et puis après aussi, qui va porter l'ARS ? Souvent, tu me donnais l'exemple d'une PME de 200 personnes. Au début, souvent, on va prendre quelqu'un qui a de la pétance sur le sujet, qui va être nommé, qui a souvent une double casquette déjà, qui va être RH ou QSE ou je ne sais quoi, qui n'aura pas eu le temps de bien se former. Donc, il faut souvent et idéalement avoir une personne qui est à plein temps sur des sujets comme ça, surtout pour 200, qui va se faire accompagner aussi, enfin plutôt soutenir peut-être par... par quelqu'un ou deux, plutôt deux personnes qui vont constituer autour de cette personne elle-même une sorte de comité de pilotage. Des ambassadeurs aussi. Et ensuite voilà le réseau de référents qu'il faudra mettre en place tôt ou tard. Et puis la sensibilisation aussi pour toutes les équipes autour.
- Speaker #1
Ça marche si toute l'équipe s'y met quelque part.
- Speaker #0
De toute façon il y a une gouvernance projet. Une personne, puis deux, puis trois en fonction du nombre.
- Speaker #1
Et après ça rayonne pour développer ça. Juste pour terminer avant le portrait Piloupha, si tu as un mantra, une citation peut-être à partager en relation avec le thème du jour et la RSE et le sport et l'entreprise en général.
- Speaker #0
Alors, mantra.
- Speaker #1
Oui, ton mantra plutôt.
- Speaker #0
J'ai une pensée pour Elodie qui fait partie de l'équipe, que tu connais bien, qui disait l'autre jour, et ça je l'ai noté, c'est travailler dans une logique agile d'amélioration continue. Tu vas trouver ça percutant. Je trouve que ça résume beaucoup ce qu'on fait. Et puis, tu me parles de citations. Attends, j'ai un bouquin là.
- Speaker #1
Que je connais, que j'ai. En plus, tu me l'avais offert. Je te remercie.
- Speaker #0
J'ai écrit un livre avec 500 citations.
- Speaker #1
Ah oui, donc tu n'en as pas qu'une à partager.
- Speaker #0
Sur la transition écologique, avec mon co-auteur Frédéric Faret. Et on a pris le temps pendant un an et demi de collecter, de rechercher quelles sont les meilleures citations sur la transition écologique. ...écologique depuis plusieurs millénaires, soit dit en passant. On a chapitré tout ça et si je ne dois en prendre qu'une... Sur tes 500, ça va pas être facile de choisir. Il y a une que j'aime bien et je pense qu'elle est à propos, c'est Alexandra Palt, qui est l'ex-présidente du WWF et qui est très très forte sur l'activisme sociétal au sein des entreprises. Elle a même été directrice RSE du groupe L'Oréal.
- Speaker #1
D'accord, d'accord.
- Speaker #0
Et elle nous dit, écoutez bien, l'engagement sociétal des entreprises n'est pas une option, mais bien une question de responsabilité. Très simple, mais je pense que ça illustre pas mal ce qu'on vient d'évoquer.
- Speaker #1
Alors ton livre, on le trouve où ? Il faut te le demander. Comment on fait ? C'est vrai qu'ils veulent les 500 citations. C'est le moment d'en profiter.
- Speaker #0
Alors, tout simplement, me contacter. Oui, OK. Très bien. On mettra dans les commentaires. On a pas mal d'entreprises qui le... qui le préface en 50, 100, 200, 300 exemplaires pour en faire un cadeau de séminaire ou de fin d'année. C'est sympa. C'est assez intemporal. Je pense que dans 10 ans, on aura toujours le même. Il sera toujours d'actualité. Le même.
- Speaker #1
Super, merci. Tous ces éclairages super intéressants sur la RSE et surtout, comment mettre ça en œuvre dans l'entreprise au service de l'équipe, de l'écologie et de tous les sujets embarqués par ces aspects sociétaux. Alors maintenant, j'ai la... Question pile ou face, question surprise, attention. Donc tu as droit à un joker quand même, s'il y a un truc que tu dis là, je ne sors pas trop, tu as droit à un joker. Alors ma première question, on a évoqué ça un peu évidemment au fil rouge, c'est robustesse ou écologie ?
- Speaker #0
Moi je dirais robustesse puisqu'elle va intégrer l'écologie. En même temps, j'aurais presque pu faire l'inverse. L'écologie elle embarque tout. La robustesse peut être un moyen.
- Speaker #1
pour les entreprises un peu des deux bon c'est pas vraiment ton joker mais je le prends comme ça c'est conviction ou contrainte ?
- Speaker #0
conviction parce que engagement ok ce qui est très important en RSE ça je me permets de tu me tends une perche j'aime bien dire qu'il faut être aligné professionnellement mais aussi si possible de l'être aussi par ailleurs c'est à dire dans la vie quotidienne dans la vie quotidienne exactement c'est une démarche globale révolution ou évolution ? l'un va vers l'autre on voit le R entre parenthèses c'est pas très loin je pense qu'une révolution amène une évolution dans tous les cas c'est
- Speaker #1
ton joker on va dire c'est ton joker attention Tazak consultant ou militant ?
- Speaker #0
Ah les deux, mon capitule ! Les deux,
- Speaker #1
alors ! Tu ne peux pas dire les deux à chaque fois, alors !
- Speaker #0
Non, non. Ça rejoint ce que je disais, c'est que je pense que quelqu'un qui va être un bon consultant RSE, le week-end, il est bénévole dans des associations. Oui, ok. Et je le dis d'autant plus que dans mon équipe, et moi le premier, je pense que voilà, on l'est. Vous, vous le disiez. On mouille le maillot, on fait des fresques pour des écoles, on fait... Personnellement, j'ai plein d'engagements associatifs et j'en suis très content.
- Speaker #1
Ok. Bravo en tout cas pour ces engagements. Normes ou culture ?
- Speaker #0
Je préfère le côté culture. Le côté normes, c'est toujours un peu...
- Speaker #1
Même si tu es dans l'ARSE alors !
- Speaker #0
Il en faut ! Et puis en plus, je suis juriste. J'aime bien les textes, même si les normes ne sont pas des obligations en tant que telles. J'irais plutôt sur le côté culture. La culture de l'engagement me parle plus que quelque chose de... contraintes, normatives, je ne sais quoi.
- Speaker #1
Évolution culturelle aussi de nos mondes. On l'a évoqué tout à l'heure, mais c'est greenwashing ou greenwishing ?
- Speaker #0
Je préfère le greenwishing.
- Speaker #1
On est d'accord. Avant-dernière pour la route, urgence ou patience ?
- Speaker #0
Là, je crois que la patience, c'est fini. C'était le siècle dernier. Aujourd'hui, c'est l'urgence. Là, on est en 2026. On est dans la décennie de l'action, reconnue scientifiquement depuis une bonne cinquantaine d'années, rappelée par l'agenda de l'ONU, l'agenda du Cap 2030, qui est celui des objectifs de développement durable, rappelée aussi par... par d'autres textes, fondateurs. Et aujourd'hui, on est en 2026, il reste 4 ans. On voit bien qu'il y a un paquet de sujets qui sont en retard. En même temps, il y a des bonnes nouvelles, attention. Il y a des belles trajectoires, mais globalement, non.
- Speaker #1
Il y a urgence. Il y a urgence. La dernière, tu vas être surpris, mais c'est une question que je pose à tous mes invités. Donc, tu dois connaître une petite brioche de poche fabriquée par Brioche Pasquier. Est-ce que ça te parle, le pitch ?
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
Je te demande, c'est peach ou banane ? La dernière question, c'est toujours la même.
- Speaker #0
Peach.
- Speaker #1
Alors pourquoi ? Tu veux failloter un peu ?
- Speaker #0
Non, peach, moi je pense tout de suite au petit côté chocolaté. Ah voilà,
- Speaker #1
donc t'es gourmand alors. Exactement. Ok, écoute Mike, merci beaucoup pour cet échange super agréable et puis de ta franchise autour de toutes ces questions avec tellement d'enjeux en ce moment. Donc un grand merci pour ce moment passé ensemble, très agréable et sympathique, ces quarante et quelques minutes. Et donc je vous invite, ceux qui ont écouté le podcast, à s'abonner à la newsletter, comme ça vous savez en exclusivité les invités, et puis à noter aussi sur les différentes plateformes, vos plateformes préférées, Apple Podcast, Amazon Podcast, etc. Et vous pouvez aller sur toutes ces plateformes pour écouter le podcast et YouTube aussi en vidéo. Merci, merci Mike.
- Speaker #0
Merci Gwenaël.
- Speaker #1
Et puis à bientôt. À bientôt.