- Speaker #0
bon bah bonjour bonjour à tous bienvenue sur la chaîne des forgeurs ici donc on explore ce que ce qui façonne les entrepreneurs les hauts les bas ce qui fait que un entrepreneur se retrouve confronté à lui même donc c'est un vrai retour d'expérience l'objectif c'est pas de créer des histoires mais au contraire de pouvoir voir ce que chaque entrepreneur peut peut traverser dans le vrai. Et on est content aujourd'hui de pouvoir accueillir, alors c'est un grand honneur pour moi, d'accueillir Guénaël, Guénaël Cinquin, qui fait le plaisir d'avoir répondu à l'invitation. Merci.
- Speaker #1
Merci de m'accueillir avec les forgeurs.
- Speaker #0
Ce que je te propose, c'est en quelques secondes de pouvoir te présenter. On va revenir sur ton activité de manière beaucoup plus précise.
- Speaker #1
Ok, donc je m'appelle Guénaël Cinquin, j'ai deux filles de 22 et 26 ans. Je suis marié et j'habite à Plérin, juste à côté de Vannes. C'est ma carrière professionnelle qui m'a amené à m'installer à côté de Vannes et à créer mon activité. Au tout départ, j'étais salarié en 2008 quand je suis arrivé sur le secteur, mais en tout cas, j'ai créé mon activité d'indépendant en 2017.
- Speaker #0
D'accord, ça fait maintenant
- Speaker #1
8 ans cette année.
- Speaker #0
Et tu étais où avant ?
- Speaker #1
Alors en fait, j'ai démarré souvent dans ma présentation... J'évoque ce que j'ai vendu ou dans le domaine dans lequel j'ai bossé. J'ai d'abord travaillé dans l'agroalimentaire avec la marque Peach en particulier, qui est la petite brioche fourrée fabriquée par Brioche Pasquier. Et donc pendant 7 ans avec une partie commerce et marketing. J'ai une parenthèse, je le dis souvent comme ça dans ma carrière professionnelle, c'est que grâce à cette marque Peach et un des frères Pasquier, À l'époque, j'ai... J'ai eu la chance de diriger un club de basket professionnel qui est le club de Cholet Basket, en tant que directeur du club pendant trois ans, entre 1997 et 2000. Et ensuite, je suis passé à la balle orange, après la brioche fourrée. Et après, je suis arrivé dans le parpaing, parce que là, je suis arrivé chez Point P, qui est une enseigne de Saint-Gobain. Saint-Gobain a beaucoup de marques de distribution. Point P, c'est une des plus grosses business units de Saint-Gobain en France, et qui pèse beaucoup et j'ai eu la chance pendant 17 ans dans ce beau groupe, entre 2000 et 2017, d'avoir différents postes de management dans le commerce, dans l'exploitation, dans le marketing.
- Speaker #0
Ok, et alors première question, qu'est-ce qui t'a amené à l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
Alors en fait, déjà ce qu'il faut comprendre c'est que quand j'ai été muté ici suite à une proposition de 2.p, de prendre... des responsabilités d'exploitation à l'époque. C'était en septembre 2008. Et avec du recul, je ne sais pas si c'était un cadeau, parce qu'en septembre 2008, c'était une grosse crise. Donc moi, je connaissais assez mal l'exploitation. Et donc, j'étais à l'exploitation chez Point P pendant quatre ans, dans des années difficiles. Et là, je m'étais dit, est-ce que je suis prêt à prendre des postes à responsabilité ? dans un groupe comme celui-là, dans des périodes qui peuvent être difficiles. Et la dureté de ce que j'ai vécu m'a fait dire que j'avais envie de passer à autre chose. Ça ne s'est pas fait tout de suite après les quatre ans que j'ai fait en poste de responsable de secteur et de site là chez eux. Mon patron de l'époque, je lui ai dit maintenant on arrête, ça ne marche pas, il y a la crise, j'en ai marre. Il me dit non, Gouen, ce serait bien que vous restiez là. Et donc à l'époque, j'étais revenu au marketing chez Point P, région Ouest. où là j'ai eu plein de choses super intéressantes à faire pendant pendant cinq ans sauf que inconsciemment en 2012 j'avais pris ma décision qu'à un moment je ferai pas ma vie professionnelle jusqu'au bout dans un grand groupe quoi qu'il était plutôt c'est un groupe très bien enfin dans lequel j'ai pris beaucoup de plaisir pendant 17 ans mais j'avais cette idée là alors deux choses me motivait c'est un je voulais rester sur van ça c'était aussi un des points clés c'est à dire de me dire gris d'essentiel voilà qui était important donc
- Speaker #0
Donc... Voyager, bouger...
- Speaker #1
Voilà, je voulais vraiment rester à Vannes. Et donc ça, ça m'a motivé à me dire, si tu veux rester à Vannes, alors j'avais regardé le marché de l'emploi à l'époque, mais je m'étais dit, crée ta propre activité, comme ça tu choisiras où tu travailles. Donc ça a été ça ma motivation. Et la motivation également autre, c'était de... Je voyais dans les grands groupes, et pas seulement dans mon groupe, mais dans d'autres groupes, beaucoup de gens, entre 50 et 60 ans, qui se plaignaient de leur sort. Et qui a post a priori,
- Speaker #0
sous une analyse, une rétrospective de leur vie professionnelle, avait une sorte de regret peut-être ou une amertume. Oui, c'était aigri.
- Speaker #1
Beaucoup de gens aigris. Et je me disais à l'époque, j'avais 49 ans quand j'ai créé mon activité. Et je me suis dit là, je n'ai pas envie de ressembler à ces gens-là parce qu'ils sont aigris. Mais moi, ce n'est pas du tout ma nature. Et donc, ça a été un des points. vraiment déclenchant d'une projection même projection de me dire tiens il me reste 15 ans à bosser comment je n'ai envie de passer 15 ans et voilà je me dis ben j'avais eu toujours cette volonté aussi de transmettre et voilà et je me suis il faut que je trouve quelque chose où je puisse transmettre même si avec du recul c'est pas aujourd'hui le transmettre il y a une notion de savoir et je pense que quand je me suis lancé à l'époque j'avais cette notion là enfin de savoir faire on va dire savoir-être peut-être aussi mais En tout cas, je pense que c'était... Aujourd'hui, ça a changé, parce que l'accès à la connaissance, avec l'IA et tout ce qui se passe, je ne sais pas si on est sur cette notion à transmettre. Et d'ailleurs, c'était mon enjeu de départ, ce qui s'est un peu transformé, ou plutôt en accompagner.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
De transmettre, voilà, aujourd'hui.
- Speaker #0
D'accord. On retrouve justement un peu cette logique de vie, en tout cas, tu parles d'accompagnement, toi, tu as fait des choix dans ta vie. C'est marrant, je reviens sur un point qui m'a un peu frappé. Tu t'es posé la question de l'entreprenariat. Tu parles dans une période de difficulté. Comment est-ce que tu expliques justement le fait qu'un moment difficile, une crise économique en fait, en étant en 2008, te fait dire que ça pourrait être mieux en tant qu'entrepreneur ou peut-être seul ? Quel est le point le plus important qui t'a poussé à ça ? Est-ce que c'est le fait d'être seul, de pouvoir décider seul ? Est-ce que c'est le fait d'avoir... Qu'est-ce qui fait qu'en 2008, dans une crise économique, alors que je pense que beaucoup de gens se disent « crise économique, je reste plutôt au chaud dans un grand groupe, ça va » , qu'est-ce qui t'a poussé justement à ça ?
- Speaker #1
Alors il y avait aussi l'évolution managériale à l'époque. Ce qu'on pourrait résumer en disant « je voulais être mon propre patron et pas avoir de patron » , j'avais toujours eu des patrons plutôt emblématiques. J'ai eu la chance d'avoir, quand j'ai commencé ma vie professionnelle, les frères Pasquier qui étaient mes patrons, dont un était mon patron direct. J'ai eu des gens, le patron de la société Nicole qui est une très belle société du Choltec qui dirigeait le club de basket. J'ai eu des dirigeants charismatiques, alors j'allais dire un peu non, des dirigeants charismatiques aussi chez Point P à l'époque. Et il y avait un changement de génération aussi dans les directions générales, des grands groupes en général. et avec une divergence de vue aussi. Moi, j'avais une vision un peu différente des choses. Et puis à un moment, on est, comme j'ai dit à mon patron à l'époque, j'ai dit, soit je suis dans l'équipe un peu stratégique de l'entreprise, soit je n'y suis plus. Et je me suis dit à ce moment-là, à partir du moment où je n'y suis plus, moi, ça ne m'intéresse pas de poursuivre l'aventure. J'ai envie de vivre ma propre aventure où je décide de ma stratégie, même si je quittais des conditions. C'est là, d'ailleurs, tout l'enjeu. C'est-à-dire quand on est dans un grand groupe et qu'on a des conditions salariales, d'avantages, autres, etc. le saut est compliqué quand même, parce que les gens regardent avec des grands yeux en disant « mais t'es fou quoi » .
- Speaker #0
C'est clair. Je pense que c'est l'une des réflexions qu'on peut entendre d'un entourage proche, c'est-à-dire que tu te dis entrepreneur alors que t'as une place de rêve, tout va bien, etc. Qu'est-ce qui t'arrive ? C'est vrai que...
- Speaker #1
Mais ce qui me motivait, c'était plus d'avoir... C'était pas patron dans le sens « je vais être mon patron, on s'en fout ça » . C'était vraiment de dire « je vais prendre mes propres décisions » .
- Speaker #0
Je crois que c'est un point qui est très important aussi de chez l'entreprise, et on l'oublie des fois, c'est que c'est un visionnaire, c'est quelqu'un qui a besoin de pouvoir avoir une vision à long terme. Et effectivement, le fait de travailler dans un ensemble, si les visions à long terme divergent, c'est là qu'il y a un point d'achoppement. Et l'avantage, quand on est indépendant, quand on est chef d'entreprise, c'est une responsabilité, mais c'est l'avantage de pouvoir conduire à long terme sa vision des choses. Je reviens sur ton activité. Pour toi, c'est l'accompagnement. Comment tu expliques l'accompagnement justement ? Puisque tu accompagnes justement des dirigeants, des chefs d'entreprise notamment, des gens qui décident. Quelle est la différence ? Comment tu fais la différence entre l'accompagnement, la formation, le coaching, le conseil ? Tout un tas de notions qui regroupent un peu les mêmes choses, mais en fait qui sont différentes.
- Speaker #1
Alors... Déjà, j'ai posé la question quand je me suis lancé. Déjà, j'avais écrit dans le nom de l'entreprise, qui s'appelle l'ODL Conseil Formation, que j'allais faire à la fois du conseil et de la formation. Ça, c'était dans ma tête. C'est-à-dire qu'avant de quitter mon entreprise à l'époque, j'avais construit déjà des relations. J'avais préparé un peu la suite, on va dire ça comme ça, en me disant, je vais pouvoir aller sur le conseil, je vais pouvoir aller sur la formation. Et en fait, c'est ce qui s'est réellement passé dans la vraie vie de ma mise en place. J'ai fait du conseil plutôt sur de l'accompagnement opérationnel, sur des sujets que je connaissais bien, le marketing, le commerce, évidemment, qui sont ce que j'ai principalement fait dans ma vie professionnelle. Et assez vite aussi de la formation en groupe. Et aussi, un des points importants, c'est quand j'avais quitté mon groupe, je l'ai quitté en bon ami, on va dire ça comme ça. Et j'avais aussi négocié. Et ça, c'est un des points clés. Quand j'ai quitté les entreprises, je suis toujours resté très proche des entreprises. que j'ai quitté tout le temps. Et ça c'est un conseil aussi à donner, c'est de dire quand on quitte, on est pas dans le monde de bisounours, des fois ça peut mal se passer, on est d'accord, mais en tout cas il faut avoir la volonté que ça se passe pour le mieux. Ce qui a été mon cas et ce qui faisait aussi que ça m'a attiré naturellement par la formation, puisque j'intervenais pour Saint-Gobain en tant que sous-traitant de formateur. Donc ça c'était un des points clés, je sors mais je négocie aussi dans ma négociation de départ. de dire est-ce que vous êtes ok que je puisse intervenir demain dans les centres de formation.
- Speaker #0
Donc de salarié pour un grand groupe, il est devenu prestataire. Prestataire, ouais.
- Speaker #1
Et ça c'est un point clé aussi.
- Speaker #0
C'est ton premier client ?
- Speaker #1
C'est mon premier client, alors c'est pas tous les ans mon premier client, mais ça reste encore un client important aujourd'hui.
- Speaker #0
Quand je dis premier, c'est historiquement, ça a été ton premier client ? Non, ça n'a pas été mon premier client. D'accord.
- Speaker #1
Ce qui ont été mes premiers clients, c'est vraiment de l'accompagnement opérationnel de dirigeants d'entreprise sur des sujets, mais pas de coaching. C'était le choix aussi de ne pas aller vers le coaching. C'est un mot. Pourtant, je travaille dans le sport de haut niveau, pas en tant que coach sportif pour le coup, mais sur la partie autre que le sport. Mais en tout cas, moi, mon but, ce n'était pas du tout de passer. Alors, je me suis interrogé, mais assez vite, je me suis dit, je n'ai pas envie de passer des diplômes de coach parce qu'on parlera sans doute à un moment de stratégie aussi de développement. Il y a beaucoup de gens qui se revendiquent ça, coach d'entreprise, que je croise. J'en vois beaucoup qui ne sont pas très compétents vu de ma fenêtre, parce qu'ils ne sont pas assez opérationnels. Donc je me suis dit, moi en tout cas dans mon identité, c'est-à-dire je ne vais pas aller passer des diplômes de coaching pour mettre en avant, je suis coach d'entreprise. Pour moi, j'aime mieux cette notion-là d'accompagnement, parce que l'accompagnement, il va sur plein de choses. Et le coaching, il est plutôt lié à la personne, alors que moi je suis sur un accompagnement où on embarque la personne, mais on embarque les équipes aussi sur des projets plutôt opérationnels. même si on travaille sur le champ de la personne aussi.
- Speaker #0
Pour toi, ça, c'est ta différenciation par rapport à tes concurrents ou aux personnes qui font ça ? Parce que c'est un écosystème où il y a beaucoup d'intervenants, on entend beaucoup, on voit sur LinkedIn, des propositions de coaching, d'accompagnement de dirigeants, etc. Il y en a pléthore aujourd'hui. Toi, ta différenciation, c'est quoi ? Comment tu exprimerais ça ?
- Speaker #1
Il y en a une tartine, comme tu dis. Tout le monde se revendique un peu coach. Il y a plein de gens de... de l'âge que j'avais à l'époque, 49 ans, qui se disent, il y en a plein qui veulent changer d'air à 50 ans, et donc ils se disent, ça y est, je vais me lancer sur ce domaine-là. Et après, on en voit, comme tu dis, sur LinkedIn aujourd'hui, il y a plein de gens qui se revendiquent coach, et dont la majorité sont sans doute très opérationnels. Je pense que ma différence, c'est d'être sur des choses très opérationnelles, c'est-à-dire de se dire, On regarde ensemble ce qu'on identifie ensemble, en fonction du sujet, des difficultés, des projets qu'on peut mener. Et surtout dans la consultation aussi du collectif de l'équipe. C'est-à-dire qu'à un moment, on ne peut pas faire avancer des projets dans une entreprise si l'entreprise ne joue pas collectif. Et donc ma différence, il y en a d'autres qui font ça, mais c'est d'aller chercher en tout cas la montée en compétence de l'ensemble de l'équipe. pour l'entreprise. Et pour ça, j'ai été creusé sur des champs complémentaires. Et ça, ça a été vraiment aussi, c'est un des points clés. Je parlais tout à l'heure aussi de transmission. Au départ, quand j'ai commencé, il a fallu tout un sas de se désaccoutumer 17 ans dans une grosse entreprise. On est comme un cheval avec des œillères.
- Speaker #0
La plupart de sas, on parle d'environnement de sas comme dans une banque. On ne parle pas de SaaS avec deux A.
- Speaker #1
Oui, on est d'accord. Le SaaS, c'est une période intermédiaire qui a été nécessaire de plusieurs mois parce que quand on sort de 17 ans d'une grosse entreprise, j'avais eu que des postes où j'avais encadré des équipes de 5 à 200 personnes avec une marque forte, une couleur forte. Point P orange, c'est une couleur forte. Et en fait, on a des œillères. Et là, il a fallu que je m'aère avec des start-upers, avec Dieu. d'autres consultants et donc là je me suis vraiment ouvert en fait à plein de choses pour essayer de constituer ce que j'allais construire comme entreprise et j'avais la conviction je pense avec du recul de me dire tu as vraiment vécu beaucoup de choses tu sais beaucoup de choses parce que voilà j'avais été manager pendant 25 ans j'ai été nommé chef des ventes à 23 ou 24 ans donc j'avais toujours manager des équipes donc j'étais certainement dans la disposition d'esprit de dire je sais faire voilà Donc assez vite je me suis rendu compte, ok tu sais faire certaines choses mais tu sais, t'es loin de savoir tout faire, ça c'est la première chose. Et deuxième chose, c'est le fait qu'il fallait, on va dire, aller aussi travailler à la technique d'accompagnement et ça je l'avais pas forcément au départ. Je me dis, si tu connais les choses tu vas pouvoir les transmettre et assez vite je me suis formé aussi à des formations de formateurs et des formations très diverses. Et ça m'a emmené à voir plein de choses différentes quoi.
- Speaker #0
Donc toi également, quand... dépasser du salariat à l'entrepreneuriat Tu es passé par une phase d'accompagnement qui t'a permis de parfaire ton idée, de parfaire ta vision de ce que tu voulais faire. Avant d'accompagner, tu as toi aussi été accompagné.
- Speaker #1
Oui, accompagné avec des formations différentes. J'ai été chercher dans plein de choses différentes. Ce qui constitue aujourd'hui mon offre, je l'ai constituée toutes ces dernières années avec des rencontres. Et ça, c'est vraiment la base. C'est-à-dire que les 18 premiers mois, on va dire, quand j'ai quitté ce grand groupe, et que pendant 18 mois j'ai construit mon business. Alors un, c'est quand même mieux de partir avec des clients en poche quand même.
- Speaker #0
Oui, une autre parenthèse parce que ce n'est pas toujours propre non plus.
- Speaker #1
Ah non, mais des clients en poche, ce ne sont pas des clients de l'entreprise. Quand je dis ça, ce ne sont pas du tout des clients qui travaillent avec moi. Non, non, c'est des clients. C'est-à-dire de dire, je quitte une activité, moi je vendais des matériaux de construction ou j'ai né à vendre des matériaux de construction. Ce n'était pas la notion, je vais partir avec des clients de point P, pas du tout. C'était dans l'écosystème de Point P. Il y a plein de gens avec qui j'ai travaillé, des prestataires, des fournisseurs, au sens large, y compris le groupe dans lequel je travaillais. Et donc, je partais avec des clients en poche qui étaient aussi mon groupe et aussi des gens qui travaillaient aussi avec eux comme fournisseurs. Mais effectivement, partir avec des clients, non, ça, ce n'est pas à faire. Ce n'est pas bien.
- Speaker #0
Donc là, tu changes du salariat à l'entrepreneuriat. Tu te fais accompagner pour pouvoir justement parfaire. ta gestion de l'entreprise et de ton projet, à quel moment tu t'es senti entrepreneur et tu t'es dit ça y est, je vis cette expérience-là, je vis cette aventure ? Est-ce qu'à un moment, justement, tu t'es rendu compte que ça y est, on était dedans ?
- Speaker #1
Oui, alors je ne sais pas s'il y a eu un moment précis, ça a été plus des étapes. L'étape au départ, la première étape, comme je te disais, d'aération, on va dire ça comme ça. Les 18 premiers mois où là, je m'aère, je rencontre plein de gens, je rencontre d'autres consultants. Je rencontre mes anciens, les différentes parties prenantes que j'avais, qui peuvent devenir pour certains mes clients et des clients tout de suite, des personnes qui m'ont tout de suite fait confiance. Et après, tu vois, encore aujourd'hui... Ce mot-là d'entrepreneur me gêne me concernant. Ce n'est pas qu'il me gêne, mais OK, je suis entrepreneur. Alors déjà, je travaille seul. Parfois, j'ai un alternant. Je travaille aussi avec des collègues que je fais travailler pour moi. C'est-à-dire dans le milieu des consultants, ça marche. Ou de la formation, ça marche souvent comme ça. Est-ce que je m'estime encore entrepreneur ? Je ne sais pas parce que je fréquente encore des entrepreneurs, on va dire, qui ont des boutiques où ils ont 50, 100, 200, 300 salariés. Et je me dis que ça, c'est les mecs qui investissent des millions d'euros dans des machines. Je me dis que ça, c'est des vrais entrepreneurs. Et voilà, l'indépendant. Je suis un indépendant. Entrepreneur, je ne sais pas. Parce que moi, dans cette notion-là de l'entrepreneur, il y a cette notion peut-être aussi d'entreprendre et d'avoir des équipes et des salariés. C'est pour ça que ça ne me rend pas très à l'aise.
- Speaker #0
D'accord, c'est marrant cette définition d'entrepreneur qui, pour toi, intègre une question dimension.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
aussi bien managériale, humaine, que d'aspect financier.
- Speaker #1
Oui, d'investissement, c'est-à-dire de dire, si on est entrepreneur, il y a cette notion-là. Alors, OK, pas de souci, quand on me dit que t'es entrepreneur, je l'accepte complètement. Mais je vois autour de moi, et ce qui m'impressionne d'entrepreneur de taille d'entreprise comme ça, en ce moment, et c'est pour ça que je dis que c'est des vrais entrepreneurs, entre guillemets, mais... Il y a une crise quand même, en particulier dans le bâtiment. Je travaille avec beaucoup de boîtes de bâtiments, des industriels, des distributeurs et autres. Et l'environnement est quand même pas bon du tout dans le bâtiment en ce moment. Et ces personnes-là continuent d'investir. Ok, on va mettre sur la table tant de millions d'euros et on va construire des usines. Bravo, quoi !
- Speaker #0
C'est un conseil que tu donnerais, justement, c'est-à-dire qu'en période de crise, en période de difficulté, continuer justement à investir, continuer à transformer peut-être l'investissement à quoi il sert à transformer l'outil de travail, à aller chercher de nouveaux marchés, à communiquer. Ça fait partie des conseils que tu pourrais donner à un chef d'entreprise qui peut nous regarder, de dire, tiens, en ce moment, c'est compliqué. Qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que je fais ?
- Speaker #1
Il y a vraiment un... Si je reviens à mon petit niveau, et faire un entrepreneur indépendant, et aux entreprises, il y a un point clé, quand même, c'est la trésorerie. Et si je reviens à l'indépendance, j'avais des conseils à donner à l'indépendance, Moi, j'ai été bien conseiller quand je me suis lancé, parce que les deux premières années, j'avais la chance d'être accompagné par France Travail, enfin Pôle emploi, et d'avoir une rémunération de ce côté-là, et de me former par ailleurs, et de constituer déjà du chiffre d'affaires. Je ne me payais pas avec l'entreprise, mais au moins constituer du chiffre d'affaires qui a constitué une trésorerie à l'entreprise. Et ça, c'est pareil en tant que petite entreprise et de grande entreprise. C'est-à-dire qu'à un moment, il faut réussir quand même à constituer une certaine trésorerie. Pour, par exemple, cette année, l'année n'est pas bonne. Je travaille beaucoup avec le bâtiment, elle est moins bonne, on va dire. Si tu n'as pas constitué une trésorerie, tu es sous pression en permanence. Et que la pression de ça te fait mal réfléchir, te fait pas prendre de la hauteur et te fait tout ça. Et quand tu es, pour répondre à ta question, quand tu es dans un moment où le marché est plus dur, ce qu'il y a très bien là-dedans, c'est que ça te permet d'avoir du temps, peut-être un peu, pour réfléchir aussi à la suite. Et faire évoluer ta stratégie. Te dire, OK, c'est plus dur en ce moment. Je suis moins pris par mon quotidien. Le temps que je récupère. Alors déjà, il y en a à mettre une énergie supplémentaire à la prospection.
- Speaker #0
Il faut redoubler les fois où je te montre les périodes. Comme ça, c'est compliqué.
- Speaker #1
Et monter en compétence. Je vais chercher d'autres clients. Ça, c'est la première chose. Je vais réfléchir aussi à quel autre client je vais chercher. Comment je vais les chercher, etc. S'il y avait 50-50, 50%, je vais faire ça. c'est la galère, il y a moins de chiffres je vais chercher des nouveaux clients et l'autre moitié c'est je me pose et je regarde et je prends de la hauteur je me forme,
- Speaker #0
je regarde la stratégie je regarde ce que je vais faire dans les mois à venir et les années à venir les moments de crise qui sont des moments de ralentissement économique en général c'est des bonnes périodes pour se remettre en question parce que quand on est dans des moments dans des marchés on est allé jusqu'à des marchés euphoriques mais des marchés qui pulsent bien et qui avancent vite Merci. c'est là qu'on a moins de temps pour prendre du recul dans son activité et on prend des habitudes. Et c'est vrai que ces moments de ralentissement économique, de la période de transition d'ailleurs, on a beaucoup d'exemples d'entreprises qui ont changé et qui se sont transformées pendant ces périodes-là. Toi, professionnel, tu te souviens de quelque chose, une difficulté particulière que tu as rencontrée ? Une sorte de bas, une sorte de moment de doute ? de moments de questionnement qui n'étaient pas dépendants du marché ou de la situation économique, mais où tu as dit, là, je suis allé dans un sens qui n'est pas le bon, ou qui n'est pas viable à long terme ?
- Speaker #1
Oui, alors c'est à peine un sens à mon business, ce qui est compliqué. On a tous des personnalités différentes. Moi, j'ai évidemment ma propre personnalité. Et on va dire toutes les contraintes, c'est-à-dire que... Je reprends, quand j'étais manager, j'ai accompagné à un moment les artisans du bâtiment de manière un peu transversale, quand j'étais au marketing, pour les aider à progresser aussi dans leur métier. C'était les prémices de ce que fait aujourd'hui PointPay pour accompagner les artisans du bâtiment. Et donc j'ai travaillé là-dessus.
- Speaker #0
Qui sont ses clients en fait. Qui sont ses clients quoi.
- Speaker #1
J'accompagne mes clients à mieux se développer parce qu'ils ne mâcheront plus de matériaux, ils vont se développer. Et souvent, je me disais, mince, les artisans exagèrent parce que... finalement avec un peu d'effort sur ce plan-là administratif. Ce serait assez simple pour eux de développer leur business. Et après, j'ai été moi artisan de la formation. Et je me suis rendu compte qu'en tant qu'artisan de la formation, du conseil, de l'accompagnement, il y avait des contraintes vraiment fortes administrativement. Légalement, j'aurais quasiment tendance à dire, puisque aujourd'hui, par exemple, quand on fait de la formation, on a l'obligation d'être calliopique, une certification. Et ça, c'est des choses qui sont lourdes à mener. et qui sont pesantes. C'est-à-dire que je m'y suis engouffré en me disant, est-ce que tu fais bien d'aller jusque-là, de prendre cette certification, vu toutes les répercussions que ça va avoir sur l'administratif, si tu veux. Et ça, ça m'a interrogé à des moments. Alors après, aujourd'hui, le business de l'accompagnement et de la formation est fait de telle façon que ça paraît indispensable d'être Calliope, mais je me suis interrogé. J'ai avancé sur cette voie-là de la certification en me disant, il faut y aller, il ne faut pas y aller. Vu les contraintes que ça représente, ça devient une chance, tu es obligé d'y aller. C'est une obligation aujourd'hui ? Ce n'est pas une obligation, mais dans mon business, oui. C'est-à-dire que les deux tiers de mon chiffre d'affaires, ça rentre sur le champ de la formation. Formation individuelle, plusieurs, peu importe.
- Speaker #0
Donc on pourrait dire que sans être obligatoire, si tu ne l'avais pas, tu perdrais du business ?
- Speaker #1
Oui, clairement.
- Speaker #0
Parce qu'aujourd'hui, en termes dont on parle de remboursement, peut-être de prise en charge. Prise en charge,
- Speaker #1
dans le domaine de la formation, les entreprises cotisent de manière obligatoire des fonds sur la masse salariale. Et c'est ce qui sert à financer la formation. Et c'est vrai que si tu es sur le champ de la formation et que tu dis je fais de la formation et que tu n'es pas Calliope, alors tu te prives de beaucoup d'entreprises. Alors tu peux bosser, tu peux bosser, mais c'est un laisser passer ou je ne sais pas. Une validation importante.
- Speaker #0
La réglementation en France ou en Europe, elle peut être bloquante, mais en fait, elle permet aussi à d'autres, par ce choix, par des investissements, de pouvoir se différencier. Bien sûr,
- Speaker #1
c'est une différenciation.
- Speaker #0
Est-ce que d'après toi, ce genre de label permet de sélectionner les bons et les mauvais entrepreneurs ? Les bons et les mauvais chasseurs.
- Speaker #1
Alors, je pense que ça fait monter quand même en compétence. C'est-à-dire que ça engage, par exemple, dans le champ de la formation, il faut faire des évaluations à chaud le soir pour que les gens évaluent la formation. alors à chaud C'est souvent bien, les notes sont souvent bien, etc. Mais ça permet, il y a les notes, c'est une chose, mais il y a surtout tout le verbatim aussi qui est produit par exemple par les stagiaires et qui est intéressant pour te faire progresser toi. Donc ça, c'est aussi quand même un outil qui est contraignant d'un côté, mais qui te fait monter en compétence de l'autre. Donc moi, je le vois, il y a toute la partie, on va dire, réglementaire. Alors c'est vrai que le fait d'avoir une certification Calliope ne dit pas que c'est un excellent organisme de formation. mais oblige quand même à ce que les formations soient évaluées. Donc, il y a quand même certaines contraintes qui font que, quand on est calliopie, il y a des chances que ce soit pas mal.
- Speaker #0
L'effort, l'exercice d'introspection permet quand même de valoriser un petit peu le contenu.
- Speaker #1
Tout à fait. Après, c'est compliqué pour moi parce que, encore une fois, je préfère passer du temps à trouver des clients, je préfère passer du temps à animer des accompagnements. Je préfère passer du temps plutôt que de faire l'administratif qui est nécessaire autour de Calliope.
- Speaker #0
Aujourd'hui, si tu avais... Alors c'est marrant parce que tu as une expérience qui est quand même très intéressante et je pense que beaucoup de gens aujourd'hui, beaucoup de personnes se posent la question que tu t'es posée. Toi, tu as fait le grand saut il y a quelques années de ça. Attentant, je pense que tu ne le regrettes pas.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Quels sont les conseils que tu pourrais donner justement à ces personnes qui hésitent encore à se lancer dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
Alors, un, on a la chance de voir aujourd'hui le web. C'est-à-dire qu'il faut beaucoup s'informer, il faut regarder beaucoup d'outils, il faut regarder la pluralité aussi des outils. Il ne faut pas s'imiter à des articles sur… sur un portal, etc. Il faut aller faire des recherches large, ça c'est une première, on va dire, c'est un des éléments. L'autre élément, c'est d'aller à la rencontre des gens. C'est-à-dire, il n'y a pas mieux que d'aller dire, si j'ai envie de faire un métier, on va aller discuter avec les gens qui font ce métier-là. Ça, c'est la deuxième chose. Et la troisième chose, il y a vraiment la dimension économique. Ça veut dire qu'à aujourd'hui, on a tous une vie personnelle et de se dire, qu'est-ce que j'accepte de gagner chaque mois pour que l'équilibre familial tienne.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Il y a cette projection-là. Et on construit à partir de ça. C'est de dire, j'ai une vision, alors on a la chance en France, ça peut arriver qu'on touche, qu'on a été longtemps salarié, qu'on puisse faire une rupture conventionnelle par exemple, alors ce n'est pas toujours le cas, mais qu'on va être accompagné au moins pendant plusieurs mois par France Travail. Donc, on a cet élément-là. Et puis après, il y a à se dire, quand ça va se terminer dans un an, dans 18 mois, etc., qu'est-ce que j'ai besoin d'avoir pour vivre ? Après, peu importe, on peut remettre en cause sa rémunération. C'est-à-dire, avant, je gagnais tant, maintenant, je gagnerai tant. Ça m'ira parce que les contraintes personnelles passent quand même avec ce niveau de rémunération. Mais ça, c'est important parce que souvent, je vois quand même plein d'indépendants qui galèrent.
- Speaker #0
Qui galère ? Qu'est-ce que tu as dit ? Qui galère,
- Speaker #1
c'est-à-dire que financièrement, il ne touche pas suffisamment d'argent pour vivre correctement. Et ce paramètre-là de dire, c'est un calcul inverse. C'est-à-dire que soit tu es au calcul en disant, voilà, je vais faire mon business plan, je vais faire 50 000 euros de chiffre d'affaires, 100 000, 200 000 euros. On part de la globalité et après, on se dit, voilà, qu'est-ce qui va rester ? Ou alors on se dit, voilà ce qu'il me faut pour vivre. Par an, il faut au moins que j'ai 30 000 euros de rémunération, 20 000, 50 000, 100 000. Et voilà, on part de ça et on se dit, et on remonte. Tu vois, c'est la confrontation d'idées dans un business plan. C'est par le haut ce que j'ai envie de développer comme business, avec quel client et quel chiffre d'affaires j'envisage de le faire. Et par le bas, on va dire, c'est combien il me faut pour vivre correctement ma vie, une fois que, soit tout de suite parce que j'ai démissionné, et puis il faut que je crée mon activité, j'ai pas de pôle emploi, il faut que je travaille, il faut que je bosse tout de suite et que je fasse du chiffre d'affaires. Tu vois, c'est tous ces paramètres-là. Et ça, c'est important d'avoir cette vision-là au départ. Et ce choix-là, comme moi, je l'ai fait à l'époque, de dire, je sais que ma rémunération au départ va baisser. Ça, c'est sûr. Je ne pense pas que je retrouverai ce que j'avais avant, mais voilà à peu près où ça va se situer.
- Speaker #0
Et tu vas gagner d'autres choses.
- Speaker #1
Alors, tu vas gagner, effectivement. Ça, je parle de l'AREM, parce que c'est important quand même. Et ça, c'est un élément. L'essentiel quand on se lance aussi personnellement, c'est de savoir combien il faut qu'on gagne, il faut qu'on gagne pour que l'équipe familiale aussi soit, on va dire, respectée, parce que la règle, voilà, dépression, dépôt de bilan, et puis divorce, et voilà, j'ai vu plein de gens quand même concernés par ça, qu'à un moment, quand tu quittes ton emploi, tu prends un risque. Et ce risque doit être le plus mesuré possible.
- Speaker #0
Et alors justement, ça me permet de rebondir sur un point. D'après toi, quels pourraient être les signes avant-coureurs, les indicateurs, les capillaires et surveillés pour éviter de passer de cette phase justement de création, je me lance, je sais combien je veux gagner, j'ai besoin, à cette phase justement des cadets dont tu parles. Quelles sont les choses à surveiller ?
- Speaker #1
Il faut se surveiller soi-même. Ça veut dire que... Plus facile à dire qu'à faire, mais en tout cas, je pense que c'est nécessaire vraiment d'être accompagné aussi. C'est-à-dire qu'on a toujours du mal à exprimer, parce qu'en France, on est foutu comme ça aussi. Ces difficultés, les échecs et tout, en France, c'est vraiment très mal perçu. Quand on a un dépôt de bilan... On reste encore en France très critique sur ça. Tu veux dire que
- Speaker #0
La difficulté, même parce que l'effet qu'on sait, que les dirigeants ont beaucoup de mal à en parler, à l'avouer ou à se le dire. Donc même au stade des difficultés, c'est compliqué ?
- Speaker #1
C'est compliqué de l'exprimer, je pense. L'entreprise est en difficulté, etc. Je pense que ce qui génère des difficultés personnelles, au-delà des difficultés professionnelles, j'imagine quand on est dirigeant. Je pense qu'il faut en parler. formes. Souvent, quand j'accompagne les entreprises, je donne la notion de pas de côté. C'est un point essentiel dans les techniques de management, de faire un pas de côté. C'est-à-dire qu'on vit sa situation et on se dit, moi j'ai mon biais en tant que dirigeant de l'entreprise. Et le pas de côté, c'est de dire, allez, je prends du recul et je regarde la situation différente. Et aussi, je peux le faire avec des gens que je projette sur cette situation-là. Des gens en qui j'ai confiance et qui ne sont pas forcément des consultants. parce qu'évidemment si l'entreprise est déjà en difficulté d'aller se payer un consultant qui va venir intervenir c'est compliqué pourtant je pense que c'est indispensable d'avoir quelqu'un de l'extérieur ou d'autres dirigeants d'entreprise parce que moi j'anime un club avec quelques dirigeants d'entreprise qui partagent régulièrement leurs soucis du quotidien et leurs réussites d'abord leurs réussites et après leurs soucis mais un peu des deux en tout cas il y a vraiment un échange qui est riche Parce qu'entre pairs... ils vont échanger leur sujet du quotidien et il y a cette notion là, faire un pas de côté ça peut revêtir des formes différentes c'est parler avec des pairs, c'est parler avec un consultant extérieur c'est se faire accompagner aussi, il y a plein d'organismes en France on est le pays des organismes, alors il y en a bien de trop il y en a bien de trop parce qu'il y en a tellement qu'on ne sait plus à qui s'adresser quelque part mais en tout cas il faut creuser aussi ça en se disant avec qui je peux parler de mes préoccupations Et ne pas hésiter aussi à aller sur des champs plus... Il y a plein de choses qui se font dans la sophrologie, etc. Aussi des champs un peu différents de ce qui existe dans le quotidien pour aller chercher justement un peu de sérénité aussi, d'une façon ou d'une autre.
- Speaker #0
Oui, donc tu dis que l'accompagnement ne se fait pas uniquement sur l'aspect opérationnel, technique, gestion d'entreprise. Ils se font aussi sur l'humain.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et sur l'homme ou la femme qui dirige justement cette équipe, ce groupe.
- Speaker #1
C'est sûr.
- Speaker #0
Quand tu parles d'osoprologie, au moins on parle de personnel. Oui,
- Speaker #1
mais ce que j'ai pu constater, moi, c'est que si on va travailler la technique avec des individus, il y a des techniques que je connais bien, d'animation, etc., des choses dans le marketing, dans le commerce que je connais bien. Si la personne, elle ne va pas un peu déjà travailler en elle-même... On fera des choses, on fera avancer la personne, mais si on veut vraiment la faire avancer grandement, il faut aussi que la personne, à un moment, travaille aussi sur elle-même, trouve la bonne technique. C'est pour ça qu'il n'y a pas une bonne technique. C'est ça qui, dans le conseil aujourd'hui, pas qu'il m'agace un peu, mais dans le conseil, on dit qu'il y a ça, il y a des techniques interpersonnelles, et en fait, il n'y a pas une réponse.
- Speaker #0
On a l'impression qu'on peut appliquer des patterns et qu'à chaque fois, les solutions sont les mêmes, alors que...
- Speaker #1
alors que non je suis convaincu moi aussi qu'effectivement chaque cas chaque personne est différente et donc la solution à apporter est différente complètement ouais je pense que c'est quand tu sais comme quand tu vas voir un ostéopathe tu veux tu as un problème de dos tu vas retourner au stéopathe à l'ingénierie me soignez tout le temps pas Un pote, il va et lui, ça ne colle pas. C'est la même chose. Lui, il aura besoin de faire du kiné parce que l'ostéopathe, ça ne lui va pas. Il a besoin de bosser des séances, etc. Et pas de se faire manipuler. Parce que chacun est différent. Et ça veut dire que je pense que chaque entrepreneur, il faut aussi qu'il trouve son équilibre au travers peut-être de techniques un peu alternatives ou dans le sport ou dans l'art. On peut faire du théâtre, on peut faire de la musique, on peut faire du sport. Et en dehors de ces... loisirs là qui sont essentiels à l'équilibre aussi il peut y avoir aussi des praticiens je passe et le mot mais des voix là des gens qui accompagnent avec des je parlais de la sophrologie mais il ya plein de choses à le sport et aussi on en parle un petit peu des fois je
- Speaker #0
pense un un indicateur important de la santé du chef d'entreprise du dirigeant on parle de santé pas que de la santé physique mais de la santé émotionnelle on sait très bien qu'être entrepreneur C'est beaucoup d'émotions, c'est des hausses, c'est des basses, c'est des prises de risques, etc. Et je suis convaincu aussi, et tu ne me diras pas le contraire, que le sport est un bon indicateur et aussi une force et un moteur de transformation. Au travers du sport, tu peux nous en parler un peu, parce que justement, le sport est dans ton activité. C'est important, sans revenir sur le passé, ce qui fait que tu es tombé amoureux de l'activité sportive.
- Speaker #1
Donc juste faire le lien en deux mots, j'ai eu la chance de diriger un club de basket pro, donc de vivre une aventure assez incroyable pendant trois ans. On n'a pas le temps de tout raconter là, mais même si c'était une parenthèse dans ma carrière, ça a laissé beaucoup de traces. Et en particulier dans les traces, c'est les relations que j'ai pu construire avec les gens à l'époque. Et dans les relations que j'avais construites quand j'étais à la direction du club de basket, j'étais resté en relation avec Jean-François Martin, qui a été pendant plus de 30 ans... entraîneur des espoirs à Cholet Basket, un grand pédagogue, c'est à dire quelqu'un qui lui, la patience, parce que dans la pédagogie il faut de la patience, et lui il faisait preuve d'une patience assez incroyable donc il a des statistiques de performances on va dire de formation de joueurs assez incroyable et quand on s'est recroisés et que moi je me lançais en 2017, on s'est dit tous les deux qu'il fallait qu'on aille chercher dans les valeurs du sport au service de l'entreprise quoi, si j'avais une phrase un peu générale comme ça pour expliquer ce qu'on allait faire. Et donc assez vite, on a construit des choses ensemble pour dire, on a construit des modules de formation pour le coup, qu'on a commencé avant le Covid. Alors évidemment, pendant deux ans, ça s'est un peu arrêté. Entre 2020 et 2021, c'était compliqué parce que là, la particularité, c'est qu'on emmène dans ces sessions-là, sur le terrain, les gens à collaborer autour du basket, avec un fil rouge du basket. Alors c'est des ateliers collaboratifs qui vont chercher dans la communication non violente, dans le sport, etc. Et on met les gens à collaborer. pour aller chercher, à vivre une expérience aussi, de se dire, tiens, moi, en tant que manager, collaborateur, peu importe, membre de l'entreprise, quel que soit mon poste, je puisse aller y chercher quelques valeurs. Donc, c'est des choses qu'on fait. Mais ça, c'est ce qu'on fait concrètement. Alors, pour parler du sport et de l'entreprise, comme tu me challenges là-dessus, c'est effectivement, comme je le disais avant, il y a ce que j'ai mis en place avec Jean-François Martin, dans le domaine de l'accompagnement, on fait du séminaire. La formation, on fait des ateliers qui dépassent d'ailleurs le team building parce que là, les gens, on les fait vraiment bosser sur, OK, j'ai vécu une expérience sur le terrain, mais comment je la traduis dans mon quotidien ? Ça, c'est vraiment le principe de ce qu'on fait. Mais on va dire, au-dessus de ça ou en complément de ça, il y a toutes les activités physiques en général, c'est-à-dire d'encourager les gens à bouger leur corps, que ce soit en allant marcher dans les entreprises, on a des fois des parcs à côté ou des lieux qui permettent de marcher. Et je donne toujours le conseil d'aller se mettre en action, quelle que soit l'action qu'on met en place. Il y a un concept d'ailleurs anglo-saxon qui parle du NIT, alors je n'ai plus la signification des trois lettres, mais qui parle de toutes les activités que tu peux avoir avec ton corps, qui fait qu'en mettant ton corps en action, ça va t'aider à mieux penser. Et ça, avec des grosses conclusions que je ne mesurais pas peut-être quand je me suis installé il y a huit ans, c'est mettre en action son corps ou son esprit d'ailleurs et son mental.
- Speaker #0
Et où même, ça va même ensemble ? Et où ensemble,
- Speaker #1
c'est plutôt et son esprit. Ça facilite les choses. C'est pour ça que quand je conseille à des gens qui recrutent, je leur dis plutôt que de s'asseoir face à face, prends par la main la personne, entre guillemets, et puis va marcher dans l'entreprise. Tu verras que tu en apprendras beaucoup plus à marcher à côté d'elle, voir les interactions avec les gens en face ou des choses comme ça. C'est-à-dire mettre le camp en action. Moi, je suis intimement convaincu de ça. Et d'ailleurs, j'en parle souvent au travers des formations. Il y a de très belles expériences qui me sont remontées quand j'accompagne des entreprises. quand ils testent des choses, ça marche bizarrement.
- Speaker #0
Très bien. Merci pour ta vision de l'entreprise, de l'accompagnement, de l'entrepreneuriat. Avant de finir, j'aimerais te soumettre un jeu, un exercice. Je sais qu'avec Carole, on développe une forme d'accompagnement basée sur des bootcamps, qui sont en fait des retraites, qu'on peut appeler, sur l'espace de deux jours, de se concentrer. T'en parlais tout à l'heure, on est convaincus aussi que la force de l'équipe, du partage entre pairs, permet de trouver des solutions, permet de trouver des axes de progression, de transformation. qui aujourd'hui sont de plus en plus nécessaires au vu de la situation et du monde qui change très vite. Et donc, au travers de ces bootcamps, on veut justement apporter tous ces éléments nécessaires aux chefs d'entreprise. Alors, tu n'as pas participé encore, en tout cas, à ces moments-là ?
- Speaker #1
Pour l'instant,
- Speaker #0
c'est bon. Si tu es d'accord, je voudrais te proposer un jeu, une expérience. On imagine qu'aujourd'hui, tu viens de passer deux jours avec nous. Comment est-ce que tu aimerais parler de cette expérience ? Qu'est-ce que tu aurais vécu ? Qu'est-ce que tu aurais gardé ? Qu'est-ce que tu aurais aimé ? Et éventuellement, qu'est-ce que tu aurais un peu moins aimé que tu pourrais nous apporter comme axe de changement ?
- Speaker #1
Alors, c'est vrai que je n'ai pas eu la chance de participer. En tout cas, je suis intimement convaincu qu'un dirigeant qui choisit de se mettre au vert, la mise au vert, Nous, on propose ça aussi pendant deux jours, de se mettre au vert à des dirigeants ou des managers, ou peu importe, parce que c'est ce langage-là dans le sport. On parle souvent de mise au vert dans le sport, donc on l'a dupliqué dans le domaine de l'entreprise. En tout cas, pour boucler avec votre projet de bootcamp ou de nouveau bootcamp, c'est de dire qu'il faut prendre deux jours où on débranche déjà. Ça, c'est la première chose, on débranche le quotidien. c'est-à-dire il faut savoir faire ce choix-là de dire J'arrête et pendant deux jours, je débranche. Je me mets en mode avion, j'éteins le portable. Même si je vais... C'est déconnexion, quoi.
- Speaker #0
Tu as apprécié cette expérience-là, c'est le fait justement d'avoir été un peu obligé ou accompagné justement de débrancher complètement avec l'extérieur.
- Speaker #1
Oui, déconnecté. C'est indispensable parce qu'on est tellement archi-sollicité aujourd'hui par... Par le digital en général, les mails, le téléphone, etc. Il y a cette nécessité-là de débrancher parce qu'encore une fois, on réfléchira mieux si on débranche. Et on sera plus efficace, ça c'est vraiment un des points clés. Je pense qu'on ne peut pas ignorer dans ces deux jours-là le fait de se recentrer aussi sur soi. C'est aussi un point important. Il faut aussi qu'on prenne du temps à parler de soi et aussi à partager. Si j'avais une autre chose à... au-delà de se regarder soi-même ou de se regarder dans la glace, et d'aller chercher justement ce qu'on a de positif en soi. On a plein de choses à améliorer, mais déjà d'aller regarder ce qu'on a de positif en soi. Et puis après, d'aller chercher dans la collaboration en équipe. C'est-à-dire que les bootcamps, on n'y va pas tout seul. On va se retrouver à plusieurs managers, dirigeants, peu importe, collaborateurs, peu importe les gens qui seront là. En tout cas, et d'ailleurs, c'est important qu'il y ait des gens différents. Pour moi, c'est essentiel même. si je prends le langage du consultant je parle de la permaculture quand on mélange des plantes différentes elles s'enrichissent mieux, quand on mélange des gens différents elles s'enrichissent aussi la diversité fait la richesse tout à fait, donc c'est d'aller chercher dans cette diversité là potentielle, dans deux jours à passer, 48 heures il faut que j'aille être en équipe avec des gens qui sont d'habitude que je ne fréquente pas et ça c'est essentiel parce que vous allez apprendre plein de choses Merci. moi je me rappelle le démarrage avec un jeune de 30 ans qui lançait une start-up en France et qui m'a tout de suite remis les idées en place sur plein de sujets parce qu'après mes 17 ans d'entreprise grand groupe, j'avais besoin de maillerer et c'est pour ça qu'il faut panacher les gens pour que ça donne des choses positives donc il avait une vision différente et il t'a apporté justement une façon de voir le monde de... Hum. Alors différents, et puis même des gens très pragmatiques. J'ai un souvenir à partager sur le sujet, c'était Benjamin, un petit peu extra, un jeune extra. Et je lui dis, je sors de ce grand groupe, il y avait des logiciels à foison et tout. Il me dit, ouais, t'es un des logiciels à foison, tu vas voir, t'es indépendant, tu vas voir que dans 6 mois, 1 an, quand on va construire ton activité, tu vas te prendre 15 ou 20 logiciels, et t'auras autant de logiciels que quand t'étais dans la grosse entreprise. Je lui dis, non, tu déconnes. Je lui dis, non. Et effectivement, voilà, tout de suite, il m'a... Il m'a remis les idées en place sur certains sujets. Et avec aussi, à l'époque, c'était il y a 8 ans, et tout cet aspect-là aussi, développement de l'activité avec pas peur. C'est-à-dire, OK, le système, c'est la signature électronique un peu élaborée à l'époque, qui était assez novateur d'ailleurs. Si on regarde tout ce qui se fait maintenant dans l'inbound marketing, etc., c'était vraiment très élaboré. Et pas peur, ça va marcher. Confiance au développement. Et pourtant, il avait 20 ans de moins que moi, mais il m'a insufflé de la confiance pour me développer. Et ça, la confiance, on va la chercher chez les autres. Il y a une parole, je ne sais pas qui l'a dit, mais quand on regarde, on s'inquiète et quand on regarde les autres, on se rassure. Et le fait de collaborer avec d'autres, au-delà de se rassurer, on s'enrichit.
- Speaker #0
Ok. Qu'est-ce que tu serais venu chercher au bout de camp ? Qu'est-ce qui t'aurait incité ?
- Speaker #1
Ce qui m'inciterait à venir, c'est une sorte d'engagement à mieux réfléchir ma stratégie personnelle et professionnelle. C'est-à-dire, si je me maintiens deux jours au bout de camp, au vert, avec vous, c'est de dire au bout de deux jours, le premier cas des charges, c'est que je me sente mieux, donc je me sente mal là. Il faut qu'au bout de deux jours, je me sente encore mieux. En fonction de mon état d'esprit. Je dis souvent en démarrage de formation, d'accompagnement, je prends les téléphones portables comme exemple. Les portables, c'est simple, on les recharge la nuit. Et puis le lendemain, ils sont à 100%. Sauf que l'humain, ce n'est pas pareil. Et souvent, on se pose la question du pourcentage d'énergie. On a besoin de comparatif avec le téléphone portable. Si j'arrive dans la formation, j'ai 90%, il faut que j'en sorte avec 100%. Si j'arrive avec 10%, il faut que j'en sorte avec 50%, peu importe. Mais c'est-à-dire de se régénérer, retrouver de l'énergie pour la suite et pour soi-même.
- Speaker #0
Écoute, Gunel, merci beaucoup. Merci d'avoir partagé ton expérience, d'avoir partagé aussi bien ses hauts, ses bas, d'avoir partagé ta vision de l'entreprise, d'avoir partagé une chose que beaucoup de gens ont peut-être envie de faire, ce grand saut justement de passer de du salariat dans un grand groupe en plus vers l'entrepreneuriat. Ce qui est fabuleux, c'est que tu en parles avec beaucoup de plaisir. Si je te posais la question de savoir est-ce que tu retournerais en arrière aujourd'hui ?
- Speaker #1
Non, ça serait très compliqué, même si à une époque, je me suis demandé, je n'ai pas la réponse encore, je me suis dit à une époque, probablement que ce qui m'a manqué, c'est un point que je n'ai pas parlé, qui est quand même un point assez essentiel, c'est que, alors, quand je me suis lancé à trouver des clients, OK. J'avais fait du commerce pas mal dans ma vie, donc ce n'était pas ça la grande difficulté. Construire, on va dire, ce que j'allais apporter aux entreprises, une fois que ma période interne, mon sas, était passée, ça ne me posait pas de difficulté. La grande difficulté, c'est le fait, quand on a vécu en équipe, quand on a dirigé des équipes, ce qui a été mon cas pendant 25 ans, c'est excessivement compliqué de se retrouver seul. Excessivement compliqué de se retrouver seul. et ce qui veut dire que l'aspect collectif des choses essentielles pour moi, parce que ma personnalité est foutue comme ça, ce n'est pas le cas de tout le monde, mais je ne peux pas vivre seul dans mon activité professionnelle, même si je suis indépendant. Donc ça veut dire qu'il faut construire, il y a plein de mots pour ça, construire des équipes, construire des collectifs, construire de la relation, tout simplement, construire des relations avec des partenaires. Il faut recréer son microcosme un peu autour de soi. Et ça, c'est un des points essentiels aussi. Et justement, toute la période au début de... création. C'est pour ça que les 18 mois de départ, enfin après ça dure 18 mois peut-être pour moi, mais ça peut durer 6 mois, 1 an, 2 ans, ça dépend des gens. En tout cas, la première année, on va dire, de démarrage, elle était essentielle parce qu'elle m'a permis de m'enrichir des autres. Et puis au bout de quelques mois, en travaillant seul, je me suis vite dit aussi qu'il fallait que je mutualise des bureaux, ce qui est notre cas aujourd'hui puisqu'on est plusieurs organismes de formation et de conseil à s'être regroupés en louant des bureaux communs. Et ça, c'est un des points essentiels parce qu'encore une fois, là, on s'enrichit aussi. Et on joue collectif.
- Speaker #0
Ok. Je conclurai sur le fait qu'on dit souvent que la grande difficulté de l'entrepreneuriat et de l'entrepreneur, c'est la solitude. Et la réponse, c'est créer de la relation.
- Speaker #1
Créer de la relation. Aujourd'hui, on est dans un monde où le digital est tellement fort et présent dans notre vie qu'il est indispensable de créer de la relation à côté si on veut non seulement bien vivre, si on a besoin de relation, Mais au-delà de ça, s'enrichir et se développer. On ne peut pas se développer que face à son écran, même si on peut beaucoup se développer, beaucoup apprendre de choses. Mais on a besoin de l'interaction avec l'humain et les autres pour grandir.
- Speaker #0
L'humain est un animal social.
- Speaker #1
Voilà. Jean-Pierre Dolly, avec qui je travaille de temps en temps, qui a été DG de chez Danone, il parle souvent des haches prioritaires, humanité, humilité et humour. Voilà, les trois H. Je trouve que les trois H, ça me parle. C'est pour ça que ce serait un peu ma conclusion.
- Speaker #0
Humanité, humilité et humilité.
- Speaker #1
Et humilité. Il faut beaucoup d'humilité. J'ai interviewé, il n'y a pas très longtemps, dans les podcasts que j'anime, les athlètes de l'entreprise. Je vais sur le champ de l'entreprise ou des sportifs. Et j'ai eu la chance d'interviewer quelqu'un que j'ai beaucoup admiré, qu'est Antoine Rigodeau, qui était le basketeur le plus connu avant Tony Parker, on va dire ça. Et Antoine, c'est quelqu'un d'excessivement modeste. et la phrase qui... qui conclut le podcast, c'est « Je sais que je ne sais pas » .
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Donc, ce n'est pas de lui. Il y a des grands penseurs qui l'ont dit avant. En tout cas, pour moi, c'est cheviller. Je l'ai chevillé au corps, à l'esprit et au cœur de dire « Je sais que je ne sais pas » . Et c'est comme ça qu'on avance aussi. Parce que si on a l'impression qu'on a la science infuse, c'est insupportable.
- Speaker #0
Guenel, merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci Guenel, on est deux Guenel.
- Speaker #0
Exactement, ça fait écho. Vous pouvez retrouver les coordonnées de Guenel dans la description, avec ton LinkedIn, parce que tu prends ton LinkedIn. Également le podcast Les Amis de l'Entrepreneur,
- Speaker #1
qu'on trouve sur toutes les plateformes.
- Speaker #0
Et n'hésitez pas à vous abonner à la chaîne. On va faire d'autres émissions avec d'autres entrepreneurs, dans le feu des entrepreneurs. où on discute de manière le plus sincère possible, sans histoire. Et merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
A très bientôt.
- Speaker #1
A bientôt, merci.