- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous, je suis Gwenaël Sinquin, dirigeant de Lodaël et créateur du Campus Club Formation, qui est un programme de formation et d'accompagnement sur les activités physiques et mentales au service du développement personnel et professionnel. Le podcast Les athlètes de l'entreprise est sponsorisé par Campus Club, et donc je vous invite à vous abonner à la newsletter, à aller sur les plateformes pour noter les épisodes, tout ce qui va bien pour développer le podcast. Et aujourd'hui, vous voyez qu'on est dans un cadre assez incroyable. On est à Vannes, où est basée l'entreprise. Et donc, j'ai un immense plaisir dans le podcast du jour, dans l'épisode du jour, d'accueillir les dirigeants de Véro Crèmes et Fromages. Voilà, c'est ça qui a marqué, je crois, sur la façade. Je ne me trompe pas. Donc, avec Véronique et Patrick Cauvin. Et donc, ils dirigent à annes l'étale dans les Halles du marché des Lices et le magasin dans lequel on se trouve cet après-midi, Place du Maréchal Lyautey. Alors, ils ont ensemble obtenu de belles distinctions. Je suis presque honoré. Moi, c'est un honneur d'être ici parce qu'en effet, après avoir été désigné meilleur commerçant du marché idéal de Vannes en 2024, ça, c'était pour l'année dernière. Déjà une belle réussite. Ils viennent tout juste d'obtenir le titre très convoité de meilleur commerce indépendant de Bretagne. Donc là, on franchit. On est passé de Vannes directement à Bretagne, sans passer par la classe département. Mais bon, ça, c'est la vie des entreprises et du talent, sans doute. Donc, un grand bravo à vous deux et vos équipes, puisque vous êtes toute une équipe avec les deux lieux de distribution de vos produits. Et puis, un grand merci d'être présent pour ce podcast aujourd'hui. Bon, vous êtes chez vous, là ?
- Speaker #1
Oui, jour de fermeture.
- Speaker #0
Un jour de fermeture. Tranquille. Bon, super. Donc, c'est pour ça qu'on a fermé la porte. J'espère qu'on ne va pas trop faire de clients trop insatisfaits qui disent qu'il y a de la lumière et qu'on ne peut pas rentrer. Qu'est-ce que c'est que ce bazar ? Mais bon. Nous verrons qu'on est occupé. Alors j'ai préparé, comme à l'accoutumée, quelques questions. Et puis, je vais rebondir déjà sur une info qu'on vient de donner. C'est comment devient-on le meilleur commerce indépendant de Bretagne ? J'avais lu ça dans la presse. Alors je suis plus loin chez vous, Wal. Et puis, j'ai vu cette notification dans la presse. Et voilà, comment on fait ?
- Speaker #1
Déjà, on persiste parce que c'est la troisième fois que le recours est. Les deux premières fois, on avait effectivement terminé finaliste, mais nous étions risqués finalistes et on n'avait pas pu gagner à l'étape montagne et donc pas se présenter au niveau national. Cette fois, grâce aux clients, parce que c'est les clients qui votent, on a gagné ce titre avec une certaine fierté, mais on reste lucide sur ces distinctions. Par contre, on n'a pas... On a perdu un niveau national contre une autre entité.
- Speaker #0
Oui, mais 2024, c'était ban. 2021, c'est la région. Ce sera peut-être l'Europe après. C'est ça,
- Speaker #1
oui. Certains clients nous disent qu'on est championné du monde.
- Speaker #0
Ce sera pour l'année suivante, peut-être. Alors, Véro Crèmes et Fromages, c'est surtout le commerce de Véro ou de vous deux ? Parce que moi, c'est vrai que quand j'ai préparé le podcast, je disais plutôt chez Véro. Non, ce n'est pas tout à fait le nom du magasin, j'ai bien compris. Alors c'est à qui ce commerce ?
- Speaker #2
C'est à nous deux, parce que nous sommes associés, mais c'est un travail quotidien à deux, en couple. C'est-à-dire que moi je suis front office, donc je vais m'occuper de toute la partie commerciale, le choix des produits, la vente, la fidélisation des clients, la connaissance produit. Et Patrick, c'est l'homme de l'ombre, mais Dieu sait s'il en faut, parce qu'il s'occupe de tout ce qui va être back office, c'est-à-dire tout ce qui fait de la relation avec RH, toute la communication. surtout les réseaux sociaux et autres communications. La facturation, la relation avec les fournisseurs, j'en passe, c'est des meilleurs. Donc, c'est un travail quotidien de nous deux.
- Speaker #0
En binôme.
- Speaker #2
En binôme.
- Speaker #1
C'est quand même la marque Véro et c'est bien Véro qui l'incarne. Donc, le plus important, c'est ce qui se passe devant avec les clients. Donc, c'est bien le s'imbiber, partager, mais celle qu'il a voulu et qu'il a développée, elle est à côté de moi.
- Speaker #2
On va dire que... On va dire qu'on est complémentaires. Voilà, donc Véro, effectivement, c'est le petit nom que les clients me donnent au quotidien. C'est arrivé assez vite.
- Speaker #0
C'est pour ça que moi, quand j'allais acheter mon... Quand je vais, j'allais... J'y vais encore acheter mon fromage voile, c'était chez Véro. Mais il y avait Patrick qui était là pour encaisser quand même un truc important à la fois quand même, une fois qu'on a acheté le fromage pour le payer. C'est ça quand même le principal. Donc, tu es le gardien du temple. Après, c'est ce que j'ai cru comprendre.
- Speaker #1
Les clients disent que je suis au meilleur poste. Je fais travailler des femmes parce que l'équipe est majoritairement féminine, mais bon, non, je ne suis présent que le samedi généralement. pour contribuer à la fluidification de la file d'attente parce qu'elle est importante. Et donc voilà, ça permet quand même d'être en contact des clients et de partager pas mal de choses avec eux.
- Speaker #0
Et de parler un peu de rugby, mais on y reviendra. Alors, pouvez-vous m'en dire plus sur cette entreprise ? J'ai cru comprendre, on a parlé tout à l'heure avec Véronique, qu'il y a eu plusieurs vies dans cette entreprise, traiteurs, assureurs, produits exotiques. Et maintenant, c'est... Voilà une fromagerie, mais vous pouvez m'en dire plus dans l'histoire, votre histoire qui vous a emmené là ?
- Speaker #2
Notre histoire, c'est que j'ai toujours une appétence pour tout ce qui touche la nourriture. Je suis auteur culinaire, j'ai écrit 25 ouvrages de cuisine aux éditions Solar. J'ai été cuisinière dans mon plus grand âge, j'ai fait l'école Ferrandi, j'ai fait chef à domicile, donc je suis diplômée du CAP de l'école Ferrandi. Et puis Patrick me poussait toujours à avoir une activité. Pour moi, parce que c'est quelque chose que j'avais, mais que je n'arrivais pas à aller dans cette direction-là. Et puis finalement, il y a eu une opportunité, c'est de venir s'installer à Vannes, comme crémière fromagère. J'ai saisi cette opportunité. On a une maison sur une petite île bretonne pas loin d'ici. Vannes est une ville extraordinaire et on s'est dit que c'était le moment de changer de vie, d'inverser nos vies peut-être aussi. Et bien c'est moi qui suis arrivée sur le devant de la scène. Et puis Patrick qui était entrepreneur. m'a rejoint dans mon activité et me supporte au quotidien. Ça fait dix ans que nous développons et que nous travaillons sur cette activité de crèmerie et de fromagerie.
- Speaker #0
Alors supporte, je n'ai pas l'impression que Véro tu sois vivant, mais bon,
- Speaker #2
c'est le support dans le sens du sport.
- Speaker #0
Ah, le supporter !
- Speaker #2
Le supporter, c'est mon premier supporter, mon premier fan. Je l'aime toujours parce qu'il est toujours prêt à... valoriser les choses, à me mettre en avant. Et puis, c'est important, ça aussi.
- Speaker #1
J'espère qu'on ne voit pas que je suis en train de rougir. En fait, c'est comme un alignement. On dit souvent, les planètes étaient alignées. Même si on a mis du temps en train de faire cette décision, à quitter Paris, la région parisienne, en partant, on a réalisé que ça fait 40 ans qu'on y était, donc qu'on travaillait là-bas. La Bretagne, on adorait. Effectivement, Véronique évoque le... Notre maison à Béline, donc se retrouver à Vannes, avoir cette opportunité, le faire à un moment où moi professionnellement je pouvais effectivement me retirer de l'entreprise dans laquelle j'étais et savoir que Véronique allait enfin pouvoir réaliser quelque chose sur lequel elle avait à mes yeux énormément de compétences, ça s'est décidé extrêmement vite, ça s'est construit et en quelques mois elle se retrouvait en décembre 2015. dans la fromagerie des Halles, à découvrir ses premiers clients et à les servir avec une offre qui ne cessera de s'améliorer au fil des années. Mais voilà, c'était elle. Avec du recul, on dit c'est dommage qu'on ait pris cette décision tardivement. Mais quoi qu'il en soit, elle a été prise. Ça fait dix ans aujourd'hui. On ne regrette rien, mais c'était le bon moment pour le faire et c'était une super opportunité.
- Speaker #0
Dans ce que vous me dites là, il y a deux ans. Si je comprends bien, il n'y avait pas deux établissements à l'origine. Et puis, je crois que le chiffre aussi s'est beaucoup développé. Alors, vous avez fait un super développement de ce rachat à l'origine.
- Speaker #2
Au départ, on s'installe au Val de Vannes. Et puis, très vite, il y a des clients qui ne peuvent pas venir le matin, parce que là, ils ne s'ouvrent que le matin. Et qui disent, c'est dommage, on viendrait bien l'après-midi. Et puis, les plateaux de fromage que je développe dès mon ouverture, ce n'est pas les conditions idéales pour le faire non plus. Pour les frais. Pour les préparer, exactement. Donc, on enchaîne le matin au HAL, l'après-midi, on y reste, mais on manque de place. Et puis finalement, la boulangère d'à côté me dit que ce local va être disponible. Je viens le voir et je ressens effectivement quelque chose d'agréable, il est lumineux. Là, d'à côté, la boulangerie, le pain, le fromage, ça fonctionne plutôt bien. Et puis, c'est à ce moment-là qu'on bascule et qu'on dit que ce serait bien d'ouvrir la boutique. qui devient le centre de préparation de nos plateaux, donc on a de meilleures conditions, et puis qui permet à nos clients de venir quatre jours par semaine, matin ou après-midi, chercher leur fromage. Ils ne sont pas seulement contraints par les ouvertures du matin des Halles.
- Speaker #0
Des Halles,
- Speaker #1
avant de plus. Puis on fait compléter notre robe avec ce qu'on ne peut pas faire aux Halles, de produits crémiers, de fromage, mais là on ajoute des salaisons, des boissons, une sélection de produits d'épices qui finent. Donc effectivement, c'est... Du coup, les deux points de vente se complètent et ne sont espacés que de 700 mètres. L'un est vraiment dans l'intramuros, l'autre est juste à côté. Et bon, petit à petit, on craignait que la clientèle... Des Halles viennent à Lyotter et en fait, on a tous les quatre figures aujourd'hui. On a des clients des Halles qui ne restent que clients des Halles, des clients de Lyotter et des clients qui connaissent les deux points de vente et qui s'organisent par rapport aux heures d'ouverture.
- Speaker #2
Et je vais juste ajouter une chose, le comptoir tel que vous le voyez là, ça a été conçu pour donner des cours de cuisine.
- Speaker #0
Ah oui, ok.
- Speaker #2
Et pendant les trois premières années, le mercredi après-midi, lorsque la boutique est fermée comme aujourd'hui, eh bien on donnait des cours de cuisine pendant une heure et demie, deux heures.
- Speaker #0
D'accord. Et vous avez quand même bien développé le chiffre d'affaires. Il y a des gens qui vont écouter le podcast qui sont dans le domaine commercial, pour le coup. Donc, qu'est-ce que vous auriez à dire de certaines recettes de la réussite du développement commercial ?
- Speaker #1
Dans toute création, on fait un business plan, etc. Mais c'est vrai que démarrant d'un point de vente OAL qui était en train de péricliter et qui faisait moitié fromage et moitié volaille, quand on le reprend, Bon, on n'avait pas trop de points de repère. On s'était donné une trajectoire pendant les premières années. Et puis, effectivement, aujourd'hui, on a dû multiplier notre chiffre d'affaires par 7 à peu près. On fait un peu plus de 750 000 euros avec deux points de vente, avec une équipe quand même assez ramassée. Et on a mis dans les deux cas, on a investi. La boutique, telle que vous la voyez là, elle n'était pas comme ça quand on l'a réalisé. On fait la totalité, on a créé une chambre off-run, et on a fait la même chose au Val. Donc on a investi beaucoup, sans forcément bien identifier tout de suite l'équilibre entre ces chances et nos revenus, et une rentabilité à venir. Et finalement, depuis 2-3 ans, cette rentabilité se construit, le chiffre se développe, et on n'est pas mécontents de l'avoir fait avec deux points de vente.
- Speaker #0
Et une complémentarité, vous avez su vous adapter pour vous développer aussi, s'adapter, essayer de trouver un nouveau point de vente,
- Speaker #1
c'est ça ? Oui, pour arriver à un certain niveau, un certain volume, qui allait permettre peut-être de discuter certains fruits avec nos fournisseurs. Il y avait tout un effet de levier dès lors qu'on prenait une surface. Et aujourd'hui, quand on partage notre chiffre d'affaires, ce qui n'a pas forcément été notre démarche dans les dernières années, avec certains fournisseurs ou certains professionnels, quelque part, ils sont étonnés de ce chiffre.
- Speaker #0
Il est développant.
- Speaker #1
Ils se disent, quand même, vous réalisez ça, c'est autant que... Là encore, on est toujours très lucide par rapport à ça, pas que du Oriole, mais c'est quand même mieux de développer, de rentabiliser son affaire. Et après, quand on arrive aux 10 ans d'activité, on est content d'avoir fait.
- Speaker #0
Vous avez fêté l'anniversaire bientôt, c'était 2015, je le sens. Super, super. alors Alors vous êtes un couple à diriger une entreprise, on entend dire par là de temps en temps que diriger en couple ou travailler en couple c'est pas simple, alors qu'est-ce que vous auriez à dire pour des gens peut-être qui ont des projets, qui vont nous écouter, pourquoi pas me lancer mon époux, mon épouse ?
- Speaker #2
Moi je dirais qu'il faut que chacun ait son domaine d'activité, parce qu'effectivement le mien on l'a compris c'est d'être à la vente et en choix des produits et Patrick d'être sur d'autres choses. On se consulte en permanence, on a des idées l'un et l'autre, on en parle, on échange. Et c'est vrai que je ne vais pas aller sur son terrain et je n'aime pas qu'il vienne trop sur le mien non plus.
- Speaker #0
Voilà, ça arrive peut-être.
- Speaker #2
Ça peut arriver, plutôt dans son sens. Mais je pense que c'est la clé de la réussite, c'est d'échanger, de communiquer. Et chacun doit rester dans son domaine. Et après, c'est la complémentarité, c'est les échanges. Et ce qui nous tire aussi tout le temps vers le haut, c'est qu'il y en a un qui va avoir une idée, et l'autre soit va la détricoter, soit va au contraire l'aider à la construire, ou va dire maintenant, attends, ça ne marche pas ton truc, ce n'est pas possible, ou va calmer le jeu, ou au contraire va renchérir là-dessus. Et je pense que c'est ce qui fonctionne en permanence entre nous deux, c'est une espèce de ping-pong, l'un avec l'autre.
- Speaker #1
Vendre, revenir sur le couple, pour moi... Le premier message est de dire, peu importe l'activité, mais quand on se lance dans une activité, il faut au minimum être deux. Alors mari et femme ou amis, moi j'avais dans le passé une société avec un ami d'enfance, mais il faut être au minimum deux. Et dans notre activité, c'est sûr que Véronique seule, elle souffrirait plus qu'elle ne souffre aujourd'hui en termes de charge d'activité. Et moi, j'aurais été bien incapable de faire le quart de ce qu'elle fait aujourd'hui. On s'est retrouvé sur un projet que je poussais parce que je voulais qu'elle réussisse, mais effectivement, je venais de perdre au même moment. toutes les responsabilités qui étaient les miennes dans mon précédent jeu, en arrivant à Vannes. Et c'est vrai que ça a été dur de trouver ma place, et progressivement, j'ai commencé à grignoter du terrain, mais de faire sa personnalité, assez raffinement, elle a remis les traits là où il fallait, et on a trouvé notre équilibre. Mais c'est vrai qu'on se complète, il y a rarement des tensions entre nous, et on a pas le travail à commencer là-bas, à se ramèner avec le moyen, mais c'est... Et pour ça, là encore, pas de regrets. Mais le fait d'être un couple, plus d'enfants à charge et à la maison, obligés de travailler autant que ça se passe du mieux possible et qu'on essaie de réussir.
- Speaker #0
Il y a un dirigeant dans la crèmerie, mais industriel pour le coup, le fondateur Antoine Riboud, le fondateur de Danone. Il parlait dans un cadre un peu différent, mais il parlait du frottement. C'est-à-dire à un moment, ça frotte, parce qu'il faut se frotter au terrain, il faut se frotter au client, entre collaborateurs ou collègues ou gérants, peu importe, si vous êtes plusieurs gérants, il y a une notion de frottement, parce qu'il peut y avoir un peu aussi de divergence parfois, mais c'est aussi dans les frottements qu'on s'enrichit, parce qu'on trouve sa place peut-être un peu de manière différente.
- Speaker #2
Après, le seul risque de travailler à deux comme ça, c'est le sujet de conversation, c'est toujours le même, c'est l'entreprise et tout ce qui tourne autour.
- Speaker #0
Un peu sauzon quand même, non ?
- Speaker #2
Un peu, mais c'est quand même le sujet majeur du quotidien en permanence.
- Speaker #0
J'ai compris que Patrick a un rendez-vous important. Je ne vous révèle pas quoi de deux heures tout à l'heure, mais plutôt de relaxation. C'est pour ça qu'il faut avoir aussi une bulle d'air, d'oxygène parfois pour sortir du quotidien. Parce que c'est important. Alors comment ? Vous êtes en cours, vous avez monté un business qui marche bien et qui est connu à Vannes. Vous vous êtes rencontrés comment ? Dans le travail. Je m'en doutais un peu.
- Speaker #1
Je travaillais chez Alcatel, enfin, disparu depuis, mais j'étais directeur des ventes d'un réseau dont elle était la première commerciale. Voilà, un sourd.
- Speaker #2
Nous avons prospecté ensemble. Nous continuons de prospecter.
- Speaker #0
Vous avez conclu la vente, alors si vous avez prospecté ensemble, si je comprends bien. C'est au travail, comme souvent au travail. C'est au travers du travail, ce n'est pas forcément entre collègues de travail, mais au travers du travail qu'on rencontre du monde. Là, c'était entre collègues pour le coup. Alors, quand on vous voit au marché, encore une fois, il passait régulièrement, mais on peut se poser la question, ça fait longtemps que vous faites ce métier, donc ça ne fait finalement qu'une dizaine d'années. Pourquoi cette activité-là de fromagerie ?
- Speaker #2
Moi, j'ai une appétence pour la nourriture. Comme je disais tout à l'heure, quand j'écris mes livres de cuisine, quand je donne des cours de cuisine, le point commun, c'est la découverte, le bon produit. Je pense que ce qui m'anime, moi, tout le temps, c'est d'aller chercher le bon produit, chez le bon producteur, que ce soit les fruits, les légumes, etc. Et le fromage, c'est quelque chose qui est facile à partager. Et puis, par rapport à mon activité de cuisine, le fromage, c'est quelque chose qui va se cuisiner. Je pense que ce que les clients viennent chercher aussi chez nous, du fromage, mais ils peuvent en faire plein de choses. Et un reste de fromage, où ils viennent chercher une recette, ils manquent d'idées. Donc toute cette complémentarité-là, moi, et puis tout ce qui va avec le fromage, les confitures, les vins, tout ce qu'on peut ajouter autour, ça m'anime, moi. Je suis toujours en train de chercher des idées, et de donner des idées aux clients, de les partager, et ça, ça plaît beaucoup.
- Speaker #0
C'est d'aller chercher aussi dans l'utilisation du fromage, de manière générale, au service de la cuisine, on va dire, au sens large. Moi,
- Speaker #2
je suis très imprégnée du conseil. C'est-à-dire que je pense que... Une des clés de notre réussite, c'est que j'agis avec les gens comme je voudrais qu'on agisse avec moi. Et c'est aussi le mot complice que je vais utiliser avec mes salariés. Donc, couper une tranche de fromage, on me demande toujours de déplacer mon couteau parce que finalement, je préfère qu'on me demande de le déplacer dans le sens. Il faut élargir la tranche.
- Speaker #0
C'est mieux.
- Speaker #2
Plutôt que certaines personnes qui pourront avoir tendance à en faire des grandes parts. Voilà, j'aime pas faire aux autres ce qu'on aime pas qu'on fasse.
- Speaker #0
Ok, bien. Alors, vous vendez, on le voit derrière, beaucoup de fromages de producteurs différents. Comment, de la même façon, des entrepreneurs ou des managers qui nous écoutent, mais comment on arrive à construire dans la durée avec des fournisseurs ? Vous ne vivez qu'au travers, vous êtes distributeur, quelque part conseiller, vous l'avez dit aussi, autour de la cuisine par exemple, mais... Comment on arrive à fidéliser ses fournisseurs, à choisir les bons et à entretenir une bonne relation ? Vous allez pouvoir en parler tous les deux, parce qu'il y en a un qui achète un peu tous les deux.
- Speaker #2
Alors moi, je vais dire que d'abord, je positionne toujours comme un trait d'union entre le producteur et le client. C'est-à-dire qu'on est des passeurs d'histoire. On essaye dans la mesure du possible de rencontrer nos producteurs. On va les voir, on passe du temps avec eux, ils sont très contents de nous accueillir, on rencontre leur famille, on partage un moment dans leur cave, on voit leur fabrication de fromage. Donc ça, ça nous nourrit les uns et les autres et nous on partage avec eux notre activité. Donc je pense qu'ils sont contents de nous voir et d'avoir aussi le ressenti de comment ça se passe sur le terrain. Et donc ça on le développe au fil des années. Donc chaque année on fait un voyage de découverte de fromager. On a la chance d'avoir aussi une fédération qui est... très active et il y a des salons qui se font, on les rencontre aussi ces producteurs-là. Et puis ensuite, on est sur une relation de confiance, c'est vraiment ce qui nous anime. La confiance avec les clients, la confiance avec nos salariés, la confiance avec nos producteurs, je trouve que c'est un mot qui est très très important. Et une fois qu'on a trouvé notre producteur, qu'on est contents les uns et les autres de travailler ensemble, on est extrêmement fidèles. On est fidèles et on partage, même si à un moment donné, je ne sais pas, il peut y avoir un petit souci dans le fromage, parce que c'est une matière vivante un peu. trop de sel ou un affinage qui n'est pas comme on voudrait qu'il soit, on revient, on en discute. Et puis, ça se partage aussi avec les clients. Donc non, je pense que c'est vraiment la durabilité, la fidélisation, le partage de notre quotidien, la découverte de nos produits. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #0
Et alors, comment on achète ? On achète comme un acheteur de grandes distributions ou on achète différemment ? Patrick, toi qui as vécu d'autres histoires.
- Speaker #1
Alors, il y a pour de sombres histoires de coûts de transport, qui d'ailleurs ne cessent d'évoluer. On ne peut pas travailler en direct, on le fait en Bretagne, dans le Morbihan, avec un certain nombre de producteurs, et on ne peut pas travailler en direct avec tous les producteurs. Par contre, identifier leur fromage et le faire avec des grossistes régionaux, effectivement, ça fait aussi partie de notre travail. Ensuite, il y a un référencement qui se fait, des produits qu'on teste, qu'on sélectionne, des prix qui nous sont proposés, face auxquels on va à un moment donné... Alors on peut le faire plus facilement maintenant avec un peu plus de volume qu'on faisait au démarrage. Et puis ensuite, pour être en mesure de répercuter un prix de vente qui nous assure le niveau de rentabilité nécessaire, mais tout en restant dans les prix de marché. Bien sûr. Voilà, c'est sur le centre de Vannes. On est finalement trois fromagers. Je pense qu'on a chacun des offres qui ne sont pas forcément identiques. On essaie de faire de la qualité. Je pense qu'en termes de prix, on est les uns les autres bien positionnés. Ce n'est pas une obsession. C'est vrai que quand après la Covid, on a pris des vagues d'augmentation 2 à 3 par an, que certains revendeurs vous disent qu'ils ne les répercutent pas, c'est quand même difficile parce que finalement, on est sur un métier de négoce, on n'est pas sur un métier de transformation. Il y a quelques produits particuliers qui se font sur lesquels, quelque part, le revenu pourrait être plus important, mais que le VATC... petite quantité par rapport au gros que l'on vend. Donc le prix, c'est une dimension importante. Mais donc on a des discussions où à un moment donné, j'ai mis un prix et Véronique, elle, qui sent le marché, va me dire ok, pas ok, etc. Donc c'est une partie du travail. C'est suivi, c'est évalué régulièrement, mais c'est pas obsessionnel.
- Speaker #0
Si je comprends bien, il y a toute une dimension liée aux échanges et à la confiance. Oui. qui a été souligné. Et puis d'un autre côté, quand on vend des produits, on est dans un marché et qu'il faut en tenir compte, bien sûr, pour trouver le meilleur compromis.
- Speaker #1
Et puis, moi qui ai souvent suivi Véronique quand on a fait nos voyages, on en a encore fait récemment à Saint-Lecter, mais comme je m'occupe aussi de la communication, je suis tellement content de rencontrer des producteurs sur leur terrain, de les écouter parler de leur métier, de leurs produits. de les films et de les interviews. On va jusqu'à donner le prénom de certains de nos producteurs au fromage. Aujourd'hui on a la tomme de Simon, c'est un fromage de brebis basque.
- Speaker #2
La crème de Sophie.
- Speaker #1
Voilà, on a le thème des saucisses, il a les yaourts de mode. En fait derrière c'est pas un argument marketing, c'est le prénom de la personne qui les conçoit. Et on a eu à cœur, comme l'a dit Véronique, d'expliquer qui ils étaient, etc. Ensuite ils viennent nous rendre visite très ponctuellement. et ils sont heureux de voir comment leurs produits sont mis en avant. Donc, on installe une forme de relation. Et dès lorsqu'on est honnête et transparent, les gens, dans ce métier-là, je pense que la valeur humaine est extrêmement importante.
- Speaker #0
Importante. C'est du vrai marketing, pour le coup. Dans l'essence même du marketing, où justement, on met en avant des arguments, quels qu'ils soient, mais en tout cas, là, c'est l'authenticité. qui est un vrai argument et qui est pas qui utilisait parfois un peu de manière des vrais faux témoignages des fois qu'on voit mais là c'est du vrai quoi c'est du vécu là c'est du vécu alors On va revenir à ce que tu disais, Véro, tout à l'heure, tu écris des livres de recettes, d'ailleurs on les voit sur l'étal à Oual. J'ai bien compris que cette passion, elle est venue plutôt de ta formation, de base. Mais ça t'apporte quoi d'écrire ces livres ? Tu y trouves quoi ?
- Speaker #2
Alors, parce que je bouillonne d'idées et d'associations, ça me permet de les positionner et puis de créer des recettes et de les partager. Moi, c'est le partage, en fait. Écrire une recette, c'est partager, donner des idées, permettre à quelqu'un de les reproduire. Elles sont assez faciles à faire, elles sont souvent un peu originales. Mais c'est un plaisir d'écrire des livres de cuisine. C'est vrai que j'avais une facilité à le faire. C'est ce qui manque le plus aujourd'hui, écrire des livres de cuisine.
- Speaker #0
Ok, tu n'as plus le temps aujourd'hui matériellement ? Non,
- Speaker #2
je le fais en direct avec les clients, je leur livre des recettes.
- Speaker #1
Qui ensuite nous renvoient les photos de la recette qu'ils ont fait.
- Speaker #0
Ah ouais, voilà, ça y est. Là, c'est royal, pour le coup, quand c'est le cas. Et Patrick, alors de ton côté, tu as dirigé pendant près de 20 ans une agence conseil en communication interne et managériale. Tu organisais aussi beaucoup d'événements au travers de tout ça. Et tu as collaboré aussi, je l'ai appris quand on a pris le temps aussi d'échanger, pour préparer, tu as collaboré avec le RCV pour leur communication à une époque. Comment on atterrit dans ce métier-là, la communication, on va dire, au sens large ? Qu'est-ce qui t'a motivé ?
- Speaker #1
Sans faire le parcours complet, mais après avoir fait rapidement des études de droit, je me suis retrouvé dans le monde de l'entreprise. J'ai découvert le monde du travail, mais dans des entreprises, plutôt des groupes internationaux, dans lesquels petit à petit, j'ai compris que j'avais une appétence pour tout ce qui était fonction commerciale, un peu de marketing, et puis ensuite avec la séniorité du management. Donc c'est vrai que le passage au monde de l'entreprise, je crois que la première société qu'on crée avec un ami de l'enfance, j'ai 32 ou 33 ans, on a cette volonté de se lancer. Et notre cible, ça va être les réseaux de vente, les réseaux de distribution qui sont les plus confrontés à l'époque. Mais c'est toujours le cas des changements, des transformations et face auxquelles il faut effectivement apporter différents moyens. Et donc on va combiner tout ce qui touche à la communication interne. La communication managériale, mais aussi la formation et petit à petit l'événement, parce que ces commerciaux, ces réseaux de distribution, ils sont réunis dans des événements. Souvent, on pense qu'en mettant des paillettes, ça va suffire, alors qu'il y a vraiment un fonds de message à travailler et que nous, on se positionne sur ça. Après, on va l'en dire, on va se développer, on va rejoindre un groupe international de nouveau, augmenter la veille de la structure jusqu'à revendre complètement cette structure et finalement la racheter un petit peu plus tard. et que lorsqu'on arrive à Val, je viens de nouveau de revendre ce que j'avais racheté au groupe à qui il n'importe. Donc c'est vrai que je pense que j'aime la vente, j'aime plutôt la vente au conseil, et qu'aider des entreprises comme nous l'avons fait à être cohérents entre la volonté de transformation, de changement et la mise en œuvre d'un certain nombre d'attitudes et de comportements, lorsqu'on y parvenait, on avait le sentiment d'avoir fait notre travail. Et quand j'arrive à Vannes, c'est sûr que j'ai arrêté toutes mes activités et que lorsqu'on va me proposer, le RCV vient de passer en professionnel et ils ont besoin de l'accompagnement sur leur communication. Parce que les premiers contacts que nous avons à Vannes me permettent de me positionner sur cet offre. J'y vais, j'y passe plusieurs mois, j'arrête, j'y reviendrai un petit peu plus tard. Ça m'a permis probablement de continuer à exister professionnellement tout en découvrant les vertus du bénévolat, de l'investissement, etc.
- Speaker #2
Et puis un sport que tu aimes beaucoup aussi.
- Speaker #0
Accessoirement, un sport quand tu supportes. Il y a les affiches du RCV à chaque fois à la boutique. Comment on fait la différence pour une entreprise ? Tu décris ton rôle à l'époque à la tête de cette entreprise, mais quand tu accompagnais une entreprise... Je ne sais pas si c'est un truc, pas une astuce, parce qu'on ne parle pas de trucs ou astuces pour le coup, mais si tu avais un conseil à donner pour des entreprises qui ont envie de réussir, à réussir, ok, commercialement, comme c'est le cas ici, mais aussi dans le cadre de leur entreprise et du bien-être en entreprise.
- Speaker #1
Il faut faire une réponse brève, mais pour déjà ceux qui créent l'entreprise, il y a une vraie... vision, c'est un terme qui a été galvaudé, mais quelque part, ce projet, c'est en quelque chose. Il y a beaucoup de gens que l'on voit encore aujourd'hui s'enthousiasmer sur des projets. Finalement, ça capote au bout d'un an ou deux ans. Donc je pense que l'entreprendre... Même si ça évolue en fonction des générations.
- Speaker #0
C'est quand même une somme d'engagement, de volonté, de temps passé à travailler. Il y a des générations aujourd'hui qui ne veulent plus travailler la même manière. Donc je pense qu'il faut avoir l'envie. Accepter de travailler beaucoup, on ne voit pas comment ça peut se passer autrement. Ne pas penser que l'argent se gagne facilement. Et ensuite embarquer, si on a la chance d'avoir des salariés, chaque membre de l'équipe dans son projet. Les années, petit à petit, a développé des comportements qui sont adaptés à la position qu'on veut avoir, les former, parler beaucoup avec eux, les associer à différents projets que l'entreprise peut avoir et continuer à se développer. Donc il y a beaucoup de choses à dire, mais je pense que le type de dirigeant qui trace Simroute et qui sait engager quotidiennement ses collaborateurs sur ce chemin-là, même s'il est parfois difficile, au bout du compte, peut gagner et les clients s'en rendent compte. Les clients reconnaissent aujourd'hui quand on est rentre, quand on gagne ce que tu évoquais au début. C'est vrai que les clients, tous les clients aujourd'hui nous disent « c'est mérité » . Et donc derrière ce mot « mérité » , quelque part, si on avait le temps de traduire ce mot avec eux, probablement ils diraient « vous êtes là, vous êtes présent, vous investissez beaucoup de temps, etc. » On a essayé de mettre en œuvre ce qui nous semblait que le... plus favorable au développement des Nouveaux-Rouge.
- Speaker #1
Tu as été au RCV, tu es passionné de rugby, il semblerait. Quelle valeur, toi, Thierry, si tu avais une valeur ou deux à tirer du sport en général que tu t'es attribué dans ton quotidien d'entrepreneur, que ce soit ici ou à Paris ?
- Speaker #0
Moi, c'est la conviction, l'engagement et cette capacité à se remettre en cause, même lorsque c'est très difficile. L'équipe de rugby, au fur et à mesure de ces saisons, Elle nous a offert des hauts, des bas. Ils n'ont jamais baissé la tête. Ils sont repartis. Ils nous ont fait rire. Ils nous ont fait pleurer dans les matchs. Mais bon, c'est... Alors là, pour le coup, c'est un travail d'équipe incroyable. C'est à la fois un travail sur l'individu, mais c'est une capacité, la capacité du staff, des préparateurs, à petit à petit amener chaque bande de l'équipe et donc toute l'équipe à un certain niveau de compétence et de performance. Donc c'est un excellent terrain de jeu. d'expérimentation, mais Dieu sait si ils ont fait rêver.
- Speaker #1
C'était incroyable. Et toi Véro, alors que penses-tu que Patrick a puisé dans le sport ? Tu as dit tout de suite tiens, mais toi c'est le rugby, etc. C'est un truc que tu trouves qu'il a mis dans son quotidien avec le rugby ?
- Speaker #2
C'est la notion de jeu d'équipe, la performance, la persévérance, toutes ces valeurs, l'engagement, c'est ce qu'il dit tout à l'heure, je pense que c'est ce qu'il représente le plus. Engagement.
- Speaker #1
Et puis le rugby, c'est vrai qu'on est 15, c'est le plus grand sport collectif. Au foot, ils sont 11. Moi, je suis passionné de basket, c'est 5. Le rond, ils sont 7 sur le terrain, je crois. Donc c'est sûr que le rugby, pour que ça marche, n'empêche qu'il y a 15 individus qui ont tous leur personnalité sur le terrain. Donc mine de rien, c'est un sacré challenge.
- Speaker #0
Et même les remplaçants sont là pour finir le match.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr qu'il y a un impact important des remplaçants aussi. Et mine de rien, c'est un beau symbole pour le travail en équipe. Il y a quelques semaines, j'ai eu la chance d'interviewer Géraldine, qui vient régulièrement, je ne sais pas si vous la connaissez, mais Géraldine Nicole, qui a gagné l'épreuve des poteaux à Koh-Lanta, qui vient régulièrement au marché Havan aussi, et qui a vécu sur l'île d'Arz. Elle a vécu quelques années là-bas. Elle a aussi été sur une île déserte, mais pour des aventures un peu différentes, pour le coup. Et elle nous a parlé la dernière fois de l'insularité. Et on l'a évoqué un peu en fil rouge, on a parlé de Soson, qui est à Belle-Île, et vous êtes installé là-bas. qu'est-ce qui... Qu'est-ce que cela vous apporte d'avoir un point de chute à Belle-Île ?
- Speaker #2
Une énorme bouffée d'oxygène. À partir du moment où on monte sur le bateau, quand on a notre traversée, on est en week-end, on oublie tout, et on est au grand air, on est dans la nature, et ça fait un break. C'est important, je pense que, comme on l'a dit tout à l'heure, on travaille beaucoup, on parle beaucoup de l'entreprise, et même si on n'y va pas souvent, ou pas assez souvent et pas assez longtemps, notre passage à Belle-Île, c'est une énorme bouffée d'oxygène. Se ressourcer, c'est reprendre de l'énergie, reprendre du dynamisme, enfin c'est que du positif.
- Speaker #1
Ça rebooste.
- Speaker #2
Complètement.
- Speaker #0
Je ne vous parle pas de sa dernière baignade, il y a quelques jours, on l'a ressorti frigorifié.
- Speaker #1
C'est quoi le tarif ? C'est 15-16 à Mali, le tarif en général des baignades. Et encore les meilleurs moments.
- Speaker #2
C'est glacial.
- Speaker #1
Alors vous avez eu, c'est ça qui est très riche, quand on avait parlé lors d'une soirée, j'ai dit tiens... Il y a vraiment beaucoup de richesses chez Patrick et Véro, c'est pour ça que je suis là aujourd'hui. Vous avez eu plusieurs vies dans votre vie professionnelle. Quel conseil vous auriez envie de donner à ceux qui... qui hésitent parce qu'à un moment, tu l'as dit, tu quittais Paris, les responsabilités. Véro, toi, tu as pu te lancer dans ta passion. Et voilà, c'est super chouette. Mais voilà, qu'est-ce que vous conseilleriez justement à des gens qui veulent se lancer ou changer de vie ou prendre des responsabilités différentes dans les entreprises ?
- Speaker #2
Alors moi, je dirais qu'il faut y croire en eux. Je ne suis pas forcément quelqu'un de très confiante au départ. Patrick, effectivement, a été mon soutien. Et au fil des années... En accomplissant ce travail et en ayant le retour d'expérience des clients et le développement que nous avons eu, j'ai gagné en confiance. Il y a 10 ans, je n'aurais peut-être pas parié comme ça, mais il faut aller jusqu'au bout de ses rêves et puis y croire. En s'investissant, en y croyant et travailler beaucoup. Je pense que c'est une des clés de réussite. Des fois, c'est dur, parce qu'on enchaîne les journées, elles sont longues, le matin au val, l'après-midi ici. De ce fait, on peut avoir des livraisons et c'est 7 jours sur 7. Il n'y a pas beaucoup de repos, il n'y a pas beaucoup de pauses. Mais voilà, c'est croire en soi, aller jusqu'au bout de ses rêves et puis travailler beaucoup parce que je pense qu'on n'a pas beaucoup de choix quand on développe une activité, une entreprise.
- Speaker #0
Au risque de me répéter sur le sujet, mais c'est vrai que la passion, je pense, c'est l'important. Pour moi, elle est plus importante que le rêve. C'est sûr que dans le rêve, il y a tout un tas de théories qui permettent de dire, ça permet de faire germer certaines idées. Mais bon, le monde de l'entreprise, il est impitoyable, que ce soit l'auto-entrepreneur, que ce soit l'organisation qui se fait financer au début ou celle qui se développe très rapidement. C'est très dur. On est en France, on ne peut pas l'oublier. C'est vrai qu'assez rapidement, les contraintes apparaissent. Donc il faut multiplier des compétences. Tout dirigeant doit être un peu commercial, doit être un peu financier. Ce n'est pas un jeu. Mais en disant ça, je ne dis pas que c'est terrible. Je dis simplement que l'énergie que l'on peut mettre à créer et ensuite à développer, quand on a envie, toutes les personnes qui veulent se reconvertir aujourd'hui, je pense que c'est le point de départ d'une potentielle belle histoire. Donc il faut qu'ils aillent la creuser. Pas qu'ils la survolent, qu'ils s'y intéressent. S'ils s'y intéressent et qu'ils s'y engagent, qu'ils acceptent qu'ils risquent peut-être de perdre et peut-être que ça leur donnera envie de mieux recommencer derrière. C'est un long chemin. Je pense qu'il faut berner personne sur le sujet. Et il est réservé plutôt à des gens qui ne sont pas forcément compétents. Véronique, quand elle ouvre sa fromagerie en décembre 2015, elle n'avait jamais tenu de fromagerie. Par contre, ça faisait des années, depuis son plus jeune âge, qu'elle travaillait la cuisine, les produits, etc. Et puis, on aimait les bons produits. On avait notre fromagerie, on l'invitait. Donc voilà, il ne faut pas pour autant avoir toutes les compétences. Pour ensuite se dire je vais réussir. Mais il faut se recousser les manches quand même.
- Speaker #1
Il faut se recousser les manches et puis il faut préparer aussi dans ce que tu dis. C'est-à-dire quand tu dis il faut s'y intéresser, etc. Ça veut dire que quand on se lance, même si on pense avoir la bonne idée, il y a plein de gens qui ont des bonnes idées et qui ne marchent pas. C'est-à-dire qu'il y a la notion, c'est l'étude de marché quelque part. Qu'est-ce que font les concurrents ? Quelles sont les figures d'appro ? Tout ça c'est essentiel évidemment quand elle a réussi. Alors est-ce que vous avez une anecdote à raconter ? votre métier ici à Vannes ou avant, un peu sympa, on essaye toujours d'avoir un truc sympa et marrant à la fin, même si au portrait qu'on va faire après, Piloufa, sur des trucs sympas aussi.
- Speaker #2
Moi, ça va être quelque chose de mignon que je vais vous raconter, c'est une aigrette. C'est que les clients, des fois, ne lisent pas bien mes étiquettes de fromage et donnent des petits dons à mes fromages. Ah,
- Speaker #1
ça les arrange, quoi !
- Speaker #2
Oui, mais le moelleux du revard, depuis des années, est devenu le moelleux du renard.
- Speaker #1
Du renard, oui.
- Speaker #2
Voilà. Donc, on a le délice de chèvre. Ils appellent ça le délice de chèvre et en fait c'est le délice des deux sèvres.
- Speaker #1
Ah oui des deux sèvres, oui. Voilà,
- Speaker #2
donc le appenzeller devient le appenzeimer. Voilà, ils ont des petits délires comme ça.
- Speaker #1
Avec les clients.
- Speaker #2
Avec les clients,
- Speaker #1
voilà. Mais c'est ça qui fait la relation commerciale aussi, la proximité avec le client.
- Speaker #2
On ne le corrige plus en fait, au lieu du renard on a compris ce qu'on veut.
- Speaker #1
Oui, tout le monde a compris, ça ne sert à rien de reprendre la gêne. Non,
- Speaker #2
non, on trouve ça charmant.
- Speaker #1
Patrick, tu as une anégote ? Alors tu souscris aux anégotes de Véro. Tu les entends aussi. Alors, est-ce que vous avez une citation, un mantra ou quelque chose pour... Une phrase qui vous est... Certains ont ça dans leur... Les femmes dans leur sac à main ou peut-être dans leur portefeuille ou peu importe. D'ailleurs, tu sois homme ou femme, mais est-ce qu'il y a une phrase ou quelqu'un qui vous inspire ? Vous pouvez partager avant le portrait, puis vous le fassiez.
- Speaker #2
Moi, je ne vois pas, mais quand on a démarré, je disais toujours un par un. C'était aller chercher les clients un par un. Parce qu'effectivement, on n'était pas forcément, on n'était pas connus. Et voilà, c'était un par un. Je vais chercher mes clients un par un.
- Speaker #1
Pas un par. J'ai connu ça dans une entreprise dans laquelle j'ai travaillé. C'est un petit pas. On a un objectif final et puis finalement, il faut y aller par petits pas, un par un.
- Speaker #0
On a appliqué ça, par exemple, aux réseaux sociaux. Ce qu'on a démarré dans les réseaux sociaux, j'avais beau venir du monde de la communication, je n'étais pas celui qui tenait les réseaux sociaux. Et donc, on a ouvert notre page Facebook, ensuite Instagram. Et c'est vrai qu'on était content de voir un premier follower, un deuxième, etc. Par rapport à... Moi, je suis globalement optimiste. Et c'est vrai que si j'avais, par rapport à cette question, ma phrase, ce serait de dire le meilleur est à venir. Je pars toujours du principe, même si un jour on arrêtera de travailler, définitivement, qu'on a encore de belles choses à faire derrière, même si, parce que ça fait quand même pas mal de temps qu'on travaille ensemble dans des domaines différents, puis on s'est rejoints, mais je pense dire qu'il y a toujours quelque chose de merveilleux derrière. C'est cet esprit-là.
- Speaker #1
Il faut être positif dans lequel on est aujourd'hui. Le positivisme est quelque chose d'essentiel pour avancer. Il ne faut plus écouter la radio, il faut écouter des podcasts. C'est le conseil que je peux donner.
- Speaker #0
Surtout pas le 20h.
- Speaker #1
Surtout pas le 20h. Je fréquente des dirigeants d'entreprises qui ont des boîtes qui ont entre 10, 50, 60 millions d'euros. Quand je cause avec eux, ils me disent qu'on ne regarde plus les actualités. Ils me disent les actualités économiques. Ils ne veulent surtout pas se polluer avec ça, parce qu'on en est rendu à se dire qu'il faut éviter de se polluer avec cette information toxique, qui est notre vrai monde quand même. On va terminer sur le portrait pile ou face, on est dans le timing, je rejette un oeil, on est pile dans le timing. Vous avez droit à un joker, si j'ai oublié de le dire. Je vous donne deux propositions, puis s'il y a un moment où vous ne pouvez pas choisir, je pense qu'il y a une ou deux questions où vous n'aurez pas forcément envie de choisir. Et pour la première question, ce sera plutôt rugby ou basket.
- Speaker #2
Rugby.
- Speaker #0
Rugby, rugby.
- Speaker #1
Alors pourquoi le rugby ? On a compris, c'était même avant Vannes où tu es venu ?
- Speaker #0
J'y ai joué quand j'étais très jeune, mais dans un club de collège, des lycées. J'ai toujours aimé suivre l'équipe de France. Et puis il est arrivé à Vannes. Notre premier match, c'est le match d'accession au D2. C'est le dernier match de la saison en la semaine. C'est la dernière minute. Le dernier essai d'Anthony Boutier qui revient chez Arles. Et tout le monde envahit le stade. Et nous, c'est la première fois qu'on est à la Rabine. On envahit le stade avec tout le monde. C'est le premier souvenir. Il n'y a pas de ce moment-là. Un beau lancement. On n'a pas lâché le RCV.
- Speaker #1
Un beau lancement. Alors, talent ou entraînement ? Un peu des deux.
- Speaker #2
Un peu des deux. Oui, ce qu'on a fait aujourd'hui, c'est un travail quotidien qu'on remet en question tous les jours. Donc, entraînement.
- Speaker #0
On ne peut pas compter que sur le talent. Ça aide dans un cas. On n'en a pas nécessairement conscience. Mais c'est dans l'échelle de valeur de ceux qui ont interagi qu'ils pourraient considérer qu'on a du talent. Mais maintenant, on a quand même beaucoup bossé pour en arriver là. Donc la pratique, oui.
- Speaker #1
Fromage ou dessert ? Je pense avoir la réponse. Souvent on se pose la question Je vous coince finalement Je pensais pas Les deux C'est les deux Attention c'est un premier joker Vous allez voir peut-être à deux Non je prends toujours un dessert Je dirais un dessert Après un mince Bravo pour votre honnêteté Sur le sujet Il faut couper Camembert ou comté ?
- Speaker #2
Camembert
- Speaker #1
Alors pourquoi Camembert ?
- Speaker #2
Parce que déjà, on adore... Il est né en Normandie, le pays du Camembert. C'est vrai qu'on aime bien le Camembert.
- Speaker #1
Bon, c'est Camembert plutôt. Là, ça ne va pas être facile, mais c'est exprès. Léal ou la boutique ?
- Speaker #2
Léal le matin, la boutique l'après-midi.
- Speaker #1
Ah voilà, encore un joker de consommer.
- Speaker #0
Elle, c'est Véro, crèmes et fromages. À choisir... À choisir, c'est délicat. L'ambiance Léal. Voilà l'ambiance réelle.
- Speaker #1
Différente. Organisée ou improvisée ?
- Speaker #2
Organisée.
- Speaker #1
Alors, organisée pour Véro, peut-être un peu improvisée, et puis ça fait là…
- Speaker #0
Elle prépare tout, elle anticipe tout, légèrement en retard ou ce soit. Non, non, moi je suis plutôt une part d'improvisée.
- Speaker #1
Une part d'improvisée, pour vous. Bélile ou vanne ?
- Speaker #0
Bélile. On adore vanne, mais Bélile, oui. On n'en a pas encore assez profité, mais…
- Speaker #1
Si Belle-Île vous êtes à Saison, moi qui connais un peu Belle-Île, Saison c'est incroyable. bel il super alors là j'ai un truc que j'ai été chercher j'étais obligé d'aller chercher sur internet mais ça m'a bien fait marrer en téléphonie C'est le Nokia 3210 ou le Alcatel OT311 ? Ah, je ne me souviens plus, c'est trop vieux ! Alors c'est chez Alcatel que vous vous êtes rencontrés, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, mais on avait comme un client Nokia quand il était petit.
- Speaker #1
Ah oui, Nokia, mais vous n'avez plus le droit de joker,
- Speaker #0
on a géré pendant des années...
- Speaker #2
Allez, Alcatel !
- Speaker #0
La Nokia Academy, oui. Alcatel, oui.
- Speaker #1
Alcatel, pour le coup. Alors tu as évoqué ça d'ailleurs Patrick tout à l'heure, vision ou mission ?
- Speaker #0
Vision, vision, parce que c'est ce qui va tirer tout le reste.
- Speaker #1
Qui va faire l'émission derrière. Avec une bonne vision aussi qui va bien. Dans l'aspect, on va dire, positif de cette vision et clarté surtout de la vision. Et c'est un dernier, je le pose à tout le monde, mais là c'est un clin d'œil. Vous savez que d'habitude, on est debout, mais parfois j'ai un fauteuil pitch quand je fais les podcasts, parce que j'y ai travaillé. Enfin voilà, l'histoire a le pitch pour me concerner, la petite brioche de poche. Et la question que je vous pose, c'est pitch ou banane ?
- Speaker #2
Banane.
- Speaker #1
Banane aussi, il faut rester sur le fruit pour terminer. En général, c'est banane, c'est rare les gens qui sont sur pitch. Je pose toujours la question.
- Speaker #2
Le banane, ça va bien avec le Roquefort.
- Speaker #1
Ça va bien avec le Roquefort, il y a une association. Écoutez, on est rendu au terme de notre podcast. Moi, j'ai passé un super moment.
- Speaker #0
On n'a pas vu le temps passer.
- Speaker #1
On n'a pas vu le temps passer. Et puis, on était dans un endroit super entouré de fromage. Et dans le fromage aussi. Fromage au dessert, j'aurais pris fromage. En tout cas, je vous remercie tous les deux pour ce moment passé ensemble. J'invite ceux qui vont nous regarder ou nous écouter à vous abonner à la newsletter. Et puis aussi à découvrir tous les épisodes, à noter ça sur votre plateforme préférée. Et je vous remercie et je vous dis à bientôt pour un prochain épisode. Et à bientôt. Merci,
- Speaker #2
à bientôt.
- Speaker #1
À bientôt, au revoir.