- Speaker #0
fondamentalement quand on est arrivé avec nos tablettes notre démo commerciale c'était de jeter des tablettes par terre une autre démo c'était de prendre le bloc de papier qu'il y avait sur le bureau de la personne et de le mettre dans la poubelle ça c'est ce que notamment Pierre Vautrin à Singapour faisait sur les bureaux des japonais, je peux te dire que ça les choquait pas mal et parce qu'on pensait que notre mission c'était de digitaliser et donc de jeter le papier Merci. Et je pense que ça, c'est une erreur fondamentale.
- Speaker #1
L'industrie de la construction est en plein bouleversement. Nouvelles normes, utilisation des matériaux, consommation énergétique sont nos enjeux. Je m'appelle Richard Mita, je suis serial entrepreneur et CEO de Synax. Chez Synax, nous digitalisons l'industrie des matériaux de construction. Ma passion, le digital appliqué à des secteurs qui ne l'attendaient pas. Dans Les bâtisseurs, j'interview des visionnaires de l'industrie pour vous inspirer. dans votre propre transformation environnementale, digitale et managérielle. Bienvenue dans Les bâtisseurs, le podcast de ceux qui bâtissent aujourd'hui pour demain. Bienvenue dans ce nouvel épisode des bâtisseurs. Aujourd'hui, je suis avec Jimmy Louchard, le cofondateur de There et également le cofondateur de Final Cut. Salut Jimmy. Salut. Je voulais vraiment t'avoir sur les bâtisseurs puisque tu fais partie un peu de ces... Enfin, pour moi, tu es le pionnier incontesté de la Contech française. Tu as quand même fondé avec ton frère Geoffroy et David Vautrin FinalCAD, une des rares boîtes du secteur qui a quand même touché les étoiles. 70 millions d'euros levés. une présence mondiale, vous avez connu un peu l'euphorie de l'hypercroissance, mais il n'y a pas que ça, il n'y a pas que la success story, il y a aussi eu la confrontation brutale avec la réalité d'un marché du BTP quand même assez résistant, la complexité d'un passage à l'échelle dans différents continents, différents pays, et bien sûr, toutes les cicatrices qui vont avec. Tu as connu le sommet, tu as connu les turbulences, et aujourd'hui tu reviens à l'essentiel avec ton nouveau projet dont tu vas nous parler. qui est There. Et donc, on est vraiment là pour décrypter un peu tout ce que tu as construit et aujourd'hui, où est-ce que tu veux aller ? Donc, en tout cas, je suis ravi de t'avoir et j'espère qu'on va pouvoir aller toucher tout ça.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Et dans un premier temps, Jimmy, je vais te demander de te présenter.
- Speaker #0
Moi, je suis Jimmy et je veux changer la façon de construire. Donc voilà, ça fait à peu près 15 ans, on a démarré Knowledge Corp avec Geoffroy et David. Première boîte, on faisait du service pour comprendre ce que c'est que la construction, parce que malgré que nos familles proviennent à peu près tous du BTP, nous, on n'avait pas vécu quand même ce que ça voulait dire. Donc, on allait voir des compagnons, on les filmait, on allait voir des bonnes équipes, des mauvaises équipes, on faisait des vidéos de formation et on décomposait les modes opératoires pour optimiser les process.
- Speaker #1
Tous, vous venez d'un terreau familial du BTP ?
- Speaker #0
Moi et mon frère. la ville un peu moins néanmoins il a quand même des frères menuisiers tes parents ils faisaient quoi ?
- Speaker #1
mon père est dans le BTP il bosse encore fantastique il est dans l'entreprise générale ou dans un parc ?
- Speaker #0
non il doit être spécialisé dans l'étanchéité et les travaux spéciaux et après j'ai des cousins dans des entreprises générales de construction chez FAYA chez FH ils sont partout ok bon donc les louchards sont partout oui donc Knowledge Corp là des vidéos pour vraiment
- Speaker #1
apprendre, enfin former, déjà. Donc vous allez sur le terrain, vous prenez en vidéo. Donc ça c'est, The Knowledge Corp, vous faites ça sorti de vos études, peut-être ?
- Speaker #0
Non, non, moi j'ai un passé encore avant un peu plus compliqué, on va dire. Qui n'a rien à voir, très scientifique.
- Speaker #1
Parle-nous de The Knowledge Corp et comment vous avez découvert un peu ce milieu, rentré un peu plus dedans, quoi.
- Speaker #0
Ouais, on est rentré en travaillant pour la boîte de mon père, voilà, tout simplement, en allant voir ce que c'est que des travaux spéciaux et de l'étanchéité. liquide. Et après, on a été vendre ça à plein d'autres services, soit étanches frécinées, EDF, des bouygues, et plein d'entreprises de construction. Vraiment, on était sur la perte des savoir-faire des compagnons, la difficulté de transmettre certains gestes. On était surtout là-dessus. Et aussi optimiser des processus en identifiant des gestes qui étaient un peu trop fréquents et qui pouvaient être simplifiés par des nouveaux équipements ou un changement dans le matériel. On a notamment participé à la banche B07 de Bouygues, et on a aidé à la simplifier.
- Speaker #1
Parle-moi un peu plus, c'est quoi ?
- Speaker #0
C'est les voiles pour faire des murs en béton dans un immeuble. Et en fait, c'est en cadence, il faut aller très très vite, il y a des toupies arrivent, on tourne. Il y avait beaucoup de gestuels, beaucoup d'accidents aussi des compagnons. Et Bouygues avait fait une nouvelle banche, beaucoup plus légère. beaucoup plus simple. Et nous, un gars de chez Bouygues de la qualité nous avait demandé de faire ces vidéos et ces décompositions. Et comme on avait été voir trois équipes, des bonnes et des mauvaises, même si on n'était pas capable de les juger avant, ça nous a permis d'identifier qu'effectivement, il y avait des processus qui étaient plus lents et d'autres plus rapides, parce que certains avaient des petites astuces avec des petits outils tout bêtes. Et donc, on a travaillé là-dessus. Et ça a mené... des changements sur la branche, concrets, par Bouygues, Achille Mazarin, ils ont modifié. Et aujourd'hui, toutes les branches B07 de Bouygues tiennent compte de ces trucs-là. C'est un exemple parmi d'autres.
- Speaker #1
C'était en quelle année, Zone Knowledge Corp, à ce moment-là ?
- Speaker #0
2007 à 2011. D'accord. Et ensuite, on ne se payait pas beaucoup, c'était assez tendu, mais c'était très riche et surtout, on comprenait vraiment comment bossaient les équipes. Vraiment terrain, ouvriers, compagnons. C'était vraiment ça. Et ça, je pense que c'est vital de comprendre le bon sens paysan, comprendre la simplicité. Ça, c'est essentiel. Et après, on s'est dit, le problème de ça, c'était surtout avec EDF. Ça nous avait traumatisés parce qu'on avait bossé sur des centrales nucléaires, sur les gars qui interviennent dans les générateurs de vapeur. Donc, c'est des interventions un peu compliquées où il faut mettre des gants pour tremper ses mains dans des chimies différentes. C'est assez compliqué. Et on avait été formé trois centrales et on avait fait refilmer trois centrales. Aucun partage de savoir-faire entre les centrales nucléaires françaises. Donc ça nous avait chauffé en disant, on fait des vidéos de formation, qu'on met en ligne, on faisait du e-learning et des trucs comme ça. Ils ne sont pas foutus de se les passer. Et donc on s'est dit, bon, il ne faut plus qu'on fasse de service, il faut qu'on fasse du logiciel. À ce moment-là, on avait vu Spi Batignolles. Un gars de la qualité encore qui nous avait fait faire une visite chantier pour voir la levée des réserves dans un bâtiment en fin de chantier. Et on avait vu un conducteur avec son calepin sur le bras, les plans à zéro et qui suivait avec l'archi et le maître d'ouvrage pour noter rapidement les réserves. On s'est dit, oula, il faut qu'on fasse quelque chose. L'iPad venait de sortir.
- Speaker #1
2011-2012, c'est ça ?
- Speaker #0
C'était vraiment la sortie de l'iPad. Et là, on s'est dit... Tiens, il y a l'iPad, c'est un support cool, on va mettre les plans dans l'iPad. En gros, c'était aussi simple que ça. Et l'idée générale de Final Cut, c'est juste de poser une pastille sur un plan, parce que l'essentiel, comme les gens sont quand même très bons dans leur savoir-faire, ils savent de quoi ça parle, les conducteurs d'ailleurs pas forcément, et juste dire où est le problème, c'est en fait l'essentiel du sujet. C'est-à-dire, ce que doit transmettre le conducteur de travaux, c'est où se trouve le problème. Donc, une pastille sur un plan. Et comme on était un peu ingé, nous on a découpé le plan pour le mettre dans un iPad, donc on faisait aussi du découpage de plan. Donc on a été amené quand même à faire du service, et pendant très longtemps finalement, 50% de notre activité était une part service de découpage des plans, et l'autre partie c'était le software qui reportait le logiciel. Donc ça, ça nous a aidé d'ailleurs dans le chiffre d'affaires, à faire beaucoup de chiffre d'affaires rapidement grâce au service. Malgré que ce n'était pas notre vocation initiale, on voulait vraiment démarrer en part software pure.
- Speaker #1
Après, il faut bien financer au début, il faut bien avoir les premiers clients.
- Speaker #0
On voulait une bonne ergonomie, on voulait éviter de zoomer dans tous les sens sur un plan.
- Speaker #1
Donc ça, c'est 2012. 2012, Knowledge Corp, vous voyez, vous rentrez un peu dans le terrain, vous voyez qu'il y a des sujets. Et là, vous vous dites, tiens, l'iPad arrive. Pour rappel à l'audience, 2007, l'iPhone. 2011, l'iPad. Je me rappelle, j'avais monté une boîte qui faisait des applications pour les représentants de labos pharmaceutiques. Donc, même principe. Enfin, voilà, c'est pas le sujet. Et là, vous commencez par une vision simple qui est de se dire, lors des visites, quelles qu'elles soient, qu'elles soient en début de chantier ou en fin de chantier, visite de fin de chantier, je mets un point sur un plan. Et donc, je fournis le service qui dit, voilà comment je traduis le plan. Qui est le plan, je ne sais pas, en autocad ou peut-être... Oui,
- Speaker #0
oui, la plupart des temps.
- Speaker #1
Vous le récupérez en autocad, vous le mettez dans l'iPad en PDF ou en image. Exactement. On va dire ça comme ça.
- Speaker #0
C'est bien.
- Speaker #1
Avec les infos. Et derrière, vous mettez un point. Et puis, les informations reviennent au niveau de l'entreprise générale. Et puis après, derrière, on y fait encore pour aller retravailler ses réserves.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est à peu près ça.
- Speaker #0
C'est exactement ça.
- Speaker #1
OK. Et donc, là-dessus, vous faites ça combien de temps ?
- Speaker #0
c'est cette partie là et après qu'est-ce qui fait que vous accélérez d'un coup on a accéléré très vite tout de suite parce qu'on a fait 2 millions de chiffre d'affaires dès la deuxième année parce qu'on a été vendre en direct sur le terrain et à l'époque la démo commerciale c'était de jeter un iPad par terre parce que les gens pensaient que c'était un gadget et donc on avait trouvé une coque de protection out-of-box je sais pas quoi Et l'action commerciale consistait à aller en direct sur les chantiers, voir en direct les conduites. Il y avait un droit de signature à l'époque pour 100 000 euros ou des trucs comme ça. Et on jetait les tablettes par terre pour montrer que ce n'était pas un gadget, que c'était un outil opérationnel de boulot. Et voilà.
- Speaker #1
C'est Geoffroy quoi ? Geoffroy il arrivait ? Geoffroy,
- Speaker #0
David, au début c'était vraiment Geoffroy et David surtout. Moi un peu moins, j'étais plus côté tech au démarrage. Moi, je suis plus arrivé sur des gros deals après. Mais eux, ils ont démarré le porte-à-porte. Ça, plus des alternants. Oui, la classique, quoi.
- Speaker #1
Et après, 2 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013-2014. Et là, après, un déclic qui se fait. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #0
Serie A. On a voulu aller à l'international. Donc, on a fait direct une Serie A à l'époque de 2 millions, avec Serena Capital, pour aller à Singapour. Parce que Bouygues... Quoi ?
- Speaker #1
Pourquoi Singapour ?
- Speaker #0
Opportunité totale. Il se trouve qu'on avait un chantier Bouygues, le Sports Hub, un énorme dôme. Je crois que c'est Geoffroy qui avait dit on vous le fait pour pas cher ou je sais pas quoi, mais via LinkedIn. C'était vraiment une demande comme ça. Le mec a dit challenge. On a pris l'avion, on a été à deux comme ça et on est revenu avec le bon de commande. Voilà. Et donc, en fait, on a démarré là. Et après, le frère de David, Pierre, est venu en pionnier, lui, s'installer à Singap, parce qu'il était déjà en Asie, bossé en Asie. Il s'est dit go. Et donc, on avait l'opportunité d'avoir quelqu'un de proche qui pouvait démarrer l'activité et qui s'est dit bon, je vais grenouiller autour. Un autre truc que j'ai beaucoup aimé aussi à Singapour, c'est les expats français. Il y a une vraie cohésion. C'est vraiment très, très fort. Et même s'ils sont concurrents entre boîtes, en fait, ils se passent vraiment des leads et ils aident vraiment les boîtes. Je trouve qu'il y a un vrai effet de corps. Et les expats, pour nous, c'était quelque chose d'important que tu ne retrouves pas du tout en France, où c'est la guéguerre entre les Bouygues, les Vinci et les Fages. À l'international, franchement, c'est un autre sport et c'est beaucoup plus collectif. Et voilà, et donc, on avait déjà un tout petit peu de business à Singapour. Et donc, ça a été un des critères de « Ok, on bat » . On avait 2 millions, on était rentable. On a un début de business à Singapour et les fronts ont dit ok quoi.
- Speaker #1
Ok, go. Ouais, moi j'habitais à Singapour, j'habitais en Chine aussi. Et effectivement, cet esprit en tout cas d'entraide, elle est là. En dehors même du secteur du BTP. De toute façon, à Singapour, à l'époque, on n'était pas très nombreux. Je ne sais pas comment ils sont maintenant. Toi, en 2015, 2016, je n'ai aucune idée s'il y avait du monde ou pas. Mais en tout cas, il y avait pas mal de projets puisque c'est tous les moments où il y avait... Les nouveaux immeubles qui prenaient sur la mer. Il y a des projets de métro aussi.
- Speaker #0
Les terminaux de Changi. Exactement, les terminaux de Changi. Les gros hôpitaux. On a quasiment fait la moitié des hôpitaux, je dirais. D'accord. On était en conférence avec Novad à Singapour, qui est très bon.
- Speaker #1
Qui est un Français. Il est un Français aussi, non ? Il est un Français,
- Speaker #0
Denis Brandom. Très, très sympa d'ailleurs. Très sérieux comme gars.
- Speaker #1
Bon, le salut.
- Speaker #0
Et qui continue d'ailleurs avec Novad. Ok. Non, non, très sympa. Moi, j'ai beaucoup aimé. Et c'est ça qui nous a lancé à l'international. C'est une opportunité grâce à Bouygues.
- Speaker #1
OK. Et ensuite, ça s'accélère encore ?
- Speaker #0
Une fois qu'il y a une série A, de toute façon, ça s'accélère.
- Speaker #1
C'est le hamster qui est dans sa roue.
- Speaker #0
Ça a marché super, super bien. On a eu des gros projets à Singapour, et notamment des étrangers. Donc ça aussi, ça a flagué. on a eu Takenaka, on a eu Obayashi, on a eu des comptes internationaux japonais et coréens. Grâce aussi à ça, à ce collectif de Français, d'expat-Français qui n'étaient pas du secteur, qui nous ont fait des intros, et grâce à Pierre à l'époque, qui était vraiment porte-à-porte avec d'autres commerciaux. que je remercie d'ailleurs, qui ont été vraiment des pionniers, et qui ont eu des gros contrats. En gros, un chantier de 7 millions en France, et là-bas, tu rajoutes de zéro. Donc ce n'est pas du tout le même type de contrat. Donc ça, mine de rien, ça a rajouté beaucoup de chiffre d'affaires. Donc on a doublé en 18 mois.
- Speaker #1
Et ça coûte combien, un Final 4 à l'époque ? Et j'imagine qu'après, ça faisait d'autres choses que ce que vous faisiez au début, mais à ce moment-là, qu'est-ce que ça faisait ? Combien ça coûtait ? On a pas ni moyen, tu vois.
- Speaker #0
Au tout début, vraiment, 2012, juste le lever des réserves, c'était 1 euro du mètre carré.
- Speaker #1
D'accord. C'est ça le business model.
- Speaker #0
On vendait du logiciel au mètre carré.
- Speaker #1
Ok. Fantastique.
- Speaker #0
Mais parce que ça parlait tout de suite aux conduits. Enfin, même, c'est pas ça. C'est que tu allais sur le chantier, tu voyais le panneau de chantier, tu pouvais faire ton chiffrage.
- Speaker #1
Ah bah oui, fantastique.
- Speaker #0
Business model, voilà, au mètre carré. Après, on a fait la chèvre, la pâle, etc. Après,
- Speaker #1
c'est rationalisé peut-être un peu, non ? Non, non,
- Speaker #0
non. En nous, on a varianté les business models à fond. Après, on a vendu au pourcentage de montant marché travaux et on a fait un excellent contrat avec Fujita sur 4 ans avec 600 000 euros par an garantie, ferme.
- Speaker #1
Fantastique.
- Speaker #0
Donc, une fois que t'as ça, voilà. Et les fonds te disent bon, bah, on va y aller. On va accélérer. Donc, voilà. Heureux, une nouvelle série. et là je crois que c'était 16 millions
- Speaker #1
Là il n'y a pas un fieldwire dans le coin qui fait des choses un peu comme ce que vous faites ou pas du tout ?
- Speaker #0
Déjà en France il y en avait déjà d'autres il y a déjà Cyriac de Resolving mais qu'on a découvert après coup franchement on ne se connaissait pas et il y en a un autre qui arrivait pas longtemps après qui s'appelle Quentin Merviel de Quality je crois que lui il est arrivé en 2013 Je ne suis pas sûr, mais bon. Je pense que c'est un an après. Et encore avant nous, on a découvert qu'après, il y avait les jets aussi. Les jets qui sont un peu plus historiques que nous.
- Speaker #1
Donc, gestion documentaire. C'est les jets au sens un peu old school du terme, avec quelques archives de documents.
- Speaker #0
J'étais toujours en horreur des jets, donc je ne voulais absolument pas mettre une jet dans mon soft. Mais par contre, ils étaient déjà là. Mais on les a découverts qu'après. Et c'est marrant, même nos concurrents, avec qui on a fait des compétitions féroces, En France, en tout cas, on ne les connaissait pas du tout au démarrage. Et à Saint-Gap, il y avait déjà Novade, mais pareil, on ne l'a pas découvert tout de suite. Et on n'était pas en conflit parce qu'on ne vendait pas les mêmes processus métiers, en tout cas pendant plusieurs années. Donc, c'était vraiment océan bleu. De toute façon, on se dit qu'on est concurrent, mais en vrai, si on n'est pas bête, il y a tellement à prendre en termes de chantier. Il y a tellement de gens sous-équipés qu'il y a largement de quoi faire beaucoup de business.
- Speaker #1
Donc là, ça commence à enchaîner. Vous avez ce gros contrat avec cette entreprise japonaise, c'est ça ? Et là, Final Cut, à ce moment-là, ça fait quoi concrètement ? Parce que vous êtes étendu. Oui, oui. À moins que l'essence même reste identique. C'était juste un peu des... Des fonctionnalités un peu supplémentaires ou il y avait quand même d'autres choses ? Non, non, non. Tu vois, j'imagine.
- Speaker #0
Beaucoup, beaucoup développé d'autres processus métiers. On digitalisait plein de processus métiers. D'ailleurs, à la fin, il y a en gros une cinquantaine de vraiment utilisés, on va dire.
- Speaker #1
OK. De processus métiers qui étaient dans l'application.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
D'ailleurs, une critique. Moi, je pense que c'est trop et que ce n'est pas la bonne approche.
- Speaker #1
Justement, d'où la 12R. OK.
- Speaker #0
Mais voilà, oui, notre approche, c'est bien celle-ci. C'est-à-dire que tu vas sur un chantier, de toute façon, tu as un fondu qui est en 1G, qui te demande plein de trucs derrière. Donc, tu développes, tu développes. Après, ils te font voir d'autres processus métiers, tu continues. Tu essayes de monter ton prix, mais il y a quand même une compétition qui fait qu'ils essayent de te rester sur des prix bas. Mais on a quand même monté les prix, surtout en montant dans les niveaux hiérarchiques des entreprises. C'est surtout ce facteur-là, je pense, qui nous a fait monter les prix, plutôt que d'augmenter les processus métiers. C'est le fait de regrouper des ensembles de processus et les vendre plus haut.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et là, ça a fait des contrats qui étaient plus complexes, c'était de la vente complexe, plus dur à vendre, mais on vendait des dashboards, des trucs comme ça, qui ne servent à rien, mais qui sont demandés.
- Speaker #1
Des dashboards que tout le monde veut, mais que personne ne regarde. Oui,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
Ah mais ça on les connaît tous. En enfer,
- Speaker #0
en enfer.
- Speaker #1
Et après donc vous relevez encore j'imagine avant Covid ?
- Speaker #0
Ouais, 2018, 2014, 2016, 2018.
- Speaker #1
Ok, et là vous avez fait... 40 millions. 40 millions et vous relevez après Covid c'est ça ou pas ?
- Speaker #0
Ouais mais c'est plutôt du bridge. Ok, très bien.
- Speaker #1
Donc période Covid, j'imagine un peu compliquée. Quelque chose de particulier sur cette période ou pas pour vous ?
- Speaker #0
Bah oui, on avait changé de CEO, je m'étais fait révoquer à ce moment-là. D'accord,
- Speaker #1
ok.
- Speaker #0
Pour un changement de CEO avec un gars qui venait, Franck Letendre, qui venait de Dropbox, donc avec une expérience de vrai software et de vente plus trapue. Ça a merdé, on m'a cramé beaucoup de cash.
- Speaker #1
T'étais encore dans la boîte ? Ah oui, oui, oui. Par contre, t'étais plus CEO, t'étais repassé en produit peut-être ? Tech, ouais. Ouais, tech, ok.
- Speaker #0
Toutes les opérations, ouais. Mais par contre, c'était très intéressant pour moi et pour, j'espère, les équipes, c'est qu'on a refait le produit. En fait, quand même, à force d'efforts des processus métiers, on a fait plusieurs produits. On avait fait aussi une appli qui était très mobile, smartphone, très simple pour des chefs de chantier, des phages route. On a eu un gros contrat avec Eiffage, c'est ça aussi qui nous a permis d'avoir la série C. Un gros contrat de 5 millions garantie ferme sur 3 ans avec Eiffage. Donc ça, ça a permis la série C. Et à ce moment-là, on avait développé plusieurs applications mobiles, des applications plug-in CAD, Revit. Et donc, c'était un peu le bazar. Et donc, on a mis beaucoup d'argent et on a refondu from scratch l'ensemble des logiciels pour en refaire un. Et cette période-là était très riche parce qu'on a... Je pense que c'est la première fois qu'on a fait du vrai logiciel.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Avant, c'était plus... On répondait aux demandes.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Mais il n'y avait pas une conception, une architecture produit profonde. Et ça, c'est hyper intéressant. Ça a été déclenché par aussi une boîte de design internationale avec qui on avait bossé. On avait signé un gros chèque qui nous avait montré des best practices. D'accord.
- Speaker #1
C'était qui ?
- Speaker #0
Metalab. Ah,
- Speaker #1
bien sûr, Metalab. Ils sont basés à San Francisco, c'est ça ? À Vancouver. À Vancouver. Ah, c'est des Canadiens. OK.
- Speaker #0
Mais ils bossent pour Slack, pour Facebook. Oui, oui. C'est du lourd.
- Speaker #1
Et ils sont vraiment bons ?
- Speaker #0
Ils sont vraiment, vraiment bons.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
On avait bossé avec six personnes pendant six semaines. On avait deux points par semaine, ils balançaient trois types de design à chaque fois, on validait la direction, ils avaient fait des interviews de découvertes, le process était très très sérieux. Et une fois qu'on avait ça en main, donc une vraie discovery, un vrai design, on a lancé des développements, on a décidé d'un Big Bang, d'ailleurs Antoine était un fervent défenseur du Big Bang. Moi je n'étais pas à fond d'ailleurs, mais au final c'était quand même un beau produit.
- Speaker #1
Alors, juste pour notre audience qui ne sont peut-être pas aussi tech que Jimmy et moi, je vais te traduire. Donc, en fait, depuis le début de Final Cut, ils ont plutôt travaillé par itération en fonction des besoins de leurs clients. Alors que tu vas voir ton client, il te dit, ben ouais, moi, je veux que tu me fasses ça en plus. Et donc, on le fait en plus. Donc, à la fin, les applications peuvent devenir des patchworks, un petit peu de différentes choses, avec certains processus métiers qu'on met en place, mais qui ne sont pas finis ou qui ne sont pas... Comme ils ne sont pas bien réfléchis, ça commence à faire un peu des verrues un peu partout. Mais en tout cas, les clients sont contents parce qu'ils ont ce qu'ils veulent. Et puis comme nous, je ne sais pas pour Final Cut, mais moi je sais que comme étant un ingénieur français, que nous, ce qu'on adore, c'est la complexité. Et donc quand on peut faire simple, on ne le fait pas. On fait compliqué. Donc au fur et à mesure, votre application, ça ressemble juste à des boutons de partout. Mais tout le monde est content parce que les gens aiment la complexité. Parce qu'ils ont l'impression de comprendre, alors que plus personne n'y comprend rien. Mais bon... Et donc là, ce que nous dit Jimmy, c'est qu'à un moment, ils ont pu prendre le temps de tout refaire, donc de tout bien repenser d'un point de vue logiciel. Donc ça, c'est la réflexion de ce moment-là. Et là, qu'est-ce qui se passe ? Tu vois, sortie de Covid, vous avez 2021, 2022, vous faites des brides. Et là, il y a quelque chose qui se passe. Vous êtes présent dans six pays, un peu plus que six pays, je pense, en termes d'utilisateurs. Vous avez des bureaux dans à peu près six pays. Et là, en 2023, fusion avec un de vos partenaires concurrents, si je ne me trompe pas. Et puis après, une revente plus tard. mais... Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ? Tu as dit que vous avez eu la personne de Dropbox qui est venue, dont j'ai oublié le nom, qui a eu des bonnes choses, qui a insufflé une partie de logiciel, j'imagine. Par contre, il y a sûrement eu des choses qui ne sont pas si bien passées que ça, puisque derrière, on a vu l'étoile qui a commencé un peu à tomber, si je peux me permettre de parler comme ça. Oui,
- Speaker #0
oui. Je pense qu'il y avait trop de réflexes software, de grosses boîtes de soft qui dépensent beaucoup d'argent en marketing. Je pense que le marketing dans le BTP, c'est très particulier et ce n'est pas applicable. Donc on... je pense que trop de dépenses sales et marketing je dirais au global, trop de dépenses à aider aussi, enfin on a trop dépensé très clairement, on a beaucoup brûlé à ce moment-là on cramait vraiment beaucoup donc à un moment donné, d'ailleurs il s'est fait révoquer lui aussi, pour un nouveau mais voilà, en termes de move, il s'est passé deux choses quand même pendant sa période qui était fondamentale on a refait le logiciel et on a viré le service de notre boîte donc le chiffre d'affaires a un peu baissé Par contre, le chiffre, c'était de l'ARR pur, du revenu récurrent pur des abonnements. Et on a tout pivoté. Et lui, il a rajouté aussi une complexité, c'est qu'il nous a fait vendre du soft à l'utilisateur. Moi, je n'étais pas spécialement favorable, mais on a tellement changé de business model que pourquoi pas ? Et puis du logiciel, ça se rend quand même massivement à l'utilisateur, donc pourquoi pas ? Mais je pense que ça, mine de rien, ça a participé à la baisse du prix global du panier moyen. Donc ça n'a pas aidé, on va dire, en tout cas dans notre phase. Donc on a une phase de downsize, on a viré pas mal de people.
- Speaker #1
C'est quoi, 2021,
- Speaker #0
2022 ?
- Speaker #1
Ouais, ouais. Ok. Et là, j'entends beaucoup moins parler de terrain.
- Speaker #0
complètement. On était sur la vente grand compte, complexe, on était perchés, beaucoup moins ancrés sur le terrain. Donc complètement, tu as complètement raison. Donc cette perte de contact au terrain, je pense vraiment nous a fait beaucoup de mal. Après, on s'est dit, bon, il y a des concurrents qui continuent leur petit chemin, qui finalement peut-être aussi ne coûtent pas très cher parce qu'il n'y a pas d'ici derrière.
- Speaker #1
Vous coûtiez combien à peu près par utilisateur à cette époque-là ?
- Speaker #0
79 euros.
- Speaker #1
Ah quand même ! Par an ou par mois ?
- Speaker #0
Par mois, par utilisateur.
- Speaker #1
C'est énorme. C'est énorme. Pardon, je... On voit les acteurs qui sont aujourd'hui juste dans la gestion de projet, qui n'est pas ce que vous vous disiez, mais quand on voit les acteurs aujourd'hui qui font de la gestion de projet sur la partie chantier à des prix bas où ils sont,
- Speaker #0
il y a une commoditisation du soft en général, et oui, les prix ont fait que chuter. C'est pour ça qu'on a eu du mal à s'adapter à ça. Et d'ailleurs, ça continue, la chute continue. Donc, il faut faire gaffe. C'est pour ça que, dans cette nouvelle boîte, j'essaie d'en connaître et parler au maximum de confrères dans la Contech pour qu'on sache qui vend où, à peu près à combien, et qu'on essaye d'être moins en compétition féroce, mais plus en train de regarder là où on peut apporter de la valeur. Parce que c'est vrai que, sur le chantier, les conduits, leur réflexe, c'est quand même de prendre moins cher. quitte à ne pas avoir l'ensemble des fonctionnalités. Et donc, ça, il faut faire très attention. Et pendant cette période-là, où nous, on était en train, finalement, de purger tout ce qu'on a fait, les petits concurrents ont continué leur bonhomme de chemin et ont participé à la baisse encore des prix. Donc, voilà, ce n'a pas été une période simple. Mais je pense que cette période-là, dans le soft de productivité chantier, continue, c'est-à-dire que finalement, les gens veulent des trucs pas chers. Je pense que les softs ne sont pas bons non plus. Il y a beaucoup de travail pour apporter des bons softs à la construction. C'est pour ça que je suis encore là. Je pense qu'il n'y a pas d'acteur encore, de mon point de vue, qui apporte une solution vraiment bonne aux gens de la construction.
- Speaker #1
Avant de rentrer dans ton prochain projet... Coup de structure assez important, marché aussi qui ralentit, il y a eu tout ça, compétition qui augmente, coût du soft aussi qui devient plus bas, donc plus facile de faire la même chose que les autres, que ce soit moins cher. Derrière, solution, j'imagine que après en rentrant un peu dans des discussions d'investisseurs, mais Final Cut n'arrive pas à relever ou relève à, je ne sais pas, à... pas au niveau qu'ils auraient aimé. Et donc là, forcément, les investisseurs demandent à trouver des solutions de sortie. Et donc, il y a une fusion où j'imagine, tu vois, peut-être que tu veux rentrer là-dessus. Oui, je peux en parler.
- Speaker #0
Donc, il y a eu un autre CEO qui s'appelle Pascal Laïc, qui est plus venu pour d'abord remettre la boîte d'équerre, donc qu'elle soit rentable. Donc, ça, c'est la première phase. Deuxième phase, mener des M&A un peu stratégiques. Donc moi, je participais à pas mal de due deal des boîtes que je connaissais.
- Speaker #1
M&A, donc fusion acquisitions dans une optique d'aller racheter des boîtes, c'est ça ? Ouais, ouais.
- Speaker #0
Et d'avoir une stratégie aussi de type d'acquisition. Et donc moi, il me semblait plus intéressant d'acheter des boîtes qui faisaient la même chose que nous pour en gros virer leur soft.
- Speaker #1
Et mettre votre soft.
- Speaker #0
Et mettre notre soft. Voilà. D'acheter le portefeuille client. On a fait une première acquisition qui s'est très bien passée. Ça fait énergie une toute petite société. Parce que c'est intéressant à plusieurs titres. C'est-à-dire que, OK, tu vires le produit, mais il y a peut-être des bons dans l'équipe tech. Il faut les garder, il faut les intégrer. Et ils ont eu des bonnes idées aussi dans leurs produits. Et donc, il y a une vraie... Il faut vraiment repenser le produit pour que ce soit un mariage des deux pour de vrai. Et ce n'est pas une ligne produit qui écrase tout. Donc ça, ça a été un travail très intéressant parce que je pense que la boîte était petite et donc à notre dimension. Et donc, on a été capable de bien l'intégrer, même si ça a été un peu rude, mais voilà, en tout cas, ça a été fait. Et la deuxième boîte, Wiscad, c'était plus conflictuel, je pense, parce que les cultures de boîtes étaient différentes. Et donc, il y a eu un choc R&D, il y a eu un choc de culture, c'était plus compliqué. quoi. Je pense que... Critère principal, ce n'est pas tellement la taille du chiffre d'affaires, c'est surtout le choc des cultures des équipes qui est différent. Et après, après Wiscad, vous avez revendu ?
- Speaker #1
Après Wiscad, l'ensemble fait un peu plus. Et ça, ça a été revendu à Orisha.
- Speaker #0
Ça faisait combien à peu près en termes de chiffre d'affaires ? Avant le rachat de Wiscad, tu vois ?
- Speaker #1
On est monté à 10 millions en gros.
- Speaker #0
Ok, 10 millions d'ARR. De vrais
- Speaker #1
ARR. De vrais ARR,
- Speaker #0
ça marche.
- Speaker #1
Non mais j'en parle parce que j'ai fait des duties de pas mal de boîtes, vous voyez quand même qu'il y a en gros 20, 30, 40% de services cachés, plus ou moins cachés dans ces boîtes-là.
- Speaker #0
Ok, très bien. Et donc après ça a été revendu au groupe Orisha, et voilà, grand acteur du monde du logiciel dans différentes verticales industrielles, ils ont eu une verticale BTP, construction, et voilà. Et aujourd'hui ça tombe toujours, j'imagine. Oui,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
J'ai encore vu aussi toi, mais il est encore là.
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Avant de passer sur There, et c'est peut-être une question de transition, dans toute cette expérience Final Cut, je m'adresse à l'homme de terrain, bâtisseur de produits. Qu'est-ce que tu as appris ? Et c'est quelle certitude tu avais que tu n'as pas eue en ressortant de ça ? Oui,
- Speaker #1
la plus grande, je pense, c'est que fondamentalement, quand on est arrivé avec nos tablettes, notre démo commerciale, c'était de jeter des tablettes par terre. Et une autre démo, c'était de prendre le bloc de papier qu'il y avait sur le bureau de la personne et de le mettre dans la poubelle. Ça, c'est ce que notamment Pierre Vautrin, à Singapour, faisait sur les bureaux des Japonais. Je peux te dire que ça les choquait pas mal. Et parce qu'on pensait que notre mission, c'était de digitaliser et donc de jeter le papier. Et je pense que ça, c'est une erreur fondamentale.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais que j'ai compris que dix ans après. Parce que je pense que c'est les générales contracteurs, je pense que c'est un monde de contrats, que chaque chantier est unique, que ça, ce n'est pas du tout un mindset classique de logiciel où tu veux industrialiser, tu veux industrialiser les processus métiers, les répliquer, et puis après, le papier, tu fais un export PDF et terminé. Alors que le papier, de ce que je comprends, c'est le centre de tout. C'est-à-dire que le contrat, il est en papier, il est vraiment unique. Donc tu ne peux pas... Le chantier, c'est un contrat unique, c'est une rencontre d'entreprises uniques à un moment donné, à un lieu donné. Tout est unique. Pour moi, les gens ont besoin fondamental de liberté, d'adaptation, de flexibilité. Et si ton approche est de digitaliser des processus que tu as industrialisés, c'est finalement contradictoire à ça. Je pense qu'il ne faut pas digitaliser les processus. En tout cas, dans le mental, la façon dont on approche les choses, il faut... Il faut renverser les choses. C'est la fin, c'est l'aboutissement de la digitalisation du processus. D'abord, tu prends les actes concrets qui sont aujourd'hui, comment les gens s'échangent de l'information, qu'est-ce qu'il y a écrit sur le papier, et aide les gens déjà à faire plus de papiers. En fait, on ne s'en aperçoit pas, mais on dit qu'on digitalise des processus, mais au final, Final Cut faisait plein d'exports PDF. Et d'ailleurs, on avait beaucoup de demandes là-dessus à personnaliser la forme et tout.
- Speaker #0
Le fameux export PDF où tu rajoutes le logo.
- Speaker #1
Et après plein de trucs. C'est l'horreur. Et donc d'ailleurs, tu n'as juste jamais envie de le faire, donc tu le fais mal. Alors qu'en fait, c'est fondamental. C'est ça que j'ai compris en retournant après coup, en faisant des interviews, c'est que le papier est fondamental. Et donc il faut faire ce que les gens veulent sur le papier. Il faut leur donner les moyens de le faire. Et d'ailleurs, en regardant quand même le marché global, il y a eu peu de grosses boîtes dans la Contech. Il y a peu de gros leaders, en tout cas en Europe. Et je me dis, quel est le fondamental ? Quels sont dans les outils ceux qui sont partout ? Et j'ai juste trouvé Word, Excel, la suite Office. Et donc, je me suis dit, c'est peut-être juste ça qu'il faut faire. De la suite bureautique, retournons à l'essentiel. Parce que Word, ça marche tout le temps. Excel, ça marche tout le temps. Dans toutes les situations, tu peux tout adapter, tu peux tout faire. C'est non structuré. Et avec l'ère de l'IA générative qui brasse de l'information, non structurée très simplement. Je me suis dit que c'est le bon timing de tester une approche inverse, de tester une approche paper-first. On a démarré là-dessus. Il y a le mot « là » . On est convaincus qu'en gros, tout ce que les gens font dans la productivité, c'est globalement de la gestion de projets qui existent dans plein de domaines et avec des très grosses boîtes, des Atlassian, des Asana, des ClickUp, etc. Mais on n'arrive pas à avoir l'équivalent d'un construction, donc je dis que c'est quand même un problème. Et l'un des fondamentaux que tu n'as pas dans ces softs-là, c'est la localisation, le où. Où est ta tâche ? En général, tu ne le retrouves pas dans ces outils de gestion de projet traditionnels. Et donc, on s'est dit, le où, le là, il est hyper important, c'est pour ça qu'on a démarré comme ça, Zer.
- Speaker #0
Ça me rappelle la pastille sur le plan.
- Speaker #1
C'est la même chose. C'est où est le problème est plus important que quel est le problème.
- Speaker #0
Ok. Donc là, on a eu une masterclass de comment est venue l'idée de ZER.
- Speaker #1
Ouais. Je sais pas si c'est une masterclass.
- Speaker #0
Non, mais c'est extrêmement clair. La suite, la logique est implacable. Si je comprends bien, tu t'es dit, au lieu de mettre des gens, au lieu de mettre les conducteurs de travaux dans des tunnels de process qu'ils ont, c'est de leur dire, moi, je vous laisse dans la liberté, je vous donne des Legos. C'est un peu ça.
- Speaker #1
C'est exactement ça.
- Speaker #0
Et là, l'idée de ZER, c'est vraiment de se dire, je mets à disposition de mon conducte. Et ça, ça s'adresse au conducte principalement ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, très concrètement, notre cible, c'est vraiment le compte rendu de chantier pour architectes.
- Speaker #0
D'accord. Donc, tu vends à des architectes pour l'instant.
- Speaker #1
Cible qui n'était pas trop notre focus à l'époque de Final Cut. Et on se dit, c'est important parce qu'on a des gens qui sont très bons en design, qui vont être plus exigeants sur la forme. Donc, ils vont nous pousser loin dans la flexibilité du document. Ils sont aussi peut-être un peu moins structurés que des boîtes d'ingé. Et du coup, le non structuré, ils vont nous faire aller beaucoup plus loin. Donc, on se dit que c'est la bonne porte d'entrée. Il y a aussi un peu moins de concurrence.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
On se dit que c'est plus un endroit. Et le compte rendu, parce qu'on pourrait partir dans n'importe quel type de document, le compte rendu de chantier, c'est hebdomadaire, c'est récurrent. et il y a plein de... de ressaisies administratives débiles comme les textes nouveaux sont mis en bleu ou en gras, des trucs qu'on peut automatiser facilement pour aider sur des gestes simples, basiques que dans Word c'est chiant. Ou insérer des photos dans un Word, c'est une galère. Insérer des photos avec nous, c'est très simple.
- Speaker #0
Donc là, je vais rephraser, on est sur une application pour l'instant ultra précise qui s'adresse à un public ultra précis, c'est à dire qu'on est sur Le compte-rendu de rendez-vous de chantier, qu'il soit hebdomadaire, mensuel ou journalier, en fonction de à qui tu t'adresses. L'architecte qui, lui, va donc avoir son application ZER sur son smartphone ou sur sa tablette.
- Speaker #1
On est plus web que mobile.
- Speaker #0
Très bien. Et donc là, l'idée, il va avoir toutes ses photos, il va avoir tout son compte-rendu. Et là, la grosse différence, l'énorme différence par rapport à 2012 ou 2013, c'est qu'aujourd'hui, Tu as toute la partie IA qui va vraiment aider ton utilisateur. On ne va pas rentrer dans le débat de comment tes devs utilisent IA, parce que ce n'est pas le sujet de notre audience. Mais ça, c'est un truc que je pense plus pour des geeks, entre toi et moi, autour d'une boisson. Mais l'idée, c'est de se dire, là, la grosse différence, c'est qu'on a l'IA. Qu'est-ce que ça apporte aujourd'hui ? Tu en as un peu évoqué en parlant des textes. Comment c'est utilisé ? Et aujourd'hui, c'est quoi le retour que vous avez ? C'est écrit comme... Zer, excuse-moi, je te mitraille de questions, mais Zer, ça a quoi, ça a un ou deux ans, c'est ça ?
- Speaker #1
Un an et demi.
- Speaker #0
Un an et demi. C'est quoi les retours que vous avez au début ? Tu vois, c'est qui un peu vos premiers utilisateurs ? Et comment aujourd'hui vous voyez un peu ça ? Et puis derrière, on parlera un peu plus de l'avenir. Ouais, je t'ai bombardé de questions, vas-y. Ça fait un an et demi.
- Speaker #1
On a démarré avec cette idée-là. On a fait 52 interviews.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Longues, qualitatives, de plus d'une heure, avec 70 questions. Enfin, vraiment, on a... On a vraiment processé la discovery, ce qu'on n'avait jamais fait avec FinalCAD. Donc avant de développer une ligne de code, on avait vraiment fait une synthèse de ça. Et on avait fait une analyse des potentiels concurrents, y compris dans des domaines connextes, voire pas du tout les mêmes. On avait analysé 300 applications. La synthèse de ça, on a fait aussi une analyse de marché en disant comment on peut créer des différenciateurs, ou sur quoi il faut travailler les R&D pour que les différenciateurs soient forts. Et voilà, donc on a démarré notre première ligne de code, je crois, en septembre 2024. D'accord. Voilà. Ensuite, nos premiers utilisateurs, c'était nos copains.
- Speaker #0
Normal.
- Speaker #1
Voilà. Normal. Nos copains. Là, ça te fait des feedbacks R&D de bugs, de je comprends rien, de onboarding de base et tout. Donc, très intéressant. Après, on avait fait une salle de rencontre de VC, parce qu'on avait vu pas mal de VC. Pour avoir l'angle business, c'est-à-dire comment tu pitches ton produit. Et donc là, c'est là où on est retombé sur la verticale construction. Parce qu'avant, on disait qu'on allait être un ward.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Voilà. C'était un peu trop large, on va dire. Ensuite, là, on est rentré avec nos premiers clients qui étaient, il se trouve, des architectes.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais pas que. On a eu un bruit d'une quinzaine de types de gens qui faisaient tout. Des chefs de projet, mais dans des domaines pas de la construction. Voilà. Et puis, progressivement, on s'est dit, tiens, les archis, c'est bon. on connaît, c'est la construction finalement, on est bon là-dedans. Le vote réseau,
- Speaker #0
vous connaissez.
- Speaker #1
Et le compte rendu, je pensais qu'il y allait avoir plein de concurrents, mais en fait, on a découvert qu'il y avait Word vraiment, vraiment beaucoup. et un peu Excel, et quelques concurrents, mais vraiment marginales, c'est 8 interviews sur 10, c'est du Word et du Excel. D'accord. Et on s'est dit, on va aller là. Les architectes, c'est très simple, il y a d'architectures qui publient avec top 400, donc on s'est dit, il nous en faut 100. Là, on en est à 32 aujourd'hui, architectes, il nous en faut 100, et une fois qu'on aura 100, on réfléchira peut-être à élargir, mais déjà on va se focaliser à ce qu'on ait 100 comptes d'architectes qui kiffent notre produit.
- Speaker #0
D'accord. Aujourd'hui, un architecte, il fait quoi avec Terre ?
- Speaker #1
Il fait ses comptes rendus de chantier. Comptes rendus de chantier, donc hebdomadaires. Comptes rendus d'études, beaucoup plus souvent. Des constats, des fois. En gros, il utilise l'application plusieurs fois par semaine. J'irais trois fois.
- Speaker #0
Et concrètement ? Concrètement.
- Speaker #1
Donc, on a un flot. On a une application mobile, ultra basique, vraiment une app de notes. Notes vocales, prise de photo. Tu lances ta note vocale pendant ta visite, donc ta visite de chantier avant la réunion de chantier. Tu lances l'enregistrement, tu prends quelques photos. Ça te fait un résumé détaillé tout seul.
- Speaker #0
Merci Elia.
- Speaker #1
Merci Elia. Et en fait, ça, c'est vraiment le premier gain opérationnel. Beaucoup de gens ont déjà des bots qui font les comptes-reduits de réunion sur les Teams. Mais par contre, tout ce qui est présentiel et tout ce qui est physique... Ils n'ont pas encore ce réflexe de sortir. Il y a un peu plaud, ces équipements qui sortent, qui commencent à être utilisés, mais pas beaucoup. Et donc la note vocale, finalement, elle apporte beaucoup de choses. Elle permet de lever la tête et de regarder ses interlocuteurs, regarder le chantier, plutôt que baisser la tête et regarder son téléphone. Et donc ça, c'est fondamental. J'espère que d'ailleurs, on quittera vite le téléphone pour avoir une capture plus simple de l'info. Voilà, donc cette info-là se retrouve tout de suite à compter de ton document sur le web. quand tu rentres sur ton ordinateur. Et là, tu as ta note, ton doc. Et on a une fonction qui permet de fusionner ta note dans le document qui est assez récente par lien et qui te propose un dispatch de ta note que tu as prise sur le compte-rendu. Ensuite, on a une fonctionnalité aussi de créer une suite. Il y a tout un tas de démarches. Au lieu de faire dupliquer ton compte-rendu, tu fais créer une suite. Ça t'apporte des trucs. C'est tout bête, mais c'est des gestes X simples. Le dernier flot qui est important, très important, c'est le partage d'informations. Donc on partage en fait une page, un lien, et pas le PDF. Le PDF est téléchargeable, mais à partir du lien. Et donc les lecteurs ont accès sans compte, utilisateurs, au compte rendu à éditer, comme si c'était sur une page Notion. Et ça, ça apporte beaucoup de choses, c'est-à-dire qu'on a fait l'effort, parce qu'on se rend compte qu'évidemment les comptes rendus de chantier ne sont pas lus, à peu près.
- Speaker #0
Ah bon ?
- Speaker #1
À peu près un tiers des gens les lisent.
- Speaker #0
Ah, quand même !
- Speaker #1
Donc en gros, l'architecte, le maître d'œuvre d'exécution, le conduit, il répète toutes les semaines à deux tiers des gens ce qui a été écrit dedans. Donc on s'est dit, il faut qu'on rende cette information malléable. Donc si le chargé d'affaires d'un corps d'État doit lire le truc, il doit le lire en moins d'une minute, alors qu'il a 50 pages à lire. Donc on lui fait un résumé adapté à lui.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et il est aussi responsif, donc en fait, il peut le lire sur son smartphone et scroller. Il n'y aura pas besoin de zoomer. Ça aussi, c'est important, je pense, pour la Contexte, c'est que quand on envoie un export PDF, en fait, c'est notre livrable en tant qu'éditeur de logiciel à la plupart des gens qui vont l'utiliser finalement indirectement dans une législature. C'est un pauvre PDF dégueulasse et qui doit zoomer. Donc, en fait, ce n'est pas une belle image de l'entreprise, de notre utilisateur. Ce n'est pas une belle image de notre produit, en fait. C'est pour ça que je pense qu'il faut faire des... Nous, on va jusqu'au partage. Et on donne à l'architecte, du coup, les capacités de dire si la personne a lu le document ou pas lu, de le relancer s'il n'a pas lu, etc. Ça, c'est des choses qui peuvent plaire.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui, aujourd'hui, qu'est-ce qui fait que tu as ces 32 clients ? Qu'est-ce qui fait qu'ils reviennent ? C'est des potes aussi, tu vois, il n'y a pas que ça. Non, non, non,
- Speaker #1
c'est de la prospection pure. D'ailleurs, des gens qu'on ne connaissait pas, c'est ce qui marche le mieux dans le dur, du LinkedIn, de l'email, du téléphone, basique. Pourquoi ils viennent ? Parce que ça fait 20 ans qu'ils sont sur Word et qu'ils veulent changer. Changer et pas changer, c'est-à-dire ne pas avoir un formulaire formel, parce que ça, je pense qu'ils ont essayé beaucoup de logiciels. D'ailleurs, souvent, ils me parlent de solutions de logiciels, mais fermés, figés, c'est les mots qui sont utilisés, et ça, fondamentalement, ils le rejettent. et donc Quand on arrive avec une solution aussi simple qu'un Word, en fait, du coup, c'est simple. Du coup, ça ne doit pas être cher, mais c'est ce qu'ils veulent. C'est cette liberté, ce truc.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qu'ils font qui reste ?
- Speaker #1
C'est la pratique, c'est le gain de temps. Moi, les gens me disent qu'ils passent une heure au lieu de quatre heures. Je n'ai jamais été trop fan des ROI, de productivité, de ces trucs-là. Parce que je pense que le temps n'est pas transformable directement en argent. parce qu'aujourd'hui, je pense que le besoin des logiciels de productivité, c'est faire que les gens travaillent moins, parce qu'ils travaillent beaucoup trop. Et donc, je pense que l'effet cash sur ces acteurs-là, il ne sera pas immédiat, ça va mettre peut-être encore une décennie ou quoi, mais déjà, ça va améliorer, on va dire, le travail, l'environnement de travail va être meilleur, ils vont pouvoir aller voir leurs enfants le soir, ils vont pouvoir faire un resto le soir, et je pense que c'est ça la valeur essentielle, c'est de rendre attractifs les métiers du BTP, et donc il ne faut pas... Il faut arrêter de faire bosser les gens à 22h, à 23h. Il faut déjà retrouver un métier un peu plus sérieux, un peu plus dans des aires conventionnelles. Et ça, pour moi, c'est la mission numéro un des outils de productivité.
- Speaker #0
Ok. Donc, tu vois Zaire comme un outil de productivité, en tout cas pour l'instant.
- Speaker #1
Pour l'instant, oui.
- Speaker #0
Ok. Et si tu le... Maintenant, on avance un petit peu, en tout cas en parlant avec toi un petit peu là, j'imagine que tu as beaucoup de choses en tête. C'est quoi un peu les prochaines étapes de There ? Les architectes, c'est une première version. M'imaginant la façon dont vous l'avez construit, alors je regardais un petit peu sur Internet et tout, moi je le vois un peu comme une sorte de Lego dans lequel on peut assembler certaines choses, dans lesquelles on peut un peu le construire un peu comme on veut. Donc j'imagine qu'il y aura des usages qui vont se développer dont vous n'avez même pas idée aujourd'hui. Parce que vos utilisateurs peut-être feront des choses que vous dites, ah bah tiens, je n'aurais pas pensé qu'on puisse faire ça. Mais c'est quoi, toi, un peu, les prochaines étapes que tu vois ? Avec qui d'autres vous allez parler ? Ça ne sera pas que le compte rendu, j'imagine. Donc, tu veux nous partager un petit peu tout ça ?
- Speaker #1
Ouais, même si je ne sais pas encore exactement où on va aller, et surtout quand on va y aller, mon but, c'est de changer la façon de construire, et donc c'est de toucher des millions de personnes qui buzzent dans la construction. Avec Final Cut, on était genre à 300 000 personnes. Avec Knowledge Corp, on était plutôt à... 3000, encore, je suis gentil. Et là, c'est 3 millions. Et donc, comment on peut avoir un impact massif sur un secteur ? Je pense que le document, c'est un axe massif parce qu'aujourd'hui, Word est partout dans ce domaine-là. Notion, dans d'autres domaines que la construction, a très bien marché. Donc, je pense qu'il faut un peu... Moi, Notion, ça fait partie des références de boîte. On a repris plein de features qu'ils ont. Mais il faut les adapter au monde de la construction et il faut comprendre fondamentalement ce qu'un Notion ne pourrait pas apporter. Et donc, notamment...
- Speaker #0
Après, je pense que notre audience, je ne sais même pas si elle connaît Notion, tu vois. Après, les quelques geeks, oui. Tu vois, quelqu'un qui est chez un Vinci, un Bouygues aujourd'hui, quand tu déroules un petit peu la pelote, tu vois à terre,
- Speaker #1
tu vois comment... Moi, c'est vraiment qu'on nous utilise sur tout type de documents. Donc, des documents plutôt contractuels, des documents externes. des documents qui sont envoyés à des entreprises. Et donc, nous, on pense aux mémoires techniques, parce qu'en ce moment, c'est très tendance, mais il y a déjà des startups qui se lancent dessus. Donc, je ne sais pas s'il faut aller là-dessus. Mais je pense qu'il faut être très simple. Donc, le compte-rendu de chantier, c'est très bien. Peut-être qu'il faut juste être compte-rendu général, parce que déjà, on fait des comptes-rendus d'études, des comptes-rendus de conception. On fait aussi des rapports de visite pour faire des chiffres. Donc, des gens qui vont sur des sites, qui inspectent un site, Merci. Et après, ils font des précautions, puis un chiffrage. Ça, c'est typiquement un peu dans notre ligne de mire, parce qu'il y a deux besoins de collecter des données terrain, besoin de collecter des données au bureau, et de les formaliser pour les envoyer à l'extérieur. Nous, de toute façon, là où aujourd'hui on est bon, c'est des gens qui ont besoin de plusieurs fois faire un document par semaine, au moins un document type par semaine.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
de le faire à l'externe, plus que des documents internes, parce que sinon, il y a déjà plein de solutions, et d'avoir des blocs métiers de représentation visuelle qui sont chiants à faire avec Word. Pas un document super basique non plus, où là, ils resteront...
- Speaker #0
Ils resteront sur Word, en tout cas.
- Speaker #1
Ou dans le chat GPT.
- Speaker #0
Oui, oui. OK. Et toi, aujourd'hui, comment tu vois cet impact de l'IA ? Alors, encore une fois, pas sur le côté dev, mais plutôt sur le côté utilisateur.
- Speaker #1
Je trouve qu'il y a énormément de gens qui disent qu'ils l'utilisent. Je pense que c'est très balbutiant. Aujourd'hui, c'est vraiment sur des basiques. Corriger les fautes d'orthographe, rédiger un mail. C'est ça que je vois concrètement, opérationnellement dans la construction. Ça,
- Speaker #0
c'est lié au secteur de la construction ?
- Speaker #1
Je ne sais pas. Mais par contre, il y a des pépites, il y a des gens qui vont très, très loin. Aujourd'hui, il y a beaucoup d'écart-type. Donc, il faut avoir un produit qui marche en tant que produit sans IA. Ça, c'est essentiel, je pense. Et il faut que l'IA puisse être utilisée par des experts. ou des gens qui s'y intéressent pour aller très très loin. Et il faut leur donner ces capacités finalement de construire, co-construire quasiment une application dans notre produit. Et donc, c'est un peu choper, être accessible à tous, y compris aux gens qui n'utilisent pas l'IA, les embarquer progressivement avec des choses très simples comme la note vocale ou la proposition de l'email à partir du document, des choses qui font gagner du temps et sur lesquelles les gens n'ont pas peur. leur donner aussi les moyens de voir ce que fait l'IA. Donc nous, on a une IA qui n'est pas à côté et qu'on n'a pas à copier-coller le résultat qui casse la forme. Nous, ça modifie le document comme si tu étais une suggestion et c'est toi, humain, qui valides ce qui a été proposé par l'IA. Donc, l'humain est en contrôle. Tu as le flex de l'utiliser ou pas. Voilà les basiques. Et si tu es un expert, tu peux mettre ton dossier marché dans notre chat. En même temps qu'il rédige, tu peux poser des questions pour savoir si la rédaction n'est pas en conflit avec un des textes des dossiers marché. Et tu peux aller très, très loin. Bien sûr qu'il y a des capacités, mais ce n'est pas comme ça que je pense qu'il faut présenter l'IA. Il faut vraiment être, à mon avis, basique. Oui, ça t'aide à corriger tes fautes, ça t'aide à faire ton transcript tout seul. Tu n'as plus besoin de prendre tes notes. Déjà, prendre ses notes sur son bloc notes, c'est un gap énorme. Je pense qu'il faut rester là-dessus. Même si derrière, tu donnes beaucoup de capacités. On a des agents. On a un agent qui te fusionne ta note.
- Speaker #0
Oui, mais je pense que l'idée, c'est comment tu rends la chose simple et intelligible.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
à ça Et maintenant, d'un point de vue un peu plus, tu vois, si on reprend tes deux casquettes, tu vois, business ou même, tu vois, depuis 13, 15 ans, que tu es un peu dans notre milieu, enfin dans le milieu, qu'est-ce que tu vois, tu vois, au niveau de la digitalisation ? Moi, quand j'écoute, comme d'habitude, tout le monde pense que c'est plus vers ailleurs, déjà. Je ne sais pas si en France, on est... Comment on se situe, tu vois, en France, sur la partie digitalisation, sur la partie utilisation de tous ces outils-là ? Est-ce qu'effectivement, on est un peu en retard vis-à-vis d'autres ? je disais encore que le patron de Nemetschek qui disait qu'en France on est en retard je ne sais pas, vraiment je me pose la question, toi qui as eu un peu de visibilité puis derrière et puis après la question qui suivrait c'est un peu tout, c'est quoi toi un peu ta vision du secteur par rapport à tout ça on en reparlera juste après mais peut-être déjà ta vision par rapport à la France sur la digitalisation sur un peu comment on utilise tous ces outils mon diagnostic c'est c'est pas la...
- Speaker #1
constructeurs qui construisent mal ou qui se digitalisent peu, c'est nous qui leur donnons des mauvais softs. Je pense qu'on est des mauvais éditeurs de logiciels et que aux Etats-Unis... Je pense qu'on fait des mauvais UX, qu'on n'a pas une conception et une architecture forte, product, et qu'on répond en mode service à un premier besoin vital. Ça nous paraît tellement évident qu'on veut tout de suite le pognon et donc on digitalise le process et on veut l'argent derrière. Et en fait, quand on cherche à le répliquer et à le scaler, on se rend compte que ça ne marche pas parce que les gens ont toujours, enfin, dès qu'on change de client, dès qu'on change de contexte, il y a besoin de flexibilité. Et ça, d'un point de vue R&D, ça nous enlise, ça nous coûte de plus en plus cher parce que fondamentalement, on n'a pas compris le besoin global. Vraiment, je suis convaincu qu'on fait des mauvais logiciels. Ce n'est pas simple, ce que je dis, parce que les gros éditeurs de logiciels qui ont marché dans d'autres secteurs, IT, etc., n'y arrivent pas non plus, sinon ils seraient déjà là parce que le marché est des titanesques. C'est qu'il y a des fondamentaux, notamment, je pense, sur l'authentification, enfin, sur vraiment des basiques. Il faut s'adapter. La construction, c'est plein d'entreprises qui travaillent en même temps, qui s'échangent de l'information séparée. Cette fragmentation existe peu dans les autres domaines industriels où il y a beaucoup plus de centralisation. Et donc, la réponse produite à la décentralisation, où aujourd'hui, on vend à un client alors qu'ils sont dix sur le chantier, ça ne va pas. Donc, il faut trouver. Une façon de rassembler plein de gens sur une ou plusieurs plateformes, d'avoir des gens qui utilisent gratuitement l'application, de trouver vraiment ces clés-là, de créer des clés de viralité aussi produits, qui sont des... Normalement, c'est du B2C, ces trucs-là. Et donc, on n'a, à mon avis, pas assez de compétences product dans la Contech.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un exemple d'une boîte dans la Contech, globale, tu vois, qui existe quelque part, qui, pour toi, a réussi ce challenge-là ?
- Speaker #1
Non, évidemment il y a des très gros acteurs, il y a Procore, il y a des gros acteurs, mais ils sont en mode ERP. Je pense que les ERP en France, je pense qu'il n'y a pas de place. Donc tous ceux qui essayent de digitaliser les process pour derrière dire on a un ERP mobile, en gros on a un ERP moderne, un ERP simple, je pense qu'ils ne vont pas y arriver. Ou alors ça va faire des petites boîtes, 5, 10, 15 millions de chiffres d'affaires et ça ne va jamais décoller au-dessus. D'ailleurs, c'est l'approche européenne, des conglomérats de plein de petites boîtes avec plein de spécialités.
- Speaker #0
Némé Tchèque en est un exemple.
- Speaker #1
Donc ça, c'est une approche effectivement où tu as une constellation de petites entreprises que tu consolides. qui est l'approche européenne disparate. Mais du coup, tu n'as pas une approche produit général qui adresse... Il y a des boîtes qui font quand même pas mal de millions. Dalux, dans le Nord, fait plus de 100 millions de chiffre d'affaires. D'accord.
- Speaker #0
Ce ne sont pas des Français ?
- Speaker #1
Ce ne sont pas des Français.
- Speaker #0
Non, OK.
- Speaker #1
Non, mais voilà, il y a des boîtes qui ont franchi les capes des 20 millions, ou des 15-20 millions. Mais je trouve que l'approche actuelle de l'essentiel des gens de la Contech, c'est une approche qui ne fait pas des boîtes euh...
- Speaker #0
à 100 millions.
- Speaker #1
Et je pense parce qu'ils ont une approche qui est trop compliquée qui fait que les produits se complexifient plutôt que rester simples et chercher l'asciabilité et la vente massive. Et donc il y a un problème plus de distribution et de canal d'acquisition plus que de produit. Le produit il va trop loin trop vite en gros. Et donc moi j'aimerais bien être l'un de ces acteurs qui est une boîte de la Contech qui fait plus de 100 millions largement et qui est sur des basiques. Je ne sais pas, Word, ça fait beaucoup de chiffre d'affaires. Les équivalents dans le domaine Notion, ça fait beaucoup de chiffre d'affaires. Je pense qu'on doit y arriver.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà, donc notre approche est d'être simple sur quelque chose qui, parce qu'il est compris comme flexible de base, peut être utilisé de base dans plein de professions, plutôt que se dire, ah, c'est de la gération des réserves, c'est dans le bâtiment. Ah, lui, il est vraiment dans telle niche, etc. Donc, je pense qu'il y a aussi une perception marché du marketing de ta boîte. Aujourd'hui, on est compte rendu de chantier architecte. On est compris, on est vu là-dessus. Mais pour moi, il va y avoir plusieurs changements d'identité de notre marque pour que progressivement, on se horizontalise. Je pense que c'est ça la stratégie fondamentale de Scalabilité. Aujourd'hui, ce n'est pas assez fort dans la Contech. J'aimerais bien qu'il y en ait plus.
- Speaker #0
Là, c'est une vision très produit. Maintenant, ta vision est un peu plus marché. Tu vois, si tu regardes un peu la vision marché en termes de, tu vois, dans le monde du BTP, avec les contraintes qui sont en train d'arriver, renouvellement de génération, transmission, tu vois, il y a aussi une partie de démographie où il y a quand même moins de gens qui viennent bosser dans notre milieu. C'est quoi un peu toi ta vision sur ce marché-là, avec, tu vois, ces 15-20 ans que tu as dans le milieu, tu vois ?
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #0
c'est pas une question facile, je dis. Non,
- Speaker #1
le métier, il devient de moins en moins attractif. Donc, je pense que notre mission en tant qu'éditeur, c'est de le rendre plus attractif. C'est pour ça que je parlais vraiment, rendre plus simple, faire gagner du temps pour que les gens rendent tôt du travail, pour que le travail devienne attractif, qu'un ingé puisse être payé plus cher, etc. Parce qu'il va faire moins de travail admin de base. Voilà, et donc nous, on doit... Pour moi, le marché, il est titanesque. Il n'est toujours pas pris. C'est ce que je pense. vraiment, je pense. Je pense qu'il y a des acteurs qui vont en mode ERP, mais je pense qu'ils vont s'enliser. Donc, pour moi, le marché n'est pas pris. Donc, il faut le prendre. En tout cas, dans la productivité générale. Et moi, je veux le prendre par que les gens se disent... Mon idéal, c'est que les gens se disent par bouche à oreille que... Ah bah tiens, tu devrais utiliser Zer parce que tu vas pouvoir le faire. Et eux-mêmes se disent se créer des templates. Eux-mêmes l'utilisent pour ce qu'ils veulent. Et donc, il faut que ça, on arrive à le faire d'un point de vue marketing, marché et produit. Je crois beaucoup aux réseaux de distribution.
- Speaker #0
Moi, j'aimerais beaucoup, ce coup-ci, parler à la Comtech en entier et être un export ZER, plutôt qu'un export PDF, par exemple. Et donc, me mettre un peu partout pour augmenter mes capacités de distribution, quitte à être beaucoup moins cher. Je ne veux pas avoir une approche prix forte, je veux avoir une approche prix bas, pour avoir du volume et m'équiper, aider les gens de la Comtech qui font des produits compliqués, à avoir un export ZER pour que la personne puisse adapter son produit. Donc, voilà. étendre les réseaux de distribution, faire de la vente aussi en direct, trouver d'autres forces que des forces de commercial direct, parce que je pense aussi que ça c'est une limite, il faut beaucoup de cash, c'est pas réplicable de payer en pays. Et donc il faut trouver ces réseaux-là, je ne les ai pas encore tous trouvés, on est en train d'en faire quelques-uns qui sont assez intéressants, notamment les formateurs IA qui forment en direct aujourd'hui plein d'acteurs du BTP sur des choses basiques. Zerve pour être juste un exemple de démonstration.
- Speaker #1
Les formatants en lien dans le BTP, c'est genre plus grosse boîte ? Non,
- Speaker #0
il y a des belles boîtes qui font 20 millions, des trucs comme ça. Ah oui ? Oui, il y a des belles boîtes de service pur qui forment n'importe qui à utiliser ChatGPT. Sérieux ? Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Et spécialisé BTP ?
- Speaker #0
Oui, si, si.
- Speaker #1
Ok, waouh.
- Speaker #0
Donc ça pour moi, voilà. En fait, c'est comme l'iPad était vraiment un méga trend. sur lequel tu pouvais surfer en termes de l'iPad, c'était quelque chose de cool. T'achetais un matériel et t'avais un device qui... Voilà. C'était l'innovation. C'était de t'acheter ton iPad, en fait. Concrètement, pour un...
- Speaker #1
Je m'en rappelle très bien de cette époque-là. Tout le monde faisait ça. Bah oui.
- Speaker #0
Après, maintenant, c'est une approche plus smartphone, en vrai. En tout cas, mon expérience en Asie fait que j'ai vu qu'il y avait beaucoup plus de smartphones et que tout le monde en avait. Et donc, c'est grâce à l'Asie qu'on a fait une app vraiment mobile smartphone. Et du coup, on revient avec le smartphone. Mais voilà, la distribution, aujourd'hui, l'IA, ce n'est pas quelque chose de matériel que tu peux donner comme un iPad. Par contre, c'est quand même une magie, c'est un peu magique. Tu te dis, si j'ai un prompt, que j'ai une réponse, ça y est, c'est un peu magique. Tu serves juste là-dessus. C'est pour ça que je pense qu'il ne faut pas aller chercher des processus avancés avec l'IA, mais plutôt des trucs de base, simplement complètement intégrés dans le produit. de traduction, de vocal,
- Speaker #1
de basique ok ok est-ce qu'il y a une chose dont on n'a pas parlé que tu aimerais bien partager ?
- Speaker #0
déjà pas mal on a été en compétition féroce pendant 10 ans avec je les ai nommés là, mes Caliti mes Wiscad et je pense qu'on s'est pas assez concerté tout de suite qu'on aurait dû beaucoup plus se parler ensemble Je trouve que ce que fait Contech France est formidable parce que ça réunit et ça donne de l'énergie à des entrepreneurs qui démarrent dans la Contech. Et ça permet de se parler, de comprendre comment on fait les produits, comment on les vend, à qui, etc. qui n'existaient pas du tout. Et je pense que ça, ça peut être un vecteur de distribution, de partenariat, de business pour cet écosystème. Et j'ai l'impression que c'est unique. Je ne l'ai pas vu à Singap, je n'ai pas vu... même aux US.
- Speaker #1
C'est vrai qu'aux US, comme ça, je ne sais pas s'il y a des choses qui existent autour de ça. J'imagine après que c'est par métier.
- Speaker #0
Le BIM,
- Speaker #1
c'est encore en haute taxon.
- Speaker #0
Pour moi, c'est rivite. C'est Autodex, donc c'est les Américains. Ce n'est pas un truc français. Même si Dalux arrive très bien sur le BIM à faire beaucoup de chiffre d'affaires. Je pense que le BIM en construction, ce n'est pas encore maintenant.
- Speaker #1
Tout ce qui est jumeaux numériques et tout, pas tout de suite, quoi.
- Speaker #0
Pour moi, ça, c'est de la flûte. C'est encore des gens qui pensent à industrialiser des processus. En tout cas, le jumeau numérique de Dazosystem, je n'y crois pas encore parce qu'il n'est pas assez flexible. Donc, ils vont peut-être y arriver un jour et je pense qu'ils ont les moyens d'y arriver. Mais par contre, ça peut mettre encore 10 ans.
- Speaker #1
Ils ont les moyens d'attendre, en tout cas. Ça, c'est sûr.
- Speaker #0
Mais je le vois pas, c'est pas du tout accessible à un artisan. Ah bah non,
- Speaker #1
jamais de la vie.
- Speaker #0
C'est tellement loin.
- Speaker #1
Ah c'est clair, c'est clair, tout ça c'est tellement loin. En fait, ce qui est pas évident dans notre milieu, c'est que t'as et la longue vue et la vue courte. Et aujourd'hui, en fait, tu te rends compte que beaucoup de gens sont à la vue courte. Et déjà, rien que d'arriver à faire ce que tu dois faire aujourd'hui, c'est déjà compliqué. Alors pensez à demain. Ok, est-ce qu'on a fait un bon tour de zère ou pas ?
- Speaker #0
Ouais, c'est bien.
- Speaker #1
C'est bien ?
- Speaker #0
On est au début, on veut juste que ça marche. On veut 100 architectes. S'il y a des architectes qui nous entendent, venez nous voir.
- Speaker #1
Super. S'il y a des architectes qui nous entendent, en tout cas, allez-y. S'il y a des architectes qui veulent passer sur les bâtisseurs, moi, je peux. Je serais ravi d'en avoir un. J'essaie d'en capter un depuis quelques mois. J'espère l'avoir. Je ne peux pas vous dire qui c'est, mais j'aimerais bien l'avoir. En tout cas, c'est une grande gueule du milieu des archives. Si je peux l'avoir, je serai très content. Écoute, Jimmy, moi je veux être remercié de t'être livré comme ça. C'est pas évident, t'es au début d'une aventure. On voit bien que c'est du work in progress, en tout cas. Ce que moi j'entends et ce que je comprends, c'est que t'es à la recherche d'une simplification. Avec de dire, moi je redonne la liberté et je veux simplifier déjà ce que font les gens aujourd'hui. Mais avec des outils de demain, c'est un peu ça. C'est un peu ça, si je ne me trompe pas, c'est un peu ça. Et donc, voilà comment on fait quand on a passé 15 ou 20 ans dans ce milieu-là. À la fin, on fait des choses très simples. Je te remercie, Jimmy. Si tu veux partager encore une dernière chose, je t'en prie, avant qu'on arrête cet épisode.
- Speaker #0
Non, merci à toi. Non, c'est cool. Je pense qu'il y a beaucoup d'énergie et cette énergie est beaucoup plus forte qu'il y a 10 ans. Et ça, ça me fait plaisir de voir que cet écosystème grossit, grandit. Et donc, j'ai hâte qu'on ait plusieurs acteurs qui fassent 100 millions chacun, parce que je pense qu'il y a la place vraiment pour plein d'acteurs. Prenons-la.
- Speaker #1
Merci. Merci, chers auditeurs, de nous avoir écoutés jusqu'au bout. Je le dis à chaque fois, mais s'il vous plaît, likez, suivez-moi. Franchement, ça m'aide parce que je le vois de temps en temps dans les analytics. De temps en temps, ça pop-up, je ne sais pas ce qui se passe. Donc, il y a sûrement quelqu'un qui a dû faire quelque chose. Donc, continuez, s'il vous plaît, partagez. l'épisode. Moi, ça me permet d'avoir des gens comme Jimmy qui viennent et qui ont envie de venir. Ça me permet aussi d'avoir d'autres futurs grosses boîtes ou même des grosses boîtes actuelles qui peuvent venir, qui peuvent être intéressées pour partager ce qu'elles font. Vraiment, n'hésitez pas. Et je vous dis à très vite pour un prochain épisode des bâtisseurs. Salut ! Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si vous a plu... N'oubliez pas de le noter et de le commenter sur Apple Podcasts ou Spotify et d'en parler autour de vous. C'est ce qui m'aide à le faire connaître et à motiver de nouveaux invités à partager leur vision. Et pour continuer cette conversation, retrouvez-moi sur LinkedIn.