Speaker #0Calme dehors, en colère, à l'intérieur de toi, la colère froide qui ronge ton couple. C'est le sujet de ce 141e épisode du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission... et de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous voulez. mérité. Je vous souhaite de passer un très bon moment, démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors, on croit très souvent que ce qui va abîmer le couple, la relation de couple, c'est la colère qui explose, les éclats de voix, les portes qui claquent, les mots qui dépassent. Ce que j'observe, à force d'accompagner des couples, des hommes, des femmes, et souvent ce qui est moins vu, c'est que la colère qui n'explose pas fait souvent plus de dégâts. Alors bien évidemment, comme on le sait, elle casse aucune assiette, elle ne réveille pas les enfants. Par contre, elle refroidit une maison entière pendant des années. Alors aujourd'hui, j'ai envie de te parler de cette fameuse colère froide, celle des gens maîtrisés. Et je sais exactement à qui je parle, parce que je reçois beaucoup de personnes comme toi, des dirigeants. des entrepreneurs, des entrepreneuses, des femmes, des hommes. Attention, on est sur les deux genres. Des personnes qui veulent performer, des personnes qui ont envie d'incarner une certaine posture, mais des gens aussi dont le métier est aussi de rester calme. Et donc, ces personnes-là, si c'est toi qui te reconnais là-dedans, mais toute la journée, ce sont des personnes qui arbitrent, qui encaissent. qui gère aussi des situations tendues et souvent avec un sang-froid que tout le monde admire. Peut-être que c'est ta force, que peut-être que c'est même une partie de ton identité. Mais le soir à la maison, tu appliques la même maîtrise, jamais un mot plus haut que l'autre, jamais une scène. Tu en tires peut-être même une fierté. Moi au moins, je ne crie pas. Seulement voilà, la colère que tu ne dis pas ne disparaît pas. Elle change juste d'état. Elle devient cette chose que tu connais bien, ce fond de rancœur qui ne te quitte plus, cette liste intérieure de tout ce que l'autre a fait, ce jugement silencieux que tu portes en servant le dîner avec un ton parfaitement égal. Calme dehors, en colère dedans. J'ai envie de te préciser une chose parce que j'ai consacré un épisode complet, le 129, au conjoint qui se mûre, celui qui se ferme au milieu du conflit. Parce qu'il est submergé, comme un disjoncteur qui saute. Aujourd'hui, c'est un autre mécanisme, presque l'inverse. Il n'y a jamais de subversion. Tout est sous contrôle, justement. Tout est trié, classé, archivé. Et je le précise aussi, parce que le cliché a tort. On imagine souvent l'homme froid et la femme exprécise. Mais vraiment, je vois autant de femmes qui se maîtrisent et qui se contiennent, des femmes qui gèrent... tout avec le sourire et qui n'ont pas osé le ton depuis dix ans, le mécanisme ne choisit pas homme ou femme. Donc du coup, je vais parler aux deux. Et à nouveau, il n'y a aucun procès ici. Parce que cette maîtrise, tu vas le voir, elle a une autre histoire. Et elle t'a longtemps servi. Alors du coup, à quoi ressemble une colère qui ne crie jamais ? Elle a un répertoire et j'ai envie de te le décrire. Parce qu'on ne se méfie pas d'elle. Elle est trop bien élevée. Il y a d'abord le ton égal, cette voix parfaitement courtoise qui répond très bien quand rien ne va et qui fait baisser la température d'une pièce de 25 degrés en deux mots. Très bien. Il va y avoir aussi les pics chirurgicals. Une phrase d'apparence anodine placée exactement là où ça fait mal avec la précision de quelqu'un qui connaît l'autre par cœur. Et si l'autre réagit, c'est de l'humour. Tu exagères, on ne peut plus rien dire. Et il y a le sarcasme fin, l'ironie sur les efforts de l'autre. Il y a aussi les silences punitifs. Courtois, eux aussi. Trois jours d'un froid impeccable dont l'autre ne connaîtra jamais officiellement la cause. Il y a les représailles discrètes, celles qu'on ne s'avoue pas à soi-même. Moins d'élan, moins de gestes, moins d'initiatives. Une présence qui va se retirer par petites touches, comme un investisseur qui sort un dossier sans faire d'annonce. Et puis il y a la pièce maîtresse, l'inventaire. Les gens maîtrisés souvent y tiennent des comptes. Pas sur papier, mais dans une mémoire d'archiviste. Chaque blessure, chaque manque, chaque phrase malheureuse de l'autre est enregistrée, datée, classée. Et l'inventaire ne fait que grossir. Parce que rien ne sort jamais, puisque rien n'est jamais dit. C'est ça, la rancœur au fond. Et je te donne la définition la plus simple que je connaisse. La rancœur, c'est de la colère avec de l'ancienneté. Une colère de la semaine dernière, ça se discute. Une colère de 2018, conservée. intacte, ça ne se discute plus. Ça s'est incrusté dans le regard que tu poses sur ton ou ta partenaire. Et il faut dire aussi et que tu entendes ce que ça fait à l'autre, à la personne en face. Parce que ça souvent c'est l'angle mort des personnes qui maîtrisent. Tu crois que ta colère est invisible puisqu'elle est silencieuse mais elle ne l'est pas. L'autre la sent en permanence, sans pouvoir la nommer. Elle vit avec un froid inexplicable, un conjoint irréprochable, mais glaciale, d'épique, qu'elle ne peut même pas essayer de relever, sans passer pour la compliquée de service en plus. Et beaucoup me disent cette phrase, qui devrait faire réfléchir tous les calmes du monde. Je préférerais presque qu'il crie, au moins je serai où j'en suis. Du côté de la femme qui maîtrise, ton répertoire à toi est souvent le plus invisible de tous. Tout continue de fonctionner. Les repas, l'organisation, les sourires en famille. Et derrière ce fonctionnement parfait, tu t'es retiré. Et tu tiens l'inventaire en silence en te disant qu'un jour, tu le sortiras. Du côté de l'homme qui maîtrise, c'est souvent le ton égal et le retrait d'élan. Tu es là, tu fais ta part et quelque chose s'est absenté de tes gestes. Et elle le sent, sans preuve à présenter. Alors d'où vient cette maîtrise ? Parce qu'elle n'est pas tombée du ciel. Et c'est ici que j'ai envie que tu poses un regard avec respect, y compris si tu en subis les effets. Pour beaucoup de personnes qui maîtrisent, la colère a été classée très tôt comme dangereuse. Une enfance avec un parent qui explosait, tu as juré de ne jamais devenir comme ça. Ou une enfance où ta colère à toi n'avait le droit d'exister nulle part. Ou l'enfant raisonnable est le seul à être aimé. Alors tu es devenu raisonnable, définitivement. Et plus tard, la vie professionnelle a validé le système. Le monde récompense les gens qui ne craquent pas. On t'a promu pour ça, on t'admire pour ça, les clients t'aiment pour ça. La maîtrise est devenue ton identité. Et dans ton équation intérieure, colère égale perte de contrôle, et perte de contrôle égale faiblesse. Quelqu'un comme toi ne peut pas se le permettre. Seulement, il y a un problème dans l'équation, et la recherche l'a démontré précisément. Un chercheur américain, James Rose, à Stanford, étudie depuis des années la façon dont nous régulons nos émotions. Et il a beaucoup travaillé sur une stratégie. Il l'appelle la suppression expressive. Cacher ce qu'on ressent, garder un visage lisse pendant que ça bout intérieur. Ses résultats sont sans appel. La suppression cache l'expression. Elle n'étend pas l'émotion. La colère reste entière à l'intérieur. Le corps paye la facture. Le système nerveux d'une personne qui supprime travaille plus dur. pas moins. Et le plus troublant, c'est la suite. Dans les interactions, la tension de celui qui supprime se transmet à l'autre, physiologiquement. La personne en face se crispe sans savoir pourquoi. Autrement dit, ton calme de façade ne protège personne. Il diffuse ta tension dans la pièce, en version non identifiable. Tout le monde la reçoit, personne ne peut la traiter, la gérer, l'accompagner. J'avais consacré un épisode, le 68, qui parlait de l'harmonie à tout prix. Cette idée qu'éviter les conflits protégeait le lien, la relation. Je t'invite à aller l'écouter parce que j'y avais vu que le conflit évité ne disparaît pas. Il s'enterre. Et aujourd'hui, on va plus loin parce que chez les personnes qui maîtrisent, il ne s'agit plus seulement d'éviter, il s'agit d'une identité entière construite sur le contrôle. Et c'est pour ça que c'est si dur à lâcher. On ne te demande pas de changer une habitude. On te demande de toucher. à ce qui t'a fait réussir. Un homme que j'ai accompagné, un dirigeant, incarnait tout ça à la perfection. Le calme remarquable, en toutes circonstances. Sa conjointe disait qu'elle ne l'avait jamais entendu crier en 20 ans. Mais un jour, en silence, on a touché le sujet sensible et cet homme, si mesuré, s'est mis à dérouler. Toujours d'une voix parfaitement calme, mais une liste de grief, d'une précision, je me rappellerai toujours, mais magistrale. et des phrases qu'elle avait dites, des scènes, des manquements, des dates, des trucs, mais vieux jusqu'à plus de 10 ans. Tout était là, intact, classé, daté. Sa colère, elle n'a jamais été absente, elle a juste été archivée. Et le plus frappant, c'est qu'il découvrait la liste en même temps que nous finalement, parce qu'il n'avait jamais mesuré lui-même l'étendue de ce qu'il stockait. Si tu te reconnais, et si tu es plus un homme ou dans l'énergie masculine, J'ai envie que tu retiennes vraiment cette image. Ce que tu appelles ta sérénité est peut-être une salle d'archives. Et elle est peut-être pleine. Du côté de la femme qui maîtrise, la même chose vaut pour toi. Avec souvent une couche de plus. Parce que, en plus, on t'a appris qu'une femme en colère, c'est une hystérique. Alors tu as doublement verrouillé. Et ton inventaire à toi, parfois, il va dater de bien avant le couple. Je fais une courte pause avant de continuer l'épisode. Parce que ce que je te décris là, cette colère qui ne se dit pas et qui refroidit tout, c'est l'un de ces mécanismes silencieux qui vont saboter les couples de l'intérieur. Pendant que tout a l'air de fonctionner, ça abîme la relation. Et donc du coup, j'ai créé une série de vidéos entièrement gratuites sur les trois saboteurs du couple. Ça va t'aider à repérer ces mécanismes chez toi, comme chez l'autre, et à comprendre par où finalement on les désamorce. Si tu passes tes journées à gérer et tes soirées à contenir, cette série vidéo est aussi pour toi. Le lien est dans la description de cet épisode. Maintenant, on continue. Regardons ce que cette colère conservée fait au couple dans la durée. La première chose à comprendre, c'est pourquoi elle ne s'éteint pas toute seule, alors qu'on se dit toujours que le temps arrange les choses. Un chercheur américain, Brad Bruchman, a passé des années à étudier ce que devient la colère, selon ce que l'on en fait. Et l'un de ses résultats les plus solides concerne la rumination. Ressasser une colère, la repasser en boucle dans ta tête, ne l'évacue pas. Ça l'entretient et ça l'amplifie. Or, c'est exactement le régime du maîtrisé. Rien ne sort, tout tourne à l'intérieur, dans la voiture, sous la douche, à 3h du matin. Le calme extérieur combiné à la rumination intérieure, c'est le meilleur conservateur qui existe. Ta colère de 2018 est aussi fraîche qu'au premier jour. Tu l'as juste maintenue en vie à force de la ressasser. Et avec le temps, la colère conservée, elle ferme. Elle devient d'abord de la rancœur. On l'a vu. Puis elle devient du jugement. Tu ne regardes plus ce que l'autre fait. Tu instruis son dossier. Chaque geste vient confirmer la pièce déjà classée. Et le jugement, si rien ne l'arrête, devient quelque chose de plus grave. Un mépris naissant. Ce petit mouvement intérieur de supériorité. Cette façon de regarder l'autre de haut sans un mot. Et je te le dis, parce que c'est l'une des choses les plus corrosives que je connaisse pour un couple. On se remet des éclats de voix, on se remet très difficilement d'avoir été maîtrisé en silence pendant des années. Alors pendant ce temps, l'autre vit une expérience impossible. Elle est jugée par un tribunal dont elle n'a jamais vu le procès, ni les charges. Elle sent la condamnation dans le ton, dans les pics, dans l'élan qui s'est retiré. Et quand elle demande ce qui ne va pas, elle sent en répondre « rien, tout va bien » . Alors elle finit par douter d'elle aussi, ou par exploser, elle, contre ce mur de façade. Et là, le couple se trompe de coupable. Et c'est l'asymétrie la plus injuste de ce mécanisme. Celui qui explose est visible, brillant, fautif. Celui qui gèle paraît irréprochable. On ne peut rien lui reprocher justement. Combien de couples ou celles qui crient passent pour le problème alors que son cri est la réponse épuisée à dix ans de froid, de retenue. Il y a un dernier coup que les personnes qui maîtrisent découvrent toujours trop tard. On ne gèle pas une seule émotion. Le système qui verrouille la colère verrouille toutes les émotions. La joie spontanée. La tendresse qui est plus des actes. Le désir. La peur. Tu voulais geler ta colère et en fait tu vas geler. toute ta vitalité avec. Et c'est souvent ça que l'autre regrette, pleure, manque au fond. Pas tes couleurs absentes, mais la chaleur, tout ce qui fait ton humanité. Du côté de la femme qui vit face à une personne qui maîtrise, ce que tu ressens va avoir un nom. Tu n'es pas seule, du coup, parce que ce froid existe, même s'il n'y a aucun éclat qui le prouve. Du côté de l'homme, de l'énergie masculine qui vit face à une femme qui maîtrise, la politesse parfaite Merci. à remplacer la tendresse, les « comme tu veux » , impeccables. C'est le même mécanisme. Et ton intuition qu'il se passe quelque chose sous la surface est bonne. Maintenant, parlons de ce qui empêche tout. Cette peur que les personnes qui maîtrisent n'avouent presque jamais. Parce qu'elle est logée sous la fierté. Si j'ouvre cette porte, tout va sortir. Si je commence à dire ma colère, huit ans d'archi vont se déverser. Je vais devenir ce parent qui hurlait. Je vais détruire ce que j'ai mis 20 ans à construire. Et je vais perdre le respect de tout, à commencer par le mien. Alors tu gardes la porte fermée et tu vas appeler ça de la sagesse. J'aimerais aussi déposer ici, pour que tu le comprennes, ce que je vois réellement, ce qui se passe quand une personne maîtrise et quand elle va commencer à dire les choses. Parce qu'en fait, c'est tout l'inverse de ce que tu crains. La colère ne... qui est exprimée ne détruit rien quand elle est dite à temps, quand elle est dite quand même avec respect de l'autre. Ce qui détruit, c'est le stock, la pression intumulée derrière la porte. Et c'est précisément ce stock qui rend ta peur crédible. Tu confondes ta colère avec ta réserve de colère. Une contrariété du jour, dites le jour même, tient en une phrase calme. Ça m'a mise en colère quand tu as annulé sans me prévenir. Et la conversation qui suit dure dix minutes. La même contrariété. Stocker huit ans, tiens dans un dossier, et le dossier, lui, oui, ferait des dégâts. Donc ce n'est pas ta colère qui est dangereuse, c'est souvent l'ancienneté. Et il se passe autre chose, que les personnes qui maîtrisent découvrent aussi avec une forme un peu d'étonnement, c'est que l'autre, il survit très bien à cet espace-là. Et l'autre, il va même respirer. Parce que ta colère qui est dite calmement, c'est la première information claire qu'elle va recevoir depuis des années. Enfin, ce froid a un nom. Enfin, l'autre sait où tu en es. Enfin, elle peut répondre à quelque chose. Beaucoup de conjoints qui maîtrisent, enfin, beaucoup de conjoints de personnes qui maîtrisent, accueillent la première colère dite avec une phrase qui dit tout. Merci. Enfin. Et ton image ne s'effondre pas plus, c'est même le contraire. Un homme qui dit sa colère posément est plus solide, pas moins, qu'un homme dont on sent la tension sans jamais connaître la source. La vraie maîtrise, ce n'est pas de ne rien dire, c'est de pouvoir dire ce qu'on ressent sans que ça déborde. Et tu as déjà cette compétence-là ? Tu négocies, tu recadres, tu parles à ton équipe, tu manages. Tu dis des choses difficiles à des gens toute la semaine. mais il n'y a qu'un endroit où tu ne t'en sers pas. Du côté de l'énergie masculine, dire sans détruire, ça commence souvent par la surprise de constater que la phrase redoutée depuis des mois prend 12 secondes à dire et que le ciel ne tombe pas sur ta tête. Du côté de la femme qui maîtrise, c'est souvent la découverte qu'on peut être en colère et rester aimable à ses propres yeux, que les deux tiennent ensemble et que personne ne t'a traité d'hystérie. Parce qu'une colère fraîche, dite simplement, ne ressemble en rien à la caricature qui te faisait peur. Parce que voilà ce que devient un couple où la colère circule à température ambiante. Dite petite, dite fraîche, dite à temps, tout est ok. D'abord, qu'est-ce qui va se passer ? L'inventaire va cesser de grossir. Et c'est immense parce que chaque contrariété traitée le jour même est une pièce qui n'entre jamais aux archives. Ensuite, le froid va remonter lentement, l'autre cesse de vivre avec un juge et retrouve un partenaire, quelqu'un dont elle connaît la météo, quelqu'un de lisible. Et la lisibilité dans un couple, c'est de la sécurité. Et puis il y a aussi ce que je te disais, on ne gèle pas une seule émotion, on n'en dégèle pas une seule non plus. Quand la colère retrouve le droit de circuler, la chaleur revient par la même porte, l'élan, le rire, la tendresse spontanée, tout ce rayon. que tu avais verrouillé avec. Ta part du chemin, celle qui ne dépend que de toi, tient dans une pratique minuscule, dire petit et tôt. La prochaine contrariété, la prochaine, pas les archives, dis-la le jour même en une phrase. Calmement, ça m'a agacée, ça m'a mise en colère, j'ai besoin qu'on en parle. Une phrase, à froid, léger, avant que ça ferme. Les archives, elles, se traiteront un jour, peut-être accompagnées, et ce n'est pas le sujet de cette semaine. Le sujet de cette semaine, c'est d'arrêter d'alimenter le stock. Du côté de l'énergie féminine, ça donne souvent la première fois que j'ai dit mon agacement le jour même, au lieu de le ranger, j'ai été étonnée de sa taille, c'était petit en fait, dit tout de suite. Du côté de l'énergie masculine, ça donne souvent quand j'ai dit calmement que j'étais en colère, elle m'a regardé et m'a dit merci. J'ai mis des semaines à comprendre qu'elle me remerciait de lui avoir enfin donné une information vraie de l'authenticité. Voir le mécanisme, comprendre son histoire, oser les premières colères fraîches, c'est le début. Reste à désamorcer en profondeur ce qui... dans votre façon de vous parler, transforme ce qui devrait circuler en ce qui s'accumule. Et ce travail-là, repérer les mécanismes qui refroidissent un couple pendant que tout a l'air de fonctionner, c'est exactement l'objet de ma série de vidéos entièrement gratuite sur les 3 saboteurs du couple. Elle est faite pour toi si tu es de ceux qui contiennent, qui gèrent, qui ne font jamais de vagues et qui sentent pourtant que quelque chose s'accumule, ou si tu vis avec quelqu'un comme ça, et que tu cherches à comprendre ce froid. que rien ne prouve. Dans cette série, je te montre les trois saboteurs qui s'installent dans les couples qui s'aiment. Comment les reconnaître chez toi comme chez l'autre, sans procès ? Et par où commence le désamorçage ? Même si tu es pour l'instant seul ou la seule à faire le travail. Pour recevoir le lien et dans la description de cet épisode, tu laisses ton prénom, ton email, la première vidéo est accessible tout de suite. C'est gratuit et c'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes. Voici ce que j'aimerais que tu retiennes à la fin de cet épisode. Le calme n'est pas la paix. Une maison peut être parfaitement silencieuse et parfaitement en colère. Et cette colère-là, celle qui ne dit jamais, fait souvent plus de dégâts que tous les éclats parce qu'elle fermente en rancœur, en jugement et un jour en mépris. Ta maîtrise t'a été précieuse. Elle t'a construit à un endroit précis dans ton couple. Elle s'est retournée contre ce qu'elle voulait protéger. Pour pouvoir sortir de cette situation, personne ne te demande d'ouvrir toutes les archives. On te demande d'arrêter déjà de les remplir. Une contrariété, dites le jour même, calmement, une phrase. Ce n'est pas ta colère qui est dangereuse, c'est son ancienneté. Et du coup, je te propose une question de réflexion pour la fin. Quelle colère as-tu mise au congélateur et depuis combien de temps tu la maintiens ? Envie à force d'y repenser. Je te retrouve très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Les Chemins du couple. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va apparaître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description, vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt.