Speaker #0C'est toujours de ma faute. Quand l'autre retourne chaque conflit de couple contre toi. C'est le sujet de cet épisode 140 du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment. Démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors, comment fait-on pour entrer dans une conversation avec une plainte qui semble légitime et en ressortir 20 minutes plus tard en s'excusant ? Réfléchis-y une seconde, parce que c'est quand même un vrai mystère. Tu avais quelque chose à dire, quelque chose de fondé, tu l'avais même préparé pour le dire calmement. Et à la fin de la conversation, le sujet a disparu et c'est toi qui demande pardon. Si tu connais cette dynamique par cœur, si tu ressors de tes disputes avec cette phrase qui tourne « c'est toujours de ma faute, de toute façon c'est toujours moi » , alors cet épisode, il est fait pour toi. Il est aussi fait quand même quelque part pour la personne qui va se reconnaître, en tout cas comme le déclencheur du retournement de situation. Alors. Aujourd'hui, bien évidemment, je vais te parler du renversement. C'est un mécanisme de conflit où le reproche que tu vas adresser va faire demi-tour en cours de route et revenir vers toi. Par exemple, tu vas parler du dîner annulé et on finit par parler de ton ton. Tu parles de la charge que tu portes et on finit par parler de la foi au toit il y a trois ans. Tu poses une limite et tu te retrouves à consoler l'autre de la limite que tu viens de poser. Attention ! Deux choses. Dans cet épisode, je ne parle pas de la dynamique où va intervenir ce qu'on appelle un manipulateur, une manipulatrice, un pervers narcissique, une perverse narcissique. C'est une dynamique toxique. Oui, on va retrouver cela dans leur mode de fonctionnement. Aujourd'hui, on n'est pas dans un épisode dédié à ça et je vais juste t'expliquer que tu ne sois pas du tout un... ou une manipulatrice ou ton conjoint ne l'est pas, eh bien, en fait, ce renversement peut exister aussi dans des relations qui sont saines, tout simplement. D'accord ? L'idée, c'est que je puisse t'expliquer et t'accompagner, que ça existe, et puis, justement, que tu comprennes aussi ce qu'il se passe. Donc, j'ai consacré aussi un épisode, c'est le 91, où je vais parler aussi de la culpabilité intérieure, celle qu'on va fabriquer soi-même. et qui du coup n'a besoin de personne. Aujourd'hui, on est dans une dynamique à deux, quelque chose qui va se passer entre vous, c'est dans la dynamique même d'un conflit. Il n'y a pas de procès dans cet épisode. Donc, la personne qui retourne la situation, ce n'est pas son procès non plus. Parce que dans l'immense majorité des couples, celui qui retourne la situation n'est pas un stratège qui calcule. Ça, c'est bien mon exception que j'ai expliquée, qui est liée... et qui est dédiée même plus aux manipulateurs, manipulatrices, perverses, perverses, narcissiques. Donc, on sort de ce contexte-là, d'accord ? Donc, dans la majorité des couples, celui qui va retourner la situation n'est pas un stratège qui calcule, c'est quelqu'un qui se défend. C'est aussi un mécanisme de défense qui peut même exister chez moi, exister chez mon mari, chez mes enfants. Et souvent, c'est quelqu'un qui se défend très vite, très mal, et quelque chose qu'on ne supporte pas d'eux. ressentir. Alors, pourquoi je fais cet épisode ? Parce qu'il y a des deux côtés, que ce soit des hommes ou des femmes, et tu le sais aussi à force de m'écouter, je ne fais pas la guerre des genres. L'idée, c'est que vous puissiez comprendre que d'un côté ou de l'autre, ça existe. Souvent, les femmes vont penser qu'ils retournent la situation contre moi et donc c'est de ma faute. Mais je vois aussi l'inverse. Des hommes qui vont aussi encaisser ces renversements, par contre, eux, ils ne les nomment pas. Donc ce mécanisme ne choisit pas son genre, je parle aux deux, et surtout je t'invite à rester bien ouvert et avoir un état d'esprit ouvert. Alors, commençons par regarder le mécanisme de plus près, parce que tant qu'on ne voit pas ce mécanisme fonctionner, on le subit sans le comprendre. Donc la scène type, tu la connais, tu arrives avec une plainte, une seule, concrète. Tu avais même choisi le moment. J'aurais aimé que tu me préviennes pour ce soir. Première réplique de l'autre, la défense, j'ai pas pu, j'étais débordée. Deuxième réplique, le pivot. Et puis franchement, vu comment tu me parles, ça ne me donne pas envie de te prévenir. Troisième réplique, le sujet a officiellement changé. On ne parle plus du dîner, on parle de ton ton, de toi, de ta façon de toujours critiquer. Et 20 minutes plus tard, tu t'entends dire « Pardon, c'est vrai, je m'y suis mal prise » . La plainte d'origine, elle n'a jamais été traitée. Elle n'a même peut-être jamais été entendue. Donc le revachement a plusieurs visages. Et je vais te les nommer. Parce que les reconnaître au moment où ils se produisent va déjà changer beaucoup la dynamique de couple. Il y a le compte-grief. Et toi alors ? La fois où tu as fait pareil, qui transforme la plainte en match ? Il y a le procéduton. On ne peut rien te dire, tu agresses, ou ce n'est plus le contenu de ta phrase qui compte, mais sa forme. Et la forme est toujours coupable. Il y a la victimisation, de toute façon je fais tout mal, je suis nul, ou l'autre s'effondre plus fort que toi et te voilà en train de le rassurer, ta plainte qui reste toujours en ta main. Il y a l'exagération, je suis un monstre, c'est ça que tu dis, qui va gonfler la phrase jusqu'à la rendre. indéfendable. Tu n'as jamais dit ça, mais te voilà en train de te défendre. Et il y a la chronologie réécrite, c'est toi qui a commencé. Ou l'histoire de la dispute est racontée autrement et tu finis par douter de ta propre mémoire. Cinq visages, un seul résultat. Et c'est ça le point important. Aucun reproche n'arrive jamais à la destination. Ils rebondissent, se retournent en vol et reviennent à l'envoyeur. Un couple peut vraiment vivre des années comme ça. avec des dizaines de sujets réels, la charge, l'argent, la présence, la famille de l'autre, mais dont aucun n'a jamais été traité une seule fois jusqu'au bout. Parce que chaque tentative a été détournée en procès de celui qui le mettait sur la table. Souvent, du côté de la femme ou de l'énergie féminine, c'est plus souvent, en général, on va retrouver ces personnes-là qui vont porter les plaintes du couple. Parce que tu es celle qui va souvent sonner l'alarme. Et à force de ressortir accusée de chaque tentative, tu apprends quelque chose qui fait mal, qui coûte très cher, qui est de te taire plutôt que de parler. Du côté de l'énergie masculine, de l'homme, tu te reconnaîtras peut-être dans l'un ou dans l'autre rôle. Celui qui renverse sans s'en rendre compte. Ou on y vient un petit peu après, pardon. Et surtout, continue bien à écouter. Parce que de nouveau, il n'y a pas de... procès. Ou alors, tu m'aides celui qui encaisse et qui n'en a jamais parlé à personne, parce qu'un homme qui dit « je ressors de nos disputes en m'excusant toujours » , ça dit rien non plus. Alors pourquoi ? Pourquoi quelqu'un d'autre qui t'aime très fort transforme-t-il chacune de tes plaintes en procès contre toi ? Et la réponse que souvent tout le monde redoute, c'est la manipulation, le calcul, la stratégie, ce que je t'ai expliqué un petit peu. Et pourtant, même si ça existe, attention je ne le nie pas, c'est juste que ce n'est pas le sujet de cet épisode, mais je t'en parlerai dans les prochains épisodes qui arrivent, où je vais parler beaucoup plus aussi de relations toxiques et de manipulation. Mais ce n'est pas aujourd'hui. Donc, on va penser que, première chose, c'est la manipulation du calcul de la stratégie. Donc ça, ça existe. Mais dans l'immense majorité des couples que j'accompagne, que je vois, le renforcement n'est pas une stratégie. C'est un réflexe, un réflexe de défense. Un des psychiatres américains, Donald Nathanson, a décrit quelque chose qu'il a appelé la boussole de la honte. Son idée, c'est que la honte est un sentiment tellement insupportable que nous avons tous des réflexes automatiques pour ne pas la sentir. Lui, il en décrit quatre. Se replier, fuir, s'attaquer soi-même. Et le quatrième, c'est celui qui nous intéresse aujourd'hui, attaquer l'autre. Pour certaines personnes, Reconnaître un tort, même minuscule, même un dîner oublié, déclenche une vague de honte complètement disproportionnée. Parce que dans leur monde intérieur, avoir tort ne veut pas dire j'ai fait une erreur, ça veut dire je suis une erreur. Et face à cette vague, la défense part toute seule, plus vite que la pensée. Renvoyer la faute, déplacer le sujet, contre-attaquer. Le reversement dans la plupart des cas, c'est ça, un réflexe anti-honte. aussi automatique qu'une main qui va se retirer du feu. Et souvent, cette intolérance-là a une histoire. Une enfance où l'erreur coûtait très cher, où être en faute c'était être humilié, puni ou privé d'amour. On a développé très tôt un système de défense du dossier, plaider, retourner, ne jamais rien reconnaître, parce qu'à l'époque c'était une question de survie affective. J'avais d'ailleurs consacré un épisode au besoin d'avoir raison dans le couple, l'épisode 58, et je tiens en voix parce que c'est le cousin direct de ce qu'on regarde aujourd'hui, d'où vient ce besoin et ce qu'il dit de nous. Un homme que j'ai accompagné m'a offert la formulation la plus authentique de ce mécanisme. Un homme brillant, exigeant, qui retournait chaque reproche de sa conjointe depuis des années et qui ne s'en rendait sincèrement pas compte. Le jour où le travail l'a amené devant ça, il est resté très très silencieux. Et il l'a dit, si j'admets ça, j'admets qu'elle a raison sur un truc pareil, alors j'admets que je suis un mauvais mari. Et si je suis un mauvais mari, je suis un mauvais père, un mauvais fils, et tout s'effondre. Tout était là. Dans son monde intérieur, il n'existait pas de petites erreurs. Chaque tort reconnu ouvrait une trappe sous toute son identité. Alors, il défendait la trappe, à chaque conversation, sans même savoir qu'il le faisait. Et du côté de l'énergie masculine, si tu t'es reconnu là-dedans, j'ai vraiment envie que tu entendes ceci. Ce réflexe t'a protégé un jour, mais aujourd'hui il te coûte ce que tu as de plus précieux, une conjointe qui ose encore te parler. Du côté de l'énergie féminine ou de la femme, si c'est toi qui renverses la situation, et ça existe tout autant, la même phrase vaut pour toi. Ce n'était pas forcément de la méchanceté, c'était une armure. Et une armure, quand on comprend à quoi elle servait, on peut choisir de l'enlever. Je fais une courte pause avant de continuer cet épisode, parce que si vos disputes suivent toujours le même chemin, quel que soit le sujet de départ, c'est le signe qu'un mécanisme invisible s'est installé dans votre façon même de vous parler. Et c'est exactement ce que je vous montre dans ma série de vidéos entièrement gratuites sur les trois saboteurs du couple. Ces réflexes qui transforment chaque conversation en conflit et chaque conflit en éloignement. Je t'y montre comment les repérer chez toi comme chez l'autre et comment on commence à les désamorcer. Le lien pour t'inscrire est dans la description de cet épisode. Continuons. Maintenant, tournons-nous vers toi, celle ou celui... qui encaissent. Parce que comprendre l'autre ne doit jamais servir à minimiser ce que tu vis. Le renversement répété à un coup, et il est lourd. Le premier, c'est le doute sur ta propre perception. À force de ressortir coupable de chaque conversation, à force d'entendre ta mémoire corrigée, ton ton mis en procès, tes mots exagérés, tu finis par te poser la question qui fait mal, et si c'était vraiment moi le problème. Tu rejoues les scènes la nuit, tu cherches où tu t'y es mal pris. prise, tu préparerais presque un dossier avant de dire chaque phrase. Quand on en arrive à répéter une plainte simple dans sa tête, avant d'oser la dire, c'est que quelque chose s'est quand même déréglé dans votre relation. Le deuxième coup, ce sont les plaintes avalées. Puisque chaque tentative coûte plus cher que le problème lui-même, tu arrêtes de tenter. Le dîner annulé, tant pis. La charge, tant pis. Et de l'extérieur, le couple a l'air apaisé, il y a moins de disputes, c'est vrai. Mais c'est la paix du renoncement, celle où l'un des deux a simplement cessé de déposer ses plaintes et les plaintes avalées ne disparaissent pas. Elles s'entassent, elles se transforment en distance, en froideur et parfois en départ que l'autre n'aura jamais vu venir. Un autre chercheur américain, Frank Finchman, a beaucoup travaillé sur ce qu'on appelle les attributions, la façon dont chacun explique les comportements de l'autre. Et ce que montre cette recherche, c'est que dans les couples en détresse, il se met en place de véritables lunettes. Chacun lit les gestes de l'autre à charge. Ce qu'il a fait de travers, c'est sa nature. Ce qu'il a fait du bien, c'est un hasard. Le renversement prospère exactement sur cette dynamique. Deux personnes qui ne cherchent plus à comprendre ce qui s'est passé, mais à établir qui en est la faute. Le conflit devient donc un tribunal permanent. Et dans un tribunal, personne n'écoute. Tout le monde plaide. Et il faut dire deux nuances. La première, dans beaucoup de couples, le renversement se joue à deux. Ta plainte déclenche son compte grief, son contre-grief déclenche le tien. Et vous escaladez, chacun persuadé d'être celui qui encaisse. Si c'est votre cas, l'épisode vaut donc pour tous les deux, dans les deux sens. La seconde nuance est un peu plus grave. Si le renversement s'accompagne d'un dénigrement systématique, d'un isolement, d'une réécriture permanente de la réalité qui te fait douter de ta santé mentale, Alors, comme je te le disais en tout début d'épisode, on a quitté le terrain de cette dynamique. Et je te demande de surtout ne pas rester seule. On est peut-être dans une dynamique très toxique. Donc, il faut se faire accompagner pour y voir plus clair et pour se protéger. Du coup, de côté de la femme, le coup que j'observe le plus souvent, c'est cette vérification permanente de soi-même. Tu vérifies avant de parler. Tu t'écoutes pendant que tu parles. Tu te juges après avoir parlé. C'est épuisant. et ça ne t'appartient pas. Du côté de l'homme, qui encaisse le coup le plus fréquent, c'est le retrait pur et simple. Tu as cassé le dialogue. Comme, enfin pardon, tu as cassé le dialogue, et celui-ci, en fait, est direct passé à une plainte. Ok, de toute façon, je serai perdant. Tu t'es installé dans le silence. Et en te disant que ça, ça va être la sagesse. Le silence n'est pas la paix. On l'a vu ensemble dans d'autres épisodes. Et il ne te protège qu'en apparence. Donc du coup maintenant, il y a quelque chose d'important qu'on peut faire, c'est remettre ta boussole à Londres. Parce que le renversement répété a attaqué quelque chose de précieux chez toi. La confiance dans ta propre perception. Et cette confiance-là, on va commencer à la réparer tout de suite. Ce que je veux que tu entendes, le dîner annulé sans un mot, c'était un vrai sujet. La charge que tu portes toute seule, c'était un vrai sujet. Le téléphone pendant que tu parles. c'est un vrai sujet. Ta perception était juste depuis le début. Ce qui s'est déréglé, ce n'est jamais la légitimité des plaintes, c'est le circuit qu'elles empruntent. Un circuit où chaque envoi revient à l'expéditeur. Je te fais remarquer quelque chose que tu avais peut-être, ou que tu sais déjà, peut-être vu déjà. Ta perception fonctionne très bien. Au travail, tu vois clair. Avec tes amis, tu vois clair. Mais il y a souvent un seul endroit, et c'est le coup, où tu vas douter. Et c'est ça où là, il y a quelque chose qui se renverse. Ce n'est pas ta vue qui est malade, c'est le miroir. Donc reprends cette confiance. Pas contre l'autre, c'est important. La boussole qu'on récupère ne doit pas servir à gagner le procès. Elle sert à sortir du tribunal. Tu peux à la fois comprendre que l'autre se défend, peut-être d'une honte trop grande pour l'autre, et savoir calmement que ta plainte était fondée. Les deux sont vrais en même temps. Et c'est exactement cette double vérité qui va te permettre de rester debout sans devenir dure ou fermée. Du côté de l'énergie féminine, te refaire confiance, ça commence souvent par une toute petite phrase intérieure. Au moment où le sujet glisse. Je vois ce qui se passe, on était sur le dîner et maintenant on est sur mon ton. Rien que de la voir, cette glissade. Au moment où elle se produit, change ta position. Tu cesses d'être dedans, tu la regardes. Du côté de l'homme, de l'énergie masculine, te refaire confiance, c'est souvent oser requalifier ce que tu vivais comme de la faiblesse. Ressortir de chaque dispute en t'excusant, ce n'était pas de la faiblesse. C'était un mécanisme que personne ne t'avait nommé. Et maintenant, ça a tout simplement un nom. Quand ? Après tout ça. Qu'est-ce qui va devenir possible quand ce mécanisme est vu, nommé, désamorcé ? Mais en fait, le conflit va changer de nature. Un couple qui va sortir du tribunal redécouvre quelque chose de très simple. On peut avoir un problème sans avoir un coupable. La plainte redevient ce qu'elle a toujours été au fond, une adresse. Quelque chose qui dit « j'ai mal ici et j'ai besoin que tu l'entendes » plutôt qu'un acte d'acquisition qui appelle une défense. Et le jour où les plaintes arrivent enfin à destination, il se passe une chose que je vois à chaque fois en accompagnement. Les sujets se traitent un par un. Parfois en dix minutes, ces sujets qui pourrissaient depuis des années tombent comme des frimures parce qu'ils n'étaient pas compliqués, ils étaient juste inaccessibles. Et l'autre gagne aussi, j'ai envie de te le dire, celui qui est renversé. Parce que vivre en défense permanente, plaider à chaque conversation, Tenir la trappe fermée jour et nuit, c'est épuisant. Et le jour où il découvre qu'on peut reconnaître un tort sans s'effondrer, qu'on peut entendre c'est vrai, j'aurais pu prévenir. Et rester un homme valable, un père valable, quelque chose va aussi se détendre chez lui. Les couples qui traversent ça me disent souvent que les disputes sont devenues plus courtes et curieusement plus proches, parce qu'une dispute où chacun peut avoir tort par moment, c'est une dispute entre deux personnes vraies. Ta part du chemin, celle qui ne dépend que de toi. Tiens pour l'instant une posture. Restez sur ta plainte, une fois calmement. Quand le sujet glisse, tu peux dire simplement sans accusation « Je veux bien qu'on en parle de mon ton après, mais là on était sur le dîner. » Et j'aimerais qu'on finisse le dîner. Une phrase, sans hausser la voix, sans gagner quoi que ce soit, peut-être que ça ne suffira pas la première fois. Et ce n'est pas grave, parce que cette phrase-là fait quelque chose d'invisible, de décisif. Et elle signale juste que la dynamique a été vue. Et un mécanisme qui est vu commence déjà à perdre de sa force. Du côté de l'énergie féminine, ça donne souvent la première fois que je suis restée sur mon sujet sans me justifier. Il s'est passé un silence bizarre. Et pour une fois, on a fini par parler du vrai problème. Du côté de l'homme, ça donne souvent le jour où j'ai dit je veux bien tout entendre sur ma façon de parler, mais après le sujet, j'ai eu l'impression de reprendre pied dans ma propre relation. Donc voir le renversement, comprendre d'où il vient, repérer ta boussole, c'est le début. Reste à désamorcer en profondeur les réflexes qui transforment vos conversations en conflits et vos conflits en éloignements. Et pour ça, je t'amène quelque part. Ce travail-là, repérer, désamorcer les mécanismes qui sabotent vos conversations, c'est exactement l'objet de ma série de vidéos entièrement gratuite « Les trois saboteurs du couple » . Elle est faite pour toi. Si vos disputes suivent toujours le même trajet, quel que soit le sujet de départ. Si tu ressors des conversations plus épuisées ou plus fatiguées qu'en y rentrant. Et si tu sens que le problème n'est plus ce dont vous parlez, mais dans la façon dont ça se parle. Dans cette série, je te montre les trois saboteurs qui s'invitent dans les couples, qui s'aiment. Comment les reconnaître chez toi, comme chez l'autre, sans procès, et par où commence le désamorçage. Même si tu es pour l'instant la seule. ou le seul à faire le travail. Pour recevoir cette série de vidéos, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses ton prénom et ton email, la première vidéo arrive tout de suite, c'est gratuit, et c'est pensé autant pour les femmes que pour les hommes. Du coup, pour finir cet épisode, j'aimerais vraiment que tu retiennes que si tu ressors de tes conflits en t'excusant d'y être entrée avec une plainte légitime, le problème n'est ni ta plainte, ni ta façon de la dire. C'est le circuit, la dynamique, le mécanisme de renversement où aucun reproche n'arrive jamais à destination. Celui qui renverse se défend presque toujours d'une honte trop grande pour lui. Et le savoir change ton regard. Et toi, tu peux garder les deux vérités en même temps, de la compréhension pour sa blessure et une confiance retrouvée dans sa propre perception. Parce que ta boussole n'a jamais été cassée, elle était juste contestée. Le but d'une plainte, ce n'est pas de gagner un procès, c'est d'être entendu. Le jour où vous sortez du tribunal tous les deux, les vrais sujets deviennent enfin accessibles et ils sont souvent bien plus simples que le combat qui les gardait. Je te laisse avec cette dernière question. La prochaine fois que le sujet glissera de ta plainte vers ton procès, sauras-tu le voir au moment exact où ça se produit ? Je te retrouve très bientôt pour un nouvel épisode sur le podcast Les Chemins du couple. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. 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