- Speaker #0
Bienvenue dans nos chroniques vitaminées, le podcast qui explore ta vitalité à 360 degrés, du corps à l'esprit et bien au-delà.
- Speaker #1
Si ton rapport à la nourriture est parfois conflictuel, j'ai envie de te dire que cette série de deux épisodes va être faite pour toi. On va parler des TCA. Et les TCA, ce n'est pas que pour les autres. Ce qu'on va essayer de faire aujourd'hui, c'est de te déculpabiliser, si tu ressens que ça vibre en toi. On va essayer de te faire comprendre que ce n'est pas un manque de volonté, ce n'est pas une faiblesse, ce n'est pas juste dans ta tête. Nous allons aujourd'hui comprendre, apaiser et te donner des pistes. On a décidé de faire ça en deux épisodes. Pourquoi ? Parce qu'on a trouvé que c'était un sujet tellement important qu'on voulait chacune t'apporter notre vision. C'est ça. Tu vois, elle respirait, mais elle était là, tu vois. Donc aujourd'hui, tu l'as compris, ça va être Natacha que je vais interviewer. Tu vas bien, Natacha ?
- Speaker #0
Oui, ça va très bien. Super.
- Speaker #1
Et ça fait longtemps qu'on s'est vues, hein.
- Speaker #0
Oui, oui, ça fait super longtemps.
- Speaker #1
Et du coup, Natacha, j'ai envie de te demander, déjà, j'ai deux questions pour toi, très importantes pour poser le décor. Je voudrais savoir, tu aimerais que notre auditeur, notre auditrice qui écoute cet épisode repartez
- Speaker #0
Ok, alors j'aimerais en fait déjà dans un premier temps que les personnes qui nous écoutent comprennent ce qu'est une TCA. Donc TCA c'est trouble de comportement alimentaire, d'accord ? On en distingue plusieurs types et j'aimerais aussi, le but pour moi, l'objectif de cet épisode, c'est que j'ai de nombreuses personnes que je connais ou que dans mes côtiers qui arrivent qui ne sont pas conscients d'avoir des troubles de... de comportement alimentaire. Et pour moi, j'aimerais me servir de cet épisode pour que les personnes comprennent réellement où elles se situent pour pouvoir agir et aller dans la bonne direction.
- Speaker #1
Ok. Donc, ça peut te servir aussi à toi qui n'est pas forcément suivie par Natacha, mais qui nous écoute. Et peut-être que tu aies des petites révélations ou des prises de conscience.
- Speaker #0
C'est ça, enclencher un processus. Moi, je pars toujours du principe que déjà, savoir, c'est déjà poser la question. la première pierre est une des plus importantes.
- Speaker #1
Alors justement, dans les premières pierres, alors je voudrais juste que tu répondes à cette question,
- Speaker #0
de ne pas développer, on va développer après, mais une confusion sociétale, le C, comportement ou compulsion ? Alors comportement, et ça se traduit par plusieurs manières, c'est-à-dire que dans les TCA, on peut avoir aussi mal tout ce qui est boulimie, anorexie et compulsion alimentaire. Mais TCA, c'est trop de... de comportement alimentaire. Ok, donc en fait, la compulsion est une conséquence du comportement. Exactement. Ok, alors du coup, c'est quoi une TCA ? Ok, alors une TCA, c'est une maladie. C'est considéré comme une maladie mise dans la catégorie trouble mental et psychologique parce qu'on parle bien de comportement, d'accord ? Ça va, il va y avoir, comme tout à l'heure je l'ai dit, plusieurs... types mais aujourd'hui je vais me concentrer sur le type de compulsions alimentaires ok ok alors quand tu es ce que je vois quand tu parles que j'ai vraiment envie que tout le monde comprenne mais c'est parce que c'est ça qui rend la piste est super riche on n'a pas de toute ta technicité si je peux dire comme ça autour du physiologique c'est pas notre quotidien nous notre quotidien c'est de le subir oui toi ton quotidien c'est d'accompagner bien sûr pour en fait déculpabiliser de tout ça et apprendre à cohabiter avec ça c'est ça donc quand tu dis qu'aujourd'hui tu te concentres sur la compulsion mais qu'il y a plusieurs types de TCA oui est-ce que tu peux juste nous énumérer les différents types de TCA oui alors comme je disais c'est vrai que les plus connus dans le domaine de jugement du public on va avoir tout ce qui est anorexie pour les miens. ce sont des pathologies donc des troubles de comportement alimentaire qui nécessitent un vrai accompagnement médical il y a plusieurs degrés dans les TCA ça peut vraiment aller très loin donc en fait on va avoir un accompagnement différent selon le trouble de comportement alimentaire qu'on va avoir moi quand je dis que je me concentre sur les TCA type compulsion alimentaire ça veut dire type modéré D'accord ? Je ne parle pas de tout ce qui est justement qui nécessite un suivi clinique, etc. Donc, vraiment de faire cette différenciation entre les deux.
- Speaker #1
Ok. Donc, du coup, parle-nous de ces compulsions que tu rencontres.
- Speaker #0
Alors, pour moi, on rentre donc TCA, troubles de comportement alimentaire. On parle de ça quand vraiment ça devient répétitif. Parce qu'on passe tous dans notre vie, dans notre quotidien, des moments où on peut avoir des troubles de comportement alimentaire. C'est-à-dire qu'on va avoir plus de compulsion, plus d'envie justement de grignotage, on va avoir du mal à gérer notre alimentation, elle devient trop émotionnelle, l'émotionnel prend trop de place dans notre alimentation. Et en fait, on parle de TCA, vraiment maladie installée, quand ça devient vraiment très répétitif dans notre quotidien, quand ça devient très envahissant au niveau de notre mental et que ça a des impacts aussi sur... sur notre sphère environnementale, dans notre quotidien, avec notre famille, avec tout ça, et que ça prend vraiment toute la place et qu'on n'arrive plus du tout à le gérer. Là, on va dire que c'est une TCA qui s'installe.
- Speaker #1
Est-ce que... Je vais partir dans tous les sens, tu me connais. Du coup, j'ai une question. On a déjà fait un épisode sur le cortisol, sur le stress chronique, qui déclenche une fatigue chronique.
- Speaker #0
Ça fait partie des facteurs du trouble du comportement ? Alors, bien évidemment, en fait, c'est quelque chose, on ne peut pas dire qu'il est... une source exacte de troubles de comportement alimentaire. C'est comme beaucoup de troubles, c'est-à-dire que c'est multifactorial. Il y a plusieurs causes qui peuvent générer ça, mais en effet, c'est vrai que moi, c'est quelque chose et c'est pour ça que je me suis autant renseignée. sur le cortisol, sur cette gestion de tout ce côté-là et le stress fait partie de mes spécialités parce que généralement les deux sont énormément liés, conjointement liés. Et oui, quand on a un dérèglement du cortisol, ça impacte justement des troubles de comportement alimentaire parce que la fatigue chronique fait que ça va augmenter tes pulsions, ça fait que aussi ça va gérer des conséquences psychologiques parce que tu vas avoir de la culpabilisation qui va se faire avec la prise de poids. poids, tu l'as compris, ça se dégringole la pyrrhée.
- Speaker #1
Du coup, est-ce que dans les personnes que tu accompagnes, tu vas avoir autant d'hommes que de femmes qui sont impactées ou est-ce que tu vas avoir une typologie de personnes plus impactées que l'autre ?
- Speaker #0
Ok, alors moi en règle générale, j'accompagne hommes et femmes, mais j'ai quand même dans mon nombre de coachés, depuis que ça fait 9 ans que je fais des coachings, j'ai calculé tout à l'heure, j'accompagne plus de femmes que d'hommes. Ok, d'accord. J'ai quand même beaucoup d'hommes, mais les femmes ont quand même tendance à avoir un rapport vis-à-vis du poids qui est quand même... On en parlera sur peut-être un autre épisode, mais cet effet sociétal fait que j'ai quand même plus de femmes qui viennent me voir que d'hommes. Mais pour revenir à la question que tu me disais qui était... Est-ce que c'est plus les hommes qui sont impactés que les femmes ou est-ce que c'est kiff-kiff ? Je dirais quand même qu'il y a plus de femmes qui sont impactées par les hommes. Mais les hommes sont impactés aussi. Attention.
- Speaker #1
Du coup, j'ai une question pour chacun. Je vais démarrer par la femme.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que le dérèglement hormonal fait partie des sources qui nourrit cette compulsion. Mais oui, vraiment.
- Speaker #1
J'ai l'impression que tu as eu deux idées qui sont venues dans la tête. Je l'ai vue.
- Speaker #0
C'est exactement ça. J'en ai pris réellement conscience encore plus récemment. D'accord ? Parce que tout au long de son parcours, on se remet en question et on en apprend en fait vraiment tout le temps. Et j'ai fait le lien directement sur une personne que j'ai accompagnée et j'ai eu une sorte de révélation justement sur ses troubles de comportement alimentaire. C'est une femme, je remets le contexte, elle a 50 ans. D'accord ? Elle les affirme. en plus, vraiment là. J'aime maman, elle a eu les enfants assez tard, donc elle n'est même pas encore en pré-ménopause, elle a encore ses cycles, etc. de son parcours hormonal qui est assez particulier.
- Speaker #1
Alors, j'ai une question que tu lui poseras la prochaine fois.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que, avoir encore ses cycles, en périménopause, tu as toujours tes cycles.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
La régularité est un facteur important, mais au début de ta périménopause, tu ne t'en rends pas compte par la régularité, tu t'en rends compte par le flux de tes pertes et la durée de tes règles.
- Speaker #0
Là, pour l'instant, elle est toujours stable. Elle est toujours stable parce que du coup, pas mal, j'ai cherché et je voulais savoir exactement dans quelle phase justement elle était. Et pour l'instant, il n'y a pas de signe de péril. Et en fait, cette femme-là, elle est venue me voir et elle m'a dit je veux perdre du poids, j'aimerais bien me réconcilier avec ce rapport que j'ai à la nourriture. Et je lui dis d'accord, elle s'est déjà fait accompagner par Notamment une docteure nutritionniste qui est assez connue, elle me dit, j'ai réussi à perdre du poids, mais à chaque fois, je reprends et ça ne calme pas vraiment mes compulsions. J'ai dit, ok, d'accord. Et donc, je lui pose un certain nombre de questions et je vois que depuis qu'elle est adolescente, justement, et de là où ça a démarré ses compulsions alimentaires assez sévères, eh bien, ça a démarré au moment où elle a commencé avec ses SPM, ses symptômes prémenstruels. Et ça devenait vraiment très répétitif. elle rentrait dans un schéma où en semaine prémenstruelle elle avait d'énormes compulsions et après ça se calmait mais finalement le fait qu'elle prenait beaucoup de poids et tout ça a fait que ça a généré un cycle et elle s'est retrouvée avec des compulsions alimentaires toute sa vie, bien sûr je fais un raccourci malgré tout pour les auditeurs mais globalement je tire le portrait c'est ça cette personne là on a travaillé j'ai beaucoup travaillé avec elle en premier lieu sur le physiologique Merci. Ok ? Parce que je me suis dit d'abord, il faut qu'on éclaircisse le terrain et qu'on pose déjà les bases avant de voir un petit peu les directions où je vais aller. Donc, on a travaillé. Moi, je me suis concentrée justement sur une alimentation qui, au niveau hormonal, faisait le job.
- Speaker #1
Ok ?
- Speaker #0
Et faisait tellement bien le job que... Quelqu'un qui avait des troubles de comportement alimentaire sévères. Au bout de deux semaines, tout disparut. Et quand je dis tout disparu, elle me l'a dit, elle est venue me voir, elle m'a apporté un gâteau, elle m'avait fait un gâteau, et elle m'avait dit... dit, je ne vous remercierai jamais, je ne saurais pas comment vous remercier, mais de toute ma vie entière, je ne me suis jamais sentie aussi bien. Et elle m'a dit, je me sens apaisée. Et là, ça fait six mois que je l'accompagne, elle perd. 6 kilos tranquillement et tout va bien. Alors je ne dis pas que j'ai des baguettes magiques, je ne dis pas ça du tout et que chaque personne est réellement différente et qu'il y a d'autres choses ensuite qu'elle a aussi enclenchées, travaillées, mais ce que je veux dire par là c'est que il y a dans le trouble de comportement alimentaire on ne peut pas prendre que la sphère justement émotionnelle dont tu vas en parler, mais il y a aussi les hormones, les troubles hormonaux et quelque chose de simple mais les SPM qui n'ont jamais été travaillées, qui n'ont jamais été compris et qui n'ont jamais été abordés.
- Speaker #1
Alors ce que je trouve hyper intéressant dans ce que tu dis, et c'est là que ça me convainc encore plus qu'on a un combo infaillible, c'est que tu parles de la semaine SPM, la semaine pré-menstruelle, adolescente, ou à partir du moment où elle l'a eue, on sait très bien que pendant la semaine pré-menstruelle, c'est notre feu sacré qui vient nous titiller, donc nos émotions, nos blessures. Donc tu as bien dit que tu as fait le travail physiologique en lui faisant une nutrition adaptée à son système hormonal.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Elle est toujours en accompagnement avec toi aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Imaginons qu'en septembre, tu lui dises « Ok, maintenant tu peux faire le job toute seule. » Et qu'en décembre, elle revit un épisode qui redéclenche ses émotions.
- Speaker #0
Elle peut repartir. Ah oui.
- Speaker #1
Elle va replonger dans son sabotage. Exactement. Donc c'est là que, comme tu disais, il n'y a pas que le côté émotionnel, il n'y a pas que le côté physiologique.
- Speaker #0
C'est ça. C'est vraiment...
- Speaker #1
c'est ça merci et bravo pour ce résultat maintenant du coup sur ma question sur les hommes tu sais que moi c'est très important l'équilibre de tout dans la vie bien sûr on a à l'intérieur de nous un côté masculin un côté féminin, une part masculine une part féminine d'où ma question les hommes qui viennent te voir et qui ont des TCA est-ce que c'est des hommes qui ont une part féminine qu'ils écoutent ? Pas du tout. Tu es macho ? Non, mais ça te fait rire, mais en fait, c'est hyper important parce que ce que je veux te dire, c'est que quand tu es un homme qui écoute sa part féminine, qu'elle est développée, alors, je ne sais pas ce que tu as entendu quand j'ai posé la question, mais quand je parle de part féminine développée, c'est juste qu'ils écoutent leurs émotions, leurs sensations,
- Speaker #0
etc. C'est ça que j'ai compris.
- Speaker #1
Voilà. Et que si tu as un pur macho, un bûcheron
- Speaker #0
non là c'est comme ça tu vois c'est ça en fait j'ai les deux et en fait j'ai le mot en anglais le pattern c'est le schéma que je vois et que je note par rapport aux hommes que j'ai accompagnés ceux qui avaient les troubles de comportement alimentaire les plus présents ce sont Ce sont des hommes qui ressentent des émotions assez fortes et qui ne vont absolument pas les affronter, les écouter.
- Speaker #1
J'aime quand tu dis ça !
- Speaker #0
Et qui, du coup, mangent littéralement leurs émotions. et n'arrive pas à sortir de ça. Moi, je prends l'exemple d'un monsieur que j'accompagne depuis... Oh, ça fait un an, il vient, il repart, il vient, il repart. On a trouvé un schéma qui lui correspond, mais justement, à chaque fois, il repart dans ses anciens schémas répétitifs où il va justement s'auto-saboter. Je traîne trop avec toi, tu le vois. Il va s'auto-saboter et puis il repart à chaque fois. Il se coupe complètement de ses émotions. Et puis après, on... on sent qu'il revient, qu'il a réenvie et il est dans cette transition entre les deux. Alors moi, je ne force jamais. À chaque fois, je le laisse revenir dès qu'il est prêt. On retravaille, on avance un petit peu plus à chaque fois. Mais c'est vrai que ça représente bien le schéma, même s'il ne faut pas faire de généralité et il existe beaucoup de personnes différentes. Mais c'est quelque chose que je retrouve assez régulièrement.
- Speaker #1
Donc tu vois, ce qui est incroyable, c'est que tu as parlé d'un homme qui n'écoutait pas ses émotions.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Quand on est en SPM et qu'on est... perturbée émotionnellement, c'est parce qu'on n'écoute pas nos émotions en tant que femme. En périménopause, t'es bouffée de chaleur, c'est ton feu sacré et c'est parce que t'écoutes pas tes émotions donc ça t'explose à la tronche, tu vois. Donc, on est encore dans ce travail émotionnel quand même, malgré tout. C'est-à-dire, cette connexion à j'ai le même niveau d'information dans mon âme, dans mon mental et dans mon corps.
- Speaker #0
Oui, puis en fait, c'est une... Dans les deux cas, je trouve que ce qui se rejoint pas mal, c'est un problème, encore une fois aussi, sociétal. Et de ce que l'on dit, parce que les hommes, on leur dit, de toute façon, il ne faut pas pleurer, il ne faut pas affronter nos émotions. il ne faut pas aller justement être à l'écoute et développer cette part féminine dont tu parles. Et les SPM, c'est « Oh, de toute façon, elle va avoir ses règles. » Puis de toute façon, « Oh, bah oui, de toute façon, je vais avoir mes règles. » Donc, ce n'est pas crédible les émotions que je ressens. Alors que finalement, si,
- Speaker #1
c'est les plus crédibles. C'est visible,
- Speaker #0
exactement. Et on n'est pas du tout à l'écoute de cette partie-là de nous. Et c'est peut-être ce qui se retrouve et ce qui est entre les deux.
- Speaker #1
Alors moi, j'ai envie de dire, je nous kiffe trop. C'est jamais trop. Mais il faut savoir que ce n'était pas du tout téléphoné, là, ce qui vient de se passer.
- Speaker #0
Le lien, en fait, j'ai trouvé ça tellement logique que...
- Speaker #1
Enfin, voilà. C'est un petit peu capillotracté, ce que je vais te faire là. Mais je vais rebondir sur ça. Souvent, ce qu'on remarque dans notre SPM, c'est que notre transit... est bloqué avant que ça se déclenche.
- Speaker #0
Donc j'aimerais que tu nous parles du coup de l'impact sur le microbiote. T'as vu l'histoire ? Ok, t'as mis la transition ? Pas mal, pas mal la transition. Alors oui, en effet, on peut avoir... tout ce qui est justement il y a un lien qui se fait entre tout ce qui est SPM, semaine où on a nos règles etc, à un lien direct avec notre microbiote notre microbiote va représenter, on le sait tous intestin J'en ai déjà fait une conférence, c'est vraiment notre deuxième cerveau. Il y en a certains qui pourraient même dire que c'est le premier.
- Speaker #1
Moi je dis que c'est le premier.
- Speaker #0
C'est ça. En fait, on a tout un système où on a justement un blindé de neurones dans nos intestins. Donc on peut vraiment faire un lien direct et je vais même rebondir sur le fait que la microbiote est une des choses sur lesquelles il faut travailler de manière prioritaire sur toutes les personnes qui ont des troubles de comportement. alimentaire. En tout cas, moi, ça fait partie de mes priorités. C'est quelque chose où je vais enquêter et on voit d'ailleurs, je peux faire des pourcentages parce que j'en fais. Sur les études, je fais beaucoup.
- Speaker #1
Oui, t'aimes bien les chiffres, toi.
- Speaker #0
Ouais, j'aime bien les chiffres. Je fais beaucoup de pourcentages et j'ai remarqué quand même que j'ai une forte majorité, à plus de 80% des personnes que j'accompagne qui ont des troubles de comportement alimentaire qui ont un dérèglement de la microbiote. Donc, on peut voir l'effet direct. Je vais même aller encore plus loin que ça. C'est-à-dire que Je remercie d'ailleurs Guillaume Font qui a fait ce livre. C'est quoi déjà ? Comment manger pour ne plus déprimer. Ok, j'ai adoré ce titre. D'ailleurs, j'avais trouvé, c'était un salon du bien-être, il y avait ce livre-là. Et en fait, c'était la première fois que je voyais une approche différente. Ce n'était pas comment je mange mes émotions, etc. Mais c'était comment notre alimentation impactait notre cerveau. et si vous avez des questions, Et ça, j'ai trouvé ça super intéressant. Il m'a appelé tout de suite, j'ai pris le livre, j'ai trouvé super. Et d'ailleurs, juste après ça, il a eu énormément de succès. Il a explosé et je trouve qu'il a un petit peu mis le doigt, maintenant c'est beaucoup mis en avant, mais mis le doigt sur l'impact de l'alimentation sur notre cerveau et sur la dépression et sur tous les troubles mentaux, psychologiques, etc. Donc là, je veux rebondir sur vraiment cette importance de travailler la microbiote sur tout ce qui est troubles de compréhension. comportement alimentaire et vraiment en faire un axe prioritaire et ne pas négliger. Alors ça veut pas dire prenez des probiotiques, vous allez plus avoir de troubles de comportement alimentaire, ça veut pas tout dire ça mais c'est vraiment très important de se renseigner sur cet axe là.
- Speaker #1
Bah en fait si je te donne une lecture émotionnelle du coup sur le microbiote, quelqu'un qui va être constipé c'est quelle émotion je garde ok, je vois c'est à dire je retiens quelque chose que je veux pas libérer que je veux pas et souvent c'est c'est émotionnellement. Parce que je garde tout, je ne veux pas que ça sorte. Tu comprends ce que je veux dire ? Et du coup, c'est pour ça aussi que pendant la période SPM, la lecture émotionnelle, quand on a ce côté, parce que c'est pas tout le monde qui n'arrive pas à aller aux toilettes 48 heures avant d'avoir ces menstruations qui sortent, souvent c'est qu'est-ce que j'essaye de garder ? Qu'est-ce que je ne veux pas montrer ? Qu'est-ce que je me retiens en fait ? Natacha, tu nous as dit plein de choses hyper intéressantes. je suis... tellement rebondir sur tout mais il nous faudrait une trilogie enfin plusieurs saisons une saison digne des feux de l'amour parce qu'il faudrait beaucoup d'épisodes en fait ce que j'aimerais rebondir c'est tout à l'heure tu nous as expliqué que cette femme que tu as actuellement tu as travaillé une nutrition hormonale donc je sais que tu as des programmes de nutrition thématique est-ce que tu peux nous donner pour que nos auditeurs qui nous écoutent et qui sont un peu autonomes chez eux ou qui ne sont pas encore prêts à passer le pas de faire un coaching est-ce que tu peux donner des pistes de nutrition par rapport à la TCA ?
- Speaker #0
En fait dans la TCA ce qu'on va retrouver quand on type avec des compulsions alimentaires on peut avoir des compulsions qui soient sucrées et salées même si globalement j'en ai souvent plus qui sont sucrées mais il y en a quand même aussi du fromage, du pain, etc. Merci. Mais l'important dans ce contexte-là, c'est de stabiliser la glycémie.
- Speaker #1
Ok,
- Speaker #0
d'accord. Stabiliser la glycémie, ça veut dire partir sur des repas qui vont générer une énergie stable. Donc on commence par exemple par le petit déjeuner. Partir sur un petit déjeuner qui soit par exemple protéiné, avec du bon gras et des glucides lents, vont faire que tu vas stabiliser ton énergie jusqu'au repas. du midi et qui va faire que tu peux avoir des compulsions émotionnelles mais déjà on va retirer les compulsions et les envies de manger qui sont dues au physiologique ok d'accord donc on travaille ça dans un premier temps le midi tu vas faire un repas qui sera stable, pareil, avec une bonne énergie. Donc généralement, on dit des glucides lents, donc des féculents, la protéine, les légumes pour générer le tout. Et d'avoir une assiette qui soit suffisamment complète où tu manges suffisamment bien, va faire que pareil. tu vas permettre d'avoir une énergie stable jusqu'au repas du soir. Le repas du soir, tu vas faire un repas qui est un peu plus léger pour te permettre d'avoir un sommeil plus réparateur. Dans les personnes qui ont des compulsions alimentaires, en tout cas moi dans ma façon... d'accompagner, c'est important de faire plusieurs collations dans la journée. Parce qu'en fait, elles ne sont pas capables dans un premier temps, ou même toujours, de tenir trop longtemps sans manger. Ça va générer du stress, ça va générer de l'obsession alimentaire. Donc en fait, tu autorises et du coup, ça ne vient plus du grignotage. Donc, c'est assez stratégique de dire que tu inclues plusieurs micro-collations dans la journée et tu les travailles de manière stratégique et plaisir en même temps et comme ça, on n'est plus sur du dire, oh là là, j'ai mangé entre les repas, j'ai grémuté. Non, c'était autorisé, c'était ok et on choisit les bons aliments pour la journée. Donc ça, globalement, c'est un peu le plan de comment je travaille, de la façon dont je travaille.
- Speaker #1
Ce qui m'a fait sourire quand tu parlais de autoriser plusieurs collations, ça m'a fait penser, quand on est bébé, qu'on mange toutes les 4 heures, Oui. Et en fait, tu vois, on arrive vraiment dans cet état de réconfort qu'on a besoin. Et du coup, ce réconfort, souvent, ça touche une blessure émotionnelle.
- Speaker #0
Oui. On en parlera dans le prochain épisode.
- Speaker #1
Dans le prochain épisode. Mais tu vois, du coup, c'est vraiment, tout a vraiment un lien. Du coup, Natacha, si je te demandais de résumer cet épisode.
- Speaker #0
Alors, si je devais résumer, c'est déjà que les personnes, j'espère qu'elles ont compris ce que c'était justement les TCA, les troubles de comportement alimentaire, et de rappeler que ça se travaille sur plusieurs axes. Notamment, j'ai parlé avec l'équilibre de la glycémie, avec la microbiote. Je n'en ai pas parlé, mais aussi tout ce qui est carence sur les bilans bio, sur le travail sur le système nerveux, aussi avec le cortisol, du point de vue hormonal, le stress chronique, tout ça fait qu'il faut voir cette vue d'ensemble quand on travaille sur les TCA. Et notamment, l'année. alimentation et conjointe avec aussi toutes les parties de la sphère émotionnelle. Donc c'est là que tu vas rentrer en jeu. Donc on va, on vous prépare un épisode spécialement concentré sur cette partie-là. Donc reste avec nous et tu écouteras le prochain épisode. J'ai encore un truc à te... T'as encore une question ? Dis-moi. Désolée. J'avais pas envie d'arrêter. Si t'avais un dernier message à leur donner. C'est surtout que les personnes qui atteintes de TCA, ce ne sont pas des personnes qui sont faibles, d'accord ? Ce ne sont pas des personnes qui n'y arrivent pas. C'est qu'elles sont atteintes par un réel trouble et qu'elles ont besoin d'aide.
- Speaker #1
Donc du coup, aujourd'hui, tu as eu tous les conseils physiologiques. Rendez-vous dans l'épisode suivant pour ta lecture émotionnelle. À très vite ! Des bisous ! Vitamine E !