- Speaker #0
Bienvenue dans ce podcast dédié aux histoires de sportifs. Dans cet épisode, nous allons recevoir Jérôme Sordello. Alors, je monte dans ma voiture pour vous parler de Jérôme. Eh oui, je monte dans la voiture parce que je vais chercher Jérôme à la gare. Gare de Lille, dans les Hauts-de-France. Jérôme vient d'Antibes. Aujourd'hui, il y a un beau ciel bleu, donc il ne sera pas trop dépaysé. Je vous donne des indices sur Jérôme avant qu'on démarre. Jérôme vient ici, dans les Hauts-de-France, pour donner une formation. Il est au sport, bien sûr. Il est aussi conférencier. Puis un dernier indice, Jérôme écrit... des livres sur le sport, évidemment. Ça nous promet un podcast passionnant. Il n'y a plus qu'une chose à vous dire. Direction la gare. Ça y est, le train vient d'arriver sur la voie 8. Salut Jérôme,
- Speaker #1
tu vas bien ? Salut Olivier, ça va très bien et toi ?
- Speaker #0
Tu as fait bon voyage ?
- Speaker #1
Très bon, ça va. J'ai plus de peu dormir quand même.
- Speaker #0
Écoute, je t'emmène. En plus, tu arrives dans le nord et il y a un beau ciel bleu.
- Speaker #1
Magnifique !
- Speaker #0
Alors ça y est, nous sommes dans la voiture avec Jérôme. On va peut-être profiter du temps de la route, Jérôme, pour que tu nous fasses ta présentation. Est-ce que tu peux nous dire qui tu es, ton âge, ta vie, ton œuvre ? Je te passe le micro parce que je conduis, donc ça pourrait être dangereux.
- Speaker #1
Ça marche, alors je prends le relais. Moi, c'est Jérôme, j'ai 41 ans, je suis Nakane, j'habite au Canet, juste à côté. Ce qui nous réunit ici aujourd'hui, c'est plutôt le côté sportif. En termes sportifs, moi j'ai toujours pratiqué du sport, parce que j'ai toujours vu mon père faire du sport. Tout d'abord j'ai fait du foot et du judo, j'ai arrêté le judo pour continuer par le tennis, et pendant quelques années je me suis dédié uniquement au tennis. Et puis au bout d'un moment, j'avais envie de trouver une activité qui me permette de me dépenser un peu plus, je me suis mis un peu à courir, je me suis mis un petit peu à faire du vélo, et un jour en allant chez Décathlon Cannes, j'ai vu une affiche sur un... sur un sport qui s'appelait le triathlon, qui enchaînait la natation, le vélo, la course à pied. Je me suis dit, c'est génial, je cours déjà, je fais du vélo, il ne me manque plus qu'à nager, je pourrais faire du triathlon. Et c'est comme ça que je suis rentré dans le triathlon il y a maintenant un peu plus de 20 ans. Et aujourd'hui, je continue à courir, je fais un peu moins de vélo parce que c'est chronophage et que ça prend du temps. Mais je continue à courir par passion parce que c'est le sport qui est le plus facile à faire et accessible soit en temps, soit en lieu aussi. Voilà. Sinon après côté boulot, moi j'ai fait un DESS de prépa physique que j'ai terminé à l'université de Strasbourg. Et suite à cela, je suis rentré comme formateur pour un équipementier sportif où je forme les gens à l'utilisation de différents outils de travail de remise en forme et d'amincissement. Donc ça, c'est mon cœur de métier que je fais depuis 2003 maintenant. Et depuis 2010, j'ai réussi aussi à travailler dans mon sport passion qui est le running. Tout d'abord en tant que pigiste pour le magazine Jockey International. Ça fait maintenant 9 ans que je travaille avec eux pour écrire des articles principalement sur l'entraînement. Puis après, en tant que vendeur conseiller dans les magasins, j'ai commencé par travailler dans un spécialiste pendant 3 ans. Et maintenant, depuis deux ans, je suis vendeur conseiller running chez Decathlon au magasin d'Antip.
- Speaker #0
Merci Jérôme. Alors, on va se faire un petit bout de route et puis la suite, c'est dans un instant et même tout de suite. Bon, Jérôme, ça y est, nous voici devant des micros pour que tu nous racontes ton parcours sportif. Est-ce que tu peux nous parler de ton enfance et des premiers émois sportifs que tu as eus, surtout concernant le running ? Par exemple, ta première course, tes premières sensations ou tes premières victoires ?
- Speaker #1
Oui, alors ça arrivait un peu tardivement parce que ma première course, elle date de 1996, j'avais 18 ans. Et en fait, j'avais le père d'un copain qui devait faire une course d'ailleurs à Antibes, là où je travaille maintenant, qui s'appelle Courir pour une fleur, qui est toujours couru et qui était sur un format 20 kilomètres. Donc on partait pas loin du port d'Antibes et on arrivait quasiment sur la place de... de la ville. Et du coup, moi j'avais envie de sortir un peu des sentiers battus et puis d'aller chercher un challenge que je n'avais jamais affronté. Donc pour moi, se lancer sur 20 km, je n'avais jamais fait. J'avais couru un petit peu comme ça, quelques footings et j'étais loin d'imaginer si je pouvais le faire et puis en combien de temps je pouvais le faire. Donc du coup, je suis parti avec le père de mon copain qui m'a bien briefé, qui a qui essaie de me maintenir dans une allure confortable. pendant les 12-13 premiers kilomètres et puis vu que je me sentais bien il m'a dit bah écoute maintenant tu peux y aller fais toi plaisir prend ton allure et on se retrouve à l'arrivée donc j'ai un petit peu accéléré et j'ai fini voilà la course dans un état de fraîcheur j'étais bien et ça m'a tout de suite donné envie de renouer l'expérience sur d'autres courses
- Speaker #0
Et est-ce que tu t'es dit dès le départ, tu t'es dit tiens, bientôt ou plus tard, je ferai 29 marathons à travers le monde, je ferai des Ironman. Est-ce que c'est quelque chose qui t'a animé tout de suite ?
- Speaker #1
Pas du tout, parce que le marathon, déjà j'étais loin d'imaginer ce que c'était. Je n'étais pas encore entré dans le monde du running, donc je connaissais très peu la distance et surtout les difficultés pour s'y préparer. Donc non, je me suis juste dit que j'avais vraiment apprécié cet effort et que j'avais hâte de renouveler l'expérience. Du coup, le challenge que j'ai mis, c'était de revenir l'année d'après et d'essayer d'améliorer mon temps sur cette course, sur cette distance.
- Speaker #0
Et donc, tu vas progresser un peu à la fois, c'est-à-dire que tu vas rallonger les distances pour arriver jusqu'au marathon.
- Speaker #1
Non, en fait, j'ai fait cette course une deuxième fois. Bien sûr, en moins de temps, parce que j'avais un petit peu plus d'expérience. Et puis après, je me suis pris au jeu. J'ai commencé un peu à faire toutes les courses dans le département, voire un petit peu en dehors de département. Et comme j'étais junior à l'époque, très rapidement, je faisais souvent premier junior de la course. Donc, à chaque fois, je rentrais avec ma petite... coupe donc le week-end suivant j'allais sur une autre course je ramenais ma petite coupe je me suis pris au jeu et en fait j'ai pas tout de suite cherché à augmenter la distance j'ai essayé de faire les courses qui étaient autour de chez moi et naturellement c'était des courses qui allaient de 10 à 20, 22 km donc je restais sur des formats de ce standard là et l'envie de faire le marathon est arrivé beaucoup plus tard parce que j'ai fait mon premier marathon qu'à 25 ans en fait donc Donc... six ans ou sept ans après avoir commencé à courir sur les courses de ma région.
- Speaker #0
Et alors quand tu étais gamin, il y a toute la famille qui suivait, qui t'encouragait sur la ligne d'arrivée ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. En fait, à 18 ans, j'avais la voiture. Donc je partais soit tout seul le dimanche matin, soit avec un copain avec qui je m'entraînais, qui lui était Espoir, donc il était juste un an de plus que moi. Il avait été la catégorie au-dessus. Donc, lui, souvent, comme il était le seul où ils étaient deux espoirs, il ramenait la coupe aussi. Donc, tous les deux, on partait en voiture le dimanche matin et puis on allait se faire aller course un petit peu ici, là. Et petit à petit, oui, mes parents, ils ont vu que je commençais à m'intéresser de plus en plus à ce sport et être de plus en plus motivé. Et du coup, ils ont commencé à venir me voir aussi sur les courses pendant la maison.
- Speaker #0
Alors, je le disais tout à l'heure, tu as couru 29 marathons. et partout dans le monde. Je vais citer quelques villes, Buenos Aires, Helsinki, Porto, Boston, Reykjavik, Honolulu, Liverpool. D'abord, lequel était le plus beau pour toi ? Et puis, est-ce que c'est aussi une façon de voyager, tout compte fait, de courir ?
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est vraiment une grosse excuse pour voyager. Avant tout, c'est une excuse pour se maintenir en forme, pour avoir une raison de plus de faire une activité physique et de se bouger. Pas tous les jours, mais de la façon la plus régulière possible. Mais c'est vrai qu'après, je choisis les lieux en fonction des pays que je veux visiter et des choses belles qu'il y a à découvrir dans le monde. Donc voilà, ça m'a amené à aller très loin. Le plus loin, c'est Honolulu. Donc ça, c'est un souvenir un peu spécial parce que j'étais bercé par la série Magnum. et donc à aller sur les terres de Magnum et voir les paysages que je voyais sur... pendant la série. C'était un petit rêve d'enfant et du coup, j'ai allié les deux, ma passion naissante pour la course à pied et la distance du marathon et puis le fait que je suivais cette série. Après, je ne dirais pas que ce soit le plus beau parce que déjà, le départ, il se fait à 5h30 de nuit, donc on ne voit pas grand-chose. Par contre, le départ, il y a quelque chose d'assez exceptionnel parce que le coup de départ est donné avec un véritable feu d'artifice. qui est lancé juste un peu dans notre dos. Et en fait, on voit tout l'effet pyrotechnique qui est au-dessus de nous. Donc sur les premiers mètres, tout de suite, tout le monde se retourne un petit peu pour voir le spectacle. Et c'est vrai que ça donne quelque chose d'assez spécial à ce marathon. Et puis du coup, on parcourt tout le lever du soleil et on finit après sur le bord de mer. En partant à 5h30, j'ai eu la chance d'arriver avant 8h30. Dès l'arrivée passée, j'ai pu me baigner, aller sur la plage, prendre mon petit bain et prendre le petit déjeuner face à la mer. C'était assez spécial. Mon plus beau souvenir, je pense que ça reste Boston. Parce qu'aux Etats-Unis, il y a vraiment une... un engouement qui est complètement différent envers le sportif par rapport à chez nous en Europe. Tous les gens nous acclament, toute la longueur, tout le long du parcours, on est encouragé. Il y a des milliers de spectateurs qui, du coup, par ce fait-là, ne sont pas forcément des spectateurs. Moi, je dis souvent qu'en Europe, on a des spectateurs et aux États-Unis, c'est des vrais supporters. Donc, ils encouragent tout le monde. Ils arrivent à déchiffrer notre prénom sur le dossard. et du coup ils ont toujours un petit mot sympa pour... pour nous et ils sont toujours très motivants dans leur encouragement donc pour moi ça reste ça reste dû à la ferveur de ce marathon d'autant plus que c'est le plus ancien marathon contemporain du coup ça reste pour moi mon plus beau souvenir en termes de course et de vécu sur sur un marathon.
- Speaker #0
Alors ton meilleur temps au marathon d'ailleurs je crois que c'est à Boston ton meilleur souvenir c'est exact. Tu fais 2h39 c'est ça ?
- Speaker #1
Non non je fais 2h43 et 0,9 secondes Oui, après, en fait, moi, j'ai un copain qui s'appelle Guillaume et que j'ai rencontré sur la ligne de départ du marathon Niskan en 2014. Et on avait plus ou moins le même niveau. Et lui, il était parisien. Moi, j'étais sur Cannes. Et en fait, à distance et à temps interposé, chacun, à chaque marathon, faisait une meilleure performance, abaissait son record personnel. Et on se tirait un petit peu la bourre comme ça. Donc on est parti de 2h53 à 2h52, puis 2h51, puis 2h48, puis 2h47. Et en fait, avec une scène émulation à distance, on a su se motiver l'un l'autre. Et du coup, en 2016, lui, il est toujours d'ailleurs dans l'optique de participer aux 5 plus grands marathons pour obtenir la... la fameuse médaille des finishers des marathons les plus connus dans le monde. Et du coup, il a voulu aller à Boston faire ce marathon-là. Et il m'a demandé si je voulais l'accompagner. Comme c'était une période sur laquelle je savais que j'allais être libre, du coup, j'ai signé tout de suite et je suis parti faire le marathon de Boston avec lui. On a essayé de faire une course commune. Et puis, en essayant d'être sur les bases de son record, voire mieux. Pour lui, ça a été un peu compliqué puisqu'il a eu des soucis de digestion. Mais pour moi, j'ai réussi à rester dans le tempo du début à la fin. J'ai même pu accélérer sur la fin de course. Et c'est ce jour-là où je bats mon record personnel.
- Speaker #0
Tu as un petit rituel avant le départ des courses ?
- Speaker #1
Non, pas spécialement. Moi, ce que j'aime, c'est essayer d'arriver le plus tard possible sur la ligne de départ. parce que je trouve que les dernières minutes qui précèdent le départ, ça peut être toujours un peu angoissant. On peut se ressasser pas mal de choses. Est-ce qu'on est prêt ? Est-ce qu'on a pu éliminer la fatigue de la préparation ? Donc, c'est du temps d'attente qui peut éventuellement, moi, m'amener à un peu stresser ou à me poser des mauvaises questions. Donc, du coup, je préfère toujours arriver au dernier moment. donc j'essaye de faire un rétro-planning jusqu'à mon arrivée sur la ligne de départ, de sorte à ce que je n'arrive pas trop tôt, mais pas non plus trop tard, bien sûr, pour pouvoir avoir accès au sas et de prendre la ligne de départ. Mais sinon, pas spécialement.
- Speaker #0
Je me permets maintenant, Jérôme, de te poser une question un petit peu perso. Je suis allé enquêter sur ton Facebook et on y voit des photos d'énormes gâteaux au chocolat avec de la crème. Ma question, c'est comment on fait pour courir si vite quand on mange de si gros gâteaux ?
- Speaker #1
Mon père est pâtissier. Du coup, j'ai été bercé toute ma jeunesse par les ateliers culinaires de mon père. Moi, c'était simple. Le lundi matin, mon père envoyait 32 pains au chocolat dans le four. J'étais avec mon frère pour les partager. Donc, ça, on faisait 16 par personne à raison de deux par jour. On arrivait tranquillement à les manger sur la semaine. Et malgré le fait... que j'ai toujours mal eu une activité physique par les différents sports que j'ai pratiqués j'ai pris un peu de poids pendant, juste avant la phase d'adolescence où on commence à vouloir un petit peu draguer les filles et si possible il faut être bien présenté et voilà ça a été un petit peu un moment un peu délicat où je me suis posé la question j'aime bien manger toutes les Et... Les sucreries que mon père fait, mais en même temps, je n'ai pas envie de devenir obèse ou en surpoids. J'ai envie d'être bien dans mon corps. Donc, je me suis posé la question. Soit j'accepte d'être comme je suis et je continue à manger des sucreries, tant pis. Soit je continue à manger des sucreries ou des gâteaux. Mais en même temps, toutes ces calories que j'incurgite, il faut que je les élimine. Et c'est une des raisons qui m'a fait d'ailleurs tourner vers des activités physiques avec une grosse dépense énergétique. Donc au début, la course à pied, mais très rapidement le vélo. Et comme on en a parlé après le triathlon, qui me permettait par les trois disciplines d'avoir un volume d'entraînement qui était relativement important et qui faisait que même si je mangeais un peu tout et n'importe quoi à côté, j'arrivais à rester plus ou moins svelte toute l'année.
- Speaker #0
Et alors justement, tu as fait des Ironman, tu as fini.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et c'est un entraînement particulier, l'Ironman, comment on gère ça avec la vie de famille, avec la vie professionnelle ?
- Speaker #1
Alors j'ai fait les Ironman principalement, bon mon premier ça date de 2003, j'avais 25 ans, j'étais encore étudiant en fait, c'était ma dernière année d'études. Donc du coup on avait un planning relativement souple qui me permettait de pouvoir m'entraîner à souhait. Donc pour ça c'était pas forcément... compliqué. Le plus dur, c'était juste de se motiver, de se dire que tous les jours, il faut faire quelque chose. Il faut soit aller à la piscine, soit prendre son vélo et faire des heures sur la selle, soit courir des kilomètres et des kilomètres. Hormis ça, c'était plus ou moins facile à gérer, même si, du coup, il fallait un peu délaisser les sorties avec les copains. Si je sortais boire une bière, j'en buvais qu'une et puis je rentrais à 22h, alors que tout le monde finissait à 3h du matin, parce que le lendemain matin, j'avais rendez-vous à 8h avec les collègues du club pour aller faire la sortie. la sortie vélo. Donc ça c'était relativement facile. Après, j'ai renouvelé l'expérience dix ans après, en 2013, et là je travaillais. Du coup, il a fallu faire un peu quelques sacrifices. Or je m'entraînais un petit peu différemment, j'essayais de profiter des quelques temps libres ou des gros week-ends que le calendrier nous permettait, de faire un petit peu des blocs d'entraînement où je partais trois jours. faire beaucoup de bornes sur peu de temps et puis du coup j'ai essayé d'alléger un peu en semaine ou les moments où je travaillais un peu plus l'entraînement. Aujourd'hui j'essaye de profiter des moments où je prends pas trop sur le temps de famille donc j'essaye soit d'aller courir tout le matin souvent je rentre de ma séance de course à pied tout le monde dort encore. Je rentre pile poil pour le petit déjeuner, on prépare le café, on prend le petit déjeuner ensemble. Ou comme je travaille à Décathlon qui est par le plus court à 10 km de chez moi et par le bord de mer à 14-15 km de chez moi, je fais de temps en temps le trajet en courant. Comme on a la chance d'avoir une douche sur place, du coup ça me permet de faire mon trajet entre 50 minutes, si je passe par le plus court. Et 1h15 par le plus long. Alors qu'avec la voiture, je mettrais une demi-heure. Mais du coup, finalement, j'ai alloué que 40 minutes à mon activité physique et sportive. En plus, au lieu de faire une heure et quart sur un temps de 24 heures. Donc, j'essaie de jouer sur les possibilités qui me sont données pour essayer de ne pas prendre trop de temps.
- Speaker #0
Alors, avant qu'on parle des bouquins et on fera le focus sur un de tes livres qui s'appelle Les secrets de l'entraînement kényan, parce que tu es allé sur place. Juste avant, une petite parenthèse sur tes formations, tes conférences. C'est évidemment lié au sport. Ça parle de quoi ?
- Speaker #1
Depuis le mois de juin, chez Decathlon Antibes, j'ai lancé les conférences running. J'avais juste envie de partager mon expérience, aussi bien de coureur que d'écrivain. C'est-à-dire d'essayer de partager tout ce que j'ai écrit dans mes bouquins avec le plus grand public. On a l'âge chez Decathlon d'avoir beaucoup de clients, donc on peut partager ça avec beaucoup de monde. J'ai demandé à pouvoir créer les conférences running tous les premiers lundis du mois. Mon responsable m'a laissé carte blanche. Il m'a juste demandé de quoi j'avais besoin en termes de temps, en termes d'outils. On a calé la première date en juin. Depuis, chaque mois, on cale une conférence sur une thématique différente à chaque fois pour essayer d'intéresser tous les publics.
- Speaker #0
Alors, les livres, justement, on en parle. D'ailleurs, je vais les citer. Je prends un petit cahier parce qu'il y en a quand même pas mal. Ils sont là. Tu as écrit six bouquins.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Il y a le coaching du sportif avec une préface de Didier Deschamps.
- Speaker #1
C'est mon tout premier.
- Speaker #0
Si ça, ce n'est pas la classe.
- Speaker #1
En fait, je ne l'ai jamais rencontré. Il faut le savoir. Mais bon, j'ai un ami de la famille qui... Il travaillait dans le milieu du football, notamment sur l'aspect tactique, et il connaissait la jointe de Didier Deschamps. Donc on lui a demandé par son biais de lire le bouquin, et si ce qui est écrit dedans lui convenait ou lui semblait juste, correct, on lui a demandé gentiment de faire la préface, et il a gentiment accepté de me la faire, donc c'était cool.
- Speaker #0
Il y a eu aussi mon entraînement sur Power Plate, donc il n'y a pas que des livres sur le running. Il y a eu l'entraînement avec Swiss Ball, il y a eu la Bible du running, qui est quand même une référence en matière de running. Il y a eu un deuxième bouquin sur le Power Plate. Il y a eu Les secrets de l'entraînement kényan, on fera un petit focus après là-dessus. Et a priori, il y a un bouquin qui est prévu en 2020, puis je crois que tu as encore des projets. Mais la vraie question, c'est à quel moment tu t'es dit, tiens, j'ai peut-être une appétence à l'écriture, je vais courir et puis je vais aussi écrire.
- Speaker #1
Ça m'est venu de ma maîtrise et du mémoire que j'ai dû faire. Un mémoire que j'avais fait sur l'estime de soi des athlètes. J'avais pris comme public les triathlètes que j'accompagnais. Tout ce travail de recherche, d'information, m'a beaucoup plu parce que j'ai appris beaucoup de choses. J'ai trouvé aussi que finalement, il y avait beaucoup de théories. mais très peu en fait de choses concrètes qu'on pouvait tout de suite mettre en pratique. C'est-à-dire que moi j'avais beau lire des livres sur la concentration, la motivation, l'attention, à aucun moment quand je me retrouvais devant mes athlètes, je savais comment les accompagner. Qu'est-ce que je dois leur dire ? De quelle façon je dois leur dire ? À quel moment je dois leur dire pour les motiver et qu'ils tirent le maximum de leur potentiel physique ? Et puis, ça m'a vachement plu. Et comme du coup, je trouvais que dans la littérature, il y avait peu de données là-dessus. Mais en fait, j'ai fait tout simplement une proposition de manuscrits aux éditions Amphora, qui est l'édition numéro une dans le livre sportif. Et tout de suite, en fait, l'éditeur m'a appelé, il m'a fait confiance. Je lui ai proposé un sommaire détaillé. Il m'a dit, écoute, c'est exactement ce que je voyais comme bouquin. Il m'a orienté un peu pour développer plus ou moins un ou deux chapitres. Et c'est comme ça que j'ai commencé à écrire.
- Speaker #0
Venons-en à ce livre dont on a beaucoup parlé, Les secrets de l'entraînement kényan. Parce que ça fait des années que tout le monde essaie de trouver le secret des kényans, en disant, mais pourquoi ils sont toujours devant ? Pourquoi courent-ils plus vite ? Toi, t'es allé sur place, au centre de formation de Bob Tari. Pour faire un petit récap' pour ceux qui ne connaissent pas, Bob Tari, c'est un athlète français. Je crois qu'il est né à Metz ou à Strasbourg, dans l'Est de la France. Et il était surtout spécialiste du 3000 mètres steeple.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Un grand gaillard d'1m91. Donc il a un centre là-bas. Et toi, pour écrire ton bouquin, tu vas partir t'entraîner avec des Kenyans. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu cette aventure ?
- Speaker #1
Donc on est parti en mars 2015. Bon déjà, c'était une aventure géniale parce qu'il y avait des gens de tous niveaux. Donc aussi bien des mecs qui couraient le 10 bornes en moins de 30 que des personnes qui couraient en plus d'une heure. Donc on avait affaire à... panel de joggeurs et de runners très divers et variés donc c'était intéressant et très enrichissant et en plus on venait de plein d'endroits différents donc promis à vivre cette première expérience parce que c'était vraiment une première à l'époque et du coup on est parti là-bas
- Speaker #0
The first round in Kenya
- Speaker #1
Oh yeah On va être bien ici à Eten Bye Alors moi, j'étais en train de finaliser l'écriture de la Bible du Running. Et pour moi, quand je me suis retrouvé là-bas, j'ai eu comme un déclic où je me suis dit, en fait, là, il y a peut-être une suite logique à la Bible du Running. J'ai fait un gros pavé, un livre qui est devenu une référence, qui parle de toutes les thématiques qui approchent de loin ou de près la pratique de la course à pied. Mais peut-être qu'il y a quelque chose à faire, un peu plus spécifique, et un focus à faire sur ces lattettes qui permettraient d'expliquer pourquoi. pourquoi c'est les meilleures études au monde, et expliquer comment ils s'entraînent, comment ils vivent, et essayer de partager l'expérience que j'ai vécue en 2015. Donc du coup, j'y suis retourné pour finaliser l'écriture de ce bouquin-là. Pendant deux ans, j'ai fait mes propres recherches, j'ai lu toutes les études scientifiques qui ont été faites sur les Kenyans, et j'ai écrit ce livre-là. Et je suis retourné pour bien valider que tout ce que j'avais écrit, tout ce que les études disaient. Tout ce que les études disaient était bien vrai ou pas. Et puis aussi avoir l'avis, le retour de Bob qui nous avait accueillis lors du premier stage et qui lui a bien voulu apporter son expérience du haut niveau et bien sûr 20 années d'expérience de stage d'entraînement là-bas au Kenya parce que ça a été un des premiers athlètes français à partir là-bas à s'entraîner avec eux et comme eux.
- Speaker #0
Les explications de leur supériorité, c'est marrant parce qu'il y a Bob Tari qui explique que pour les Kenyans, lui est un obèse. Alors qu'il fait 1m91 pour 75 kilos peut-être, mais les Kenyans, la moyenne c'est 1m75 pour 57 kilos.
- Speaker #1
Je crois que la moyenne du marathonien kenyan, on est sur 1m71, 1m72 et 57 kilos. Donc ils sont effectivement plus légers, ils sont aussi plus... plus mince ou effectivement le pourcentage de masse grasse qui est vraiment inférieur.
- Speaker #0
Je crois que c'était 4,5.
- Speaker #1
On retrouve certains athlètes européens qui ont ce taux de masse grasse, mais c'est beaucoup plus rare. Alors que toutes les athlètes clignants, là-bas, ils sont super secs. Ils sont super fins. C'est une des raisons. Après, il y a énormément de raisons qui expliquent qu'ils font partie des meilleurs coureurs au monde. Le poids, bien sûr, le poids en est un, parce que le poids, ça coûte de l'énergie. à déplacer et automatiquement si on fait moins de poids on a un coût énergétique inférieur et du coup une meilleure économie de course mais au delà de ça il y a différentes raisons et surtout je voulais faire la part des choses entre les idées reçues vous savez qu'on avance tout un tas d'explications et l'idée c'était de savoir est-ce que ce qu'on dit est vrai ou pas et en déduire quelles étaient les vraies raisons du succès Merci.
- Speaker #0
Ça se passe comment ? C'est quoi ton ressenti ? Est-ce que tu peux nous raconter l'ambiance d'un entraînement kényan ? Toi qui l'as vécu sur place ?
- Speaker #1
Alors déjà c'est très difficile parce que la première chose dont on doit tenir compte là-bas c'est l'altitude. Alors moi je suis allé à Iten. Iten c'est vraiment le meilleur endroit au Kenya pour s'entraîner. C'est de là, de ce village où sort la majorité des athlètes kényans. On est entre 2003 et 2400 mètres d'altitude.
- Speaker #0
S'entraîner là-bas, c'est très difficile. Il y a un gros travail d'adaptation qu'il faut faire. Moi, j'ai eu la chance d'y aller deux fois, mais j'ai eu la chance, une chance limitée, c'est que j'ai pu rester au maximum dix jours. Donc, j'avais très peu de temps pour m'acclimater. J'ai voulu quand même en profiter, donc j'ai quand même réussi à faire des sorties longues, à faire des séances de fractionnés sur piste. Mais du coup, j'ai dû automatiquement les adapter. C'est-à-dire, soit je devais diminuer mes allures normales, Soit je devais diminuer les temps de... de travail, soit je devais augmenter la récupération. Donc voilà, il fallait un petit peu s'adapter. Donc je n'ai pas forcément pu participer au Fart Lake Kenyan, c'est-à-dire le lundi matin où tout le monde se retrouve à la sortie du village, on peut retrouver jusqu'à 400 athlètes qui partent à 6h du matin au lever du soleil, tous ensemble et au bout de 2-3 kilomètres d'échauffement. Ça c'est le chose qu'on peut tenir parce que Il part très lentement. Même Kipchoge, le grand man du monde du marathon, aujourd'hui, son premier kilomètre, l'entraînement, il le fait en 5 minutes 30. Donc, il est à 11 kilomètres heure. Tout le monde peut le suivre, pratiquement. Mais par contre, passé le troisième, ils sont à 3,45, 3,30. Et là, je peux tenir, mais pas très longtemps. Donc, si c'est pour rien faire, c'est dommage. Donc, en fait, un athlète européen qui part là-bas, les premiers jours, il doit s'entraîner seul parce que... Ou alors, il prend des lièvres qui vont s'adapter à son niveau et qui vont pouvoir l'accompagner, de sorte à lui montrer les chemins et autres.
- Speaker #1
Alors justement, ils sont sympas les Cagnans ou ils sont un peu moqueurs quand ils voient un athlète européen disant « si tu veux courir avec nous, bonhomme, va pas leur t'accrocher » .
- Speaker #0
Non, les Cagnans, ils sont super sympas. Tout le monde, que ce soit les habitants adultes, mais surtout les enfants, ils nous saluent quand on passe. toujours par un petit jumbo qui veut dire salut en kényan. Et ils répètent systématiquement cette question « How are you ? » « Comment tu vas ? » « How are you ? » Et tous les enfants, ils répètent ça, ils ne savent dire que ça en anglais. Mais ils sont super accueillants, ils sont toujours très heureux de nous voir parce que maintenant c'est un peu démocratisé, mais quand des enfants kényans voyaient des Blancs, courir sur leur terre, ça leur faisait un petit peu bizarre. Ils étaient toujours un petit peu surpris, parfois quand on allait vers eux, un petit peu peureux. Quand on arrivait avec les smartphones ou les appareils photo pour les prendre en photo, ils se demandaient ce que c'était. Après, dès qu'on leur montrait l'image ou la photo qu'on avait pris d'eux, ils étaient comme des fous. Hello la France Oui, excellent. Le ressenti là-bas, il est vraiment très agréable en tant que visiteur. On est vraiment très bien reçus. Après, maintenant, ils ont très bien compris que l'européen, c'est aussi une source financière. Donc, on a beaucoup d'athlètes kényans qui sont loin d'être les meilleurs là-bas, mais qui, justement, très rapidement se proposent comme étant des partenaires d'entraînement ou des lièvres. en contrepartie soit de vêtements, soit d'un petit peu d'argent pour pouvoir agrémenter leur quotidien.
- Speaker #1
On change complètement de sujet. Qu'est-ce que tu trouves dans ta pratique quand tu fais du sport tous les jours ? Qu'est-ce qui t'anime ? Qu'est-ce qui te fait du bien ? Qu'est-ce qui te réjouit ? Et qu'est-ce qui te pousse à y retourner ?
- Speaker #0
Alors la première chose, c'est la dépense. La dépense énergique ou la notion de mouvement. J'ai un réel plaisir... un réel plaisir à sentir mon corps en mouvement, à aller bouger, à faire quelque chose. J'éprouve une satisfaction physique à me déplacer, et notamment à me déplacer en courant. Après, moi, j'ai différentes activités professionnelles. Je suis vendeur en magasin, donc chez Decathlon, en TIB, 25 heures par semaine, et le reste de mon temps, je suis beaucoup devant l'écran pour soit écrire des livres, soit écrire des articles. Donc je passe quand même pas mal de temps en intérieur. Pour moi, c'est ma vraie bouffée d'air frais de pouvoir me dire qu'aujourd'hui, j'ai une heure pour moi, je vais prendre mes baskets et je vais regarder la colline qui est en face de chez moi. Je vais aller là-bas, je vais me faire un petit tour et je vais revenir. Au moins, ça m'a permis de bouger, ça m'a permis de me dépenser et ça m'a permis aussi un petit peu de me déconnecter. Parce que toute la journée, soit avec des gens, soit devant un ordinateur. avec bien sûr Internet et autres, finalement, on est assaillis de tous les côtés et on n'a plus de temps, finalement, juste pour nous. Quelque part, c'est ma séance de motivation quotidienne d'aller courir, tout simplement. Et je le fais parce que c'est simple et que j'aime bien aller faire un petit tour. C'est Marco Olmo, un trailer qui habite dans un village à côté de mon village en Italie, qui lui dit, moi, je ne pars pas m'entraîner, tous les jours, je pars faire un tour. L'important, c'est que quand je reviens, j'ai eu le sentiment de faire un bon tour. Et c'est exactement moi ce qui m'anime. Bien sûr, je varie mes séances parce que j'ai des objectifs et que je me fixe des challenges. Mais le principe de base qui me pousse tous les jours à bouger ou quasiment tous les jours, c'est d'aller faire mon petit tour dehors.
- Speaker #1
Toi qui es confirmé et qui aimes transmettre apparemment, sinon tu n'écrirais pas de livre et tu ne donnerais pas de conférences et tu ne travaillerais pas tout le temps que dans le sport. Qu'est-ce que tu dirais à... quelqu'un qui est débutant, qui part faire sa première course. Qu'est-ce que tu lui donnerais comme conseil ?
- Speaker #0
Ce que je répète souvent, le maître mot pour moi, c'est la progressivité. C'est-à-dire de faire les choses dans le temps. Aussi bien en termes de distance à parcourir, aussi bien en termes de vitesse, d'allure, en termes de dénivelé, il faut vraiment prendre le temps. Parce que quand on découvre une activité et qu'on commence à prendre du plaisir, on a très vite envie soit d'aller plus loin, soit d'aller plus vite. et automatiquement dans les semaines qui suivent c'est la blessure assurée. Donc du coup on s'arrête, on régresse et on ne peut pas pratiquer son sport et du coup après on reprend et souvent on reprend trop vite et on se re-blessent. Donc l'idée c'est de pouvoir pratiquer régulièrement dans le temps. Donc pour moi c'est vraiment prendre le temps et être très progressif dans ses entraînements. C'est vrai qu'aujourd'hui on a eu, enfin moi quand j'ai commencé la course à pied, pour moi la question La caste, c'était les marathoniens. C'est pour ça que j'ai mis du temps, je te le disais tout à l'heure, d'aller sur marathon. C'est que pour moi, il me fallait vraiment du temps, des années pour se préparer à courir cette preuve mythique qu'est le marathon. Aujourd'hui, le marathon, c'est devenu la course de quartier. Tout le monde qui se met à la course à pied, dans l'année, veulent faire leur premier marathon. Tout le monde s'abuse, mais beaucoup. Et du coup, ils commencent à faire très vite beaucoup de kilomètres et automatiquement, comme ils n'ont pas de background aussi bien technique que physique, malheureusement, ils se blessent. Donc, mon premier conseil, c'est vraiment prenez le temps d'allonger la distance, d'aller plus vite dans vos séances et faites-vous plaisir. Restez vraiment, il faut que ce soit confortable dans un premier temps, le temps que l'addiction arrive. Et puis après, vous aurez tout le temps de varier vos entraînements. pour fixer de nouveaux challenges.
- Speaker #1
Avant qu'on reparte en voiture et que je te dépose à ton hôtel, Jérôme, puisque tu vas rester dans le Nord quelques jours, dans le Nord de la France, j'ai une dernière question à te poser. Alors, je vais te mettre en situation, on a une baguette magique qui permet d'envoyer des messages dans le passé. Quel est le message ? Qu'est-ce que tu dirais à l'enfant que tu étais et qui était là tranquillement, donc le Jérôme petit qui était au départ de sa première course ?
- Speaker #0
Je me dirais commence peut-être un peu... un petit peu plus tôt la course à pied. Inscris-toi un peu plus rapidement dans un club. Et puis, ça te permettra du coup de plus rapidement avoir la base pour pouvoir plus tard essayer de viser des objectifs, soit en termes chronométriques, soit en termes de distance. J'aurais bien aimé arriver à mes 42 ans à faire mon 42e marathon. Là, j'ai 41 ans. Je vais faire mon 30e la semaine prochaine. Donc du coup, ça va être un peu court.
- Speaker #1
12 sur l'année, c'est pas mal.
- Speaker #0
Mais voilà, on pourrait, mais bon, c'est très compliqué. Et j'ai plus de risques de me blesser que vraiment prendre du plaisir. Donc, ouais, je me serais peut-être dit, écoute, lance-toi un petit peu plus tôt dans ce sport qui va devenir ton sport passion. et prend un maximum d'expérience pour pouvoir... plutôt faire des choses que je fais aujourd'hui.
- Speaker #1
Merci Jérôme.
- Speaker #0
Je t'en prie. Merci à toi. A bientôt.
- Speaker #1
Voilà, je viens de déposer Jérôme à son hôtel. J'espère que ce podcast vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager bien sûr. Et puis je vous donne rendez-vous à très vite pour une autre histoire de sportif.