- Speaker #0
On observe une tendance en ce moment dans le fait de célébrer son corps. Bien souvent c'est autour d'ateliers type développement personnel, on invite des personnes à se regarder les unes les autres, ou parfois à se regarder dans le miroir. Regards complices, embrassades, et ça se termine régulièrement par un discours hyper galvanisant, des corps qui bougent et des cris, un peu comme en Zumba.
- Speaker #1
Bref,
- Speaker #0
à travers ce phénomène, j'ai retrouvé des choses que j'ai expérimentées moi-même en cours de danse. Et c'est avec Frédéric Despature, prof de danse, que j'ai choisi de répondre à la question comment le mouvement accompagne ou favorise la confiance en soi et l'acceptation de soi. Vous avez une question ? On a la réponse ! Vous écoutez Conseil Sport, le podcast bien-être, santé, nutrition de Décathlon. Bonjour Fred !
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Merci de m'accueillir chez toi entre tes deux Ausha. Nannin qui est parti. Et tes enfants. J'aimerais que tu te présentes un petit peu avant qu'on aborde le sujet dont j'ai envie de parler aujourd'hui. Qui es-tu ?
- Speaker #1
Je m'appelle Frédérique Despature, je suis professeure de danse jazz depuis plus de 20 ans. J'ai repris mes études, je me spécialise en didactique et enseignement de l'art chorégraphique. et je suis ravie que l'on puisse aborder ce sujet de la confiance en soi parce que c'est quelque chose que l'on aborde très très souvent en sciences de l'éducation, dans le cadre de mes études et aussi en didactique.
- Speaker #0
Confiance en soi, à travers le mouvement. Alors j'ai choisi le mot mouvement volontairement parce qu'aujourd'hui on parle de danse parce que tu es danseuse et que la danse est vraiment l'activité qui met vraiment en valeur le mouvement. Mais ça pourrait se faire à travers d'autres sports, d'autres activités physiques. Pour toi, dans quelle mesure le mouvement peut aider justement à augmenter la confiance en soi ?
- Speaker #1
Là, moi, je te parlerai au travers de la danse, donc le mouvement dansé. Je pense réellement que le mouvement dansé aide sincèrement à prendre confiance en soi parce qu'on est obligé de s'accepter. Je ne pense pas que l'on puisse danser, se mettre en mouvement, même seul. à 100% de ce que l'on a envie si on n'accepte pas son corps, si on ne s'accepte pas avec son histoire, avec ses inhibitions, avec ses préoccupations, ses filtres.
- Speaker #0
Selon toi, la danse, et quel genre de danse surtout, favorise l'acceptation de soi ?
- Speaker #1
Pour moi, quelque part, toutes les danses peuvent aider à acquérir une certaine acceptation de soi. Il y en a qui fonctionnent plus. je pourrais aller dans une extrême pratique qui pour moi comme par exemple le hils c'est quoi le hils ? c'est la danse en talons aiguilles que je ne pratique pas du tout parce que je ne sais pas marcher avec des talons mais c'est pour avoir regardé quelques vidéos sur les réseaux sociaux ça demande un engagement de soi un lâcher prise incroyable J'ai déjà échangé avec une ancienne élève à moi qui a eu des moments difficiles dans sa vie et qui s'est lancée dans la pratique du HILS et qui dit que si on lâche pas prise, on ne peut pas y arriver et que grâce à cette pratique, elle a repris confiance en elle et elle s'est rendue compte qu'elle était belle et qu'elle était pleine d'humour et qu'elle savait tourner sa la dérision et ça l'a aidé à relativiser certaines expériences de vie et surtout ça lui a permis de se re... regarder dans le miroir. Parce que là, c'est une danse très frontale, où justement, on est face à un écran, à une caméra, ou à un public. Et là, le miroir nous renvoie une image de nous assez forte. Et il faut vraiment sortir de soi, se surpasser. Il y a vraiment l'idée de se surpasser.
- Speaker #0
Avant d'en arriver là, je suppose qu'il y a quelques étapes. Tu crois qu'en un cours de danse, tu peux arriver et pas oser, et d'un seul coup, tu sors du cours de danse et t'es libérée ? comme dans de temps, à ton avis, il faudrait pour pouvoir trouver cette liberté ? Et comment ça se traduit, le lâcher-prise ?
- Speaker #1
Alors, moi, l'élève dont je parle était déjà danseuse, donc elle a réussi à faire appel à certains apprentissages qu'elle avait. Maintenant, je donne des cours régulièrement à des élèves vraiment débutants, et je pense que le point qui, pour moi, est primordial, c'est l'ambiance du cours de danse. La pratique collective, déjà, elle aide, sincèrement, puisque que... en se baignant dans des échanges, on s'oublie. On peut un peu se fondre dans le collectif. Et là, pour moi, par exemple, il ne faut pas de miroir. Il faut se sentir...
- Speaker #0
Dans un cocon.
- Speaker #1
Dans un cocon.
- Speaker #0
Une bulle hors du temps.
- Speaker #1
Dans une bulle hors du temps et surtout avec aucun spectateur quelque part. Où tout le monde est acteur, tout le monde se lance. Et finalement, en plus, quand on est dans le temps...
- Speaker #0
Personne ne juge.
- Speaker #1
Personne ne juge, exactement. Un pied d'égalité dans la pratique, où tout le monde a les mêmes apprentissages, on est au même niveau dans l'apprentissage.
- Speaker #0
Je pense aux cours de fitness aussi, tu vois, des fois, ou les cours de... de Zumba, où c'est vraiment un rassemblement de personnes. On met de la bonne musique, quelqu'un sur un podium, et on bouge. Et on est tous les yeux rivés sur le coach, et finalement, on n'a même pas le temps de regarder la personne à droite, à gauche, parce qu'on est concentrés sur le mouvement à faire, pour pouvoir soit bien le faire, ou juste être dans la bonne direction, et pas se faire marcher dessus. C'est vrai que c'est hyper galvanisant. Il y a quelque chose de très fort d'être en collectif. C'est pas du tout pareil que d'être devant... Son portable, sa caméra pour faire un TikTok, par exemple. Ce n'est pas la même ambiance, tu vois.
- Speaker #1
Alors, il y a l'ambiance qui porte, qui aide à se surpasser, une énergie collective qui est essentielle pour moi. Et en plus, je pense que la pratique collective, elle nous fait nous oublier. Maintenant, quelqu'un qui se lance sur les réseaux sociaux pour prendre confiance en elle et qui poste une vidéo d'elle, Elle prend un risque, parce que la bienveillance, elle n'est pas forcément là. Donc je ne garantis pas que ça pourrait fonctionner. Qu'un cours de danse, pour moi, c'est une bulle dans laquelle on peut se permettre, rien n'est filmé, il n'y a pas de traces.
- Speaker #0
Tout ce qui se passe dans le cours de danse reste en cours de danse.
- Speaker #1
Il faut, c'est très très important. Il y a des professeurs comme ça qui postent des vidéos.
- Speaker #0
C'est vrai que l'ambiance du groupe, les personnes que tu croises, les regards, même peut-être se regarder avant la séance. Ça peut te mettre en confiance, te dire « Oh, cette personne a l'air sympathique » . Et encore, la façon dont le prof va amener les exercices, c'est rassurant d'avoir quelqu'un de bienveillant en face de soi pour pouvoir se lancer et en quelque sorte, tu te livres un peu en fait.
- Speaker #1
Il y a des ondes, il y a vraiment, qui circulent dans un studio de danse. On peut le ressentir très très vite. Ça m'est déjà arrivé de me retrouver dans un studio et de me dire « Ouah ! » J'ai plus du tout confiance en moi. Et d'autres lieux où je mets un pied, deux pieds,
- Speaker #0
et là je me dis que ça va être un très très bon cours. Il y a des facteurs qui mettent en confiance, je suppose le choix de musique, juste le visage ou les premières paroles, les premiers mots de la personne qui va lider le cours. Ça va influencer ton état d'esprit en tant que danseur, danseuse, ou personne lambda qui débute. C'est clair que ça donne un peu la température derrière. On parle d'environnement. Le miroir, tu en as parlé un petit peu tout à l'heure. Le miroir, c'est quand même le truc, l'objet de comparaison, d'observation, d'apparence. Il est fort présent en danse, il est présent aussi au fitness. C'est un ami ou un ennemi, selon toi. Comment se regarder dans le miroir ? Comment l'utiliser, ce miroir ?
- Speaker #1
Pour moi, réellement, c'est un outil de travail. C'est un outil pour progresser. Et progresser apporte de la confiance. Automatiquement, quand on progresse, on sent qu'on se surpasse et qu'on vaut le coup et que ça vaut le coup.
- Speaker #0
C'est clair que le progrès dans toute activité, quand tu te sens progresser, ça donne envie de recommencer. Déjà, ça motive et la motivation entraîne la confiance. C'est un cercle vertueux, ça c'est clair. Et Karine Weber, dans les épisodes précédents, psychologue, elle nous a beaucoup rappelé ça. C'est pas je veux donc je peux, c'est je peux donc je veux. Et c'est vrai qu'elle parle souvent de ce cercle vertueux qui amène de la confiance. Donc le miroir, un outil, ok. Comment on fait pour ne pas tomber dans le miroir qui nous juge et qui nous compare ?
- Speaker #1
C'est pas soi-même qu'il faut regarder dans le miroir. C'est ce que l'on fait et pas ce que l'on est. Quand j'utilise le miroir, je demande à mes élèves de regarder une partie de leur corps.
- Speaker #0
Mais s'ils n'aiment pas cette partie-là, tu fais comment ?
- Speaker #1
C'est un orteil, c'est une main.
- Speaker #0
Tout le monde aime ça. Ah ben non, tout le monde n'aime pas ce genre d'orteil. Non,
- Speaker #1
non, franchement, j'essaye vraiment d'utiliser le miroir pour placer le regard. Ou la distance que l'on a entre nous, ou la dynamique collective. Et puis ça permet aussi de sentir le groupe. Et en sentant le groupe, on est porté. Et ça aide à se mettre en mouvement et puis à se lancer. je pense vraiment que le collectif porte
- Speaker #0
Tu parles de collectif qui galvanise aussi. Dans quelle mesure ça aide vraiment pour améliorer sa confiance en soi ?
- Speaker #1
La pratique de la danse en collectif nous permet de nous fondre dans le groupe. Je pourrais faire un parallèle déjà avec les danses sociales, quand on danse avec un partenaire. Pour avoir pratiqué à titre personnel la salsa, on peut s'oublier dans le mouvement de l'autre et passer des caps sans s'en rendre compte, progresser et prendre beaucoup de plaisir à progresser. Finalement, le contact physique aide à ce moment-là. Si on va plus loin, pour avoir pratiqué aussi la danse contact, C'est un moment où le contact réellement apporte un sentiment de détente et aide à diminuer le stress. On le voit chez les enfants quand ils sont énervés, débordant de stress. Il suffit de les prendre dans nos bras et tout retombe. Il y a vraiment cette sécrétion d'endorphine, c'est hormonal, qui permet de se relaxer. Ça apporte un état de calme. Et ça aide vraiment au lâcher prise. Et la danse contact, pour ça, c'est vraiment magique.
- Speaker #0
Est-ce que le contact visuel pourrait suffire parfois ?
- Speaker #1
Oui, parce que dans le regard de l'autre, il y a des validations, il y a des feedbacks qui sont faits. Et si le regard est bienveillant, ça donne confiance en soi, automatiquement. Pareil, si on s'applaudit dans un cours, si le professeur vous encourage et vous félicite, automatiquement, le retour du spectateur, que ce soit les autres élèves, le professeur ou... On a un spectateur quand on est applaudi, quand on danse sur scène. C'est clair,
- Speaker #0
ça on le retrouve dans beaucoup de sports. Le trail notamment, le crossfit, il y a énormément d'encouragement. Les grands événements sportifs, on le voit, les supporters. Quand un match de foot se fait à domicile, c'est pas pour rien qu'en général, enfin en général, ils sont favoris en tout cas à ce moment-là. Bien sûr,
- Speaker #1
portés par le collectif.
- Speaker #0
J'ai pu découvrir la danse Gaga. Oui, que ça te parle.
- Speaker #1
Bien sûr. Moi,
- Speaker #0
je trouve que c'est la danse, mais de lâcher prise ultime, quoi. Tout le monde est rassemblé, et ils faisaient des grimaces, ils faisaient des sons, c'était l'exploration de tout ce que le corps était capable de faire. Par contre, à la fin, tu parlais de trans tout à l'heure, mais carrément, tu vas sortir de là, waouh, avec une adrénaline, avec des endorphines, plein le corps, quoi.
- Speaker #1
C'est de par l'histoire de Oad Naharine, celui qui a fait cette pratique Gaga, qui a été, si je ne me trompe pas, très gravement blessé, un gros souci de dos, il ne pouvait plus danser. Il a dû aller chercher, puiser une énergie en lui, pour reprendre confiance en lui et se dire qu'il pouvait y arriver. Il a cette même exigence avec ses danseurs. Et c'est vrai que la méthode Gaga, en plus, se fait à plusieurs centaines de personnes. Je n'ai jamais eu l'occasion d'y participer, mais j'ai déjà vu sur Internet des rassemblements filmés. C'est impressionnant, mais il y a ce côté trans, ce côté où on est porté par le groupe.
- Speaker #0
Pour ça, c'est le collectif qui crée ça.
- Speaker #1
C'est le collectif, vraiment. Et en plus, le non-jugement, puisqu'on est vraiment sur une pratique du mouvement libre, où personne ne peut apporter de critique, puisque... ... On est vraiment dans une interprétation de soi à cet instant T. Oui,
- Speaker #0
il n'y a rien à rendre, il n'y a pas une chorégraphie à faire exactement. Non, pas du tout. C'est ça qui est important aussi, je pense. Quand on veut se lancer dans la danse, il y a différentes danses, mais il y a des danses plus ou moins exigeantes techniquement parlant. Bien sûr. Et plutôt s'orienter vers du mouvement dansé, comme tu disais, qui va pouvoir permettre l'expression de soi. Toi, en tant que prof de danse, par quelle étape ou exercice tu passes pour activer ce lâcher-prise ? Peut-être, moi je me souviens d'un premier cours où on ne se connaissait pas dans le groupe, et donc tu n'as pas forcément l'environnement propice pour te lâcher, tu n'as pas brisé la glace, tu ne connais pas la voisine de droite, le voisin de gauche. La prof nous a mis les mains sur les hanches, elle nous a fait nous balader, et on devait se regarder, on devait bouger les hanches, chalouper et se regarder. Après ce cours-là, on a pouffé de rire chacun de tour et après ça, on était libre. On a commencé à se libérer. En tout cas, il y a eu quelque chose qui s'est déclenché et qui a permis le reste du cours. Toi, en tant que prof de danse, vers quelle étape tu passes pour pouvoir justement avoir ce lâcher-prise et ce bénéfice du lâcher-prise ?
- Speaker #1
Je m'ouvris beaucoup des cours pour les petits, les éveils-initiations. C'est vrai que le jeu, le jeu J-E-U… créer des temps d'exploration, de questions-réponses où un danseur lance une phrase, les autres y répondent. Tous ces moments d'écoute du groupe où on apprend à se connaître, on se découvre les uns les autres, on se lance, toujours de manière bienveillante, ça me semble essentiel. Si on commence un cours de danse où on met tout le monde face au miroir, aligné, on va peut-être des fois vite se mettre dans le fond, se cacher, essayer de... D'éviter le quinquant, c'est d'observer dans le miroir ou d'éviter le regard du professeur. Et là, c'est difficile après de venir au milieu du cours et après se placer devant. Et s'il y a du jeu, s'il y a du mouvement, s'il n'y a pas d'élève devant, élève derrière, mais que ça circule, tout le monde va doucement trouver sa place, la choisir et se découvrir les uns les autres. C'est bête, mais des fois, juste de danser, de lancer son prénom, ça y est, on est quelqu'un. On n'est pas juste un corps qui bouge, on est une entité propre. Et puis on doit s'annoncer, on doit entendre le prénom de l'autre. Et tous ces jeux-là, ça permet de créer une cohésion de groupe et d'être quelqu'un dans ce collectif. Donc c'est plein de jeux comme ça qu'on pratique beaucoup avec les petits, mais qu'il ne faut pas oublier avec tout public. Tous les enfants. Jusqu'aux adultes, c'est très très important. Et de se sentir reconnu dans le groupe et de sentir qu'on a une place. équitable.
- Speaker #0
C'est beau. Non, mais c'est vrai. Mais ce que je peux retenir, et tu m'arrêtes si je me trompe, si on veut bouger pour favoriser sa confiance, ce qui est important, c'est de trouver le bon groupe, le bon environnement pour le faire, donc quelque chose qui peut-être nous ressemble, avec des personnes qui n'ont pas forcément le même vécu, mais en tout cas peut-être une même direction. Je ne vais pas parler d'objectif, mais une même direction. Un prof, un coach, Il y a des valeurs qui sont assez proches des tiennes, donc veillez quand même à où je suis tombée. Peut-être même discuter au début avec le prof. Souvent parler de ses peurs, après on se libère un peu déjà d'un petit poids. Est-ce qu'il y a une dernière chose, à ton avis, que j'aurais oubliée pour se lancer dans le mouvement ?
- Speaker #1
Si déjà il y a tout ça, il y a un gros bout du... Du terrain qui est déblayé. Ah oui, oui.
- Speaker #0
Il n'y a plus qu'à mettre de la musique.
- Speaker #1
Il n'y a plus qu'à mettre de la musique. Oui. Malgré tout, il faut toujours se lâcher prise. S'il n'y a pas le lâcher prise, ça ne marchera pas. Même si tout le monde vous encourage.
- Speaker #0
Il faut accepter l'idée, en tout cas, au début. Parce que le lâcher prise, ce n'est pas forcément mon fort. Et ce n'est pas le fort de beaucoup de monde. On est dans une société qui nous bride vachement. En tout cas, quand on veut être bon élève, c'est compliqué de lâcher prise. Mais déjà, avoir cette idée de je veux aller vers ça. accepter l'idée, parce qu'on sait que c'est bon pour nous en tout cas, de souffler, de lâcher un peu les valises de temps en temps. C'est déjà un grand pas en effet. Donc on va inviter les gens déjà à se mettre dans l'action peut-être, puis en mouvement, et puis trouver son groupe, trouver sa meute.
- Speaker #1
Et se lancer. C'est vrai que pour moi la danse devrait être remboursée par la sécurité sociale.
- Speaker #0
Allez, c'est dit ! C'est dit, allons-y ! Lancez-vous, lancez-vous ! Merci beaucoup Fred.
- Speaker #1
Merci beaucoup Cécile.
- Speaker #0
J'espère qu'on va contribuer au mouvement. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager. Et si vous en voulez encore, ajoutez des étoiles sur Spotify et Apple Podcasts. Et surtout, laissez-nous un commentaire sur Apple Podcasts.