- Speaker #0
rencontre rupture joie échec transformation bonheur tout commence par un déclic bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode vous écoutez le déclic d'angelo folle et saliangelo salut comment ça va pas super merci de me recevoir merci à toi je suis trop contente de se rencontrer comme je le disais en off ça fait des années que je suis sur les réseaux Donc c'est un plaisir de pouvoir discuter aujourd'hui.
- Speaker #1
Pas pour ma carrière sportive, on est d'accord.
- Speaker #0
C'est ça qui est intéressant et on va en parler aujourd'hui. Je vais commencer par te présenter pour les personnes qui ne te connaissent pas. J'ai envie de dire que tu es un artiste avant tout, musicien, directeur artistique, producteur, écrivain, podcaster. Tu es aussi l'auteur du livre Les 21 Peurs qui empêche d'aimer et tu as aussi créé les podcasts Balance ta peur et plus récemment Impossible lien. En fait, j'ai l'impression que la création, tu l'approches un peu de toutes les façons. Et il y a un sujet qui revient, c'est la peur. Et je me dis que ça fait peut-être le lien aussi avec ton autre casquette, celle de psychothérapeute. Et on va se demander alors, mais le sport, dans tout ça, où est-ce qu'il est ? Eh bien, ton sport aujourd'hui, c'est la course à pied, et plus particulièrement le demi-fond. Et pourtant, il y a quelques années, pour avoir suivi tes posts Instagram, c'était pas vraiment ton truc, la course à pied.
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
Tu nous en parleras de cette histoire avec la course, de cette découverte de sport, mais en fin de toute chose, la question que je me pose, c'est le fait que tu sois un peu multicasquette. ça montre qu'en fait on peut être plusieurs personnes, avoir un peu plusieurs personnalités, alors qu'on a tendance à croire parfois que tu vois, on doit rentrer dans les cases, par exemple la case sportive. On est installé souvent dans celle-ci et on va se dire que du coup, c'est pas possible d'être en même temps et sportif, et artiste, et fêtard, et bon vivant, et bon parent, ou que sais-je. Toi, tu prouves un peu le contraire. Du coup, je me demande, selon toi, comment trouver l'équilibre entre les différentes facettes de notre personnalité, comment les accepter ? En tout cas, toi, comment tu fais ?
- Speaker #1
Déjà, je crois que je suis ni un bon parent, ni un bon fêtard. Donc déjà, ça élimine pas mal des trucs. En fait, c'est bizarre cette question, parce que moi, je ne me la suis jamais posée. Je ne me suis jamais demandé comment j'allais faire pour faire tout ce qui me semble être moi. Pour moi, ce n'est pas du tout antinomique. Déjà, d'être artiste et psychothérapeute, ça ne l'est pas du tout, parce que dans beaucoup de littérature spécialisée, l'art, en tout cas le processus artistique et le processus thérapeutique, c'est quand même très proche. D'ailleurs, je pense qu'il y a beaucoup d'artistes qui se font leur autothérapie. en écrivant, en faisant leur fille en jouant sur scène, en chantant des chansons et puis après par rapport aux autres casquettes j'ai donné celle-ci ouais mais t'as raison en fait t'as raison de poser la question parce que peut-être qu'il y a des gens qui s'imaginent ne pas pouvoir ou pour qui c'est difficile je trouve surtout dans le sport,
- Speaker #0
on va se dire que du coup les gens qui font du sport doivent avoir une hygiène de vie super du coup vont restreindre un peu leur cercle social tout ça et je... Tu penses que ce n'est pas forcément le cas ?
- Speaker #1
Je pense que ça dépend de tes exigences et ça dépend de tes attentes et des attentes qu'on a aussi vis-à-vis de toi. Si tu as un petit peu d'ambition, que ce soit en termes de performance ou de qualité sportive, c'est comme un peu tout, tu es obligé forcément de faire des choix. Je crois que c'est justement une question de quoi j'ai envie, de quoi j'ai besoin aujourd'hui. Il n'y a rien qui est définitif, surtout c'est ça qui est aidant à avoir en tête. et si je... Je pars de ce principe là par exemple, et c'est aussi ça qui est intéressant, c'est de trouver un peu son... l'endroit où en fait on a l'impression que c'est vraiment facile. Et pour moi c'est facile et donc j'ai moins l'impression d'être, tu vois, dans une journée où je dois aller au boulot et puis après machin. Je me coupe pas en plein de morceaux. Et je pense que c'est ça qui est douloureux pour beaucoup de gens qui ont du mal à faire ça, c'est qu'il y a l'impression d'être fragmenté, tu vois, d'être coupé en plein de bouts, et qu'il faudrait que je choisisse entre différents bouts alors que je suis tout ça. Et au final, je pense qu'à l'échelle d'une journée, tu as le temps et l'occasion d'exprimer des facettes de toi en fonction du contexte, en fonction des personnes avec qui tu es. Je pense que c'est plus difficile finalement d'essayer d'être tout le temps la même personne, de faire tout le temps la même chose, de forcer un peu la vie à ce qu'elle ne bouge pas.
- Speaker #0
Les fameuses cases, ouais.
- Speaker #1
Plutôt que de se laisser porter et dire, ah bah tiens... En ce moment, j'ai envie de faire du 5 km à Donf et donc je vais faire ça. Et ça ne veut pas dire que je ne ferai jamais de marathon. Ou que je ne referai pas de la boxe un jour, si on prend le sport que je faisais avant.
- Speaker #0
Parmi toutes ces casquettes, je vais revenir à la casquette sportive. C'est quoi ton histoire avec le sport ? Est-ce que tu as toujours été sportif ? Est-ce que c'est apparu d'un coup dans ta vie ? Ou alors, comme tes différentes passions, justement, par moment, par touche en fait ?
- Speaker #2
L'histoire avec le sport, c'est que j'ai toujours aimé le sport, j'ai toujours été sportif. Mais... Je n'ai pas croisé de personnes qui m'ont vraiment intéressé et initié à un sport en particulier. Les deux opportunités que j'ai eues, c'était de faire skate et roller à une époque, tu vois, adolescent, parce que j'avais mon crew, parce que j'avais mes potes et que c'était une manière d'être libre.
- Speaker #0
C'est la culture autour de ce sport aussi.
- Speaker #2
La culture du skate et du roller. Et je l'ai toujours d'ailleurs, parce que j'écoute toujours les mêmes musiques et je m'habille à peu près toujours de la même manière que quand j'avais 15 ans. donc voilà ça ça m'intéressait et du coup il y avait du lien et c'est ça qui m'intéresse c'est le lien mais par contre du coup j'ai essayé du tennis, j'ai essayé du foot j'ai essayé de l'aïkido, j'ai essayé du karat j'ai essayé plein de trucs, j'ai changé tous les ans parce qu'il n'y avait pas quelqu'un qui me poussait et donc je pense que c'est même pour les parents qui écouteraient ce podcast, je pense que c'est important de se tromper quitte à pousser un enfant à faire un sport en particulier en disant mais si vas-y pour qu'il ait l'occasion d'aimer ou de ne pas aimer, mais au moins pour qu'il puisse s'appuyer sur un truc palpable. Quand il y a trop de liberté parfois, du coup, on ne sait pas,
- Speaker #1
on est perdu.
- Speaker #2
Les parents vont dire, vas-y, tu peux faire le sport que tu veux. Peut-être qu'à 10 ans, je ne sais pas ce que je veux, et peut-être qu'à 15 ans,
- Speaker #1
je ne sais pas ce que je veux.
- Speaker #2
Ça, ça m'a manqué. Et puis après, il y a eu la boxe, pareil, parce que c'était des amis qui en faisaient. Moi je fumais avant et puis du jour au lendemain j'ai arrêté de fumer en me disant si je veux être bon boxeur il faut que j'arrête de fumer, ce qui n'est pas forcément vrai. Pour moi c'était une occasion de rentrer un peu plus dans un truc monotache, monomaniaque, obsessionnel. Et puis c'est pareil pour la course à pied, quand j'ai arrêté de faire de la boxe j'ai repris la clope. Et puis j'ai eu un gamin et je fumais. Un jour, un de mes meilleurs potes m'a dit « Je cours maintenant et puis j'ai arrêté de fumer. » Et je dis « Ok, vas-y, go. » Je vais dîner chez lui. Le lendemain, je cours et j'arrête de fumer. Et puis, je n'ai pas retouché à une clope depuis.
- Speaker #0
Félicitations.
- Speaker #2
Et du coup, attends, on verra. Je n'ai pas dit que je n'allais plus jamais fumer. Tu sais, tu dis,
- Speaker #1
on change.
- Speaker #2
Donc voilà, c'est un peu comme ça que je me suis mis à ces sports-là. Mais dans l'absolu, j'ai toujours aimé me dépenser, être dehors. jouer, tu vois, il y a le côté jeu aussi, les règles du jeu, tu vois. Et puis regarder aussi, et puis FIFA,
- Speaker #0
voilà.
- Speaker #2
Pour les pouces.
- Speaker #0
Tu avais fait un post Instagram, je me souviens, où tu disais que tu ne comprenais pas justement, il y a quelque temps, ces gens qui couraient, qui allaient faire un 10 km. Je ne comprends pas. Tu ne comprends pas, c'était ma question. Qu'est-ce qui a fait... Il y a eu un déclic, une sorte de bascule quand même.
- Speaker #2
En fait, il y a eu plusieurs choses. il y a eu le contexte. Le contexte, c'est que je venais d'avoir un gamin. que j'étais en plein confinement dans la Drôme et qu'il n'y avait plus aucun accès à rien. Et que la course à pied, c'est vraiment le truc le plus facile, surtout dans le paysage de la Drôme, c'est sympa. Après, ce qui fait que j'ai continué et que j'ai persévéré, en tout cas pour moi, la course à pied, elle génère quelque chose physiquement que les autres sports ne me génèrent pas. Je ne sais pas si c'est lié à l'endurance ou si c'est lié à cet effort qui est... qui peut être intensif évidemment si on fait du 800 ou du 1500, mais qui est assez intense pour être tenue assez longtemps quand même.
- Speaker #0
Tu as la capacité de doser en fait.
- Speaker #2
Et en fait, je crois que ça doit générer probablement les endorphines, les fameuses endorphines à la fin de la séance. Mais il y a quelque chose comme ça qui fait que c'est un espace dans lequel effectivement je me sens mieux qu'avant d'avoir couru. Des fois même, je finis la journée, j'ai mal au crâne, je suis pas bien et tout, et j'ai du mal à aller courir, mais j'y vais quand même. Et vraiment, après, le truc a disparu. Donc il y a ça, il y a l'effet que ça me procure, et il y a aussi le fait que ça m'oblige à aller dehors. Alors des fois, je fais du tapis parce que des fois j'ai la flemme de la pluie et tout, mais par contre, je suis obligé d'aller dehors. Et aussi, du coup, ça fait que je peux, quand je voyage, probablement que je courrais aussi pour visiter des coins. tu vois euh Et ça, c'est cool aussi de pouvoir se dire, tiens,
- Speaker #1
finalement, en faisant mes entraînements,
- Speaker #2
je peux aussi faire du tourisme.
- Speaker #0
Je vois un point commun entre la boxe et le demi-fond, c'est l'appui des sports de puissance au sport d'intensité. Est-ce que c'est quelque chose dont tu es en quête en permanence ou c'est que dans le sport que tu recherches ce genre de choses ?
- Speaker #2
C'est quelque chose qui complète mes pratiques habituelles du quotidien, c'est-à-dire que dans la créativité, que ce soit en studio ou que ce soit en séance de thérapie, je suis dans un état méditatif extrêmement profond. C'est vraiment des temps où je suis... Vraiment, en plus, on le voit en supervision et dans certaines formations en psychothérapie, il y a quelque chose de l'état méditatif profond dans cette écoute active, de ce qui se passe profondément chez l'autre ou chez moi. Et c'est valable aussi quand on est en pleine créa, quand on fait un morceau, où on est dans une espèce d'état de conscience un peu plus large. Ce qui fait qu'il y a cette intensité-là, mais dans la lenteur et dans la profondeur. Et il y a l'autre intensité qui est effectivement le 3x3 minutes au taquet, ou du seuil, ou peu importe, ou des 30x30 où il faut envoyer. Et d'un coup, ça me fait, ça compense, tu vois. Ça me sort de... C'est l'inverse de la méditation, même si parfois tu es dans un certain flot, si ça fait un petit temps que tu cours. Et donc, du coup, pour moi, de contacter ces deux extrêmes-là, ça s'équilibre bien.
- Speaker #0
Au-delà de cet aspect sur ton mental, est-ce que tu as l'impression que le sport a changé ton rapport à ton corps ?
- Speaker #1
J'ai toujours été hyper mince, et puis ce n'est pas le skate et le roller qui te fait vraiment prendre ni du muscle ni du poids. Et donc pendant longtemps, j'étais extrêmement pudique et je me cachais comme je pouvais à travers différentes manières de m'habiller. ou caché derrière un, je sais pas moi, de la tchatche ou un caractère un peu qui fait que ça masque le reste quoi.
- Speaker #0
Tu détournes l'attention quoi.
- Speaker #1
Exactement. Et là en fait, je m'aime un peu mieux physiquement parce que je sais pas ce qui fait que je me suis un peu épaissi. Et puis je pense que c'est la régularité qui fait que du coup, en plus avec le demi-fond, t'es obligé de faire quand même pas mal de muscu. Et du coup cet équilibre là, il me va bien, du coup je mange plus.
- Speaker #2
Du coup,
- Speaker #1
j'ai meilleur appétit.
- Speaker #2
Et donc, du coup,
- Speaker #1
le rapport au corps, je me sens vraiment plus dans mon corps. Je me sens plus quelqu'un qui a un corps. Avant, j'avais l'impression d'être un peu plus qu'un cerveau ou qu'un mec qui pense, tu vois.
- Speaker #0
Parce que je pense qu'en fait, le sport, ça a ce truc où ça augmente un peu tes sensations de faim, tes envies de dormir. En fait, tout ce qui est très primaire, t'en as carrément plus conscience dans l'effort ou après l'effort. C'est peut-être ça aussi.
- Speaker #1
Ça ramène un peu à l'essentiel du primaire, de l'archaïque. Surtout quand tu pousses un peu certaines séances, il y a vraiment ce truc de survie aussi, où tu vas à l'encontre du truc naturel de faire le moindre effort quand même. Normalement, naturellement, on fait le moindre effort. Quand tu fais du sport un peu intensivement, tu pousses à un endroit de toi qui n'est pas du tout naturel, parce que ce n'est quand même pas fait pour ça, normalement. Et au final, il y a le dépassement de soi aussi, dont on n'a pas parlé. Mais au final, je me dis, tiens, mon corps, il peut faire ça aussi. Et au final, mon corps, c'est moi. Donc, je suis capable de faire un peu plus. Et puis, l'étape d'après, c'est d'accepter aussi quand ça ne peut pas.
- Speaker #0
Et du coup, quel rapport tu as avec l'échec sportif ? fait lien avec l'échec sportif, mais finalement, je pense que c'est un peu la même chose.
- Speaker #1
Écoute, j'ai un rapport qu'on a des relations d'une nuit, en général, avec l'échec. C'est-à-dire qu'en gros, ça dure une nuit. Le jour de l'échec, je le perçois comme de l'échec, je suis déçu. Puis en fait, le lendemain, je suis déjà sur le truc d'après. Je dirais que maintenant, je suis encore plus tranquille avec ça parce que je suis beaucoup plus intéressé par le processus. Là, ce que je kiffe, c'est vraiment les entraînements. C'est-à-dire que limite, je fais des courses pour m'entraîner.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
Parce qu'il faut avoir un objectif, c'est bien d'avoir des points de repère, etc. Puis le coach, il aime bien mettre des deadlines. Mais dans l'absolu, ce que j'aime, c'est m'entraîner parce que je suis avec le groupe, parce que j'affine la technique. Je ne savais même pas qu'il fallait apprendre à courir. Moi, je me suis dit, tu cours. Oui,
- Speaker #0
c'est naturel.
- Speaker #1
Ce n'est pas du tout naturel,
- Speaker #0
les gars.
- Speaker #1
Non, non. Tu découvres des muscles. C'est ça qui fait qu'aujourd'hui, je suis beaucoup moins attaché à la réussite de l'événement en tant que tel.
- Speaker #0
Il y a un sujet sur lequel tu as beaucoup travaillé, c'est les peurs. Est-ce que tu penses que le sport, ça peut nous aider à dépasser nos peurs ?
- Speaker #1
Si déjà, ce sont des peurs liées au sport en tant que tel. Finalement, la prépa, l'entraînement, ça t'apprend à les dépasser petit à petit et pas tout d'un coup. Par exemple, si tu dois courir 10 kilomètres à une certaine allure, Et bah tu fais des portions, tu fais, je sais pas moi, 6 fois 1000, ce qui fait que du coup, le jour où tu dois faire 10 d'un coup, c'est quand même moins effrayant que si tu dois faire 10 d'un coup sans avoir fait les 6 fois 1000 avant. Et donc je trouve que c'est pour ça que la prépa, elle aide à avoir moins peur. Et puis une fois que t'es dans l'événement, comme c'est du sport et que ça fait appel au cerveau archaïque aussi, t'as pas le temps de réfléchir quand t'es en train de courir ou quand t'es en train de... quand t'es dans un plein combat de boxe t'es dans le truc, t'es dans le présent t'es dans l'action, t'es dans le corps, t'es dans le mouvement donc il y a moins la peur et en fait ça c'est une grosse clé par rapport à d'autres peurs qui seraient pas liées au sport c'est de revenir dans le corps en fait parce que quand tu as peur de monter sur scène une fois que t'es sur scène T'as pas le temps d'avoir peur ! Il faut avoir un vachement de temps pour avoir peur. Pourquoi ? Parce que la peur, c'est quand même un truc qu'on se raconte. C'est quand même avoir peur de quelque chose qui n'est pas en train d'arriver. Alors après, ça dépend. Si tu fais une crise de panique ou une crise d'angoisse, oui, là, effectivement, tu peux être en train de vivre l'objet de la peur. Mais en général, l'objet de la peur, au moment où on en a peur, c'est un objet qui est à distance c'est un objet qui n'est pas encore en train de s'activer Bah typiquement,
- Speaker #2
moi je sais que si j'ai une échéance avant de monter sur scène pour faire une conférence ou quoi, bah je vais courir. Et puis après, il y a l'entraînement aussi, c'est-à-dire qu'apprendre à monter sur scène, parler en public ou négocier une augmentation, par exemple. Bah en fait, oui, il faut l'avoir fait plusieurs fois avant d'être à l'aise avec le fait de le demander. Donc c'est normal en fait, quand on n'a jamais fait. il faut s'entraîner et s'entraîner ça veut pas dire qu'on a le contrôle sur le résultat à nouveau et ça c'est hyper important même à adapter dans la vie de tous les jours le bon temps pour lui ou la bonne rémunération pour lui c'est pas la même que pour moi les bonnes conditions de travail pour lui c'est pas les mêmes que pour moi le bon couple c'est pas le même que pour moi ça t'apprend aussi je crois à faire quelque chose qui est plus adapté à ta singularité aussi en fait il y a un sujet j'ai l'impression sur la comparaison aussi du coup c'est à escouter
- Speaker #0
tous les exemples que tu viens de donner, c'est arrêter de se comparer. Parce que les peurs naissent un peu dans l'intérêt. Oui, bien sûr. Mais c'est avoir conscience de ça.
- Speaker #2
Ben oui, c'est arrêter de se comparer et ça revient à la discussion du début. Comment je fais pour faire autant de trucs différents sans trop me réfléchir ? Je ne me préoccupe pas de ce que les autres en pensent. Je ne dis pas que je ne me compare jamais, mais quand je ne me compare pas, je suis bien. Quand je me compare, je vois très bien que ça me fige. Et que je me dis, merde, qu'est-ce que je fais ? Putain, lui, il fait aussi des conférences, mais il est mieux payé. Ou alors, il en fait plus. Ou alors, il a sorti un livre et il marche mieux que le mien. Ça sert à rien. Vraiment, c'est vraiment une perte d'énergie. Et donc, je lâche au bout d'un moment. Mais parfois, c'est important d'être dans son marasme, de ruminer. Souvent, les gens disent, il ne faut pas ruminer. jamais. En fait, si, mâche-le jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus, ton truc aussi. Va au bout de la haine, ou va au bout de la colère, ou va au bout de la jalousie. C'est souvent ça qui fait que ça dure aussi, c'est quand on ne va pas au bout.
- Speaker #0
Tu parlais un peu plus tôt de l'aspect thérapeutique que pouvait avoir le sport. Par exemple, toi, tu vas courir avant une certaine conférence, etc. Pourquoi parfois, c'est à l'extrême et on se réfugie dans le sport quand ça ne va pas ?
- Speaker #1
Je crois que c'est toujours la même réponse. En fait,
- Speaker #2
c'est parce que ça t'oblige à te concentrer sur l'essentiel. Oui. Tu as des personnes qui font du sport aussi pour réfléchir. Parce que c'est un espace pour eux qui leur permet de réfléchir à leur truc. Moi, ce n'est pas du tout ça. Moi, c'est l'inverse.
- Speaker #1
C'est vraiment...
- Speaker #2
Tiens, je ne peux penser à rien d'autre que... Ok, il reste quoi ?
- Speaker #1
Trois minutes ? Ok.
- Speaker #2
Et mon cerveau évite de tout à part ça. Tu vois ? Parce que c'est que mon corps quasiment qui est en action. Et donc, je pense que quand ça ne va pas ou quand... euh...
- Speaker #1
il y a du stress,
- Speaker #2
etc. C'est quand même une belle manière de s'ublimer, de le mettre dans l'énergie sportive.
- Speaker #0
On a parlé de comment prendre soin de soi, de sa tête aussi avec le sport. Toi, plus généralement, tu dirais que tu prends soin de toi de quelle manière ? Qu'est-ce qui fait que tu prends soin de toi ?
- Speaker #1
C'est des trucs basiques, la nourriture. Dans le sens où je ne mange pas bien, je mange ce dont j'ai envie.
- Speaker #2
Et parfois,
- Speaker #1
j'ai envie de légumes.
- Speaker #0
Oui, oui, ça arrive. Ça m'arrive.
- Speaker #2
Je bois beaucoup,
- Speaker #1
je bois quasiment plus d'une bouteille et demie d'eau. Ouais,
- Speaker #2
ouais, pardon,
- Speaker #0
d'eau. Ça vous fait très tôt.
- Speaker #1
Non, mais ce qui fait que du coup, je bois très peu d'alcool. Après, j'essaie de ne pas me coucher après minuit. Je ne sais pas, je suis à l'écoute de mon corps. Si je sens que je suis trop fatigué pour faire l'entraînement le matin, je le fais le midi. Si c'est trop compliqué le midi, je le fais le soir. Et si c'est trop compliqué le soir, je le fais le lendemain.
- Speaker #0
J'ai l'impression que dans toutes les sphères de ta vie, que ce soit au niveau physique, que... créatif, mental, t'es vachement à l'écoute de tes besoins en fait et t'acceptes que ce soit.
- Speaker #1
Mais c'est ça qui est difficile en l'écouter ses besoins, c'est que ça va pas toujours dans le sens de l'autre. Parce que là je pense à des organisations familiales, de couples, de planning, tout ce qui fait que d'autres gens sont impliqués dans ta vie. Faire ça, ça demande aussi d'accepter que ça va pas. pas plaire, que tu auras moins de temps pour ceci ou pour telle personne. Je dirais que ça demande d'être un peu plus égoïste que ce qu'il faudrait. Et dans le bon sens. C'est un peu ça le risque. C'est un peu que parfois, ça peut un peu empiéter sur tes relations et que effectivement, moi, je peux être n'importe où, en vacances, en famille ou machin, s'il y a marqué entraînement sur mon planning, j'y vais. à la fois on pourrait me le reprocher et à la fois on pourrait me dire putain c'est ouf t'es hyper rigoureux bah ouais mais quand c'est marqué je le fais quoi en fait c'est pas le moindre truc qui pourrait le faire sauter je le fais sauter mais c'est un coup comme tout en fait on
- Speaker #0
arrive déjà à la fin de cet épisode mais ouais je pense que même j'ai largement débordé j'ai quand même une dernière question c'est podcast quand même il s'appelle le déclic J'aimerais que tu me donnes ta définition du déclic et j'ai envie de savoir aussi si toi tu es à l'écoute des déclics que tu ressens
- Speaker #1
J'ai l'impression que ma vie est faite de déclics comme je te parlais d'un tel pote qui me dit je fais de la course maintenant et puis j'ai arrêté de fumer et puis le lendemain j'arrête de fumer et je me mets à courir pareil pour les projets musicaux pareil pour j'ai quand même envie de faire de la thérapie ça fait longtemps que ça me parle Bon, moi, je le fais.
- Speaker #2
Et en fait,
- Speaker #1
je crois que c'est une suite de déclics. Mais pour que ça soit une suite de déclics, il faut aller à l'endroit où je disais juste avant, oser penser un peu à soi. Le déclic, c'est ça. Le déclic, c'est juste le moment où tu réalises que ça fait un moment que tu avais besoin d'un truc et que tu ne l'as pas fait.
- Speaker #0
C'est une belle dernière phrase. Est-ce que tu peux, avant toute chose, nous dire aussi où est-ce qu'on peut te suivre sous tes différentes casquettes ?
- Speaker #1
Écoute, sur les réseaux sociaux, c'est uniquement sur Instagram. Sinon, c'est sur les plateformes de streaming, soit pour la musique que j'ai faite, soit pour les podcasts à Balance Taper ou Impossible Lien. Sinon, c'est en beaucoup plus direct lors de séminaires ou de retraites ou de stages en groupe. Sinon, j'ai répondu à pas mal de podcasts sur d'autres thèmes.
- Speaker #2
Il y a aussi à cet endroit-là qu'on peut me retrouver. Et le livre, il date un peu.
- Speaker #0
Je le citais au début. Il faut que je réécrive. En tout cas, merci beaucoup pour ton partage, ton parcours très inspirant. Je te souhaite encore plein de déclics pour la suite. Merci. À bientôt, Anne-Hélène. Merci. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager et à en parler autour de vous. Qui sait, il n'est peut-être pas si loin, ce déclic.