- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce podcast Histoire de Sportif. Très heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode. Un épisode consacré à Lisa. Lisa, c'est une jeune femme ronde et pétillante qui a choisi le sport pour créer l'harmonie entre son corps et son esprit, à tel point qu'elle en a fait son métier. Alors ce sport, c'est le cardio, mais le cardio version Lisa. Bah pareil. Je pense qu'elle vous en parlera beaucoup mieux que moi. Elle nous racontera sa vie à travers le sport dans un instant. Je dis dans un instant, il y a quand même trois heures de route, puisque nous sommes partis pour Saint-Germain-en-Laye, où habite Lisa, juste à côté du château de Versailles. Mais trois heures de route avec la magie du montage, comme d'habitude, ça va passer vite. A tout de suite.
- Speaker #1
Le corps va se recharger dans le mouvement et va apprendre beaucoup plus. Quand il est en mouvement, si tu veux, il y a un côté où le sport va te permettre de reprendre possession de ton corps.
- Speaker #2
Histoire de sportif. Bonjour Lisa.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Et merci de nous recevoir chez toi.
- Speaker #1
Mais de rien, ça me fait plaisir.
- Speaker #0
Nous sommes à Saint-Germain-en-Laye.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Avec vue sur le château.
- Speaker #1
La classe, t'as vu ?
- Speaker #0
Et la déco chez toi est synonyme de toutes tes passions.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
On peut décrire un petit peu pour que les gens visualisent. Alors d'abord, tu as une grosse passion pour Dirty Dancing.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Là, on est déjà un peu dans le sport, on est dans la danse.
- Speaker #1
C'est vrai. Je n'avais jamais vu ça comme ça, mais ouais.
- Speaker #0
Et puis, tu as aussi une passion pour les poupées russes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pour la Reine d'Angleterre et le Manneken Peace.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
ça situe le personnage En tout cas, merci de nous recevoir. On est là pour parler de ton parcours, ton parcours sportif, mais aussi ton parcours de vie, tout compte fait. Est-ce que tu peux commencer par te présenter, Lisa, nous dire qui tu es ?
- Speaker #1
Bien sûr. Je m'appelle Lisa, j'ai 35 ans. Je suis coach sportive spécialisée en confiance en soi. Et j'ai créé le concept Happy Fit, qui est donc un concept pour apprendre à aimer son corps à travers le sport.
- Speaker #0
Alors, je vais te demander de nous parler un petit peu de ton enfance, parce que quand tu étais petite, tu as pratiqué une multitude de sports. Mais à chaque fois, tout compte fait, il y avait ce même obstacle, il y avait quelque chose qu'on te disait. Est-ce que tu peux nous raconter ?
- Speaker #1
En fait, quand j'étais petite, j'ai fait beaucoup de sports. En plus des sports qu'on faisait à l'école, j'ai fait beaucoup de natation, j'ai fait de la GRS, j'ai fait de la gymnastique, j'ai fait de la danse, j'ai fait du handball, j'ai fait du rugby, j'ai fait du volet, du basket. J'ai fait de l'escrime aussi et de l'athlétisme. Tous les sports n'ont pas eu le même impact sur moi, on va dire. mais Mais il y a eu beaucoup de sports type l'athlétisme qui m'ont laissé des traces parce que je n'étais pas assez souple pour la gymnastique. Je n'étais pas assez grande pour le volet et le basket. Je n'étais pas assez puissante pour le rugby. Je n'étais pas assez rapide pour le handball. Il y avait toujours un truc qui n'allait pas. Si je devais retenir un seul traumatisme qui, encore aujourd'hui, n'empêche, me fait quand même un peu de peine, c'est de l'athlétisme. Le coach se moquait de moi vraiment ouvertement. Ce type, le saut de haie, il faut sauter. par-dessus l'air. Ou dire à ma mère que le saut en longueur, ce n'était pas possible parce que je ne savais pas sauter. C'est dur d'entendre ça d'un adulte professionnel et responsable qui est censé me tirer vers le haut. Du coup, moi, à côté, je me disais que je suis trop grosse et limite trop compacte. Je ne sais pas quoi faire de mon corps parce que tous les sports, ça ne va pas.
- Speaker #0
Donc, j'imagine qu'en étant jeune, ça forge un mental, pas forcément du côté positif, mais plutôt du côté obscur. du sport. Il a fallu après que tu réconcilies ton corps et ton esprit. C'est un cheminement difficile. Juste avant qu'on parle du déclic avec le sport, c'était quelque chose de compliqué pour toi ?
- Speaker #1
C'était hyper compliqué. De toute façon, dès que je suis arrivée au collège en sixième, j'ai arrêté le sport en dehors de l'école, à part la natation. Mais pareil, la natation, j'étais hyper bonne, mais il y avait toujours un truc encore qui me manquait et c'était toujours lié à mon poids. Si elle avait été... Enfin, c'est toutes les phrases un peu bienveillantes. qui sont un petit peu des saloperies au final. Parce que c'était, si elle pesait un tout petit peu moins, elle serait beaucoup plus rapide, elle serait beaucoup plus fluide, etc. Alors qu'en vrai, dans l'eau, tout le monde flotte, logiquement. Mais du coup, ça m'a dégoûtée, moi, du sport. Entre 12 et 18 ans, j'ai arrêté complètement de faire du sport. Du coup, ça a eu l'effet où j'ai vachement pris de poids pendant cette période. Je ne bougeais absolument plus, mais il n'y avait plus rien qui m'intéressait, en fait.
- Speaker #0
Si on en vient au... déclic du sport, tu nous avais raconté une anecdote. Parce que quand tu pratiques le sport, forcément, tu te couvres plus que les autres, puisque tu veux cacher tes rondeurs. Donc, tu mets des couches, des couches, des couches et des couches. Et un jour, il t'arrive quelque chose avec toutes ces couches.
- Speaker #1
C'est ça. Peut-être que c'est de là que ça vient, le truc des poupées russes, en vrai. J'y pense, là. Mais ouais. En fait, quand j'ai repris le sport, j'avais 18 ans. Je me suis inscrite pour la première fois en salle. Et j'y allais toute seule. Et en fait, je me sentais un peu pas exclue, parce que ce n'était pas du tout excluant, mais plutôt vraiment à part. Je me voyais bien, je n'avais pas le même physique que celle qui était au sport. À base, je me cachais. J'avais donc ma brassière. J'avais un débardeur hyper moulant pour un peu aplatir et garder tout ça sous contrôle, tout ce qui est bourrelet. J'avais un tee-shirt manche longue pour cacher mes bras. Et j'avais un tee-shirt hyper large par-dessus. Et j'avais un jogging hyper loose en dessous. Et en fait, un jour, j'ai tellement enchaîné de cours et j'avais tellement chaud que je suis tombée dans les pommes avec toutes mes couches et le coach adorable. qui est tout de suite venu, j'ai perdu connaissance quoi, une seconde, trente, deux secondes, mais il me disait, Lisa, si jamais un jour on devait appeler les pompiers pour te sauver, comment on fait pour accéder à ton corps avec toutes ces couches ? Et en fait, il a fait le geste de soulever en fait, et il me disait, mais tu peux pas, en fait, c'est contre nature ce que tu fais en fait, c'est limite un peu toi qui es responsable de ton malaise, parce que, regarde, tout le monde a chaud, mais on est tous limite à poil, tellement on a chaud, donc t'es toute seule en fait, et puis t'attires en plus le... Le regard, parce qu'à force de se cacher, tout le monde se dit « mais qu'est-ce qu'elle cache là-dessous ? » Et à partir de là, je suis rentrée chez moi ce soir-là et j'ai jeté tous mes sacs à patates et tous mes parachutes. Je les ai tous foutus à la poubelle et c'était mon premier achat de leggings et de débardeurs. J'avais une trouille monstre, mais depuis, je ne me suis plus jamais réhabillée pareil.
- Speaker #0
Et alors, ça s'est passé comment la première fois que tu y retournais avec ton nouveau code vestimentaire ?
- Speaker #1
Ah, je n'étais pas bien. Je me disais, mon Dieu, on ne voit que mes bras, on ne voit que mes jambes. En plus, il y avait des miroirs à l'époque dans ma salle. Du coup, je ne voyais que ça. Je ne voyais que mes gros bras qui bloblotaient. Je me disais, mon Dieu, les gens vont critiquer, ils vont me jeter. Bref, tout ce qu'on peut s'inventer dans sa tête. Les gens n'ont même pas remarqué. C'est ça le pire. Je n'ai jamais eu de « Ah, mais c'est cool, tu as changé de tenue » . Il n'y a que moi que ça gênait. Par contre, il y avait une sensation de liberté. Mon corps respirait. Et je sentais mes mouvements beaucoup plus fluides, beaucoup plus élancés. Enfin, tu vois, mon squat, il était différent. Du coup, je voyais en plus, je voyais vraiment mon squat, quoi. Tu ne peux pas t'intéresser à la technique de ton mouvement s'il est couvert et si c'est flou, en fait. Et là, je me voyais comme j'étais, quoi.
- Speaker #0
Et donc, à partir de ce moment-là, tu pratiques ton sport. habillée normalement pour ce sport et non plus habillée de multicouches. Et c'est là que débute tout compte fait une nouvelle vie, puisque je pense même que tu vas changer de métier.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est-à-dire qu'avant, tu étais juriste et maintenant, ton sport, c'est ton métier.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous raconter ça ?
- Speaker #1
En fait, la liberté que j'ai ressentie à travers ma nouvelle façon de faire du sport et ma nouvelle tenue, on va dire, elle s'est vachement installée dans le temps progressivement. Je me disais, le corps, en final, il faut que j'arrête de me focaliser sur le corps. Il faut que j'arrête de me focaliser sur mes bras qui blablotent. Parce qu'en vrai, de vrai, mes bras, ils me servent à faire plein de trucs. Je le vois, je le sais, je le sens, les gens le voient. Donc, en vrai, on s'en fout. Et en fait, c'est de cette philosophie qui est née un peu Happy Feet.
- Speaker #0
D'accord, parce que le problème, c'était tout compte fait, pas le regard des autres, mais plutôt le tien. Ah, mais clairement.
- Speaker #1
On critique beaucoup le sport en salle en disant que c'est jugeant, etc. vraiment la salle de sport c'est hyper auto-centré Et je ne dis pas ça dans le mauvais sens. On va tous au sport pour une raison qui nous est personnelle. On peut faire un cours collectif en étant tous dans notre coin sans forcément qu'il y ait une émulation collective ou quoi. Mais c'est juste qu'il n'y a pas de méchanceté en vrai. Et je ne pense pas qu'elle soit au sport, la méchanceté. Je pense qu'elle est en dehors des salles du sport.
- Speaker #0
Avant de parler de la manière dont tu pratiques, dont tu donnes tes cours, ça s'est passé comment quand tu as eu ce déclic ? Tu es allé voir ton patron, tu as dit bon juriste, j'arrête maintenant. Et je vais donner des cours de sport,
- Speaker #1
parce que ce n'est pas non plus évident de monter cette activité. Non, c'était beaucoup plus violent que ça. Je sentais déjà dès le début de ma carrière de juriste que ce n'était pas pour moi. En fait, ça avait accentué mon mal-être corporel. Je ne me sentais pas du tout à ma place et je ne me sentais pas bien dans mon corps. Je me sentais emprisonnée dans un truc qui ne me convenait pas du tout. Je n'étais pas animée par un feu sacré. Et en fait, je suis tombée malade à cause du stress. Et c'est mon médecin. Il m'a dit soit tu quittes ton boulot, soit je te coupe un bout de l'intestin. Quand il m'a dit ça, j'avais déjà envie de partir. Mais je me demandais, je me disais, mais en fait, je peux aussi partir de cette boîte et continuer ma carrière de juriste dans une autre branche. Mais en fait, il y avait une petite voix depuis des années qui me disait, fais un truc avec le sport. Parce que toi, ta manière de faire du sport, elle n'est pas comme les autres. Ta manière de voir le sport, elle n'est pas comme les autres. Il y a un truc à faire. Parce que je voyais bien que quand j'en parlais à mes collègues qui me voyaient tout le temps aller au sport, Quand j'en parlais à mes amis, je voyais bien qu'ils se posaient des questions. Ils disaient « Mais attends, mais comment ça se fait que le sport, ça te procure autant de plaisir et autant de joie, alors que nous, on y va pour maigrir, on y va pour prendre de la masse, on n'y va pas forcément pour les bonnes raisons ? » Et je me disais « On oublie l'essentiel, là. » Donc, il y a un truc à faire. Mais par contre, j'avais zéro idée de comment, pourquoi. Je savais juste qu'il fallait que je parte. Il ne fallait plus que je sois juriste. Mais alors après, comment construire tout ce que... Tout ce qui est apifite aujourd'hui, j'en avais zéro idée.
- Speaker #0
Il y a évidemment beaucoup de femmes qui vont faire du sport en disant « Tiens, je suis peut-être un peu ronde, donc je vais aller faire du sport pour perdre du poids. » Toi, ce n'est pas ta philosophie. D'ailleurs, à tel point que tu m'as raconté qu'un jour on t'avait dit « C'est dommage, tu es super gainé, mais il y a de la graisse au-dessus. » Et tu as dit « Je me fous, je suis super gainé. » C'est ça le principal. Donc toi, ta vision, elle est encore un peu différente. D'ailleurs, tu dis même que... La majorité des femmes pensent que c'est en changeant leur aspect physique qu'elles vont régler leurs problèmes. Et tout comme ça, ce n'est pas comme ça que ça marche.
- Speaker #1
Clairement pas. Après, je les comprends parce que moi, j'ai été de l'autre côté de la barrière. Moi, quand j'ai commencé à faire du sport, je me disais que c'était trop bien. Je vais perdre tous mes kilos superflus. Ça va être trop cool. Et je me suis vite rendu compte que le sport, ce n'est pas ça qui me faisait perdre du poids. Ça changeait effectivement l'aspect de la peau, on va dire. C'est moins flasque, c'est plus tonique. Mais ce n'est pas forcément comme ça que tu le fais. En tout cas, pour moi, pour mon corps, comment il fonctionne. Et du coup, je me suis vite rendue compte, à cause de ça, que du coup, le fait de vouloir maigrir absolument, c'était devenu une obsession et que tu pouvais vite utiliser le sport comme une punition. C'est une des raisons pour lesquelles il y a beaucoup de gens qui abandonnent le sport parce qu'ils ne voient pas de résultat. Pour moi, c'est contre-productif. C'est-à-dire que tu mets de la pression sur le sport, tu mets de la pression sur ton corps, peut-être que ton corps, en fait, se « venge » de toute cette pression et en fait, il ne va pas dans ton sens. C'est ça qui a forgé aussi mon idée que, oui, effectivement, ce n'est pas en changeant ton aspect physique que tu régleras le problème. Parce que le problème, je ne dirais pas qu'il est intérieur, mais je dis juste que l'aspect physique, ce n'est pas là où tu devrais mettre ton attention.
- Speaker #0
D'ailleurs, tu dis que tu es la preuve vivante que le corps ne doit pas être considéré comme un obstacle.
- Speaker #1
Ah ben non. Si ça avait été vraiment un obstacle, déjà, je ne pourrais pas en faire mon métier aujourd'hui. J'aurais donné raison à tous ces coachs quand j'étais petite qui m'ont dit que mon corps était un obstacle. Quand j'ai grandi et que j'ai commencé... Le fitness toute seule, je me disais, en fait, j'ai deux jambes, deux bras. À partir du moment où j'ai deux jambes, moi, je peux faire un squat. Donc, à partir de là, peut-être que mon squat n'est pas aussi bas qu'une personne qui fait 50 kilos. Mais en vrai de vrai, je fais un squat.
- Speaker #0
Et tu es gainée.
- Speaker #1
Et je suis gainée. Mais c'est hyper intéressant cette remarque. Parce que c'était un ostéo qui m'avait dit ça et qui manipulait le ventre. Déjà, il était hyper étonné que je sois gainée. Je lui ai dit, mais disons que vous êtes hyper gainée. Puis après, il a enchaîné en disant, c'est dommage. Parce que quand même, vous avez du gras qui couvre ça. Et je dis, mais tant que moi, je le sais. Pourquoi j'irais me faire du mal en essayant absolument de perdre un truc qui, finalement, me convient ? Je ne me force plus jamais à faire du sport. Il y a tellement de trucs dans la vie où tu te forces à payer tes impôts, ton loyer, à faire la vaisselle, tout ça. Le sport, en tout cas, c'est hors de question que je me force à faire du sport.
- Speaker #0
Mais tu l'appelles comment, ton sport ? C'est du cardio ? C'est du fitness ? C'est du cardio ou c'est du Lisa Cardio ?
- Speaker #1
Oui, c'est un peu du Lisa Cardio. Même si je devais te le décrire, ça va être du renforcement musculaire dansé avec accessoire. Du coup, rien que la phrase, tu ne vois pas très bien ce que c'est.
- Speaker #0
Et avec la rousseau, paraît-il.
- Speaker #1
Oui, la base.
- Speaker #0
Donc, ça se passe comment les exercices ?
- Speaker #1
En fait, je pars de la musique. C'est-à-dire que souvent, je choisis une musique et en l'écoutant, j'ai déjà la partie renfaux et la partie dansée. Et souvent, je sais si j'ai envie d'y mettre des pompons, une ceinture orientale avec des pièces qui font cling-cling. Ou est-ce que j'ai envie d'y mettre un élastique ? Est-ce que j'ai envie que là, ce soit des abdos, des pompes ? En fait, dans la même chanson, il faut qu'il y ait un moment fun et un moment renforcement musculaire. Il faut que les deux soient combinés. Il n'y en a jamais une qui n'est que du renfort ou que de la danse.
- Speaker #0
Et si vous voulez savoir comment se passe un cours avec Lisa, je vous propose d'écouter cet extrait.
- Speaker #2
Ok, on repart sur les ciseaux. Encore. 3, 2, 1, respire. C'est ça. Courage, courage. C'est tes abdos qui te tiennent. Même si tu crois que t'en as pas à ton art, crois-moi, t'en as un qui blague. 5, 4, 3, 2, 1, ciseaux.
- Speaker #0
On l'a compris, tu es donc pointue, en tout cas dans ton sport. Tu es une spécialiste. Si, si. Ne rougis pas. A tel point que tu es même ambassadrice de la marque Domios.
- Speaker #1
Oui, et franchement, je suis hyper fière de faire partie de leur programme d'ambassadeur, parce que ça montre bien qu'ils ont envie d'élargir l'image du sport et l'image de la femme dans le sport, et d'élargir surtout le côté inclusif. Parce que c'est vrai que je fais une taille qui n'est pas forcément la taille que tu imagines quand tu te dis que je suis coach sportive. Mais du coup, c'est hyper intéressant de travailler avec Domios là-dessus, parce qu'il y a plein de choses à faire. Et pourquoi pas avancer avec eux dans ce sens-là, en fait.
- Speaker #0
Alors Lisa, maintenant tu es coach sportive, tu es aussi ostéopathe du cœur, j'ai vu sur tes réseaux. C'est quoi ostéopathe du cœur ?
- Speaker #1
En fait, c'est une de mes frisettes, comme je les appelle, qui m'a dit ça parce que j'ai fait un atelier confiance en soi avec elle. Et en fait, à la fin, elle me disait, mais en fait, tu es un ostéopathe du cœur. Parce qu'elle me dit, en fait, tu plantes tellement des graines de positivité. et tu changes la manière de voir le corps et tu transformes tout, que du coup, tu as tout modifié dans mon cœur et du coup, je vois les choses différemment. Et j'ai trouvé cette phrase tellement belle que je me suis autoproclamée au stade du cœur.
- Speaker #0
Alors justement, pour revenir aux racines, tu as commencé par quoi ? D'abord coach ou d'abord tu as créé ton réseau HappyFit ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Alors dès que j'ai eu mon diplôme, j'ai vraiment focus sur Instagram parce que je me disais que le fait de voir visuellement de m'entendre, de me lire, de me comprendre. Ça allait créer une communauté. Et en fait, aujourd'hui, c'est vrai que c'est une communauté hyper active et hyper réactive. Je ne dis pas que je connais toute ma communauté, mais il y a un groupe peut-être de 2000-3000 nanas. On se connaît, on discute souvent. Moi, je réponds à tous les messages. Je leur pose beaucoup de questions. J'adore lancer des débats. Le but de mon Instagram, ce n'est pas de poster pour poster. C'est vraiment poster pour amener un truc. J'ai aussi posté beaucoup de vidéos de sport parce que moi, ma phrase fétiche, c'est une minute de sport, c'est mieux que zéro. Donc, j'avais lancé des petits trucs de sport parce qu'elle me demandait comment tu es tout le temps motivée, comment ça se fait que tu arrives à tout le temps faire du sport, nous, on n'y arrive pas, etc. Donc, je voulais apporter un truc un peu nouveau. Tu vois, j'avais vraiment envie de parler et sport et confiance en soi et de mélanger les deux en permanence pour qu'elle se rende compte que les deux sont indissociables et qu'en fait, on vit toutes la même galère en vrai. Et que moi, je m'en suis sortie. Et si tu veux, moi, j'ai envie de les emmener de l'autre côté. Donc, je ne me autoproclame pas non plus. Gourou, venez, suivez-moi. Mais c'est plutôt, voilà, moi, j'ai compris des trucs. Je vous les transmets. Maintenant, je propose, vous disposez. Mais maintenant, si vous voulez me suivre, franchement, sachez que ça va être trop cool. Puis au moins, on va rigoler.
- Speaker #0
Donc, ton aventure de coach, si on résume bien, a commencé par le digital,
- Speaker #1
par les réseaux, par Instagram,
- Speaker #2
pour ensuite se prolonger dans les salles et sur le papier via le livre.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu as quand même senti au début peut-être un manque de crédibilité ? C'est-à-dire que tiens, tu arrives dans la salle, on se dit tiens, c'est bizarre à l'époque, comme sur les magazines, où est Photoshop ? Est-ce que ça a pu te troubler ? Ou est-ce que très vite, tu as fait la bascule et tu as bien expliqué, tu as bien fait comprendre que tu étais performante et tout à fait à ta place ?
- Speaker #1
En vrai, le manque de légitimité, je l'ai ressenti avec mes collègues coachs. C'est vraiment avec eux où quand je disais que j'étais coach sportif, j'avais le côté... On me dévisageait la tête au pied en disant « Ah, c'est intéressant, c'est sympa. Ah, j'aurais jamais cru. » Donc, envers mes collègues, je ne me sentais pas du tout à ma place, je n'étais pas du tout à l'aise. Par contre, comme les filles qui viennent à mes cours, c'est des filles qui m'ont connue via les réseaux sociaux, elles ont vu le corps que j'ai, elles ont vite compris ma mentalité et ma philosophie. Donc, finalement, elles n'étaient pas du tout étonnées. Et au contraire, ce qui était hyper intéressant, c'est que moi, j'ai beaucoup eu de coachs femmes. J'avais... beaucoup envie de leur ressembler. Et je me disais, punaise, mais moi, en fait, elles ne pourront jamais faire ça. Et ça, c'est trop cool. Parce que finalement, toute l'envie que t'avais ou que t'as de ressembler à ton coach parce qu'elle est comme ci, elle est comme ça, moi, je te la renvoie, en fait. Et du coup, tu ne t'occupes que de toi pendant mon cours. Et abat le saut de haie. Finalement, c'est une revanche sur le saut de haie.
- Speaker #0
Alors on le comprend, le sport a changé plein de choses dans ta vie et puis a remis en harmonie ton corps et ton esprit. Et justement, ça a changé ta façon de t'habiller dans la vie de tous les jours. C'est-à-dire quand tu n'es pas à la salle de sport, est-ce que ça a changé aussi ta vie en matière de séduction ? Alors, je ne parle pas que séduction, un homme, une femme ou une femme, une femme, mais la séduction avec les gens en général, ça a changé ça aussi ?
- Speaker #1
Oui, clairement. Quand tu n'as pas confiance en toi et surtout vestimentairement parlant, et que quand tu te caches, il y a plein de trucs que tu ne t'autorises pas à faire. Surtout, moi je sais qu'entre avril et septembre, C'était le cauchemar qui arrivait. C'était les terrasses, tout le monde est en débardeur, tout le monde est en jupe, en short. Et toi, t'es là, punaise, moi je vais arriver avec mon col roulé, mon gros gilet et tout. Tout le monde va me dire, mais Lisa, t'as pas chaud, ceci, cela. Moi, j'ai beaucoup refusé quand j'étais jeune, des barbecues, tout ce qui est piscine, truc avec de l'eau où tu te retrouves en maillot. Enfin bref, tous ces trucs-là, en fait, ça m'angoissait tellement que j'y allais pas. donc du coup si tu veux tu te coupes de plein de trucs et tu te coupes socialement ça t'isole un peu puis surtout tu fais beaucoup semblant donc le fait de me libérer on va dire corporellement je me pose carrément moins la question quoi c'est à dire demain faut mettre en maillot bon bah voilà je me mets en maillot il ya un côté où moi je sais en fait je sais à quoi je ressemble je sais que quand j'enlève mon haut je sais que j'ai un bout de sous mon bras là qui blottent je le sais donc si à partir du moment où tu connais ton corps et tu sais comment il réagit et comment il vit et comment il vit en en mouvement. finalement, il y a moins de pression. Et vestimentairement parlant, du coup, si tu veux, je m'habille en cohérence avec la météo. C'est-à-dire que quand il fait froid, je me couvre. Quand il fait chaud, je me découvre. Et il n'y a plus de stress, en fait.
- Speaker #0
Est-ce qu'au niveau de la taille, tu réussis à trouver tout ce que tu veux ? Est-ce que les fringues de cardio ne sont pas uniquement réservées aux 36-38 ? Est-ce que tu réussis à trouver les couleurs que tu veux et à choisir tes étapes ?
- Speaker #1
Alors, si je dois être 100% honnête, c'est hyper difficile. Alors, ce n'est pas difficile de trouver du noir. Par contre, de trouver de la couleur, tu sais, il y a des trucs un peu transparents. Tous les vêtements en taille standard, c'est hyper compliqué de les trouver ça dans la grande taille. Je trouve que ça limite beaucoup la pratique sportive pour les filles rondes. Et je trouve que c'est complètement incohérent, tu vois, avec le diktat de « il faut faire du sport pour maigrir » . Il y a un côté « ok, vas-y, alors on part du principe que je veux faire du sport pour maigrir, je m'habille comment ? » . Donc c'est hyper compliqué, on se refile nos bons plans, tu vois, à droite, à gauche. Mais moi, c'est vrai que pour trouver des leggings colorés, j'ai galéré. Et la marque de vêtements de sport que moi, j'utilise, elle n'est pas française. Et moi, j'adorais pouvoir porter des marques françaises pour les mettre en valeur, pour montrer que nous aussi, on sait faire de la grande taille. Donc du coup, le côté, on parle beaucoup d'inclusivité au sport, le sport pour tous, le sport accessible et tout. Sauf que n'oubliez pas que pour faire du sport, on ne va pas y aller à poil. Même les baskets, moi, j'ai cédé à toutes les modes. de baskets hyper belles et tout, mais ce n'est pas du tout adapté pour quelqu'un qui ne pèse plus de 70 kg. Donc moi, j'ai bousillé un milliard de baskets, je me suis fait mal au talon, mal à la cheville. Il y a des contraintes. Si on m'offrait demain une tenue trop belle à ma taille et que ma meilleure amie qui fait du 38, elle puisse mettre la même, moi, je serais trop fière.
- Speaker #0
Et alors pendant tes cours, qu'on appellera des cours de Lisa Cardio, est-ce que tu t'es sentie inspirante ? C'est-à-dire, est-ce que tu t'es dit, tiens, là, j'ai rendu service à quelqu'un qui n'était peut-être pas encore en harmonie. Est-ce que ça t'arrive qu'on vienne te voir et qu'à la fin on te dise, merci, grâce à toi, j'ai réussi quelque chose ? Tu as peut-être d'ailleurs des anecdotes à ce sujet.
- Speaker #1
Oui, oui, mais en fait, mais ça c'est le quart d'heure où je vais me la péter là.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
En fait, je vois directement quand la nana arrive, je vois à peu près où elle en est de son... De son parcours, en général, on a le temps de discuter avant. Donc, je sais si c'est une reprise, si c'est la première fois qu'elle vient, si elle n'est pas à l'aise, etc. Et en fait, à la fin du cours, moi, je jauge en fonction du sourire. Si le sourire est toujours là à la fin, c'est que j'ai réussi mon coup. Et en général, il est encore là parce qu'en fait, on rigole. Donc, finalement, c'est hyper fluide et il y a la majorité à chaque fois qui est hyper étonnée d'avoir kiffé. En fait, c'est hyper étonnant de se dire ça. Parce qu'elles viennent, elles sont là, ah là là, mais j'ai adoré, je reviendrai. Et en fait, moi, je le vois surtout dans celles qui reviennent. Il y a une espèce de lâcher prise. Elles étaient habillées comme moi quand moi, j'étais pas bien. Et là, aujourd'hui, elles sont en mode, j'ai chaud, j'enlève mon t-shirt, je finis en brassière. J'ai du beat, je m'en fiche. Il y a un truc hyper fédérateur. Ça va pas fédérer les tailles, c'est pas un cours grande taille. Il n'y a pas que des grosses dans mon cours, pas du tout. C'est ça qui est beau, c'est que... Une fille qui fait du 36 a le même problème qu'une fille qui fait du 42, parce qu'elles ont toutes les deux peur de se mettre en maillot de bain sur la plage. Donc comme on discute après le cours, du coup ça tisse des liens. Et après, de voir qu'elles sont amies aujourd'hui, et que moi aussi j'ai tissé des liens particuliers avec certaines d'entre elles, je trouve ça trop beau.
- Speaker #0
Et à quel moment tu te dis, même quand elles sortiront de la salle de sport, même quand je ne serai plus là pour donner des cours, elles ont eu le déclic, elles ont basculé, donc maintenant elles pratiqueront. Et en dehors du sport, en dehors de la salle, ça leur rendra aussi service dans la vie. Tu remarques aussi ce déclic ?
- Speaker #1
Oui, parce qu'elles me le racontent. Elles me le racontent beaucoup sur les réseaux sociaux ou elles m'envoient des messages. Et du coup, elles sont hyper fières de me raconter un peu leur pétage de barrière en dehors de mon cours. Ça peut être un pétage de barrière au boulot, dans la vie privée, familiale ou au sport. J'en ai une en particulier qui s'est inscrite au cross-training et qui fait aussi des courses et machin. et bidules et qui adorent ça, je me dis, mais c'est ouf. En fait, si tu veux, moi, je leur mets le pied à l'étrier et après, moi, j'ai envie de les voir évoluer. Et j'ai la chance, avec les réseaux sociaux, de pouvoir les voir évoluer. Comme une chenille, tu sais, qui se transforme en papillon. C'est beau.
- Speaker #0
Tu as même écrit un livre, « Hashtag fais péter tes barrières » , me semble-t-il.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est génial parce que tu ne l'as pas fait pour l'argent, tu nous l'as dit. Tu l'as fait pour transmettre.
- Speaker #1
Oui. En fait, Fais péter tes barrières, c'est un hashtag que j'ai créé il y a deux ans. J'entendais beaucoup trop de femmes me dire qu'elles n'osaient pas se mettre en short l'été, se mettre en maillot de bain à la piscine, mettre du vernis rouge, quitter leur boulot, dire non. Il y avait plein de choses qu'elles s'interdisaient. Et au final, je me disais, bon alors attends, ça va être simple. Je vais poster un jour un truc. Je vais leur dire, voilà, tout ça, c'est des barrières que vous vous mettez. Le deal, c'est que vous allez me décrire vos barrières en commentaire. Moi, du coup, si je pète votre barrière, vous pétez la vôtre. Et c'est de là, en fait, d'où est née la phrase « Fais péter tes barrières » . Parce que moi, je me suis amusée pendant un mois. J'avais des défis de fou. Chanter dans la rue toute seule, me mettre en robe au-dessus du genou. J'ai eu ou la houppe, aller à la piscine toute seule, draguer un mec. Enfin, moi, je me suis éclatée à filmer ça. J'ai adoré ce truc-là. Du coup, ce qui est cool, c'est que ça a fait effet domino. et ça a déclenché une espèce de philosophie de vie. Tout le monde reprenait le hashtag et elles ont vite compris qu'une fois que tu fais péter une barrière, c'est addictif. Tu as envie d'en faire péter d'autres.
- Speaker #0
Alors, en quoi le sport est plus propice à t'aider à faire ça ? Et notamment le cardio et notamment la salle. Pourquoi ça a ce truc en plus pour arriver à ce résultat ?
- Speaker #1
Parce que le sport, il y a la notion de mouvement. Comme le corps va se recharger dans le mouvement, il va apprendre beaucoup plus quand il est en mouvement. Si tu veux, il y a un côté où le sport va te permettre de reprendre... possession de ton corps. Les gens, en fait, qui ont perdu confiance en eux ou qui n'ont jamais eu confiance en eux, il y a un truc hyper commun dans toutes ces personnes, c'est qu'elles se sont décrochées, en fait, de leur corps. C'est-à-dire, elles ont vraiment dissocié le corps et l'esprit. Et le sport, c'est le seul moyen de réconcilier les deux hyper rapidement. C'est comme si c'était la corde que tu tirais pour rattacher les deux wagons, en fait. Et c'est hyper intéressant parce que même si tu fais du sport pour les mauvaises raisons, finalement, si à un moment donné, tu comprends que... Ton corps, il est là pour autre chose que pour le punir. Mais du coup, en fait, tu switches. Et c'est là où ça devient de plus en plus intéressant. À partir du moment où tu te connais, et je trouve que le sport permet de te connaître de manière complète parce que tu apprends vachement sur ton mental, tu apprends sur ton endurance, tu apprends sur tes capacités physiques, sur tes limites, tu apprends sur le départ. passement de soi et c'est des choses en plus qui découlent sur ta vie perso, ta vie familiale, ta vie professionnelle, ta vie amicale. C'est des notions qui sont hyper importantes en fait.
- Speaker #0
Et alors qu'est-ce que tu dirais aux gens qui hésitent encore un petit peu et quels conseils tu peux leur donner ?
- Speaker #1
Moi je leur dirais de tout tester. Sincèrement, moi ce qui m'a beaucoup plu finalement dans mon enfance, tu vois je disais tout à l'heure que j'avais beaucoup testé de sport mais en fait j'ai adoré beaucoup tester de sport parce que je sais aujourd'hui le sport que j'aime, le sport que je n'aime pas et je leur dirais vraiment de ne pas avoir peur d'aller en salle. Ils vont forcément se confronter à des gens plus minces, plus beaux, plus gros, plus moches, plus transpirants, plus puants. Peu importe. C'est un melting pot de la société, la salle de sport. Finalement, tu vas te retrouver avec exactement les mêmes gens avec qui tu travailles la journée. Là-dessus, n'ayez pas peur et surtout, testez. Essayez d'écouter votre corps à vous. Essayez de ne pas y aller parce que vous avez mangé un couscous à midi ou un Kinder Bueno à 16h. Allez-y parce que ça vous fait plaisir. Allez-y parce que vous avez envie de tester ce cours. Sachez aussi qu'il y a une majorité de coachs, si vous y allez et que vous avez quelques kilos en trop, là je vais parler à une catégorie de gens qui vont écouter, mais je suis obligée de leur transmettre ce message, c'est que forcément, ils ont été un peu « formatés » pour faire perdre du poids aux gens, parce que c'est ce qu'on entend dans les magazines, dans les médias, partout. On a grandi avec cette idée qu'un gros, il a forcément envie de faire du sport pour maigrir. Si ce n'est pas votre but numéro un, sachez que vous avez le droit aussi de vous exprimer. Moi, quand j'ai dit à un coach pour la première fois de ma vie, et c'était une femme, elle m'a dit « c'est quoi ton objectif ? » Je lui ai dit « moi, je veux cultiver mes formes » . Elle a rigolé. Mais en fait, si tu es sûre de toi et si c'est vraiment une envie, n'ayez vraiment pas peur de l'affirmer. Et ne vous laissez pas influencer par l'avis des autres. Parce que l'avis, en un mot, L'A-V-I-S, c'est l'avis, L-A plus loin, V-I-E, des autres. En fait, c'est une phrase qui... Moi, à beaucoup raisonner en moi, je me disais, mais en fait, c'est toi qui as envie que je perde du poids. Moi, je n'ai pas envie. Allez-y, allez-y, allez-y, allez-y. Et surtout, n'écoutez pas les autres.
- Speaker #0
J'ai deux dernières questions maintenant à te poser. La première, c'est qu'est-ce qui se passe maintenant quand tu te regardes dans la glace ?
- Speaker #1
Ce qui se passe quand je me regarde dans la glace, déjà, c'est beaucoup plus fréquent. donc ça va être tous les matins quand je m'habille c'est un état des lieux c'est un truc hyper neutre, hyper rapide c'est comme si je checkais si tout le monde allait bien comme si je faisais le cartable d'un enfant que je n'ai pas donc du coup il y a un côté beaucoup plus friendly avec mon corps qu'avant hors de question que je le maltraite ou que je l'insulte ou que je sois méchante avec lui parce qu'il n'a rien fait
- Speaker #0
Ma dernière question c'est une mise en situation t'as une baguette magique et on se transporte à l'époque où tu faisais de la course de haies Merci. du 100 mètres ou du 400 mètres hauts. Quel message t'enverrais à la petite fille que tu étais à cette époque-là ? Qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #1
À la petite fille, je lui dirais de faire ce qu'elle a envie de faire. Parce que finalement, quand on est petit, on ne choisit pas forcément le sport qu'on pratique. Et on a beaucoup envie de faire plaisir aux adultes qui nous entourent. Et au final, je lui dirais de s'écouter. Parce qu'en fait, la seule personne qui sait ce qui est bon pour elle, c'est elle.
- Speaker #0
Merci Lisa.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Et merci à vous d'avoir suivi ce podcast.
- Speaker #2
Surtout, s'il vous a plu, n'hésitez pas à le partager. Si vous avez un iPhone, un iPad ou un Mac, vous pouvez aussi le noter, c'est-à-dire mettre des étoiles et des commentaires. Et puis surtout, n'hésitez pas à aller visiter les réseaux de Lisa. Ça s'appelle HappyFit.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Vous découvrirez son sourire lumineux, ses fringues super plâchées.
- Speaker #1
Et ses pompons.
- Speaker #0
Plein de belles photos, ses pompons. Et puis sa pratique du cardio surtout.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Merci encore.
- Speaker #1
Merci à toi.