- Speaker #0
Alors je m'appelle Mathias Soitine, je suis psychologue du sport, psychologue clinicien et préparateur mental. Dans cet épisode, on va aller un peu plus loin. On avait abordé la question de la préparation mentale, de ce qu'elle pouvait représenter et un peu les enjeux qu'elle peut avoir au quotidien pour un sportif.
- Speaker #1
Conseils de sportifs et de sportives, ce podcast a vocation à vous être utile, vous accompagner dans la pratique du sport et répondre aux questions que vous vous posez ou que vous ne vous posez pas encore sur la forme, la santé, le bien-être et le sport.
- Speaker #0
Je suis Céciliane, journaliste et coach sportif et je serai toujours entourée d'experts et d'expertes pour aborder tous ces sujets.
- Speaker #1
Alors bonjour, j'espère que vous allez bien. Comme promis, on se retrouve pour approfondir le sujet de la préparation mentale. Je suis toujours avec Mathias Wattine dans son cabinet à Ronck, dans le nord de la France. Dans l'épisode précédent, Mathias l'a bien rappelé, tu nous as dit que la préparation mentale était accessible à tous les niveaux, à toutes les pratiques. Mais quand est-ce qu'elle peut être utile aux sportifs ? Quand est-ce qu'on se dit, là, clairement, c'est mon mental qui me bloque ?
- Speaker #0
Ça, c'est la question à un million. Parce que c'est propre à chacun. C'est propre à chacun. mais très souvent ce questionnement il vient Soit quand on est en difficulté lors de compétition ou quand on voit qu'on n'arrive plus à gérer le stress, les émotions. C'est soit lié au résultat, soit lié au ressenti. C'est les deux gros prismes principaux qui viennent déclencher la démarche pour les sportifs de mettre en place un suivi en préparation mentale.
- Speaker #1
C'est hyper clair. Je n'avais pas vu cette façon de voir. C'est soit le résultat qui alerte. Soit les ressentis qui alertent. C'est vrai que je m'étais arrêtée aux ressentis, mais c'est vrai que le résultat est quand même un bon signe. Ce qu'on disait dans l'épisode précédent, quand tu as poussé tous les curseurs de technique, de préparation physique, et que malheureusement tu n'arrives pas à ton objectif alors que tu as la capacité d'y aller, c'est le mental qui est probablement l'un des facteurs.
- Speaker #0
Très souvent.
- Speaker #1
Je ne l'avais pas vu comme ça. Quelles sont les raisons principales ? pour lesquels les sportifs et les sportives viennent te voir. Donc quand je dis sportif et sportif, c'est toujours tout niveau.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Pourquoi on vient te voir en général ?
- Speaker #0
Je dirais que ce qui ressort le plus, ça va vraiment être tout ce qui va être lié à la performance. Les difficultés dans la performance, une performance qui diminue, tout ce qui va être lié à cette finalité-là. Moi, quand j'entends ça, c'est vraiment quelque chose... entre guillemets, qui me dérange. On en avait parlé, je t'avais dit que je pense avoir une vision un peu à contre-courant parfois, évidemment pas tout le temps. Pour moi, la performance, elle est secondaire. Le plus important, c'est le plaisir. Parce que qui dit plaisir, dit amusement, dit relâchement. Quand on prend plaisir, on est centré sur soi aussi. Et donc du coup, on augmente les chances d'arriver à mettre en place les choses telles qu'on le souhaite. Donc c'est vraiment cette notion de plaisir. On va dire que ces derniers temps, j'ai de la chance. Il y a pas mal de sportifs et sportives de haut niveau qui mettent en avant ça. Il y a par exemple Igaziviatek, numéro 1 mondial au tennis, qui évoque ça, qui a gagné plusieurs grands chelèmes et qui le dit. Moi, depuis que j'ai réussi à être dans le plaisir, dans l'amusement, dans le relâchement, c'est comme ça que je suis dans mon meilleur tennis. Alcaraz, tennis, pareil, numéro 1 mondial, il dit la même chose. Donc cette notion de plaisir, elle est fondamentale. Et même si on prend du recul, autre que par rapport à ces meilleurs mondiaux dans leur discipline, je pense que n'importe qui pourra dire que dans son sport, la fois où il s'est senti le meilleur, c'est la fois où on a été dans le relâchement. dans le plaisir, dans la détente. Alors plaisir, relâchement, détente, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas être concentré, qu'on ne peut pas être attentif à ce qui se passe. Mais ce relâchement, il va augmenter les chances. D'ailleurs, ce que je dis très souvent aux personnes qui viennent ici, qu'est-ce qui fait qu'on a continué un sport ou plusieurs sports ? c'est qu'on s'est amusé, c'est qu'on a pris plaisir et au fur et à mesure on a augmenté en niveau. Et au fur et à mesure qu'on augmente en niveau, on commence à se focaliser sur l'enjeu et pas sur la pratique en elle-même. Et elle est là l'erreur. Il faut continuer et c'est très important d'être dans cet amusement, dans ce plaisir qui lui va être un des outils pour accéder à la performance. Mais une chose à la fois, une chose à la fois, c'est... important de se centrer sur le processus comme je l'appelle c'est à dire le temps qui est entre guillemets le plus conséquent c'est celui dans lequel on passe la majeure partie de notre temps c'est ce temps là qui va nous permettre de mettre en place des choses pour arriver au fur et à mesure à cette finalité quand
- Speaker #1
tu parles de plaisir comme ça j'imagine vraiment un cercle vertueux en fait qui débute par... La pratique de son sport, où on trouve du plaisir et donc on arrive à performer parce qu'on est dans les meilleures conditions pour performer. Est-ce que ce n'est pas aussi lié à la façon dont on se fixe les objectifs ? Si on se fixe par exemple une marche un peu trop haute, on amène de la déception et peut-être aussi un manque de motivation qui commence à se faire et un manque de plaisir. Donc comment toi tu agis pour essayer de redonner, pour qu'ils puissent se reconnecter à leur plaisir de pratiquer tous ces sportifs ?
- Speaker #0
Les objectifs, il est très important qu'ils soient adaptés à la réalité des faits. Est-ce que physiquement on est prêt ? Est-ce que mentalement on est prêt ? Est-ce que de manière concrète il est possible ou non de les réaliser ? Il y a plein de paramètres qui permettent de dire est-ce que les objectifs qu'on se fixe à court, moyen ou long terme, ils sont en adéquation avec ce qu'on met en place au quotidien. une personne qui ne fait jamais de sport et qui se dit Demain, je vais faire la diagonale des fous. Ben, non. Non.
- Speaker #1
Désolée.
- Speaker #0
Voilà. Parce que c'est pas en adéquation. Ça voudra pas dire que ça peut pas être un objectif à long terme. Mais ça pourra pas être un objectif à court terme. En fait, elle est là, la différence. C'est important de faire les choses par étapes, au fur et à mesure. Déjà, pour pas se blesser. Pour que le corps suive. Parce que le corps aussi, il a besoin de temps pour digérer les efforts, les entraînements. la charge qu'on lui impose, et après c'est au fur et à mesure, palier par palier, de dire voilà, qu'est-ce que je souhaite, qu'est-ce que je veux. C'est important de viser haut, il n'y a pas de souci, mais quand on vise très haut, c'est important de les avoir à moyen ou long terme. Sur du court terme, si on n'a aucune pratique, aucun entraînement, en fait on augmente les chances, comme tu l'as dit, de se mettre en difficulté, en échec, et donc du coup d'être frustré, agacé, et que la motivation, du coup, elle diminue.
- Speaker #1
La motivation est vraiment clé pour aller trouver le plaisir et la performance.
- Speaker #0
La motivation, c'est le sens. Est-ce que ça a du sens pour nous de faire telle ou telle chose ? Oui, non, peu importe. La question n'est pas sur il faut que ce soit oui ou il faut que ce soit non. C'est pourquoi on en a envie ? Pourquoi on a envie de faire tous ces efforts ? C'est important de savoir répondre à ces questions parce que si on ne sait pas répondre à ces questions, quand on est en difficulté, on a tendance à plus facilement... Baisser les bras. Alors que quand on sait pourquoi, on a des convictions, ça a un sens d'avoir par exemple une qualif au jeu ou une médaille au jeu. Quand c'est difficile, on sait à quoi se raccrocher. Et donc du coup, c'est la motivation, elle est plus importante.
- Speaker #1
Tu parlais d'écrire ou de verbaliser en tout cas ces questions. Quelles sont les questions qu'on doit se poser justement pour essayer de retrouver du sens à notre pratique ?
- Speaker #0
Ce qui me vient spontanément, c'est pourquoi on pratique tel sport ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que j'aime dans cette pratique ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que j'aime ? Qu'est-ce qui fait que je continue alors que c'est difficile ? Pourquoi je m'accroche alors que soit j'ai de la frustration, de la déception ? Qu'est-ce qui fait qu'on continue dans cette dynamique-là ? Parce qu'on a le droit de vouloir arrêter en fait.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Il y a des sportifs qui sont au top et qui décident d'arrêter. Alors souvent, quand on voit les choses d'un œil extérieur, on ne comprend pas.
- Speaker #1
Ben non, quel dommage, quel gâchis, c'était le meilleur ou la meilleure, ben oui.
- Speaker #0
Mais peut-être qu'à la question, est-ce que ça a un sens de continuer, est-ce que j'ai envie de continuer, ben la réponse pour cet athlète, c'est de dire non. Et donc du coup, c'est une façon de se préserver de la frustration. de toutes les complications qui peuvent être présentes au quotidien parce que un sportif que ce soit amateur haut niveau à un moment donné continuer à s'entraîner jour après jour ou une ou deux fois dans la semaine peu importe il faut que s'il ya un sens sinon À un moment donné, on en a marre, il fait froid, on reste chez soi.
- Speaker #1
Donc ça peut être intéressant d'avoir un petit carnet et de temps en temps faire un point sur, voilà, mettre des mots en fait sur pourquoi je fais ça, donc quel est le sens que je donne à cette échéance, à cet événement, ou même aller régulièrement à mes entraînements, pourquoi je le fais, etc. Donc mettre les mots pour pouvoir toujours garder en tête le pourquoi je suis là et garder plaisir en fait dans sa pratique.
- Speaker #0
C'est exactement ça. En fait, mettre les mots sur ce qui nous anime, c'est aussi se donner la possibilité de déconstruire certaines associations qu'on fait sans s'en rendre compte, où on est persuadé que, et en fait quand on s'arrête deux secondes sur les mots qu'on utilise, ou sur ce qu'on fait concrètement, on se rend compte que c'est à l'opposé de ce qu'on avait dit. Et prendre conscience de ça, c'est de se dire qu'est-ce que je fais ? Je continue, j'arrête, mais si je continue, pour quelles raisons ? Il faut que ce soit pour les bonnes raisons. Parce que, par exemple, un... Un jeune sportif qui va pas prendre plaisir dans sa pratique, qui va en avoir marre et qui dit oui j'ai envie, j'ai envie, j'ai envie et en fin de compte on se rend compte parfois, bah j'ai envie parce que papa et maman ils ont envie. Et c'est pas la même chose.
- Speaker #1
Ça peut arriver oui.
- Speaker #0
Et oui. Donc comprendre, et y'a pas de soucis, il a le droit de vouloir faire ça pour papa et maman. Mais donc du coup, il faut que papa et maman ils comprennent qu'à un moment donné s'il y a des difficultés, bah c'est plus dur de faire des efforts quand on les fait pas pour soi mais pour les autres. Voilà, c'est un exemple concret.
- Speaker #1
Un bon exemple. Je pense que pas mal d'enfants, ou en tout cas quand on a débuté, des fois les parents vivent un petit peu à travers les performances de leurs enfants.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc on a parlé de la motivation, de mettre du sens pour trouver le plaisir, se fixer des objectifs réalisables et plutôt en petit... Court terme, moyen terme,
- Speaker #0
long terme.
- Speaker #1
Long terme. Est-ce qu'il n'y a pas aussi différentes natures d'objectifs qu'il faudrait se fixer ? Je pense à, tu parlais tout à l'heure de résultats, un objectif de performance et un objectif de ressenti.
- Speaker #0
Ce sont les deux principaux, oui. Comme je disais, moi j'essaie toujours de mettre en avant la notion de ressenti, parce que c'est celle qui nous correspond en fait. On a tous des ressentis différents. Et donc c'est faire confiance en ses ressentis. Ça aussi c'est pas évident, mais c'est très important dans le sport, être capable de se faire confiance. D'ailleurs, quand on est dans un état de flot, donc l'état où on se sent le meilleur, la meilleure... On n'est que dans le ressenti quasiment. Tout nous paraît facile, tout est spontané, comme si ça ne demandait aucun effort, mais c'est le ressenti qu'on a en fait.
- Speaker #1
Puis ça nous appartient parce que le résultat finalement c'est ça va être à l'instant T mes performances par rapport à celui du voisin ou de la voisine et c'est pas forcément maîtrisable à ce moment là. On peut que donner le meilleur de nous même en fait.
- Speaker #0
Exactement. C'est pour ça que j'essaie de ne pas trop focaliser moi sur la notion de performance parce qu'elle veut tout et rien dire. On peut réussir certaines choses à la perfection, mais que la personne en face de qui on peut être, elle aussi réussit. Et donc du coup, ça veut dire quoi ? Parce que la personne, elle a fini première et nous deuxième, ça veut dire que ce qu'on a fait, c'est nul ? Ah non, absolument pas. L'objectif, c'est de se dire, quand j'ai fait tel ou tel mouvement, quand j'ai terminé ma compétition, peu importe, la question principale, c'est de se dire, si je reproduis ce que j'ai fait, Quelles sont les chances que la finalité soit celle que je veux ? Et si on est dans le plaisir, dans l'attention, dans la précision et tout ce qui peut découler, on augmente les chances qu'en fait la finalité soit celle qu'on recherche. Parce qu'il y a plein de paramètres qu'on ne contrôle pas. On ne contrôle pas l'environnement, si on a un sport extérieur. On ne contrôle pas nos adversaires. On ne contrôle pas...
- Speaker #1
L'arbitrage.
- Speaker #0
L'arbitrage, mais oui, parfaitement. Gestion de la frustration, exactement. contrôle pas, par exemple, les supporters, le terrain, voilà, il y a plein de choses qu'on ne contrôle pas. Et donc, du coup, la seule chose qu'on peut contrôler, c'est soi. Nos actions. C'est déjà difficile. Alors, sachant que tous ces paramètres qu'on vient d'évoquer, ils peuvent avoir un impact direct sur le résultat, c'est pour ça que c'est important de s'en détacher du résultat. C'est de se dire, voilà, si je reproduis 8 fois cette performance, 8 fois ces actions, 8 fois ce mouvement, quelle est la... Le pourcentage de chance que ça se passe comme je le souhaite.
- Speaker #1
Donc avoir un objectif de ressenti plus que d'un objectif de résultat, on est d'accord, tu me l'affirmes, ça ne veut pas dire qu'on n'a pas d'ambition.
- Speaker #0
Ah oui, pas du tout.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Ça c'est très important. Mais d'ailleurs, c'est une ambition de savoir réaliser soi-même un mouvement qu'on souhaite mettre en place. Ça passe par là, en fait. C'est notre mouvement, peu importe le sport. C'est notre mouvement. Donc l'ambition de bien le réaliser avant de savoir comment il va être noté. Eh oui, c'est une chose à la fois. Donc c'est très très très important. C'est justement une sacrée ambition. Parce que souvent, on veut faire plein de choses en même temps. Non, non. Une chose à la fois. Une chose à la fois. et justement c'est vrai que Par rapport à ça, je le disais, je sais que je suis parfois à contre-courant, c'est qu'on inculque aux jeunes, aux sportifs, aux sportives, dès le plus jeune âge, la notion de résultat, de performance. Non.
- Speaker #1
Je suis contre.
- Speaker #0
Voilà, alors ça n'engage que moi. Ça t'appartient tout à fait. Voilà, exactement. Non, une chose à la fois. La finalité... le résultat, la performance. Si tout ce qu'on a mis en amont est comme on le souhaite, il n'y a même pas à se poser la question si la performance elle doit venir, on va la ressentir.
- Speaker #1
Vaut mieux perdre dans le plaisir que gagner dans la douleur.
- Speaker #0
Alors, ça dépend de chacun. C'est vraiment du cas par cas pour pouvoir répondre à cette question. Mais toi, tu évoquais la notion et l'importance du ressenti. Je vais prendre un exemple tout simple. Un joueur de tennis, Il va être capable à un moment de faire un coup, quand il se sent très bien, il n'a même pas besoin de savoir où est atterri la balle, il le sait qu'elle est dedans. Ou il le sait qu'elle est faux. Ça montre bien que quand on suit nos ressentis, on n'a pas besoin de voir. On le ressent, on le sait en avance.
- Speaker #1
Dans l'énergie qu'on a donnée. Exactement. Dans l'intention.
- Speaker #0
Dans la technique, on le ressent. Et c'est ce qui se passe d'ailleurs quand on est dans cet état de flow. On ressent, on sait que. On sait que ça va être bon. On sait que ça va être juste. On sait que ça va être précis. Donc, parce que le mouvement il a été bien fait. au bon moment, dans le bon timing, de la bonne manière. Donc oui, la finalité, elle découlera naturellement si tout ce qui a été préparé se fait dans le bon tempo.
- Speaker #1
Quels sont les résultats que tu observes suite à ces suivis ? Est-ce qu'on peut dire thérapie d'ailleurs ? Je ne sais pas. En psychologie, oui, mais en prépa mentale, non.
- Speaker #0
Moi, spontanément, je répondrais un accompagnement.
- Speaker #1
Donc quels sont les résultats que tu as pu observer depuis que tu pratiques sur tes sportives et tes sportifs ?
- Speaker #0
La principale évolution que moi je remarque, je l'évoquais justement dans le précédent podcast, c'est qu'ils prennent conscience qu'ils sont capables. Ils sont capables... de réussir, ils sont capables de prendre du plaisir, ils sont capables d'être autonomes, ils sont capables de prendre conscience qu'ils arrivent à avoir confiance en eux. Et ça c'est extrêmement important, parce que du coup ça permet de chasser un bon nombre de pensées parasites, de pensées négatives et qui vont freiner la possibilité... d'être ou d'avoir le rendu qu'on souhaite. Donc ça, c'est vraiment quelque chose qui est très très très important. Et ça, je le vois très souvent, non pas dans le retour qu'ils me font par rapport à leur pratique, mais dans ce qu'ils me parlent par rapport à leur quotidien. Et oui, parce que quand on est capable de s'affirmer au quotidien, on est aussi capable de s'affirmer dans notre sport. vu que tout est lié c'est dans un domaine précis qu'on agit le sport le pro peu importe vu que tout ou le tout ce tout fait que on est nous en tant qu'être humain en tant que personne c'est souvent là que je le vois qu'il y a il y a des barrières qui ont sauté.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu aurais envie de dire aux auditeurs et auditrices qui ont découvert sur ces deux épisodes la préparation mentale ? Comment on pourrait clore ces deux épisodes ?
- Speaker #0
Ce qui me vient, c'est que tout est possible. Tout est possible. On a énormément de capacités, de facultés. Elles sont différentes d'une personne à une autre, mais on les minimise très souvent. Et c'est dommage, et c'est important de les voir à la juste valeur de ce qu'elles sont. Donc, prendre la mesure de ce qu'on fait, de ce qu'on est capable, au fur et à mesure, jour après jour, jour après jour, marche après marche, en fait, on est capable d'aller haut, on est capable d'aller loin. Et avec... déjà de l'envie, parce que c'est le point de départ. Si on n'a pas envie, on ne pourra pas aller bien loin. Et on a le droit de ne pas avoir envie. Il n'y a pas d'obligation. C'est un choix, on a le droit de décider. Oui, non, peu importe. Que tout est possible, et que très souvent, quand on déconstruit nos craintes, nos doutes, nos peurs, on s'aperçoit que le plafond de verre, on se le met soi-même.
- Speaker #1
Et que toutes les réponses, c'est nous qui les avons.
- Speaker #0
Exactement, on les a toutes.
- Speaker #1
Merci beaucoup Mathias. pour eux cet éclairage sur la préparation mentale. Merci pour votre écoute. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. N'hésitez pas à nous laisser des commentaires sur Apple Podcasts et des étoiles sur Spotify et Apple Podcasts. À bientôt !