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Les Étincelles

Valeria, entre deux mondes : de la Colombie à la France

Valeria, entre deux mondes : de la Colombie à la France

14min |11/02/2025
Play
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Les Étincelles

Valeria, entre deux mondes : de la Colombie à la France

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14min |11/02/2025
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Description

Étouffée par le poids des traditions en Colombie, Valeria rêve d’un ailleurs. Une vie éprise de liberté, affranchie des conventions dans laquelle elle pourrait être  véritablement elle-même. Alors quand ses parents refont leurs vies de part et d’autre, Valeria a l’opportunité de traverser l’Atlantique chaque été. Elle rejoint sa mère et son beau-père en France jusqu’au jour où elle ne prendra plus qu’un aller simple pour poser ses bagages définitivement. Mais parvient-on à se sentir vraiment chez soi quelque part quand on est la somme de deux cultures ?


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


Retrouvez-nous également sur 👉 https://www.excelia-group.fr/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Étouffée par le poids des traditions en Colombie, Valéria rêve d'un ailleurs. Une vie éprise de liberté, affranchie des conventions, dans laquelle elle pourrait être véritablement elle-même. Alors quand ses parents refont leur vie de part et d'autre, Valéria a l'opportunité de traverser l'Atlantique chaque été. Elle rejoint sa mère et son beau-père en France, jusqu'au jour où elle ne prendra plus qu'un aller simple pour poser définitivement ses bagages. Mais parvient-on à se sentir vraiment chez soi quelque part ? Quand on est la somme de culture, vous écoutez Les Étincelles, le podcast Excelia.

  • Speaker #1

    Bonjour, je m'appelle Valeria, j'ai 21 ans et je suis étudiante en premier an de communication digitale à Excelia. Moi, je suis née en Colombie, dans un petit village qui s'appelle Maicao. C'est au nord de la Colombie, donc mon père est médecin. On a changé beaucoup de villes. Donc j'ai changé souvent d'école, je pense que j'ai changé d'école au moins dix fois. Je suis née vraiment dans un entourage qui est différent à celui qui en vit en France. La Colombie, c'est vraiment un pays qui est super fermé d'esprit, on va dire, à rapport à la France. Je peux dire que c'est un peu sexiste. J'ai grandi vraiment dans un entourage très croyant et on a essayé de m'inculquer ça. Pas mon père, pas du tout en fait, justement mon père était... Super ouvert d'esprit, je veux dire, il ne m'a jamais obligé à croire à quoi que ce soit. Par exemple, aller à l'église, ce n'était pas du tout obligé comme on l'est resté dans ma famille. Moi, mon père me demandait, est-ce que tu as envie d'y aller ? Est-ce que ça t'intéresse ? Le fait que j'ai grandi dans un environnement très culturellement parlant, que ce soit très fermé d'esprit, j'ai eu beaucoup de chocs culturels avec ma propre famille. Donc souvent, j'étais mise un peu à l'écart, on me pentait du doigt. un peu ma famille, du fait que je ne pensais pas comme eux. Ils ne comprenaient pas pourquoi moi, je ne pensais pas comme eux. Pour moi, ça a toujours été évident quand j'étais petite que j'allais partir, même si je ne savais pas où, ni comment, jamais personne de ma famille m'a dit « est-ce que tu veux partir ? » Mais je pense que dans un coin dans ma tête, ça a toujours été évident. Je sentais que ma façon de penser n'allait pas du tout marcher si je restais en Colombie. Donc je ne me sentais vraiment pas à ma place. Je ne voulais pas être la femme qui... Il veut que je sois la femme obéissante, la femme qui fait les choses pour son mari ou pour son père, qui n'a pas le droit à la parole, qui n'a pas le droit à avoir un travail, qui n'a pas le droit d'ailleurs, par exemple, à avoir un appart tout seul à 20 ans pour ses études. Le fait que mon père m'a toujours parlé un peu comme un adulte, ça a influencé. Quand j'étais petite, il me faisait lire des livres que je ne comprenais pas vraiment ce que ça veut dire. Il y en a un qui m'a fait lire, c'était « Père riche, père pauvre » . C'est un livre qu'on lit quand on est adulte, et même quand on est adulte, je crois qu'on a du mal à le comprendre. Je pense que c'est ça qui a fait qu'un concernement pense comme je pense, et que ça soit différent à la culture de la Colombie. Ma mère, elle m'a eu très jeune, elle m'a eu à mon âge à peu près, elle m'a eu à 20 ans, donc elle était encore à la fac. Ma mère n'a pas fait partie de ma vie jusqu'à ce que j'avais environ 8 ans, 9 ans. Et après, je pense qu'elle se sentait prête à me voir. Donc, mon père a essayé de la faire entrer dans ma vie petit à petit. Jusqu'à ce qu'elle avait rencontré quelqu'un qui était français en Colombie. Puis après, ils se sont mis ensemble et tout se passait bien. Ils se sont marrés en Colombie et ils ont décidé de partir en France. Donc, ma mère est allée dégénérer ici, à Royan. Vu que moi, je commençais à faire partir de sa vie. J'y suis venue pendant les vacances d'été. Quand j'avais 14 ans, ma famille a décidé de me laisser en France. Et du fait que la Colombie, ce ne soit pas un pays développé, dans le sens qu'il n'y a pas les mêmes opportunités qu'on a en France, et mon père a toujours su ça, je pense que je l'ai quand même très bien vécu. Maintenant, avec du véhicule, je me dis que j'ai vraiment eu une transition super facile. Quand je suis arrivée, je ne savais pas du tout. parler français, je ne savais pas du tout leur dire bonjour parce qu'en Colombie, ce n'est pas une langue qu'on apprend, ce n'est pas le français qu'on apprend. Comme deuxième langue, c'était plutôt l'anglais. Au tout début, quand je suis venue en France, c'était plus un soulagement d'avoir parti d'un pays où je savais que je n'allais pas grandir. Aussi, il y avait, pendant des périodes, beaucoup de nostalgie parce que je me retrouvais seule. Fête de Noël, je ne pouvais pas rentrer parce que j'étais mineure. Je n'avais pas le droit de retourner en Colombie tant que je n'avais pas passé le... une période de 5 ans. Donc là, déjà, c'était très dur du fait de ne pas pouvoir rentrer dans les fêtes, même si j'avais une relation compliquée avec ma famille chez moi à Noël. C'est vraiment une fête importante qui était très dure pour moi. Il y a une réalité administrative en France qu'on ne parle pas souvent et que moi j'ai vécu, c'est quand tu rentres mineur en France, il y a deux possibilités. Soit tes parents t'ont fait rentrer avec une permission, et cette permission ça prend des années à être acceptée, donc c'est ce qu'ils font la plupart des gens, c'est qu'ils vont quand ils sont quelqu'un de leur famille et ils restent en tant que mineurs, donc tu as le droit de rester. T'as pas de papiers, mais t'as le droit de rester quand même. Donc moi, mes parents se sont décidés de faire comme ça parce que ça prenait trop longtemps et ça ne servait à rien. Chaque fois, c'était réfusé. Donc je suis restée. Jusqu'à mes 18 ans, j'étais mineure, sans papiers, mais j'avais le droit de rester au sol. Donc j'avais le droit d'aller au lycée, j'avais le droit de passer mon bac. Et j'avais le droit d'avoir une carte vitale, j'avais le droit à tout. Sauf que... La vieille d'été 18 ans, il fallait que tes parents demandent un titre de séjour. Un titre de séjour, c'est juste un an. C'est-à-dire que pendant un an, tu as tous les droits qu'il y a en français. Et une fois cette carte, c'est périm, tu n'as plus rien. La vieille d'été 18 ans, on a commencé à faire les papiers de mon titre de séjour. Il y a le Covid qui arrive, donc ça a encore décalé. Ça a traîné jusqu'à peut-être un an et demi, je pense. J'ai demandé mon titre de séjour. J'étais à l'IUT, j'étais à la fac. Le problème, c'est que quand j'étais à la fac, j'avais besoin de ma bourse, j'avais besoin de la cave. Et on m'a dit non, non, tu n'as toujours pas ton titre de séjour, tu n'as rien du tout. Donc là, les premiers six mois de ma fac, c'était très compliqué parce que je n'avais pas du tout l'argent, je n'avais pas le droit de travailler, du coup, vu que je n'avais pas de titre de séjour. Donc ça a bloqué dans tous les sens et ça c'était vraiment une période très compliquée pour moi je trouve. Surtout que c'était le début de cette chute supérieure, donc je me suis dit que ça allait être comme ça jusqu'à la fin. Quand j'ai obtenu mon premier titre de séjour, là c'était un soulagement. Parce que là, j'avais le droit à tout. J'avais le droit de travailler. J'avais le droit d'avoir la bourse comme tous les étudiants. J'avais le droit d'avoir une carte vitale, par exemple, à l'échelle médecin. Une fois que c'est passé l'année, il faut savoir qu'une demande de renouvellement, c'est-à-dire c'est la suite, donc c'est pour continuer à être en France, il faut la faire quatre mois avant la fin, qui est le périm. Sauf que moi, ma carte, je l'ai eue quatre mois après qu'elle soit acceptée. Donc pendant 5 mois, j'avais juste une carte qui était validée. Donc juste pendant 4 mois, j'étais un peu, on va dire, tranquille. Et aussitôt, il fallait demander celle de l'année prochaine. Il faut savoir aussi qu'il faut payer 225 euros chaque fois qu'on aurait fait une demande. Tous les ans, il faut payer 250 euros. Je n'ai jamais compris pourquoi il y avait autant de soucis pour me laisser juste continuer à vivre en France alors que j'avais déjà vécu. cinq ans de ma vie, mon collège, mon lycée. Donc pendant ces périodes-là, j'ai senti aussi beaucoup de rejet parce que j'ai senti que la France était quand même chez moi. J'ai vécu presque toute mon adolescence, j'ai vécu en France. Je ne comprenais pas pourquoi et j'ai trouvé ça aussi pas juste. On a quand même la chance d'habiter en France. Le fait que j'ai vécu dans deux pays complètement différents, qu'on n'avait pas du tout les mêmes opportunités. Ici en France, on peut vraiment grandir en partant de rien, alors que dans des pays moins développés comme la Colombie, il faut que tu sois quelqu'un avant de devenir quelqu'un. C'est un peu un décalage que j'ai avec les personnes de mon âge, je veux dire. Ils ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont d'avoir tout ça, d'avoir juste une carte vitale, d'avoir juste la bourse. C'est quelque chose qui paraît normal pour tout le monde, mais je pense qu'ils ne se sont jamais pris du recul et se sont dit que c'est vraiment quelque chose qui n'est presque nulle part. Moi, je ne connais pas beaucoup de pays qui donnent l'argent à des étudiants pour être étudiant. C'est plus toi qui donnes l'argent pour être étudiant. Et ça m'a fait rendre compte que j'avais quand même la chance d'être là et d'avoir tout ce qui m'entoure. J'ai passé mon bac en France, j'ai fait un bac STMG. Et après mon bac, j'ai décidé de partir vers un IUT, métier du multimètre de l'Internet. En gros, c'est un bac plus trois. qui entourent les cinémas, le graphisme, les designs web et un peu des communications. J'apprenais, mais je savais que je pouvais apprendre beaucoup plus. Autre part, j'ai cherché sur Internet des mots-clés, communication, création numérique, vidéo, audiovisuel, et là, je suis tombée sur les sites d'Excelia. C'est un truc qui m'a vraiment attiré l'œil, c'était le fait qu'il y avait beaucoup de stages, que les profs, ce n'étaient pas des profs, mais des intervenants, et qu'on pouvait faire des échanges à l'étranger. Donc, c'est vraiment pour ces raisons-là que j'ai... Je choisis d'aller à Axélia. Le fait que l'école soit à La Rochelle, je pense que c'était aussi une des raisons pour lesquelles je voulais aller. Quand j'étais petite, moi j'ai signé à côté de la plage. Moi et la mère, on a quelque chose. Je connaissais un petit peu La Rochelle. Je savais que ce n'était pas une très grosse ville, mais c'était une ville où il y avait des mouvements. C'est-à-dire qu'il y avait beaucoup de personnes, il y avait beaucoup d'étudiants. Personnellement, je me suis posé la question de partir à l'étranger. Dans beaucoup d'années, je n'avais pas le droit de partir. J'ai trouvé ça un peu dommage de ne pas profiter du fait qu'on peut et il y a toutes les choses qui sont mises en place pour qu'on puisse partir. Donc oui, je me suis dit que j'allais sûrement partir à l'étranger. Donc je n'ai pas choisi encore où, mais je sais que je vais le faire pertinemment l'année prochaine. Donc ça me fait plaisir de savoir que... Il y a des façons, il y a vraiment des moyens pour le faire. Il y a une ville vraiment qui m'attire, je pense que c'est Madrid. Même si niveau linguistique, ce n'est pas là-bas que je vais apprendre quelque chose, mais c'est une ville... J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de vie. Ça peut aussi aller beaucoup avec ma personnalité. Donc, c'est un peu dans ma tête. Après, ce n'est pas sûr parce que j'aimerais bien aussi améliorer mon anglais. Comme ça, je pourrais être trilingue. Le cinéma, c'est quelque chose qui m'a toujours passionnée depuis que je suis petite. J'ai toujours regardé beaucoup de films, beaucoup de documentaires. Ça a toujours fait partie de ma vie. Et le fait aussi que j'ai fait ça pendant 12 ans. Ça a vraiment appuyé le fait que je veux travailler dans ces milieux-là ou juste le fait d'apprendre comment ça marche, c'est quelque chose qui m'intéresse. Aujourd'hui, je suis en train de faire mon étage de climatité au sein d'une association à La Rochelle. C'est une association qui sert à accueillir des témoignages des personnes qui ont vécu la tempête des cintillons en 2010. Donc, mon travail, moi et mes camarades, c'est d'aller à la rencontre des personnes qui ont vécu ces moments du Cintia, l'avant, l'après ou pendant, garder une trace vidéo ou audio et qu'on puisse s'en servir après de ça pour la recherche documentaire ou juste garder une trace de ce qui s'est passé. Si j'avais à choisir trois mots pour décrire mon expérience avec Célia, je pense que ce serait convivialité internationale et expérience parce que depuis que je suis avec Célia, je sens... que j'ai quand même grandi personnellement et professionnellement parlant. Il y a beaucoup de choses qui font que ces liens me font sortir à un bon côté de moi. Je pense que je n'ai pas vécu ça avant dans mon ancienne école. J'aimerais dire à tous ceux qui nous écoutent que si l'exprétation, c'est quelque chose qui vous tient à cœur, il ne faut pas hésiter à s'élancer, même si ça ne peut pas être compliqué, même s'il y aurait sûrement des choses qui ne sont pas faciles. Je pense que ça a vraiment le coup s'est lancé. Quoi qu'il arrive, vous allez en tirer des bonnes choses de cette expérience.

  • Speaker #0

    Vous venez d'écouter Les étincelles, le podcast Excelia. Dans le prochain épisode, découvrez une nouvelle histoire d'un étudiant. Retrouvez-nous sur Instagram avec le compte Excelia Group.

Description

Étouffée par le poids des traditions en Colombie, Valeria rêve d’un ailleurs. Une vie éprise de liberté, affranchie des conventions dans laquelle elle pourrait être  véritablement elle-même. Alors quand ses parents refont leurs vies de part et d’autre, Valeria a l’opportunité de traverser l’Atlantique chaque été. Elle rejoint sa mère et son beau-père en France jusqu’au jour où elle ne prendra plus qu’un aller simple pour poser ses bagages définitivement. Mais parvient-on à se sentir vraiment chez soi quelque part quand on est la somme de deux cultures ?


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


Retrouvez-nous également sur 👉 https://www.excelia-group.fr/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  • Speaker #0

    Étouffée par le poids des traditions en Colombie, Valéria rêve d'un ailleurs. Une vie éprise de liberté, affranchie des conventions, dans laquelle elle pourrait être véritablement elle-même. Alors quand ses parents refont leur vie de part et d'autre, Valéria a l'opportunité de traverser l'Atlantique chaque été. Elle rejoint sa mère et son beau-père en France, jusqu'au jour où elle ne prendra plus qu'un aller simple pour poser définitivement ses bagages. Mais parvient-on à se sentir vraiment chez soi quelque part ? Quand on est la somme de culture, vous écoutez Les Étincelles, le podcast Excelia.

  • Speaker #1

    Bonjour, je m'appelle Valeria, j'ai 21 ans et je suis étudiante en premier an de communication digitale à Excelia. Moi, je suis née en Colombie, dans un petit village qui s'appelle Maicao. C'est au nord de la Colombie, donc mon père est médecin. On a changé beaucoup de villes. Donc j'ai changé souvent d'école, je pense que j'ai changé d'école au moins dix fois. Je suis née vraiment dans un entourage qui est différent à celui qui en vit en France. La Colombie, c'est vraiment un pays qui est super fermé d'esprit, on va dire, à rapport à la France. Je peux dire que c'est un peu sexiste. J'ai grandi vraiment dans un entourage très croyant et on a essayé de m'inculquer ça. Pas mon père, pas du tout en fait, justement mon père était... Super ouvert d'esprit, je veux dire, il ne m'a jamais obligé à croire à quoi que ce soit. Par exemple, aller à l'église, ce n'était pas du tout obligé comme on l'est resté dans ma famille. Moi, mon père me demandait, est-ce que tu as envie d'y aller ? Est-ce que ça t'intéresse ? Le fait que j'ai grandi dans un environnement très culturellement parlant, que ce soit très fermé d'esprit, j'ai eu beaucoup de chocs culturels avec ma propre famille. Donc souvent, j'étais mise un peu à l'écart, on me pentait du doigt. un peu ma famille, du fait que je ne pensais pas comme eux. Ils ne comprenaient pas pourquoi moi, je ne pensais pas comme eux. Pour moi, ça a toujours été évident quand j'étais petite que j'allais partir, même si je ne savais pas où, ni comment, jamais personne de ma famille m'a dit « est-ce que tu veux partir ? » Mais je pense que dans un coin dans ma tête, ça a toujours été évident. Je sentais que ma façon de penser n'allait pas du tout marcher si je restais en Colombie. Donc je ne me sentais vraiment pas à ma place. Je ne voulais pas être la femme qui... Il veut que je sois la femme obéissante, la femme qui fait les choses pour son mari ou pour son père, qui n'a pas le droit à la parole, qui n'a pas le droit à avoir un travail, qui n'a pas le droit d'ailleurs, par exemple, à avoir un appart tout seul à 20 ans pour ses études. Le fait que mon père m'a toujours parlé un peu comme un adulte, ça a influencé. Quand j'étais petite, il me faisait lire des livres que je ne comprenais pas vraiment ce que ça veut dire. Il y en a un qui m'a fait lire, c'était « Père riche, père pauvre » . C'est un livre qu'on lit quand on est adulte, et même quand on est adulte, je crois qu'on a du mal à le comprendre. Je pense que c'est ça qui a fait qu'un concernement pense comme je pense, et que ça soit différent à la culture de la Colombie. Ma mère, elle m'a eu très jeune, elle m'a eu à mon âge à peu près, elle m'a eu à 20 ans, donc elle était encore à la fac. Ma mère n'a pas fait partie de ma vie jusqu'à ce que j'avais environ 8 ans, 9 ans. Et après, je pense qu'elle se sentait prête à me voir. Donc, mon père a essayé de la faire entrer dans ma vie petit à petit. Jusqu'à ce qu'elle avait rencontré quelqu'un qui était français en Colombie. Puis après, ils se sont mis ensemble et tout se passait bien. Ils se sont marrés en Colombie et ils ont décidé de partir en France. Donc, ma mère est allée dégénérer ici, à Royan. Vu que moi, je commençais à faire partir de sa vie. J'y suis venue pendant les vacances d'été. Quand j'avais 14 ans, ma famille a décidé de me laisser en France. Et du fait que la Colombie, ce ne soit pas un pays développé, dans le sens qu'il n'y a pas les mêmes opportunités qu'on a en France, et mon père a toujours su ça, je pense que je l'ai quand même très bien vécu. Maintenant, avec du véhicule, je me dis que j'ai vraiment eu une transition super facile. Quand je suis arrivée, je ne savais pas du tout. parler français, je ne savais pas du tout leur dire bonjour parce qu'en Colombie, ce n'est pas une langue qu'on apprend, ce n'est pas le français qu'on apprend. Comme deuxième langue, c'était plutôt l'anglais. Au tout début, quand je suis venue en France, c'était plus un soulagement d'avoir parti d'un pays où je savais que je n'allais pas grandir. Aussi, il y avait, pendant des périodes, beaucoup de nostalgie parce que je me retrouvais seule. Fête de Noël, je ne pouvais pas rentrer parce que j'étais mineure. Je n'avais pas le droit de retourner en Colombie tant que je n'avais pas passé le... une période de 5 ans. Donc là, déjà, c'était très dur du fait de ne pas pouvoir rentrer dans les fêtes, même si j'avais une relation compliquée avec ma famille chez moi à Noël. C'est vraiment une fête importante qui était très dure pour moi. Il y a une réalité administrative en France qu'on ne parle pas souvent et que moi j'ai vécu, c'est quand tu rentres mineur en France, il y a deux possibilités. Soit tes parents t'ont fait rentrer avec une permission, et cette permission ça prend des années à être acceptée, donc c'est ce qu'ils font la plupart des gens, c'est qu'ils vont quand ils sont quelqu'un de leur famille et ils restent en tant que mineurs, donc tu as le droit de rester. T'as pas de papiers, mais t'as le droit de rester quand même. Donc moi, mes parents se sont décidés de faire comme ça parce que ça prenait trop longtemps et ça ne servait à rien. Chaque fois, c'était réfusé. Donc je suis restée. Jusqu'à mes 18 ans, j'étais mineure, sans papiers, mais j'avais le droit de rester au sol. Donc j'avais le droit d'aller au lycée, j'avais le droit de passer mon bac. Et j'avais le droit d'avoir une carte vitale, j'avais le droit à tout. Sauf que... La vieille d'été 18 ans, il fallait que tes parents demandent un titre de séjour. Un titre de séjour, c'est juste un an. C'est-à-dire que pendant un an, tu as tous les droits qu'il y a en français. Et une fois cette carte, c'est périm, tu n'as plus rien. La vieille d'été 18 ans, on a commencé à faire les papiers de mon titre de séjour. Il y a le Covid qui arrive, donc ça a encore décalé. Ça a traîné jusqu'à peut-être un an et demi, je pense. J'ai demandé mon titre de séjour. J'étais à l'IUT, j'étais à la fac. Le problème, c'est que quand j'étais à la fac, j'avais besoin de ma bourse, j'avais besoin de la cave. Et on m'a dit non, non, tu n'as toujours pas ton titre de séjour, tu n'as rien du tout. Donc là, les premiers six mois de ma fac, c'était très compliqué parce que je n'avais pas du tout l'argent, je n'avais pas le droit de travailler, du coup, vu que je n'avais pas de titre de séjour. Donc ça a bloqué dans tous les sens et ça c'était vraiment une période très compliquée pour moi je trouve. Surtout que c'était le début de cette chute supérieure, donc je me suis dit que ça allait être comme ça jusqu'à la fin. Quand j'ai obtenu mon premier titre de séjour, là c'était un soulagement. Parce que là, j'avais le droit à tout. J'avais le droit de travailler. J'avais le droit d'avoir la bourse comme tous les étudiants. J'avais le droit d'avoir une carte vitale, par exemple, à l'échelle médecin. Une fois que c'est passé l'année, il faut savoir qu'une demande de renouvellement, c'est-à-dire c'est la suite, donc c'est pour continuer à être en France, il faut la faire quatre mois avant la fin, qui est le périm. Sauf que moi, ma carte, je l'ai eue quatre mois après qu'elle soit acceptée. Donc pendant 5 mois, j'avais juste une carte qui était validée. Donc juste pendant 4 mois, j'étais un peu, on va dire, tranquille. Et aussitôt, il fallait demander celle de l'année prochaine. Il faut savoir aussi qu'il faut payer 225 euros chaque fois qu'on aurait fait une demande. Tous les ans, il faut payer 250 euros. Je n'ai jamais compris pourquoi il y avait autant de soucis pour me laisser juste continuer à vivre en France alors que j'avais déjà vécu. cinq ans de ma vie, mon collège, mon lycée. Donc pendant ces périodes-là, j'ai senti aussi beaucoup de rejet parce que j'ai senti que la France était quand même chez moi. J'ai vécu presque toute mon adolescence, j'ai vécu en France. Je ne comprenais pas pourquoi et j'ai trouvé ça aussi pas juste. On a quand même la chance d'habiter en France. Le fait que j'ai vécu dans deux pays complètement différents, qu'on n'avait pas du tout les mêmes opportunités. Ici en France, on peut vraiment grandir en partant de rien, alors que dans des pays moins développés comme la Colombie, il faut que tu sois quelqu'un avant de devenir quelqu'un. C'est un peu un décalage que j'ai avec les personnes de mon âge, je veux dire. Ils ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont d'avoir tout ça, d'avoir juste une carte vitale, d'avoir juste la bourse. C'est quelque chose qui paraît normal pour tout le monde, mais je pense qu'ils ne se sont jamais pris du recul et se sont dit que c'est vraiment quelque chose qui n'est presque nulle part. Moi, je ne connais pas beaucoup de pays qui donnent l'argent à des étudiants pour être étudiant. C'est plus toi qui donnes l'argent pour être étudiant. Et ça m'a fait rendre compte que j'avais quand même la chance d'être là et d'avoir tout ce qui m'entoure. J'ai passé mon bac en France, j'ai fait un bac STMG. Et après mon bac, j'ai décidé de partir vers un IUT, métier du multimètre de l'Internet. En gros, c'est un bac plus trois. qui entourent les cinémas, le graphisme, les designs web et un peu des communications. J'apprenais, mais je savais que je pouvais apprendre beaucoup plus. Autre part, j'ai cherché sur Internet des mots-clés, communication, création numérique, vidéo, audiovisuel, et là, je suis tombée sur les sites d'Excelia. C'est un truc qui m'a vraiment attiré l'œil, c'était le fait qu'il y avait beaucoup de stages, que les profs, ce n'étaient pas des profs, mais des intervenants, et qu'on pouvait faire des échanges à l'étranger. Donc, c'est vraiment pour ces raisons-là que j'ai... Je choisis d'aller à Axélia. Le fait que l'école soit à La Rochelle, je pense que c'était aussi une des raisons pour lesquelles je voulais aller. Quand j'étais petite, moi j'ai signé à côté de la plage. Moi et la mère, on a quelque chose. Je connaissais un petit peu La Rochelle. Je savais que ce n'était pas une très grosse ville, mais c'était une ville où il y avait des mouvements. C'est-à-dire qu'il y avait beaucoup de personnes, il y avait beaucoup d'étudiants. Personnellement, je me suis posé la question de partir à l'étranger. Dans beaucoup d'années, je n'avais pas le droit de partir. J'ai trouvé ça un peu dommage de ne pas profiter du fait qu'on peut et il y a toutes les choses qui sont mises en place pour qu'on puisse partir. Donc oui, je me suis dit que j'allais sûrement partir à l'étranger. Donc je n'ai pas choisi encore où, mais je sais que je vais le faire pertinemment l'année prochaine. Donc ça me fait plaisir de savoir que... Il y a des façons, il y a vraiment des moyens pour le faire. Il y a une ville vraiment qui m'attire, je pense que c'est Madrid. Même si niveau linguistique, ce n'est pas là-bas que je vais apprendre quelque chose, mais c'est une ville... J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de vie. Ça peut aussi aller beaucoup avec ma personnalité. Donc, c'est un peu dans ma tête. Après, ce n'est pas sûr parce que j'aimerais bien aussi améliorer mon anglais. Comme ça, je pourrais être trilingue. Le cinéma, c'est quelque chose qui m'a toujours passionnée depuis que je suis petite. J'ai toujours regardé beaucoup de films, beaucoup de documentaires. Ça a toujours fait partie de ma vie. Et le fait aussi que j'ai fait ça pendant 12 ans. Ça a vraiment appuyé le fait que je veux travailler dans ces milieux-là ou juste le fait d'apprendre comment ça marche, c'est quelque chose qui m'intéresse. Aujourd'hui, je suis en train de faire mon étage de climatité au sein d'une association à La Rochelle. C'est une association qui sert à accueillir des témoignages des personnes qui ont vécu la tempête des cintillons en 2010. Donc, mon travail, moi et mes camarades, c'est d'aller à la rencontre des personnes qui ont vécu ces moments du Cintia, l'avant, l'après ou pendant, garder une trace vidéo ou audio et qu'on puisse s'en servir après de ça pour la recherche documentaire ou juste garder une trace de ce qui s'est passé. Si j'avais à choisir trois mots pour décrire mon expérience avec Célia, je pense que ce serait convivialité internationale et expérience parce que depuis que je suis avec Célia, je sens... que j'ai quand même grandi personnellement et professionnellement parlant. Il y a beaucoup de choses qui font que ces liens me font sortir à un bon côté de moi. Je pense que je n'ai pas vécu ça avant dans mon ancienne école. J'aimerais dire à tous ceux qui nous écoutent que si l'exprétation, c'est quelque chose qui vous tient à cœur, il ne faut pas hésiter à s'élancer, même si ça ne peut pas être compliqué, même s'il y aurait sûrement des choses qui ne sont pas faciles. Je pense que ça a vraiment le coup s'est lancé. Quoi qu'il arrive, vous allez en tirer des bonnes choses de cette expérience.

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Étouffée par le poids des traditions en Colombie, Valeria rêve d’un ailleurs. Une vie éprise de liberté, affranchie des conventions dans laquelle elle pourrait être  véritablement elle-même. Alors quand ses parents refont leurs vies de part et d’autre, Valeria a l’opportunité de traverser l’Atlantique chaque été. Elle rejoint sa mère et son beau-père en France jusqu’au jour où elle ne prendra plus qu’un aller simple pour poser ses bagages définitivement. Mais parvient-on à se sentir vraiment chez soi quelque part quand on est la somme de deux cultures ?


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


Retrouvez-nous également sur 👉 https://www.excelia-group.fr/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Étouffée par le poids des traditions en Colombie, Valéria rêve d'un ailleurs. Une vie éprise de liberté, affranchie des conventions, dans laquelle elle pourrait être véritablement elle-même. Alors quand ses parents refont leur vie de part et d'autre, Valéria a l'opportunité de traverser l'Atlantique chaque été. Elle rejoint sa mère et son beau-père en France, jusqu'au jour où elle ne prendra plus qu'un aller simple pour poser définitivement ses bagages. Mais parvient-on à se sentir vraiment chez soi quelque part ? Quand on est la somme de culture, vous écoutez Les Étincelles, le podcast Excelia.

  • Speaker #1

    Bonjour, je m'appelle Valeria, j'ai 21 ans et je suis étudiante en premier an de communication digitale à Excelia. Moi, je suis née en Colombie, dans un petit village qui s'appelle Maicao. C'est au nord de la Colombie, donc mon père est médecin. On a changé beaucoup de villes. Donc j'ai changé souvent d'école, je pense que j'ai changé d'école au moins dix fois. Je suis née vraiment dans un entourage qui est différent à celui qui en vit en France. La Colombie, c'est vraiment un pays qui est super fermé d'esprit, on va dire, à rapport à la France. Je peux dire que c'est un peu sexiste. J'ai grandi vraiment dans un entourage très croyant et on a essayé de m'inculquer ça. Pas mon père, pas du tout en fait, justement mon père était... Super ouvert d'esprit, je veux dire, il ne m'a jamais obligé à croire à quoi que ce soit. Par exemple, aller à l'église, ce n'était pas du tout obligé comme on l'est resté dans ma famille. Moi, mon père me demandait, est-ce que tu as envie d'y aller ? Est-ce que ça t'intéresse ? Le fait que j'ai grandi dans un environnement très culturellement parlant, que ce soit très fermé d'esprit, j'ai eu beaucoup de chocs culturels avec ma propre famille. Donc souvent, j'étais mise un peu à l'écart, on me pentait du doigt. un peu ma famille, du fait que je ne pensais pas comme eux. Ils ne comprenaient pas pourquoi moi, je ne pensais pas comme eux. Pour moi, ça a toujours été évident quand j'étais petite que j'allais partir, même si je ne savais pas où, ni comment, jamais personne de ma famille m'a dit « est-ce que tu veux partir ? » Mais je pense que dans un coin dans ma tête, ça a toujours été évident. Je sentais que ma façon de penser n'allait pas du tout marcher si je restais en Colombie. Donc je ne me sentais vraiment pas à ma place. Je ne voulais pas être la femme qui... Il veut que je sois la femme obéissante, la femme qui fait les choses pour son mari ou pour son père, qui n'a pas le droit à la parole, qui n'a pas le droit à avoir un travail, qui n'a pas le droit d'ailleurs, par exemple, à avoir un appart tout seul à 20 ans pour ses études. Le fait que mon père m'a toujours parlé un peu comme un adulte, ça a influencé. Quand j'étais petite, il me faisait lire des livres que je ne comprenais pas vraiment ce que ça veut dire. Il y en a un qui m'a fait lire, c'était « Père riche, père pauvre » . C'est un livre qu'on lit quand on est adulte, et même quand on est adulte, je crois qu'on a du mal à le comprendre. Je pense que c'est ça qui a fait qu'un concernement pense comme je pense, et que ça soit différent à la culture de la Colombie. Ma mère, elle m'a eu très jeune, elle m'a eu à mon âge à peu près, elle m'a eu à 20 ans, donc elle était encore à la fac. Ma mère n'a pas fait partie de ma vie jusqu'à ce que j'avais environ 8 ans, 9 ans. Et après, je pense qu'elle se sentait prête à me voir. Donc, mon père a essayé de la faire entrer dans ma vie petit à petit. Jusqu'à ce qu'elle avait rencontré quelqu'un qui était français en Colombie. Puis après, ils se sont mis ensemble et tout se passait bien. Ils se sont marrés en Colombie et ils ont décidé de partir en France. Donc, ma mère est allée dégénérer ici, à Royan. Vu que moi, je commençais à faire partir de sa vie. J'y suis venue pendant les vacances d'été. Quand j'avais 14 ans, ma famille a décidé de me laisser en France. Et du fait que la Colombie, ce ne soit pas un pays développé, dans le sens qu'il n'y a pas les mêmes opportunités qu'on a en France, et mon père a toujours su ça, je pense que je l'ai quand même très bien vécu. Maintenant, avec du véhicule, je me dis que j'ai vraiment eu une transition super facile. Quand je suis arrivée, je ne savais pas du tout. parler français, je ne savais pas du tout leur dire bonjour parce qu'en Colombie, ce n'est pas une langue qu'on apprend, ce n'est pas le français qu'on apprend. Comme deuxième langue, c'était plutôt l'anglais. Au tout début, quand je suis venue en France, c'était plus un soulagement d'avoir parti d'un pays où je savais que je n'allais pas grandir. Aussi, il y avait, pendant des périodes, beaucoup de nostalgie parce que je me retrouvais seule. Fête de Noël, je ne pouvais pas rentrer parce que j'étais mineure. Je n'avais pas le droit de retourner en Colombie tant que je n'avais pas passé le... une période de 5 ans. Donc là, déjà, c'était très dur du fait de ne pas pouvoir rentrer dans les fêtes, même si j'avais une relation compliquée avec ma famille chez moi à Noël. C'est vraiment une fête importante qui était très dure pour moi. Il y a une réalité administrative en France qu'on ne parle pas souvent et que moi j'ai vécu, c'est quand tu rentres mineur en France, il y a deux possibilités. Soit tes parents t'ont fait rentrer avec une permission, et cette permission ça prend des années à être acceptée, donc c'est ce qu'ils font la plupart des gens, c'est qu'ils vont quand ils sont quelqu'un de leur famille et ils restent en tant que mineurs, donc tu as le droit de rester. T'as pas de papiers, mais t'as le droit de rester quand même. Donc moi, mes parents se sont décidés de faire comme ça parce que ça prenait trop longtemps et ça ne servait à rien. Chaque fois, c'était réfusé. Donc je suis restée. Jusqu'à mes 18 ans, j'étais mineure, sans papiers, mais j'avais le droit de rester au sol. Donc j'avais le droit d'aller au lycée, j'avais le droit de passer mon bac. Et j'avais le droit d'avoir une carte vitale, j'avais le droit à tout. Sauf que... La vieille d'été 18 ans, il fallait que tes parents demandent un titre de séjour. Un titre de séjour, c'est juste un an. C'est-à-dire que pendant un an, tu as tous les droits qu'il y a en français. Et une fois cette carte, c'est périm, tu n'as plus rien. La vieille d'été 18 ans, on a commencé à faire les papiers de mon titre de séjour. Il y a le Covid qui arrive, donc ça a encore décalé. Ça a traîné jusqu'à peut-être un an et demi, je pense. J'ai demandé mon titre de séjour. J'étais à l'IUT, j'étais à la fac. Le problème, c'est que quand j'étais à la fac, j'avais besoin de ma bourse, j'avais besoin de la cave. Et on m'a dit non, non, tu n'as toujours pas ton titre de séjour, tu n'as rien du tout. Donc là, les premiers six mois de ma fac, c'était très compliqué parce que je n'avais pas du tout l'argent, je n'avais pas le droit de travailler, du coup, vu que je n'avais pas de titre de séjour. Donc ça a bloqué dans tous les sens et ça c'était vraiment une période très compliquée pour moi je trouve. Surtout que c'était le début de cette chute supérieure, donc je me suis dit que ça allait être comme ça jusqu'à la fin. Quand j'ai obtenu mon premier titre de séjour, là c'était un soulagement. Parce que là, j'avais le droit à tout. J'avais le droit de travailler. J'avais le droit d'avoir la bourse comme tous les étudiants. J'avais le droit d'avoir une carte vitale, par exemple, à l'échelle médecin. Une fois que c'est passé l'année, il faut savoir qu'une demande de renouvellement, c'est-à-dire c'est la suite, donc c'est pour continuer à être en France, il faut la faire quatre mois avant la fin, qui est le périm. Sauf que moi, ma carte, je l'ai eue quatre mois après qu'elle soit acceptée. Donc pendant 5 mois, j'avais juste une carte qui était validée. Donc juste pendant 4 mois, j'étais un peu, on va dire, tranquille. Et aussitôt, il fallait demander celle de l'année prochaine. Il faut savoir aussi qu'il faut payer 225 euros chaque fois qu'on aurait fait une demande. Tous les ans, il faut payer 250 euros. Je n'ai jamais compris pourquoi il y avait autant de soucis pour me laisser juste continuer à vivre en France alors que j'avais déjà vécu. cinq ans de ma vie, mon collège, mon lycée. Donc pendant ces périodes-là, j'ai senti aussi beaucoup de rejet parce que j'ai senti que la France était quand même chez moi. J'ai vécu presque toute mon adolescence, j'ai vécu en France. Je ne comprenais pas pourquoi et j'ai trouvé ça aussi pas juste. On a quand même la chance d'habiter en France. Le fait que j'ai vécu dans deux pays complètement différents, qu'on n'avait pas du tout les mêmes opportunités. Ici en France, on peut vraiment grandir en partant de rien, alors que dans des pays moins développés comme la Colombie, il faut que tu sois quelqu'un avant de devenir quelqu'un. C'est un peu un décalage que j'ai avec les personnes de mon âge, je veux dire. Ils ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont d'avoir tout ça, d'avoir juste une carte vitale, d'avoir juste la bourse. C'est quelque chose qui paraît normal pour tout le monde, mais je pense qu'ils ne se sont jamais pris du recul et se sont dit que c'est vraiment quelque chose qui n'est presque nulle part. Moi, je ne connais pas beaucoup de pays qui donnent l'argent à des étudiants pour être étudiant. C'est plus toi qui donnes l'argent pour être étudiant. Et ça m'a fait rendre compte que j'avais quand même la chance d'être là et d'avoir tout ce qui m'entoure. J'ai passé mon bac en France, j'ai fait un bac STMG. Et après mon bac, j'ai décidé de partir vers un IUT, métier du multimètre de l'Internet. En gros, c'est un bac plus trois. qui entourent les cinémas, le graphisme, les designs web et un peu des communications. J'apprenais, mais je savais que je pouvais apprendre beaucoup plus. Autre part, j'ai cherché sur Internet des mots-clés, communication, création numérique, vidéo, audiovisuel, et là, je suis tombée sur les sites d'Excelia. C'est un truc qui m'a vraiment attiré l'œil, c'était le fait qu'il y avait beaucoup de stages, que les profs, ce n'étaient pas des profs, mais des intervenants, et qu'on pouvait faire des échanges à l'étranger. Donc, c'est vraiment pour ces raisons-là que j'ai... Je choisis d'aller à Axélia. Le fait que l'école soit à La Rochelle, je pense que c'était aussi une des raisons pour lesquelles je voulais aller. Quand j'étais petite, moi j'ai signé à côté de la plage. Moi et la mère, on a quelque chose. Je connaissais un petit peu La Rochelle. Je savais que ce n'était pas une très grosse ville, mais c'était une ville où il y avait des mouvements. C'est-à-dire qu'il y avait beaucoup de personnes, il y avait beaucoup d'étudiants. Personnellement, je me suis posé la question de partir à l'étranger. Dans beaucoup d'années, je n'avais pas le droit de partir. J'ai trouvé ça un peu dommage de ne pas profiter du fait qu'on peut et il y a toutes les choses qui sont mises en place pour qu'on puisse partir. Donc oui, je me suis dit que j'allais sûrement partir à l'étranger. Donc je n'ai pas choisi encore où, mais je sais que je vais le faire pertinemment l'année prochaine. Donc ça me fait plaisir de savoir que... Il y a des façons, il y a vraiment des moyens pour le faire. Il y a une ville vraiment qui m'attire, je pense que c'est Madrid. Même si niveau linguistique, ce n'est pas là-bas que je vais apprendre quelque chose, mais c'est une ville... J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de vie. Ça peut aussi aller beaucoup avec ma personnalité. Donc, c'est un peu dans ma tête. Après, ce n'est pas sûr parce que j'aimerais bien aussi améliorer mon anglais. Comme ça, je pourrais être trilingue. Le cinéma, c'est quelque chose qui m'a toujours passionnée depuis que je suis petite. J'ai toujours regardé beaucoup de films, beaucoup de documentaires. Ça a toujours fait partie de ma vie. Et le fait aussi que j'ai fait ça pendant 12 ans. Ça a vraiment appuyé le fait que je veux travailler dans ces milieux-là ou juste le fait d'apprendre comment ça marche, c'est quelque chose qui m'intéresse. Aujourd'hui, je suis en train de faire mon étage de climatité au sein d'une association à La Rochelle. C'est une association qui sert à accueillir des témoignages des personnes qui ont vécu la tempête des cintillons en 2010. Donc, mon travail, moi et mes camarades, c'est d'aller à la rencontre des personnes qui ont vécu ces moments du Cintia, l'avant, l'après ou pendant, garder une trace vidéo ou audio et qu'on puisse s'en servir après de ça pour la recherche documentaire ou juste garder une trace de ce qui s'est passé. Si j'avais à choisir trois mots pour décrire mon expérience avec Célia, je pense que ce serait convivialité internationale et expérience parce que depuis que je suis avec Célia, je sens... que j'ai quand même grandi personnellement et professionnellement parlant. Il y a beaucoup de choses qui font que ces liens me font sortir à un bon côté de moi. Je pense que je n'ai pas vécu ça avant dans mon ancienne école. J'aimerais dire à tous ceux qui nous écoutent que si l'exprétation, c'est quelque chose qui vous tient à cœur, il ne faut pas hésiter à s'élancer, même si ça ne peut pas être compliqué, même s'il y aurait sûrement des choses qui ne sont pas faciles. Je pense que ça a vraiment le coup s'est lancé. Quoi qu'il arrive, vous allez en tirer des bonnes choses de cette expérience.

  • Speaker #0

    Vous venez d'écouter Les étincelles, le podcast Excelia. Dans le prochain épisode, découvrez une nouvelle histoire d'un étudiant. Retrouvez-nous sur Instagram avec le compte Excelia Group.

Description

Étouffée par le poids des traditions en Colombie, Valeria rêve d’un ailleurs. Une vie éprise de liberté, affranchie des conventions dans laquelle elle pourrait être  véritablement elle-même. Alors quand ses parents refont leurs vies de part et d’autre, Valeria a l’opportunité de traverser l’Atlantique chaque été. Elle rejoint sa mère et son beau-père en France jusqu’au jour où elle ne prendra plus qu’un aller simple pour poser ses bagages définitivement. Mais parvient-on à se sentir vraiment chez soi quelque part quand on est la somme de deux cultures ?


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


Retrouvez-nous également sur 👉 https://www.excelia-group.fr/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  • Speaker #0

    Étouffée par le poids des traditions en Colombie, Valéria rêve d'un ailleurs. Une vie éprise de liberté, affranchie des conventions, dans laquelle elle pourrait être véritablement elle-même. Alors quand ses parents refont leur vie de part et d'autre, Valéria a l'opportunité de traverser l'Atlantique chaque été. Elle rejoint sa mère et son beau-père en France, jusqu'au jour où elle ne prendra plus qu'un aller simple pour poser définitivement ses bagages. Mais parvient-on à se sentir vraiment chez soi quelque part ? Quand on est la somme de culture, vous écoutez Les Étincelles, le podcast Excelia.

  • Speaker #1

    Bonjour, je m'appelle Valeria, j'ai 21 ans et je suis étudiante en premier an de communication digitale à Excelia. Moi, je suis née en Colombie, dans un petit village qui s'appelle Maicao. C'est au nord de la Colombie, donc mon père est médecin. On a changé beaucoup de villes. Donc j'ai changé souvent d'école, je pense que j'ai changé d'école au moins dix fois. Je suis née vraiment dans un entourage qui est différent à celui qui en vit en France. La Colombie, c'est vraiment un pays qui est super fermé d'esprit, on va dire, à rapport à la France. Je peux dire que c'est un peu sexiste. J'ai grandi vraiment dans un entourage très croyant et on a essayé de m'inculquer ça. Pas mon père, pas du tout en fait, justement mon père était... Super ouvert d'esprit, je veux dire, il ne m'a jamais obligé à croire à quoi que ce soit. Par exemple, aller à l'église, ce n'était pas du tout obligé comme on l'est resté dans ma famille. Moi, mon père me demandait, est-ce que tu as envie d'y aller ? Est-ce que ça t'intéresse ? Le fait que j'ai grandi dans un environnement très culturellement parlant, que ce soit très fermé d'esprit, j'ai eu beaucoup de chocs culturels avec ma propre famille. Donc souvent, j'étais mise un peu à l'écart, on me pentait du doigt. un peu ma famille, du fait que je ne pensais pas comme eux. Ils ne comprenaient pas pourquoi moi, je ne pensais pas comme eux. Pour moi, ça a toujours été évident quand j'étais petite que j'allais partir, même si je ne savais pas où, ni comment, jamais personne de ma famille m'a dit « est-ce que tu veux partir ? » Mais je pense que dans un coin dans ma tête, ça a toujours été évident. Je sentais que ma façon de penser n'allait pas du tout marcher si je restais en Colombie. Donc je ne me sentais vraiment pas à ma place. Je ne voulais pas être la femme qui... Il veut que je sois la femme obéissante, la femme qui fait les choses pour son mari ou pour son père, qui n'a pas le droit à la parole, qui n'a pas le droit à avoir un travail, qui n'a pas le droit d'ailleurs, par exemple, à avoir un appart tout seul à 20 ans pour ses études. Le fait que mon père m'a toujours parlé un peu comme un adulte, ça a influencé. Quand j'étais petite, il me faisait lire des livres que je ne comprenais pas vraiment ce que ça veut dire. Il y en a un qui m'a fait lire, c'était « Père riche, père pauvre » . C'est un livre qu'on lit quand on est adulte, et même quand on est adulte, je crois qu'on a du mal à le comprendre. Je pense que c'est ça qui a fait qu'un concernement pense comme je pense, et que ça soit différent à la culture de la Colombie. Ma mère, elle m'a eu très jeune, elle m'a eu à mon âge à peu près, elle m'a eu à 20 ans, donc elle était encore à la fac. Ma mère n'a pas fait partie de ma vie jusqu'à ce que j'avais environ 8 ans, 9 ans. Et après, je pense qu'elle se sentait prête à me voir. Donc, mon père a essayé de la faire entrer dans ma vie petit à petit. Jusqu'à ce qu'elle avait rencontré quelqu'un qui était français en Colombie. Puis après, ils se sont mis ensemble et tout se passait bien. Ils se sont marrés en Colombie et ils ont décidé de partir en France. Donc, ma mère est allée dégénérer ici, à Royan. Vu que moi, je commençais à faire partir de sa vie. J'y suis venue pendant les vacances d'été. Quand j'avais 14 ans, ma famille a décidé de me laisser en France. Et du fait que la Colombie, ce ne soit pas un pays développé, dans le sens qu'il n'y a pas les mêmes opportunités qu'on a en France, et mon père a toujours su ça, je pense que je l'ai quand même très bien vécu. Maintenant, avec du véhicule, je me dis que j'ai vraiment eu une transition super facile. Quand je suis arrivée, je ne savais pas du tout. parler français, je ne savais pas du tout leur dire bonjour parce qu'en Colombie, ce n'est pas une langue qu'on apprend, ce n'est pas le français qu'on apprend. Comme deuxième langue, c'était plutôt l'anglais. Au tout début, quand je suis venue en France, c'était plus un soulagement d'avoir parti d'un pays où je savais que je n'allais pas grandir. Aussi, il y avait, pendant des périodes, beaucoup de nostalgie parce que je me retrouvais seule. Fête de Noël, je ne pouvais pas rentrer parce que j'étais mineure. Je n'avais pas le droit de retourner en Colombie tant que je n'avais pas passé le... une période de 5 ans. Donc là, déjà, c'était très dur du fait de ne pas pouvoir rentrer dans les fêtes, même si j'avais une relation compliquée avec ma famille chez moi à Noël. C'est vraiment une fête importante qui était très dure pour moi. Il y a une réalité administrative en France qu'on ne parle pas souvent et que moi j'ai vécu, c'est quand tu rentres mineur en France, il y a deux possibilités. Soit tes parents t'ont fait rentrer avec une permission, et cette permission ça prend des années à être acceptée, donc c'est ce qu'ils font la plupart des gens, c'est qu'ils vont quand ils sont quelqu'un de leur famille et ils restent en tant que mineurs, donc tu as le droit de rester. T'as pas de papiers, mais t'as le droit de rester quand même. Donc moi, mes parents se sont décidés de faire comme ça parce que ça prenait trop longtemps et ça ne servait à rien. Chaque fois, c'était réfusé. Donc je suis restée. Jusqu'à mes 18 ans, j'étais mineure, sans papiers, mais j'avais le droit de rester au sol. Donc j'avais le droit d'aller au lycée, j'avais le droit de passer mon bac. Et j'avais le droit d'avoir une carte vitale, j'avais le droit à tout. Sauf que... La vieille d'été 18 ans, il fallait que tes parents demandent un titre de séjour. Un titre de séjour, c'est juste un an. C'est-à-dire que pendant un an, tu as tous les droits qu'il y a en français. Et une fois cette carte, c'est périm, tu n'as plus rien. La vieille d'été 18 ans, on a commencé à faire les papiers de mon titre de séjour. Il y a le Covid qui arrive, donc ça a encore décalé. Ça a traîné jusqu'à peut-être un an et demi, je pense. J'ai demandé mon titre de séjour. J'étais à l'IUT, j'étais à la fac. Le problème, c'est que quand j'étais à la fac, j'avais besoin de ma bourse, j'avais besoin de la cave. Et on m'a dit non, non, tu n'as toujours pas ton titre de séjour, tu n'as rien du tout. Donc là, les premiers six mois de ma fac, c'était très compliqué parce que je n'avais pas du tout l'argent, je n'avais pas le droit de travailler, du coup, vu que je n'avais pas de titre de séjour. Donc ça a bloqué dans tous les sens et ça c'était vraiment une période très compliquée pour moi je trouve. Surtout que c'était le début de cette chute supérieure, donc je me suis dit que ça allait être comme ça jusqu'à la fin. Quand j'ai obtenu mon premier titre de séjour, là c'était un soulagement. Parce que là, j'avais le droit à tout. J'avais le droit de travailler. J'avais le droit d'avoir la bourse comme tous les étudiants. J'avais le droit d'avoir une carte vitale, par exemple, à l'échelle médecin. Une fois que c'est passé l'année, il faut savoir qu'une demande de renouvellement, c'est-à-dire c'est la suite, donc c'est pour continuer à être en France, il faut la faire quatre mois avant la fin, qui est le périm. Sauf que moi, ma carte, je l'ai eue quatre mois après qu'elle soit acceptée. Donc pendant 5 mois, j'avais juste une carte qui était validée. Donc juste pendant 4 mois, j'étais un peu, on va dire, tranquille. Et aussitôt, il fallait demander celle de l'année prochaine. Il faut savoir aussi qu'il faut payer 225 euros chaque fois qu'on aurait fait une demande. Tous les ans, il faut payer 250 euros. Je n'ai jamais compris pourquoi il y avait autant de soucis pour me laisser juste continuer à vivre en France alors que j'avais déjà vécu. cinq ans de ma vie, mon collège, mon lycée. Donc pendant ces périodes-là, j'ai senti aussi beaucoup de rejet parce que j'ai senti que la France était quand même chez moi. J'ai vécu presque toute mon adolescence, j'ai vécu en France. Je ne comprenais pas pourquoi et j'ai trouvé ça aussi pas juste. On a quand même la chance d'habiter en France. Le fait que j'ai vécu dans deux pays complètement différents, qu'on n'avait pas du tout les mêmes opportunités. Ici en France, on peut vraiment grandir en partant de rien, alors que dans des pays moins développés comme la Colombie, il faut que tu sois quelqu'un avant de devenir quelqu'un. C'est un peu un décalage que j'ai avec les personnes de mon âge, je veux dire. Ils ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont d'avoir tout ça, d'avoir juste une carte vitale, d'avoir juste la bourse. C'est quelque chose qui paraît normal pour tout le monde, mais je pense qu'ils ne se sont jamais pris du recul et se sont dit que c'est vraiment quelque chose qui n'est presque nulle part. Moi, je ne connais pas beaucoup de pays qui donnent l'argent à des étudiants pour être étudiant. C'est plus toi qui donnes l'argent pour être étudiant. Et ça m'a fait rendre compte que j'avais quand même la chance d'être là et d'avoir tout ce qui m'entoure. J'ai passé mon bac en France, j'ai fait un bac STMG. Et après mon bac, j'ai décidé de partir vers un IUT, métier du multimètre de l'Internet. En gros, c'est un bac plus trois. qui entourent les cinémas, le graphisme, les designs web et un peu des communications. J'apprenais, mais je savais que je pouvais apprendre beaucoup plus. Autre part, j'ai cherché sur Internet des mots-clés, communication, création numérique, vidéo, audiovisuel, et là, je suis tombée sur les sites d'Excelia. C'est un truc qui m'a vraiment attiré l'œil, c'était le fait qu'il y avait beaucoup de stages, que les profs, ce n'étaient pas des profs, mais des intervenants, et qu'on pouvait faire des échanges à l'étranger. Donc, c'est vraiment pour ces raisons-là que j'ai... Je choisis d'aller à Axélia. Le fait que l'école soit à La Rochelle, je pense que c'était aussi une des raisons pour lesquelles je voulais aller. Quand j'étais petite, moi j'ai signé à côté de la plage. Moi et la mère, on a quelque chose. Je connaissais un petit peu La Rochelle. Je savais que ce n'était pas une très grosse ville, mais c'était une ville où il y avait des mouvements. C'est-à-dire qu'il y avait beaucoup de personnes, il y avait beaucoup d'étudiants. Personnellement, je me suis posé la question de partir à l'étranger. Dans beaucoup d'années, je n'avais pas le droit de partir. J'ai trouvé ça un peu dommage de ne pas profiter du fait qu'on peut et il y a toutes les choses qui sont mises en place pour qu'on puisse partir. Donc oui, je me suis dit que j'allais sûrement partir à l'étranger. Donc je n'ai pas choisi encore où, mais je sais que je vais le faire pertinemment l'année prochaine. Donc ça me fait plaisir de savoir que... Il y a des façons, il y a vraiment des moyens pour le faire. Il y a une ville vraiment qui m'attire, je pense que c'est Madrid. Même si niveau linguistique, ce n'est pas là-bas que je vais apprendre quelque chose, mais c'est une ville... J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de vie. Ça peut aussi aller beaucoup avec ma personnalité. Donc, c'est un peu dans ma tête. Après, ce n'est pas sûr parce que j'aimerais bien aussi améliorer mon anglais. Comme ça, je pourrais être trilingue. Le cinéma, c'est quelque chose qui m'a toujours passionnée depuis que je suis petite. J'ai toujours regardé beaucoup de films, beaucoup de documentaires. Ça a toujours fait partie de ma vie. Et le fait aussi que j'ai fait ça pendant 12 ans. Ça a vraiment appuyé le fait que je veux travailler dans ces milieux-là ou juste le fait d'apprendre comment ça marche, c'est quelque chose qui m'intéresse. Aujourd'hui, je suis en train de faire mon étage de climatité au sein d'une association à La Rochelle. C'est une association qui sert à accueillir des témoignages des personnes qui ont vécu la tempête des cintillons en 2010. Donc, mon travail, moi et mes camarades, c'est d'aller à la rencontre des personnes qui ont vécu ces moments du Cintia, l'avant, l'après ou pendant, garder une trace vidéo ou audio et qu'on puisse s'en servir après de ça pour la recherche documentaire ou juste garder une trace de ce qui s'est passé. Si j'avais à choisir trois mots pour décrire mon expérience avec Célia, je pense que ce serait convivialité internationale et expérience parce que depuis que je suis avec Célia, je sens... que j'ai quand même grandi personnellement et professionnellement parlant. Il y a beaucoup de choses qui font que ces liens me font sortir à un bon côté de moi. Je pense que je n'ai pas vécu ça avant dans mon ancienne école. J'aimerais dire à tous ceux qui nous écoutent que si l'exprétation, c'est quelque chose qui vous tient à cœur, il ne faut pas hésiter à s'élancer, même si ça ne peut pas être compliqué, même s'il y aurait sûrement des choses qui ne sont pas faciles. Je pense que ça a vraiment le coup s'est lancé. Quoi qu'il arrive, vous allez en tirer des bonnes choses de cette expérience.

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