- Speaker #0
Je me suis toujours dit aussi, Marine, si ça ne marche pas, que tu es fatiguée, que tu n'en peux plus, que ce n'est pas ça que tu voulais, c'est complètement OK. Je serais trop contente de toute manière. Je me suis toujours dit, même si les gens me diront, mais non, il ne faut pas que tu arrêtes, etc. En fait, c'est ma vie. Pour la première fois, je peux faire vraiment tout ce que je veux. Vraiment, c'est ça que j'adore dans ma ferme, c'est que je peux faire tout ce que je veux. Si c'est trop, j'arrête et c'est OK. Et du coup, je me suis promis qu'à la fin de ma première année, je prendrai un temps avec moi-même pour... me poser la question si je continue. Et en fait là, je continue et je referai la même chose l'hiver prochain. Je me redirai, est-ce que c'est OK pour toi ? Et c'est super important pour moi de savoir que si ça s'arrête demain, c'est pas grave. J'aurai réalisé mon rêve et il y en a plein d'autres que j'ai envie de réaliser. Donc voilà.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue sur les Femmes de l'Ouest, le podcast qui va à la rencontre de celles qui font vivre la côte atlantique de Brest à Biarritz. Avant de te laisser en compagnie de mon invité, j'ai quelque chose à te partager. Si tu veux prendre du temps pour toi, surfer dans une ambiance entre copines dans des spots super sympas et rajouter un peu de yoga, alors rejoins-nous pour nos week-ends Small Wave Surf Club. On organise ce séjour en Bretagne au mois de septembre et on attend plus que toi. Pour ce dernier épisode de la saison, je suis ravie de vous partager une rencontre exclusive que l'on a... eu l'occasion de créer à Lorient début juin, alors peut-être vous y étiez. Début juin, on s'est retrouvés au Concept, que vous connaissez peut-être, c'était un tiers-lieu en plein cœur de Lorient, fondé par Lisa et Élise. Et lors de cette soirée, co-organisée avec Inès de l'association Rivière, qui nous incite à ramener du rêve et à réaliser nos rêves dans nos quotidiens, nous avons également invité Marine, vous allez voir, on a deux intervenantes, Élise. pour le concept et Marine qui a créé sa ferme florale à quelques kilomètres de Lorient. Et avec ces deux intervenantes, on aborde la question du rêve et évidemment de la réalité. Voilà, je ne vous en dis pas plus sur cette conversation enregistrée le 3 juin au concept à Lorient et je vous laisse profiter de cette écoute et j'espère que vous pourrez vous aussi réaliser vos rêves. Merci Marine et Elise d'avoir dit oui à notre invitation avec Inès quand on a préparé cette soirée. On se dit qu'on voulait absolument faire parler de femmes de l'Ouest qui avaient réalisé leurs rêves. Puisque le sujet de ce soir, c'est vraiment cette idée de mon rêve, de comment je vais le réaliser et comment je le concrétise. Et surtout ce qui se passe après la concrétisation. Alors Marine, on va commencer avec toi. Juste avant de parler de ton rêve et de ce que tu as réalisé, est-ce que tu pourrais nous dire juste l'état d'esprit dans lequel tu es aujourd'hui ? Alors, c'est début du mois de juin, il y a peut-être beaucoup de fleurs ou peut-être moins de fleurs dans le jardin en fonction de la météo des semaines passées qui a été un peu intense. Est-ce que tu peux nous dire l'état d'esprit de ton jardin intérieur peut-être ?
- Speaker #0
Alors, mon jardin intérieur, je suis ravie parce que je vois les fleurs arriver au jardin et c'est le moment le plus important de l'année parce qu'on le prépare depuis novembre. Le plan de culture est préparé. On a commandé, on commande petit à petit les graines, etc. Il y a eu énormément de travail de fait pendant l'hiver et on attend ce moment où on va pouvoir enfin avoir des fleurs dans le jardin puis commencer à les vendre et aussi, mine de rien, pouvoir en vivre parce que quand il n'y a pas de fleurs, c'est plus compliqué. Donc en ce moment, je suis vraiment ravie et en même temps, par moments, je suis un peu inquiète. parce que l'épisode qu'on a eu la semaine dernière, c'est un épisode qui est quand même très marquant au niveau climatique. Et du coup, en termes de changement climatique, je pense que c'est, en tout cas pour nous, agriculteurs, enfin agricultrices, paysannes d'ailleurs, j'aime bien dire, ça fait peur et que pour moi, en tant qu'individu aussi, je trouve que ça me donne envie d'encore plus me bouger et encore plus parler de tout ça parce que... C'est important qu'on se mobilise tous justement sur ces sujets.
- Speaker #1
Tu as une ferme florale, peut-être que tu peux nous expliquer ce que tu fais aujourd'hui. Juste en quelques mots, on reviendra sur tout le cheminement qui t'a amené jusque là où tu es.
- Speaker #0
Alors aujourd'hui, mon métier, c'est floricultrice. Donc, c'est un très joli mélange entre fleuriste et agricultrice. Donc, je produis des fleurs locales, bio, sur un petit lopin de terre de 3500 m², avec 1500 m² cultivés. et donc je l'ai... sèment, puis après je les bichonne pendant de longs mois pour arriver à la fleur que je cueille et je la vends à la tige et en bouquet, notamment au marché de Merville, dans les biocops et aux fleuristes. voilà, ça c'est mon métier actuel et ma ferme florale s'appelle Bleuaine, ça veut dire petite fleur blanche en breton super,
- Speaker #1
merci beaucoup Marine je vais maintenant poser la question, la même question que je t'ai posée à Élise Élise, comment toi justement éventuellement les dernières semaines, les derniers mois, comment tu te sens aujourd'hui, alors je ne vais pas parler de ton enfin, je vais aussi parler de ton jardin intérieur mais de ton écosystème intérieur comment tu te trouves à l'aube de peut-être cet été, on peut dire, qui arrive dans quelques semaines
- Speaker #2
Moi, ça va super, notamment quand il a fait chaud. Ça fait du bien, même s'il faisait très chaud. J'ai l'impression que mes nouveaux projets avancent. Du coup, je me sens bien. Mon écosystème est très bien.
- Speaker #1
J'ai une question pour toi, Élise. Aujourd'hui, on est chez toi, chez vous. Il faudrait que je dise ça parce que Lisa n'est pas là avec nous ce soir pour parler de ce projet que vous avez monté qui s'appelle Le Concept. qui aujourd'hui est plus ou moins clôturée, mais on est encore dans ce lieu, donc il n'est pas encore totalement fermé. Déjà, merci de nous ouvrir les portes de ce lieu. Comment tu as déjà rencontré peut-être Lisa, qui n'est pas là ce soir, mais comment cette rencontre à deux, on parlera bien évidemment de cette idée de rêver à deux ou de rêver tout seul d'un projet, comment cette rencontre avec Lisa a peut-être fait émerger ce projet, ce lieu dans lequel on est ce soir ?
- Speaker #2
Alors, ce n'est pas notre rencontre qui a fait émerger le projet, parce que Lisa, elle se prend projet depuis 7 ans je crois, avec une autre personne. Et du coup nous on s'est rencontré via mon précédent travail. Elle était bénévole dans l'association que je travaillais et du coup on a tout de suite eu un peu un coup de cœur mutuel et on est devenu copine très rapidement. Et elle venait tout juste de lancer le concept avec son ancienne associée. Et du coup moi j'ai rejoint le projet au bout de 3 ou 4 mois d'ouverture parce que son associée a arrêté. Et du coup, comme on est devenus très copines et que ça a eu un coup de cœur, c'était un peu une évidence de m'associer à Lisa. Et comme je quittais mon ancien travail aussi, tout se goupillait un peu parfaitement. Et du coup, on s'est associés à ce moment-là.
- Speaker #1
Finalement, pas forcément de rêve dans cette rencontre, dans ce lieu que vous avez créé, même s'il y avait peut-être une forme d'utopie d'un lieu, j'ai envie de dire. peut-être un oasis au milieu de la ville pour le concept. Qu'est-ce que vous aviez en tête quand vous avez créé ou quand toi, tu as rejoint ou que tu as ajouté ta vision à ce lieu ?
- Speaker #2
C'est vrai que je pense que pour Lisa, c'était vraiment un rêve parce qu'elle l'a vraiment pensé depuis très longtemps. Elle l'a idéalisé et elle a fait beaucoup de recherches et de choses pour pouvoir créer ce lieu dont elle rêvait. Moi, je me suis associée, donc ce n'était pas mon rêve, mais c'était un peu comme... Le destin, je ne sais pas, c'est venu à moi. Et du coup, j'ai amené aussi quelques touches personnelles, même si le projet était déjà bien ficelé. Comme ça faisait tellement longtemps qu'elle y réfléchissait, tout était déjà créé et la ligne directrice était déjà lancée. Mais j'ai pu apporter quelques petites choses. Et puis, après, travailler ensemble. On a fait des modifications en voyant que certaines choses fonctionnaient, d'autres non. On avance, on fait des modifications et ça avance comme ça.
- Speaker #1
Trop chouette. C'est intéressant de voir comment, quand on est deux, on avance. Je me tourne vers toi, Marine. Quand on est tout seul, ça se passe un peu différemment. Tout à l'heure, avant d'enregistrer cet épisode. avec une autre femme de l'Oise qui est ici dans l'Assemblée on a beaucoup trop parlé sur justement le fait d'avoir besoin de miroir quand on est dans son projet et quand on est dans l'entrepreneuriat la création et la réalisation d'un projet, d'un rêve, d'une utopie qu'on veut atteindre comment toi tu as cheminé vers ce qui est, ou peut-être ce qui était un rêve est-ce que ça l'était un rêve d'ailleurs de monter ta ferme florale ?
- Speaker #0
ça l'est devenu Le rêve, il n'existe pas depuis que j'ai 6 ans. Mais on aura peut-être l'occasion de voir tout le cheminement. Mais pour parler déjà du rêve solitaire, comment on fait pour avancer en solitaire. En fait, moi, je n'ai quasiment jamais avancé en solitaire parce que je suis une femme de réseau. J'adore les gens, j'adore échanger, discuter. Et c'est comme ça que je l'ai construit. On pourra peut-être parler de pourquoi... Ce rêve est apparu, mais dès que je me suis dit, ça y est, c'est ça que je veux faire, c'est ça. Je voulais être vendeuse de fleurs, donc ça c'était un vieux rêve quand même. Vendeuse de fleurs, j'ai toujours aimé, j'adore le papier craft, les petits bouquets, tout ça j'ai toujours fait. Et j'ai eu la chance d'avoir mes parents qui nous laissaient un petit bout de jardin depuis qu'on est tout petit, donc j'ai toujours eu des fleurs chez moi. Pour ce qui est du... Du réseau, je me suis tout de suite dit, on me l'a soufflé à l'oreille aussi, Marine, attention, agricultrice, c'est un sacré métier, ce n'est pas anodin ce dans quoi tu te lances, donc prends le temps d'aller rencontrer les paysans et paysannes du Pays de l'Orient. Moi, je voulais absolument que ça se passe dans le Pays de l'Orient. Et puis, voilà, donc je suis allée à la rencontre de tous ces gens dont c'était le métier. Pas forcément dans la fleur, mais vraiment très largement. Je suis allée que ce soit chez des maraîchers, des gens qui font du cidre. J'ai vraiment été dans cinq ou six fermes différentes. Je suis aussi allée dans des fermes pleurales parce que j'avais ça déjà en tête. Mais voilà, je suis allée rencontrer les acteurs du territoire. Et ça, ça a été vraiment super important parce que c'est aussi comme ça que finalement j'ai réussi à travailler en saison pour apprendre le métier. Et c'est comme ça que j'ai trouvé mon terrain. Et voilà, tout s'est fait. En fait, tout s'est construit petit à petit. Et c'est aussi en m'entourant quand même beaucoup que ça s'est fait. Après, dans le parcours à l'installation agricole, on est aussi très aidé. Et on décrit souvent la chambre d'agriculture. Mais là, ils ont été vraiment super. Moi, j'ai beaucoup aimé. Et j'ai aussi été aidé par le GAB. qui est groupement agriculteur biologique. Et aujourd'hui, d'ailleurs, je suis administratrice de cette association parce que, justement, j'ai été très aidée. Je trouve que c'est important qu'on puisse continuer à aider les gens qui veulent s'installer. Donc voilà. Et après, au niveau de mes proches, c'est un truc de ouf aussi. J'ai été énormément accompagnée dans cette réalisation de rêve. Tout le monde, en fait, j'ai réussi à fédérer autour de moi. J'ai un super gros poids de sap avec... Une ribambelle de copains et aussi de gens qui sont au marché, etc. qui me disent est-ce qu'on peut t'aider ? On est quasiment 70 dans le groupe. Alors tout le monde ne vient pas donner un coup de main tout de suite, mais en fait, je donne des nouvelles. Et donc vraiment, oui, je suis en solitaire au quotidien, mais autour de moi, il y a énormément de monde à qui je peux aussi échanger, etc. Donc je ne me sens pas du tout solo. Et ça, c'est aussi une réalité du terrain. On peut avoir l'impression qu'en tant qu'agriculteur, on est souvent très seul. Moi, au final, je le suis très peu parce que j'ai des stagiaires, j'ai mes parents qui viennent, les copains, etc. Et ça peut surprendre, mais en tout cas, moi, ça marche comme ça et j'adore.
- Speaker #1
Et justement, quand tu parlais, tu disais, je pourrais vous dire pourquoi, pourquoi la ferme florale ? Pourquoi cette... cet accomplissement ou quel a été justement le cheminement ? Alors, Élise, le cheminement était différent, c'est né d'une rencontre. Toi, as-tu une autre forme de réflexion ? Tu viens de dire quand même que tu avais ce rêve d'être floriste.
- Speaker #0
Oui, alors moi, j'ai beaucoup de rêves. Donc ça, c'est chouette, j'adore. Enfin, c'est vraiment, c'est moteur pour ma vie. Et je me rends compte qu'on peut réaliser énormément de choses. Et donc, à un moment, j'étais urbaniste avant. Je travaillais en collectivité. D'ailleurs, il y a très longtemps, j'ai fait la révision du PLU de la ville de Lorient, donc le plan local d'urbanisme. Je travaillais à Lorient Agglomération. Le métier d'urbaniste, j'adore. Je le suis toujours. Je resterai urbaniste toute ma vie. C'est un métier où je me suis énormément attachée au territoire, etc. Mais j'avais besoin de passer à l'action. J'avais envie, j'en pouvais plus de faire des plans à 10 ans, 15 ans, etc. J'avais envie d'être dans le réel et dans le quotidien. Et aussi de m'ancrer localement, de fabriquer des choses et de pouvoir les vendre localement et faire vivre tout ce réseau local. J'ai eu aussi des soucis de santé. Donc, on dit souvent qu'il ne faut pas attendre ça. Mais voilà, je pense que j'étais dans un... C'était too much, quoi. J'en pouvais plus. Puis, je travaillais avec des élus en direct. C'était compliqué. Et en fait, j'ai d'abord quitté mon travail. Alors... Je ne dis pas qu'il faut le faire, mais j'ai fait ça. Moi, j'ai quitté mon travail et j'ai eu la chance d'avoir du chômage derrière. Et je me suis dit, qu'est-ce que j'ai envie de réaliser maintenant comme petit rêve ? Et j'ai fait plein de petits rêves. J'ai fait plein de petites choses qui me faisaient du bien. Je suis partie faire du bête avec des copains. Je suis partie en voyage. J'ai été vendeuse dans un magasin de surf. Enfin bon, bref, je me suis amusée. J'ai été prof d'urbaniste. Voilà, j'ai fait plein de trucs. Et un beau jour, je me suis dit, bon, allez. Je sentais que c'était le moment pour me questionner qu'est-ce que je peux faire d'autre qu'urbaniste et puis sur quelque chose de plus long terme. J'ai failli m'associer dans le magasin de surf, mais je me suis dit non, c'est pas ça. Et là, j'ai rencontré quelqu'un de super qui s'appelle Pauline Cartudo. Je ne sais pas si vous la connaissez, mais c'est une sociologue lorientaise qui m'a reçue dans mon ancien appartement lorientais. Et en fait, elle fait des portraits, elle fait un portrait de toi et elle t'aide à te révéler à toi-même. Vraiment, en fait, elle écrit un texte sur ce qu'elle comprend de toi en deux rendez-vous. Et elle te pose quelques petites questions, elle te pose des questions sur des couleurs, etc. Et je suis sortie du premier rendez-vous, je me suis réveillée le lendemain et je me suis dit, mais c'est ça ? Et c'est vraiment arrivé, c'est un gros coup de chance, mais c'est arrivé, elle m'a aidée. à relier tout. Quelque chose qui était très intéressant, c'est qu'elle demande de venir avec une petite photo de toi, jeune. Et moi, je lui ai apporté une photo de moi, genre j'avais, je ne sais pas, peut-être 3-4 ans, et je suis en salopette avec des fleurs dans la main, et avec une planche à voile à l'arrière, parce que j'ai aussi un passé de sportive de haut niveau en planche à voile. Et je suis à la cool, comme ça, dans un petit jardin, et elle me dit, mais qu'est-ce qu'elle pense, cette petite fille ? Qu'est-ce qu'elle se dit ? Et là, en fait, je me suis dit, bah oui, c'était avant que, justement, je rentre en transport et tue de voile, etc. Et que, non, non, non, il faille avancer et faire aussi ce que les parents disent, ce qu'il faut faire, etc. Et en fait, c'est à ce moment-là, en faisant parler cette petite fille, que je me suis rendue compte que, en fait, tout ce que je faisais là, être à fond tout le temps, et c'est vrai que je suis plutôt quelqu'un de dynamique, et tous mes projets, je les mène tambour battant. il y avait plein d'autres choses que j'aurais aimé faire avant de me lancer là-dedans. Et donc, il était peut-être temps de les réaliser. Et donc, c'est comme ça que ça s'est venu à moi. Et pour le métier d'agricultrice, je pensais que ça passait. Ça va être dur à entendre, mais je pensais que ça passait par un homme qu'il fallait que je sois en couple avec un agriculteur pour être dans une ferme. C'est horrible. Vraiment, quand j'en ai pris conscience, je me suis dit, mais ce n'est pas possible. Le patriarcat, etc. Mais bon, c'est comme ça. Et en fait, je me suis dit, ben non, je peux tout faire. Moi, je peux y arriver toute seule. Et donc, banco, je me suis lancée et je me suis dit, en avant, je fais ma petite ferme et je serai très heureuse à gambader dans mon champ et à vendre mes pouquets. Et voilà, c'est comme ça que ça s'est fait.
- Speaker #1
C'est super intéressant. Enfin, je trouve ça, tout ce que tu viens de dire, c'est super intéressant, enrichissant de voir aussi. Et j'en parlais juste avant de venir ici cette fois, l'importance du miroir. Les personnes qu'on va rencontrer sur notre chemin. qui vont nous révéler ou révéler nos propres rêves ou nos propres souhaits que l'on a. Alors comme avec Alice, ça peut être la rencontre avec Lisa qui a fait que c'était le moment venu. Toi, cette sociologue qui t'a révélé à toi-même. Et c'est là qu'on se rend compte que finalement, le rêve, bien qu'il peut être tout à fait individuel, personnel, limite un secret caché, et en fait, il se révèle, il se dévoile à travers les personnes qu'on va rencontrer au fur et à mesure du parcours. Alors là, je vais rentrer dans une question tout à fait encore plus... beaucoup plus concrète, mais une fois que vous êtes dans le concret, la réalité, maintenant c'est bon, on a trouvé le lopin de terre ou le lieu, on l'a, comment on vit ce rêve éveillé ? Est-ce que justement ça reste un rêve ? Ou justement si on s'associe à une personne qui a idéalisé rêver le lieu, est-ce qu'on reste dans cette dynamique ou est-ce que la réalité, ou en tout cas le terrain, est aussi désirable que dans notre imaginaire ?
- Speaker #2
Je pense que C'est seulement pour moi. Je pense que pour Lisa, ce n'est pas pareil. Mais c'est vrai que la réalité m'a vite rattrapée aussi. Parce que c'est vrai que moi, je connaissais le lieu ici en mode, je viens boire un coup et puis je suis avec Lisa. Passer derrière le bar, c'est quand même deux choses différentes. C'est trop chouette ce qu'on a fait et je trouve que c'était génial. Mais c'est vrai qu'on était très fatigué aussi parce qu'on y passait beaucoup de temps. Je ne me suis pas rendue compte de l'énergie que ça pouvait prendre de lancer un tel projet. Parce que c'est vrai que quand on en parle comme ça, c'est super et tout ça. Mais en fait, ça demande quand même beaucoup d'énergie. Et en même temps, on l'avait l'énergie et voilà, on l'a mise et on a fait ce qu'on a voulu. Et c'était super. Et je ne reviendrai pas en arrière. Enfin, je ne regrette pas du tout ce qu'on a fait. Mais c'est vrai que de rêver et de réaliser, des fois, ce n'est pas forcément pareil. Évidemment, je parle pour moi et ce n'est pas pour dire qu'il ne faut pas réaliser ses rêves. Ce n'est pas le but. Mais c'est vrai que la réalité peut nous rattraper. Et notamment aussi, nous, via nos attaques du lieu et tout ça, c'est vrai que c'est un truc qu'on n'avait pas prévu non plus. Donc, il y a des fois des choses qui viennent empêcher les rêves. Mais ça, c'est mon côté pessimiste qui parle. Lisa serait beaucoup plus optimiste que moi. Mais voilà, je pense que c'est trop beau de rêver et de penser à plein de trucs. Mais c'est vrai qu'il faut quand même bien se poser les bonnes questions et être sûr de... dans quoi on s'embarque et dans quoi on se lance. Enfin, c'est mon... mon point de vue.
- Speaker #1
Sommes-nous sûrs, la question un peu philosophique, sommes-nous sûrs dans quoi nous nous lançons ? Peut-être qu'on ne ferait pas tout ce qu'on fait si on savait finalement tout ce qui nous attendait. Je ne sais pas Marine, si tu as quelque chose à partager par rapport à justement ça, ce rêve, cette petite fille avec les fleurs et la planche à voile derrière, et le jour où peut-être tu trouves le terrain où grâce à toutes ces rencontres, tu réalises ce projet, alors ce rêve qui devient un projet.
- Speaker #0
Alors, moi, j'ai essayé de prendre le maximum de sécurité en me lançant. J'ai vraiment, alors j'ai pris justement un petit lopin de terre. Au démarrage, je voulais plutôt un hectare. Au final, j'ai trouvé 3 500. C'était petit, mais en fait, je me suis dit, c'est très bien. Parce que l'année dernière, j'ai eu des fleurs, mais des fleurs à n'en plus pouvoir. Et ça me fend le cœur de ne pas pouvoir, de les voir qui fanent et de ne pas les... C'est difficile de... de réussir à tout commercialiser, etc. Donc au final, le petit lopin de terre, c'était bien. J'ai aussi fait attention à ne pas faire trop d'investissements. Je savais que je prenais quand même un risque en me lançant et donc j'ai essayé de minimiser au maximum le risque. Donc voilà, pas trop d'emprunts dingues, vraiment le faire petit à petit. Et je me suis toujours dit aussi, Marine, si ça ne marche pas, que tu es fatiguée, que tu n'en peux plus, qu'en fait, ce n'est pas ça que tu voulais, c'est complètement OK. Je serais trop contente de toute manière. Je me suis toujours dit, même si les gens me diront « Mais non, mais il ne faut pas que tu arrêtes » , etc. En fait, c'est ma vie. Pour la première fois, je peux faire vraiment tout ce que je veux. Vraiment, c'est ça que j'adore dans ma ferme, c'est que je peux faire tout ce que je veux. Je peux faire les bouquets que je veux, aller les vendre où j'ai envie, etc. Donc, c'est pareil. Si c'est trop, j'arrête et c'est OK. Et du coup, je me suis promis qu'à la fin de ma première année, je prendrai un temps avec moi-même pour me poser la question si je continue. Et pour ne rien vous cacher, J'ai postulé à un poste à l'Orient Agglomération l'hiver dernier parce que j'en pouvais plus. J'en pouvais plus vraiment. J'ai eu un moment où j'étais... Alors, j'ai eu des galères perso aussi, etc. Mais au creux de l'hiver, là, j'étais là, non mais Marine, qu'est-ce que tu fais ? Je ne me payais pas. Voilà, il y a aussi ça. On en a discuté un peu tout à l'heure. J'ai eu un été de dingue où j'ai bossé comme une malade. Je ne gagnais pas de sous. Alors j'avais anticipé, donc j'avais un peu tout de côté, puis j'avais la fin de chômage, etc., qui me permettait quand même de vivre, mais c'est vrai que c'était dur. Et en fait, passé ce moment difficile, je suis partie, en fait j'avais besoin de partir en vacances, je pense, je suis partie en vacances. J'ai pris trois semaines et loin, et en rentrant, j'avais de nouveau envie. Mais c'était déjà, j'avais fait un pacte avec moi-même, si tu veux arrêter Marine, c'est ok. Et en fait là, je continue, et je referai la même chose l'hiver prochain, je me redirai.
- Speaker #1
est-ce que c'est ok pour toi et c'est super important pour moi de savoir que si ça s'arrête demain c'est pas grave j'aurai réalisé mon rêve et il y en a plein d'autres que j'ai envie de réaliser donc voilà je trouve ça super intéressant de se mettre d'accord avec soi-même ou en tout cas de se faire ce point et de se dire est-ce que je suis ok avec moi-même est-ce que je suis alignée, ce rêve c'est un rêve mais jusqu'à quel point je suis prête à aller dans ce rêve j'imagine aussi un peu la conversation que vous avez dû avoir avec Lisa, jusqu'à quel point On peut s'engager dans ce projet jusqu'à où on est prête à s'investir. Ne pas laisser le rêve se transformer en cauchemar parce que ça n'a plus du tout de sens. On sait à quel point après c'est dur de remonter la pente. Les épreuves physiques ou les épreuves psychologiques, parfois ce n'est pas simple. Vous avez fait les frais de certaines attaques qui ont été très dures pour vous. À quel moment vous vous êtes dit stop ?
- Speaker #2
Je ne sais pas s'il y a eu un moment précis où on s'est dit stop. Mais c'est vrai que nous, on ne s'est jamais payé quand on était là. et du coup au bout d'un moment il faut bien manger et payer son loyer donc c'est ça je pense qui nous a aussi dit stop parce que en vrai le lieu on voyait bien que ça commençait à prendre aussi et qu'un commerce la première année c'est jamais hyper facile quoi je sais pas s'il y a eu un moment précis mais c'est vrai que nos attaques elles nous ont quand même pas mal affaibli entre guillemets et en même temps Ça nous donnait aussi de la force parce qu'on voyait que tous les gens, ils nous soutenaient. On avait plein de retours en mode, c'est super ce que vous faites, machin, tout ça. Et en même temps, on voyait que ça dérangeait. Donc, ça veut dire que ça pose un peu des questions, qu'il y a encore plein de choses à faire. Donc, il n'y avait pas que du négatif dans ça. Et c'est vrai que c'est une fois, on nous tag la façade. Deux fois, on nous vole l'ardoise. Après, on nous retague. Après, on nous pète le rideau. En fait, c'est l'accumulation, je pense, de ça plus... le fait qu'on ne se paye pas, plus le fait qu'on fait des horaires à rallonge, qu'on est là la journée, le soir et tout ça. Et du coup, c'est ça qui... Au bout d'un moment, on s'est dit qu'il faut qu'on mange et qu'on vive. Donc on arrête. Mais on a toujours été soutenus et le lieu a toujours été ouvert à plein de gens. On a fait plein de rencontres. Je pense qu'on ne changerait pas grand-chose si on pouvait revenir en arrière. On ne regrette pas du tout ce qu'on a créé. Il y a eu un... vrai cocon qui s'est créé de trucs. Et dans le négatif, il y a quand même énormément de positifs. Et l'aventure du concept, le concept ferme, mais tout ce qu'on a créé, pour moi, ça reste. Et c'est des souvenirs géniaux.
- Speaker #1
Je trouve ça super inspirant et motivant. Je ne sais pas s'il y a des personnes dans l'Assemblée qui ont des projets ou parfois qui se trouvent face à des murs, de se dire en fait dans l'adversité, dans justement les difficultés, c'est là aussi où on peut puiser cette énergie pour aller de l'avant et je ne vais pas dire transformer un peu cette rage intérieure qu'on peut avoir pour continuer à avancer. Alors parfois, à un moment donné, on rend les armes, on s'abandonne, on laisse, on baisse complètement le rideau, c'est la fin de la pièce de théâtre, on recommence quelque chose d'autre. Mais je trouve ça super encourageant. de se dire, en fait, les rêves, finalement, ils se réalisent, ils peuvent se réaliser, on peut les réaliser. La réalité, bien évidemment, elle sera différente de ce qu'on avait anticipé, parce qu'elle n'est jamais identique. On ne peut pas l'anticiper. Et ça, je trouve que c'est un message qui est quand même super fort et que je trouve super important de transmettre à toutes celles et tous ceux qui ont des projets, peu importe le secteur ou l'âge de la personne qui va entreprendre. Je ne sais pas, Marine, si tu as quelque chose à rajouter sur cette idée de l'accomplissement, entre guillemets, d'un rêve. La confrontation avec la réalité et les difficultés du terrain. Tout à l'heure, tu parlais de l'épisode caniculaire qu'on a eu, qui a été difficile pour les plantes. J'imagine que tu en as eu d'autres, tes hivers qui sont un peu difficiles.
- Speaker #0
Oui, après, si je fais ce métier-là, c'est aussi parce que je pense que j'ai besoin d'être confrontée. Ça me permet encore... Je parlais du changement climatique, etc. Je pense que je suis hyper contente de vivre ce quotidien-là et de comprendre aussi qu'il y a des choses qu'il faut changer, qu'il faut qu'on fasse évoluer nos comportements. Là, par exemple, ce qui est important aussi, c'est qu'on le réfléchit d'une manière au début, puis il évolue, et plus on avance, plus le rêve évolue. Et là, je le vois encore avec le fait que le carburant est augmenté. Moi, mon champ, il est à Languidique et ma maison, elle est à Lorient. Et je me suis dit, là, peut-être qu'il y a un problème. En fait, il faudrait peut-être que j'ai un champ plus proche de Lorient. Et là, ce qui est dingue, c'est que j'ai été capable de me dire l'hiver dernier, peut-être je vais arrêter. Et là, je me dis, tiens, si je prenais un champ à côté de Lorient. Et donc je ne sais pas, peut-être que dans cinq ans, je serai encore floréculatrice ou pas. Mais en tout cas, là, je me dis, allez jusqu'au bout de mon projet. J'adorerais pouvoir aller travailler à vélo. La Ferme du Bois du Château, quand je les vois aller travailler à vélo, je me dis, mais c'est génial. Et moi, j'aimerais trop réussir à continuer à vivre à Lorient et avoir mon champ pas loin. Et peut-être même déballer au marché avec un vélo et une petite carriole. Et donc voilà, tout ça, ça avance, ça continue à, je pense, se mûrir dans ma tête. Et je pense que c'est important aussi de se laisser ces petites marges de progression et de se dire, bon, peut-être que là, au final, ce ne sera pas exactement ce terrain-là. Ou peut-être que je vais m'associer avec quelqu'un. Ou peut-être qu'on verra. Je ne sais plus si j'ai vraiment répondu à la question. L'adversité, elle est là. De toute façon, elle est là. Et justement, quand on est dans le champ... Mais justement, c'est ça qui est génial, c'est que le vivant, il s'adapte comme nous. On s'adapte, on met des chapeaux quand il fait chaud et puis on met de l'irrigation. Nous, on a vidé le puits trois fois la semaine dernière. Là, on s'est dit, ça ne va pas du tout parce que je suis sur une ferme où il y a des pépiniéristes et un maraîcher. Et donc là, encore une fois, on s'adapte. OK, il faut qu'on gère mieux nos horaires. Et cette adversité, vu que j'ai fait pas mal de compétitions, cette adversité m'a appris aussi énormément de choses. Donc oui. Ça nous permet aussi de grandir et de faire grandir nos rêves.
- Speaker #1
Justement, c'est peut-être la dernière question que je voulais poser. Est-ce que vous avez des rêves ? Alors Marine, tu en as dit plein. On espère pouvoir voir ta petite carriole au marché de Merville bientôt. On te le souhaite. Mais peut-être pour toi, Élise, après ce temps et peut-être aussi la confrontation de la réalité, la participation à la rêve d'une tierce personne, de Lisa en l'occurrence, comment toi, tu... Tu vis cette expérience du rêve, est-ce que tu rêves ? C'est une question qui peut paraître assez banale, mais on le verra tout à l'heure, c'est à l'heure de l'atelier, il y a des personnes qui n'arrivent peut-être même plus à se projeter, à rêver dans d'autres possibles. Comment toi tu te sens après cette expérience que tu as vécue ?
- Speaker #2
Moi j'ai eu du mal à savoir ce que je voulais faire après, parce qu'il y avait quand même plein de possibilités. Du coup j'ai commencé déjà par postuler à des offres. classique et après je me suis dit je ne sais pas si j'ai vraiment envie de faire un travail salarié après ça, après avoir eu tellement de liberté en étant co-gérante de Stierlieu
- Speaker #0
J'ai réfléchi et j'ai commencé à faire une formation de naturopathie. Mais je ne sais pas si c'était mon rêve. En tout cas, je savais que j'en avais marre d'être derrière le bar et de vendre de l'alcool. Et ça me posait question de gagner ma vie sur de la vente d'alcool. Et c'est vrai que quand je vois Marine qui gagne sa vie en vendant des fleurs bio, je trouve ça tellement plus chouette que de vendre de l'alcool et de gagner sa vie sur la consommation d'alcool. Du coup, je me suis réorientée, j'ai fait une formation de naturopathie. Ça m'a plu, ça m'a ouvert plein de portes, mais on ne gagne pas trop sa vie en étant naturopathe apparemment. Du coup, je me suis spécialisée et j'ai fait une formation en drainage lymphatique. Et du coup, là, j'ai créé mon entreprise la semaine dernière. Donc comme quoi, ça ne m'a pas traumatisé non plus de cette première expérience au concept. Et du coup, ça m'a redonné un peu confiance et en même temps, je sais. les erreurs qu'on a pu faire avec Lisa, donc c'est plus facile de relancer quelque chose autrement. Et je suis plus armée pour affronter ça aussi. Là, j'ai trouvé un emploi aussi le matin, donc j'ai un côté salarié sur les matinées et je peux lancer mon entreprise plus sereinement l'après-midi. Je ne sais pas si ce n'était pas un rêve de base, mais en tout cas, ça le devient, de créer ce truc et de faire du bien aux gens aussi et pas de... Je sais que je ne veux pas vendre de l'alcool, par exemple, comme j'ai dit, mais du coup, de m'occuper des gens autrement, c'est quelque chose qui me fait rêver. Oui, on peut dire ça.
- Speaker #1
Marine, est-ce que justement, par rapport à cette poursuite, entre guillemets, tu rêves, tu l'as évoqué, le petit lapis de carriale au marché de Merville avec tes fleurs dans ton champ qui sera juste à côté. Mais justement, de ce qu'a dit Elie, je trouve ça intéressant. finalement. Se poser et trouver aussi, peut-être qu'on a besoin d'un équilibre ou d'une forme de sécurité pour pouvoir aussi rêver. Ce n'est pas donner à tout le monde, finalement, le rêve. Et je pense qu'on va en parler de ça aussi. Dans quel, peut-être, état d'esprit tu te sens le plus à même de rêver ? Est-ce que tu rêves plus quand tu es dans ton champ, en contact avec la Terre ou est-ce que tu es plus à même de rêver peut-être sur la route entre Languidique et Lorient quand tu penses, quand tu divagues sur tes pensées et tes projets ?
- Speaker #2
C'est une bonne question. Je pense que quand je suis seule sur le champ, Tout dépend des tâches que j'ai réalisées, parce qu'il y a des tâches qui sont assez costaudes. Mais voilà, quand je suis en train de récolter, notamment, ça se fait très facilement, à la main, au couteau, je récolte mes fleurs. Et donc là, c'est des moments où je peux rêver. Et moi, j'ai plein de rêves qui sont... Alors, il y a la ferme, mais j'en ai d'autres. Il y en a notamment un que j'ai depuis très longtemps et que je ne vais pas pouvoir réaliser en ayant la ferme, c'est d'aller en Finlande en vélo. Parce que j'ai vécu là-bas et j'ai des copains qui sont rentrés en vélo et j'ai trouvé ça génial. Et moi, je me suis dit, je veux trop y retourner là-bas en vélo. J'aimerais faire un grand voyage à vélo. Ça, c'est vraiment un truc qui me fait rêver. Donc, c'est dans ma tête pour plus tard. Mais voilà, en tout cas, moi, ça s'arrête. Ma vie ne s'arrête pas à la ferme. C'est mon rêve du moment que j'adore et je suis hyper contente de le réaliser. Je suis contente de le développer, de voir. Je n'ai aucune idée de jusqu'où il ira. Mais en tout cas, il y en a plein d'autres. et notamment celui-là de vélo qui est le plus concret.
- Speaker #1
J'ai une toute dernière question et après je laisserai Inès prendre la parole pour l'atelier. La dernière question que je vais poser, c'est une question qui est assez banale mais qui n'est pas non plus facile à répondre. C'est si vous deviez donner, je ne sais pas si c'est un conseil ou une motivation ou une incitation ou un élan peut-être aux personnes qui nous écoutent de leur rappeler qu'ils pourraient, qu'est-ce que vous pourriez leur dire pour nourrir leurs rêves. Voilà, je vais dire ça comme ça.
- Speaker #2
En tout cas, pour moi, rêver, c'est un vrai moteur. Ça me met en joie, ça me fait plaisir. Mais que ce soit sur des rêves de vacances. Là, en ce moment, je sais que la saison va arriver, que ça va être violent. Parce que c'est vrai que la saison florale d'été, c'est très sportif. Et puis moi, mon modèle, il est sportif. Et je suis toute seule, donc je cours dans tous les sens. Et bien là, je rêve à mes prochaines petites vacances et je me dis où est-ce que je vais aller, etc. Et en fait, c'est super important, même si c'est des tout petits rêves. En fait, c'est bien au quotidien de se donner, de s'offrir ces moments pour rêver. Et c'est ce que je disais tout à l'heure. Moi, j'ai commencé par réaliser plein de petits rêves avant de réaliser celui-là. Et en fait, même si j'avais réalisé que les petits rêves, j'étais déjà trop contente. Il se trouve que là est arrivé comme ça. le projet de la ferme, mais je pourrais très bien être salariée ailleurs, ou si ça avait été autre chose, peut-être que je serais salariée et que ce ne sera pas la même chose. Mais par contre, en tout cas, les tout petits rêves du quotidien, pour moi, ils sont super importants et je pense qu'ils me rendent très heureuse.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que je rejoins Marine là-dessus. Les petits rêves du quotidien atteignables, c'est chouette. Moi, je n'ai pas trop le discours de... Quand on a un rêve, il suffit de l'employer pour saisir. Je trouve ça un peu facile. Tout le monde n'a pas les mêmes chances au départ. Et en fait, il y a plein de gens, c'est difficile pour eux même. Quand tu n'as pas d'argent, déjà, de te lancer sans argent, c'est hyper difficile. On en a un peu parlé tout à l'heure. Du coup, mon message, ça ne serait pas... Saisissez vos rêves et allez-y, il suffit juste de franchir le pas. Pour moi, ce n'est pas mon discours. Mais c'est vrai que je pense que c'est important de réaliser ce qu'on a envie de réaliser, même si des fois, ce n'est pas forcément possible. Et de savoir savourer aussi les petites choses du quotidien. Je sais que moi, j'ai des tout petits rêves. Mais tu parlais tout à l'heure de manger une glace. Et en fait, juste de savourer le moment présent et d'être en conscience de tout ce qu'on fait, je trouve ça beaucoup plus chouette que de... Je rêve d'aller aux Etats-Unis, moi c'est pas du tout mon délire. Et après je conçois qu'il y a des gens, c'est leur rêve et c'est super. Mais je pense qu'il faut aussi revenir à un truc plus simple et avoir des petits rêves simples et savoir les savourer vraiment.
- Speaker #1
Trop bien, merci beaucoup à toutes les deux. On va laisser le public poser toutes les questions qu'il peut avoir. Je vous remercie pour l'échange. Merci infiniment d'avoir pris le temps d'écouter ce dernier épisode de cette saison qui a été assez révélatrice pour le podcast et pour beaucoup d'entre nous. Je pense que 2026 nous apporte énormément de choses. Alors de mon côté, j'ai plein plein de choses à vous partager. On se retrouve, j'ai envie de vous dire dès maintenant, on va se retrouver début juillet à Karnak pour un pop-up exclusif avec évidemment des femmes de l'Ouest. J'ai hâte de vous présenter ce projet. Et à la rentrée de septembre, si vous avez envie de couper, parce qu'on a le droit aussi de couper pour la rentrée, rappelez-vous, on organise deux week-ends yoga et surf en Bretagne, à Ploirnelle, et une semaine de voile au départ de la Trinité. Alors suivez-nous sur les réseaux, on va vous partager toutes ces informations, et on espère vous voir dans l'un ou l'autre de ces événements. Merci beaucoup, à très très vite.