- Chloé
Je dirais que quand tu démarres ton business, tu peux avoir cette impulsion où tu es là, ouais, je vais tout défoncer et tout. Je pense que ça peut faire ça. Il y a des marques qui progressent assez vite parce qu'elles ont justement ce boost du départ et le côté nouveau aussi. Du coup, tu te fais aussi repartager par les gens. Tu as cet élan de nouveauté. Moi, ça fait dix ans que je suis installée. Donc en fait, les gens me connaissent. Mais au final, il y a plein de gens qui ne connaissent pas. Ça reste une marque assez confidentielle. Je suis toujours motivée par ce que je fais, parce que j'aime ce que je fais. Et j'ai toujours des idées. Donc, je ne suis pas arrivée au bout encore de... de ce que j'avais envie de faire avec cette marque. Voilà, après c'est vrai que j'évolue doucement parce que c'est mon caractère, je pense que c'est ma façon d'entreprendre, parce que c'est un projet un peu passion aussi.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue sur les Femmes de l'Ouest, le podcast qui va à la rencontre de celles qui font vivre la côte atlantique de Brest à Biarritz. Avant de te laisser en compagnie de mon invité, j'ai quelque chose à te partager. Si tu veux prendre du temps pour toi, surfer dans une ambiance entre copines dans des spots super sympas et rajouter un peu de yoga, alors rejoins-nous pour nos week-ends Small Wave Surf Club. On organise deux séjours en Bretagne en mois septembre et on attend plus que toi. Si tu es une adepte du lifestyle surf, alors tu la connais probablement. Chloé est une source d'inspiration pour beaucoup d'entre nous et cette conversation arrive à point pour fêter les 10 ans de sa marque Pantaille Pantaille. Dans notre échange, Chloé nous partage son parcours depuis la Bretagne natale jusqu'à Ossegore, de son passage dans l'industrie du surf et de la construction pas à pas, de sa vie sur mesure et de cette belle marque qu'elle continue de développer. Chloé nous donne quelques tips sur comment gérer l'équilibre entre vie pro et perso, mais aussi... la façon dont elle envisage la création de ses collections. C'est une conversation à écouter pour toutes celles qui surfent ou pas, mais pour toutes celles qui se demandent par où commencer quand on veut se lancer dans la grande aventure de l'entrepreneuriat. Je vous souhaite une très belle écoute avec Chloé. Bonjour Chloé. Bonjour. Je suis ravie que tu nous accueilles aujourd'hui dans ta boutique Pentaille Pentaille, on est à Segnos dans les Landes. Merci de nous accueillir pour cette avant-dernière étape du road trip. On est ici dans les Landes, Osgore, Segnos, bon tout ça c'est un peu pareil ou pas du tout ?
- Chloé
Non si c'est un peu pareil, Osgore, Segnos c'est le même périmètre. Donc bienvenue à vous et je suis ravie de vous accueillir.
- Speaker #1
Merci, on est très heureuse d'être là et nous on a plein plein de questions pour toi parce qu'on te regarde depuis la Bretagne, on est là, ah c'est trop beau ce qu'elle fait, c'est magnifique les couleurs qu'elle a. On a trop envie d'aller visiter sa boutique. Chloé, est-ce que tu peux nous parler un peu de ton parcours avant d'arriver à Pantay Pantay ?
- Chloé
Oui, avant d'arriver à Pantay, parce que là, ça va faire 10 ans bientôt que j'ai créé Pantay, donc ça fait quand même un bout de temps. J'ai fait une école de commerce. J'ai fait Subdeco à La Rochelle, donc un programme assez international où j'ai beaucoup voyagé. Et avant d'intégrer ce programme, j'avais fait aussi un an d'expatriation au Mexique, juste après mon bac. Donc j'ai pas mal voyagé pendant mes études. Et en sortant de mes études, j'ai trouvé un boulot ici à Haussegor dans le textile. Du coup, j'ai été salariée pendant 5-6 ans. J'ai bossé dans le marketing en tant que responsable trade marketing. Pour une marque ici, pas très loin, où j'étais chargée de faire le design des vitrines, tous les achats, packaging, catalogue, tout ça. Donc pas le produit, mais vraiment tout ce qu'il y a autour. Donc très marketing. J'ai fait ça pendant presque 6 ans. Et au bout d'un moment, je tournais en rond dans mon poste et il n'y avait pas vraiment de possibilité d'évolution. On voulait me garder en marketing à ce poste-là et moi, je commençais vraiment à m'ennuyer. Et même, je sentais que je ne fuitais pas dans une boîte traditionnelle. Il y avait des comportements, des choses que je n'aimais pas et que je sentais que ça ne correspondait pas à ma personnalité, en tout cas dans cette entreprise-là. Et du coup, ça me manquait beaucoup de voyager parce que j'étais à Osagore depuis six ans, je ne surfais pas. Je travaillais du lundi au vendredi comme tout le monde. Donc après, on n'a que ses week-ends pour profiter ou ses vacances. C'est un rythme en fait très classique, mais qui moi, j'ai tout fait un peu là-dedans. J'avais vraiment besoin à un moment de casser tout ça et de faire autre chose. Et l'entreprise n'allait pas très bien. Et à un moment, j'ai pris la tangente et j'ai dit bon, moi, je veux bien partir en fait. Et je suis partie sans trop savoir ce que j'allais faire en vrai, parce que sinon, on ne quitte jamais un poste où on a un salaire qui n'était pas confortable. Mais pour vivre ici, c'était OK. mais je l'ai fait parce que c'était plus important pour moi et puis je suis quelqu'un qui n'a pas peur de travailler peu importe ce que je fais en fait je vais pas me mettre la pression si je dois être serveuse je suis serveuse c'est ok je le fais encore de temps en temps donc là dessus c'était cool pour moi et j'avais très envie de monter quelque chose par moi même tu dis que tu ne surfais pas quand tu étais dans
- Speaker #1
ce poste comment as-tu découvert le surf ? est-ce que tu l'as découvert ici ? est-ce que tu l'as découvert en voie ? Le voyage et tout ce lifestyle autour du surf que tu promènes un peu aujourd'hui.
- Chloé
Ouais, carrément. Non, le surf, je ne l'ai pas du tout découvert ici. Donc moi, j'ai grandi en Bretagne. J'ai grandi à Saint-Malo. Jusqu'à mon lycée, j'étais là-bas. Et ensuite, je ne faisais pas de surf là-bas non plus. Ça me tentait beaucoup. Mais je suis quelqu'un, je dirais que je suis un peu une surfeuse tropicale. Moi, les conditions bretonnes, je ne vais pas aller à l'eau, me mettre en 5-4 cagoules. Ça, ce n'est pas possible pour moi. Donc du coup, je n'ai jamais démarré le surf là-bas. J'ai tenté de m'inscrire des fois à la surf school, mais franchement, ce n'était pas aussi démocratisé. Des filles, il n'y en avait pas. Fallait être la sœur d'eux ou fallait avoir grandi dans une famille de surfers, mais sinon, ce n'était pas très accessible comme milieu, je trouve. À mon époque, j'en suis la fille qui parle comme une vieille. Et du coup, j'ai découvert le surf à Bali. À 20 ans, je suis partie faire un stage pendant six mois. Et là, du coup, j'ai fait, ah ouais, en fait, ça, tu sais, il y a des trucs, des fois, qui t'appellent. Tu es là, OK, ça, moi, je veux faire ça, je veux apprendre à surfer. En fait, je veux faire comme eux. Je me souviens, les Balinais, je surfais avec les petits jeunes, ils avaient 14 ans. J'essayais d'apprendre avec eux. Sur les beach break, parce qu'il y a quand même pas mal de spots compliqués à Bali. Et j'ai passé six mois à essayer d'apprendre comme ça, un peu toute seule. J'ai fait un peu tous les mauvais choix, de planche, pas de spot, mais bon c'est long, l'apprentissage il est super long, la lecture de vagues et tout. Donc bref, j'ai passé six mois là-bas, et après je suis rentrée ici, je me suis installée ici, mais je n'ai pas surfé à cause de... Non, à cause de moi, je pense ici c'est compliqué dans les Landes aussi, il faut connaître les courants. Enfin, quand t'as pas le niveau de te mettre à l'eau ici, je pense qu'il faut être un peu briefée, il faut savoir où aller et tout. Et du coup, ça m'a un peu freinée. Donc j'en ai pas fait pendant un moment.
- Speaker #1
Tu dis que tu viens de Bretagne, que tu as pas mal voyagé entre le Mexique, entre cette expérience à Bali. Et une fois que cette expérience dans laquelle tu restais six ans en salarié s'est arrêtée, comme tu dis, t'as pris la tangente. Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que t'es partie en voyage ? Est-ce qu'au contraire, t'es restée ici ?
- Chloé
Non, l'idée, c'était justement de... De sortir un peu de ce mode classique où tu voyages pendant tes vacances. Donc tu voyages deux, trois semaines par an. Mais moi, ça ne me suffisait pas. En fait, j'aime vraiment, quand je voyage, rester longtemps dans un endroit. Pour avoir un peu cette petite routine, apprendre à connaître les gens. Pas essayer de cocher le plus de cases, le plus de villes. Tu vois, je ne suis pas là-dedans. Je suis plus un peu en mode slow life, à vouloir rester dans un endroit pas mal de temps. Donc, j'ai pas mal voyagé. Chaque année, on m'est parti un mois et demi.
- Speaker #1
tu vois un mois et demi, deux mois, pas plus que ça mais ouais comment est né Pentaille Pentaille où est-ce que tu as été ? le nom et tout l'univers qui va avec, comment tu l'as construit ?
- Chloé
l'univers en fait il est assez je pense que c'est assez personnel, c'est une marque assez personnelle donc du coup elle évolue aussi en fonction de moi, de comment j'évolue je me suis attaquée à différentes catégories de produits selon mes envies pas trop selon le marché en fait parce que c'est une marque qui est plus c'est Oui, qui est assez personnel, je dirais. Donc, je pense que l'univers, c'est le mien. Je trouve qu'il y a des influences du design, parce que ça m'influence beaucoup. Le monde de la décoration, le design, l'architecture, c'est ce que j'aime. L'art aussi. Donc, il y a beaucoup, je pense, d'inspiration de là. Et puis après, tout ce style de vie, le surf, les voyages, ça fait partie de moi, les voyages. C'est ça, depuis que j'ai eu mon bac, pour moi, l'idée, c'était de voyager, de surfer. Voilà, donc c'est assez naturel, je pense. Et c'était quoi l'autre question ? Pentaille, Pentaille. Ah oui, et Pentaille, Pentaille. Au moment où j'ai eu envie de créer cette marque, l'univers, je l'avais en tête. Et le nom, j'avais envie d'un nom qui est quelque chose qui signifie quelque chose pour moi. Et Pentaille, ça veut dire plage en indonésien. Donc du coup, ça m'a fait penser à ce voyage. Ces six mois que j'avais fait, c'était un peu le début pour moi. Et j'aimais bien le fait de répéter. Donc du coup, j'ai mis deux fois Pentaille. Et voilà, je me suis dit, bon, ça, c'est pas mal. Ça sonne un peu exotique. Moi, ça me parle. J'avais une vraie anecdote avec ce nom-là quand j'habitais là-bas. Je ne parlais pas indonésien, mais là-bas, quand tu te trimballes en scooter, à l'époque, les gens te croisaient. Si tu ne parlais pas indonésien, dès que tu t'éloignais un peu, il fallait être capable de parler au gars dans les rizières pour demander ton chemin. Tu n'avais pas un smartphone comme aujourd'hui. C'était en 2006, ce n'était pas pareil. Du coup, j'avais quelques phrases comme ça pour demander mon chemin et me faire comprendre et essayer de me faire rediriger.
- Speaker #1
Et Pantaï, j'imagine, faisait partie de ces mots que tu connais. Exactement,
- Chloé
je disais Dimana Pantaï, ça voulait dire où est la plage ? Je savais que les paysans, ils allaient me rediriger au moins vers la côte. Et voilà, ça m'est revenu en tête quand je cherchais un nom.
- Speaker #1
Et comme tu disais, en introduction, aujourd'hui, ça fait presque dix ans que tu es dans ce projet. Comment tu l'as fait évoluer ? Est-ce qu'il y a des moments qui ont été peut-être plus difficiles ou challengeants ? Ou il faut aussi, à un moment donné, se réinventer ? Oui,
- Chloé
totalement, parce que dix ans, au final... Je dirais que quand tu démarres ton business, tu peux avoir cette impulsion où t'es là « ouais, je vais tout défoncer » . Je pense que ça peut faire ça et il y a des marques qui progressent assez vite parce qu'elles ont justement ce boost du départ et le côté nouveau aussi. Du coup, tu te fais aussi repartager par les gens, t'as cet élan de nouveauté. Moi, ça fait dix ans que je suis installée, donc en fait, finalement, les gens me connaissent, mais au final, il y a plein de gens qui ne connaissent pas, ça reste une marque. assez confidentielle. Je suis toujours motivée par ce que je fais, parce que j'aime ce que je fais et j'ai toujours des idées. Je ne suis pas arrivée au bout encore de ce que j'avais envie de faire avec cette marque. Après, c'est vrai que j'évolue doucement parce que c'est mon caractère. Je pense que c'est ma façon d'entreprendre parce que c'est un projet un peu passion aussi. Je ne fais pas pantale pour faire du business. Ce n'est pas un bon business, clairement, le textile en France aujourd'hui. Et encore moins en faisant des maillots de surf. Ici, on surfe en maillot de surf deux mois dans l'année. Il y a des trucs qui ne vont pas dans le business plan. C'est pour ça que ça évolue doucement et aussi parce que quand je suis devenue maman, j'ai eu envie forcément de faire plus de vêtements pour les enfants. Maintenant, elle grandit, j'en fais moins. Et puis, c'est très dur aussi de continuer de faire du textile pour les petits. Ça coûte très cher. Donc, c'est vrai que j'en fais moins. Donc, voilà, la marque, elle prend des chemins, en fait, en fonction de ce que j'ai envie de faire, de ce que mes clientes me demandent, parce que je suis à l'écoute aussi, quand même. Moi, je rencontre... À part les clientes qui commandent sur Internet, mais il y en a quand même pas mal qui passent à la boutique. Tu vois, je communique vachement avec elles et tout. Et j'interroge aussi mes clientes. Je dis OK. Pour aussi prendre un chemin qui ne soit pas que le mien.
- Speaker #1
C'est un peu une petite communauté que tu as créée avec Pantaye Pantaye. Et si ma mémoire est basse aussi, c'est juste ce que je vois. Et juste, c'est que vous partez un peu aussi surfer aux quatre coins du monde, non ? Il n'y a pas un petit peu des trips, des surfs qui...
- Chloé
Ouais en fait je me rends compte petit à petit vraiment que La communauté elle est pas si grande que ça Mais c'est en fait c'est une communauté Une communauté pardon Je pense qu'elle est quand même assez Avec des bases assez solides Les filles elles me parlent quand même souvent Si je me rends compte en fait je vois Parce qu'il y a pas mal de gens qui passent à boutique Et qui me disent ça fait des années que je te suis C'est la première fois que je viens Et ça franchement ça m'arrive mais Pas tous les jours mais ça m'arrive quand même souvent Donc je suis là ah ouais ok Parce que quand tu postes tes stories T'es un peu toute seule en fait à le faire Oui tu vois combien de personnes regardent Mais c'est un chiffre c'est flou Donc, oui, il y a les 50 personnes que tu connais, tu vois ici, mais en fait, c'est un peu plus gros que ça au final. Et même, ça m'est arrivé aussi, cet hiver, j'étais à San Sébastien. Là, j'ai une fille qui s'est arrêtée, qui m'a dit, ah, t'es à Mundaka, je viens de voir ta story. J'étais là, ah ouais, ok. Enfin, tu vois, ça fait drôle un peu des fois. Mais attention, ça reste très petite communauté. J'imagine pas les filles qui ont des communautés à, je sais pas, 50 000, 80 000. Du coup, ça surfe. Oui, plusieurs fois par an, j'essaye de partir en voyage parce que c'est vraiment quelque chose que j'aime et j'en ai besoin. L'année dernière, j'ai fait pour la première fois une retraite au Sri Lanka. Donc, retraite surf et yoga. C'est un projet que j'avais envie de mener depuis 2-3 ans. Et c'est vrai que c'est une grosse mode maintenant de faire des retraites, mais je trouvais que c'était assez complet. Parce que j'aime partager justement avec les filles tout ce lifestyle, tout ce style de vie. Je suis quelqu'un qui est dans le partage, donc j'avais très envie de le faire. et là je suis sur le point d'en organiser une autre parce que justement j'ai des filles qui me demandent donc moi je dis avec plaisir,
- Speaker #1
si il y a des filles qui veulent y aller on en fait une autre let's go et justement est-ce que tu peux nous parler un peu de donc tu nous as dit que la première fois que tu as fait du surf c'était à Bali et de ce que t'apportes en fait cette discipline ou ce lifestyle autour du surf, autour de la vague,
- Chloé
de l'océan ce que ça m'apporte, ça me fait galérer beaucoup parce que franchement le surf, on va pas se mentir c'est quand même compliqué Merci. C'est un sport très compliqué, mais ce que ça m'apporte, je dirais, c'est vraiment rester dans le moment présent. Parce que moi, je suis tout le temps dans mes pensées, en fait. Je suis poisson, je ne sais pas si c'est lié, mais ça cogite tout le temps, en fait. Et du coup, c'est insupportable. Et quand je surfe, en fait, je ne pense pas à grand-chose. À part à ne pas me ramasser une série, sinon c'est OK. Donc c'est un moment dans lequel je suis vraiment bien et qui m'apporte beaucoup de joie. J'adore les sensations de glisse et tout, elles sont géniales. C'est ça que ça m'apporte.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a d'autres disciplines ou d'autres choses qui t'inspirent au quotidien et qu'on retrouve dans tout ce que tu fais pour Pantale Pantale ?
- Chloé
De la nature, du sport et du voyage ? Non, pas tellement. Le design, ça va m'inspirer. Mais sinon, non. L'art, des fois je vois des choses, je suis là. Des combos de couleurs. Toutes les collections, je les commence à partir de couleurs. Ça va être la grande base pour moi.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous parler un peu de ce processus créatif ? Comment tu choisis tes pièces ? Éventuellement les couleurs ? On sait que c'est un processus qui n'est pas simple, celui de développer des produits. Il y a des prototypes à faire, etc.
- Chloé
C'est long parfois, mais en soi, je crée assez vite. parce que ça vient assez vite. Je dis que c'est vraiment des associations de couleurs que j'ai envie de marier à un moment donné. Et j'essaye aussi, je ne peux pas dire ça, mais des fois de faire des associations qu'on ne va peut-être pas retrouver facilement ailleurs. Parce que pour moi, mon angoisse, ça va être qu'une autre marque sorte la même chose à côté ou en parallèle. Ça, c'est vraiment le truc que j'ai envie d'éviter. Donc, il faut garder un temps d'avance. Ce n'est pas toujours évident parce que des fois, le temps d'avoir les prototypes qui soient OK, vraiment validés, ça prend du temps. Là, je vais sortir une capsule. Je suis dessus depuis janvier. C'est un peu long. J'aurais aimé que ça sorte plus vite, mais il y a toujours des contraintes à un moment donné. Que ce soit de trésorerie ou de prototype, je veux que ce soit bien fait. En fait, je n'ai pas envie d'avoir des retours clients. Donc, je préfère attendre. Je préfère ne pas faire trop vite et attendre.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous dire la pièce que tu as préféré dessiner ? Ce n'est pas évident.
- Chloé
Franchement, il y a plein de pièces que j'aime bien et je suis contente parce que, même toujours aujourd'hui. On me parle toujours aujourd'hui de ce maillot d'amié que j'ai sorti il y a deux ans. Là, il me reste quelques S, tu vois, deux, trois S et après, c'est fini. Donc ça c'est une pièce, c'est la pièce qu'elle plus plu de tout ce que j'ai sorti. Pour moi non, parce que pour moi elle était évidente cette pièce, je trouve pas qu'elle déborde de créativité, il y a une grosse mode sur le damier, et c'est vrai que j'étais dans les premières en Europe à le faire, donc ça a eu du succès. Ouais il y a beaucoup de choses, après c'est surtout sur les coupes, moi je suis assez contente, j'essaye de faire des coupes hyper justes, qui fit bien, et je le vois quand les filles elles essayent en général, elles partent avec le produit parce que... Parce que c'est fité. Et peu importe les morphos, qu'on ait de la poitrine ou qu'on n'en ait pas, sur les maillots de surf, ça fonctionne sur toutes les morphos. Donc je suis assez fière de ça. J'arriverais pas à donner une pièce. Des fois, c'est quand je vois les photos, je fais « Ah ouais, cette pièce, c'était vraiment bien. » Et on me demande des fois de refaire des trucs. Je me suis dit « Non, je vais pas refaire. Je peux pas refaire. J'ai pas envie, j'ai envie de sortir des nouvelles choses. » Déjà qu'on reste longtemps sur les mêmes collections avec moi, ça évolue pas hyper vite.
- Speaker #1
Toi tu l'as dit, le type d'entrepreneur que tu es c'est un peu plus lent, tu prends le temps pour plein plein de raisons. Comment tu regardes un peu les autres marques parce qu'il y en a quand même pas mal qui se créent, qui arrêtent, qui restent dans le paysage. Est-ce que tu les regardes ou au contraire tu te dis je regarde pas ce qui se fait et je regarde dans d'autres secteurs, dans d'autres disciplines, d'autres continents ?
- Chloé
C'est une question intéressante, je regarde sans regarder parce que je pense que quand t'entreprends, ce qui peut te bloquer à un moment c'est de te comparer aux autres. il y a des gens qui vont avancer beaucoup plus vite que toi parce que c'est leur force je dirais ils ont peut-être plus confiance en eux plus de moyens aussi parce que ça se joue aussi avec des moyens financiers à un moment donné ou il y a des gens qui vont direct aller à la banque faire un emprunt investir en marketing, on va les voir beaucoup très vite, très fort ça n'a pas été ma manière de créer et je ne critique pas cette façon de faire c'est juste que moi j'ai pris confiance en moi et en ce que je faisais doucement en fait et mes clientes me portent au fur et à mesure et quand je sens que Ok, je suis portée par ces filles qui aiment ce que je fais, ça me donne envie de créer plus. Donc ouais, je regarde parce que ce serait avancer dans le mur que de ne pas regarder. Je suis obligée un peu, mais je n'aime pas trop sincèrement parce que ça peut créer des blocages. Donc voilà, pas trop se comparer, j'essaye de ne pas trop regarder. Après des fois on me rapporte des trucs, je me fais copier aussi, ça arrive. Et moi je ne le sais pas forcément parce que justement, souvent les personnes par qui tu te fais copier, ce ne sont pas forcément des personnes que tu suis ou que tu connais. Et donc du coup, des fois, j'aime pas qu'on me le dise parce qu'en fait, ça me met dans une spirale qui est pas agréable. Voilà, ça, c'est un peu désagréable. C'est le côté négatif, ça.
- Speaker #1
Et comment tu fais quand tu te fais copier ?
- Chloé
Comment je fais ? Des fois, j'ai ignoré. Il y a quelques années, je me suis fait copier. Ça m'a fait mal parce que quelqu'un était cherché mon fournisseur et a fait la même chose. Et je sais que c'est des personnes qui n'avaient pas une inspiration commune, mais qui ont clairement copié. parce que jusqu'à la description de produit, c'était... C'était la même phrase, tu vois, des fois je mets des phrases un peu rigolotes dans mes descriptions de produits. Donc voilà, c'était pareil. Donc en fait, là, je sais qu'il y a vraiment du copier-coller. C'est pas juste une inspiration commune, parce que j'ai pas l'apprentention d'inventer quoi que ce soit dans ce que je fais, en fait. Donc ça, ça m'a gênée, mais j'ai rien dit. Au final, j'ai rien dit, c'est une cliente qui me l'a rapporté. Au final, les clientes, elles savent, en fait. Elles savent, bon, je sais que ça fait plusieurs années que tu fais ça, voilà, il y a telle marque qui fait ça. Donc je me dis, les gens, ils s'en rendent compte, sauf ceux qui me connaissent pas, évidemment. Et ça veut dire que c'est OK, c'est que c'est pas ma communauté, vraiment. Cette année par contre, en revanche cette année là au printemps, il y a eu deux trois exemples un peu en même temps. Et là j'ai dit ok en fait là il y a un moment donné je suis obligée de dire quelque chose. Mais par contre de le dire gentiment. Mais parce que si je dis rien en fait c'est la porte ouverte à tout en fait. Chacun se sert et fait ce qu'il veut. Donc j'ai envoyé trois messages de façon cordiale. Il y a deux personnes que je connaissais, il y en a une que je connaissais pas mais qui a une grosse marque. Et du coup la fondatrice elle a échangé avec moi après on s'est envoyé quelques vocaux. Je l'ai fait de façon respectueuse. Je dis juste attention, là je vois qu'il y a des choses qui sont similaires. On a des histoires différentes, on ne fait pas exactement la même chose. Je vous demande juste de faire attention dans vos prochaines collections, parce que je vois en fait, et ce n'est pas OK. Je reste une petite entrepreneur. Moi, je suis toute seule à gérer la marque. C'est-à-dire que derrière vous, vous pouvez me faire très, très mal en fait. Donc, ce n'est pas cool. Ce n'est pas cool carrément. Donc, j'ai mis des petits stops là, parce que sinon...
- Speaker #1
Et là, j'ai une question, c'est quoi le remède à ces journées où... Ouais,
- Chloé
c'est dur des fois. C'est dur. L'entrepreneuriat, il faut savoir rebondir tout le temps. Tu as tout le temps des galères en fait. Donc, je dirais que ce n'est pas tout le temps évident. Après... Il y a des choses qui te nourrissent. Tu fais ce que tu aimes. L'emploi, tu t'en aimes. Comme tu veux. Tu n'as pas quelqu'un qui te dit non. Tu as une grande liberté. Mais il y a des coups de mou qu'il faut savoir gérer. Et dans la longueur, en tout cas moi, parce que ça fait dix ans. Du coup, il y a des moments où je suis moins motivée. Il y a des moments où j'ai besoin de décrocher. Mais par contre, je suis toujours à un moment remotivée. J'ai toujours envie de continuer. Du coup, je continue. Mais peut-être qu'à un moment, je dirais que ça ne marche pas assez. J'en ai marre. Je veux faire autre chose. Ce n'est pas impossible.
- Speaker #1
Non !
- Chloé
Non ouais c'est vrai ça reste tu vois j'ai pas beaucoup évolué en 10 ans enfin j'évolue mais ça reste quelque chose de petit donc oui peut-être que je sais pas en vrai des fois il y a beaucoup de remises en question enfin moi en tout cas je me remets beaucoup en question j'ai toujours envie de faire mieux, je suis là,
- Speaker #1
je me critique beaucoup ouais ça c'est ça c'est perpétuel mais c'est peut-être aussi le moyen par lequel comme tu dis finalement t'améliores parce que t'es critique envers toi même et c'est là où les clientes elles viennent elles essayent le maillot de bain,
- Chloé
il est super bien fité ça c'est ta le côté le plus gratifiant t'essayes, tu vois les filles ça leur va parfaitement, je suis là wow ça se voit que mes clientes elles se sentent bien dans le maillot elles se sentent belles,
- Speaker #1
c'est ça le but c'est juste ça et pour revenir justement à ces jours où t'as pas trop la motive, qu'est-ce que tu fais le matin quand tu lèves de ton lit hormis boire le café.
- Chloé
Je me force pas. Si j'y arrive pas, j'y arrive pas. Si c'est une journée où j'ai pas la motive, tant pis, je vais faire autre chose. Je force pas les choses. Parce que les jours où je suis motivée, là par contre j'en vois. Pour la création, ça vient assez vite, je suis jamais à court d'idées, c'est ok. Ça veut pas dire que je me trompe pas.
- Speaker #1
Des fois je reçois des prototypes, je suis là ça c'est pas beau, next. J'ai passé un mois à attendre ces prototypes et en fait c'est pas joli. Je recommence, c'est pas grave. En introduction, tu nous as dit que tu as fait des études de commerce.
- Chloé
où est-ce que t'as appris toutes ces notions plutôt de design et de textile en final t'apprends tout sur le tas après je suis entourée j'ai un atelier qui fait tout ce qui est design, patronage coupe, gradation, ils sont au Portugal c'est des tueurs, ils sont forts ils bossent avec des grosses marques de luxe c'est à dire qu'ils ont des machines de découpe c'est précis des fois ils m'envoient des coupes, c'est pas ok donc on doit repartir à zéro et corriger et mire. La finition, elle est impeccable. C'est leur boulot. Ça, pour le coup, c'est pas moi qui vais faire le patron. Moi, je vais dessiner, je vais faire la fiche technique. Je vais dire, OK, la bretelle, je veux qu'elle fasse tant de l'art, je l'échancrure. Mais après, il y a un monde entre moi, le croquis que je vais leur envoyer, et eux, quand ils vont transformer, vraiment m'envoyer le premier prototype.
- Speaker #1
Est-ce qu'on peut te demander, entre l'idée que t'as, ça va prendre du temps de faire, c'est pas de moi, Entre l'idée et le produit en magasin ou sur le site.
- Chloé
Ouais, en fait, franchement, il n'y a pas un truc type. Parce que parfois, ça va vite. Des fois, la coupe, on la directe, en fait. Des fois, on la directe. Et là, je me suis pris la tête sur un bas de maillot qui a l'air tout bête comme ça. Et là, ça a pris des mois. Il a fallu recommencer, repartir zéro. Ça ne marchait pas. Mais des fois, ça va très vite.
- Speaker #1
Trop bien. On a hâte de voir ce haut et ce bas de maillot. Je crois qu'il est un peu marron.
- Chloé
Ouais, je l'ai montré. Je l'ai montré pas mal, celui-là, ça fait longtemps que je suis dessus. Donc ça, c'est OK, ça sort. Et par contre, il y en a un autre qui va sortir en même temps que je n'ai pas du tout montré, pour créer quand même un peu la surprise. Ce n'est pas une énorme surprise, mais du coup, j'évite. Je ne peux pas montrer trop non plus en avance. J'aimerais bien des fois montrer plus du process créatif, mais je ne peux pas.
- Speaker #1
J'ai une autre question par rapport à ça. Tu nous as dit que la nature, le sport et les vrais, c'est tes inspirations principales. Mais bon, ici, on est en pleine nature, il n'y a pas trop de soucis. Le sport, ce que j'ai compris, c'est qu'il y a quand même moyen de... pas mal bouger. Est-ce qu'il y a d'autres choses qui te nourrissent au quotidien et qui nourrissent en fait tous tes projets ? Là, je vois un maillot de bain qui est super canon, le orange et le violet notamment. Où est-ce que tu trouves ces associations de couleurs ? Tu parlais justement d'associations de couleurs que tu voulais trouver qui n'étaient pas forcément disponibles.
- Chloé
C'est le but. Parce que moi, je n'ai pas envie de faire une marque où il y a les mêmes choses ailleurs. Ça, c'est vraiment... Je te dis, ça, c'est ma plus grosse angoisse. Donc, essayer de faire des choses différentes, ça vient d'un coup, en fait. Ça, ça vient d'un coup. Après, je suis quelqu'un qui adore les couleurs, tu vois. Donc, je regarde beaucoup. C'est tout le temps en permanence dans ma tête. Je suis là, aïe, attends. Et ça, avec ça, ce serait canon. C'est-à-dire qu'on peut me parler. Des fois, je suis là en train de penser à... En fait, c'est un peu tout le temps dans ma tête. Et en dormant aussi, je me réveille. Je fais, ah ouais, non, le jaune avec ça, ça va être canon. Je ne l'ai pas trop vu. Je l'ai... Enfin, ça, c'est tout le temps. Et après... Des fois, ça me passe. Au final, je ne vois même pas de message. Je ne vais pas plus loin avec certaines idées. Et quand ça reste un moment dans ma tête, j'enchaîne. Et des fois, sur des images, je vais voir une image, ou ça peut être aussi une story, un truc qui n'a rien à voir, un café, un machin. Je suis là, ah tiens, cette couleur avec cette couleur. Enfin, ça fait tilt, en fait. Et
- Speaker #1
Pantay-Pantay, il y a dix ans, ou presque dix ans. L'année prochaine, ça va faire dix ans.
- Chloé
Je suis là, oh là !
- Speaker #1
comment ça tu envisages ou peut-être tu envisages même pas mais la suite du chemin forcément ces retraites que tu organises à présent est-ce qu'il y a d'autres choses que tu souhaites rajouter à l'univers ?
- Chloé
un projet ? je viens de penser à un truc je pourrais faire un truc qui me tenterait assez à ajouter je sais pas si je le dis là mais je sais pas si j'arriverais à sortir ça pour l'année prochaine pour les 10 ans ou pas Il y aurait bien un petit truc en plus, ouais.
- Speaker #1
Oh là là,
- Chloé
on va trop être. Mais sinon, je pense que le chemin, j'ai mis du temps un peu à le trouver, parce que j'ai commencé par de la déco, après j'ai fait du textile femmes et enfants. Je savais dès le départ que ce serait du textile pantail, même si je n'ai pas commencé par là, parce que je ne venais pas du textile, justement, c'est pour ça. Donc le temps que j'apprenne, que je trouve les bons ateliers, ça, ça m'a pris quand même du temps de me tromper aussi et de trouver vraiment mon style et mon identité. Maintenant, je dirais que c'est OK, que c'est en marche. Je pense que j'ai mon propre style. Maintenant, il faut essayer de grossir un peu, de sortir du marché français aussi. C'est dur parce que ma communauté est globalement francophone. J'ai pas mal de filles dans les îles, mais c'est une autre dimension après. Et je n'ai pas envie non plus... Moi, je veux garder un business à taille humaine, ça ne m'intéresse pas d'embaucher 10 personnes et d'en faire une grosse machine. Ça, ce n'est pas du tout le but, ça ne l'a jamais été. Continuer à le gérer toute seule ou avec une ou deux personnes max. Ouais,
- Speaker #1
presque dix ans c'est quand même déjà un beau chemin. J'imagine que tu dois avoir des clientes ou des jeunes ou moins jeunes personnes qui passent et qui te posent des questions sur peut-être c'est fait quoi de monter sa boîte ?
- Chloé
Pas tant,
- Speaker #1
non.
- Chloé
Je dois pas être un modèle. Non non je suis pas un modèle donc ce qu'on me demande des fois c'est des jeunes entrepreneurs qui me disent mais t'as quand même une sacrée communauté, comment t'as fait ? Je suis là, attendez ça fait dix ans donc j'ai mis dix ans quand même à construire Cette base, qui est une base super cool, mais disons, tu peux faire beaucoup plus. Tout dépend de ta capacité à avancer vite et fort. Moi, je privilégie aussi pas mal les rencontres. Je ne suis pas quelqu'un, je ne suis pas du tout opportuniste. J'aurais pu avancer plus vite. Je connais quand même pas mal de monde. J'aurais pu dire à moi, tu peux m'aider. Tu vois, tu peux faire ce genre de choses. Ça ne te dérange pas de partager mon truc, ma marque et tout. Je ne l'ai jamais fait. Parce que je n'ai pas envie d'avancer comme ça, je n'ai pas envie de demander des services aux gens. Donc je ne le fais pas et c'est ok, c'est comme ça.
- Speaker #1
Et justement, si quelqu'un venait te demander, ou si tu avais, je sais qu'on parle du terme conseil, mais si tu avais un partage d'expérience ou quelque chose à partager,
- Chloé
ou un truc qui puisse aider quelqu'un qui a envie de se lancer, je dirais qu'il faut se faire confiance en fait. C'est ça qui peut manquer des fois à avancer. C'est avoir confiance en soi. Après, les peurs que t'as, je pense qu'elles te guident aussi. Mais je dirais se faire confiance. Je pense que moi, j'aurais pu avancer plus vite. C'est à un moment donné, je m'étais dit, vas-y, mets tout ce que t'as, va à la banque et tout. J'aurais pu avancer plus vite, mais c'est OK. Je ne l'ai pas fait parce que j'avais peur, je pense. Ou j'étais peut-être pas capable non plus. Mais je pense que tout se joue sur le mindset. Franchement, je pense. Bon, il faut être un peu douée quand même, mais il faut savoir faire derrière, mais savoir se faire entourer aussi. être bien entourée pardon.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que la pratique, le fait que tu surfes ou que tu sois dans cet univers c'est aussi un mindset en soi ?
- Chloé
Le surf en plus ça t'apprend à être très humble c'est-à-dire que tu peux faire une bonne session et derrière tu peux faire une autre session et te dire oula je débute en fait te sentir complètement débutante le surf ça t'apprend pas mal l'humilité moi la marque forcément il y a des réussites mais il y a aussi Merci. plein de périodes, plein de moments où je suis là ouais en fait c'est nul ce que je fais, ça fait 10 ans que je fais ça, j'en suis toujours au même point, il y a vachement de up and down donc ça il faut le gérer et comment tu le gères ? je pars en vacances, je vais surfer et je coupe mon téléphone ok,
- Speaker #1
on note, quand rien ne va plus on part en vacances,
- Chloé
on va surfer et on revient, on est motivé ça passe, en fait tout passe, c'est juste des phases c'est juste dans sa tête, enfin moi en tout cas dans ma tête c'est comme ça, c'est juste des phases
- Speaker #1
J'ai une question pour toi que je pose à tous mes invités, puisque c'est un peu le dénominateur commun de ce projet, de ce podcast. Tu viens de Saint-Malo, mais ce n'est pas très loin. Pour toi, qu'est-ce que représente justement l'océan Atlantique ?
- Chloé
Pour moi, c'est la force, la mer, ses puissances, les embruns. Pour moi, c'est vraiment cet élément qui peut vite être déchaîné. Quand tu vois dans les Landes, en Bretagne, la côte, c'est assez wild. C'est ça, c'est une force. Qui moi me fait peur, moi je suis pas quelqu'un de très à l'aise dans l'océan, donc ça m'impressionne beaucoup ouais, Moi je suis une petite surfeuse de riffs, donc l'océan Atlantique, ouais ouais. C'est ça que ça m'évoque, quelque chose avec... Plein de caractère, de force et un peu angoissant aussi. Les tempêtes, tout ça, tu vois.
- Speaker #1
On a compris que le soleil, c'était...
- Chloé
Ouais, c'est plus important pour moi.
- Speaker #1
Chloé, est-ce que tu peux nous dire où est-ce qu'on peut retrouver Pantay Pantay sur les réseaux et aussi ici, là où on est aujourd'hui à Seignos ?
- Chloé
Je te dis ça. Pantay Pantay, déjà, vous pouvez me suivre quotidiennement sur mon compte Instagram, arrobase pantay-pantay. C'est assez spontané, c'est moi qui gère le contenu, donc vous pouvez suivre un peu tous les jours ce que je fais. Ça n'a ni queue ni tête. Des fois, il y a un peu de perso aussi, parce que c'est moi, donc c'est mon entreprise, mais c'est aussi ce que je fais dans la vie, quand je surfe, voilà, un peu tout ça. Et après, le site internet, www.pantai-pantai.com, il y a la boutique. Quand vous passez autour de Osegor, à Seignos, il y a mon bureau avec la boutique au rez-de-chaussée. Les horaires, c'est un peu aléatoire aussi, j'essaye d'ouvrir régulièrement, mais des fois, je suis là, je ne peux pas, ou j'ai des rendez-vous, donc c'est mieux de m'écrire avant, mais j'essaye de mettre en story quand c'est ouvert.
- Speaker #1
Merci, merci beaucoup Chloé pour ce moment plein de partage et de générosité. Merci. Merci infiniment d'avoir pris le temps d'écouter cette conversation avec Chloé. J'espère qu'elle vous aura donné l'envie peut-être de développer et de continuer à approfondir vos projets. Et on se retrouve très bientôt pour de nouvelles conversations le long de la côte atlantique. A très vite.