- Speaker #0
On entend énormément « vas-y, quand tu veux, tu peux » . C'est peut-être aussi « quand tu peux, tu veux » . Parce que si tu n'as vraiment zéro personne pour lever des fonds, personne qui te prêtera 10 000 euros, je veux dire, pour moi, les personnes qui viennent de milieux très défavorisés et qui sont des kings de l'entrepreneuriat, mais eux, je suis tellement admirative, il faut quand même des moyens financiers et on ne part pas tous avec les mêmes chances. Il ne faut pas négliger ça quand même, je pense. non ? Parfois, il n'y a pas ce qu'on paraît non plus. Quand on voit d'autres entrepreneurs, déjà, on ne sait pas ce qui se passe derrière. On ne sait pas. Et au niveau de la santé aussi. Je parle de mon expérience. J'ai eu des moments où j'ai été très, très mal au niveau santé, psychologiquement épuisée. Jusqu'où on veut donner aussi pour sa boîte ? Jusqu'où on veut donner ? Et puis, ça impacte aussi. je suis peut-être moins présente que certaines mamans pour leurs enfants. C'est vrai aussi en CDI, c'est plus le côté équilibre vie pro, vie perso. Mais jusqu'où on veut se donner, l'entrepreneuriat, ce que tu as de différent par rapport à un cadre qui se donne à fond dans un CDI, mais qui va s'épuiser au boulot, c'est quand même que tu as zéro filet de sécurité par rapport à un CDI. Donc, il faut être OK de vivre avec ça.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue sur les Femmes de l'Ouest, le podcast qui va à la rencontre de celles qui font vivre la côte atlantique de Brest à Biarritz. Avant de vous présenter mon invité, j'ai juste un petit message à vous partager. Si vous cherchez la communauté avec laquelle vous évadez, notamment surfer pour l'année à venir, vous êtes au bon endroit. En 2026, on vous prépare quelques petits week-ends pour aller domiter des vagues de rêve avec un groupe de surfeuses passionnées. Alors si toi aussi tu es motivé, rejoins notre canal Small Waves Surf Club sur le compte Instagram du podcast. Allez, je ne t'en dis pas plus et te laisse avec mon invité que nous avons rencontré lors de notre troisième étape du retreat que nous avons fait à la rentrée. Surfeuse, entrepreneuse, partageant son temps entre la Bretagne et Biarritz, Julia a créé la première marque de shampoing en poudre naturelle et 100% breton, Maison Aden. Dans cette conversation, elle nous partage sans filtre son parcours dans l'univers du luxe à son quotidien d'entrepreneur à Vannes. Elle nous parle de comment est née l'idée de ce shampoing en poudre et de l'évolution. de sa marque depuis les débuts. Une conversation pour toutes celles qui se demandent par où commencer lorsqu'on souhaite se lancer. Julia nous partage son parcours et quelques bons conseils pour bien débuter. Julia, j'ai voulu qu'on prenne le temps de parler ensemble, en tout cas que tu nous partages un peu ton parcours et ce qui t'a amené à créer tout ce que tu crées aujourd'hui à Vannes. Mais avant tout... Comment vas-tu en ce mois de septembre ?
- Speaker #0
Ça va très bien, je rentre pleine d'énergie de vacances où j'ai beaucoup surfé en Martinique et un petit peu de Pays Basque avant aussi, beaucoup de surf, un mois d'août de surf. Donc voilà, une rentrée avec plein de gros challenges pour le boulot notamment et donc ça va.
- Speaker #1
Gonflé à bloc, bonne vague, bonne vibe pour la rentrée, super. Julia on est ici à Havane Est-ce que tu pourrais nous dire, peut-être avant de venir à Vannes, d'où tu viens et ce qui t'a peut-être aussi amenée à voyager autant à Biarritz, en Martinique ?
- Speaker #0
Alors, je suis née à Lille, mais par pur hasard parce que mes parents travaillaient là-bas. Je suis une pure fille du sud-ouest. Donc, en gros, à 8 ans, je suis retournée à Toulouse jusqu'à mon bac avec des attaches du côté de mon père, côté... pays basques, un grand-père d'Andaï et donc beaucoup de temps passé aussi aux pays basques, moments familiaux, on va dire l'été depuis que je suis née. C'est un endroit très important pour moi, notamment Biarritz. Après le bac, je suis partie, voilà, les études et ça a été le nord à nouveau, donc Lille, l'Inde, Londres, après des voyages, on va dire, plus perso. Et voilà, et je suis arrivée à... Havan en 2019 déjà, maintenant, par amour. J'ai suivi la personne avec qui j'étais là-bas et choix familial de venir s'installer ici.
- Speaker #1
Comment elle est la vie à Havan ? C'est un peu une question que j'allais te poser parce qu'ayant vécu à Havan, j'ai un peu mon idée. Mais comment c'est la vie à Havan, peut-être aussi avec des enfants ? Comment tu te sens dans cette ville ?
- Speaker #0
Il y a un... point qui est négatif pour moi à Vannes, c'est le climat qui suit du sud-ouest, ça c'est difficile pour moi, mais je trouve que la vie est à mille à l'heure, alors je ne sais pas si c'est à Vannes ou pas à Vannes, mais je suis séparée avec deux enfants, j'ai ma boîte, donc un gros rythme, donc je ne sais pas si je profite tant que ça de Vannes, par contre, en fait, moi ce qui me plaît d'être à Vannes... Il y a un côté, je trouve, village, en tout cas un côté hyper simple. Si je fais le positif, à part que j'aime bien râler sur la météo, mais le côté positif, c'est que j'ai une vie en fait assez très chargée à la fois, mais simple. En tant qu'entrepreneur avec deux enfants, c'est vrai que j'ai des enfants à 5 minutes à pied, le boulot à 10 minutes à pied ensuite. Il y a des choses qui me facilitent bien. Et le côté vie sociale aussi, où en fait, je trouve que tout est assez simple pour voir les gens. C'est beaucoup plus simple que quand j'étais à Paris. donc ça tu vois c'est des choses que j'apprécie et ce que j'aime ici c'est la proximité de l'océan d'être près de Quibron, Ploirnelle et c'est grâce au fait de vivre ici que j'ai pu reprendre le surf et vraiment avoir réintégré ça cette passion-là dans ma vie aujourd'hui
- Speaker #1
Et justement, est-ce que tu peux nous parler un peu de cette passion ? Tu nous disais que tu reviens de quelques semaines en Martinique, où tu avais la chance de pouvoir aller surfer. C'est quoi la place, ou en tout cas le rôle qu'a peut-être cette discipline dans ton quotidien, dans ta vie de maman, d'entrepreneur, de femme ?
- Speaker #0
C'est mon échappatoire, mais vraiment. En fait, quand je suis quelqu'un qui est tout le temps en train de réfléchir, qui a tout le temps le cerveau en marche et je n'arrive pas à me poser, je fais 3000 trucs en même temps, j'ai l'impression d'être tout le temps sous pression, de devoir décider plein de choses. Dans la vie pro, dans la vie perso, d'être sous pression, un peu débordée et à toujours réfléchir. Et quand je suis à l'eau, je me sens bien. Je me sens bien. Et pourquoi peut-être plus le surf ? Parce que j'ai fait du bateau, il y a d'autres choses. C'est vraiment le fait d'être dans l'eau et le fait de glisser. Ce que j'aime dans le surf, c'est ça, c'est le laisser aller. Tu ne sais pas la vague que tu vas avoir, tu ne sais pas comment tu vas la prendre, comment ça va se passer. Ça m'a un peu obligée à lâcher prise, à respirer aussi. Je suis tout le temps en tension, tout le temps stressée. Et en fait, c'est ma bouffée d'oxygène. Un peu comme quand on va courir, faire un footing. Mais ça, c'est en x1000 avec le surf. Et c'est là où je suis le plus heureuse, où je me sens le mieux. Dans mon quotidien, c'est vraiment ça. Donc, ce n'est pas toujours possible. Je suis quand même à une demi-heure du spot où je vais surfer. Donc, je ne peux pas faire ça forcément entre midi et deux. Mais j'essaye. Je peux me lever très tôt s'il le faut. Là, il n'y aura pas de problème pour se lever très tôt pour aller surfer. Le soir, j'essaye d'intégrer ça. Quand il y a des conditions et des vagues qui sont là, j'essaye de m'organiser pour.
- Speaker #1
Trop chouette. La vie au bord de l'eau. Est-ce que tu peux nous parler ? Tu nous as dit que tu avais ta boîte, que tu étais entrepreneur. Qu'est-ce que tu as monté comme projet ? Et comment ce projet est né et pourquoi tu l'as créé ?
- Speaker #0
Alors j'ai créé la Maison Aden, c'est une marque de soins capillaires qui sont naturels, fabriqués avec notamment des ingrédients bretons et des formules qui sont vraiment clean et respectueuses du cuir chevelu et des cheveux. Et notamment, on s'est fait connaître, j'ai lancé en 2022 le site internet. J'ai créé en fait le premier shampoing bio sous forme de poudre à diluer. C'est une alternative zéro déchet que j'ai créée. par rapport à un besoin qui était personnel au départ. En gros, quand j'ai eu mes enfants, César et Charlotte, qui ont maintenant 7 et 8 ans, c'était un postpartum un peu costaud. Au niveau hormonal, ça a eu un impact sur mes cheveux. J'avais des besoins capillaires que je n'avais pas avant. Je ne me posais pas plus de questions que ça. Avant, j'utilisais des shampoings un peu clés. Je n'avais pas de problématiques particulières. Et là, j'en avais. D'un autre côté, au niveau personnel, notamment au moment où j'ai eu mes enfants, je pense à ces banales, je pensais à réfléchir à quelle planète je voulais leur laisser. C'est là où j'ai eu mon déclic écologique en gros et j'étais à fond dans le zéro déchet. J'étais même un peu extrême à cette époque, un peu à m'épuiser dans le truc. J'ai un peu levé le pied, on va dire, je suis un peu plus... Mais j'ai eu une phase complètement ayatollah du truc et j'étais à fond, à fond. Et du coup, je voulais du zéro déchet partout dans ma maison, y compris du coup dans la salle de bain. Et pour le capillaire ? Je ne trouvais pas de solution. Tu vois, je te parle d'il y a 7-8 ans, je te parle déjà d'il y a un moment, il y a eu l'essor des shampoings solides depuis, mais il y en avait très très peu à l'époque. Et j'avais eu l'idée de créer un shampoing solide, en fait, mais qui mousse bien, qui soit efficace. Parce qu'en gros, je ne trouvais pas... Donc tu as compris, je cherchais une alternative zéro déchet et ultra clean, des formules vraiment dans lesquelles on puisse avoir confiance. Et j'avais l'impression qu'il fallait choisir entre... soit c'est bio, bien fait, écologique, et bon pour la planète, bon pour le corps, soit ça mousse, c'est agréable, c'est efficace, et je n'arrivais pas à réconcilier les deux. Et en fait, c'est le moment où je suis venue m'installer à Vannes. J'étais à Nantes à l'époque. J'ai fait un très court passage à Nantes et on est venu s'installer ici à Vannes. Et donc là, j'ai démissionné pour venir m'installer à Vannes. Donc c'est aussi le moment de ma vie. où j'avais, au niveau professionnel, j'étais à un tournant. Et en fait, j'ai eu ma fille, qui à l'époque avait six mois quand je suis arrivée, que j'ai eu littéralement sur les bras pendant six mois. Donc j'étais un peu mère au foyer de façon subie. Ce n'était pas du tout mon souhait, mais j'avais six mois à attendre avant d'avoir la place chez la nounou, en fait, pour elle. Et c'est là que j'ai pris du recul par rapport à mes jobs d'avant. Pas qu'ils n'avaient rien à voir, mais en tout cas, je n'étais pas du tout dans l'entrepreneuriat avant. Je me suis dit qu'est-ce qui m'anime vraiment et un peu les planètes se sont alignées. Il y a un incubateur qui s'est monté avec en gros c'était le pitch, c'était t'as une idée innovante et qui a un impact positif que t'as envie de creuser. Donc je me suis inscrite dans le programme pendant trois mois pour travailler l'idée. Et en fait c'est devenu Maison Aden et c'est juste que l'idée du shampoing solide au départ s'est transformée suite à cet incubateur à un shampoing plutôt en poudre à diluer. La raison essentielle c'est qu'en fait moi je pense que la sensation quand même du liquide et du shampoing liquide Cette galénique-là, finalement, elle est importante et je pense que tant mieux pour les gens qui ont trouvé leur solution dans le solide, mais ce ne sera pas forcément au niveau capillaire, pour moi, la solution qui fera que vraiment les gens arrêtent leur bouteille en plastique de supermarché, qui changeront. Je pense que ces gens-là, ils ne changeront pas forcément pour le solide et il fallait une autre alternative. Et voilà, c'est cet incubateur qui a fait que, après, je me suis prise dans le truc. Je me suis évidemment posé la question de... entre lancer ma boîte ou retrouver un job classique. Et j'avais trouvé un job qui Ausha un peu toutes les cases, un job que je dirais entre guillemets parisien, que je ne pensais pas trouver à Vannes. On se parle d'avant le Covid, donc il n'y avait pas la vague télétravail et tous les gens qui sont arrivés dans la région, ce n'était pas le même marché du travail. Et en fait, j'ai trouvé ce job en même temps et le moment où je pensais monter ma boîte. Enfin, voilà. Et j'ai fait, pendant une semaine, mes... plus et les moins. Et je me suis lancée. Et le moment où je me suis lancée, on va dire passer le rubicon pour moi, c'est quand tu mets toutes tes économies dans le projet et que tu y vas et que tu es à poil. Et là, c'était trois semaines avant le Covid. Donc, on a commencé la recherche et développement avec mon laboratoire en Bretagne, avec mon partenaire, parce que moi, je ne suis pas une scientifique de formation. J'ai trouvé un laboratoire qui me suive et qui croyait dans le projet, qui voulait monter ça en fait. Parce qu'en le démarrant, on ne savait pas si ça allait être possible. C'était une idée sur un papier.
- Speaker #1
Parce que personne n'avait fait ça.
- Speaker #0
Non, personne n'avait fait ça. Ce concept de poudre qui se dilue, en fait, ça a l'air simple comme ça. Mais en fait, pour avoir une formule qui se dilue bien, trouver les ingrédients sous cette forme-là, on est bio. Je voulais des ingrédients bretons, donc on a de l'algue rouge, de l'huile de chanvre, du sarrasin. Il y avait des pistes qu'on a éliminées. En fait, on ne savait pas si ça allait fonctionner, être fonctionnel. Et même une fois que c'est fonctionnel, après, ça donne quoi comme shampoing ? Parce que si tu arrives à le faire, mais que le shampoing n'est pas bon, efficace et ne répond pas aux critères de base, on va dire, attendus d'un shampoing, ça ne sert à rien. Donc non, ça a mis du temps, la recherche et développement, mais ça a pris... Complètement du retard parce qu'avec le Covid et le labo, ils ont tout stoppé. Ils ont fait du gel hydroalcoolique. C'est normal. C'est le démarrage de Maison Aden. Ça a été ce jeune maman avec deux petits bouts pendant le Covid.
- Speaker #1
Wow, sportif.
- Speaker #0
Oui, c'était sportif. Je l'ai payé après. Niveau fatigue, niveau tout, ça a été compliqué.
- Speaker #1
Et justement, comment tu fais quand tu lances ton projet, que tu dis non à un super job, que le Covid arrive et là, j'imagine que tu te poses mille questions ou peut-être que tu n'as même pas le temps de te poser des questions ?
- Speaker #0
Je ne sais pas comment j'ai... En fait, c'est une bonne question parce que c'est vrai qu'en plus, se rajouter à ça deux ans après un divorce, au niveau personnel en plus, il y a eu beaucoup de chamboulements. Je me suis déjà posé la question d'arrêter. Mais en fait, une fois que j'avais lancé la recherche et développement, je voulais vraiment créer ce produit. Pour moi, j'ai créé ma boîte, ce n'était pas parce que je voulais créer une boîte. Je ne voulais pas du tout être entrepreneur avant. Je n'avais jamais imaginé être entrepreneur. Moi, je bossais dans des grosses boîtes. Je l'avais bossé chez LVMH. Ça m'allait très bien. La hiérarchie, aucun problème avec ça. Les process, pas de problème avec ça. Je pouvais être un bon petit soldat de grosse boîte, pas de problème. Je n'ai pas créé ma boîte parce que je voulais créer une boîte, c'est vraiment parce que je voulais créer ça comme solution. Mais j'y croyais vraiment et je crois vraiment qu'on est en train d'ouvrir une voie, une nouvelle voie dans le capillaire et que quand elle sera connue, les gens, il y aura un vrai impact positif. Donc en fait, je voulais vraiment le lancer. Donc, même si ça prenait plus de temps et qu'il y avait des obstacles, on est au courant que l'entrepreneuriat, ce n'est pas un long fleuve tranquille. Donc, je me disais, il y a des problèmes, mais on va trouver des solutions. Et je ne sais pas, c'est un peu comme quand tu es sur un vélo et que tu es obligé de pédaler, sinon tu tombes. C'est un peu ça. De toute façon, je suis dedans, je suis embarquée dedans. Donc, tant qu'on n'a pas coulé, on continue, on continue. Et ça remonte à 2022. C'est le lancement du site, mais je travaillais dessus depuis 2019. Et je me dis, là on approche fin 2025, on est toujours là. Au début j'étais seule, maintenant on est une équipe, donc finalement ça vaut le coup de s'accrocher. Et ça c'était le démarrage quand je te raconte le Covid, les difficultés, dès le début finalement. mais après il y a eu des levées de fonds, il y a eu plein de péripéties, mais on est toujours là et on s'est développé. Mais effectivement, je n'ai pas la boule de cristal, je ne sais pas où on sera dans deux ans, dans cinq ans, ça reste de l'entrepreneuriat et pour toute société c'est valable. Mais encore plus sur des produits innovants où il faut qu'on fasse découvrir. Cette solution, ce n'est pas juste un shampoing classique, à juste faire un bon marketing et les gens savent ce que c'est. Il y a toute une pédagogie, c'est ça le point un peu plus complexe que je pense qu'on peut avoir par rapport à d'autres marques un peu plus classiques de cosmétiques.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, tu crées un nouveau marché en soi ou en tous les cas, tu décores une belle voie, une belle terre à l'intérieur. Et justement, tu parles de la pédagogie, avec qui tu t'entoures ? Est-ce que c'est avec des personnes qui sont vraiment... très expertes dans ce domaine-là. Au contraire, est-ce que tu vas rechercher des gens qui sont un peu plus vulgarisateurs pour t'aider vraiment à ouvrir cette nouvelle voie aux consommateurs ?
- Speaker #0
Tu veux dire plus dans l'équipe ou dans les personnes avec qui on travaille, nos partenaires ? À la fois,
- Speaker #1
dans l'équipe au quotidien et ensuite les partenaires que tu vas aller rechercher.
- Speaker #0
Alors, dans l'équipe, il y a Pauline qui m'a rejoint assez tôt dans le projet après le lancement du site internet. Là, c'est une experte. Elle a travaillé chez SVR, chez Chanel, auparavant en cosmétique. C'est quelqu'un qui a un profil plus scientifique que moi sur tout le développement produit. Donc elle, vraiment experte. On a en partenaire clé le laboratoire en Bretagne avec qui je travaille main dans la main depuis le début, qui a vraiment les mêmes valeurs que nous, la même envie d'innover, la même envie d'avoir un impact. ils travaillent eux c'est un partenaire vraiment essentiel depuis le début et ils voulaient vous faire Je ne sais pas comment dire, on n'était pas juste un client. Ils voulaient vraiment œuvrer dans un bon sens pour la Cosmeto. Et c'est qu'une petite activité, en fait. Leur chiffre d'affaires, il est sur plutôt d'autres typologies d'activités, développement d'actifs, d'autres choses. Mais ça, eux, ça a été hyper important. Et je travaille avec des gens qui, oui, créent des formules avec nous, pour nous, parce que les formules nous appartiennent. C'est vraiment des formules qu'on co-crée avec ce laboratoire. Oui, c'est vraiment des experts au sens où, par exemple, je te parlais de l'extrait de graines de sarrasin qu'on a dans notre champ point soin. C'est un extrait qu'on a créé. Ce n'est pas juste on prend des ingrédients et on les mélange ensemble. Il y a même des actifs qu'on a créés et eux, c'est vraiment une équipe de scientifiques. Il y en a même certains qui sont botanistes et qui sont carrément, j'exagère à peine avec la machette en Amazonie, en train de travailler sur certains actifs. Il y en a un qu'on a, c'est celui dont je parle le plus, notamment pour les surfeuses. On a un sérum, en fait, notre sérum Nutri-Apaisant, il est protecteur. Tu vois, et ce qu'on a mis dedans, par exemple, pour protéger pour le soleil, c'est inspiré de résine. Tu vois, ils sont vraiment allés en Amazonie, ils ont créé des actifs issus de résine végétale pour s'inspirer de leurs actions, pour vraiment mieux protéger, réparer le cheveu du soleil, de la mer. Enfin voilà, donc eux, ils sont clés. Donc il y a vraiment ce côté expert. Après, il y a Chloé qui est arrivée, qui... Elle, elle vient de l'univers du vin. Donc, il n'y a pas forcément besoin d'être dans le secteur, tu vois, c'est d'avoir la connaissance cosmeto. Ça, on l'avait clairement dans l'équipe. Mais bon, après, vendre des bouteilles, du coup, de vin ou de shampoing, il y a quand même au niveau, on va dire, business. Dans le business model, il y a des choses qui peuvent être quand même, tu vois, c'est des boîtes avec des stocks, ce n'est pas du service. Il y a quand même un lien. Et le lien à l'ingrédient, la naturalité, il y a un lien qu'on peut trouver. mais voilà Une personne solaire, avec un esprit entrepreneurial, dynamique. Là, c'est aussi un coup de cœur personnalité pour toute l'équipe. C'est le cas. Pauline aussi. Je pense qu'il n'y a pas que les compétences. Il y a aussi l'état d'esprit. Et après, j'ai des investisseurs. Je t'ai parlé très rapidement, mais j'ai dû faire des levées de fonds. On n'avait pas le choix. Tu ne peux pas monter. Il y a des temps de recherche et développement et des investissements qu'on a. ne serait-ce que l'achat de stock. Et puis, comme tu disais, la pédagogie, il y a un gros travail de pédagogie, donc c'est des investissements en marketing. Donc, il y a eu des levées de fonds. Et au sein de la levée de fonds, il y a aussi des profils d'investisseurs qui connaissent aussi le secteur ou en tout cas des startups qui peuvent vraiment donner du conseil, qui ne donnent pas juste des fonds et on a des actions, mais où il y a vraiment des vrais échanges de façon assez... Tous les mois, le projet est suivi. Donc ça, c'est aussi une aide importante.
- Speaker #1
Et justement, avec tous ces interlocuteurs, donc ton équipe au quotidien, les laboratoires avec qui tu travailles, ces investisseurs, comment toi, tu gardes la vision ? Tu arrives aussi à peut-être prendre du recul pour prendre les meilleures décisions ?
- Speaker #0
Alors, ça fait toujours du bien d'avoir pris des vacances et de revenir la tête au clair. Après, je pense que j'aime bien prendre l'avis de tout le monde et ensuite le digérer et ressentir. Après, moi, je viens de la finance. J'ai travaillé au Parrain, j'étais en cosmétique quand j'étais chez, toujours quand même dans le secteur, mais je suis plutôt partie sur contrôle financier, audit, dans ma première vie de CDI. Donc je pense qu'il y a tout simplement une résolution, on dit cash is king, c'est l'expression un peu start-up. C'est vrai, c'est la trésor qui fait aussi dans une boîte. Donc toutes les décisions, elles sont toujours prises. C'est pas un mauvais mot non plus. Mais parfois, il y a tout simplement aussi des décisions rationnelles qu'on doit prendre par rapport à la trésorerie. Ça, c'est un élément. Et entre ce qu'on aimerait faire, il y a des choses qu'on doit parfois décaler, des lancements produits qu'on met en pause. On ne fait pas tout comme on veut. Il y a cette réalité-là. Après aussi, pour prendre des décisions, j'interroge beaucoup le client. Et j'ai pris beaucoup de décisions par rapport au retour client que j'avais. Et ça, ça guide aussi. sur le client, j'ai dit cash is king, il n'y a pas que la trésor qui est reine, il y a le client aussi, et il faut écouter aussi, ne pas rester dans ses idées. On a un après-shampooing en poudre à diluer, on a revu notre copie, on l'avait sous forme de peau, on a eu des retours dessus. C'est comme si on avait lancé un nouveau produit cet été, on a tout revu et on l'a relancé à nouveau. Ce n'était pas prévu au business plan il y a un an, Enfin, c'était pas ça le... On bifurque aussi comme ça. Et je trouve qu'il y a évidemment des valeurs très fortes. Tout ce qu'on fait, il faut qu'il y ait l'efficacité, le côté sain et naturel, l'éco-responsabilité, évidemment. Et que les choses soient pour le client pratiques, simples, sensorielles. Ça, c'est vraiment nos piliers dans tout ce qu'on fait. Mais après, je n'ai pas la vérité non plus. On essaye des choses et on voit si ça fonctionne. Tu vois, je pense notamment sur l'acquisition en digital. Ça, c'est un de nos gros leviers pour le e-commerce, pour nous développer. C'est un peu comme si tu lances plein de cannes à pêche et tu débloques des budgets. Tu vois qu'est-ce qui mord et qu'est-ce qui marche et tu poursuis. On a eu des bonnes surprises sur ça. Notre gamme fortifiante anti-chute, là, elle cartonne. On ne pensait pas que ce serait ça qui fonctionnerait le mieux. Et là, clairement, ça a fait partie de notre meilleure croissance cet été. C'était ça. Donc, je trouve ça dur de répondre à ta question.
- Speaker #1
En fait, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise. C'est juste, toi, ta vision. Mais aussi, un autre sujet, c'est comment tu as développé la gamme. Est-ce que tu avais déjà en tête des produits ? Est-ce que tu disais, OK, le shampoing, l'après-shampoing, il me faut des essentiels pour le quotidien ? Tu parles de ce sérum pour les surfeuses. Est-ce que tu t'es dit, il me faut absolument un sérum ? Oui, les sérums,
- Speaker #0
c'est venu après. Alors, le shampoing, ça, c'était le point de départ. Après, il y avait l'idée de, donc on a le shampoing soin, c'est le premier. Le shampoing apaisant et fortifiant sont venus après. Là, c'était vraiment pour venir répondre à d'autres problématiques. Donc ça, je savais qu'il fallait développer, même si on ne veut pas être une gamme, avec 30 shampoings différents, trop de complexité. on a un point commun C'est un cœur de formule à base de prébiotiques, d'argile. Vraiment, il y a le côté prendre soin du cuir chevelu. Parce que oui, adène, mais de maison adène, ça veut dire graine en breton. On a cette Ausha. Ça, ça guide la gamme. Le côté de prendre soin du cuir chevelu. Ce que j'explique tout le temps, c'est que le cheveu, c'est comme une plante. Tu ne te cures pas des racines d'abord. Ça ne sert à rien de t'occuper des longueurs. Donc, il y a ce fil conducteur. Et en termes de produits, je savais au niveau des produits, il y en a un qui n'était pas forcément... vu comme essentiel et on s'est rendu compte qu'il était c'était un shampoing pour les cheveux gras qui sortira enfin spécifique même si Les nôtres, ils répondent d'une certaine façon parce que comme on traite la racine, il y a ce côté-là. Mais je pense que les gens, quand ils naviguent sur un site, ils ont un peu besoin qu'il y ait écrit cheveux gras. Donc c'est notre nouveauté qui va sortir très prochainement avec de l'ortie, du zinc. Et ça, on l'a lancé parce qu'on s'est rendu compte, pareil, en écoutant les clients et les questions qu'il y avait, qu'il y avait un besoin sur ça. Les sérums, c'est plutôt venu à partir des ingrédients sur des discussions avec le laboratoire. L'après-shampooing, ça je le savais depuis le début, ça faisait partie des produits que je voulais lancer. Et là on va avoir un masque pour les longueurs qui va sortir. Pareil, qui n'était pas forcément au départ pensé, mais en tout cas il y avait quand même l'idée de faire... Ce qui est sûr c'est qu'il y avait une routine qui ait un sens et qui se complète, et que les produits se complètent, et de ne pas avoir besoin d'avoir trop... 3000 produits pour avoir du résultat et quelque chose d'efficace. Et après, ça s'est construit comme ça au fur et à mesure.
- Speaker #1
Et parmi peut-être tous ces produits, est-ce que tu as un chouchou à te recommander ? Ou en tout cas, un que tu ne peux pas t'en passer ?
- Speaker #0
J'en ai deux. Mon chouchou, c'est le shampoing soin. Finalement, c'est le premier bébé. C'est le premier que j'ai lancé. C'est notre best-seller. C'est celui avec le trio d'ingrédients bio et breton. Je suis fan de l'odeur, c'est Frangé Pannier. C'est en tout cas celui qui me correspond bien à mes cheveux. Et après, c'est le sérum Nutri-Apaisant. Naturellement, c'est ce dont j'ai un peu plus parlé. Celui-là, je l'adore parce que, pareil, j'adore aussi l'odeur. Les trois en un, il y a une utilisation en cure apaisante pour le cuir chevelu. Moi, je n'ai pas cette problématique de démangeaison du cuir chevelu, donc ce n'est pas pour ça que j'utilise. Je le mets vraiment pour les longueurs. Et je trouve que c'est un produit de paresseuse. Et en fait, je ne passe pas beaucoup de temps sur mes cheveux. J'aime bien quand c'est rapide, efficace, même si je bosse là-dedans. Au final, je suis assez minimaliste et j'aime bien parce que soit je l'utilise en petit sérum d'appoint, juste comme ça, un petit peu rapidement sur les pointes et ça met un peu de nutrition, ça coiffe, un peu de brillance. Soit, justement, je l'utilise avant d'aller surfer et là, je me badigeonne, je me mets une ou deux pipettes sur l'ensemble des longueurs. Et ça me fait un vrai... C'est un bain d'huile, en fait. Comme je sais que je vais faire mon shampoing après le surf, je le laisse poser. Et en même temps, ça me les protège vraiment. Et du coup, même, je le sens, j'ai les cheveux beaucoup moins emmêlés après le surf. Tu vois, le côté paille que tu peux avoir... Tu vois, pour récupérer tes cheveux après, ou même quand tu vas te baigner, pas forcément en surfant. Et du coup, il y a le côté où je sais que ça protège, ça nourrit, et en fait, ça me prend zéro temps. Parce que du coup, contrairement au masque que tu laisses poser... Après le shampoing, tu vois, là au moins, ça ne prend pas de temps. Et voilà, c'est pour ça que j'adore celui-là.
- Speaker #1
On note tout. Une autre question qui me traverse, c'est aussi, tu n'étais pas prédessinée ou en tout cas, tu n'imaginais pas entreprendre. Ça t'est venu entre guillemets par les circonstances de la vie. Est-ce que tu as peut-être des modèles ou des inspirations pour te guider ou t'orienter dans cette vie d'entrepreneur ?
- Speaker #0
D'entrepreneur ? Pas vraiment. parce que je viens pas d'une famille... Enfin, si je réfléchis, je l'ai pas fait du tout par rapport à des modèles, en fait. Moi, les modèles dans ma famille, c'était vraiment les belles carrières dans des grandes boîtes, c'était plutôt ça pour moi le modèle de... comment dire, de réussite professionnelle tel que je l'imaginais, ou quand j'étais en école de commerce, tu vois, mon projet en entretien. C'était ça, quoi. Vous voyez, ou dans 10 ans, c'est directrice marketing chez L'Oréal, à New York, à 30 ans. Enfin, je sais pas, c'était un truc très normé de bon élève premier de classe, quoi, qui passe les jalons. Dans l'entrepreneuriat, je dirais peut-être plus dans les femmes inspirantes. Moi, c'était les... Quand j'étais au lycée, tu vois, j'étais peut-être un peu plus jeune du coup, mais c'était Christine Lagarde, FMI, je me rappelle, en plein, pendant les crises des subprimes, et tout ça. Enfin, voilà, l'actu de... Je voulais être directrice du FMI. Peut-être que la vie est longue et que je le serai un jour. Sinon, je voulais être grand reporter. C'était plutôt les modèles qui m'inspiraient. Ce n'est pas de l'entrepreneuriat, mais je trouvais qu'il y avait le côté engagement, aventure dans les journalistes. Je dirais plutôt des grandes journalistes, pas forcément une en particulier. C'était ça un peu mes modèles. et après... En modèle plus direct, mais du coup, c'est assez personnel, c'est dans mes amis, du coup, mes amis entrepreneurs. Aussi, si tu me demandais plus sur des femmes entrepreneurs, je pense à une Anne qui avait travaillé, qui avait lancé un concept store zéro déchet en ligne. Je pense à Noélie qui avait lancé l'intendance qui faisait du vrac en ligne, de la livraison bas carbone. Voilà, donc leur boîte n'existe plus. aujourd'hui, mais je sais que ces deux personnes-là, je les trouvais super inspirantes. Peut-être qu'on connaît quelqu'un aussi qui fait quelque chose, on s'autorise plus à se dire que c'est possible. Elles m'ont vachement soutenue au début, donné des conseils. Donc, ces deux personnes qui ont été importantes, là, pas connues, mais dans un cercle proche.
- Speaker #1
Et ça, c'est super important quand on se reprend, peu importe le niveau et la discipline, ne pas être tout seul et parler de son projet et aller... Confronté ses idées.
- Speaker #0
Oui, qu'on te dise que c'est possible en fait. Tu vois, moi, c'est un homme, mais quelqu'un aussi qui a été inspirant pour moi, c'était mon beau-père, mon ex-beau-père, avec qui je m'entends toujours très bien. Entrepreneur aussi. Donc évidemment, quand tu lances un projet, tu parles de ça toute la journée, tout le temps et tout le monde t'en parle. Donc à l'époque, quand j'ai lancé Maison Aden, j'étais encore mariée. Et donc, mon ex a aussi un profil entrepreneur. Enfin, voilà, c'est lui l'inverse de moi, pas le premier de classe du tout. Enfin, l'inverse, voilà, il est très autodidacte. Et du coup, c'est une famille où il y a la culture de l'entrepreneuriat, mon ancienne belle famille. Du coup, j'ai découvert ça chez eux aussi, où c'était hyper valorisé. Et quand j'ai lancé Maison Aden, la dernière personne à qui je l'ai dit, c'est mon père. Je n'osais pas lui dire. C'est le dernier. Et après, mes parents m'ont vachement soutenue. Je sais qu'ils sont très fiers de ce que je fais. Mais comme on était dans une famille, on va dire, pas de risque, pas de risque, pas de risque. J'avais plus peur qu'ils se disent que je fasse n'importe quoi. Mais du coup, quand il y a le côté familial aussi, je pense que ça joue pas mal. Quand on vient d'une famille d'entrepreneurs, je pense que c'est peut-être plus naturel de se lancer là-dedans. L'entourage, ça joue énormément, je pense.
- Speaker #1
Et justement, aujourd'hui, avec quand même un petit peu de recul sur ces années d'entrepreneuriat, est-ce que tu as des conseils à donner ou est-ce que tu aurais un partage d'expérience que tu pourrais partager à celles et ceux qui nous écoutent et qui peut-être ont un projet dans le coin de la tête ?
- Speaker #0
Je dirais oser, mais attention, pas oser à tout prix. Quand même se poser les questions. J'ai l'impression, peut-être parce que je baigne dans l'entrepreneuriat, mais qu'on entend tout le temps le « vas-y, go, vas-y » . Oui, vas-y, mais attention, ça dépend des conditions. Est-ce que tu as des enfants ? Dans son business plan, en tout cas, de ne pas négliger, parce qu'on est passionné par le projet, de dire non, mais je me paierai. On verra si j'arrive à me payer. Au début, on ne se paye pas, c'est normal. Mais dans ces cas-là, quand est-ce que tu vas te payer ? Est-ce que ton business plan tient la route ? Il y a quand même un moment donné, si ça fait quatre ans que tu bosses et que tu ne te payes pas, à part si tu as des ressources qui te le permettent par ton conjoint, tu n'as pas besoin de travailler parce que tu as d'autres ressources. Très bien si tu n'as pas besoin d'un salaire pour vivre, mais je ne négligerai pas ça. de quand même bien y réfléchir si on hésite vraiment, voilà, qu'il y a des possibilités donc moi très clairement j'ai monté Maison Aden grâce à mon chômage j'avais du chômage pour suivi de conjoint et voilà il me restait pas deux ans complets mais j'avais ça, alors j'avais quand même besoin d'un salaire pour vivre donc après c'est pour ça que il y a voilà c'est pour que pouvoir continuer à investir et vivre aussi avec ma boîte mais donc au début je me suis pas payée, il y a eu une toute une phase quand même après mon chômage où je me suis pas payée non plus, mais je savais pourquoi, c'était une certaine durée et je m'étais dit si je réussis pas telles et telles étapes, j'arrête. Enfin, je suis assez au clair de si à un moment donné il y a certaines étapes que j'atteins pas, je vais pas continuer non plus, c'est pas un hobby quoi, ça reste aussi mon activité professionnelle. Bon, d'autant plus là maintenant je suis séparée seule avec deux enfants, enfin je peux pas faire n'importe quoi. Donc je pense quand même pas être que dans le côté passionnel, poser des choses. Mais, je vais dire l'inverse, pas voir que les problèmes et enfin de toute façon on peut pas... Comme dans tout dans la vie en fait, tant que t'es pas entrepreneur tu sais pas ce que c'est d'être entrepreneur. Donc de toute façon il y aura des bonnes, des mauvaises surprises. Donc ça sert à rien de vouloir tout trop anticiper non plus. Des problèmes et des choses il y en aura. Donc faut savoir est-ce qu'on sait vivre avec ou pas. Et moi je m'étais vraiment fait mes petits plus et mes petits moins. et après je n'arrivais pas à me décider quand j'hésitais entre monter ma boîte, dire oui à ce CDI j'hésitais vraiment vraiment et puis en fait après j'ai juste c'est hyper cucu mais j'ai écouté mon coeur mes tripes et j'ai dit t'as préféré telle journée quand tu planchais sur tel sujet en lien avec le CDI ou plutôt telle journée au labo il n'y avait pas à photo, ce qui me faisait vibrer c'était le projet Maison Aden donc go,
- Speaker #1
c'est comme ça que j'ai choisi je pense que c'est super intéressant ce que tu viens de dire par rapport au À la rationalité, parce qu'on peut être très vite conclu par la passion et se dire j'y vais, j'y vais, go, go, go.
- Speaker #0
On entend beaucoup tout est possible. C'est vrai, en fait, tout est possible. Mais attention, je veux dire, on n'a pas tous le même réseau. On ne vient pas tous du même milieu. Je suis désolée, je vois quand même. Je trouve qu'on n'entend pas beaucoup. On entend énormément. Vas-y, quand tu veux, tu peux. C'est peut-être aussi quand tu peux, tu veux. Parce que si tu as vraiment zéro personne pour lever des fonds, personne qui te prêtera 10 000 euros. je veux dire Pour moi, les personnes qui viennent de milieux très défavorisés et qui sont des kings de l'entrepreneuriat, je suis tellement admirative, il faut quand même des moyens financiers et on ne part pas tous avec les mêmes chances. Il ne faut pas négliger ça quand même. Parfois, il n'y a pas ce qu'on paraît non plus. Quand on voit d'autres entrepreneurs, déjà, on ne sait pas ce qui se passe derrière. On ne sait pas. Et au niveau de la santé aussi. Attention, et moi je parle de mon expérience, j'ai eu des moments où j'ai été très très mal au niveau santé, psychologiquement épuisée, jusqu'où on veut donner aussi pour sa boîte, jusqu'où on veut donner. Et puis ça impacte aussi, je suis peut-être moins présente que certaines mamans pour leurs enfants, c'est vrai aussi en CDI, c'est plus le côté équilibre vie pro, vie perso, mais jusqu'où on veut se donner. L'entrepreneuriat, ce que tu as de différent par rapport à un cadre qui se donne à fond dans un CDI, mais qui va s'épuiser au boulot, c'est quand même que tu as zéro filet de sécurité par rapport à un CDI. Donc, il faut être OK de vivre avec ça.
- Speaker #1
Et une prise de risque plus importante.
- Speaker #0
Oui, et puis après, peut-être pour bien vivre avec. Moi, c'est comme ça que je l'ai vu. L'argent que j'ai investi, notamment au départ, au démarrage du projet, dans ma tête, il n'existe plus. Il ne faut pas compter dessus aussi. Il ne faut pas se dire ce que j'investis. Il faut se dire s'il le faut, dans un an, dans deux ans, il n'y a plus de boîte. Donc, il ne fallait pas que ce soit l'argent, je ne sais pas, des études des enfants ou un truc. En tout cas, il faut réaliser quand même dans quoi on met les pieds. En tout cas, si on a... Après, je dis ça, il y a des gens qui ont lancé des choses et qui, en fait, ont arrêté assez vite et qui l'ont bien vécu et qui préfèrent... Je dis ça en tout cas pour durer sur le long terme, en fait. C'est plutôt ça. Mais même une expérience entrepreneuriale qui serait que d'un an ou deux, elle est riche, elle est belle et je pense qu'elle est... Je dirais quand même, il faut oser y aller si on sent que c'est bon. Il y a une part d'instinct aussi. Et puis peut-être tester un minimum son marché aussi. Pour les gens qui hésitent, si vraiment on a une idée, peut-être se donner six mois pour se donner sur le projet et peut-être après vraiment le lancer ou pas le lancer. Mais aller tester, aller récupérer, faire des interviews clients, peut-être faire un prototype, le faire en mode pas parfait, tester un peu et puis après, on sent si on peut le lancer ou pas. Je pense que ça aide à avoir un peu plus confiance au moment du démarrage.
- Speaker #1
Super intéressant. Bon conseil, on a tous bien noté. Et j'ai encore quelques petites questions pour toi, Julia, mais dans ta vie au quotidien, est-ce que tu as des routines, des rituels qui structurent un peu ?
- Speaker #0
J'essaye. Je suis en plein là-dedans. J'essaye. Alors, depuis trois jours, mais je crois qu'il faut 21 jours pour que ce soit un vrai rituel. Je me note tous les soirs mes cinq moments, mes cinq kiffs de la journée ou mes cinq... Il y en a qui disent les gratitudes, tout ça, voilà. c'est Ça peut être suivi à la prière, peu importe la façon dont on le fait. Mais là, je me note, j'essaye de poser ce qui était positif et d'essayer de me forcer à trouver du positif tous les jours. Après, non, en fait, je suis assez... J'aimerais bien, j'essaye un peu de faire des routines. Je ne suis pas très forte. Dans l'idée, j'essaye un peu.
- Speaker #1
Le concept te plaît ?
- Speaker #0
Ça me cadrerait. Mais au final, pour être totalement honnête, ça se passe plutôt comme ça doit se passer au jour le jour.
- Speaker #1
Feeling.
- Speaker #0
Oui, au final. Non, mais dans les choses quand même qui reviennent souvent, c'est quand même le sport, l'alimentation. En gros, il y a deux étés. là vraiment l'été plein, fin entre guillemets de mon divorce, quand j'ai vendu ma maison, un peu une nouvelle vie pour moi à Vannes. Tu me demandais tout à l'heure à commencer la vie à Vannes. J'ai eu plusieurs vies à Vannes aussi. Depuis deux ans, j'ai pas du tout la même vie que celle de l'époque où je suis arrivée, mariée, avec mes deux petits bouts, rien à voir, rien à voir. Mais du coup, tu vois, depuis deux ans, des choses débiles, mais bien manger, faire du sport, reprendre un peu plus soin de sa santé. Et là, ce qui me fait du bien aussi, c'est bête, mais c'est avoir repris des bureaux plus près de chez moi, dans le centre-ville de Vannes. Marcher tous les jours au moins 30 minutes, ça c'est important. Voilà, un peu dans mes petites routines.
- Speaker #1
Super, j'ai une dernière question pour toi. C'est la question que je pose à tous mes invités. Qu'est-ce que représente l'océan Atlantique pour toi ?
- Speaker #0
C'est mon safe place. Non mais vraiment, j'avais fait une thérapie et la psy m'avait demandé, il fallait que je visualise. Mon endroit de sécurité. Et moi, c'était la Côte des Basques. Pour moi, c'est vraiment mon safe place. C'est l'endroit où je suis bien. Et c'est vraiment l'océan Atlantique. Je n'ai pas ça en Méditerranée. Je n'ai pas ça... C'est voir l'horizon. Par exemple, le golfe du Morbihan, c'est magnifique, mais pour moi, je n'ai pas le même effet. C'est vraiment l'océan, voir les côtes sauvages, voir l'horizon. c'est ouais le safe place
- Speaker #1
Julia est-ce que tu peux nous rappeler où est-ce qu'on peut trouver Maison Aden ?
- Speaker #0
alors bah en ligne sur le site maisonaden.fr où il y a tous les produits et si on on ne comprend pas on a notre équipe qui répond sur les réseaux sociaux voilà s'il y a des questions et sinon on se développe aujourd'hui chez donc en salon de coiffure naturel et en pharmacie Et les points de vente sont répertoriés, du coup, je ne pourrais pas tous les énumérer là, ils sont répertoriés sur les sites internet.
- Speaker #1
Super, merci beaucoup Julia pour ce moment. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu voulais rajouter ?
- Speaker #0
Non, merci à toi pour ce bon moment et ton sourire. Merci Julia.
- Speaker #1
Un grand merci pour avoir écouté cette conversation avec Julia. J'espère qu'elle vous aura plu et peut-être donné l'envie d'oser accomplir le projet que vous avez derrière la tête. Et si c'est le cas, n'hésitez pas à partager cet épisode autour de vous et de mettre 5 étoiles en podcast sur votre plateforme d'écoute préférée. Au passage, ce podcast est indépendant, alors si vous êtes arrivé jusqu'ici, de nouveau un grand merci et vous pouvez soutenir les femmes de l'Ouest en faisant un don sur le lien présent dans notre bio Instagram. Cela nous permettra de poursuivre cette... belles aventures et de continuer à vous partager les aventures de femmes engagées.