- Speaker #0
Oui, aujourd'hui, en France et en Occident, on ne mange pas d'algues ou peu d'algues, ou en tout cas que dans des plats orientaux, dans des plats japonais, des salades de wakame ou dans les makis. Mais en fait, il y a quelques années, nos ancêtres mangeaient des algues. Et ça, je trouve ça aussi fou de se dire que c'est quelque chose qu'on a perdu, mais qu'on avait. Donc, c'est un aliment nouveau, en tout cas qui nous paraît nouveau, nous, à nos générations, mais qui, il y a quelques centaines, milliers d'années, était bien présent dans nos assiettes. Donc, en fait, c'est juste quelque chose qu'on ramène, une tradition qu'on va... recherché de nos ancêtres mais qui a existé.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue sur Les Femmes de l'Ouest, le podcast qui va à la rencontre de celles qui font vivre la côte atlantique de Brest à Biarritz. Avant de vous présenter mon invité, j'ai juste un petit message à vous partager. Si vous recherchez la communauté avec laquelle vous évadez, notamment pour surfer l'année prochaine, vous êtes au bon endroit. En 2026, on ne vous voit pas. quelques petits week-ends pour aller dompter des vagues de rêve avec un groupe de surfeuses passionnées. Alors si toi aussi tu es motivé, rejoins notre canal Small Waves Surflub sur le compte Instagram du podcast. Allez, je ne t'en dis pas plus et je te laisse avec mon invité qui est déjà passé sur le podcast il y a quelques années et que nous avons enfin rencontré en vrai à La Rochelle. Rencontre avec Malorie, cofondatrice de l'association Blutopia dont la mission est de réinventer notre alimentation pour préserver l'océan. Nous avons échangé avec elles sur les trois piliers de l'association, inspirer, former, agir, à quelques jours de leur départ pour la Norvège, dans le cadre de leur futur film qui sortira l'été prochain, Rencontre avec une femme et un couple très engagé. Bonjour Malorie !
- Speaker #0
Bonjour Elisabeth.
- Speaker #1
Merci de nous accueillir dans les bureaux de Butopia à La Rochelle, où on est aujourd'hui dans le cadre de notre road trip avec Astrid. Merci de nous avoir gentiment nourris ce midi également. On a très très bien mangé et je pense qu'on parlera de ce sujet de l'alimentation. Mais avant tout, comment vas-tu ?
- Speaker #0
Écoute, je vais bien. On a bien mangé, tu l'as dit, donc ça ne peut qu'aller bien. En plus, il fait à peu près beau et on va faire du longboard ce soir, ce n'était pas prévu. Tout va bien, plutôt en forme.
- Speaker #1
Super, vous êtes à quelques jours d'un super voyage. En plus, on va aussi en parler. Pour celles et ceux qui nous écoutent et qui rejoignent le podcast, Malorie, on a eu la chance d'échanger il y a quelques années, dans une autre vie presque, puisque c'était pendant le confinement ou à ce moment-là, en 2020, sur Blutopia, l'association que vous avez créée. Tu nous expliqueras avec qui tu as créé cette association. Et oui, peut-être que tu peux nous présenter Blutopia, cette association, et pourquoi le bien manger aussi est important pour vous.
- Speaker #0
Oui. Donc ça, on s'est vus il y a 5 ans. On ne s'est pas vraiment vus en fait. On s'est parlé il y a 5 ans à travers nos ordinateurs pour ce premier épisode de podcast ensemble. Et je pense que la mission de Plutopia, elle a un peu évolué depuis. Aujourd'hui, notre mission, c'est de réinventer notre alimentation pour préserver l'océan. On a vraiment décidé de parler d'alimentation et de faire le lien avec l'océan parce qu'on a commencé par... Parler du plastique, de la pollution plastique, c'était ce qu'on voyait le plus avec Julien qui a co-créé Bluetopia avec moi, qui est aussi mon compagnon dans la vie. On passait beaucoup de temps à surfer, à plonger, à se balader près de l'océan et on voyait vraiment beaucoup de plastique. On s'est dit, si on veut préserver l'océan finalement qu'on aime tant et qui est notre terrain de jeu, il faut qu'on s'attaque à la pollution plastique. Donc ça, c'était les tout débuts. C'est sans doute ce dont on avait parlé en 2020. Sauf qu'on s'est rendu compte petit à petit que le plastique, c'était un enjeu parmi tant d'autres. Et que si on regarde les menaces qui pèsent sur l'océan, elles sont toutes plus ou moins liées à ce qu'on met dans notre assiette. Et donc individuellement, là où on peut avoir le plus d'impact sur l'océan, finalement, c'est à travers ce qu'on mange et ce qu'on met dans cette assiette. Et donc c'est pour ça qu'on a décidé de faire un petit crochet et de changer, en tout cas de se recentrer un peu sur notre mission et de parler d'alimentation et d'océan. Et concrètement, ce qu'on fait chez Blutopia, c'est des campagnes d'impact autour de films documentaires qui s'appuient sur trois piliers. Inspirer avec les films documentaires qui nous permettent de faire changer les imaginaires collectifs. Former avec un podcast aussi qui s'appelle Ondine et des outils pédagogiques qu'on utilise pour différents publics, autant des scolaires que des adultes ou le grand public sur des événements. Et agir avec un livre de recettes pour l'instant. Il y en aura d'autres qui arrivent et des ateliers culinaires. et depuis cette année, une action aussi de plaidoyer pour agir à plus grande échelle et faire changer les réglementations.
- Speaker #1
Rien que ça.
- Speaker #0
Rien que ça. On fait beaucoup de choses.
- Speaker #1
Oui, vous faites beaucoup de choses. Est-ce que tu peux nous parler aussi peut-être de cette aventure avec Julien, votre premier film que vous avez fait ? Est-ce que tu peux nous parler de ce premier film succinctement avant d'aborder le sujet de l'alimentation dans Blutopia et l'impact que vous voulez avoir ?
- Speaker #0
Oui, il y a même eu deux premiers films. Il y a une série documentaire et un film documentaire. Au tout début, quand on se concentrait sur la pollution plastique, on a fait une série sur les solutions à la pollution plastique. On est allé tourner en Asie du Sud-Est et en Australie. Donc on a pris l'avion. C'est quelque chose qu'on ne fait plus depuis. Il y a plein de choses qui ont évolué aussi dans notre cheminement personnel et notre engagement. Mais en tout cas, à l'époque, c'était le premier projet Blutopia. Et ensuite, quand on est rentré et qu'on a décidé de se concentrer sur l'alimentation, on a eu envie de continuer à faire des films parce qu'on est... Toujours aussi convaincue de la pertinence de cet outil pour faire changer les choses, pour éveiller les consciences, pour bousculer des émotions aussi chez les gens et donner envie de passer à l'action très concrètement. Et donc on a décidé de faire un film sur les liens entre notre alimentation et l'océan. Pourquoi est-ce que ce qu'on met dans notre assiette, ça impacte l'océan ? Et comment ? Et comment faire aussi pour continuer à se faire plaisir en mangeant sans trop abîmer cet océan que nous on aime tant ? Et donc on a décidé de partir en stop. pendant trois mois à la rencontre des personnes qui agissent pour une alimentation plus soutenable pour l'océan. Et ça, c'était en 2022. Donc, ça fait trois ans déjà. Et on a sorti un documentaire qui est sous deux formats. Un format 90 minutes, donc plutôt long, qu'on diffuse en cinéma en général. Et un format plus court de 52 minutes, qu'on diffuse plutôt dans des établissements scolaires, dans des entreprises, ou quand on fait des ciné-débats pour garder du temps d'échange aussi avec le public.
- Speaker #1
Donc, Là, c'était ces deux, ces premiers films que vous avez réalisés. Moi, il y a une question qui me vient, c'est, vous n'étiez pas du tout dans le métier de réalisateur, ou dans le cinéma, ou en tout cas dans cette projection. Vous avez tout appris sur le tas ?
- Speaker #0
Oui, exactement. Et pourquoi des films, déjà ? C'est peut-être la première question qu'on peut se poser. Parce qu'en fait, nous, ce qui nous a fait changer dans notre quotidien... ce qui nous a fait prendre conscience que notre terrain de jeu, on était en train de le détruire, c'était des films. Il y a eu Cosperacy, un film qui parle de l'impact de l'élevage sur le monde vivant de manière générale, mais aussi sur l'océan. Et il y a eu Plastic Ocean, qui parlait de plastique et de pollution plastique dans l'océan. Et après ces deux films-là, avec Julien, on a décidé ensemble de réduire notre consommation de plastique et de devenir végétaliens et végétaliennes. Donc gros changement du jour au lendemain pour nous, sachant que... Julien, c'était un bon viande d'arc. Moi, j'avais aussi grandi dans une famille où il n'y avait pas un seul repas sans viande ni poisson. Du jour au lendemain, après avoir regardé un film, se dire qu'on allait adopter un régime végétalien, ce n'était pas évident. Mais ce sont des films qui nous avaient fait prendre ces choix-là. On s'était dit, quand on a lancé Blutopia, on veut embarquer plus de monde avec nous, montrer qu'il y a des solutions qui existent pour préserver l'océan. Et pour le faire, on est convaincus que le film, c'est un bon outil. Mais on ne savait pas faire de film, en effet. Moi, j'ai fait une prépa, puis une école de commerce. Julien avait commencé la prépa, c'est là qu'on s'est rencontrés, à Bordeaux. Il a arrêté pour devenir instructeur de plongée sous-marine, donc on n'avait clairement pas de compétences particulières pour faire des films ou des images. Et on a tout appris sur le terrain, parce qu'on était persuadés que c'était le bon outil à utiliser pour faire passer nos messages. En tout cas, c'était nous, l'outil qui nous paraissait le plus adapté. Et puis, je viens à me dire qu'il a fait la YouTube Business School. Donc, il a appris beaucoup en regardant des tutos sur YouTube. Et moi, j'ai beaucoup appris juste en testant aussi des choses avec la caméra. On faisait tout en auto au début. Et puis, petit à petit, on apprend à gérer les réglages. On apprend à interviewer des gens. Voilà, c'est de l'expérience plus que de l'apprentissage théorique.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, vous préparez votre... Alors, c'est quoi ? Troisième film ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
troisième film. Tu peux nous en parler un petit peu ou est-ce que c'est secret encore ?
- Speaker #0
Non, rien de secret. Quand on a tourné de l'assiette à l'océan, donc notre deuxième film sur les liens alimentation-océan, on a rencontré des personnes qui récoltent les algues sur l'île de Ré, Tanguy et Hélène, qui avaient à l'époque l'entreprise Algorithme, les algues de l'île de Ré. Et on est tombés amoureux des algues, on a trouvé ça incroyable à quel point... Ces espèces qu'on connaît très peu, qui quand on surfe nous embêtent plus qu'autre chose, ou quand on va se baigner. Moi j'avais des souvenirs de sessions de surf où on se balançait les algues à la figure avec les copains et on trouvait ça un peu dégoûtant. Et en fait, en rencontrant Tanguy et Hélène, on s'est rendu compte que c'était des espèces qui sont hyper importantes pour les écosystèmes, pour le climat, pour la biodiversité, pour lutter contre l'érosion des côtes aussi. Et en plus de ça, ça peut être des aliments pour nous en tant qu'humains. qui sont très bons, qui ont des apports nutritionnels incroyables. Et quand on a découvert ça, on s'est dit c'est fou, il faut qu'on le partage à plus de personnes. Et donc on a décidé que le film d'après, ce serait sur les algues. Donc on prépare un film qui va s'appeler Les Bonnes Vivantes et qui montrera les pouvoirs incroyables des algues à travers les histoires de femmes qui s'engagent dans cette filière.
- Speaker #1
Cette filière, elle est quand même assez en essor, elle est quand même assez dynamique. Comment vous avez peut-être sélectionné justement même ces femmes ? Est-ce qu'elles sont nombreuses ? Quel a peut-être été votre premier moment où vous vous êtes dit que c'était la bonne personne, qu'elle nous amène à un endroit où on n'avait jamais pensé aller ? Ces moments où vous vous êtes dit qu'on était sur le bon chemin pour ce film ?
- Speaker #0
Ce film, on le fait un peu différemment que les autres parce qu'on a fait l'autre confort, notre première série documentaire, puis de l'assiette à l'océan, quasiment uniquement à deux avec Julien. Et là, on a décidé de s'entourer notamment d'une co-réalisatrice. co-réalisateur et Magali sera la co-réalisatrice et aussi de Thibaut qui nous aide à l'écriture du film donc c'est un projet qui devient plus collectif où il y a d'autres perceptions qui arrivent dans l'écriture notamment de ce film et donc eux ils essayent de nous aider à réfléchir à comment est-ce qu'on va faire naître des émotions chez les spectateurs et les spectatrices du film, comment est-ce qu'on va toucher des gens qui ne sont pas du tout engagés, qui ne connaissent pas les actes qui sont... sont dégoûtés par les algues potentiellement et pas juste avec la vision écolo que nous on avait un peu avec Bluetopia. Et aussi, l'idée c'est de pas faire un reportage comme on a pu faire avec nos deux premiers films, mais vraiment un film avec des personnages qui sont forts, qui vont prendre plus de place. Donc nous, on a pour habitude de se dire, il y a plein de personnes qu'on veut rencontrer, on veut toutes et tous les mettre dans le film. Donc de l'Assiette à l'Océan, il y a plus de 30 personnes qui interviennent et encore, on avait interviewé plus de monde et on a dû faire des choix. Là, ça va être complètement différent. Il y aura trois ou quatre personnages principaux seulement. Donc moi, j'en fais partie. On s'est dit que c'était chouette d'avoir un côté plus activiste et militant sur comment est-ce qu'on met des algues dans les assiettes des gens. Est-ce que c'est aussi ce qu'on fait avec le livre de recettes qu'on est en train de créer, les ateliers culinaires ? Et après, choisir les autres personnes, c'était un peu des rencontres, des discussions. On voulait avoir des personnes qui sont chefs et qui mettent les algues dans les assiettes des gens. Ça, ce sera à travers mon personnage et les chefs avec qui on travaille aussi pour notre livret de recettes. Il y a plus de cinq chefs qui travaillent bénévolement pour les recettes qu'on va partager. Ensuite, il va y avoir Mathilde Dalgolesco, qui est une cultivatrice. Donc là, vraiment sur le terrain, on veut voir ce que c'est la réalité des algues de cette filière. Comment est-ce qu'on cultive les algues à grande échelle pour mettre dans les assiettes des gens ? On a Mélanie qui travaille plutôt côté recherche, parce qu'en fait les algues c'est un sujet qu'on connaît très peu. Et en fait plus on creuse ce sujet, plus on se rend compte qu'on n'en sait rien, on ne sait vraiment rien sur les algues. Toutes les questions que j'avais au début, j'en ai beaucoup plus qu'avant et pourtant j'ai quand même appris des choses. Mais plus j'apprends et plus j'apprends, surtout qu'on ne sait vraiment rien. Donc cette partie recherche, elle nous paraissait intéressante. Et après il y a Lauriane, et là pour le coup on n'aurait pas pensé à elle, je pense sans Magali et Thibaut. Même si on travaille avec elle depuis un moment, elle est artiste et elle peint beaucoup l'océan et notamment les algues. Magali et Thibaut trouvaient ça trop chouette de rajouter aussi une part d'émotionnel à travers l'art dans le film et de montrer que l'émerveillement est hyper important aussi pour derrière s'engager. C'est ce qu'on promeut avec Blutopia, mais c'est vrai que quand on pense à faire un reportage sur les algues, nous on est plutôt très scientifiques. ou très terrain, mais on ne pense pas forcément à côté artistique, même si on fait des films et que ça reste un peu un outil artistique. Donc ça va être chouette, c'est plein de personnages complètement différents les uns des autres qui vont se parler, se rencontrer. On a hâte de voir le film. On y participe, on y travaille, mais on a hâte de voir le résultat.
- Speaker #1
Et justement, en t'écoutant, je me pose la question, quel est l'élément ou quelle est la chose qui t'a le plus surpris dans tout ce que tu as déjà appris sur ces algues qui sont si peu connues et pour autant qui peuvent apporter tant ?
- Speaker #0
Il y en a plein qui m'ont surprise, mais je dirais peut-être le nombre d'espèces d'algues qu'il y a dans l'océan. parce qu'en fait on a l'impression qu'on voit toujours les mêmes ou qu'elles se ressemblent toutes et en fait il y en a plus de 12 000 rien que dans l'océan de macro-algues on parle donc c'est des algues qui sont visibles à l'œil nu parce qu'après il y a les micro-algues mais là c'est un tout autre sujet que nous on n'aborde pas encore et donc 12 000 je trouve que ça fout sur le littoral français il y en a Il y en a aussi plusieurs centaines. Rien qu'à Roscoff, on est allé rencontrer Mélanie de la Global Seaweed Coalition, la chercheuse qui va être dans le film. Il y en a, il me semble, plus de 700 autour de Roscoff. Enfin, c'est assez incroyable le nombre d'espèces d'alchies qu'il y a. Et chaque espèce, certaines vont être proches les unes des autres, mais d'autres très éloignées, notamment en termes d'ADN. Et donc, il y a des images qui sont prises souvent par les gens qui travaillent dans la filière et qui disent que deux algues sont plus éloignées qu'un chêne et un corail en termes d'ADN, parce qu'en fait, c'est des espèces qui sont totalement différentes, même si nous, on a l'impression que c'est un peu les mêmes. Je trouve que c'est assez fou et ça change la diversité.
- Speaker #1
Et justement, par ce film que vous êtes en train de créer, par ces rencontres que vous faites, et notamment par ce biais d'introduire l'algue dans l'assiette, Je pense que la plupart des personnes se disent oui, quand on mange des sushis ou quand on mange japonais ou asiatique, là on va manger des algues. Nous, en tant qu'Occidentaux, dans nos plats traditionnels, les algues sont complètement absentes de notre quotidien, de notre alimentation. Comment vous, vous avez, je pense à toi et à Julien et peut-être aux autres membres qui travaillent sur ce projet, comment vous introduisez ou comment vous consommez les algues au quotidien et peut-être qu'est-ce que ça a changé aussi dans votre vie ?
- Speaker #0
Avant de répondre à cette question, un autre fait qui m'a étonnée, c'est que oui aujourd'hui en France et en Occident on mange pas d'algues ou peu d'algues ou en tout cas que dans des plats orientaux dans des plats japonais, des salades de wakame ou dans les makis mais en fait il y a quelques années nos ancêtres mangeaient des algues et ça je trouve ça aussi fou de se dire que c'est quelque chose qu'on a perdu mais qu'on avait donc c'est un aliment nouveau en tout cas qui nous paraît nouveau nous à nos générations mais qui il y a quelques centaines, milliers d'années était bien présent dans nos assiettes donc en fait c'est juste quelque chose qu'on ramène, une tradition qu'on va rechercher de nos ancêtres, mais qui a existé. Je trouve ça hyper intéressant de se dire ça.
- Speaker #1
Le crème de bac.
- Speaker #0
Voilà. Et du coup, comment on fait pour les intégrer au quotidien ? Justement, je disais qu'il y a beaucoup d'espèces d'algues. Donc, chaque espèce va avoir des goûts, des textures, des apports nutritionnels différents. Et du coup, des usages aussi différents dans les plats. Mais ça peut être dans des bouillons, donc plutôt japonais, dans des soupes miso. Des ramens, on peut utiliser le kombu, par exemple. Ou alors, dans des tartares d'algues, nous, c'est une recette qu'on fait souvent parce qu'il y a juste à couper des câbles, des cornichons, de l'ail, de l'échalote, mettre un peu de citron et de vinaigre d'olive mélangé avec des algues. Et on a un tartare à partager à l'apéro sur du pain avec les copains. Donc, c'est chouette et ça change de ce qu'on peut avoir d'habitude. Ça peut être... Dans des recettes où on fait mariner du tofu avec des algues, par exemple, pour retrouver un peu le goût iodé des poissons, vu qu'on ne mange plus de poissons depuis quelques années. En fait, il y a tellement de manières d'utiliser les algues. Il faut juste savoir comment les utiliser, quelles algues les utiliser et avoir ces petites recettes fétiches. Donc nous, c'est un peu ça. Ça va être les bouillons, le tartare, le tofu mariné. On a une recette aussi qu'on adore, c'est des grillettes de la mer. Quand on la fait goûter, les gens se disent « mais il y a du maquereau, il y a du saumon, c'est pas possible » . En fait, il y a juste des haricots blancs, du tofu fumé, des algues et de l'huile d'olive.
- Speaker #1
Et donc, au-delà de ces recettes, de ce film, vous avez aussi tout un pan éducatif, comme tu le disais en introduction. Est-ce que tu peux nous parler un peu de... de cet axe que vous avez d'aller sensibiliser différentes populations sur ce sujet de l'alimentation qui, on sait, est très très important pour plein de raisons. Comment vous, vous abordez cette question du bien manger à différents publics ?
- Speaker #0
Alors, nos outils, il y a déjà les films qu'on fait, qui vont servir à faire des ciné-débats et donc avoir des échanges avec les gens. C'est quand même un bon moyen de commencer des discussions, de montrer un film et puis après de prendre des questions, de débattre avec les gens qui sont là. Et ensuite, on a des outils vraiment pédagogiques qu'on a pensés pour creuser les sujets qu'on aborde dans le film avec différents publics aussi, parce qu'on avait le film qui est plutôt pour des personnes adultes ou en tout cas On se dit minimum 15-16 ans. Mais on avait aussi envie de parler à des plus jeunes. Donc on a créé des jeux qui sont accessibles à partir de 10 ans. On va traiter des différents sujets qu'on a dans le film. Donc on parle des engins de pêche et de leurs impacts. On va parler des impacts aussi des différents transports de marchandises, des différents modes de transport de marchandises, de l'empreinte carbone, du cycle de l'eau et de l'empreinte eau. Il y a plein de sujets qu'on aborde dans le film, qu'on essaye d'aborder de manière un peu plus ludique avec des jeux qu'on peut utiliser avec des élèves en milieu scolaire. Et on a aussi un podcast qui est là pour le coup et plutôt pour les adultes où on creuse tous les sujets qu'on aborde dans le film. Parce qu'une fois qu'on a vu le film, parfois il y a des gens qui veulent aller plus loin mais qui ne savent pas où aller chercher les infos. Et nous on trouvait ça chouette aussi de donner la parole plus longtemps aux gens qu'on avait rencontrés. On en parlait tout à l'heure, on avait des... longues minutes, de longues heures même de rush et de discussion et c'est dommage de garder ça sur des disques durs et de ne pas le partager donc on a créé le podcast Tondine pour pouvoir partager tout ça.
- Speaker #1
Donc plein de moyens de s'informer, au final on n'a plus trop d'excuses au final de ne pas manger forcément des algues ou en tout cas d'aller vers cette alimentation là comment, donc toi tu as dit que ça a été assez radical en fait avec Julien quand vous êtes passé d'une alimentation on va dire plus classique à une alimentation végétalienne si je ne me trompe pas comment ? Simplement, vous avez fait du jour au lendemain, vous changez. Alors, est-ce que ça a été du jour au lendemain ou pas ? Ou est-ce que ça a été progressif ? Et comment vous vous retrouvez dans les recettes que vous faites ? Cherchez de la variété. Est-ce que ça a été quelque chose de challengeant ? Au contraire, ça a été assez naturel et vous avez trouvé plein d'alternatives que vous ne connaissiez pas et que peut-être on est nombreux à ne pas connaître.
- Speaker #0
Alors oui, c'était challengeant parce qu'on était tous les deux habitués à manger de la viande, du poisson à tous les repas. On est dans une famille française classique chacun. Je pense que passer d'une alimentation traditionnelle française à 100% vegan du jour au lendemain, ce n'est pas évident. Mais il y a plein d'alternatives en effet. C'est juste de se renseigner, essayer de voir dans les recettes qu'on aime bien, qu'est-ce qu'on peut reprendre. Parce qu'en fait, toutes les recettes sont faisables de manière végétale. Il faut juste apprendre à découvrir les aliments qui vont permettre de transformer un steak en un... Le steak végétal, au début, c'est un peu les choses faciles, de garder la même structure et de trouver les aliments qui remplacent. Après, on apprend très vite à équilibrer une assiette. On n'a plus forcément envie de retrouver exactement les mêmes goûts qu'on avait avant, avec de la viande, avec du poisson, et juste on découpe d'autres choses. J'aime bien dire que depuis qu'on a changé de régime alimentaire, on est beaucoup plus créatif en cuisine et on mange beaucoup plus diversifié, parce qu'on a des habitudes. toutes et tous on a des habitudes en cuisine on fait toujours les mêmes plats et en changeant on a découvert plein de nouveaux aliments les légumineuses les pois chiches, les lentilles, les haricots c'est des choses qu'on avait franchement pas trop dans notre alimentation avant, les algues c'est incroyable tout ce qu'on peut faire avec le tofu, le tempeh qui sont des dérivés du soja et qui sont aussi assez fous sur lesquels on peut mettre plein de saveurs différentes et en fait juste on apprend à découvrir ou redécouvrir des aliments qu'on n'utilisait pas ou peu avant Et ça, je trouve ça... C'est gustativement parlant. Tout à l'heure, avec Coralie, on avait une de nos ambassadrices qui était là. Elle disait que c'était très stimulant, gustativement parlant à chaque fois qu'elle venait ici. Mais c'est un peu ça, de toujours découvrir de nouvelles choses, tester de nouvelles textures aussi, mettre plus d'épices.
- Speaker #1
Et très coloré, au final. Les plats sont ultra, ultra colorés. Ça fait plaisir d'avoir du jaune, du vert, un peu toutes les couleurs dans l'assiette. Et c'est aussi symbole qu'en fait, c'est une alimentation qui est finalement super équilibrée. Toutes ces couleurs et toutes ces saveurs et toutes ces textures qui se mélangent.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et après, il fallait trouver les recettes. Parce que mine de rien, certes, il y a plein d'ingrédients. On se rend compte qu'on peut utiliser. Mais quand on ne les a jamais utilisés, ce n'est pas évident. À l'époque, c'était sur des blogs. Maintenant, on va plutôt chercher les recettes sur des réels, sur Insta. Et nous, c'est aussi pour ça qu'on fait des livres de recettes et des ateliers culinaires. C'est pour montrer aux gens que c'est simple, qu'on peut faire avec des ingrédients qu'on trouve un peu partout. des recettes qui ne prennent pas trois heures et qu'on peut intégrer facilement à son quotidien. Et le livre de recettes qu'on a fait ou les ateliers culinaires qu'on fait, ça montre ça aux gens. Et la plupart repartent en se disant « Ah ouais, mais je ne pensais pas que c'était si simple et que ça pouvait être aussi bon » .
- Speaker #1
Le ration c'est le bon. J'ai une autre question pour toi qu'on n'a pas encore abordée. Mais Malorie, qu'est-ce que signifie Butopia ? Pourquoi ce nom ? Et peut-être, qu'est-ce qu'il signifie pour vous ? Toi et Julien ?
- Speaker #0
Bluetopia, c'est la contraction de la couleur bleue en anglais, donc blue, et utopie, l'utopia en anglais. Donc l'utopie d'un océan en bonne santé, c'est ça qu'on entend derrière Bluetopia. Un océan florissant avec plein de poissons, avec plein de mammifères marins, plein de végétaux, plein d'algues. C'est un peu ce vers quoi on veut se rapprocher avec les actions qu'on mène chez Bluetopia et se dire bah... On a certes perdu une bonne partie du vivant dans l'océan depuis plusieurs générations, mais l'océan, il est très résilient. C'est ce que nous apprennent aussi les gens qu'on rencontre souvent qui travaillent sur le terrain. Si on le laisse tranquille pendant un moment, la vie revient. Et en fait, on veut aussi montrer ça. À travers les actions qu'on fait au quotidien, on peut choisir de préserver un peu plus l'océan et de se rapprocher un peu plus de cette utopie-là.
- Speaker #1
Alors vous, vous êtes souvent... Je ne vais pas dire la tête dans l'eau, mais souvent vous vivez à la rochette à l'approche de l'océan. Vous aimez, il me semble, aller surfer de temps en temps. Quel est le rapport que toi tu entretiens justement avec cet océan ? Et peut-être des choses que tu aimes faire avec ou en tout cas te sentir proche de cet élément ?
- Speaker #0
Oui, je crois que l'océan c'est l'endroit où je me sens la plus vivante. C'est vraiment un élément que je trouve assez incroyable. Et notamment l'hiver, j'ai de plus en plus allé me baigner en maillot, je précise. Parce qu'en convivialité, c'est pas pareil, les faits. D'aller me baigner l'hiver dans l'océan. Et je trouve que c'est une reconnexion au monde vivant et du coup à notre corps aussi, qui fait du bien et qui donne de la joie et même qui met dans des états d'euphorie parfois. Donc, ouais, ça. Et ça me procure aussi beaucoup d'apaisement. Notamment le surf, c'est un peu des moments d'évasion. On n'y va pas assez souvent. pas aussi souvent qu'on aimerait et il n'y a parfois pas des vacances quand on est disponible mais quand on arrive à y aller je trouve ça tellement agréable et apaisant et de passer du temps aussi très proche des éléments et de se dire en fait nous on n'est rien face à tout ça l'océan il décide quand il va faire des vagues comment elles seront parfois c'est dur, parfois il y a des sessions où je sors et je me dis mais pourquoi je fais tout ça pour préserver l'océan là il m'a fait passer un moment pourri j'ai pas réussi à passer la barre je me suis fait Merci. prendre dans la mousse pendant toute la session. Et après, il y a d'autres sessions qui sont beaucoup plus agréables et dans lesquelles je vais prendre plus de plaisir. Mais je trouve ça trop beau aussi de voir que ça change et qu'on est tout petit face à ça. Et après, simplement se balader aussi près de l'océan. Juste la voir près de soi, je trouve que ça fait du bien. Et je m'en suis rendue compte en partant faire mes études dans d'autres villes où je ne pensais pas que l'océan était si important pour moi. Et je faisais du surf déjà au collège et au lycée. Et je suis partie étudier à Bordeaux, à Paris, à Madrid et à Rome. Et en fait, à chaque fois dans ces villes, j'avais l'impression qu'il me manquait quelque chose. Et maintenant, je crois que c'était l'auteur qui me manquait.
- Speaker #1
Tu as trouvé le puzzle. Voilà. Ce qui me manquait au puzzle. Et une autre question, tu travailles, donc tu l'as dit tout à l'heure, avec Julien qui est ton conjoint. Comment ou est-ce que, à un moment donné, il y a une séparation entre les projets de Blutopia que vous avez ? Parce que j'imagine que vous devez aussi en parler quand vous cuisinez le soir à la maison ou dans le salon.
- Speaker #0
Est-ce que vous séparez les choses ou pas du tout ? C'est une grande question. Non, je pense qu'on ne peut pas dire qu'on sépare vraiment les choses. Parfois, on se dit que ce serait bien d'essayer un peu plus de séparer, mais Bluetopia prend beaucoup de place dans nos vies. On y passe beaucoup de temps, ça nous demande beaucoup d'énergie. On fait des longues semaines, parfois des soirées, des week-ends de travail. Déjà, rien que ça, c'est difficile après de se dire où est-ce qu'on met la limite. On travaille ensemble, on a forcément plein de choses à se dire sur le travail. On a aussi d'autres choses à se dire hors travail, mais c'est très difficile de mettre une limite. Donc je pense qu'on peut accepter aussi ça. Et on ne peut pas cloisonner à 100%. Il faut juste qu'on arrive à se trouver des temps où on fait autre chose, où on va surfer justement, où on prend l'air et où ce n'est pas lié directement à Blutopia. Mais je crois qu'on n'arrivera jamais à cloisonner à 100% et à avoir notre vie perso et notre vie pro. En fait, les deux sont intrinsèquement liés. plus sain. Le projet qu'on a créé nous, c'est un projet passion, qui porte sur notre amour pour l'océan. Et donc c'est très personnel aussi finalement tout ce qu'on fait pour Blutopia.
- Speaker #1
Et justement, dans tout ce que tu dis, c'est très personnel. Et tu disais aussi que l'océan te manquait quand tu étais loin de lui. J'imagine que Julien, c'est un peu la même chose. S'il a quitté prépa pour faire un structure de plongée, c'est que l'appel de l'océan était plus grand que d'autres perspectives de carrière, on va dire ça comme ça. Quand tu vois peut-être des jeunes étudiants ou peut-être un peu moins jeunes qui se posent des questions, éventuellement qui ont des projets, qui veulent peut-être aller dans cette même voie de se dire je veux m'engager parce que... parce que vous faites vraiment un engagement fort comme tu le dis vous êtes les deux c'est toute votre vie finalement où il n'y a pas de séparation qu'est-ce que tu pourrais dire à ces personnes allez-y go ou attention prenez votre temps l'activisme c'est pas non plus toujours facile à porter on le sait à quel point est-ce que tu as des conseils pour ces personnes ?
- Speaker #0
je sais pas si je suis la bonne personne pour donner des conseils je trouve ça toujours dur de dire donner des conseils à d'autres personnes ou en tout cas un parcours d'expérience à nous notre expérience c'est aussi une expérience de privilégie on aime bien rappeler que quand on a créé Bluetopia, moi j'étais encore étudiante Julien était instructeur de plongée mais on avait nos parents derrière on savait que si ça marchait pas si on avait plus d'argent, on aurait un endroit où dormir et donc déjà avoir ce filet de sécurité c'est rassurant et je pense qu'il nous a permis de vraiment nous lancer dans ce projet et de se dire un jour Bon, on va dire on y va et puis on verra bien. Et si on n'a pas ça, si c'était à refaire aussi, parfois on se dit peut-être travailler un peu avant pour pouvoir profiter d'un chômage en France. On a cette chance-là pour lancer le projet vraiment et avoir le temps aussi de se rémunérer puisque c'était, nous, beaucoup de temps de bénévolat sur les premières années de Blutopia. On a quand même passé quatre ans à faire ça sur nos temps de week-end, de soirée et à travailler un peu à côté pour quand même remplir le frigo quand j'étais plus étudiante. Et quand Julien avait arrêté son activité d'instructeur de plongée, on faisait des prestations pour d'autres projets engagés. À l'époque, on avait même créé un petit collectif qui n'a pas tenu longtemps, mais d'indépendants et indépendantes pour travailler avec des projets engagés sur de la photo, de la vidéo, de la rédaction d'articles et de l'accompagnement aussi aux campagnes de financement participatif. Donc on faisait ça à côté, mais Bluetopia, ça a pris du temps à se développer, beaucoup de temps non rémunéré. donc Je pense qu'avoir un filet de sécurité, c'est quand même ce qui permet aussi de parfois se lancer. Et si on n'a pas ce filet-là, accepter que ça demande encore plus de temps peut-être et faire un métier ou des choix qui permettent derrière d'avoir accès à, notamment ce que la France permet, au chômage, comme beaucoup d'entrepreneurs au final aujourd'hui.
- Speaker #1
Tout le monde a bien noté. Chargué le voie passée. Après, c'est les opportunités. et la vie aussi qui nous amène sur des chemins en tant que femme bien entendu on sait que dans le film que vous êtes en train de préparer on aura beaucoup de voix majoritairement féminines qui seront présentes à l'écran et ça c'est quand même super super chouette comme décision que vous avez prise ou en tout cas comme chemin que vous prenez pour ce futur film est-ce que toi tu as en tête peut-être des personnes qui t'inspirent au quotidien et qui t'aident dans des moments où peut-être c'est pas toujours facile de trouver de la force, certes, j'imagine qu'il y a l'océan, mais dans des personnes qui, peut-être, sont aujourd'hui encore en activité ou d'autres personnes qui sont passées avant nous sur ce chemin, est-ce qu'il y a des personnes qui t'aident à maintenir, à garder le cap ?
- Speaker #0
Oui, alors, dans la préservation de l'océan, il y a quand même des femmes qui sont des belles figures d'engagement, et notamment Lamia et Sam Lalit de Sea Shepherd France et Claire Nouvian de Bloom. qui pour moi sont des exemples de ténacité, de dévouement, d'engagement assez incroyable. Donc oui, j'essaie de suivre ce qu'elles font et de parfois me dire quand moi j'ai envie de lâcher ou que j'ai moins de motivation, que je me dis qu'en fait tout est foutu, que ce qu'on fait c'est rien, c'est qu'une goutte dans l'océan et que finalement il y a tellement de forces contraires qu'à quoi bon, j'essaie de me raccrocher aussi à des personnes qui font ça depuis plus longtemps, qui sont engagées depuis tout le monde. des années et qui pourtant n'ont pas lâché et qui croient encore que c'est possible et elles en font partie et après je pense aussi dans mon quotidien ça peut peut-être paraître un peu bête mais ma mère et sa force aussi je pense qu'on peut aussi puiser de l'inspiration et du courage de personnes plus proches de nous et elles en font partie aussi
- Speaker #1
Juste on va revenir sur la Rochelle, ses alentours donc on sait que tu surfes mais tu vas peut-être nous dire un peu les spots ou peut-être pas du tout Merci. Est-ce qu'il y a des lieux où on a parlé des figures qui pourraient t'inspirer mais est-ce qu'il y a des lieux aussi dans lesquels t'aimes aller te ressourcer, tu nous as parlé de l'océan dans lequel tu te baignais en maillot de bain et je tiens aussi à préciser parce que c'est complètement différent y compris l'hiver est-ce qu'il y a des lieux où tu aimes te ressourcer prendre le temps qui peuvent ne pas être forcément l'océan ou qui sont ici à proximité de la Rochelle
- Speaker #0
J'ai de la chance de vivre à... quelques minutes à pied d'une petite plage de galets. Cette plage de galets à côté de chez moi, juste pour pouvoir aller me baigner en sortant pieds nus de l'appartement. C'est quand même assez incroyable de pouvoir faire ça et de se sentir en vacances toute l'année. Même si c'est à côté de la station d'épuration de la Rochelle, je précise. Ça fait un peu moins rêver. Donc, ce n'est pas l'eau la plus de la meilleure des qualités qu'on puisse trouver. Mais ça reste quand même agréable de se dire qu'on peut aller se baigner. à côté de chez soi et puis toute la côte en fait qui part d'ici de là où j'habite qui est à Portneuf jusqu'au minime. C'est tout un trajet sur le littoral qu'on peut faire en courant, en marchant, en vélo qui est chouette et avec l'air marin c'est toujours mieux. Et après évidemment les spots de surf qui sont plutôt sur l'île de Ré et notamment un spot de surf qui est un spot qui fonctionne à marée basse qui est sur des rochers Il faut marcher un peu avant d'accéder à l'eau et ensuite ramer un peu avant d'accéder à la vague. Mais je trouve que ça permet de se dire qu'on a mérité les vagues qu'on prend après et le plaisir qu'on y prend. Qui s'appelle Gouillot, le spot qui est au bois plage sur l'île de Ré.
- Speaker #1
Super, tout le monde a bien noté.
- Speaker #0
Mais ne venez pas trop nombreux et nombreux.
- Speaker #1
Il faut avoir le bon moment, n'est-ce pas ? Donc déjà là, on perd une partie de la population, je pense, qui est intéressée. J'ai une dernière question pour toi, Malorie. On a déjà un peu évoqué ce sujet auparavant, mais là, c'est vraiment peut-être une autre façon de la prendre, cette question, ou en tout cas d'envisager sa réponse. Qu'est-ce que représente pour toi l'océan Atlantique ?
- Speaker #0
Waouh ! présente l'infini. Je pense à l'inconnu et l'infini, même si j'y passe du temps à surfer, à nager, j'y ai un peu plongé aussi, en apnée, en bouteille. En fait, j'y connais rien à cet océan, il est tellement vaste, tellement grand, je connais des petits endroits par-ci, par-là, et même quand j'ai l'impression de connaître les endroits, je connais pas tous les fonds marins, je sais pas, toutes les espèces qu'il abrite. Donc ouais, je dirais plutôt le... l'inconnu et l'étendu.
- Speaker #1
Super, merci beaucoup. Est-ce que tu peux juste nous rappeler, Malorie, où est-ce qu'on peut vous retrouver sur Butopia ? Est-ce qu'il y a peut-être des actualités qu'on ne doit pas manquer en ce moment ? Et peut-être les petites choses qui vont arriver pour le printemps ?
- Speaker #0
Oui, alors on peut nous retrouver sur notre site internet blutopia.org sur nos réseaux sociaux, notamment sur Instagram et sur LinkedIn. On a aussi une newsletter qui s'appelle La Lettre d'Ondine, qui est reliée à notre podcast Ondine. Et dans les actus, en ce moment, on est en tournage, donc on est plutôt un sous-marin. Mais si vous voulez suivre le tournage du film Les Bonnes Vivantes, on partage pas mal de choses sur les réseaux et notamment en story sur Instagram. Et à l'été prochain, le film sera prêt et on est en train de prévoir toute une tournée du film, très certainement en voilier sur la côte atlantique.
- Speaker #1
Super, on sera là ! pour sûr. Merci beaucoup Malorie.
- Speaker #0
Merci Elisabeth.
- Speaker #1
Merci pour avoir écouté cette conversation avec Malorie. J'espère qu'elle vous aura plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à partager cet épisode autour de vous et mettre 5 étoiles au podcast sur votre plateforme d'écoute préférée. Pour rappel, ce podcast est indépendant. Alors, si vous êtes arrivés jusqu'ici, de nouveau, un grand, grand merci. Vous pouvez soutenir les Femmes de Lorette en faisant un don sur le lien que nous mettons dans notre bio Instagram. Cela nous permettra de poursuivre cette belle aventure et continuer à vous partager nos portraits de femmes anglaises.