- Speaker #0
Je suis rentrée en apprentissage dans un grand palace parisien. Et en fait, je me suis dit, mais oulala, c'est quoi pour moi la vraie pâtisserie ? C'est faire un gâteau et qu'on puisse le manger le dimanche en famille. Quelque chose de très simple. Quand on arrive à une échelle aussi grande, à une exigence aussi grande, en fait, on se rend un peu compte de la valeur des choses. Je commençais un peu à perdre cet amour et toutes ces envies de création. J'avais un peu moins d'idées, etc. Je me suis détachée de tout ça, je suis partie de Paris et je suis rentrée chez mes parents. Et en fait, naturellement, je voyais mes parents aller au jardin, je parlais avec les voisins. Et je me suis dit, moi ce que j'adore, c'est faire une tarte, aller ramasser mon romarin à la fraîche, ramasser les coins du cognacier et faire un gâteau avec ça. Et au fur et à mesure, j'ai attrapé un peu la valeur du local. Ensuite, je me suis dit que c'est beau d'utiliser des bons produits, mais ça a aussi un prix, par exemple. La plupart, je suis à peu près à 90% de mes produits en bio. C'est beau d'acheter des produits en bio, mais ça coûte aussi un peu plus cher, forcément. Du coup, ça me faisait mal au cœur de mettre au compost les épluchures. Je me suis dit qu'est-ce qu'on peut faire avec ces épluchures ? On peut les faire sécher, on peut en faire des tisanes, on peut faire tout un paquet de choses. Et du coup, là, j'ai plutôt la valeur du zéro déchet qui est arrivée. Et de fil en aiguille, je commence à créer un peu mon petit univers à ma sauce.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue sur les Femmes de l'Ouest, le podcast qui va à la rencontre de celles qui font vivre la côte atlantique de Brest à Biarritz. Je suis ravie de vous présenter ma première invitée de la saison, Anaïs Montas. Vous la connaissez peut-être si vous êtes gourmande ou si vous habitez à Lorient. Anaïs est pâtissière et elle n'en est pas de plus d'une. Alors dans cette conversation, on parle énormément de gourmandise et de pâtisserie bien évidemment, mais on aborde aussi toute la philosophie que Anaïs a développée au fur et à mesure de ses années d'expérience dans cet univers de la pâtisserie. On parle de zéro déchet, de producteurs locaux, de comment elle s'est forgée sa propre identité au fur et à mesure de ses expériences. Elle nous parle bien évidemment de son parcours qui l'a amené jusque dans les palaces parisiens et de son retour. à la maison. Alors Lorient, pour elle, c'est tout nouveau, mais l'accueil qui lui a été réservé est exceptionnel. Alors j'ai vraiment voulu connaître un peu plus derrière les coulisses de cette aventure lorientaise. Je vous souhaite une très belle écoute en compagnie de Anaïs.
- Speaker #0
Bonjour Anaïs. Bonjour. Merci de m'accueillir dans ton... Qu'est-ce que je peux dire ?
- Speaker #1
Ton studio, ton atelier, ton appartement.
- Speaker #0
L'atelier appartement. On l'appelle atelier.
- Speaker #1
L'atelier. On est à Lorient, chez toi, dans ton atelier. Merci de m'accueillir dans cette chaude après-midi encore du mois d'août Comment vas-tu en cette rentrée ? On peut dire qu'on y est presque là
- Speaker #0
Ça va super, je suis trop contente de t'accueillir Ça me fait trop plaisir, trop hâte de papoter un peu
- Speaker #1
J'ai hâte que tu nous racontes un peu ton parcours D'où tu viens, ce qui t'a amené à la pâtisserie, la façon dont tu vois aussi la pâtisserie Et aussi ton arrivée à Lorient il y a plusieurs mois maintenant Et tout ce que tu as fait depuis que tu es là et tout ce que tu prévois de faire dans les mois à venir. Mais avant tout, j'ai une petite question. C'est quoi la dernière recette que tu as faite ?
- Speaker #0
Ah, j'adore. On va dire les confitures. Je viens de me faire un petit challenge avec mon producteur de fruits. Il m'a dit, Anaïs, j'ai des petites framboises en rabe. Et on s'est fait un petit kiff. Je viens de faire trois petites variétés de confitures.
- Speaker #1
Et elles sont vraiment très bonnes. Je confirme.
- Speaker #0
Elle a goûté.
- Speaker #1
Et c'était pas la première fois j'imagine que tu faisais les confitures ?
- Speaker #0
Eh ben celle-ci si ouais, j'en avais fait à l'école mais je les avais pas encore à la boutique. Et je me suis dit allez, petit kiff du moment pour la rentrée, on se fait trois petites confitures à rajouter à la mini boutique.
- Speaker #1
Parfait !
- Speaker #0
C'est parti !
- Speaker #1
Tranche pas, j'ai hâte que tu nous racontes un peu la mini boutique,
- Speaker #0
l'atelier.
- Speaker #1
Mais avant tout, comment est née cette passion avec la pâtisserie ou d'où ça vient ?
- Speaker #0
D'où ça vient ? Depuis petite, je fais des gâteaux avec ma maman. Et je crois que c'était, au collège, pour moi, c'était normal d'être pâtissière, en fait. C'était un peu la suite logique. Qu'est-ce qu'on fait après la troisième ? Eh ben, on fait un CAP pâtisserie et en route. J'ai personne qui est pâtissier dans ma famille, mais voilà. Juste faire les mercredis après me dégoûter et en faire un métier, quoi.
- Speaker #1
Ton CAP, tu l'as fait tout de suite après la troisième ou t'as pris un peu de temps ?
- Speaker #0
Non, je l'ai fait directement. Donc j'ai fait mon CAP pâtisserie, je suis originaire de Cholet, enfin envers Cholet. Mon CAP pâtisserie en alternance. Ensuite j'ai fait mon CAP chocolaterie-confiserie. Et après, je suis partie sur Paris pour faire mon brevet technique des métiers.
- Speaker #1
Est-ce que pour celles et ceux qui nous écoutent, et moi notamment, je ne connais pas trop ces différentes étapes. Est-ce que tu peux nous expliquer en quoi ça consiste, à la fois un CAP et puis après les diplômes que tu as poursuivis, qui j'imagine sont peut-être un peu plus techniques ou un peu plus approfondis ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Donc les deux CAP, le CAP pâtisserie et le CAP chocolaterie, c'est vraiment pour apprendre toutes les techniques de base, connaître ces matières premières, les différentes associations un petit peu. C'est surtout technique et pouvoir bien maîtriser toutes les bases pour après pouvoir travailler des associations, un peu s'amuser avec les recettes. Ensuite, le brevet technique des métiers, c'est un diplôme un peu plus élevé. Là-dessus, on va voir tout ce qui est gestion d'équipe, management. On aura beaucoup plus de créativité, on a un mémoire, on a un book à faire. Donc c'est là où on va un peu commencer à trouver cette fameuse pâte qu'on demande à l'avenir. Et voilà, c'est un premier pas, on va dire, dans la vraie pâtisserie.
- Speaker #1
Et tout à l'heure, tu nous disais en introduction que c'est les mercredis après-midi, quand tu faisais des pâtisseries ou en tout cas des gâteaux avec ta maman, tu t'es dit que c'était la suite logique, qu'il n'y avait pas d'autre voie entre guillemets sur laquelle tu voulais te prédessiner. Est-ce qu'il y a peut-être... Un gâteau ou une pâtisserie qui vraiment a été un déclic ou est-ce que c'est vraiment la globalité de tout ce que pouvait offrir la pâtisserie comme créativité et comme association qui t'ont motivée ?
- Speaker #0
Je dirais que c'est un peu rien de tout ça. En fait, je suis un peu fascinée par les matières. Tu vois, là, tout à l'heure, je regardais ma confiture de framboises, j'étais là, mais c'est dingue, les pépins, tout ce qui constitue les transformations. Quand tu fais du caramel, tu pars d'un sucre roux. et il devient caramel juste en le chauffant. C'est complètement dingue. Tous les aspects un peu chimiques de la matière et les fruits. On met une graine dehors, on met un peu d'eau, un peu de soleil et ça fait des pêches. C'est dingue. C'est plutôt ça qui me fascine. De voir qu'on peut prendre tous ces bons produits qu'on a autour de nous pour en faire des gâteaux, c'est fou.
- Speaker #1
C'est ce que tu fais aujourd'hui et depuis. Depuis combien d'années maintenant que tu fais ce métier ?
- Speaker #0
Depuis 7 ans. Ça fait 7 ans que j'ai commencé l'école, j'ai commencé la pâtisserie. Et ça fait depuis novembre que je suis arrivée à Lorient.
- Speaker #1
Entre temps, entre cette première année et aujourd'hui, tout à l'heure, tu parlais de cette pâte que l'on vous incite à trouver quand vous faites le brevet technique. Comment, toi, tu pourrais décrire aujourd'hui peut-être ce qui caractérise... ta pâtisserie ou la façon dont tu travailles ? Parce qu'il y a quand même plein de petites choses que toi tu fais qui sont assez spécifiques, ou en tout cas qui sont maintenant, entre guillemets, ta pâte. Et je pense que les gens viennent aussi te voir pour ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui fait ma pâte ? Je dirais que j'ai une pâtisserie très naturelle. Du côté technique, on va dire, au niveau des matières premières, j'essaie de supprimer au maximum toutes les matières premières transformées. Ce qui va être le glucose, le sucre inverti. Ça, c'est des produits qui sont plutôt communs en pâtisserie et que je n'utilise plus maintenant. aucun sucre blanc, uniquement du sucre roux des matières premières brutes et après des associations pas si farfelues que ça mais j'adore travailler les aromatiques avec des fruits pour en faire des saveurs qu'on n'a pas forcément l'habitude de manger mais qui restent avant tout qui sont communes et on a trop plaisir à les manger l'idée c'est pas de faire un mélange que tout plein de choses dans la bouche de garder des saveurs nettes, franches voilà Et après, je dirais que j'ai un petit bonus au niveau des visuels. J'adore travailler des visuels assez simples, assez épurés, mais colorés. Même sans colorant, on peut faire des trucs de fou.
- Speaker #1
Et comment est venue justement cette pâte, ou en tout cas, quel a été ton cheminement ? Parce que j'imagine que quand tu étais à l'école, c'était peut-être une pâtisserie que je vais employer à un terme peut-être pas forcément très correct, mais un peu plus traditionnel, avec des ingrédients peut-être pareils. ultra, le plus qualitatif possible. Je ne sais pas, peut-être que je me trompe, mais comment tu en es venue à ce cheminement vers ce que toi tu proposes aujourd'hui, justement en retirant certains ingrédients qui sont communément acceptés dans la profession et que toi tu as délaissé ? Quelle a été ta réflexion ou ton process ?
- Speaker #0
Du coup, quand j'étais sur Paris pour mon brevet technique des métiers, je suis rentrée en apprentissage dans un grand palace parisien pour se donner un petit ordre d'idée. En fait, on était 65 à peu près en pâtisserie. Et là, du coup, je me suis rendu compte que j'étais un peu selon les standards au summum de la pâtisserie. Et en fait, je me suis dit, mais oulala, c'est quoi pour moi la vraie pâtisserie ? C'est faire un gâteau et qu'on puisse le manger le dimanche en famille, quelque chose de très simple. Quand on arrive à une échelle aussi grande, à une exigence aussi grande, en fait on se rend un peu compte de la valeur des choses, aussi sur la notion de gaspillage, du côté humain, de la manière où on travaille des matières premières brutes, c'est de l'or en fait, et c'est super précieux à travailler. Je commençais un peu à perdre cet amour et toutes ces envies de création, j'avais un peu moins d'idées, etc. Donc je me suis détachée de tout ça, je suis partie de Paris. Et je suis rentrée chez mes parents, dans l'entreprise où j'avais commencé mon CAP pâtisserie. Et en fait, naturellement, je voyais mes parents aller au jardin, je parlais avec les voisins, enfin, la vie à la campagne un peu. Et je me suis dit, mais en fait, moi, ce que j'adore, c'est faire une tarte, aller ramasser mon romarin à la fraîche, ramasser les coins du cognacier et faire un gâteau avec ça. Et en fait, au fur et à mesure, j'ai... J'ai attrapé un peu la valeur du local. Ensuite, je me suis dit que c'est beau d'utiliser des bons produits, mais ça a aussi un prix, par exemple. La plupart, je suis à peu près à 90% de mes produits en bio. C'est beau d'acheter des produits en bio, mais ça coûte aussi un peu plus cher, forcément. Du coup, ça me faisait mal au cœur de mettre au compost les épluchures. Je me suis dit, qu'est-ce qu'on peut faire avec ces épluchures ? On peut les faire sécher, on peut en faire des tisanes. On peut faire tout un paquet de choses. Et du coup, là, j'ai plutôt la valeur du zéro déchet qui est arrivé. Et de fil en aiguille, je commence à créer un peu mon petit univers à ma sauce.
- Speaker #1
Tu as vraiment créé ton propre écosystème. En fait, c'est de la recherche terrain que tu as fait au fur et à mesure et des années qui ont passé. Et c'est super intéressant. Et j'imagine qu'en effet, quand on se retrouve dans une brigade avec autant de personnes en cuisine, il y a peut-être aussi un moment où on a... peut-être pas forcément le potentiel ou la possibilité de s'exprimer pleinement. C'est peut-être une frustration. Je ne sais pas, j'anticipe peut-être quelque chose.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est très gradé. Et donc forcément, en tant qu'apprentie, tu es en bas de l'échelle en fait. Et j'ai des idées dans la tête toutes les trois minutes. Et donc un peu cette frustration de « ah là là, moi j'aurais fait comme ça » par exemple, ou cette idée et... C'est une grande partie, on n'en parle pas beaucoup sur les réseaux, on ne voit pas beaucoup ce que c'est un peu le haut paquet de la pâtisserie. Mais il y a plein d'un paquet de beaux côtés, et il y a un paquet de côtés qui font un peu moins rêver. Et c'est important de les souligner parce que ça fait partie du job aussi.
- Speaker #1
Quand tu as quitté Paris et que tu es retournée chez tes parents, j'imagine qu'il y a eu aussi peut-être une période un peu de questionnement. Tu es retournée travailler là où tu avais fait ton CAP. Est-ce qu'à ce moment-là, tu t'es peut-être dit, je reviens là où j'ai... ou dans mes débuts. Est-ce que déjà, tu avais peut-être une ambition de partir un peu plus loin ou d'explorer d'autres territoires ou d'autres... Peut-être qu'on peut venir sur l'Orient. Enfin voilà, tout ce processus qui en a découlé.
- Speaker #0
Au début, oui, j'étais un peu... Il y a forcément ce côté où, quand tu es vu d'aller travailler sur Paris en tant que pâtissière dans un grand palace, et quand tu reviens à Saint-Pierre-des-Échoubrognes, le petit village d'enfance, ça peut faire quelque chose d'un peu bizarre. Mais en fait, j'ai direct, un peu naturellement, refait les gâteaux à la maison, et re-eu plein d'idées à l'affilée. Et en fait, ça s'est écoulé un peu tout seul. Et je me suis dit, ah ouais... ça j'aime plus trop, ça j'adore, je vais garder un peu de ça, etc. Et en fait ça s'est fait tout seul, sans vraiment avoir trop d'idées derrière la tête. C'est après au fur et à mesure où j'ai lancé les formations, et ça m'a orientée petit à petit vers aujourd'hui.
- Speaker #1
On a parlé beaucoup de fruits, on reparlera des formations aussi, mais je me rappelle de quelque chose que j'ai lu à propos, c'est une certaine bûche au chocolat. Est-ce qu'on peut parler de ça ? Parce qu'on a parlé beaucoup de fruits, mais je sais que... Tu as fait un CAP aussi en chocolaterie. Le chocolat, à quelle place il est aussi ? Et cette fameuse bûche ?
- Speaker #0
J'ai pu participer à plusieurs petits concours dans mon parcours, notamment à la meilleure bûche au chocolat au Salon du chocolat à Vannes en 2024. Et donc, en fait, c'était à amener la bûche faite. Et c'était du coup une bûche à base de chocolat. Naturellement, j'ai eu un peu un souvenir d'enfance, de moments de Noël, où on a les chaussettes de Noël accrochées à la cheminée. Et je me suis dit, mais si je ne referais pas ça en chocolat ? Et donc j'ai travaillé sur une cheminée 100% en chocolat, chocolat blanc, noir et lait, avec un petit réceptacle à l'intérieur pour mettre des truffes. en forme de bûche, après la dégustation de la bûche, et la bûche sur le dessus, et en fait comme c'était Havane, je m'étais dit c'est la Bretagne, il faut que je mette du sarrasin, et du coup c'est la bûche chocolat sarrasin qui est maintenant aujourd'hui le best-seller à la boutique, et voilà, elle a obtenu la première place, donc c'est trop cool. Et aujourd'hui, le chocolat, c'est un peu une question que je me pose, c'est que je prône un peu le local. les bons produits etc mais aujourd'hui le chocolat vient de très loin on fait pas encore de chocolat en Bretagne peut-être un jour donc voilà je réfléchis à supprimer totalement le chocolat sur ma carte il y a déjà uniquement l'entremets chocolat sarrasin mais voilà pour aller jusqu'au bout des choses à long terme j'aimerais vraiment le supprimer
- Speaker #1
Il faut absolument le manger avant qu'il disparaisse de la carte. Avis à tout le monde. C'est vraiment dans ta démarche locale, de saison, la proximité. C'est vraiment quelque chose que tu prônes ici au quotidien. Alors, je pense qu'on peut à présent parler de ce que tu fais ici, dans la ville dans laquelle tu as emménagé depuis quelques temps. Tu parlais tout à l'heure des formations que tu avais débutées du côté de Cholet. Est-ce que tu peux nous parler de cette transition ? Peut-être que c'est ça aussi qui t'a amenée par ici.
- Speaker #0
En septembre dernier, j'ai commencé un emploi à la Maison Maléco, à Saint-Malo. Superbe boutique. Et c'était une pâtisserie un peu responsable des zéro déchet aussi. Et j'étais en tant que salariée, en tant que pâtissière. Et en fait, c'est une boutique magnifique, super chouette. Et j'avais un peu, voilà, j'avais tout. C'était super. De la création, de l'espace pour dire mes idées, des personnes à former. Une équipe super chouette. Et tout allait bien, mais j'avais quand même cette frustration d'avoir trop d'idées derrière la tête. Et je me suis dit, je ne peux pas être salariée juste ça. Donc je me suis dit, le seul moyen pour avoir mon univers à moi, c'est de créer mon univers à moi. Et donc je suis partie en novembre. C'était un aller-retour express à Saint-Malo. Et j'ai posé mes valises à Lorient. Pourquoi Lorient ? Parce que j'ai ma sœur qui habite ici. c'est souvent la question qu'on me pose et j'avais regardé vite fait la carte j'avais vu qu'il n'y avait pas trop de pâtisserie de ce style et je me suis dit bah allez je tente,
- Speaker #1
on voit ce que ça donne et on verra quoi presque un an après, qu'est-ce que ça a donné parce que c'est pas non plus rien de venir de s'installer, en plus voilà c'est une démarche vraiment locale reprendre contact peut-être avec un écosystème ici dans la région Quel a été l'accueil de ces fournisseurs et des clients ? Et de ces projets, de toutes ces idées que tu avais en tête, comment tu as pu les développer dans cette ville et auprès de la communauté orientaise ?
- Speaker #0
Accueil de fou. Les gens sont merveilleux. Ça allait très vite. Le bouche à oreille s'est fait vite. Je communique que par Instagram. La puissance des réseaux sociaux, quand c'est bien utilisé, c'est assez dingue. L'accueil était fantastique. En novembre, dès décembre, pour les bûches de Noël, j'étais complète. Incroyable, ça faisait deux mois que j'étais arrivée. Magnifique, il y a le réseau La Biocop qui m'a vachement bien aidée. Ils m'ont proposé des ateliers dans leur Biocop pour me lancer, commencer à faire du réseau. Il y a aussi les artisans d'ici qui m'ont fait un accueil trop bien. Je pense à Malin Chocolat, à Plomeur. avec qui on a fait une collaboration à la Saint-Valentin. C'était trop chouette, on s'est éclatés. Il m'a bien mis le pied dans l'étrier. L'accueil des gens est top. On s'éclate et il me laisse l'opportunité de faire un peu tout ce que j'ai envie. Et ça, c'est chouette, de ne pas rester bridée que dans la pâtisserie. Si je veux faire des petites confitures, j'ai fait. Des événements à droite à gauche, plein d'opportunités.
- Speaker #1
Je voulais dire aussi que maintenant tes gâteaux prennent le bateau.
- Speaker #0
Les gâteaux prennent le bateau.
- Speaker #1
Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de personnes qui peuvent dire ça.
- Speaker #0
Ça c'est dingue, il y a des envois qui se font sur l'île de Groix, c'est encore fou. Ça prend des proportions assez magiques. En fait je ne me ferme pas de porte. Ce qu'on me propose, si c'est en lien avec mes valeurs. et ce que j'ai envie d'en faire de ma pâtisserie, je fonce. Je ne me prends pas trop à tête.
- Speaker #1
On peut peut-être transitionner vers le lieu où on est maintenant, l'atelier, l'appartement. Ce lieu où tu accueilles les formations, les différents formats que tu proposes pour venir s'initier aussi à la pâtisserie pour les personnes qui, comme moi, sont complètement débutants ou même il y a des personnes qui sont très expérimentées et qui viennent te voir.
- Speaker #0
Eh bien, l'idée, en fait, c'était pas de vivre 100% de pâtisserie sur commande. Parce que, à savoir, du coup, j'ai pas de boutique. C'est uniquement sur commande. Comme ça, j'ai aucun main vendue. Je produis le matin ce qui va être vendu le matin. Et ça garantit la fraîcheur des produits, etc. Et j'ai un peu du mal avec la routine. Et du coup, l'idée, c'était de faire une partie atelier de 2-3 heures pour faire 2-3 ateliers par mois pour les personnes qui connaissent rien du tout, qui ont déjà un peu un petit peu le pied en pâtisserie ou des professionnels. Pendant un petit instant dans la journée, travailler une recette en particulier. Ça se passe ici à l'atelier ou bien dans des cafés à droite à gauche. Et il y a aussi les formations pour ceux qui veulent aller un peu plus loin. Et ces formations, c'est vraiment... J'embarque les gens dans mon univers. Il y a la veillée qui est comprise. On se retrouve à faire de l'aquarelle, des pâtisseries vraiment poussées dans les détails. Là, on a vraiment... plus de liberté de création. C'est les personnes qui rythment un peu la formation. Et c'est des rencontres, on est max six personnes quand c'est ici. Et en fait, c'est une mini colo pâtisserie. Et c'est fantastique.
- Speaker #1
Et justement, à quel moment plutôt tu te dis c'est pour ça que je fais ce métier ? Est-ce que c'est parce que c'est quand tu livres un client qui vient chercher, qui vient commander ? Est-ce que c'est quand tu fais ces moments ? Avec six personnes autour de toi, autour d'une pâte, d'une recette.
- Speaker #0
C'est tout le temps, c'est aussi bien. Je pense à tout à l'heure, j'ai une personne qui est venue me rapporter une boîte parce que je n'ai pas de contenant, je n'ai plus d'emballage carton. C'est uniquement des boîtes réutilisables. Et elle m'a ramené la boîte, j'étais en train de faire mon caramel, on échange. Puis voilà, c'est les retours des clients, c'est les instants et les liens qui se créent pendant les formations. C'est vraiment pas une formation lambda où on est de 6h à 13h dans le laboratoire à produire, à produire. C'est une formation un peu plus humaine. Et c'est ça qui est assez dingue de se dire que la pâtisserie, en CAP pâtisserie, on me disait tu fais ce CAP pour devenir pâtissière. Et en fait aujourd'hui, je fais des formations, je vais à la plage. On m'a pas appris ça au CAP. C'est trop bien, c'est le rêve.
- Speaker #1
Donc on sait que t'as pas de boutique physique, t'as pas de pas de porte, alors rien on te trouvera pas malheureusement,
- Speaker #0
pas encore,
- Speaker #1
mais en tout cas t'as une petite boutique que tu fais à la maison, il y en a dans tous les cas, tu vois c'est peau de confiture mais je sais que quand je suis passée cet été, il y avait aussi d'autres choses, il n'y avait pas que de la confiture.
- Speaker #0
Ouais il y a une mini, une micro boutique même on pourrait dire, l'idée c'est d'avoir une petite partie épicerie sèche pour voilà offrir etc, elle est dans le petit coin de l'atelier quand on vient récupérer le gâteau. Elle est en phase de développement et il y a le fameux praliné sarrazin qui est à l'intérieur de la bûche. Il y a du caramel au beurre salé, des sablés bretons, des confitures. Et ça, c'est une mini boutique qui n'est pas du tout figée. Elle se fera avec ce que j'ai envie de faire à l'instant T. Et elle évoluera en fonction des envies des personnes aussi.
- Speaker #1
Et c'est vraiment ce lien que tu as assez, on va dire... direct, c'est quasiment personnel aussi avec les clients que tu peux avoir tout à l'heure tu me parlais de tes voisins qui te fournissent aussi les pots les contenants dans lesquels tu mets tes confitures en fait tu as tout créé un écosystème assez rapidement finalement dans cette ville de Lorient et si on revient justement sur cette idée de zéro déchet, donc il y a le contenant et tout à l'heure tu parlais aussi du fruit en tout cas que tu utilisais est-ce que tu pourrais nous parler peut-être de quelque chose que tout le monde jette ? Et que toi, tu réutilises ou tu as trouvé ?
- Speaker #0
Dans le fruit, je dirais les épluchures. Les épluchures, c'est de l'or, c'est génial. Aussi bien, alors la plupart des épluchures, là je pense à la confiture de pêche. J'ai gardé du coup toutes les pots de pêche de vigne que j'ai fait sécher et qui peuvent se réutiliser en infusion, en tisane, mais qui peuvent aussi se mixer pour en faire une poudre qu'on vient mettre sur les gâteaux. Et ça, c'est fantastique. parce que du coup, c'est complètement déshydraté. Donc, c'est concentré en goût. Et donc, ça fait un goût, mais démultiplié. C'est assez dingue, quoi. Toutes les framboises un peu flappies de la fin d'année, là, à récupérer, à faire sécher. Mais c'est des framboises qui ont un goût de dingue. Après, avec les pépins, les noyaux, on peut en faire des petites liqueurs, des petits trucs un peu fun.
- Speaker #1
Et c'est quoi ? Peut-être la recette que tu as dans le coin de la tête ou peut-être un projet que tu as dans le coin de la tête que tu as vraiment envie d'aboutir.
- Speaker #0
En zéro déchet ?
- Speaker #1
En zéro déchet, par exemple, oui.
- Speaker #0
Alors ça, c'est un objectif, mais il va falloir que j'aille voir les copains pâtissiers. Mais j'aimerais bien, d'année en année, j'essaie de récupérer tous les noyaux de cerise pour en faire une énorme bouillotte. Voilà, on peut appeler ça du zéro déchet.
- Speaker #1
C'est la bouillotte avec pour tout ou c'est juste pour...
- Speaker #0
Ouais, à qui l'aura.
- Speaker #1
Donc avis à tout le monde si vous avez des noyaux de cerises qui traînent à la maison. Gardez-les. Juste gardez-les.
- Speaker #0
Faites-moi signe.
- Speaker #1
C'est vrai. Et par rapport à Lorient justement, tu parlais tout à l'heure de ces formations que quand la journée se termine à la cuisine, vous partez à la plage. Toi qui viens de Cholet où la mer est un peu plus loin quand même. Qu'est-ce que t'apporte peut-être cette vie au bord de l'océan ?
- Speaker #0
Les gens sont tellement gentils. C'est paisible comme ville. C'est ressourçant. C'est vraiment une autre philosophie de vie. Après, je suis revenue ici en débarquant de Paris. Forcément, le choc, c'est à peine la même chose. Mais c'est plus calme, plus posé. Et on a d'autres produits aussi. Tout ce qui est autour de la mer, la salicorne, on a plein de produits salés. que je n'ai pas encore eu l'occasion de tester, mais qui ne devrait pas tarder. Plein d'autres produits à expérimenter.
- Speaker #1
Tout à l'heure, tu parlais aussi des autres artisans qui sont dans la région. Tu parlais d'un chocolatier très célèbre. Je pense que tout le monde le connaît à l'armoire. Ou plutôt à l'armoire ou à la plomberie ? À la plomberie. Tu fais cette collaboration avec lui. Comment tu entretiens ces liens avec différents artisans qui sont dans le milieu ? De la pâtisserie ou en tout cas du bien manger, on va dire ça.
- Speaker #0
Comment je l'entretiens ? En fait, il se trouve qu'ils sont fantastiques et ils peuvent m'aider souvent. Beaucoup me dépanner parce que du coup, je suis dans mon appartement et il me manque souvent du matos, des caisses de stockage, du matériel, des barnum quand je fais des marchés. Et je pense aussi à Mathilde, les frishtines Mathilde, qui est traiteur. On se dépanne. Enfin, ils me dépannent plus que je les dépanne.
- Speaker #1
Ça viendra, ça viendra.
- Speaker #0
Mais c'est comme ça que j'arrive à aussi rencontrer des gens en demandant, en faisant des événements, etc.
- Speaker #1
Quelle vision tu as pour Anaïs Montas en termes de pâtisserie ou peut-être au-delà de la pâtisserie, qu'est-ce que tu aimerais ? Je ne sais pas si on peut dire le terme accomplir, mais quelle est ta vision pour ce que tu fais, ce que tu proposes ? Je crois qu'il y a des retraites, je crois que vous partez au Maroc, il y a plein de choses qui se préparent. Et je trouve ça vraiment trop chouette. Et tu disais tout à l'heure que tu ne fermes aucune porte, et ça c'est fantastique. Et je pense que c'est vraiment quelque chose qu'on peut dire à toutes les personnes qui créent, qui veulent développer leur activité, c'est finalement de ne jamais rien fermer comme porte. Mais toi, ta vision en termes de zéro déchet, en termes de lien ? Avec la communauté autour, qu'est-ce que tu as, qu'est-ce que tu voudrais, quel serait ton rêve ultime ?
- Speaker #0
Waouh, mais plein de trucs ! Attends, je réfléchis. Faire prendre conscience aux gens qu'on peut travailler avec de super bons produits et il n'y a pas besoin d'aller très loin pour en trouver. Et que c'est vraiment primordial pour moi de voir comment c'est fait. On utilise du lait. Au niveau de tout ce qui est agricole, comment c'est fait derrière, quelles sont les valeurs qui sont derrière à la ferme, directement à la vache. Et après, faire plein de retraites, ce serait un sacré rêve qu'elles se remplissent toutes seules.
- Speaker #1
Remplissez-les toutes seules !
- Speaker #0
Ce serait vraiment génial. Mais oui, de faire une petite fourmilière de personnes qui passent le pied de la porte et qui en ressortent avec des petites valeurs en plus. Et une vision de voir les choses un peu différentes. Ça, ce serait un bel accomplissement, je pense.
- Speaker #1
Et lorsque tu n'es pas chez toi dans l'atelier, où est-ce qu'on peut te croiser ? À la plage ? Ou tu fais du vélo ?
- Speaker #0
Où est-ce qu'on peut me croiser ? En vélo. On peut me croiser... Je danse beaucoup. J'adore faire du trad. On peut me croiser un peu partout. Tous les trucs où il y a de la fête et les petites activités manuelles. On peut me croiser chez Coco, à Lorient. Le super restaurant. vegan et végétarien. On peut me croiser un peu partout.
- Speaker #1
Très bien. Tu as pris ta voie assez tôt finalement en troisième. C'est une chance parce qu'il y a des personnes pour qui ce n'est pas toujours simple. Est-ce que tu as eu peut-être des moments de doute ?
- Speaker #0
En fait, des fois, je réfléchis beaucoup, mais des fois, je ne réfléchis pas du tout. Je n'ai pas trop douté. Alors si, bien sûr, on se pose des questions. Est-ce que ça va marcher ? où est-ce qu'on va ? Mais quand j'ai une idée, je fonce tête baissée. C'est bien ou pas, mais en arrivant sur l'Orient, j'avais pas du tout... Pour moi, j'arrivais juste... J'avais fait ma petite carte de décembre et voilà, je vais où le vent me mène. Et ça va tellement vite que j'ai pas le temps de réfléchir. Donc c'est trop chouette. Mais bien sûr, on doute. Quand on a derrière les retours des personnes qui mangent des gâteaux qui sont trop chouettes, des superbes rencontres, ça ne peut qu'aller donner la force de faire plein de choses.
- Speaker #1
Et justement, pour toutes ces personnes qui doutent, qui ne savent pas trop quelle voie prendre, qu'est-ce que tu leur dirais ? Est-ce que tu as peut-être un conseil, un retour d'expérience, quelque chose que peut-être on t'a partagé comme mantra ou comme moto ?
- Speaker #0
Quand il y a un doute, il n'y a pas de doute. Et quand on sent qu'il faut y aller, on y va, on plonge.
- Speaker #1
On apprend à nager sur le tas et tout se passe plutôt bien. J'ai deux petites dernières questions que j'aime bien poser, qui sont en tout à fait adéquation avec le podcast, bien évidemment, et la communauté des femmes de l'Ouest. Pour toi, c'est quoi être justement une femme de l'Ouest ?
- Speaker #0
C'est essayer de faire bouger les choses à sa petite échelle ou à sa grande. Moi, c'est plutôt la petite. méthode. des petites graines dans la tête des gens à droite à gauche et montrer qu'il n'y a pas non plus besoin d'avoir un énorme truc, un énorme réseau, des grands bagages derrière et un grand projet énorme, mais que juste à petite échelle du moment qu'on a envie, on peut et qu'on est un peu sûr de soi ou pas, mais qu'on est sûr de ce qu'on a en tête en tout cas, on peut y arriver.
- Speaker #1
J'espère qu'on a toutes pris des notes. Il y a les... Et peut-être, continuons sur cette lancée des femmes. Est-ce qu'il y a peut-être des femmes qui t'ont inspirée, qui t'ont... Tout à l'heure, tu parlais de ta maman en introduction. Est-ce qu'il y a des personnes que tu as croisées, des figures peut-être féminines ? Parce qu'aussi dans la pâtisserie, c'est pas non plus...
- Speaker #0
Il n'y en a pas beaucoup.
- Speaker #1
Voilà, très répandu. Est-ce qu'il y a des femmes qui t'ont peut-être ouvert les yeux, éclairées sur le chemin et que tu aimerais peut-être remercier aujourd'hui ?
- Speaker #0
Eh bien, là, du coup, qui me vient en tête, je dirais Manon. de caféine. Quand je suis arrivée sur l'Orient, du coup, j'ai commencé avec un mi-temps pour ne pas être 100% sur mon activité. Et je m'étais dit, il faut que je trouve un petit emploi à côté pour commencer à connaître du monde, à faire mon petit réseau et aussi avoir un revenu. Manon, elle m'a dit, viens au café, tu fais ce que tu veux. Du moment qu'on a des choses à servir le midi. Et du coup, Manon, c'est une jeune entrepreneuse. qui aussi s'est lancée tout récemment. Elle est à peine plus âgée que moi, elle a 23 ans et elle mène très bien son bateau. Elle m'a un peu embarquée et lancée dans cette dynamique ici. Je dirais Manon. Et après, je dirais les rencontres qui se font ici dans le réseau petit à petit. Ce qui me fait que je suis avec toi aujourd'hui.
- Speaker #1
Il y a une question que je pose depuis le début du podcast, mais qu'est-ce que représente l'océan Atlantique pour toi ?
- Speaker #0
Et j'avais un peu réfléchi. Non, je l'ai dit un peu tout à l'heure, c'est une bouffée d'air frais et de création. Il y a un truc que j'adore faire en ce moment avec l'été, aller me mettre au pied d'un rocher et faire un petit coup d'aquarelle de la mer. Et elle change tout le temps, donc l'aquarelle, c'est jamais la même. Je dirais que c'est ça, du lâcher prise un peu. vaste étendue d'eau qui nous entoure voilà
- Speaker #1
Merci Anaïs Alors Anaïs, avant qu'on clôture la conversation est-ce que tu peux nous dire où est-ce qu'on peut te retrouver j'ai bien compris que Instagram était le canal privilégié,
- Speaker #0
mais est-ce que tu peux nous dire arrobaseanaïs.montas ouais c'est ça arrobaseanaïs.montas sur Instagram, pour l'instant il n'y a que ça il y a Facebook pour ceux qui n'ont pas Instagram et il y a un petit canal WhatsApp Pour ceux qui n'ont pas Instagram ni Facebook, et tout est à mon nom-prénom.
- Speaker #1
Et on peut y retrouver, j'imagine,
- Speaker #0
tout. Le contenu des formations, des retraites, les ateliers et tous les gâteaux. La carte des gâteaux qui change en fonction de, pas tous les mois, mais qui change en fonction des arrivages, des fruits que j'ai sous la main. Et les petites aventures, les testings au four solaire, toutes les petites choses qui s'y passent là-dessus.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on n'a pas parlé de ça, mais on aurait pu en parler un peu de cette expérience. Mais je crois que tu fais beaucoup d'expérimentations. J'imagine que la meilleure façon, c'est de pouvoir venir en formation avec toi et que tu nous fasses expérimenter plein plein de choses.
- Speaker #0
Exactement. C'est ça, c'est de venir à l'atelier, de partager un petit moment ensemble, que ce soit juste pour un gâteau ou pour un peu plus sur plusieurs jours pour ceux qui veulent aller plus loin.
- Speaker #1
Trop chouette, trop chouette. Merci beaucoup Anaïs pour ce moment. Et puis on mettra tout en description. On pourra retrouver toutes les informations à propos des recettes, des formations, des retraites et surtout des gâteaux, notamment au chocolat. Moi, je retiens à ne pas louper avant qu'il disparaisse de la carte.
- Speaker #0
Merci à toi. C'était trop bien.
- Speaker #1
Merci infiniment pour avoir pris le temps d'écouter cette conversation avec Anaïs. J'imagine que vous avez peut-être encore d'autres questions à lui poser. Alors, si vous la suivez sur les réseaux sociaux, n'hésitez pas à commenter. sous le post Instagram qui sera lié à cet épisode pour lui demander peut-être tous ses secrets. Et bien évidemment, n'hésitez pas à la rejoindre dans l'une de ses prochaines retraites. Et il se pourrait très bien qu'on vous annonce quelque chose prochainement, une collaboration entre les femmes de l'Ouest et Anaïs pour une retraite un peu spéciale cet hiver. Alors restez connectés. Et nous, on se retrouve dans quelques semaines pour une nouvelle conversation le long de notre littoral adoré. À très vite !