Speaker #0C'est très précis le moment où une femme cesse d'être simplement brillante, engagée ou alors audacieuse et qu'elle devient dangereuse. Elle ne devient pas dangereuse parce qu'elle attaque, elle ne devient pas dangereuse parce qu'elle se met à taper autour d'elle, ni parce qu'elle domine, mais elle devient dangereuse parce qu'elle refuse de se ratatiner, elle refuse de se riquiquiser, de se faire toute petite ou de se réduire pour rester acceptable. Et dans cet épisode, nous allons voir comment. Olympe s'y est prise pour garder sa cohérence, même si ça l'a fait déborder du cadre et donc que ça l'a fait devenir extrêmement dangereuse. Salut les filles d'Olympe, bienvenue dans votre podcast intime et politique. Les filles d'Olympe, c'est un espace pour les femmes qui pensent trop ou plutôt pour celles qui pensent autrement. C'est aussi une filiation symbolique avec Olympe de Gouges, celle qui a payé de sa vie le fait de rester debout et de parler à voix haute. Cette saison, je vous propose un fil rouge en trois mots. Arborécente, robuste et dangereuse. Une pensée multiple, une puissance qui dure, une parole qui dérange et qui déplace les lignes. Ici, on parle de nos histoires, on parle de création et de transmission, de ce qui freine et de ce qui nous libère. Je suis Florence Hugui, facilitatrice des impossibles, et je vous accompagne à regarder autrement ce que vous appelez blocage, doute ou limite. Et si tout cela, au fond, n'était que des histoires héritées, et des récits à transformer. Chères filles d'Olympe, allons ensemble allumer le feu ! Nous sommes donc arrivées au moment où Olympe est installée à Paris et elle va s'engager contre l'esclavage, j'en ai parlé dans l'épisode précédent. Et pour ça, elle va écrire un pamphlet, un pamphlet pré-révolutionnaire qui est plus très connu aujourd'hui et qu'elle intitule « Tenez-vous bien » . Réflexion sur les hommes négligents qui ont abandonné leurs femmes et leurs enfants au moyen d'extirper la mendicité et les mauvais mœurs. C'est un texte qui date de 1788, qui est donc préalable à sa déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, sur laquelle nous reviendrons dans le prochain épisode. Dans ce texte, elle dénonce l'abandon des familles par les hommes, qui fuient leur devoir paternel, d'ailleurs qu'ils soient mariés ou qu'ils ne le soient pas, plusieurs d'entre eux ont cette attitude-là. et elle propose aussi des réformes concrètes pour lutter contre la pauvreté et contre la délinquance. Alors elle publie ce texte en pleine crise économique, il faut quand même le dire, c'est l'hiver 1788-1789, et puis la situation n'est pas très brillante pour la population qui souffre passablement de cette crise. Donc ce texte, il va s'inscrire dans les combats qu'elle mène pour les femmes plutôt vulnérables, et puis les enfants, surtout les enfants illégitimes. Parce que ceux-là, ils souffrent encore plus que les autres. Et elle relie ça à la mendicité et à ce qu'elle appelle les mauvais mœurs, c'est-à-dire toutes les difficultés qui s'en suivent quand il n'y a plus aucune source économique qui arrive dans un foyer. Il se passe quoi ? Il se passe que les femmes sortent et vont sur le trottoir, vont se prostituer parce que ça devient leur seul moyen de subsistance, très souvent. Olympe, déjà à ce moment-là, elle prône un partage des richesses. Elle prône aussi l'accès des femmes aux emplois publics. Et une reconnaissance légale de ce qu'elle appelle les enfants naturels, c'est-à-dire ces fameux enfants illégitimes qui ont tellement de peine à être reconnus dans cette société. C'est des idées tout à fait pionnières qui vont donner le « là » , qui vont donner le « ton » aussi pour sa déclaration des droits de la femme et de la citoyenne qu'elle publiera en 1791. Donc on n'y est pas encore tout à fait. Mais elle ne va pas s'arrêter à cette seule cause. Elle va aussi plonger dans des combats. qui permettent de transformer la vie des femmes parce qu'elle a repéré plein de choses extrêmement inégalitaires dans cette société et elle a envie de faire dépasser ces freins et ces limites qui sont posées à la vie des femmes. Donc elle ne se contente pas de réclamer l'égalité politique en fait. Elle s'attaque par exemple au mariage qu'elle considère comme totalement patriarcal et qu'elle va décrire comme le tombeau de la confiance et de l'amour. C'est vous dire à quel point elle n'aime pas ça et d'ailleurs vous vous souvenez, elle avait refusé. d'épouser son amant parce qu'elle souhaitait garder sa liberté. Elle défend aussi le droit au divorce. Le droit au divorce sera finalement accepté par l'Assemblée législative en 1792, mais à ce moment-là, ce n'est pas encore le cas. Et donc, Olympe, c'est une des premières qui va venir défendre ce fameux droit au divorce. Et elle va militer aussi pour la suppression du mariage religieux au profit d'un contrat civil, plutôt égalitaire, en tout cas plus égalitaire que le mariage tel qu'il est conçu. tel qu'il est considéré à cette époque-là. Elle imagine en fait une sorte de contrat social de l'homme et de la femme, donc des espèces de vrais contrats en fait, qui lieraient un homme et une femme. Et c'est intéressant parce que nous avons voté hier en Suisse sur l'imposition individuelle et plus une imposition commune dans les couples. Ça fait 40 ans que le Parlement et que le monde politique essayent de trouver des solutions à ce problème. Et ça rend les choses beaucoup plus égalitaires. Donc, vous voyez, on est dans des choses qui se passent avant la Révolution française avec Olympe de Gouges et qui, finalement, trouvent des échos dans notre société de 2026, avec des votations aujourd'hui en Suisse qui vont permettre d'avoir enfin une imposition individuelle pour les femmes comme pour les hommes, ce qui va être beaucoup plus juste, beaucoup plus égalitaire que quand on met ensemble deux salaires qui font payer plus d'impôts aux couples mariés qu'aux couples concubins, par exemple. Donc elle aimerait que ce contrat social entre l'homme et la femme, il soit révocable. Ben oui, ce serait tellement bien qu'on n'ait plus besoin de passer par des divorces, mais qu'on puisse simplement se séparer au moment où ça ne va plus. Que ces contrats soient fondés aussi sur la réciprocité des droits, mais aussi des devoirs, qu'il y ait les mêmes engagements de part et d'autre dans un mariage, et pas qu'il y ait un engagement complètement genré, tel que c'était le cas à cette époque. Et elle aimerait bien qu'on s'occupe d'une réforme des héritages pour sceller ce... notamment que la loi exclue de ces fameux héritages. Et là, encore une fois, on pense aux enfants naturels. Si elle pense tant aux enfants naturels, dit les enfants illégitimes, c'est parce qu'elle en est une. Et elle sait ce que ça veut dire que de grandir sans avoir un père officiel ou alors un père qu'on nous a attribué mais qui n'est pas le vrai père et qui met énormément d'embûches dans la vie des personnes, dans la vie des femmes, encore peut-être plus que celle des hommes. En tout cas, elle, elle l'a vécu, elle l'a traversé dans sa propre existence et donc elle a envie de... remédier à cette problématique-là. C'est aussi pour ça, certainement, qu'elle s'y engage avec autant de vigueur. En fait, Olympe, c'est une vraie pionnière. Elle déplace les lignes du droit, elle déplace aussi les lignes de la morale et puis elle va intervenir aussi dans ce qu'on pourrait considérer comme l'économie domestique. Bref, si on résume, Olympe, elle commence de faire un peu peur. Bref, si on résume, Olympe, elle commence à devenir un peu... petit peu dangereuse, mais on aura l'occasion d'en reparler dans un instant. En fait, Olympe, elle ne pense pas à la femme, ce fameux truc vous savez, complètement essentialiste, qui dit que la femme serait comme ci ou comme ça. Elle ne pense pas à la femme comme concept. Elle le pense en fonction des femmes qu'elle a rencontrées, des femmes qui vivent autour d'elle, de celles qui sont confrontées aux difficultés sur lesquelles elle aimerait pouvoir agir. Et elle pense donc, évidemment, bien sûr aussi à sa propre vie. Elle regarde Toutes ces vies concrètes, par exemple, les femmes qui n'ont pas de fortune, celles qui sont noires ou qui sont métisses, les femmes qui ne sont pas mariées, les femmes seules, mais aussi les veuves, et puis les ouvrières, les femmes pauvres. Toutes ces catégories féminines qui sont défavorisées dans cette société et qui, finalement, ne sont pas très éloignées des sorcières de Mona Cholet, qui pointaient exactement le même genre de catégories. Elles pointaient les vieilles femmes, elles pointaient les célibataires et elles pointaient les nullipares. Trois catégories de femmes qui étaient assez mises au banc de la société à travers les siècles, et même dans le nôtre. Et donc, Olympe, elle ne fait pas quelque chose de très différent. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'on est toujours en 1788-89, c'est-à-dire bien avant l'invention de ce qu'on a appelé l'intersectionnalité. Toute cette théorie qui permet de relier le genre, la classe et la race, Et théorique, il a quand même été inventé seulement en 1989 par une juriste américaine qui s'appelle... Elle s'appelle Kimberly Crenshaw. Elle n'a pas le vocabulaire, mais elle a déjà exactement ses idées. C'est en fait la première féministe intersectionnelle de l'histoire, Olympe de Gouges. Elle va aussi s'intéresser à la condition de vie des prostituées. Et elle va les aborder directement pour comprendre comment ça se passe, sans avoir une volonté quelconque de les punir de quoi que ce soit. Ce n'est pas du tout son propos. Mais elle va plutôt plaider pour les réhabiliter, ou leur permettre d'avoir un autre travail si elles souhaitent avoir un autre travail. une protection sociale et puis des mesures de secours public. Et là encore, ce n'est pas très différent de ce qu'on fait aujourd'hui avec les prostituées. En Suisse, par exemple, elles bénéficient d'un contrat de travail et elles sont inscrites au registre du commerce. Et donc, ça permet d'avoir des travailleuses qui sont identifiées et qui peuvent aussi être protégées par un certain nombre de règles sociales. Olympe de Gauche, elle va aussi être extrêmement scandalisée par le taux de mortalité féminine. de mortalité maternelle, c'est-à-dire au moment de l'enfantement. Et elle va proposer la création de maternités spécialisées pour accueillir les femmes, les femmes enceintes, dans de bonnes conditions. Et pas dans des conditions d'hygiène déplorables ou dans des endroits où ce n'est pas du tout ok, où ce n'est pas du tout suffisamment sécure pour elles. Et bien sûr, quand elle plaide pour les questions d'hygiène, vous pouvez bien imaginer que tout le monde se fout de ça à l'époque. En tout cas, ce n'est pas une priorité. Mais Olympe de Gouges, elle a compris. que c'était un élément essentiel pour donner une part d'autonomie aux femmes et leur permettre de ne pas mourir en couche à tour de bras puisque la mortalité des mères à cette époque était absolument énorme. Elle va proposer de mettre en place des mesures pour les personnes qui sont au chômage, pour les personnes qui sont dans la misère. Elle va défendre la création d'ateliers nationaux et puis de foyers pour les pauvres. Et là encore, on est dans des idées incroyablement novatrices pour l'époque, en tout cas pas du tout suivies par la plupart des politiques qu'elle peut côtoyer. En fait, ce n'est pas seulement le fait qu'elle parle qui fait qu'elle va devenir dangereuse. C'est le fait qu'elle touche à des questions éminemment politiques. C'est les fondations de cette société hyper traditionnelle, et puis plus spécifiquement cette société pré-industrielle, qui est clairement patriarcale, je ne sais pas si vous en avez marre que je prononce ce mot, mais en même temps c'est tellement flagrant que c'est important de bien le préciser. On peut supporter une femme inspirante. On peut applaudir même une femme courageuse. On peut même célébrer. Une femme qui serait considérée comme exceptionnelle. Mais alors une femme qui remet en cause le mariage, qui remet en cause l'affiliation, la propriété, la représentation politique, une femme qui va même jusqu'à corriger quelque chose de l'ordre de l'architecture de la société, et notamment de la société patriarcale, elle, elle devient une vraie menace. Et c'est très clairement ce que Olympe de Gouges est en train de faire et de devenir. Parce qu'Olympe, elle ne demande pas du tout une place. Elle est en train de redessiner la maison. Et ça, ça ne va pas passer très facilement. Et ce n'est pas très éloigné non plus de ce qui se rejoue encore aujourd'hui. Parce que nous, on nous laisse parler tant qu'on témoigne. On nous écoute tant qu'on raconte. On nous applaudit parce qu'on inspire ce fameux terme. Mais dès qu'on parle d'argent, dès qu'on parle de pouvoir, dès qu'on parle de droit, d'héritage, de contrat, ça se passe quand même un peu moins bien. Parce qu'on va remettre en question quelque chose de l'ordre des structures. Et là, le ton change très clairement. Ce n'est pas que pour Olympe. À partir du moment où on souhaite remettre en question les structures de cette société, on va nous considérer comme radicales, comme excessives, comme agressives, certainement comme insupportables, parfois même comme hystériques. Je sais que j'ai déjà prononcé ces termes. On va être réduite à des insultes sexistes, pathologisantes même parfois, qui visent justement à nous renvoyer à cette fameuse place. Alors où est exactement cette place ? Il y a des choses qui ne peuvent plus se dire dans le politiquement correct de notre époque, mais elles se disent quand même et on sent bien que notre place, elle n'est en tout cas pas dans l'espace public à essayer de remettre en question ce fameux ordre établi patriarcal qui est encore à l'œuvre et qui n'est peut-être, et qui n'a peut-être pas vécu des jours aussi heureux depuis si longtemps, si on y regarde à deux fois. Et si Olympe vivait à notre époque, on la considérerait certainement au minimum comme une casse-pieds. ou alors d'une folle peut-être, et puis bien sûr d'une sale conne, je l'ai déjà dit. Non pas parce qu'elle était grossière, mais parce qu'elle refusait de rassurer. Elle refusait de faire tomber la pression, de faire tomber les peurs. Au contraire, ses attitudes, ses exigences, ses revendications n'étaient là que pour faire monter la pression, pour que les choses se bougent, pour que les choses puissent évoluer. Olympe, elle n'a jamais modulé sa pensée pour être aimable. Ce n'était pas du tout son style. Elle ne cherchait pas à être aimée, en vérité. Elle cherchait à être cohérente. Et c'est peut-être là une magnifique leçon pour nous. Peut-être que nous n'avons pas non plus à chercher à être aimée, mais être cohérente, c'est quand même très important et très probablement que ça apporte aussi beaucoup de robustesse. Mais plus une femme devient intérieurement robuste, et puis moins elle dépend du regard qui doit la valider. Et donc, si elle ne dépend pas de cette validation, elle devient franchement imprévisible pour un système qui fonctionne à la récompense ou à la sanction. Et c'est dans ce genre de système qu'on vit. Combien d'entre nous, à votre avis, ont déjà arrondi un propos pour éviter de se faire attaquer ? Combien auraient suradapté leur ton pour ne pas être qualifiés de trop radical, de trop sèche ou de trop problématique ? Trop agressive, je vous ajoutais. Combien ? On peut être préféré staire plutôt que d'être perçu comme des personnes difficiles. Combien ? Et à quel moment est-ce qu'on a commencé à nous lisser pour pouvoir survivre ? À quel moment est-ce qu'on a cru que la pédagogie devait toujours précéder la fermeté ? C'est quand la dernière fois qu'on a fait ça ? Et je dis « on » parce que je m'inclus. Je pourrais vous poser simplement la question à vous. C'est quand la dernière fois que vous vous êtes mis à hurler avant d'expliquer ? Ou alors est-ce que... La licitude nous a atteintes toutes jusqu'à un certain point pour ne pas trop faire entendre nos voix ou en tout cas essayer de composer avec les réalités dans lesquelles nous vivons. Et est-ce que c'est normal de composer ou est-ce que ça ne l'est pas ? Chacune d'entre nous aura peut-être une réponse différente à cette question, mais je crois qu'elle mérite certainement d'être posée. Devenir dangereuse, ça ne veut pas dire devenir violente, ça veut dire devenir claire, devenir explicite et parfois certainement tranchante. Ça suppose un travail parce qu'on a appris à être agréable, à être audible, à être capable de sociabilité. On nous a appris toutes ces choses-là. Et tout à coup, on nous dit non, non, il va falloir dire stop. Et ça, souvent, ce n'est pas évident. Parce que les petites filles ne sont pas socialisées tout à fait comme les petits garçons. Et que si on enseigne aux garçons à sortir du cadre, ce n'est pas ce qu'on fait avec les petites filles. Et donc nous, devenues des femmes, nous devons réapprendre à être capables de sortir de ce cadre. Et parfois, ça grince un peu aux entournures. Ce n'est pas simple. Ce n'est pas simple du tout. Même si on aimerait. C'est pour ça que j'ai créé des programmes de 10 jours. Les 10 jours, c'est des programmes qui peuvent s'étendre sur un peu plus longtemps, très sincèrement, mais ils sont là pour travailler notre légitimité, ou pour muscler notre boussole intérieure, ou alors pour sortir de la suradaptation à laquelle on doit faire face, même souvent de manière très inconsciente. C'est aussi des programmes de 10 jours pour clarifier un peu notre posture et voir où on a envie d'aller. C'est pas dans le but de devenir plus performante, pas du tout. Mais c'est peut-être dans le but de devenir plus cohérente et de nous aider à atteindre nos objectifs, nos envies, notre manière de vivre, celle qui nous convient au plus profond de nous, en étant soutenus par des programmes courts, mais des programmes qui peuvent avoir un vrai effet bénéfique sur nos choix et sur nos décisions. Et donc, bien sûr qu'avec ça, on va devenir, nous aussi, un peu plus dangereuse parce qu'un peu plus cohérente. Pour terminer, j'ai envie... de vous poser une question toute simple. Sur quel terrain vous seriez prête à devenir dangereuse ? Est-ce que ce terrain, ça pourrait être celui de votre temps, celui de votre argent, celui de votre corps, celui de votre travail, celui de votre désir ? Ou alors, ça concernerait votre engagement ? Qu'est-ce qui vous empêche aujourd'hui d'aller dans la direction de ce qui pourrait peut-être vous animer ? et vous mettre dans un état de dangerosité tout à fait intéressant pour cette société qui a besoin d'un peu de poil à gratter. La dangerosité dont il est question ici, vous l'avez compris, ça n'a rien de destructeur. C'est plutôt de la structure, justement, de la construction, de la reconstruction. La dangerosité en question, elle révèle les fissures de notre système, mais elle empêche aussi de nous permettre de retourner au silence, de faire comme si on n'avait pas vu, de faire comme si ça n'existait pas. Olympe, elle ne cherchait pas du tout la toute-puissance. Elle ne voulait pas dominer. Elle voulait juste qu'on puisse vivre dans une société égalitaire, dans une société un peu plus universelle et un peu plus cohérente. Et ça, ça a clairement suffi pour faire d'elle une grave menace. Et de ça, nous parlerons dans l'épisode suivant. Et je vous le rappelle, on ne naît pas libre, mais on peut le devenir. À coups de mots, à coups d'actes et à coups d'audaces. Et encore une fois, je crois qu'Olympe nous montre très clairement le chemin. Merci de m'avoir écoutée jusqu'au bout. Je vous donne rendez-vous pour l'épisode 4 de notre série sur Olympe très bientôt.