- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans le podcast Les Lois Naturelles. Je suis Camille Langlet, naturopathe et fondatrice de ce podcast. C'est en transformant mon hygiène de vie, et particulièrement mon alimentation, que j'ai découvert toute l'énergie dont mon corps disposait. J'ai ainsi compris à quel point notre corps peut être puissant lorsqu'on lui donne ce dont il a besoin. Cette révélation a changé ma vie, et c'est cette même transformation que je souhaite vous offrir. Ce podcast s'adresse à toutes celles et ceux qui sont prêts à reprendre leur santé en main, que vous soyez fatigué de vous sentir constamment épuisé, que vous cherchiez à améliorer votre bien-être, ou encore que vous souhaitiez offrir à vos enfants le meilleur départ possible dans la vie. À travers des épisodes en solo ou avec des invités experts, je vous montre comment la naturopathie peut vous aider à atteindre votre plein potentiel, tant sur le plan physique que sur tous les autres plans de l'être. Et comme je suis convaincue que les meilleures habitudes se cultivent dès le plus jeune âge, je dédie une partie de mon activité aux parents soucieux d'accompagner leurs enfants, de la petite enfance à l'adolescence, vers une vie saine et équilibrée. Si vous êtes prêt à transformer votre vie ou celle de vos enfants, vous êtes au bon endroit. Si vous aimez le podcast et que vous souhaitez soutenir les lois naturelles, n'oubliez pas de laisser un avis sur votre plateforme d'écoute, 5 étoiles de préférence ou un commentaire sur Apple Podcast. Cela m'aide énormément à faire découvrir la naturopathie au plus grand nombre. Bonne écoute ! Avant de plonger dans l'épisode de cette semaine, je vous partage un avis laissé par une auditrice sur YouTube. Il s'agit de l'avis de Joie et Bonheur. Très bon travail, merci pour vos informations. Merci beaucoup pour ce bel avis. Si vous appréciez ce que vous entendez, prenez quelques secondes. Pour laisser un commentaire ou un avis, c'est vraiment le meilleur moyen de soutenir le podcast et surtout de permettre au plus grand nombre de découvrir les bienfaits de la naturopathie. Je vous remercie infiniment. Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode des Lois naturelles. Notre monde est en pleine mutation depuis l'avènement d'Internet dans les années 2000. La période Covid constitue un nouveau tournant dans l'utilisation des technologies informatique et de communication. L'intelligence artificielle fait son entrée dans notre quotidien pour un usage toujours un peu plus présent. Et face à cette réalité, à l'heure où nous pouvons en un clic avoir accès à une immensité de connaissances qu'une vie entière ne permettrait pas d'acquérir, ou pour chacun de nos questionnements, un moteur de recherche est en capacité de nous fournir une multitude de propositions, de réponses, quelles plus-values apportent le thérapeute et en particulier le naturopathe ? Pour tenter de répondre à cette question ou du moins pour offrir quelques pistes de réflexion, je reçois aujourd'hui Aurélien qui est naturopathe formé au Cenatho. Bonjour Aurélien.
- Speaker #1
Bonjour Camille.
- Speaker #0
Merci pour ta présence au sein du podcast. Alors comme je le disais en introduction, on a pléthore d'informations qui sont disponibles sur le net. La naturopathie et l'hygiène de vie ne dérogent pas à cette règle évidemment. Et selon toi, qu'est-ce qu'une consultation avec un naturopathe est susceptible d'apporter en plus pour un consultant qui... Ce serait renseigner sur Internet sur plein de sujets, l'alimentation, la santé naturelle et tout ça. Et comment trouver un thérapeute qui nous correspond dans cet amas d'informations ?
- Speaker #1
Oui, alors vaste question. À mon sens, ça dépend comment on voit le métier de naturopathe. Je vais te faire une réponse volontairement provoquante. On pourrait dire que non, ça ne vaut plus le coup d'aller consulter un naturopathe aujourd'hui. Évidemment, je n'y en sais mon propos. On n'est pas là pour détruire le métier. Ce que je veux dire par là, c'est qu'un thérapeute aujourd'hui, un thérapeute ou naturopathe, a forcément moins de connaissances que l'ensemble des ressources qui sont à notre disposition maintenant. Trop nos recherches sur Google, maintenant en chat GPT, pour nos influenceurs préférés. La somme de ces connaissances, elle dépasse ce qu'un seul être humain, avec toutes ses parfaites imperfections, peut nous offrir. Mais en s'arrêtant là, en fait, ce serait une grossière erreur. de limiter la naturopathie et le naturopathe à une boîte à outils, à une banque d'informations, à un fournisseur de compléments alimentaires et d'huiles essentielles ou une liste d'aliments à proscrire. C'est un peu l'image qu'a le grand public, parfois, et même nos proches, la famille, les amis, ne font pas exception à ça. Un naturopathe ou une naturopathe bien formée, on s'entend, c'est beaucoup plus vaste, il y a beaucoup plus de choses à offrir que ça. Ce qui me semble... important de rappeler, c'est qu'on va chez un naturopathe pour ses compétences, certes, mais surtout pour sa capacité à faire de l'individualisation. Je pense que tu l'as déjà évoqué plein de fois dans tes précédents épisodes. C'est quand même l'un des seuls thérapeutes dans le paysage de la santé aujourd'hui qui va prendre une à deux heures de son temps pour poser des questions extrêmement détaillées qui vont de ce que tu manges au petit déjeuner, au stress que tu ressens dans ton travail, en passant par la couleur de ton caca, puis en faisant un petit détour par le deuil de ton père que tu n'as jamais fait, tout en te faisant peut-être un massage bien-être à la fin. Donc, C'est quand même lui qui va observer tes habitudes de vie, mais aussi ta morphologie, ta façon de t'exprimer, ton histoire personnelle, et d'en déduire, c'est ça qui est important, d'en déduire ce qui te convient le mieux maintenant, à toi et rien qu'à toi et à personne d'autre, à cet instant précis de ta vie. Moi j'aime bien comparer le naturopathe à un chercheur bienveillant, sans jugement, empathique, avec une oreille attentive. et qui va tenter d'aller dans la profondeur des mécanismes physiologiques, mais aussi psychologiques, énergétiques, émotionnels, pour te faire avancer. Ça, c'est la première chose. Après, on peut aussi aller y chercher un cadre, parce que c'est vrai que, comme tu dis, on a un savoir incroyable aujourd'hui disponible, donc c'est fantastique d'un certain côté, mais on est aussi nombreux à se sentir de plus en plus noyés sous cet amas d'informations, et ça peut venir poser un cadre. des limites à tout ça qu'on sent un petit peu perdu. Enfin, ce que j'aurais envie de rajouter, et ce sont au moins l'une des choses les plus essentielles, c'est qu'en fait, on va chercher un lien. Un lien d'un humain à un autre humain. Et cette relation entre une personne et son thérapeute, elle est essentielle pour avancer. Et on sait, ça s'appelle l'alliance thérapeutique, on sait que c'est peut-être même plus déterminant encore. que les compétences techniques qu'on va apporter aux clients. C'est une expérience, tout simplement.
- Speaker #0
Ce que tu dis, c'est qu'au-delà de la structure en termes de connaissances que va apporter le naturopathe, il y a vraiment une question de feeling, en fait, entre le consultant et son thérapeute. Complètement.
- Speaker #1
Le feeling, et puis je pense qu'on a une grosse responsabilité en tant que thérapeute, c'est de travailler notre savoir-être. Parce qu'avec l'avènement, justement, de... de ces nouvelles technologies, de l'intelligence artificielle, c'est, on en reparlera, mais c'est l'une des seules choses qui va nous rester. Et c'est fantastique, d'un certain côté, parce que ça va nous forcer à travailler ça. Je te rajouterai que les informations qu'on trouve sur Internet et les vulgarisateurs, donc c'est un formidable outil, à mon sens, de sensibilisation, pour mettre le pied à l'étrier, pour faire cette première connexion, on va dire, avec la responsabilité qu'on a vis-à-vis de notre santé, qu'on a souvent déléguée à autrui. Et ça sert de starter, en fait.
- Speaker #0
Ça permet de mettre le pied à l'étrier, en tout cas. C'est un premier point d'entrée vers la naturopathie, mais qui ne viendra pas remplacer le naturopathe.
- Speaker #1
À mon sens, non.
- Speaker #0
D'un point de vue plutôt du thérapeute, est-ce que tu penses que l'exercice de la profession, aujourd'hui, pourrait s'envisager différemment grâce à ces nouvelles technologies ? Je pense notamment à la consultation en visio qui se fait, mais aussi, pas que, puisque... t'en parler un petit peu, mais on voit quand même de plus en plus de naturopathes qui développent leur présence sur les réseaux sociaux. Il y en a beaucoup d'ailleurs qui pensent qu'en fait on ne peut pas se lancer sans avoir une présence en ligne via un site internet ou sur les réseaux sociaux, qui pensent que ces mêmes indispensables pourraient exister et puis se construire une clientèle, se faire connaître. Est-ce que tout ça, ça ne va pas venir se faire un petit peu au détriment d'un réseau de proximité ?
- Speaker #1
En ce qui concerne le réseau de proximité, je pense qu'on le délaisse complètement, en tout cas au lieu de réseau de proximité. proximité, je dirais notre environnement réel au sens large. Le véritable lien, il est en premier lieu ici. Et en fait, je dirais que c'est pas parce que les réseaux sociaux existent et que la société, ou je devrais dire peut-être plutôt les grandes sociétés capitalistes nous empressent de les utiliser, ces réseaux sociaux, qu'il faut les utiliser. C'est un outil comme un autre. Il y a une phrase qui dit « ne fais pas de l'argent ton dieu » . On pourrait dire ici « ne fais pas des réseaux sociaux ton dieu » ou « ne fais pas d'Internet » . « Mette-t'en Dieu, utilisons ces technologies si nous le souhaitons, si nous avons une affinité avec ça, mais utilisons ça avec un niveau de conscience le plus élevé possible et en mettant toujours cette technologie au service de ce pour quoi on a fait ce métier, c'est-à-dire aider son prochain. » Et je pense que c'est important de ne pas perdre cet objectif de vue.
- Speaker #0
C'est un outil et ça reste un outil, tout simplement.
- Speaker #1
Exactement. Après, c'est vrai qu'au niveau des thérapeutes, il y a des enjeux. Il y a quelque chose dont je n'arrête pas de me rappeler, c'est que quand on est dans le monde des startups, que j'ai beaucoup côtoyé il y a quelques années, On dit qu'un bon business, il se trouve dans une niche. C'est un espace où il n'y a pas encore de concurrents, mais où il y a potentiellement beaucoup de futurs clients. Aujourd'hui, les réseaux sociaux, ils sont complètement saturés. C'est-à-dire que tout le monde a délaissé la vraie vie. Mais en fait, la question que je me pose, c'est vraiment une réflexion, c'est est-ce que le vrai Eldorado, il n'est pas finalement à retourner à ce réseau de proximité ? Ça vaut ce que ça vaut, mais c'est intéressant d'y réfléchir. Je rajouterais quelque chose, c'est vrai qu'on a beaucoup... thérapeutes qui se sentent obligés d'utiliser les réseaux sociaux parce que c'est vrai qu'on est poussés vers ça, on est tous sur nos téléphones, j'ai envie de leur dire simplement cette question, est-ce que vous avez envie de mettre votre énergie là-dedans ? Entre quelqu'un qui a déjà une affinité incroyable pour ça, ça lui posera peut-être pas de problème, il fera des Instagram, il fera du Youtube, ou il construira un super site Internet, bon, très bien. Mais quelqu'un qui euh... à l'inverse, n'a aucune affinité avec ce monde-là. Est-ce que sa vraie force, elle n'est pas dans le fait d'aller parler à sa boulangère, son pharmacien, et puis de commencer à avoir des clients comme ça ? Simple interrogation, c'est qu'est-ce que j'ai envie de mettre comme énergie et où, à cet instant de ma vie ? Et ça peut changer, c'est ça aussi. Ce n'est pas figé. On peut très bien, pendant quelques mois, ne pas du tout avoir envie de toucher à ça, et puis un jour, on se dit tiens, allez, je vais essayer Instagram. Et puis ça marche ou ça marche pas. Et puis on rencontre quelqu'un qui va nous guider vers ça. Et puis on va arrêter. Et c'est pas grave, en fait. Le plus important, à mon sens, c'est vraiment de s'écouter soi-même et de se dire, mais qu'est-ce que j'ai vraiment envie, finalement ?
- Speaker #0
Je partage tout à fait ton point de vue. Et d'ailleurs, ça me fait penser à une naturopathe que je vais recevoir prochainement dans le podcast, qui, elle, est natureuse, je crois, depuis une dizaine d'années et qui communique pas du tout sur les réseaux, enfin très peu en... En tout cas, sur ce plan de son activité, elle est coach par ailleurs, donc elle communique plutôt sur le coaching. Et en fait, elle a construit toute sa clientèle avec le bouche à oreille et ça fonctionne très bien aujourd'hui. Elle n'a pas du tout, enfin très peu développé sa présence sur Internet. En tout cas, elle y consacre peu d'énergie. Donc, ce que tu dis est tout à fait vrai, je pense.
- Speaker #1
Oui, et tu vois, ce que tu me dis, ça me fait penser aussi au fait qu'en tant que client ou futur client, on peut se dire toute l'énergie que la personne a passée à développer sa présence sur les réseaux sociaux, à mettre à jour son site internet, c'est une énergie qu'elle n'a pas pu mettre ailleurs. Alors, ce n'est pas forcément vrai, mais des fois, j'ai tendance à me dire, peut-être que quelqu'un qui a un site tout pourri, qu'on trouve difficilement sur Google, peut-être qu'en fait, il consacre encore plus sa vie à la naturopathie, ne serait-ce que dans son propre quotidien, même s'il n'a pas beaucoup de clients. Faire attention aux artifices, tout simplement.
- Speaker #0
Donc, mon conseil, c'est d'expérimenter. Comme on le fait en naturopathie.
- Speaker #1
Ouais, expérimenter, exactement.
- Speaker #0
Expérimenter pour voir si ça nous parle.
- Speaker #1
Et tu sais, toi, alors peut-être que je me trompe, mais il me semble que tu, à la base, tu n'avais pas forcément envie de... Tu ne t'es pas dit, il faut absolument que je lance un podcast, il faut absolument que je fasse un compte Instagram associé, etc. C'est parti de, tiens, j'ai envie, j'écoute des podcasts, j'ai envie d'interviewer les gens, de... de transmettre ce que j'ai appris à travers d'épisodes. Et c'est ça qui t'a permis, cette motivation profonde, qui t'a permis de mettre en place les outils sur Internet pour servir, je dirais, ta vocation de base, ton élan de base. Et donc du coup, c'est plus un effort, ou en tout cas ça l'est moins, parce que ça vient servir quelque chose de plus grand. On en revient à cette fameuse question, qu'est-ce que j'ai vraiment envie de faire au fond de moi maintenant ? Et après, on met en place... des outils nécessaires, on teste, et puis on se casse la figure, on se relève, on teste autre chose, et puis voilà, et on avance.
- Speaker #0
On fait ses expériences et son chemin.
- Speaker #1
Exactement. Ce dont on n'a pas forcément conscience au début, quand on se lance, c'est qu'on va se faire un compte Instagram, mais en fait, il va falloir l'alimenter, et il va falloir l'alimenter très régulièrement. C'est la course, en fait. Moi, personnellement, c'est pour ça que j'ai travaillé dans ce milieu-là, et ça m'a mené à ma perte, parce qu'en fait, je n'avais pas les ressources, je n'avais pas envie, je n'avais pas Il faut être créatif, il faut être malin, il faut se casser la tête, tout simplement, pour se montrer. Et ce n'est pas évident, ce n'est vraiment pas évident, et on est comme pris dans un engrenage aussi. C'est pour ça que je maintiens le fait que, testez, si ça vous titille, testez-le, si ça ne vous titille pas, ne testez pas. Et puis ça ira très bien aussi.
- Speaker #0
Puis en plus, c'est complètement contradictoire avec les principes de la nature, parce que là, c'est toujours... plus à l'excès. Il n'y a pas l'équilibre qu'on peut rechercher, nous, en nature, dans l'hygiène de vie qu'on prône.
- Speaker #1
Complètement. On est à l'inverse. À l'inverse total de ce qu'on nous apprend.
- Speaker #0
Alors là, je trouve qu'on franchit un pas supplémentaire avec l'intelligence artificielle qui va s'inviter de plus en plus dans nos vies. On en parle d'ailleurs de plus en plus et certains peuvent s'inquiéter en disant qu'à terme, ça va finir par nous remplacer ou en tout cas remplacer certains métiers, certaines fonctions. Avant même de parler de l'impact que ça peut avoir sur notre profession de naturopathe, qu'est-ce que tu penses de cette montée de l'intelligence artificielle ? Et puis dans un deuxième temps, quelle est la place du thérapeute dans ce monde-là de demain, où l'intelligence artificielle sera encore plus présente ?
- Speaker #1
Sujet que j'adore aborder, parce que c'est vraiment un sujet sociétal, et qui va sûrement mener à des révolutions. Pour faire l'analogie avec les jeux vidéo, même si j'y joue jamais, l'intelligence artificielle, c'est un petit peu le boss final du capitalisme, au sens large. Vous direz... plutôt du paradigme matérialiste dans lequel on baigne. L'intelligence artificielle, au-delà d'être une technologie, c'est une promesse, c'est un narratif. C'est-à-dire que cette IA, ou AI, ce sera plus court à dire, l'IA, elle fait partie intégrante de l'élan transhumaniste, qui considère encore que l'être humain, c'est une simple machine biologique qui est imparfaite, et donc il est nécessaire de rajouter des couches technologiques pour... atteindre la perfection. Peut-être l'immortalité aussi, sait-on jamais. Pour le domaine de la santé, la promesse, c'est le soin dans la médecine. C'est-à-dire qu'on pourra soigner plus de gens grâce à ça. Moi, j'interprète ça comme les médecins humains ne sont pas assez bons. Ils ont besoin d'une couche supplémentaire pour guérir les malades. Donc ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'il ne faut pas oublier que l'AI, elle nous est présentée à nous, grand public, mais elle est faite par des méga compagnies. Et ces méga entreprises, elles ne sont pas là pour le bien du peuple en premier, elles sont là pour faire de l'argent. Donc l'AI, c'est un produit à vendre.
- Speaker #0
Pas de philanthropisme.
- Speaker #1
Bah non, en tout cas, pas en premier lieu. Après, dans le domaine militaire, l'IA, je ne suis pas dans les petits papiers, mais ça doit être la course à l'innovation, évidemment, parce que ça implique énormément de choses que nous, on ignore. Et c'est là d'ailleurs depuis bien plus longtemps que nous, que ChatGPT. Donc c'est un produit qu'il faut vendre. Et vu qu'il faut le vendre, il faut trouver un narratif. Le narratif, je trouve que c'est un petit peu fondé toujours sur la même chose, c'est la peur et l'urgence. C'est-à-dire qu'on nous dit l'intelligence artificielle va nous voler notre travail, elle est plus forte que nous, intellectuellement, et donc elle risque de nous faire disparaître. Donc, utilisez-la, parce que sinon, en gros, je simplifie évidemment, mais vous resterez sur la touche et vous mourrez, en gros. On est un peu dans cette idéologie-là. Mais si on met ça de côté... Je pense que l'IA, c'est un outil comme un autre. Exactement comme Internet, comme le téléphone. Ce n'est pas c'est bien ou c'est mal, ça dépend de ce qu'on en fait en fait. Tout simplement avec quel niveau de conscience on va l'utiliser. Pour faire une petite analogie, c'est l'invention du feu. Est-ce que c'est fait pour nous chauffer ou est-ce que c'est fait pour faire des incendies et nous immoler ? Est-ce que le feu est bien ou est-ce que le feu est mal ? Voilà, c'est qu'est-ce qu'on va en faire ? Le plus gros danger, à mon avis, et je ne suis pas le seul à me rendre compte, on est de plus en plus à s'en rendre compte. c'est que cette intelligence artificielle qui est créée par des grosses sociétés, disons que le privé se mêle de plus en plus au public, et donc aux décisions politiques et gouvernementales. Donc on est en droit de se demander est-ce que ce n'est pas un outil formidable aussi pour faire de la propagande de certaines idées ? On est dans un monde aujourd'hui qui est compliqué à ce niveau-là. On est beaucoup à se rendre compte de ça. Donc l'intelligence artificielle, ça peut aussi devenir pour certains, ne pas l'utiliser. ça devient presque un acte politique. Et c'est totalement compréhensible d'ailleurs. Il n'y a pas de bien ou de mal, c'est qu'est-ce qu'on va en faire ? C'est vraiment ça la vraie question. Comment on va l'utiliser ?
- Speaker #0
Ce que tu dis, c'est ne pas avoir de jugement de valeur en tout cas. C'est un outil comme un autre, mais potentiellement c'est un outil qu'il pourrait utiliser à des fins de manipulation.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais justement, est-ce que... que, parce que tu disais de ne pas l'utiliser est un acte politique. Est-ce que l'idée aussi, c'est pas quand même d'avoir une certaine connaissance de cet outil pour savoir de quoi il est capable et mieux le maîtriser, tu vois ?
- Speaker #1
Complètement. C'est marrant que tu me dises ça parce que il y a une citation dans un livre bien connu qui s'appelle L'art de la guerre, qui dit quelque chose comme connais ton ennemi et connais-toi toi-même et sans bataille, nous ne te mettrons jamais en péril, quelque chose comme ça. C'est un peu ça. C'est que si on considère que l'intelligence artificielle est un ennemi potentiel, eh bien, infiltrons-le, comprenons-le, essayons, si on en a les ressources, évidemment, pour pouvoir mieux, on va dire, gagner la bataille par la suite. Et puis après, on est humain aussi, donc on est imparfait. Qui aujourd'hui fait tout parfaitement ? Qui aujourd'hui va trier ses déchets parfaitement ? Ne faire aucune commande Amazon ? Aujourd'hui, on peut utiliser l'intelligence artificielle, on peut utiliser ChatGPT, mais en fait, à quel niveau de conscience on va l'utiliser ? C'est avoir conscience que c'est un produit qui est fait par une grande société qui potentiellement est en train de piquer toutes mes données, mais en même temps, ça m'aide sur ça et sur ça, donc j'ai conscience des enjeux. Après, à chacun de décider où on met la limite.
- Speaker #0
La question que je me pose aussi, c'est que pour un thérapeute, un naturopathe, qui aurait une présence un peu sur les réseaux sociaux, qui utiliserait l'IA au service de son activité pour gagner du temps et développer plus son activité, face à un naturopathe qui ne maîtriserait pas du tout ses outils, est-ce qu'il n'y aurait pas justement un déséquilibre ? Est-ce que ça ne viendrait pas pénaliser ? comme une espèce de concurrence déloyale.
- Speaker #1
À première vue, oui, le naturopathe qui utilise l'intelligence artificielle sera meilleur, pour plein de raisons. Mais est-ce qu'il aura le savoir-être ? Est-ce que le fait qu'il utilise, jusqu'à quel point il va utiliser cette intelligence artificielle dans son métier de tous les jours, la place qu'il va donner à ça, c'est une place qu'il ne pourra pas forcément donner à travailler autre chose.
- Speaker #0
Ses qualités de présence.
- Speaker #1
Exactement. exactement, et on y reviendra juste après, à mon sens, c'est ça, en fait. C'est là la clé. C'est pour ça que il ne faut pas avoir peur de ça, c'est que notre qualité d'écoute, notre qualité d'empathie, nos intuitions, tout ça, en fait, c'est quelque chose que l'aïe, je le détaillerai après, si tu veux bien, mais elle a peu de chance d'aller sur ce terrain-là, même si elle nous le fait croire. Même si elle va nous le faire croire. Et on va nous le faire croire. Voilà ce que je pourrais te répondre. Et puis après, c'est pas tout noir, tout blanc. On peut très bien, encore une fois, se dire « je l'utilise un petit peu pour ces raisons-là, mais je n'en fais pas, je n'en fais pas, mon Dieu » . À mon sens, l'intelligence artificielle, elle va représenter une formidable leçon, bien que très douloureuse, attention, pour notre société occidentale. Je vais m'expliquer. Pour imager ça, je vais utiliser la théorie du cerveau droit et cerveau gauche pour clarifier un peu. C'est excessif comme simplification, mais ça permet de mieux comprendre. Pour rappel, on dit que le cerveau gauche, c'est le cerveau de la logique, globalement, de l'analyse, du raisonnement, des mathématiques, du détail, etc. Le cerveau droit, lui, c'est le cerveau de l'imagination, c'est le cerveau de la créativité, de l'artistique, de l'émotion, de l'intuition, de la perception globale des choses. L'IA, elle fonctionne comme un gigantesque cerveau gauche, et non comme un cerveau droit. L'IA, en fait, elle est déjà bien plus forte que nous sur cette partie logique. et analytique. Si on regarde un petit peu les métiers aujourd'hui qui sont valorisés dans notre société, c'est beaucoup des métiers de l'analytique et de la logique. Ça va être les ingénieurs, les informaticiens, les chirurgiens. C'est des métiers du détail, c'est des métiers de la précision, de la logique pure. Alors c'est très bien, on va dire qu'aujourd'hui, en simplifiant beaucoup, c'est le cerveau gauche qui est le plus rémunérateur dans notre société. Par contre, les métiers, disons plus cerveau droit, le domaine artistique, le social, les métiers de service, toutes ces choses-là, ce ne sont pas les métiers les plus rémunérateurs. Et donc, pour faire le focus sur les métiers de la santé, on a depuis longtemps négligé les médecines traditionnelles des autres continents, qui sont empiriques, holistiques, et qui considèrent plus l'être humain dans sa globalité. Et la naturopathie d'ailleurs, celle qu'on a apprise, holistique, elle s'inscrit dans cette philosophie-là. En Occident, on s'est moqué de ces approches, on se croyait plus développé et avancé. Et donc on a développé cette médecine froide, certes très efficace. Attention, je ne suis pas en train de dire que c'est mal, la médecine d'urgence elle est incroyable. Mais simplement, n'oublions pas d'où on part et ne tombons pas dans l'arrogance. Et en fait, l'outil comme l'intelligence artificielle, c'est l'apogée de cette arrogance et de cette froideur. Et donc, je trouve ça vraiment drôle que l'IA soit en train de prendre en charge toute cette partie de notre intellect, qui disons, remplace notre cerveau gauche en quelque sorte. qui prédomine dans notre société. Et donc du coup, qu'est-ce que ça fait ? Eh bien, on s'inquiète, on se dit, mais qu'est-ce qui va nous rester ? Qui on est en fait ? Vu qu'on a utilisé cette partie-là de notre cerveau depuis des dizaines et des dizaines d'années. Donc c'est la panique totale. Mais j'ai envie de te dire, est-ce que les peuples d'Amazonie qui se soignent avec l'énergie de la Terre et du ciel, est-ce qu'ils se posent la question ? Pas du tout. Non,
- Speaker #0
je crois pas,
- Speaker #1
non. Donc en fait, ce qui va nous rester... quand l'IA sera de plus en plus développée, c'est justement notre cerveau droit. Et c'est celui qu'on a complètement laissé de côté, en fait. C'est précisément ce que l'IA ne sait pas faire et ne saura, à mon sens, jamais faire. C'est-à-dire qu'elle tentera de s'en approcher. On nous fera croire qu'elle sait le faire parce qu'elle va être très fine, de plus en plus fine dans ses réflexions. Mais en fait, c'est impossible. Je dirais que le plus important de notre challenge au niveau de l'humanité, en tant que thérapeute, mais au niveau de l'humanité au sens large, c'est de nous ressensibiliser, de nous remettre au goût du jour avec cette... partie-là de nous, cette partie sensible.
- Speaker #0
C'est une invitation finalement à revenir à ses émotions, à s'intérioriser, à se reconnecter aux autres, à son ressenti, ses intuitions, c'est ça que tu nous dis en fait.
- Speaker #1
Exactement. Ça va nous forcer d'une certaine manière à retrouver cette partie-là de nous qu'on a bien trop longtemps négligé et oublié.
- Speaker #0
Pour faire le lien avec le thérapeute, c'est là du coup ce qu'on va venir chercher encore une fois, la présence à l'autre, sa qualité d'écoute, le lien humain.
- Speaker #1
Exactement, au niveau de la santé, c'est ce qu'on perd de plus en plus. Nous, en tant que thérapeute qui est encore en marge du système de santé classique, on a une énorme carte à jouer. Avec un peu de provocation, je dirais presque que c'est une chance en fait. Parce qu'on n'est pas pressé comme un citron par ce système technocratique qu'on voit avancer de plus en plus et qui va vers une médecine où tout est sur ordinateur, tout est algorithme. Et d'ailleurs, les médecins sont les premiers à en souffrir. Quand tu discutes avec eux, c'est une catastrophe. Ils n'ont plus le temps d'ausculter, ils sont la tête dans leur ordinateur. D'ailleurs, je ne sais pas si toi tu le vois, mais je constate qu'il y a de plus en plus de médecins qui se déconventionnent du système de santé classique parce qu'ils ne sont pas d'accord avec tout ça. Ces avancées technologiques tuent la médecine. Vraiment, en tout cas, tuent la médecine de lien.
- Speaker #0
Que ce soit le corps médical et même le corps paramédical, toutes les professions qui exercent à l'hôpital, mais aussi dans des établissements comme des maisons de retraite, on voit bien que le personnel n'a plus le temps de s'occuper. des malades. Plus les années passent, pire c'est, tout corps de métier confondu, des sages-femmes, aux infirmières, aux aides-soignants, et il y a un moment où ils supportent plus ces situations, où ils finissent soit par quitter leur poste pour faire autre chose, soit par rester un peu contraintes et forcées, et forcément la qualité de leur présence à l'autre s'en ressent largement.
- Speaker #1
Oui complètement. C'est là où nous, naturopathes ou thérapeutes, disons alternatifs au sens large on va dire, On a ces anamnèses, donc ces questionnaires poussés avec le client, qui durent en général entre une et deux heures. Aujourd'hui,
- Speaker #0
qui a encore le temps de faire ça dans le système de santé ? Personne.
- Speaker #1
Cette anamnèse poussée, ce temps qu'on dédie aux clients, parce qu'on n'a pas le droit de dire patients, c'est, je trouve, comme une réponse à la médecine algorithmique qu'on veut nous imposer en fait. Parce que c'est vraiment un retour à cette médecine du lien, de la relation, de la patience, de l'écoute, enfin, on est complètement là-dedans. On se plaint beaucoup, tu sais, nous, naturopathes, de ne pas être reconnus. Et bien sûr, par plein de côtés, c'est problématique, notamment au niveau des formations. Un naturopathe formé en un week-end pourra mettre sa plaque autant qu'un naturopathe qui est formé en trois ans. Donc, ça pose vraiment des vraies questions. Mais d'un autre côté, on a une petite carte à jouer à ce niveau-là.
- Speaker #0
Juste avant d'enregistrer notre épisode, je suis tombée sur une publicité pour une formation de naturopathe à 49 euros. Donc je me demande bien ce qu'on peut apprendre avec une formation à 49 euros. Encore une fois, tu vois, on en vient à la responsabilisation. Je trouve que c'est vraiment le sujet de notre époque. Et en tant que consultant patient, on doit se responsabiliser aussi et se renseigner sur les thérapeutes qu'on consulte, se renseigner sur leur formation, qui ils sont, et pas aller un peu les yeux fermés voir n'importe qui. Parce que je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis, dans le sens où l'absence de reconnaissance de la profession de naturopathe, si elle peut être préjudiciable, elle a aussi certains avantages. Et dans ces avantages, il y a la liberté.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Ce n'est pas un avantage négligeable. Pour peu qu'on soit sérieux, aujourd'hui, on a une liberté dans les statuts. On a la possibilité de faire la promotion de la naturopathie, ce qui n'est pas le cas pour les professions libérales. La majorité des professions libérales n'ont pas le droit. On a une liberté sur notre statut, la façon dont on peut l'exercer. Si demain, on vient à être régi par un ordre, comme le sont beaucoup de professions libérales, qu'est-ce que cet ordre viendra nous imposer ? Je pense qu'il y a beaucoup d'inconnus, et en creusant, cette liberté est quand même intéressante. Ce n'est pas juste une façon de voir les choses positives, je pense que c'est quand même une réalité.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
On n'est pas enfermé dans un statut, si c'est pour arriver à... à ce qu'on nous impose nos conditions de travail, c'est pas du tout l'idée et c'est pas ce pourquoi on fait de la naturopathie. Donc je pense que comme tu le dis, cette liberté, c'est une vraie carte à jouer et il faut en profiter sans en abuser. Attention ! et se prétendre naturopathe après avoir acheté une formation à 49 euros.
- Speaker #1
Oui, tu sais, ce qu'on a aussi grâce à la naturopathie et qu'on nous a beaucoup appris au Sénato, parce que c'est de plus en plus négligé, c'est les techniques manuelles. C'est les massages, c'est l'acupression, c'est l'auriculothérapie, toutes ces choses-là, on a insisté dans notre formation beaucoup là-dessus, en nous disant ne perdez pas ça. Et on est dans une société où le toucher Merci. Il était déjà tabou. Depuis l'époque Covid, c'est encore pire. On ne se fait plus la bise, on ne se serre plus la main. C'est aussi se toucher d'humain à humain. C'est le lien, c'est la connexion de cœur à cœur avec autrui. Et ça aussi, c'est une mission qu'on a que de garder ça.
- Speaker #0
Oui, et ça, ça ne sera jamais remplacé par n'importe quelle intelligence artificielle.
- Speaker #1
Non, non, ça fait paniquer au début, mais n'ayons pas peur en fait. N'ayons pas peur parce qu'il y a plein de choses qui vont nous rester et ce seront... des choses qu'on a laissé dormir et qu'on va retrouver, qu'on va redécouvrir. C'est un vrai challenge pour l'humanité. Je pense sincèrement que l'IA ne remplacera pas l'humain, et c'est simplement une histoire de conscience. Et ce mot, il est très important. La première chose, c'est qu'on a longtemps pensé que la conscience, c'était le pur produit du cerveau. C'est une idée qui provient du paradigme matérialiste, dans lequel on a évolué depuis longtemps. Aujourd'hui, grâce à des chercheurs en physique indépendants, je le précise, et qui ne sont pas emprisonnés dans le paradigme matérialiste, qui doutent de tout, qui remettent en question les choses, on sait maintenant que la conscience serait non locale. Ça veut tout simplement dire qu'elle ne serait pas le produit du cerveau. La conscience est connectée à l'activité cérébrale, mais ça ne signifie pas qu'elle est créée par le cerveau. Pour imager la chose, dire que la conscience est dans le cerveau, ça reviendrait à dire que l'orchestre qui joue de la musique est dans la radio. Tu vois, ça n'a plus vraiment de sens aujourd'hui. Et en fait, le cerveau, il ne servirait que d'ordinateur pour réceptionner et analyser les informations qui viennent de la conscience. Mais alors, elle vient d'où cette conscience ? Tu vois, ça c'est une vraie question, une vaste question. Est-ce qu'elle est autour de nous ? Est-ce qu'elle est en nous ? Est-ce qu'elle est au ciel ? Dans quel espace elle évolue ? Bon, c'est une vaste question. Et c'est avec ce début, avec cette notion de conscience non locale finalement, qu'on peut commencer à faire une synergie entre la science et la spiritualité. Parce que si juste on prend cette nouvelle pour acquis, on peut comprendre tout un tas de choses que la science matérialiste a toujours mis de côté. Je pense aux états de conscience modifiés, aux expériences de mort imminente, les prémonitions, les synchronicités, la télépathie, peut-être la réincarnation, j'en sais rien. Rien que ce point-là, ça renverse tout un système de croyance. Donc ça, c'est le premier point. Et le deuxième point, c'est qu'il y a de nombreux physiciens encore aujourd'hui qui affirment que tout est énergie et que le futur serait déterminé par les vibrations que nous émettons. Donc, en fait, le futur immédiat serait le résultat de la causalité, comme on nous l'a toujours appris. Tu fais quelque chose, voici la répercussion. Alors que le futur, à plus long terme, il serait façonné par nos vibrations internes. Ça pourrait expliquer pourquoi la visualisation en psychologie est efficace. Tu visualises un objectif, tu émets des vibrations qui potentiellement influencent sa réalisation. Ce que je veux dire par là, c'est que nous serions des êtres qui sommes intimement liés au futur, parce qu'on peut potentiellement l'influencer. Alors évidemment, ce n'est pas aussi simple. Ce serait facile si on pensait quelque chose et que hop ! hop, une semaine après, ça se réaliserait. Mais bon, on est un peu dans cette idée-là quand même. Si on revient maintenant à l'intelligence artificielle, l'intelligence artificielle, c'est une machine qui est reliée uniquement au passé. C'est tout ce qu'on lui a donné à manger en termes de data qui fait son intelligence. Et c'est là où il y a encore une énorme différence. C'est que nous, nous serions intimement reliés au futur, même si on a un passé, évidemment. Mais l'intelligence artificielle, elle, est liée au passé. Et donc... l'enjeu encore, pour nous tous, c'est que plus la machine va évoluer, plus on va être obligé d'élever notre niveau de conscience, et je dirais à vibrer, en fait, à vibrer juste, encore quelque chose qui nous différencie de la machine.
- Speaker #0
Tu penses à Philippe Guillement, la physique de la conscience ?
- Speaker #1
Oui, notamment, c'est vrai qu'il vulgarise bien tout ça. Il faut écouter ce qu'il dit plusieurs fois, parce que c'est quand même pas facile à digérer. Quand il a commencé à parler de ça, de ces sujets-là, je me suis dit, mais oui, en fait. Il y a eu comme un eureka où les choses, tu dis, non mais attends, les soins à distance. Les synchronicités, ok, peut-être que ça existe, mais bon, la science telle qu'on la connaît n'est pas allée encore jusque-là. Et là, on a quelque chose qui commence à faire la connexion avec ça.
- Speaker #0
Je remercie beaucoup pour tout ce que tu viens de nous présenter et surtout cette analyse que tu nous livres qui est vraiment porteur d'espoir. Et si on avait des craintes face à l'IA, je pense qu'en t'écoutant, elles seront toutes envolées. Donc merci pour ce précieux échange et tout ce que tu viens de nous livrer.
- Speaker #1
Merci beaucoup de m'avoir invité, Camille. Merci.
- Speaker #0
Avec plaisir. À bientôt.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
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