- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans la première saison des Lois naturelles, le podcast de la naturopathie holistique. Je suis Camille Longlet, étudiante en dernière année de naturopathie au Sénato. et fondatrice de ce podcast. Chaque jeudi, je vous invite en solo ou au travers de témoignages inspirants à découvrir les trésors que recèle la naturopathie et comment, grâce à des techniques simples et pleines de bon sens, vous pouvez prendre soin de votre santé et de tout votre être chaque jour un peu plus. La santé sur tous les plans de l'être est à notre portée. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans le podcast Les Lois Naturelles. le plaisir de recevoir aujourd'hui Denis. Denis est un beau monsieur, au sourire sage et au regard bleu lumineux. Derrière ce regard lumineux se cache une maladie, la maladie de Parkinson. La maladie de Parkinson s'est déclarée alors que Denis avait 55 ans. À un âge encore plein de vitalité, l'annonce de la maladie est synonyme de perspectives sombres. Douleurs et tremblements, paralysie, traitement à vie, espérance de vie avec la maladie estimée à une dizaine d'années. Denis, ce n'est pas n'importe qui. Pour moi, c'est sûr, nous avons une relation particulière. Mais je ne vous en dis pas plus à ce stade pour ne pas biaiser votre écoute. Je vous le révélerai en fin d'épisode. Denis est un homme de principe. Il est de ces êtres qui marquent les esprits et les vies des personnes qu'il croise sur son chemin. Engagé contre l'injustice du plus profond de son cœur et depuis toujours, il a dédié une partie de sa vie à défendre les droits des travailleurs de tout horizon. Physicien de métier, syndicaliste aguerri et reconnu, militant politique, il a un parcours de vie hors normes. Et c'est avec le même engagement qu'il a affronté sa maladie, celle qui l'accompagne aujourd'hui depuis près de 17 ans. Ses années sont loin d'être un long fleuve tranquille. S'il a connu la lune de miel, vous savez, cette période de début de traitement où les symptômes sont maîtrisés grâce au traitement et où la maladie se fait oublier, il a aussi connu des déboires dans lesquels la mort était proche. Cette maladie, comme beaucoup, impacte aussi les proches. Mais comment fait-on face à l'annonce du diagnostic ? Denis a témoigné récemment dans un ouvrage intitulé « Vu de ma fenêtre » de sa vie avec la maladie. Bonjour Denis, merci d'avoir accepté mon invitation. Je sais que tu n'es pas avare de partage d'expérience et ton énergie est précieuse et pour cela je t'en remercie.
- Speaker #1
Bonjour Camille.
- Speaker #0
Avant même l'annonce de la maladie, quels ont été les premiers symptômes qui t'ont mis la puce à l'oreille et qui... qui t'ont amené à consulter et lesquelles t'ont fait sentir qu'il y avait un problème, une difficulté ?
- Speaker #1
Très précisément, j'étais sujet depuis de longues années aux crises de siastique. Et lors de l'été précédent, au rendez-vous avec le médecin, comme je pratiquais beaucoup le vélo, j'ai eu une tendinite à l'épaule gauche que personne n'est arrivé à atténuer ni à soigner. Donc là, je me suis dit, il faut... On ne va trop pas les cornes. Je suis allé voir un médecin, un hématologue, qui ne m'a pas parlé de la maladie de Parkinson, mais qui a confirmé qu'il y avait un problème neurologique. La tendinite, c'est quelque chose de douloureux et d'handicapant. Et un de mes collègues m'a dit, les crises osciatiques, c'est... il y a trop de signaux neurologiques. Je ne sais pas pourquoi ils s'y connaissaient. Ils ne parlaient pas de Parkinson. Et j'ai accompagné à la direction, j'étais au travail, un collègue qui était un ami aussi, qui avait la maladie de Parkinson. Et quand on est allé au rendez-vous, pour qu'il ait un aménagement d'horaire... de ce soir de travail, j'ai aperçu que je mettais ma main gauche de la même manière que lui. Là, ça m'a fait type. J'ai téléphoné, j'ai pris rendez-vous, j'ai eu rendez-vous très vite au neurologue de Palaisaux qui m'a annoncé que c'était le symptôme de la maladie de Parkinson. Le choc était terrible parce que lui, il m'a annoncé ça comme si c'était une grippe. Alors que moi, j'ai tout de suite compris que ma vie était en jeu, mais plus que ça. C'était pour moi un effondrement. Je lui ai dit d'y aller à la fin. La consultation était très rapide. Il m'a pas dit gros chose. Il m'a dit c'est ça, c'est curable. Donc là, t'es bordé pour la journée. Et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai écrit ce livre. Des témoignages. Parce qu'il faudrait pas beaucoup de choses qu'on améliore. la relation entre le malade et la maladie. Améliorer la relation entre le malade et la maladie, ça veut dire qu'il y a une relation particulière entre le médecin et le malade. Une relation de confiance. Mais pas en mesurant, quand on est médecin, qu'on a des connaissances que le patient n'a pas, le malade n'a pas. Qu'on a une place très importante et que ça ne sert à rien de dire. La maladie est incurable. C'est pas ça qu'il faut. Parce que ça, c'est une manière de se débarrasser du problème. Et donc, ça m'est apparu comme une forme de... On légitime le fait qu'on puisse pas te guérir. On te prévient tout de suite, vous allez venir. C'est une maladie grave, très grave, très lourde. Avec un traitement très lourd. Les médicaments, c'est les médicaments. pour le cerveau. Donc c'est très lourd. La dopamine, qui est le médicament unique, rien que celui-là qu'on a pour l'instant, ne guérit pas. Elle cherche à lutter contre les conséquences de la maladie.
- Speaker #0
Cette annonce, elle a été très brutale. Est-ce qu'il y a eu un parcours d'errance médicale ? Non, c'est intervenu quand même assez rapidement après les premiers symptômes que tu décrivais.
- Speaker #1
Oui, et puis je n'arrivais pas à me remettre de cette crise d'asiatique. Oui. Dans l'unité sciatique.
- Speaker #0
Tu sentais quand même qu'il y avait quelque chose qui clochait.
- Speaker #1
Oui, qui clochait, puisque je n'avais plus la maîtrise de ma jambe gauche. Parce que la maladie de Parkinson est une maladie... Quand tu es droitier, c'est la partie gauche de ton corps qui est touchée. Si tu es gaucher, c'est la partie droite. Donc la partie gauche, je commençais à avoir de plus en plus de mal. Des douleurs et du mal à... à piloter.
- Speaker #0
Tu évoques dans ton dernier livre l'annonce de la maladie et comment elle t'a tétanisé un jour plus vieux du mois de novembre. Mais à ce moment-là, on ne peut pas dire que tu étais vraiment en contact de la médecine naturelle. Qu'est-ce qui t'a poussé à aller voir autre chose en plus du traitement fait par la médecine conventionnelle ?
- Speaker #1
J'ai fait plusieurs médecins.
- Speaker #0
Plusieurs neurologues ?
- Speaker #1
On appelle ça du nomadisme. Un de mes thèmes me l'a reproché, d'ailleurs. Je lui ai dit, je suis nomade parce qu'on n'a pas trouvé de toit, on n'a pas trouvé d'auberge qui n'est pas accueillie, parce qu'il ne faudrait pas croire que les neurologues sont des ignorants. J'étais en opposition avec eux parce qu'ils ne répondaient pas à mes questions. Un de ceux que j'ai rencontré m'avait même dit, monsieur l'anglais... Chaque fois que je vous vois, vous me dites pourquoi, Moi, ça m'a choqué parce que je considère, si on ne cherche pas le pourquoi, même si on ne le trouve pas, on ne peut pas améliorer, même le quotidien. Pour moi, incurable, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas améliorer. Il n'y a jamais eu de discussion là-dessus. Par exemple, j'étais très étonné, on ne m'a jamais posé des questions sur ma vie, alors que la maladie, elle est personnelle. C'est la maladie de Parkinson. Tout le monde, mais chacun a une forme qui est le résultat de sa propre existence, de son propre expérience, de sa vie. Des chocs qu'il a reçus, psychologiques et physiques. C'était une frustration énorme, parce que quand on est gravement malade comme ça, on a envie de parler à quelqu'un qui s'y connaît un peu. Ça soulage. C'est comme quand on porte une valise. si tu as deux valises à porter et que tu arrives à placer une valise à un copain qui la porte, ça fait moins lourd. Au début, je me suis dit, il devrait y comprendre. Il devrait y comprendre, donc c'est pour ça qu'il ne répond pas. Mais ce n'est pas ça. Et c'est pour ça que je n'ai jamais renoncé. Je n'ai jamais renoncé à un objectif qui est toujours le mien. ne pas être assujetti à cette maladie, ne pas être soumis à cette maladie. Avoir toujours l'espoir de m'en débarrasser. Donc, de tout faire pour, et en même temps d'être osé aguer, parce que je savais, très rapidement, je me suis aperçu qu'il y avait des appels normes entre certaines lectures de scientifiques, biologistes... médecins de diversité, médecins des hôpitaux, et la manière dont ils tiennent leur consultation. Ce sont des industries en fait, ce n'est pas du tout ignorant. Mais j'estime que j'avais un désaccord théorique avec le niveau atteint par la médecine dans la recherche sur Parkinson. Eux, ils prennent la maladie, quel que soit le malade. Moi, je considère que ça, ça ne permet pas de faire le mieux possible. Parce qu'il faut d'abord savoir que c'est une maladie personnelle, intime. L'exemple que je donnais souvent, c'est celui de champion de boxe Mohamed Ali. Cet homme a reçu des coups, mais ce n'est pas les coups qu'il a reçus sur la tête. Pourtant, on peut croire qu'il est à l'origine de la maladie de Parkinson. Et comme moi, je m'intéresse à cet homme qui vous retrait. Il était très intelligent, très insolent. Il avait une formule. Je suis comme une guêpe, je pique. On ne peut pas m'attraper. Après beaucoup de péripéties, il a eu une vie très dure. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, puisqu'il était quand même champion du monde. Normalement, il gagnait beaucoup d'argent. Il a eu une vie très dure. D'abord parce que c'était une grande famille. Il fallait faire suffisamment de combats pour... que tout le monde puisse vivre correctement. C'est quand même un noir américain. Et l'endroit de son combat, que le dernier l'est, contre Joe Frazier, qui était une montagne de muscles. Il a pris en direct, dans la mâchoire, une triple fracture de la mâchoire. Et on dit toujours que Parkinson a pour origine un choc. Mais les journalistes... Il a repassé lentement le film. Parce que ce journaliste estimait que le regard qu'avait des Mohamed Ali, juste avant que le point arrive, le point était déjà parti, c'était la peur. Et Mohamed Ali a dit, a répondu, « Non, je n'ai pas eu peur de frazier. Par contre, j'ai eu peur de perdre ma couronne. » Et ça, ça m'a mis sur la piste. du fait que l'émotion pouvait être supérieure à un choc physique. Pour moi, la question théorique est que l'émotion peut représenter une puissance destructrice colossale. Et donc, comme on ne peut pas avoir personne à les mêmes émotions, normalement, il faut me demander. Je ne peux pas savoir quelle est l'émotion qui a été fatale, mais il faut se constater que dans ma vie, j'ai eu une certaine émotion importante.
- Speaker #0
Et puis ce que tu veux dire aussi par là, c'est qu'on décrit aujourd'hui cette maladie comme une maladie physique liée au manque de sécrétion de dopamine dans le cerveau, qui a des symptômes physiques, mais on ne parle pas du tout de l'aspect émotionnel. Parce que la maladie, c'est aussi un problème au niveau des émotions, un problème de gestion des émotions.
- Speaker #1
Voilà, c'est la gestion des mouvements et la gestion des émotions. Mais, me concernant, c'est la gestion des émotions, quand je meurs, quand je meurs, qui est le facteur dominant. Je ne suis pas naïf, je sais qu'une maladie aussi grave, puisqu'il y a, comme tu viens de le rappeler, insuffisance de sécrétion de dopamine, il y a beaucoup de facteurs qui ont contribué à l'apparition de la maladie, même pour Gaciclé. Quand on prend du recul et qu'on regarde, par sélecture de chercheurs ou de services de pointe, on s'aperçoit que le cerveau est un organe. les autres comme le Stobrock, mais il a une place particulière puisqu'il gère C'est lui qui gère la baraque. Il collecte toutes les informations. Par exemple, quand tu es debout, il émet 80 signaux par seconde pour que tu restes debout. 80 signaux par seconde, il faut les traiter. En plus, il peut faire autre chose, s'occuper d'autre chose, stocker des informations. Tout ça, c'est passionnant. Et ça ouvre un champ passionnant sur les capacités de l'être humain. Le cerveau est quelque chose qu'il faut protéger et ça, ça n'existe pas pour l'instant. Quand tu es enfant et qu'on t'apprend à faire du vélo, on te dit, met-toi sur la selle, appuie sur les pédales, je te tiens derrière. Tu apprends à l'enfant à faire du vélo, tu apprends à ne pas tomber. Pour un parent... par exemple. La première chose qu'il vérifie quand il y a des enfants, c'est quand il rentre de l'école, si il ne s'est pas fait mal quelque part. Et si l'enfant lui dit, moi j'ai eu un accident dans la cour de l'école, tout de suite tu t'enseignes sur où c'est que tu t'es cogné, où es-tu mal. Jamais on ne demande à un enfant, ou jamais on n'explique. immédiatement ou plus tard en vieillissant, que le cerveau est un organe particulier qui nécessite des soins particuliers. Et là, il y a une piste importante, parce que ce n'est pas la réponse à cette question. On pourra diminuer le nombre de malades, parce que le nombre de malades par les zones augmente, certainement. Je dis que c'est une maladie de notre époque. Dans les médias, on parle souvent de burn-out. C'est une forme de burn-out. Parce que l'endroit physique dans le cerveau, qui est la partie noire, qui est endommagée, qui donne la maladie de Parkinson, a une double fonction. Gérer les émotions et gérer le mouvement.
- Speaker #0
Le locus niger.
- Speaker #1
Oui, le locus niger. Et là, ça, c'est très intéressant. Ça fait 1 à 2 centimètres cubes de matière. Et ça a un rôle considérable. Parce que c'est lui qui te permet de marcher. C'est lui qui te permet de gérer ta vie. Donc, d'une consultation, on m'a proposé un certain type de soins, en plus des cachets de dopamine. qui consistait à chercher à éviter les effets secondaires négatifs de la dopamine. C'est une intervention dont les médecins français étaient des pionniers et qui consiste à stimuler cette zone où l'occusse digère par des impulsions électriques de manière à produire plus de dopamine. Parce que c'est le sein de ton manque, on manque de dopamine.
- Speaker #0
Mais cette opération d'implantation d'électrodes dans le cerveau, elle t'a été proposée après combien de temps de maladie ?
- Speaker #1
Très vite, parce que je pensais, ces médecins pensent que plus tôt tu interviens.
- Speaker #0
Et est-ce que c'est la proposition de cette intervention qui t'a fait en quelque sorte comme un électrochoc et qui t'a poussé à aller chercher une complémentarité dans d'autres pratiques ?
- Speaker #1
Pas tout de suite.
- Speaker #0
C'est venu après, plus tard ?
- Speaker #1
Oui, parce que d'abord, je me suis mis en opposition. J'ai perdu 2-3 ans. J'étais en opposition avec ce que me disait le médecin. Mais j'étais obligé de prendre des cachets de dopamine.
- Speaker #0
Bien sûr, pour vivre au quotidien.
- Speaker #1
Et ces cachets de dopamine m'ont vite mis dans un état pas fameux.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Parce qu'ils compensaient... Le manque de sécrétion de dopamine, mais tu sentais des effets secondaires déjà ?
- Speaker #1
Il y avait déjà des effets secondaires, et puis il y a le fait que, comment tu peux gérer la dopamine dont tu as besoin ?
- Speaker #0
La fluctuation du dosage, tu parles de ça.
- Speaker #1
Et au début, tu attendes. Le surdosage se traduit par des douleurs terribles. Alors on n'a pas tous la même variété de Parkinson. Moi, par exemple, je n'ai jamais tremblé. Alors que le tremblement, c'est une des caractéristiques de l'indimé. par ce que j'appelle la maladie de nouvelle génération. Chez les personnes âgées de plus de 70 ans, Parkinson, c'est le vieillissement. Maintenant, les plus jeunes, ils peuvent avoir 30 ans.
- Speaker #0
Puis, c'est aussi, depuis quelques années, une maladie qui a été reconnue comme maladie professionnelle pour les agriculteurs, liée à l'utilisation des pesticides.
- Speaker #1
Dans la littérature médicale, il était signalé le fait que les agriculteurs... qui, dans les coopératives, étaient chargés de gérer le stock de pesticides et d'engrais, tous, pas 1%, pas 2%, comme dans chaque coopérative, c'était un agriculteur, tous, nationalement, avaient la maladie de Parkinson. Pour un moment. D'autres connaissaient d'ailleurs des gens dont le père était malade de Parkinson. Et chaque fois qu'on me demandait la profession, ses copains me disaient, mon père, il est agriculteur. Tu lui demanderas s'il n'était pas responsable du stock de pesticides. Et chaque fois, c'était oui. Et ils ont obtenu que ça passe en maladie professionnelle. Ce qui était fondamental pour eux, parce que ça te permet de garder un revenu. Surtout, le point sur lequel je veux insister, le cerveau est fragile. D'ailleurs, la boîte crânienne d'un os qui a une certaine épaisseur, c'est très solide. Il a une forme et une composition qui fait que tu peux subir un choc, mais il est quand même très protégé. Donc, le cerveau ne peut pas tout subir. Par exemple, ce qu'on appelle l'épivère, c'est un oiseau. Quand l'épivère fait un trou dans le tronc, l'arbre, c'est pour faire un nippo, lui et sa famille. Ce qui est impressionnant, c'est le nombre de coups qu'il donne avec son bec dans l'écorce. Il arrive à faire 10 chocs par seconde. Aïris. Mais c'est un choc terrible. Et quand les chercheurs se sont penchés sur la capacité de cet oiseau à faire un trou dans le bois, ils tombent pas malades après. Il est normal. C'est un choc très violent. Et disparaissent. Eh bien, le pivert a une boîte crânienne dont l'épaisseur est beaucoup plus grande que les autres. Et deuxièmement, il a dans le... entre l'arrière de la boîte crânienne et le bec. Dans la partie arrière, il a une espèce de gélatine qui fait que le cerveau ne tape pas contre la boîte crânienne. Il l'amortit à chaque fois. Donc, c'est bien la preuve, le cerveau est un organe exceptionnel, mais il a des limites. Si tu dépasses ses limites, tu l'abîmes. Mais nulle part, je n'ai vu de... Préconisation de conseil, donner. Il faudrait donner à la jeune génération, jeune. Parce que par exemple, si tu achètes un appareil électronique qui marche sur pile de 9 volts, tu mets du 18 volts, le double, le circuit électronique, il crame. Tu détruis. Le cerveau, c'est pareil. Le burn-out, c'est un exemple. Tu soumets le cerveau à un stress permanent. C'est là où je pense que la véritable modification dans les soins à la maladie de Parkinson, c'est la prise en compte de la vie du patient. Parce que le patient te dira sa vie, et donc c'est à toi, médecin. Le médecin peut descripter avec ses connaissances. Sauf qu'en particulier, on n'est pas capable, même avec des souvenirs exacts, de dire tel jour j'ai eu un choc psychologique.
- Speaker #0
Tu veux dire de procéder à une analyse de soi-même des chocs qu'on aurait pu recevoir au cours de sa vie ?
- Speaker #1
Très difficile.
- Speaker #0
Et donc dans ton parcours, c'est cette non prise en compte de ton parcours de vie, de tes chocs, de ta psyché quelque part, de tes émotions, qui t'ont amené à te poser des questions et à te dire qu'il faudrait aller sur d'autres pratiques peut-être ?
- Speaker #1
Surtout, je me suis dit, ils ne vont pas me tirer l'affaire.
- Speaker #0
Tu t'es pas sentie prise en charge ?
- Speaker #1
Je me suis dit, ils ne peuvent pas, j'ai même dit, j'aurais dit d'ailleurs, au centre européen, je me suis dit, ils ne peuvent pas me tirer la feuille. Ils ne peuvent pas, parce que structurellement, ils sont à leur taille mûre.
- Speaker #0
Tu sentais que la prise en charge était incomplète.
- Speaker #1
Et qu'ils ne la feront pas. Parce que moi j'en ai discuté, mais quand j'ai refusé d'avoir une implantation, parce qu'il faut le faire avant 70 ans, il faut certaines caractéristiques, et j'étais un des médecins dits, j'étais un patient exemplaire pour ce type d'opération.
- Speaker #0
Tu avais quel âge ?
- Speaker #1
J'étais au bout de 3 ans, j'avais 58 ans.
- Speaker #0
58 ans, donc très jeune.
- Speaker #1
Pour confirmer mon appréhension. Je lui ai dit, est-ce que vous pouvez me donner, docteur, le bilan de cette opération ? Parce que c'est une opération qui avait déjà 10 ans d'ancienneté. Mais il n'a jamais voulu me donner le bilan. Et nationalement, on n'avait pas les chiffres. On commence à peine à en avoir, le chiffre de nombre de malades. Et le chiffre de nombre de malades opérés est le résultat. Donc ça, ça m'a refroidi.
- Speaker #0
Oui. Tu n'avais pas pleinement confiance dans cette opération, qui par ailleurs est quand même une opération dans laquelle il me semble assez légitime d'avoir beaucoup d'appréhension, puisqu'elle touche directement le cerveau.
- Speaker #1
Tu fais quand même des traverses, à partir du cerveau. Et moi j'ai dit, parce que j'étais convaincu à ce moment-là, que je ne pouvais pas compter sur eux. Je ne pouvais plus compter sur eux, sur la médecine officielle.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu veux dire quand tu veux dire ne plus compter sur eux ? C'est-à-dire qu'on se limitait à ton traitement ? On se limitait à ton traitement ?
- Speaker #1
À ajuster la dose.
- Speaker #0
Voilà. Il n'y avait pas de recherche, d'amélioration.
- Speaker #1
Et puis ?
- Speaker #0
Tu sentais que tu avais atteint le maximum de ce que la médecine classique pouvait t'apporter.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Et pour toi, ce n'était pas satisfaisant ?
- Speaker #1
Parce que moi, j'ai toujours dit, le cerveau, c'est quelque chose d'extraordinaire. Tout le monde le dit. C'est un organe exceptionnel. S'il est aussi exceptionnel que ça, il y a forcément dans le cerveau une partie du cerveau qui doit s'occuper du service après-vente et de la réparation. Je demande donc de l'aide pour que mon cerveau arrive à combattre la maladie.
- Speaker #0
Et alors, qu'est-ce que tu mets en place à ce moment-là ? Vers qui tu tournes ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Déjà, on est dans un état d'esprit différent. Il faut que tu te bouges toi-même.
- Speaker #0
Donc c'est à ce moment-là, peut-être que quelque part, tu reprends ton pouvoir ? Tu te responsabilises, entre guillemets, sur ta maladie ? Plus qu'au moment de l'annonce.
- Speaker #1
Ah oui. Mon annonce, c'est termiette. J'ai mis deux ans, trois ans.
- Speaker #0
Pour accuser le coup.
- Speaker #1
Oui. Et j'ai mis 5 ans pour comprendre que une partie de mon comportement était liée à la maladie.
- Speaker #0
Tu veux dire des changements depuis que tu étais malade ou des façons d'être avant l'annonce de la maladie ?
- Speaker #1
Je parlais avant.
- Speaker #0
Avant ? À quoi tu penses, par exemple ?
- Speaker #1
N'importe quelle émotion me vouleversait. Ce n'est pas tout à fait normal.
- Speaker #0
Donc tu sentais que t'étais très chahuté par les émotions ?
- Speaker #1
Je ne contrôlais pas. Père de contrôle.
- Speaker #0
Tu penses à la colère ?
- Speaker #1
Oui, et puis l'inquiétude, le refus. C'était un refus subtil. C'est-à-dire que tu ne te trouvais pas le matin en disant « je m'emmerde la maladie » . Tu ne fais pas le nécessaire. pour me t'en protéger. Et j'ai bénéficié d'une chose, c'est que je n'ai pas personnellement de préjugés. Donc dès que j'avais une information par un autre canal, je ne me détournais pas. J'allais au devant, je collectais l'information. Avec les moyens dont je disposais, qui étaient faibles, j'en tenais compte, je n'en tenais pas compte. j'étais ouvert, ça c'est très important, à toute information permettant de résister.
- Speaker #0
Tu veux dire que tu n'avais pas de préjugés, d'idées reçues sur d'autres possibilités qui pouvaient apporter un mieux-être à ton état ?
- Speaker #1
Si je leur avais dit, dans le dernier rendez-vous que j'ai eu avec les grands demandes dans la médecine, parce qu'ils m'avaient reproché encore une fois de poser tout le temps des questions, ils m'avaient dit que c'est une maladie très complexe, monsieur Longley, arrêtez de chercher dans tous les sens. Et j'avais dit, c'est notre chance que ça soit complexe. Parce que si c'est complexe, ça veut dire qu'il y a beaucoup de paramètres. Si moi, avec votre aide, j'arrive à définir un, deux ou trois paramètres déclencheurs de cette maladie ou de son activation, s'il y a 100 paramètres en jeu... ça fera 2%. Mon quotidien va être amélioré de 2%. Et peut-être que ces 2%, c'est énorme. Comme c'est une maladie handicapante, au fur et à mesure des années qui passent, tu perds des fonctions. Comme c'est une maladie du cerveau, toutes les fonctions de l'être humain sont touchées. Quand ? Personne ne peut le savoir. Mais par exemple, en ce moment, j'ai de faire des exercices pour conserver la voix. Certaines perdent la voix. Et il y a des cas, des compagnons d'infortune qui perdent la voix très vite, d'un an, deux ans. Moi, ça fait 17 ans, je commence à peine à la perdre parce que je m'en sers beaucoup. Ça, ils ne te le disent pas les médecins. Et c'est dommage parce que... C'est une maladie qui t'empêche de bouger.
- Speaker #0
Tu veux dire que tu n'es pas informé des... comment dire ?
- Speaker #1
Des conséquences.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Au moment du fait que c'est curable.
- Speaker #0
Des pertes de capacité de façon détaillée. Peut-être que ça serait angoissant.
- Speaker #1
Mais on peut imaginer que tu peux, si tu es médecin, tu peux demander au patient. Est-ce que vous savez qu'il faut surveiller ?
- Speaker #0
Oui. plutôt préventif. C'est au moment où on t'a proposé l'opération que là ça t'a fait vraiment une prise de conscience, on va dire, plus qu'un choc, une prise de conscience, et à partir de là, t'as entamé un peu des recherches, mais tu saurais dater à quel moment t'as fait, on va dire, une rencontre particulière avec la santé naturelle, avec des choses qui t'ont permis d'améliorer ton quotidien ?
- Speaker #1
J'ai eu... un ami qui m'a cité le nom d'une personne qui faisait des conférences sur une méthode d'approche des maladies qui ont pour origine des universités américaines. Et j'ai dit, donne-moi le nom, je vais aller la voir. Je vais aller voir cette dame, parce qu'elle faisait de l'hypnose. D'accord. Donc j'ai fait plusieurs séances d'hypnose ericksonienne, qui était quelque chose de complètement nouveau pour moi. Je trouvais extraordinaire le fait de pouvoir... À l'époque, j'avais très mal à la jambe. Maintenant, j'ai encore la douleur dans les genoux. Et quand je sortais de sa consultation, pour une séance, j'avais... Il y a eu dehors 500 mètres, à la station de RR. Et après, j'avais huit stations de RR pour revenir ici. Elle arrivait, c'est la douleur, par la concentration, quelque part le même temps. J'arrivais à faire de la douleur une boule, à la faire changer toute l'heure, et à la faire rouler hors de ma jambe. Je suis parti de chez elle, j'avais plus mal.
- Speaker #0
C'est génial. Et pendant combien de temps tu étais soulagé ?
- Speaker #1
2 heures. C'est pas terrible. Mais elle, elle a dit, c'est parce que vous êtes une dure à cuire.
- Speaker #0
Oui, puis 2 heures, quand on a des douleurs chroniques, 24 heures sur 24, c'est toujours 2 heures de répit et c'est pas à négliger non plus.
- Speaker #1
Donc là, quand même, j'avais appris beaucoup de choses. Donc je me suis senti responsable. Et mon frère aîné m'a bien aidé. Parce que comme lui, il était très... Très ému par le fait que je sois malade. Il a cherché systématiquement sur Internet tous les articles Parkinson. On a vite constaté que, dans toute la littérature, il parlait de l'oxydation, de l'inflammation. Et donc les neurones pouvaient être jusqu'à la position du décès. C'est là où j'ai commencé à prendre des compléments alimentaires, sur la base des articles. Je n'ai jamais pu être complètement alimenté ou non documenté.
- Speaker #0
Des antioxydants, des oméga-3, des choses comme ça ?
- Speaker #1
Et après, ça m'a mis sur la voie de naturopathe.
- Speaker #0
Tu t'es rendu compte aussi qu'il fallait prêter une attention particulière à l'alimentation ?
- Speaker #1
Mon frère insistait beaucoup là-dessus, mais moi, je n'ai pas suivi ça.
- Speaker #0
Tu avais des freins ?
- Speaker #1
Non, parce que quand on est malade, on a beaucoup de frustration. c'est pas que je ne le croyais pas il m'a montré le livre de
- Speaker #0
Seignalé donc le régime Seignalé c'est un régime avec beaucoup de fruits,
- Speaker #1
de légumes ce qui est blanc est interdit le lait,
- Speaker #0
le sucre tout ce qui est raffiné, éviction de tous les produits raffinés cuisson à la vapeur douce pour éviter les molécules de Maillard qui sont toxiques intégration d'huile de première pression à froid Et éviter, comme tu l'as dit, les laitages d'origine animale et toutes les céréales mutées.
- Speaker #1
Mais j'ai fini par m'y mettre. Mais lentement, je ne regrette pas de dire, parce que quand on a une maladie du cerveau, Alzheimer, Parkinson ou autre, on est fragilisé, isolé, et on devient une cible de tous les charlatans. Parce que moi, je suis allé voir des gens, j'en ai vu des gens à temps. J'ai tout ici, tout.
- Speaker #0
C'est justement un sujet, ça, parce que comme quand on est malade, on n'est plus vulnérable, on est en proie à des pratiques abusives qui laissent espérer une guérison potentielle. Et c'est aussi... Éventuellement, un des reproches qui pourrait être fait à la naturopathie, alors que ce n'est pas du tout ça la naturopathie.
- Speaker #1
Quel que soit son niveau de connaissance, le malade a une responsabilité. Cette responsabilité consiste d'abord à se prendre en considération, à ne pas se sous-estimer et à accepter d'être marginaliste. Avec les années qui ont passé, un voisin m'a fait remarquer. que j'avais un nombre incroyable de médecins. On est maintenant trois neurologues, un rhumatologue, etc. C'est-à-dire que soi-même, il faut bâtir un dispositif où tu puisses bénéficier de ce qui manque aujourd'hui. C'est-à-dire cet échange d'expérience, cette confrontation qui nous permettrait d'aller sur la voie.
- Speaker #0
Tu veux dire qu'en fait, toi-même, tu t'es... entouré de médecine complémentaire, en fait, de toutes les personnes qui pouvaient t'aider ou t'accompagner.
- Speaker #1
Aujourd'hui, je suis dans une situation difficile, de nouveau. Ce qui ne veut pas dire que je vais jouer. C'est difficile parce que sur l'alimentation, ça va. Le régime s'est égalé ? Oui. Deux, trois dérogations de temps en temps. Parce que sinon, tu te fais fou. Mais ça, c'est la conviction qu'il faut être en bonne santé pour lutter contre la maladie.
- Speaker #0
Donc, tu as adopté une hygiène de vie la plus correcte possible afin d'avoir le plus d'énergie et les meilleures capacités pour lutter contre la maladie.
- Speaker #1
Parce que la maladie te mange l'énergie.
- Speaker #0
Et cette hygiène de vie, elle consiste en quoi ?
- Speaker #1
Si il y a une devise, c'est d'abord la nourriture, le fait de bouger, puisque c'est une maladie qui t'empêche de bouger. Il faut bouger. Dès que je commence à avoir mal, je monte sur le vélo, je pédale doucement juste pour tourner.
- Speaker #0
Un vélo d'appartement.
- Speaker #1
Ça tue la douleur. Et c'est très important. C'est une maladie, c'est une réaction à un état. Ça c'est très particulier. Par exemple, quand je m'allonge dans mon lit. Si je n'ai pas fait le rituel, je ritualise tout. Je me mets là, à telle distance, je monte la jambe. Je fais toujours les mêmes gestes. Si, une fois que je suis allongé, mon corps interprète le fait que je sois trop près du bord, Parkinson se déclenche et ça me paralyse les jambes, qui deviennent dures comme tout. pour m'empêcher de tomber.
- Speaker #0
Tu veux dire que si tu es mal positionné dans ton lit et que tu as peut-être l'impression que tu risques de tomber de ton lit, là se déclenchent des contractions liées à l'angoisse.
- Speaker #1
Il faut prendre des médicaments, il faut se replacer. Oui. Donc, j'ai une connaissance de la maladie assez importante maintenant. Mais est-ce que je vais être capable de changer ma... perception des choses. Je sais que j'ai déjà changé. Plus apaisé. Avant, je peux écouter des conneries sans réagir. Avant, je pouvais pas. Donc, tout ça, c'est un acquis. Pour cette maladie, il faut que j'aille encore plus loin.
- Speaker #0
T'as le sentiment d'avoir une meilleure gestion de tes émotions ?
- Speaker #1
Ouais. Mais, je suis encore touché par des choses. C'est pour ça que... Le travail que je fais avec le psychologue, c'est très important parce qu'on pourrait être...
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu viens de dire parce que sans doute, peut-être sans le savoir, ce sont les trois techniques majeures en naturopathie, l'alimentation, l'activité physique et tout ce qui est bien-être émotionnel, psychorelaxe. Et donc en fait, ces techniques-là, tu les appliques au quotidien.
- Speaker #1
C'est pas toujours facile. Toujours. il ne faut pas se l'imposer. Il faut discuter avec soi-même et ne jamais donner de gravité au fait de ne pas avoir fait un jour. Il faut considérer que ces changements qui sont encore nécessaires seront un facteur de liberté supplémentaire. Donc, même un tout petit succès dans sa journée, c'est décisif. C'est déjà une belle victoire. Tu deviens capable de vaincre. Et c'est ce que les soignants, c'est ce que les accompagnants, les aidants, ont souvent du mal à comprendre. C'est fortement ce que tu as besoin d'aide. Et maintenant, comme je connais mieux les choses, ça m'arrive de dire oui. Avant, je disais non. Pour acquérir. la capacité à faire.
- Speaker #0
Oui, la préserver.
- Speaker #1
Sinon, tu n'as plus d'autonomie. Et c'est important parce que cette maladie, moi, je la trouve cruelle parce que je suis retiré du monde, quelque part. Mais en même temps, il faut que moi, j'accepte que pour d'autres que moi, le fait que je sois là ou que je disparaisse, ce n'est pas la même chose. Pour moi, c'est... maintenant, c'est pas très important de disparaître. Je sais pas du tout ce que je souhaite, mais c'est pas très important. Par contre, mes enfants, c'est important pour eux. Donc, il faut pas que je réagisse aux difficultés que j'ai en ce moment d'avancer dans la solution de manière personnelle. C'est-à-dire que mes enfants... Je préfère me voir, même dans un foyer roulant, pas pouvoir.
- Speaker #0
Oui, c'est-à-dire qu'il y a la perception de soi à soi, la perception qu'on peut avoir de soi-même et la perception que les autres ont de soi. Et ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas la même chose du tout. Mais quand même, pour faire le bilan, donc là, ça fait... Aujourd'hui, tu as 72 ans. Donc ça fait quand même 17 ans que tu es malade. C'est quand même un record. Puisqu'on a vu tout à l'heure, je disais dans l'introduction, que l'espérance de vie, elle était de 10 ans. Bien sûr, tu as un traitement médical de dopamine synthétique.
- Speaker #1
Le socle que tous les malades auront.
- Speaker #0
Voilà. Et ce traitement, au-delà de ce traitement, la médecine conventionnelle ne propose plus rien. Et c'est un traitement qui a de lourds effets secondaires, une fois qu'on atteint le dosage maximum. Toi, grâce à cette hygiène de vie que tu as mis en place ? Tu as réussi à limiter les dosages, et c'est ça qui est très important, et à limiter les effets secondaires du traitement médical.
- Speaker #1
Oui, j'ai réussi à baisser les doses. Mais c'est là où ça devient difficile, c'est que quand il y a une poussée de la maladie, faire du sport, des exercices, la nourriture, une alimentation saine, tout ça c'est bien, c'est essentiel. Mais c'est... tes réponses, ce n'est pas de l'instantané. Quand tu as une poussée de la maladie, il faudrait que tu aies instantanément un outil pour la repousser. Et là, il n'y a que le médicament.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment une complémentarité entre toutes ces pratiques-là et ta force de caractère, qui fait que tu étais quand même déterminé à lutter et te maintenir en meilleure santé.
- Speaker #1
C'est un mécanisme que j'ai... J'avais avant. Il y a horreur quand on dit que tout se fait à conduite.
- Speaker #0
Ni personne, ni la maladie.
- Speaker #1
C'est vrai. Ça vient de là. Donc, je ne sais pas pourquoi la maladie aurait pu...
- Speaker #0
Donc, tu t'adresses à la maladie, de temps en temps.
- Speaker #1
Au cerveau.
- Speaker #0
À ton cerveau.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu lui dis ?
- Speaker #1
En ce moment, je dis calme, détente, bien-être.
- Speaker #0
Et il l'entend ?
- Speaker #1
Ça fait de l'effet. C'est étonnant, mais ça fait de l'effet. Il ne faut pas accepter... Regarde, par exemple, les disques de Sophron Louis. Il y en a, je l'ai écouté quatre fois, et ça m'a apporté. Et en ce moment, comme je suis soumis, je sens que ça devient très difficile. Je n'ai pas envie de les écouter. Mais je ne peux pas te dire vraiment pourquoi. Mais là, il faut que je me laisse faire. Sinon, je transforme les soins en un cadre rigide, en un corset. Et c'est quoi ma maladie ? C'est un corset. Si je m'impose à moi une discipline qui ressemble à ma maladie, je ne vais pas la vaincre.
- Speaker #0
Donc, ce que tu dis aussi, c'est que, en fait, la clé, c'est de s'écouter. Et de faire preuve de souplesse.
- Speaker #1
Souplesse avec soi-même.
- Speaker #0
Avec soi-même.
- Speaker #1
Et pas se juger. Pas besoin.
- Speaker #0
C'est vraiment la complémentarité de toutes ces techniques mises en œuvre qui ont porté leurs fruits. Il n'y a pas une technique plus qu'une autre qui t'aide particulièrement ?
- Speaker #1
Non. Il y a une méthode. Chercher à comprendre.
- Speaker #0
Aujourd'hui, est-ce que tu as le sentiment d'avoir trouvé un équilibre dans le contrôle de ta maladie, avec tout ce que tu as mis en place ? Ou est-ce que tu penses qu'il y a encore des choses à creuser ?
- Speaker #1
Ah oui, on est loin. On est loin de ce qu'il faut faire.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu veux dire par là, on est loin ?
- Speaker #1
Trop de part, il y a beaucoup de paramètres.
- Speaker #0
Mais tu entends ça par un travail personnel ?
- Speaker #1
Pour être plus aidé.
- Speaker #0
Plus aidé ? Tu parles d'un soutien psychologique plutôt ? Ou global, un accompagnement global ?
- Speaker #1
Quelqu'un qui... Parfois, on revit ce que tu fais. La psy le fait un peu, le neurologue un peu, le monde un peu.
- Speaker #0
Quelqu'un qui ferait un petit peu un... Comment dire ?
- Speaker #1
Une sorte de monétaire.
- Speaker #0
Ouais, qui ferait un petit peu le bilan de tout ce que tu fais, à droite, à gauche, et qui ferait la synthèse pour voir où ça évolue. Mais est-ce que c'est pas le naturopathe qui fait un peu ça ?
- Speaker #1
Effectivement.
- Speaker #0
Un peu. Tu connais le langage des oiseaux pour les maladies, donc le mal a dit, la maladie a une signification. Et dans le langage des oiseaux, la maladie de Parkinson, ça signifie un peu le père qui sonne, donc c'est un rapport à l'autorité. Est-ce que pour toi, ça évoque des choses particulières ou pas du tout ?
- Speaker #1
Je n'ai jamais accepté l'autorité, parce que l'autorité se traduit toujours par des interdits et par la créativité. Et sans la liberté, tu n'as pas de créativité. Et la résistance à une maladie, ça passe obligatoirement par mieux se connaître. Et pour mieux se connaître, c'est difficile. C'est même très difficile. Parce qu'on te catéloge, on te met dans une case. Et vraiment, je ne sais pas jusqu'où, mais l'énergie continue.
- Speaker #0
Si tu avais un conseil à donner à quelqu'un qui viendrait te découvrir qu'il a eu une maladie, en particulier la maladie de Parkinson, qu'est-ce que ce serait, toi, ton conseil ?
- Speaker #1
Dès que tu te sens fatigué, tu t'arrêtes, tu te reposes. Et tu reprends. Et je dis bien dès que tu te sens fatigué. S'écouter. Et puis, ne pas y prêter trop d'importance. Il faut savoir, quand on est dans sa maladie, il faut accepter de dire que tu es en cause.
- Speaker #0
Accepter de se remettre en question.
- Speaker #1
Et que tu es en cause. Tu n'es pas à côté.
- Speaker #0
Ce n'est pas la maladie de tout libre.
- Speaker #1
Et puis toi, tu serais là à regarder quand la consultation est finie. Tu sors ton carnet de chèque. Non.
- Speaker #0
Il faut se responsabiliser.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et prendre action.
- Speaker #1
Ce qui ne veut pas dire se responsabiliser, ça ne veut pas dire se...
- Speaker #0
S'accuser.
- Speaker #1
Ça, oui.
- Speaker #0
Oui, se responsabiliser sans s'accuser.
- Speaker #1
Oui. Parce que la puissance de l'être vivant est inimaginable.
- Speaker #0
Et d'après toi, quelles seraient les premières choses à réformer dans sa vie, qui seraient le plus important, en tout cas qui pour toi ont changé la donne ?
- Speaker #1
Mettre une distance à tous les événements, se donner le temps de réfléchir, se donner le temps de rien faire.
- Speaker #0
Pour terminer, je voudrais... rappeler que tu as écrit un témoignage sur tes années de vie avec la maladie qui s'appelle « Témoignage d'un malade de Parkinson, vu de ma fenêtre » . Eh bien, merci beaucoup.
- Speaker #1
Il faut quand même que chacun fasse bien attention à éviter.
- Speaker #0
Ce que tu veux dire, c'est que quand on est malade, on est en proie à une vulnérabilité.
- Speaker #1
On est une proie.
- Speaker #0
On est vulnérable.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
J'ai annoncé en début d'épisode qu'on se connaissait plutôt bien. Ça faisait du suspense. Tu confirmes ?
- Speaker #1
Je confirme.
- Speaker #0
Oui, je dis tout simplement que tu es mon père. Et que je suis moi-même le témoin de toutes ces années. Et que je peux confirmer que la maladie t'a apporté des choses, pas que négatives, mais du positif. que tu as su faire face avec courage, dignité, engagement face à la maladie. Et tu as su aussi entendre ces messages. Et que finalement, moi, quand je pense à toi, je te vois tout de suite souriant.
- Speaker #1
C'est gentil. Ça veut dire que mes efforts ne sont pas vains.
- Speaker #0
Non, pas du tout. Merci beaucoup papa Merci pour votre écoute Pour me retrouver et suivre mes activités et celles du podcast vous pouvez vous abonner à mon compte Instagram Les Lois Naturelles Si vous avez aimé cet épisode et que vous souhaitez soutenir mon travail je vous invite à le noter ou à mettre un commentaire sur votre plateforme d'écoute ainsi qu'à le partager autour de vous Ce sera la meilleure façon de valoriser mon travail et de contribuer à faire connaître le podcast Je vous remercie infiniment. A bientôt.