- Speaker #0
Et puis quand tu as des émotions qui émergent comme ça, tu sais absolument pas ce qu'elles veulent dire, pourquoi elles sont là. Donc quand t'as des clés comme ça, franchement, ça te sauve la mise, quoi.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans le podcast Les Papotages Éclairés. Je suis Clara Heldéguidi, sophrologue hypnothérapeute. J'accompagne la libération psycho-émotionnelle, énergétique et transgénérationnelle.
- Speaker #0
Et moi, c'est Yelena Mijailovic. Je suis formatrice en thérapie brève et thérapeute, bien évidemment. Notre désir commun en créant ce podcast... et de vous accompagner sur votre chemin personnel.
- Speaker #1
L'idée est de vous partager un maximum de clés pour le rendre le plus léger possible.
- Speaker #0
Alors, bonne écoute !
- Speaker #1
Bonjour Yelena ! Bonjour Clara ! Ça va ? Bah oui, et toi ? Je suis contente de te retrouver encore aujourd'hui pour un nouvel épisode. Oui. Donc aujourd'hui, dans l'épisode précédent, on a parlé de vulnérabilité, on a dit que c'était vraiment la clé pour pouvoir accéder aux émotions. Oui. Et dans les épisodes précédents, dans tous les autres épisodes, en fait, on a parlé de besoin, on a parlé d'émotion, on a parlé de blessure, mais on n'a pas vraiment défini en détail. Et je pense que, du coup, c'est tout l'objet de ce podcast, de vraiment entrer plus en profondeur, de donner plus de clés de compréhension sur qu'est-ce que c'est, de quoi on parle exactement, parce que ça peut être un peu flou pour des personnes qui découvrent vraiment... Le chemin de la connaissance de soi, le chemin de la compréhension de comment on fonctionne. On disait qu'il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions. C'est ça ! Vous aurez la référence, je pense. Mais que toutes les émotions sont bonnes pour nous. Toutes les émotions ont un rôle, ont un message à nous transmettre. Peut-être que toi, tu peux aller plus en détail sur les douze. Les émotions principales ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
avec plaisir. Écoute,
- Speaker #0
c'est vraiment quelque chose que j'aime beaucoup aborder, ce mode d'emploi un peu du fonctionnement humain. Et oui, on peut commencer par les émotions. Alors, comme tu le disais très justement, il faut vraiment garder à l'esprit, la première chose, c'est qu'une émotion, c'est un message. C'est un petit messager qui débarque. Je ne sais pas si tout le monde aura la rêve, mais ça me fait penser au dessin animé La Vie, quand on était petits, là. Où t'avais un petit bonhomme qui arrivait avec une enveloppe à la main, j'ai un message, c'est l'arrivée dans le cerveau. Et c'est vraiment ça en fait, l'émotion elle arrive et elle te dit il y a quelque chose qui se passe, prête attention à ce qui se passe.
- Speaker #1
Il y a vice-versa aussi. Oui complètement,
- Speaker #0
en plus restant effectivement.
- Speaker #1
Ouais, ouais. Parce que je t'avoue que c'est peut-être pas trop mieux pour moi. J'adore, bah oui.
- Speaker #0
C'est vrai, j'ai vu l'expo il n'y a pas longtemps en plus, c'était génial d'être dans l'univers avec toutes les bulles et tout ça. Mais oui, c'est exactement ça, on va prendre vice-versa, c'est intéressant pour nos auditeurs. Oh, excusez-moi. Oui, donc si on repart sur les douze émotions de base, parce que oui, on entend souvent parler quatre, cinq émotions. Alors, les premières qui sortent, c'est la joie, la tristesse, la colère. La colère et puis je ne sais même pas trop, je pense qu'en général les gens s'arrêtent assez trop là. La peur, la peur qui sort quand même souvent, donc on s'arrête là. Mais il y a un panel qui est beaucoup plus large et subtil. Donc on a celle-ci, on a bien sûr la surprise qui est une émotion qui est un peu particulière parce qu'elle ne vient jamais seule. elle émerge puis après il y en a toujours une autre qui arrive derrière soit qui est agréable ou désagréable on donnera des exemples après pour que ça soit plus concret pour vous on va commencer un peu par la théorie puis après on reviendra avec des exemples concrets pour que vous puissiez vous imprégner de cette façon de voir les choses donc la surprise j'essaie de revoir parce que j'aime bien dessiner ça c'est un terrain de foot avec les douze émotions dessus euh... Et donc, il y a les émotions dites défensives, donc celles qui vont nous mettre en retrait. Donc, il y a la tristesse, la honte, la culpabilité qui nous mettent vraiment en retrait. On peut mettre la peur dedans, même si on sait que la peur, soit on se met en retrait, soit on va au combat. Oui, ça dépend. Soit on fuit. Donc, c'est fight or flight, en fait, c'est ça, en anglais. Donc voilà, ensuite il y a les émotions dites de collaboration, donc on a l'amour, l'intérêt et puis la joie qui nous met en contact avec les autres. Et puis après il y a les émotions dites offensives, comme sur le terrain, où là on a la colère, le mépris, la... La fierté, et je pense que j'en oublie une, mais ça ne me vient plus. Enfin, en gros, le panel, c'est ça. On pourra mettre peut-être à télécharger. Oui, je pense que c'est une bonne idée. On va vous offrir ça, parce qu'on est généreuses, mais oui. Donc, on vous offrira ça, oui. Une cartographie des émotions pour que vous puissiez vraiment vous en imprégner. Et puis après, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que chaque émotion est reliée à un besoin fondamental. Donc, on peut peut-être continuer avec ça. Est-ce que tu veux donner les quatre besoins fondamentaux ?
- Speaker #1
Ok, alors les quatre besoins, on peut déjà commencer par celui de la sécurité, de la détente.
- Speaker #0
C'est le premier, oui.
- Speaker #1
Le premier, celui qui est vraiment primordial pour se sentir bien. Parce que si on ne se sent pas en sécurité, c'est compliqué pour tout le reste. Ensuite, on a le besoin d'exister. On en a parlé beaucoup avec la fierté dans les épisodes précédents. Le besoin d'exister, le besoin de prendre sa place. Ensuite, on a le besoin de légèreté, parce que si on est trop dans la sécurité, si on est trop dans sa zone de confort, à vouloir être... Voilà, comment... Vous avez compris quoi ? En fait c'est rigide en fait. C'est rigide. Quand tu penses sécurité, exister, c'est comme tout rigide. C'est enfermé comme ça. Donc on a besoin de légèreté, on a besoin de joie, de s'émerveiller. On a besoin de ça pour... En fait il y a toute une question de balance, toute une question d'équilibre. Si on est trop dans le contrôle, si on est trop dans la sécurité, on est enfermé. Si on est trop dans la légèreté, là du coup il n'y a pas de cadre, on part dans tous les sens.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et puis le dernier, c'est le besoin d'être en lien avec les autres, d'être en connexion avec les autres. Et pareil, c'est une fluctuation aussi entre le besoin de prendre sa place et le besoin d'être en lien avec les autres. Parce que si on prend trop sa place, là on n'est pas bon parce qu'on va être en supériorité avec les autres. Et à l'inverse, si on est trop dans le don aux autres, dans la connexion aux autres, là on s'oublie complètement. Donc c'est une question de balance, une question d'équilibre à chaque fois qu'on parle.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Tout est une question d'équilibre. Du coup, voilà les quatre principaux. Et comment tu as envie ? Est-ce qu'on part sur les... On explique comment les besoins qui sont satisfaits, insatisfaits ?
- Speaker #0
On peut commencer par les insatisfaits, parce que je pense que ça va parler tout de suite aux auditeurs. Tu sais, de se dire, OK, quand j'ai telle émotion qui arrive, elle est reliée à quel système ? On appelle ça des systèmes dans notre jargon, mais à quels besoins fondamentaux ? Si on prend, par exemple, on va prendre la colère. En général, elle parle bien, celle-là. Je vais donner un exemple. Vous êtes en voiture et vous tombez dans les bouchons alors que vous avez besoin d'arriver à l'heure à un rendez-vous. Qu'est-ce qui énerve ? Qu'est-ce qui énerve ? La colère, on se met à klaxonner, on est comme ça derrière le volant. Ce qui ne fait pas avancer le truc, d'ailleurs. Parce qu'on n'avance pas non plus vite, ça ne fonctionne pas. C'est là que ça montre, en fait, que c'est très... Comment dire ? Il y a une forme d'automatisme qui se crée. Donc, on a beau savoir que même si on se met en colère, ça ne fera pas avancer le truc peu vite, on est quand même en colère. C'est là. Et ce qui explique cette émotion qui émerge, déjà, il y a un déclencheur. Il y a toujours un déclencheur à une émotion. Donc là, le déclencheur, c'est je suis coincée alors que je veux avancer. Ça m'empêche. Ça m'empêche. J'ai un obstacle à ce que je veux faire. Donc là, typiquement, si j'ai un obstacle à ce que je veux faire, C'est la colère qui émerge pour pouvoir casser l'obstacle. Normalement, c'est ça. Sauf qu'il y a des obstacles qu'on ne peut pas casser, comme dans les bouchons.
- Speaker #1
Tu peux essayer.
- Speaker #0
Je ne suis pas sûre que ça fonctionne bien. Ça peut être ça. Ça peut être aussi dans mes valeurs profondes. C'est important pour moi d'arriver à l'heure. Et là, je ne peux pas le faire. Donc, la colère monte. C'est un peu subtil. Il faut voir si c'est un obstacle. ou si c'est mes valeurs qui ne sont pas respectées ou qui ne peuvent pas l'être donc là typiquement c'est la colère qui émerge donc vous voyez c'est une façon de voir les choses de manière logique moi ça m'a énormément aidée parce que comme tout le monde je ne suis pas née pour me mettre dans le choix on a tous ça des émotions qui émergent comme ça tu ne sais absolument pas ce qu'elles veulent dire, pourquoi elles sont là donc quand tu as des clés comme ça franchement ça te sauve la mise et encore une fois ça demande comme on disait ça demande une auto-observation Oui.
- Speaker #1
de soi, de ses réactions, de ses émotions, de son corps, de ce qui se passe à l'intérieur. Mais voilà, je pense que là, ce qu'on donne aujourd'hui et ce qu'on a pu déjà donner dans les épisodes précédents, c'est complémentaire pour vraiment... des clés pour vraiment s'observer de la meilleure façon. Oui,
- Speaker #0
sans se flageller non plus. Dire à mince, j'ai encore une émotion qui a encore été déclenchée. tu peux pas l'empêcher en fait mais c'est après comment tu es capable de t'observer comme tu dis d'analyser un petit peu parce que ça demande de la compréhension une fois que t'as la grille de lecture c'est beaucoup plus facile donc ça aussi en mettre en téléchargement je pense que c'est important d'avoir les 4 besoins les émotions reliées c'est
- Speaker #1
quelque chose que je donne en cabinet puis aussi dans les formations parce que c'est vraiment la base de compréhension de l'humain en fait pour moi C'est assez complexe quand même, parce que je pense que tu te rappelles au début, quand on a été formé avec tout ce panel d'émotions, tous ces besoins, etc. D'identifier, parfois, ça peut être un petit peu compliqué.
- Speaker #0
Oui, tu as raison de parler de ça, oui.
- Speaker #1
Et c'est OK, voilà, j'aime bien dire que c'est une exploration, en fait. C'est vraiment comme une exploration de soi, de son fonctionnement. Et ça peut prendre un petit peu de temps, mais c'est normal. Oui, c'est normal, oui. c'est chouette quoi, c'est chouette voir ça plutôt comme un jeu que comme quelque chose qui est qui demande de l'effort c'est pas une performance en fait j'aime bien le rappeler à chaque fois parce que je pense que certaines vont se reconnaître des femmes que j'accompagne, elles veulent tout de suite réussir à faire comme si j'y arrive pas, je comprends pas, non mais c'est ok c'est un processus, c'est un chemin et c'est ça qui est chouette
- Speaker #0
Oui, c'est un réapprentissage.
- Speaker #1
C'est un réapprentissage. Même un apprentissage, j'ai envie de dire. Oui, mais en fait, si tu veux, quand on est... Les tout-petits,
- Speaker #0
ils ont vraiment accès à ça de manière très naturelle. Bon, la régulation, ce n'est pas... Oui, c'est ça, oui. Parce que le cerveau n'est pas terminé. Oui. Pour info, le cortex préfrontal, il finit de se créer vraiment. Il est mature à 25 ans. Donc...
- Speaker #1
Mais le cortex préfrontal... est-ce qu'on peut rappeler ?
- Speaker #0
oui le cortex préfrontal c'est la partie du cerveau qui permet la régulation des émotions donc c'est hyper important de le remettre en lumière si vous voulez il y a l'amidale qui se met en route quand il y a une émotion qui se déclenche, qui envoie le message qui dit il y a quelque chose qui se passe et le rôle du cortex préfrontal c'est de calmer l'amidale
- Speaker #1
Si je peux juste faire... Fais-le avec la main.
- Speaker #0
Je sais qu'il y a des auditeurs qui vont nous écouter, d'autres qui vont nous voir. Oui, c'est vrai. Oui, c'est ça. Mais fais-le avec la main.
- Speaker #1
Pour ceux qui voient, donc là, on a le tronc qui est la partie la plus ancienne du cerveau. Ensuite, ici, on a le cortex préfrontal. Et quand on soulève, on a ici ce qu'on appelle le système limbique, donc avec la musée dont tu parlais. Oui. L'hippocampe qui va être comme la bibliothèque de nos souvenirs, de nos émotions. Et quand... quand on a l'émotion qui s'active avec l'amidale, le cortex préfrontal s'abaisse, donc le cortex préfrontal qui est là et ensemble avec l'amidale ils vont permettre de digérer l'information et de digérer l'émotion et de lui permettre de passer dans l'hippocampe. Mais du coup quand l'émotion elle n'est pas digérée, métabolisée le cortex préfrontal saute et il reste en l'air c'est quand c'est très intense c'est ça
- Speaker #0
Ouais, en fait, ce qui se passe, c'est que l'amidale et le cortex préfrontal, ils ont la même source d'énergie. Comme s'ils avaient accès à la même pile, en fait, si tu veux. Et quand l'amidale se met en route très fort, elle prend toute l'énergie de la pile. Et du coup, le cortex, brrr, alors on peut dire qu'il saute, mais ouais, ça s'arrête. Vous allez l'entendre, du coup, maintenant. Mais quand, effectivement, l'amidale, elle prend, c'est une émotion très forte. Le cortex, il ne peut plus fonctionner parce qu'il n'a plus d'énergie qui lui est donnée. Il est coupé. Et donc du coup, c'est cette partie-là de cortex préfrontal,
- Speaker #1
tu dis...
- Speaker #0
Qui permet la régulation. Donc ça veut dire qu'il faut lui donner du travail pour pouvoir se réguler. Typiquement, ça va être de la respiration lente, contrôlée. J'aime bien parler de ça parce que souvent les gens disent « Oui, la respiration, mais quand je dis lente et contrôlée, ah, je peux contrôler un truc ? » Oui, ça dit contrôlée. Donc vas-y, respire lentement. Et ça, ça permet, ça envoie le message en fait, parce qu'on le sait, on a tout le système nerveux qui passe partout dans le corps, près du cœur, des poumons. Ça descend jusqu'aux intestins, on a des neurones sur les intestins, on sait aujourd'hui qu'il y a un vrai lien, même entre notre microbiote et notre façon de nous sentir émotionnellement, enfin, tout est connecté, on ne peut pas séparer les trucs. C'est ça qui rend le truc un peu complexe en fait.
- Speaker #1
En fait, c'est vrai qu'on parle beaucoup du deuxième cerveau, mais là les études montrent plutôt que c'est notre premier cerveau dans le ventre et que c'est... La sérotonine qui est l'hormone du bonheur, qui est sécrétée par le ventre et qui est envoyée au cerveau et pas l'inverse. Donc de respirer, comme tu dis, avec une respiration lente et contrôlée. Tu vois, je disais hier, je disais dans l'épisode précédent, pardon, que quand on descend, quand on arrive à respirer par le ventre, ça permet vraiment, ça peut paraître tout bête, mais en fait c'est ça qui va permettre à la sérotonine d'être envoyée au cerveau et de pouvoir circuler dans tout le corps. plutôt de rester bloqué au niveau de la tête.
- Speaker #0
Ça déclenche les bonnes hormones. Voilà, c'est ça. Parce que l'enjeu, c'est ça, quand on parle de ressentir pleinement les émotions, qu'elles soient agréables ou désagréables, c'est que ça libère des charges d'hormones.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et quand il s'agit de se réguler, c'est d'aller activer les hormones qui nous font nous sentir bien. C'est ça. L'espèce de cocktail, j'aime bien appeler ça la dose. Donc, tu as dopamine, ocytocine, sérotonine et endorphine. Et on va le voir justement, là on a parlé des quatre besoins fondamentaux. Pour se permettre de recharger, je parlais de piles tout à l'heure, chaque besoin fondamental, c'est comme si c'était un chargeur. Donc votre téléphone, ton téléphone, tu le charges tous les soirs, on est d'accord ? Ça c'est pareil, tous les jours, il faut recharger nos besoins émotionnels, toujours, toujours.
- Speaker #1
Donc les quatre piles, la sécurité.
- Speaker #0
le besoin d'exister le besoin de légèreté et le besoin d'être en connexion avec les autres exactement et on a la science a montré qu'il y a des émotions particulières qui permettent ces recharges là et donc c'est de tous les jours pouvoir se connecter à des moments de détente mais où on sent vraiment tu vois le corps qui lâche c'est les muscles qui se détendent, les épaules et tout ça donc le corps est vraiment notre baromètre pour savoir Comment on se sent ? On en reparlera dans l'épisode suivant.
- Speaker #1
Le corps, c'est vraiment... L'écoute du corps,
- Speaker #0
ce n'est pas le plus facile parce que, comme dit, dans la société occidentale, on est énormément dans nos têtes. Moi, j'ai des périodes encore maintenant où j'ai l'impression d'être une tête flottante. En fait, ce n'est absolument pas mon corps. Non, mais ça me demande un effort que de me dire, alors attends, comment tu te sens là vraiment ? C'est donc fermer les yeux, observer les sensations dans son corps, s'il y a des douleurs, parce qu'il y a des fois, on ne les sent même plus en fait. Non, non, non, on est tellement en mode automatique, tellement dans la vie, métro, boulot, dodo, les enfants, les responsabilités, etc. On revient à ce qu'on disait la dernière fois, on est dans le faire tout le temps et pas dans l'être. Alors ça ne prend pas mille ans de faire ça, de recharger nos besoins au quotidien. Souvent les gens me disent non mais moi je n'ai pas le temps. Non, non, mais en fait on va le greffer à des trucs que tu fais quoi qu'il arrive tous les jours.
- Speaker #1
Ça peut être intégré très facilement même pour des personnes qui ont un rythme...
- Speaker #0
on n'ajoute pas quelque chose moi par exemple je travaille de la fierté quand je me brosse les dents de toute façon je me brosse les dents tous les jours donc je me regarde dans la glace et je réfléchis de quoi t'es fière aujourd'hui qu'est-ce que t'as fait dont tu peux être fière donc hier soir quand j'étais me coucher j'étais fière de ma journée on avait bien travaillé etc tu sens dans le corps ça monte et là le signal c'est quand ça monte dans le corps parce que sinon il n'y a rien qui se déclenche ça marche pas Donc... Je me brosse les dents et puis je me dis, ok, de quoi t'es fiable ? Je suis devant mon miroir en plus, donc je me vois. Puis ça, ça me permet de nourrir ce besoin-là d'exister.
- Speaker #1
D'avoir vraiment la connexion qui se fait et dans le cerveau et dans le corps.
- Speaker #0
Le besoin de détente, je vais nourrir très simplement en prenant des bonnes respirations avant de m'endormir. Tu sais, pour me vider la tête, etc. Si je me mets dans une posture, je suis en tailleur en fait, mais allongée. Et comme ça, j'observe dans mon corps, puis je me détends et je respire. Et ça, c'est une autre manière de nourrir la sécurité. D'ailleurs, c'est le premier à nourrir.
- Speaker #1
On peut peut-être parler du besoin de sécurité qui est insatisfait, qui est blessé, si on peut dire ça comme ça. Donner des exemples, en fait. De comment ça se manifeste.
- Speaker #0
De comment ça se manifeste, clairement.
- Speaker #1
J'ai certaines clientes, peut-être que certains auditeurs vont se reconnaître, qui sont dans le contrôle. Dans les contrôles à l'excès, j'en ai certaines qui préparent toute leur journée, tout leur planning de A à Z et elles ont un plan A, B, C, D. Et en fait, c'est... Ah oui,
- Speaker #0
avec les options possibles de ce type-là. Avec les options possibles,
- Speaker #1
c'est vraiment un contrôle en fait qui... Du coup, tu ne peux pas te détendre, tu es constamment en violence, tu es constamment déjà dans le fer.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
ton agenda il est blindé tu te laisses pas le temps de respirer tu te laisses pas le temps de te poser t'as tout le temps quelque chose à faire ton agenda le lundi, mardi, mercredi jeudi, vendredi, samedi, dimanche, tout est plein et tout est plein pour les 3 prochains mois et du coup là c'est compliqué, tu peux pas réussir il y a beaucoup de souffrance derrière ça jusqu'à même l'alimentation tu vois, à programmer des tupperwares tous les jours Tu vois, c'est à l'excès. Et ça peut même être des tocs, finalement. Oui, après, en fait,
- Speaker #0
ça peut vite dévier. Ça peut vite dévier,
- Speaker #1
oui. Et la souffrance, oui, elle est intense parce que t'es constamment, en fait, dans ta tête. Et puis en tension. En tension permanente, oui. Qui est constamment... coincée. Et donc là, le besoin de légèreté, là, la légèreté, la spontanéité, elle n'est pas du tout nourrie. C'est vrai que c'est la majeure partie des personnes que j'accompagne qui ont ce souci-là, entre guillemets, qui viennent me voir et qui n'en peuvent plus, qui ne savent pas quoi faire, qui n'arrivent plus à être dans l'instant présent. C'est épuisant,
- Speaker #0
en fait.
- Speaker #1
Constamment, en train de penser, à réfléchir. Donc, oui. Et du coup, là, pour ça, pour... Aller un peu plus vers la légèreté, comme tu le disais, la respiration, se détendre, prendre un moment. Moi j'aime bien aussi les moments où tu ne fais rien. Mais pas où tu ne fais rien en lisant un bouquin ou en écoutant de la musique ou en buvant une tisane. Non, tu ne fais rien du tout. Oui, c'est ce que tu me disais.
- Speaker #0
Tu m'apprendras comment tu le fais.
- Speaker #1
Voilà, si tu veux, on peut faire des moments de rien. Où tu ne fais rien, tu n'as rien à accomplir, tu n'as même pas à faire de méditation. tu n'as même pas à te détendre tu ne fais absolument rien il n'y a rien à...
- Speaker #0
c'est une étape quand même j'ai envie de te dire juste deux minutes commencer petit,
- Speaker #1
pas forcément partir sur des grandes duels mais juste deux minutes s'asseoir, regarder le plafond regarder le mur et juste se laisser être sans partir sur des demi-murs ça me stresse déjà moi je voulais juste
- Speaker #0
Je suis énormément dans le faire, évidemment. Beaucoup, beaucoup de choses. Je veux dire, projet à la fois, etc. Alors, j'aime les moments où je bulle, évidemment. Mais tu vois, je te partageais hier, on part en vacances en juillet. C'est la première fois de ma vie que je vais dans un hôtel tout inclus. J'ai déjà peur de m'ennuyer, en fait, tu vois. Alors, je me dis, bon, je vais prendre des bouquins. Je vais peut-être commencer à écrire mon livre. Donc, je sens que ça travaille en arrière-plan. Donc, ça va être... intéressant d'explorer ce qui se passe quand je ne fais rien. Donc, il y a ça qui me vient. Mais il y a aussi l'étape, justement, pour des personnes comme moi, qui ont un peu de mal à se détendre. Ma façon de me détendre, c'est d'aller marcher, par exemple. D'aller marcher dans la forêt. Je sais que quand je reviens, je fais... Je l'ai, ma sensation de détente. Donc, tu peux aussi te détendre en faisant quelque chose, en bougeant. J'ai des gens qui me disent, moi, méditer, t'oublies. Je ne peux pas faire ça. Ils n'en sont pas là. Tu vois, donc c'est...
- Speaker #1
je parle pas de méditation c'est de rappeler que c'est un processus tu peux pas direct quand t'es dans l'hyper faire passer je m'assois 2 minutes et je fais rien c'est demander aux gens de faire un grand écart c'est trop grand tu vois ce que je veux dire ça dépend des personnes il y en a certaines que j'accompagne pour qui c'est possible par contre tu leur demandes de méditer tu leur demandes d'aller prendre un temps pour marcher elles n'y arrivent pas c'est plus court c'est ça Je serai bien. C'est plus court et ça demande pas d'effort en fait.
- Speaker #0
Ouais, ouais, je vois ce que tu veux dire, ok.
- Speaker #1
Donc à chacun trouver sa façon de se détendre. Voilà, on a donné déjà quelques pistes.
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #1
Donc à voir... Peut-être,
- Speaker #0
si on devait résumer là, si on devait résumer ce qu'on s'est dit, bien garder à l'esprit qu'on a quatre besoins fondamentaux, donc besoin de sécurité, besoin d'exister en tant qu'individu, besoin de légèreté et besoin de connexion avec les autres, même si ça fait du bien d'être tout seul, mais on a besoin de connexion avec les autres. Donc on a ces quatre-là et chaque émotion que vous ressentez est en lien direct avec un besoin fondamental. On a parlé de la colère, on aurait pu parler de la tristesse qui est vraiment un signal pour dire j'ai perdu quelque chose, le lien avec quelqu'un ou un projet ou quoi que ce soit. Mais c'est vraiment ça qu'il faut garder à l'esprit. Et puis rappeler que la connexion entre les émotions et le corps, on peut pas la défaire c'est notre corps qui va nous permettre notre corps qui va nous permettre de ressentir ce qui se passe à l'intérieur de nous et surtout de quoi on a besoin ça c'est vraiment la question qui peut aider au quotidien, c'est d'arrêter de quoi j'ai besoin c'est comme ça que je résumerais super,
- Speaker #1
et de douceur douceur avec soi parce que c'est un processus comme tu l'as dit c'est ça, chouette
- Speaker #0
Merci Clara.
- Speaker #1
Dans le prochain épisode, de quoi on va parler ?
- Speaker #0
Ça va être encore un bel épisode. J'espère que vous êtes prêts. On va vraiment parler des expériences traumatisantes, de leur impact, mais surtout comment on les transforme. Qu'est-ce qu'on en fait ? C'est chouette.
- Speaker #1
Un beau programme.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
A bientôt.
- Speaker #0
A tout de suite.
- Speaker #1
Un grand merci pour votre écoute. Pensez à vous abonner,
- Speaker #0
à liker l'épisode et même le commenter suivant les plateformes.
- Speaker #1
Et pensez à partager cet épisode à toutes les personnes à qui ça pourrait faire du bien. A très vite pour le prochain épisode des papotages éclairés.