Speaker #0Salut les pédaleuses, aujourd'hui je vais vous parler de tous ces petits trucs qu'on aurait aimé savoir avant de débuter le vélo de route ou en tout cas que j'aurais aimé savoir parce que souvent en fait il y a plein de choses, une fois qu'on a l'habitude de rouler ça nous semble évident, du coup on les dit pas forcément à la copine qui débute alors qu'en fait c'est normal de pas savoir toutes ces petites astuces on va donc parler matériel, confort, sécurité et énergie sur le vélo, accrochez-vous il y a pas mal de points à voir bienvenue dans les pédaleuses, le podcast du cyclisme au féminin Route, gravel, VTT ou bikepacking, rejoins notre peloton. Ici, on roule et on progresse ensemble, quel que soit son niveau. On est là pour s'inspirer, libérer la parole des femmes et célébrer la joie pure de pédaler en toute liberté. Déjà, un premier préjugé à dézinguer tout de suite, c'est qu'évidemment, il n'y a pas besoin d'avoir un vélo dernier cri, nouvelle génération pour débuter le vélo de route. On peut vraiment débuter avec un vélo assez simple et se faire tout à fait plaisir avec. Petite astuce toute bête déjà, les lunettes de soleil. On a tendance en général à mettre son casque et ensuite à mettre ses lunettes de soleil et à venir les mettre bien coincées sous les sangles qui sont sur le côté du casque. En fait, il ne faut pas faire ça. Il faut vraiment passer les lunettes par-dessus les lanières. Pourquoi ? Parce qu'en cas de chute, ce qu'on veut, c'est que vraiment les lunettes soient projetées au sol et surtout pas qu'elles viennent s'écraser dans les yeux et donc avec des éclats de verre dans les yeux, autour des yeux, etc. Ça, c'est une astuce importante. Essayez vraiment d'y penser. Souvent, on a le réflexe. On continue à les mettre en dessous, mais vraiment, hop, on met le casque et ensuite seulement, on vient mettre les lunettes par-dessus. Autre chose, on entend souvent que quand on fait du vélo de route, il faut être un peu le plus aéro possible. Du coup, on cherche à tout optimiser. Bon, franchement, on se calme là-dessus. Si on est en train de faire le Tour de France, on va être en train de tout optimiser. Mais ce n'est sans doute pas votre cas si vous débutez. Et du coup, la recherche de ces petits gains marginaux, franchement, ce n'est vraiment pas le problème. Donc par exemple on oublie tout ce qui est remarques sur enlever les bouchons de valve sur les roues. Ça franchement c'est une blague, il y a des gens qui vont vous dire ça, non en fait on met pas les bouchons comme ça on gagne du poids, bon là franchement on s'en fiche. Et de la même manière on s'en fiche tellement que honnêtement si vous mettez une petite sacoche sur votre guidon, alors certes c'est pas aéro du tout, mais ça va vous permettre de stocker... Un petit coup de vent en plus, je sais pas, de la nourriture en plus. Bien sûr, il y a le maillot pour ça, mais ça peut être bien plus confortable d'avoir une sacoche. Et puis parfois, juste ça rassure au début parce qu'on sait pas exactement comment s'habiller, on hésite. Bah voilà, là, on se pose pas de questions, on emmène une couche de plus, on met dans la petite sacoche. Moi, j'avoue que je l'ai quasiment tout le temps parce qu'au final, je trouve ça tellement plus confortable que d'avoir tout vraiment stocké dans le maillot. que c'est un truc que j'ai adopté et je l'ai conseillé à pas mal de monde et globalement on en est tous contents parce qu'on ne bat pas des records de vitesse. Il y a un truc en revanche qui est vraiment pas négociable à toujours avoir sur le vélo, c'est le kit de réparation. Donc là il faut toujours avoir, qu'on soit en tubeless ou avec des chambres à air, on emmène toujours une chambre à air de rechange, des démontes pneus et bien sûr une pompe pour pouvoir regonfler le vélo. Si on n'a pas ça on va tout de suite être embêté en cas de crevaison, on saura pas quoi faire. Si on l'a, même si vous ne vous maîtrisez pas hyper bien, je vous conseille fortement d'essayer de vous entraîner, de participer à des ateliers pour être à l'aise avec ça. Mais au pire, en général, on trouvera toujours quelqu'un pour nous aider au bord de la route, alors que si on n'a rien, juste on est super embêté. Une autre grande question qui arrive quand on débute le vélo de route, c'est les pédales automatiques. Alors ça, en général, en plus, les vendeurs vont vous mettre une pression pas possible pour que vous ayez directement des pédales automatiques sur votre vélo. Franchement, ce n'est pas indispensable. Vous ne mettez pas la pression. Vous pourrez très bien y passer quand vous vous sentirez prête. Moi, j'ai plutôt tendance à conseiller, quand on débute, de d'abord prendre en main le vélo. La position n'est pas naturelle au départ. En fait, juste se sentir bien sur son vélo, c'est déjà vraiment un premier point et c'est bien le plus important. Avec des pédales plates, ça va très bien. Vous n'allez pas... perdre tant que ça en plus. Ça dépend toujours forcément. Dès qu'on a des allures plus importantes, on va gagner plus avec des pédales auto, mais quand on débute, c'est hyper marginal. Donc franchement, c'est pas du tout gênant. Et une fois que vous serez bien à l'aise, là, si vous avez envie, vous pouvez passer aux pédales auto. Mais je dis bien si vous avez envie, parce qu'en fait, il y a aussi plein de cyclistes et des cyclistes très expérimentés qui finalement en reviennent parce qu'ils trouvent ça moins confortable, ils sont mieux sans. Et ça va bien aussi. Donc ça reste des questions de choix. Moi j'ai des pédales automatiques et je ne reviendrai pas en arrière parce que je suis très bien avec. Ça me stabilise aussi le genou, ça évite qu'il parte un peu se balader dans tous les sens et me créer des douleurs. Mais ça reste des choix assez personnels. Et même si vous n'avez pas de pédale auto, ce n'est pas grave, vous serez quand même une vraie cycliste. Ce n'est pas gênant. Il y a un autre point qui est bien utile à connaître, c'est la pression des pneus. En fait la pression, la manière dont vous allez gonfler le pneu, la pression que vous allez mettre dedans. Elle dépend déjà du pneu, donc en fait vous allez avoir une plage de pression qui va être indiquée sur la tranche du pneu. Donc cette plage elle est indiquée en bar ou en PSI, enfin en général les deux d'ailleurs. Vous pouvez vraiment aller regarder sur votre vélo et vous verrez ça sur la tranche, allez bien regarder. Et pourquoi on donne une plage ? Parce qu'en fait le chiffre exact, votre objectif disons de pression à atteindre, Ça va dépendre de plusieurs choses. Ça va dépendre, par exemple, de votre poids. Ça va dépendre aussi de la route sur laquelle vous voulez rouler. Si c'est une route vraiment bitume, lisse, vraiment toute plate. Ou alors si c'est plutôt une route avec plus de gravier ou carrément plus accidentée. Et tout ça, alors il y a des calculateurs qui existent pour avoir vraiment la pression optimale. Ça va être en fonction de la largeur du pneu, du fait que vous soyez en chambre et en tubeless, de votre poids. si vous tapez sur Google calculateur... pression pneu vous allez trouver mais si vous ne voulez pas vous prendre la tête avec ça honnêtement au début si vous vous mettez en gros plus ou moins au milieu disons au milieu plutôt haut Ça ira bien, c'est pas ça qui va vous poser problème en tout cas sur vos premières sorties, et puis après si vous voulez ajuster mieux, vous pouvez accéder à ces petits calculateurs qui sont gratuits et qui sont plutôt bien faits. Et l'autre chose à savoir, c'est qu'en fait un pneu ça se dégonfle quand même assez vite, alors si vous retrouvez votre pneu à plat dans le garage, là ce n'est pas normal, ça veut dire qu'il y a une crevaison, mais par contre c'est normal que ça se dégonfle un peu progressivement, et donc c'est bien d'avoir le réflexe de vérifier avant chaque sortie, au moins toutes les semaines. De juste vérifier, alors pas juste de vérifier au doigt, on faisait ça un peu avant, moi quand j'étais petite on faisait ça, mais en vrai on ne sent pas trop parce qu'on gonfle quand même assez fort en général. Et du coup, avant de sentir au doigt que ce n'est pas gonflé, c'est que c'est vraiment dégonflé, mais c'est bien de vérifier avec une pompe, une pompe manuelle ou une pompe électronique, les pompes qui montrent le nombre de barres, de vérifier où on en est, éventuellement de rajouter un petit peu d'air. Ça prend vraiment deux secondes. Une fois qu'on a pris l'habitude, c'est vraiment facile. C'est dans le... disons un peu dans la routine avant de se mettre sur le vélo, ça prend deux secondes et puis après c'est plus confortable. On a assez parlé de matériel, maintenant on va parler de corps et de confort sur le vélo. Déjà si vous débutez, il y a de grandes chances que les premières fois où vous montez sur votre vélo, vous ne vous sentiez peut-être pas forcément hyper à l'aise, ça c'est normal. Peut-être que vous pouvez avoir des petites douleurs, c'est normal aussi. Il faut le temps aussi que le corps s'habitue à cette nouvelle contrainte. Par contre si ça fait plusieurs heures, plusieurs fois que vous avez testé votre vélo, vous avez passé déjà plusieurs heures dessus, et vous continuez à avoir certaines douleurs, là c'est pas normal. Et je vous invite dans ce cas-là à écouter l'épisode qu'on a enregistré avec Juliette Cause, notre bikefitteuse, qui justement vous éclaire sur quand est-ce qu'une douleur est normale, pas normale. Donc là on a vraiment tout un épisode dédié, c'était il y a 15 jours, donc je vous invite à l'écouter, c'est le mieux. Ensuite, les mains sur le cintre, la position des mains sur le cintre. Alors ça, parfois quand on débute, on est un peu perdu, il y a plusieurs positions. La position un peu de base qu'on va quasiment tout le temps avoir, c'est la position sur les cocottes. Donc vraiment à l'emplacement où les mains viennent se poser, sur le côté, on a accès aux freins, et normalement on est plutôt confortable dans cette position, c'est la position qu'on va tenir en général le plus longtemps. Mais après on peut aussi varier, et ça c'est agréable aussi pour éviter d'avoir tout le temps les mêmes points de pression aux mêmes endroits, et aussi varier en fonction du relief en fait. on va pouvoir aussi se mettre vraiment devant... droit avec les mains devant soi sur la partie plate on va dire là c'est quelque chose, ça veut dire qu'en fait on n'aura plus accès aux freins directement donc c'est à privilégier si on est par exemple dans une montée, souvent c'est assez agréable de se mettre comme ça, si on n'est pas dans une situation on risque de devoir freiner à tout moment évidemment mais ça peut être un petit peu reposant en fait de se mettre dans cette position là et à l'inverse il y a la position qui est tout en bas donc là on va vraiment se mettre dans le creux en fait du guidon, donc de chaque côté Et là, c'est une position qui va être un peu plus exigeante, qui est plus aéro et qui est très agréable dans les descentes, pour le coup. On va être aussi, au-delà du fait que ce soit plus aéro, ça va permettre d'avoir une meilleure stabilité dans les descentes. Donc, c'est super important de pouvoir tenir cette position. Et ça, c'est aussi un truc à savoir. C'est que si, quand vous vous mettez tout en bas, je sais que parfois, c'est un peu impressionnant au départ de se mettre en bas comme ça. On a l'impression que ce n'est vraiment pas naturel d'être aussi bas. Mais déjà, tentez-le sur une petite descente ou à plat. Mais en tout cas, regardez si vous arrivez à tenir cette position. Et si vraiment vous ne la tenez pas juste parce que vous vous sentez super mal à l'aise, que ça fait mal au dos ou même pire, que vous n'arrivez pas à atteindre les freins, parce qu'il y a souvent le cas en fait, là c'est que c'est un problème de réglage. Ce n'est pas normal de ne pas pouvoir atteindre les freins quand on est en position basse. Ça veut dire qu'on va pouvoir régler les manettes. Et pour pouvoir les atteindre. Donc déjà, il y a ça. Et si on n'est vraiment pas bien, peut-être qu'il y a un autre problème au niveau du réglage du vélo. Là encore, Bikefeeter, c'est la seule solution. Parlons maintenant d'un sujet qui nous concerne toutes, les règles. Alors, il n'y a pas de règles sur la manière dont gérer ces règles sur le vélo. Ça va vraiment dépendre de chacune. Certaines vont être très à l'aise, par exemple, avec une cup ou un tampon. Et voilà, c'est facile. d'autres moins et il y a une des solutions en tout cas qui peut être intéressante c'est d'avoir un cuissard menstruel donc c'est des cuissards dont la peau de chamois est vraiment adaptée pour pouvoir absorber en fait le flux et ça vous en trouvez chez différentes marques, il y a Wilma, il y a Rennes et maintenant il y a Vendry Cell donc la marque de Décathlon aussi qui en fait donc ça peut être une bonne solution à regarder parce que elle est plutôt pratique pour le coup mais voilà, adaptée à chacune mais au moins vous saurez que ça existe. Toujours sur le sujet des cuissards, un grand point à connaître aussi, c'est qu'on ne met globalement pas de sous-vêtements sous le cuissard. Alors, ce n'est pas une règle universelle. Il y a en fait des gens qui mettent des sous-vêtements sous leur cuissard et qui s'en portent très bien. Mais si vous débutez, je vous conseille d'essayer plutôt de faire, d'abord en tout cas, de le mettre sans sous-vêtements. Parce que globalement, c'est quand même vraiment plus fait pour ça. En fait, les sous-vêtements, ça va faire des coutures qui vont venir frotter à certains endroits, qui ne sont pas très agréables. Et du coup, ça peut vraiment générer des frottements, voire des blessures. Donc globalement, le cuissard, on oublie les sous-vêtements. Ça fait très bizarre au début, mais je vous assure, après, on s'y habitue très bien. Maintenant, on passe à des petits points, on va dire un peu plus sécurité. Déjà, les freins. Alors, il faut savoir que les vélos en France, parce qu'en fait, il y a des différences. On a le frein à droite qui correspond au frein arrière et à gauche au frein avant. Si vous avez un vélo que vous avez acheté au Royaume-Uni, ce n'est pas la même chose. Ça c'est rigolo, je l'ai appris en préparant cet épisode, pour être honnête je ne savais pas du tout. Mais le plus simple c'est de vérifier, c'est pas compliqué à vérifier, au moins vous saurez si vous avez un doute. Et le frein, là où c'est important, c'est que parfois quand on débute on a tendance à freiner qu'un seul frein, ce qui n'est pas forcément idéal parce que le frein avant, en fait, le mieux en général c'est celui qui va le plus freiner, parce qu'en fait quand on freine on va avoir tendance aussi à reporter du poids vers l'avant. Et celui-là, il freine bien, c'est chouette, mais ça veut dire que potentiellement, s'il freine trop, on va pouvoir totalement passer par-dessus le vélo. Ce n'est pas souhaitable. A l'inverse, le frein arrière, il peut y avoir aussi d'autres soucis si on freine très fort qu'avec le frein arrière. C'est que lui, comme je vous disais, le poids se reporte un peu vers l'avant, ça libère du poids à l'arrière, et donc la roue arrière va avoir tendance à déraper. Donc on évite globalement de freiner avec un seul frein très fort. On va plutôt privilégier de freiner avec les deux freins et un peu plus avec l'avant et essayer de reporter quand même un peu de poids vers l'arrière pour éviter ces dérapages dont je vous parle. Le sujet des freins me fait penser aux mains et donc aux gants. Autre sujet, les gants. Souvent, on se demande si c'est indispensable, si c'est un effet de mode de porter des gants. Il y a même des coureurs pros d'ailleurs qui n'en portent pas. Mais en soi, je vous conseille vraiment très très très fortement de porter des gants, enfin des gants ou des mitaines en tout cas. Mais déjà, en général, c'est un peu rembourré, donc ça fait un petit point d'appui qui n'est vraiment pas désagréable à avoir en plus. Ça fait un peu plus de confort. Mais au-delà de ça, c'est surtout un point de vue sécurité. C'est que les mains, globalement, c'est très fragile. La peau des mains, elle est bien fragile. Et en cas de chute, il y a quand même de fortes chances qu'à un moment donné, on arrive sur ses mains. Et du coup, la peau des mains, elle sera complètement brûlée, blessée. c'est Évidemment très gênant à terme, mais même directement si jamais on veut pouvoir remonter sur son vélo, si on a les mains complètement abîmées, peut-être qu'on n'arrivera même pas à remonter et à avancer pour rejoindre chez nous ou autre. Donc ça c'est vraiment un bon truc qui m'a été conseillé maintes et maintes fois par des professionnels, c'est les gants. Je vous conseille de les laisser tout le temps avec votre casque, comme ça vous ne les oubliez pas. La dernière fois d'ailleurs que j'ai oublié mes gants et que je suis partie en me disant non c'est pas grave. Et bien en fait, je me suis cassé la figure. C'était une chute, pas grave, mais je me suis dit « Ah, c'était un petit peu le petit rappel pour me dire que décidément, non, non, les gants, c'est pas négociable. Si je les ai oubliés, je fais demi-tour, je vais les rechercher. » Un autre point sécurité, c'est les lumières. Alors évidemment, si vous volez de nuit, enfin là, je ne vais même pas en reparler, parce qu'évidemment, il faut avoir des lumières. Mais au-delà de ça, à vélo de route, vous allez souvent croiser des gens avec un feu rouge à l'arrière. Alors, on croise souvent des gens avec un feu rouge clignotant. Sachez qu'en fait, on n'a plus le droit de faire ça. Normalement, on ne peut plus du tout mettre de feu rouge clignotant. On a le droit d'avoir un feu rouge à l'arrière, mais il doit être fixe. Ça, c'était un décret qui avait fixé ça. Alors bon, ça a été un peu décrié chez les cyclistes. La raison derrière ça, en tout cas, c'est qu'on considère qu'un feu rouge clignotant, c'est comme un warning, c'est vraiment synonyme de danger. Et donc, on ne peut pas utiliser un feu rouge clignotant pour un autre usage que ça. Je vous donne l'explication. En tout cas, un feu rouge, même fixe, c'est vrai que ça peut quand même bien servir, même de jour. à ce que les automobilistes vous repèrent. Là, en tout cas, où je vous conseille vraiment d'en avoir un, c'est complètement indispensable, c'est si vous allez sur des routes de montagne, si vous voulez faire des cols, par exemple. Très souvent, on va être amené à passer par des tunnels. Ils ne sont pas forcément très gros, on ne les a pas forcément planifiés à l'avance, sauf qu'il y a tous ces petits tunnels, on ne voit rien du tout à l'intérieur, et si les automobilistes ne peuvent pas vous voir, c'est super dangereux. Donc ça, vraiment l'indispensable, la lumière rouge à l'arrière. Et même si vous ne passez pas par des tunnels et que vous roulez sur le plat deux jours, globalement, la lumière rouge, ça peut être une bonne idée. On termine avec l'effort et l'énergie et comment rendre sa sortie à vélo plus agréable. Déjà, une chose que j'observe assez souvent chez les débutantes, c'est qu'elles ne vont pas forcément oser changer beaucoup de vitesse. Mais en fait, déjà, c'est normal de changer pas mal de vitesse. Même parfois, on a juste une mini... de pente, une espèce de faux plat, mais en fait, c'est plus confortable de changer. Donc, il ne faut pas hésiter à changer vraiment régulièrement dès qu'on en sent le besoin. Et en fait, si on n'est pas dans un mode vraiment entraînement, où parfois on va chercher à avoir une cadence très ralentie de pédalage, donc à ne pas beaucoup faire de tours de pédalier, en gros, sinon, normalement, on va chercher, si là, vous n'êtes pas sur un mode comme ça d'entraînement, que vous débutez, on va juste chercher à ce que ce soit agréable, en gros. Et pour que ce soit agréable, il y a de bonnes chances que la cadence Doive être un peu plus élevée et que ce ne soit pas dur Vous voyez, quand vous appuyez, que ce ne soit pas un truc horrible à chaque coup de pédale Et pour ça, on va essayer ce qu'on appelle de mouliner Alors on va se mettre sur une vitesse facile Les vitesses les plus faciles Selon les vélos, vous avez un ou deux plateaux à l'avant Enfin, ou plus, mais en général c'est ça Donc si vous en avez deux, mettons, en tout cas c'est le plateau le plus petit Qui est le plus facile Et à l'arrière là où il y a la cassette, là en fait c'est l'inverse, retenez que c'est le plus grand pignon, donc la roue la plus grande en gros, qui va vous offrir la vitesse la plus facile. Et quand on est par exemple en montée, il ne faut vraiment pas hésiter déjà à passer avant, d'une manière générale on essaie d'anticiper, ce n'est pas toujours facile, d'anticiper les changements de vitesse, donc ce n'est pas une fois qu'on est dans la montée qu'on se dit « ah zut, il faudrait que je change, ce serait bien » , on essaie de voir la montée arriver et de changer sa vitesse avant. Mais en tout cas, avant, on essaie de se dire, déjà, je mets sur le petit plateau. Et après, je vois où est-ce que je suis confortable pour ne pas avoir à appuyer comme une folle et que ce soit plus agréable. C'est plus facile au départ, en tout cas, d'être comme ça. On n'est pas obligé de faire un exercice de force en s'acharnant, à rester sur le grand plateau à monter pour montrer que si on peut y arriver comme ça. Et je termine avec un sujet dont on ne parle pas assez, l'alimentation quand on est sur les sorties vélo. En fait, on ne se rend pas trop compte, surtout quand on débute, le vélo, il peut y avoir un côté assez doux, si on est en mode un peu tranquille comme ça, et on ne se rend pas trop compte qu'on brûle des calories et qu'on a besoin de compenser ça. Et en plus, chez les femmes, on a quand même vite ans à se dire, limite tant mieux, comme ça je vais maigrir, c'est parfait. Franchement, mauvaise idée, parce qu'en fait, globalement, ne pas manger sur le vélo, ça va entraîner tout un tas de problèmes, déjà à court terme souvent. Des moments aussi, sur des sorties, on a des gros coups de barre. 90% du temps, en fait, c'est lié à ça, c'est qu'on n'a pas mangé assez. Et puis après, si on commence à vraiment faire ça souvent, là, il peut y avoir des conséquences à long terme. Là, moi, je ne suis pas nutritionniste, mais on en parlera dans des épisodes dédiés vraiment de l'alimentation. Mais en tout cas, sachez que si vous débutez, que manger sur le vélo, c'est non seulement normal, mais c'est nécessaire. Donc on va essayer d'apporter vraiment des glucides, un peu ce qui vous plaît et que vous digérez correctement comme source de glucides. Mais en tout cas, on n'essaie pas de se dire non, c'est bon, je tiens sans manger. Et c'est normal de manger et c'est normal d'avoir l'impression de manger beaucoup. Il y a un côté bizarre parce qu'en plus, je pense que c'est un peu lié au fait aussi qu'on nous ait toujours dit, il ne faut pas grignoter. Oui, ce qui est vrai dans un contexte normal, mais là, ce n'est pas du grignotage. C'est juste qu'on est en train de demander à notre corps un effort. Et donc, on va juste lui filer le carburant pour pouvoir faire correctement le job. Donc, c'est normal d'avoir l'impression de manger beaucoup souvent. Voilà. Et pour finir, j'allais oublier, il y a quand même l'hydratation. L'hydratation, super important, évidemment. On essaye de ne pas attendre d'avoir soif. On va anticiper. Et puis, l'idéal, c'est de boire par petites gorgées, de ne pas boire énormément d'un coup. Ça pourrait générer des petits troubles digestifs selon la sensibilité. Et donc, on essaie de boire par petites quantités. Et avec objectif, plus ou moins 500 ml par heure. Sachant qu'évidemment, ça dépend aussi de la température extérieure. Ça, c'est genre s'il fait une température normale, on va dire. Voilà, j'espère que ça vous aura donné quelques billes pour vous lancer sereinement. N'hésitez pas aussi à transmettre cet épisode à des copines qui débutent le vélo de route, si jamais ça peut les aider. Et si vous avez d'autres questions, si vous avez des points dont je n'ai pas parlé, j'ai essayé de faire un truc un peu synthétique, mais en fait, il y a mille trucs à dire. J'essaierai peut-être d'approfondir certains des points, parce que là, je suis allée rapidement. Mais si vous avez des questions auxquelles vous voudriez des réponses, des interrogations, etc., n'hésitez pas à nous écrire. Vous pouvez nous écrire soit par mail, soit nous laisser un commentaire sur la plateforme de podcast, soit sur le compte Insta, soit via newsletter. Il y a vraiment pas mal d'options. Mais en tout cas, n'hésitez pas à nous dire. On essaiera de traiter vos sujets dans de prochains épisodes ou en articles sur le site, mais en tout cas de répondre à vos questions. À bientôt ! C'est déjà la fin de cet épisode des pédaleuses. Merci de l'avoir suivi. Si ce moment passé dans notre peloton t'a fait du bien, pense à le partager avec tes copines que ça pourrait aider ou inspirer. Le meilleur moyen de soutenir le podcast, c'est aussi de lui laisser 5 étoiles sur Spotify ou Apple Podcast. A très vite les pédaleuses !