- Speaker #1
Le vélo, ce n'est pas toujours une histoire de performance. Parfois, c'est simplement une histoire de liberté. Celle de partir, sans trop se poser de questions, avec ses sacoches et un peu d'audace. Martine Boutary a commencé à pédaler en France avec le vélo comme moyen de transport pour aller à l'école. Des décennies plus tard, à 67 ans, elle prend un grand plaisir à faire des voyages à vélo et va nous parler de son périple d'Amsterdam à Copenhague. Dans cet épisode, elle nous raconte l'itinérance, la logistique du voyage, les rencontres faites en chemin et ce que ça fait de sentir son corps pleinement répondre à l'aventure, peu importe son âge. Bienvenue dans Les Pédaleuses, le podcast du cyclisme féminin. Route, gravel, VTT ou bikepacking, rejoins notre peloton. Ici, on roule et on progresse ensemble, quel que soit son niveau. On est là pour s'inspirer, libérer la parole des femmes et célébrer la joie pure de pédaler en toute liberté. Bienvenue Martine, est-ce que tu peux te présenter déjà ?
- Speaker #0
Bonjour Laurène, alors oui, je peux me présenter. Je m'appelle Martine, j'habite à Toulouse, donc je suis citadine, voire très citadine. Et à la fois très proche des Pyrénées. Et j'adore marcher dans les Pyrénées. Donc voilà, je suis citadine qui adore être dehors dans la nature. Et j'ai la chance à Toulouse de pouvoir faire les deux.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça, t'as un beau terrain de jeu. Une belle ville et une belle nature autour. Voilà,
- Speaker #0
voilà.
- Speaker #1
Et comment est-ce que le vélo est entré dans ta vie ?
- Speaker #0
Alors le vélo est rentré dans ma vie... Il y a très très longtemps, parce que quand j'étais enfant, j'habitais à la campagne. Et l'école était à deux ou trois kilomètres de chez moi. Et quand j'avais six ans, mes parents m'ont appris à aller à l'école toute seule, à vélo. Donc en fait, le vélo est entré dans ma vie comme un mode de transport. Pas du tout comme un sport, pas du tout comme une... activités. C'était juste un moyen de transport. J'allais et venais quatre fois par jour sur mes deux petits kilomètres, ou trois.
- Speaker #1
À quatre fois par jour en plus, donc tu revenais déjeuner.
- Speaker #0
Avec mes petites jambes. Je ne mangeais pas la cantine, donc en fait, voilà. Et du coup, et du coup, c'est rentré pas du tout comme un sport, mais comme une pratique quotidienne.
- Speaker #1
C'est souvent comme ça que ça commence au final.
- Speaker #0
C'était de la gym, c'était le basket, c'était d'autres choses. La marche, mais pas vraiment le vélo. Le vélo, c'était le quotidien.
- Speaker #1
Et ensuite, comment tu as évolué ? Donc, on va parler d'un voyage à vélo. Comment tu as évolué de cette pratique usage quotidienne à une pratique autour du voyage et de l'exploration à vélo ?
- Speaker #0
Alors, je crois que la... L'évolution du mode de transport quotidien au voyage, c'est fait finalement assez récemment quand même sur les très grands déplacements, on va dire. Ça fait quelques années que je fais ça avec mon compagnon. Et donc, pendant toute ma vie, j'ai toujours fait du vélo. où j'ai toujours circulé à Toulouse à vélo, je n'ai pas peur du vélo en ville, je n'ai pas peur du vélo à la campagne. Donc voilà, et le déclencheur peut-être de voyager plus longuement, ça a été un jour où on s'est dit tiens on pourrait aller voir des copains à l'Ardèche et on avait envie de quelque chose de plus rigolo que d'y aller en voiture. Et on s'est dit tiens on pourrait y aller à vélo et ça nous a fait rire. parce qu'on s'en croyait moyennement capable. Et finalement, on est partis. Et moi, j'ai adoré ça. Vraiment, j'ai adoré rejoindre la Méditerranée à vélo, arriver à Sète. et voir mon vélo devant ma mère, j'ai trouvé ça extraordinaire. Et puis après, on a continué et on est arrivés à Nardèche finalement très en forme. On se dit « waouh, c'est génial, on peut faire des centaines de kilomètres à vélo » . Et voilà, donc ça, c'était il y a quelques années. Et je me souviens très bien avoir été dans un magasin de sport. en disant au fait, à votre avis, combien je peux faire de kilomètres par jour ? Je n'avais aucune idée, je ne connaissais pas vraiment de gens qui faisaient du vélo de façon comme ça, à ma façon. Et là, ils m'ont dit, ça dépend, est-ce que vous êtes entraînée ? Je dis, non, pas du tout, non, non, je ne suis pas entraînée. Et ils m'ont dit, non, mais là, des centaines de kilomètres, là, vous n'y arriverez pas sans être entraînée, ce n'est pas possible. Et donc, je suis vite, vite repartie et je me suis dit, on verra bien. Et voilà. Et on a vu.
- Speaker #1
Et au final, vous faisiez combien à peu près de kilomètres par jour ?
- Speaker #0
En gros, encore aujourd'hui, j'ai un peu l'habitude de dire, on fait entre 60 et 80, 90 kilomètres à vélo. Vous faites des bonnes journées ? Bien sûr, ça dépend. Ça dépend pas tellement de nous, ça dépend de l'environnement, des côtes, du vent.
- Speaker #1
du revêtement parfois mais au-delà de 80 km je sens que je suis très fatiguée mais à 60 je suis encore très en forme ça fait pas mal déjà donc c'est quand même trop bien et ensuite suite à ce premier périple donc tu as fait d'autres voyages à vélo, là bien sûr on va parler de ton projet Amsterdam Copenhague Mais entre-temps, tu as refait, tu as réitéré ?
- Speaker #0
Oui, du coup, quand on est revenu à Toulouse, on s'est dit qu'on a pris le canal du Midi dans un sens, vers la Méditerranée. On va le prendre dans l'autre sens, vers l'Atlantique. Et on a décidé d'aller voir d'autres copains à Belle-Île. Et donc, on est parti vers la Bretagne. Et puis après, moi, je suis... enthousiaste avec ses voyages à vélo. Et donc après, ça a été les châteaux de la Loire. Et l'année dernière, on est partis le long du Danube. On est partis de la source du Danube. Toujours pareil, parce qu'on aime bien le côté rigolo aussi de ce genre d'aventure. Et donc, j'avais regardé où était la source du Danube. Donc, elle est dans un petit village. Voilà, Dona Echengen. Et on est allé jusqu'à Bratislava en suivant le Danube. Et c'était génial. Parce que là aussi, on a traversé toute l'Allemagne, l'Autriche. Et puis, on est arrivé assez tranquillement à Bratislava. Et c'était super, ce sentiment d'arriver à Bratislava, je me souviens. C'était trop génial.
- Speaker #1
C'est trop bien. Tu as déjà fait vraiment pas mal de trucs bien chouettes. Et qu'est-ce qui te plaît le plus dans les voyages à vélo ?
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce qui me plaît ? Je crois que c'est... En premier, c'est la liberté. C'est aussi le fait d'être dehors tout le temps. C'est aussi l'itinérance. J'adore ça, le fait de ne pas rester au même endroit et tous les jours se dire, tiens, on va à tel endroit, sans se poser de questions. L'idée, c'est d'avancer et pas du tout dans la performance, mais juste en avance. Et le paysage change. Je fais beaucoup de marches en montagne aussi, mais quand on est à vélo, le paysage, on le voit changer parce qu'on va plus vite. Et donc, les journées sont d'une très grande diversité. Voilà, donc c'est tout ça. C'est l'extérieur, l'effort physique aussi que je trouve satisfaisant.
- Speaker #1
Je partage tout ce que tu dis. C'est aussi tous ces éléments qui font que j'adore les voyages à vélo. Et ce projet alors de relier Amsterdam à Copenhague, comment c'est venu ? Comment vous avez eu l'idée de faire cet itinéraire spécifiquement ?
- Speaker #0
Cet itinéraire. Alors, il y a... Il y a un contexte familial qui est que ma fille habite à Amsterdam avec son mari et que je m'étais dit que ça serait pas mal de combiner plusieurs choses. Donc la combinaison ça a été de mettre les vélos dans notre Kangoo et de partir à Amsterdam avec le... Kangoo et les vélos dans la voiture. Et donc, c'est ce qu'on a fait. On s'est arrêté évidemment à Amsterdam. Alors, Amsterdam, c'est rigolo parce qu'on a l'impression que nos vélos font partie du paysage. Tellement il y en a.
- Speaker #1
La ville cyclable.
- Speaker #0
Voilà. Et donc, avant de partir, on s'était dit, mais où est-ce qu'on pourrait aller à partir d'Amsterdam ? Et là, assez rapidement, on a regardé, on s'est dit, Copenhague, on ne connaît pas, ça doit être bien. Il y a du vélo partout dans ces pays-là, donc ça doit être facile. Voilà, et donc ce trajet-là s'est construit de cette façon-là, à partir de notre point de départ qui était le Cerbac.
- Speaker #1
Oui, d'accord. C'est bien parce que tu te sers à chaque fois de... Enfin, je vais dire d'excuses, mais au sens positif du terme, tu vois. Genre, aller voir des amis, là aussi, prendre comme point de départ ta fille. Je trouve ça chouette de faire ça, parce que ça donne des idées aussi un peu naturellement. Et puis, ça permet de voir du monde en même temps. C'est sympa.
- Speaker #0
Je pense que ça vient beaucoup du fait que, pour moi, encore une fois, le vélo n'est pas un sport. Et donc, je ne cherche pas... un itinéraire particulier avec des performances particulières, des passages de col, des... Enfin, voilà. Je me dis juste tiens, où est-ce que je pourrais aller ? Là où j'ai envie.
- Speaker #1
C'est une bonne manière de prévoir ces voyages, je trouve. Est-ce que tu as prévu pas mal de temps à l'avance ce voyage ou est-ce que c'était assez facile à organiser ?
- Speaker #0
Alors, il y a deux choses très différentes. comme là on est parti un mois et demi un peu plus la chose qu'on prévoit longtemps à l'avance c'est l'espace temps parce que il y a toujours des fêtes, des anniversaires des spectacles des gens qui passent etc et on a appris à dire non pendant deux mois, pendant le mois d'avril et le mois de mai, on ne réserve rien, on ne se laisse déranger, entre guillemets, par aucun autre événement. C'est ça qui devient prioritaire. Et ça, on le décide, je ne sais pas, peut-être en septembre, on décide qu'en avril-mai, on ne sera pas disponible du tout, pour rien. Et ça, c'est très, très important. Et à partir de là... on se dit, ça va, après on est cool on verra où est-ce qu'on va qu'est-ce qu'on mettra dans cet espace-temps et là, le voyage vers Copenhague je sais pas, peut-être on s'est mis à y penser en février-mars dans l'idée de Copenhague venu au printemps et le voyage vraiment vraiment alors là au Alors là, nous, on est quand même... Je pense que moi, je suis la reine de l'improvisation. Et qu'en partant au printemps, je sais qu'il n'y a aucun problème d'hébergement, enfin, il n'y a pas de problème d'hébergement en particulier. Et donc, quand on était à Amsterdam, donc on était déjà arrivés à Amsterdam, on a réservé... notre première nuit à Outrex. Et puis après, on fait ça tout le temps. On réserve d'un jour sur l'autre. Et c'est très facile.
- Speaker #1
En faisant comme ça, c'est chouette. Et la partie, tu vois vraiment, construction de l'itinéraire avec les différentes étapes, ça, c'est quelque chose aussi où vous laissez la possibilité de décider en fonction de la forme du jour ou des envies où vous vous arrêtez ou pas ?
- Speaker #0
L'itinéraire, on l'avait... On l'avait quand même un peu calculé avant, c'est-à-dire qu'on avait regardé quelles étaient les euro-véloroutes qui pouvaient traverser les Pays-Bas. Donc les Pays-Bas d'ouest à l'est, puis l'Allemagne du sud vers le nord, puis après rejoindre le Danemark et rejoindre Copenhague. Et en fait, en croisant trois véloroutes, on avait notre chemin. Donc on a à peu près, il y a des morceaux, il manque des petits bouts, mais en fait... aussi bien en Allemagne qu'au Danemark quand il manque du petit bout de roue et de route il y a d'autres chemins cyclables uniquement cyclables c'est un bonheur franchement les pays d'Europe du Nord c'est un bonheur c'est moins plat que ce qu'on imagine il y a plus de vent aussi non ?
- Speaker #1
il y a plus de vent j'ai de bons souvenirs de bon vent dans ces pays-là. Et puisqu'on parle du vent, d'ailleurs, je me disais que vous étiez partie en avril-mai. Côté météo, ça donnait quoi ?
- Speaker #0
Côté météo, franchement, ça a été parfait. On a eu un jour de pluie. Vraiment de pluie. Un jour. C'est incroyable. Et le reste du temps, le reste du temps, il faisait très frais. Ça faisait, je ne sais pas, entre 15 et... et 20, on va dire. Il faisait souvent 15.
- Speaker #1
Ça va !
- Speaker #0
Et puis, on a eu des épisodes de 20, mais pas non plus un 20 insurmontable. Je crois que ce qui m'a quand même le plus fatiguée parfois, c'était le 20.
- Speaker #1
C'est marrant que tu dises qu'il faisait très près entre 15 et 20. On voit que tu habites à Toulouse. Moi, je crois qu'il fait bon entre 15 et 20. mais ouais incroyable que vous ayez eu une météo aussi favorable pour le coup moi j'avais voyagé j'ai voyagé Pays-Bas Allemagne aussi j'ai fait un bout alors Danemark je suis jamais allée j'ai eu une amie qui est allée qui a eu genre du vent et de la pluie quand même beaucoup et moi j'ai eu des vents mais pas peu enfin d'ailleurs non les deux, des vents et pluie aussi mais du coup bon à savoir peut-être que le printemps c'est une bonne fenêtre de tir ou juste t'as eu de la chance oui oui et on...
- Speaker #0
On avait évidemment quelques nouvelles du sud de la France, où il pleuvait à ce moment-là, c'était incroyable. Et donc, nos amis nous disaient, mais ça va, vous survivez à vélo. Et en fait, vraiment, ça a été très chouette. On avait nos impairs tout le temps, mais c'était extrêmement agréable. Comme nous venons de vivre là les X canicules dans le sud de la France. comme ailleurs. Je me dis mais c'était trop de chance de faire ce trajet à ce moment-là parce qu'un été, ça me paraîtrait impossible.
- Speaker #1
Ah oui, clairement. Ça devient de la souffrance, c'est même plus la peine. Et ton vélo, est-ce que tu peux nous dire ce que c'est ? Si t'en es satisfaite, s'il te convient bien pour les voyages ?
- Speaker #0
Alors mon vélo, dans le cadre de ce que je disais auparavant, mon vélo, c'est le vélo dont je me sers dans la vie courante, pour faire mes courses, aller en ville, etc. C'est un vélo de randonnée, un VSF, la marque Farad. Par exemple,
- Speaker #1
Manufaktur.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, en Allemagne, notamment, les gens me disaient, ah oui, vous avez un bon vélo. Et je suis extrêmement... contente de ce vélo. J'adore.
- Speaker #1
Ce sont des super vélos de randonnée. Ils sont quand même très reconnus.
- Speaker #0
Oui. Il est solide, il est léger. Il pédale bien. Avec moi dessus, il pédale bien. C'est super. J'aime beaucoup. Évidemment, on a des sacoches. En fait, on a deux sacoches. plus un sac à dos posé sur les sacoches. Et vraiment, le vélo est très facile à équilibrer. Il ne s'en va ni vers l'arrière, ni sur les côtés. Enfin, vraiment, c'est super comme vélo.
- Speaker #1
Moi, je l'avais aussi. Et ouais, c'est des super vélos. Et donc, tu disais, vous aviez deux sacoches arrière. Je sais que c'est des points qui intéressent assez souvent. côté pratique, tu vois. Donc, deux sacoches arrière, le matériel dont vous aviez vos vêtements, etc. Mais vous dormiez en dur, dans des hébergements, pas en camping.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et au final, vous aviez quoi comme poids à peu près, tu sais ?
- Speaker #0
Alors, les vêtements, on était quand même ultra minimaliste sur pas mal de choses. Mais on avait quand même des outils de réparation. On avait quand même deux livres chaque. Parce que ça, c'est non négociable. Et on avait à peu près 15 à 18 kilos de poids de sacoche. Évidemment, ça dépend un peu. Il y a des moments où on a un peu plus parce qu'on a un peu plus à manger. C'est la nourriture et l'eau qui font varier le poids de nos sacoches. Mais voilà. Il est arrivé qu'on ait deux jours d'alimentation. Non, pas deux jours d'eau, mais deux jours d'alimentation. C'est un peu plus lourd, mais franchement, ça va.
- Speaker #1
Oui, ça se gère bien. Tu disais que vous êtes allée à Amsterdam en voiture avec les vélos. Et ensuite, pour revenir de Copenhague à Amsterdam ?
- Speaker #0
Pour revenir, dans un premier temps, on avait pensé revenir en train. Et en fait, on a décidé de faire comme l'an passé quand on était partis à Bratislava. Des jeunes gens qui nous avaient hébergés nous avaient dit que le train, c'est compliqué parce que les grandes lignes, il faut réserver les places pour les vélos très, très à l'avance, ce qui n'était pas possible. Et les autres trains plus régionaux font des... petits trajets très fragmentés et donc il faut longtemps. Ils nous avaient dit, mais essayez les bus. En fait, on était revenus de Bratislava avec Flixbus et on est revenus de Copenhague à Amsterdam avec Flixbus aussi, en une journée. Hyper simple. Il y a des places où ils accrochent alors ça n'existe pas en France mais dans les pays d'Europe du Nord, ils accrochent les vélos. À l'arrière des bus, exactement comme nous, on met des vélos à l'arrière de nos voitures. Ils ont des porte-vélos sur les bus. C'est trop bien. Voilà, comme nous, on a sur les voitures. Et donc, on n'a pas besoin de démonter le vélo. C'est extrêmement simple. Il n'y a pas besoin d'emballer, de mousse. Ce qui, pour nous, était très, très pratique. on n'avait rien de tout ça.
- Speaker #1
C'est trop bien comme solution. C'est dommage qu'ils ne proposent pas ça partout.
- Speaker #0
Mais oui.
- Speaker #1
Je sais que parfois, les vélos se retrouvent dans les soutes. Donc là, tu ne sais jamais ce qui va se passer. Là, c'est génial.
- Speaker #0
Là, c'est vraiment génial. Les gens qui conduisent les bus sont très habitués à ça. Donc, ils les chargent. Ils ont des systèmes pour... ne pas se faire mal. C'est très respectueux. Et des gens et des vélos, ce système-là.
- Speaker #1
Oui, c'est super, effectivement. Ah bah, trop bien. Bon, vivement qu'ils appliquent ça partout en Europe, ce serait top. Et est-ce que tu as eu d'autres... Enfin, d'autres, d'ailleurs, du coup, pour l'instant, il n'y en a pas eu, mais est-ce que tu as eu des difficultés logistiques particulières à un quelconque moment ?
- Speaker #0
Non. J'ai attendu... Je n'osais... absolument pas dire pendant le voyage la chance, on n'a même pas crevé ou la chance on n'a pas cassé notre chaîne ce qui nous est déjà arrivé et là, arrivé à Copenhague on a poussé d'ailleurs il y avait un musée il y a un magnifique musée après Copenhague qui s'appelle Louisiana Merci. qui est un musée d'art contemporain, et c'est à, je ne sais pas, 40 ou 50 kilomètres après Copenhague. Et arrivé à Louisiana, je me suis dit, bon, demain on est à Copenhague, là je vais me dire, on a quand même de la chance de ne pas avoir crevé, mais je ne le dirai que demain. Et donc en revenant à Copenhague, puisque Louisiana est au nord de Copenhague, en revenant à Copenhague, j'étais super folle de joie, parce que je me disais, on a eu... aucun problème. Voilà, donc non, on n'a pas eu de problème logistique.
- Speaker #1
Parfait. Et est-ce que tu peux nous donner un peu une journée type pour toi durant ce voyage, même si j'imagine que ça varie, mais pour donner un peu une idée. Et est-ce que vous faites des jours de pause ou est-ce que vous enchaînez tout le temps ?
- Speaker #0
Alors, la journée type, c'est qu'on se lève normalement, je ne sais pas, vers 8 heures, mais on n'avait aucun problème de météo. c'est à dire que Dans les voyages précédents, notamment ceux qu'on a fait en France, on se levait très tôt pour partir, très tôt, et éviter les grosses chaleurs. Et à midi, on arrêtait de pédaler. Enfin, à midi ou un peu après. Alors que là, il n'y a pas de contraintes météo. Et donc, on partait quand on se dit, on partait vers 9h la plupart du temps. On partait après un solide, mais très solide petit déjeuner. Moi, à vélo, je mange à peu près deux fois plus que dans la vie normale.
- Speaker #1
C'est normal, c'est normal.
- Speaker #0
On faisait une petite pause café et repetit déjeuner au bout d'une heure et demie à peu près. Et puis après, on faisait un pique-nique et puis on continuait à... pédalier. Alors, parfois, on visitait des choses si on était sur des endroits où on avait envie de visiter. Mais la plupart du temps, le côté visite, c'était plutôt en fin de journée ou dans l'après-midi. Quand on avait terminé le vélo, là, on se posait. Donc ça, c'était une journée type. Mais il est arrivé, par exemple, quand on est passé à Hambourg. On a été hébergé chez quelqu'un qui nous a dit « Ah mais Hambourg, c'est une super... C'est vraiment une ville, il faut vous y arrêter et tout. » Donc on a dormi chez ces gens-là, avec une application dont on pourra reparler, qui s'appelle Warm Showers. Et le monsieur allemand nous a dit « Alors il vous faudra arriver là, voir ça, voir ça. » Donc on est parti de bonheur à Hambourg. On y a passé... toute la journée et on a redormi juste à la sortie de Hambourg pour repartir le lendemain sur une journée vélo. Voilà. Donc ça, c'est un peu les journées types qui ne sont pas tellement types. Ouais,
- Speaker #1
ça donne une idée.
- Speaker #0
Voilà. Et puis le côté... Ah oui, et puis on pique-niquait tout le temps. Alors ça, on est vraiment... Dans l'idée, on est à l'extérieur et on en profite. Et du côté des pauses, alors l'année dernière, quand on a été à Bratislava, on s'était dit, il faut faire des pauses. Donc, on avait fait dix jours sans s'arrêter. Et au bout de dix jours, on est arrivé à la frontière autrichienne. Je me revois en train de me dire, mais je suis complètement folle. Mais moi, je ne veux plus faire de vélo. Je suis trop fatiguée. J'ai mal partout. J'en peux plus. Et là, on a fait une pause d'une journée. Et on est repartis. Et ça allait très bien. Donc cette année, on s'était dit, il faut faire des pauses. Et en fait, on n'a pas fait de pause. On a parfois ralenti un peu. C'est-à-dire qu'on a fait une journée à 40 kilomètres. Par exemple, quand on est passé à Hambourg, là, on a fait la pause à Hambourg. Alors, on a marché, je ne sais pas combien de kilomètres à Hambourg à la place du vélo, mais ce n'était pas les mêmes. Enfin, voilà, on n'a pas fait des pauses déclarées où, comme l'année dernière, moi, je ne voulais même pas aller visiter le château d'à côté parce que je ne pouvais plus, quoi. Donc, voilà, cette année, on a fait comme ça.
- Speaker #1
C'est intéressant, vous vous adaptez à comment vous le sentez. Ça me fait rire quand tu parles d'Ambourg, en parlant de cette météo très agréable. Parce que personnellement, quand je suis arrivée à Vélo à Ambourg, je pense que c'est la météo la pire que j'ai jamais eue. C'était cauchemardesque. C'est-à-dire qu'on ne voyait plus, à 100 mètres, tellement il y avait une espèce d'orage. C'était tout noir, tout noir. Vraiment, mec, des rides ou de... pluie et l'arrivée d'Ambourg en plus c'est souvent comme ça les arrivées de ville je sais pas si ça vous a fait pareil mais tu cherches quand même un petit peu ton chemin même si globalement c'est très bien fait en Allemagne mais
- Speaker #0
Voilà, juste entrer dans la ville, c'est pas toujours le plus simple. Et là, on voyait tellement rien, on était tellement perdus. On essayait de s'arrêter pour comprendre où est-ce qu'on allait, mais en fait, on voyait plus rien. Enfin, c'était très drôle. Ça me fait rire quand tu parles de ça, parce qu'en Bourg, on l'associe. Bon, le lendemain, on a visité et on a eu une météo correcte. Mais c'est vrai que l'arrivée, c'est un de mes souvenirs à vélo, genre de météo la pire, donc c'est rigolo.
- Speaker #1
Pardon, on a eu beaucoup de chance aussi. pour l'arrivée à Hambourg, parce que c'est quand même effectivement une très très grande ville, et les arrivées sont compliquées, et là, pas du tout, parce que ce monsieur chez qui on était hébergé la veille, nous avait expliqué qu'il y avait une arrivée spécifique pour les vélos. Et donc, on arrive en passant dans un tunnel qui passe sous la rivière, Ah oui,
- Speaker #0
je vois lequel c'est, ouais.
- Speaker #1
Voilà, et qui arrive dans le centre d'Hambourg, qu'on se soit préoccupé de la route. Et donc, il y a un système d'ascenseur qui te fait descendre sous la rivière. On passe ce tunnel, on ressort, on est de l'autre côté et c'est Hambourg. Et il fait beau. Et on savait qu'est-ce qu'il fallait aller voir.
- Speaker #0
C'est parfait, ça.
- Speaker #1
C'est un super souvenir d'Hambourg.
- Speaker #0
Tu vois, ce tunnel et cet ascenseur, du coup, je l'ai visité le lendemain, par curiosité. Mais le parcours officiel de l'Alba Vélo, ça ne faisait pas du tout passer par là, malheureusement. Donc nous, on a eu l'entrée un peu pourrie comme d'hab. C'est marrant. Et tu parlais de la personne qui t'a hébergée. Pour les hébergements, vous faisiez comment ? Vous utilisiez beaucoup Warm Shower ou aussi d'autres applications ou d'autres sites ?
- Speaker #1
Alors, on a fait un peu de tout. Là aussi, on n'avait pas de... n'étions pas très dogmatiques. Et donc, on est allés dans des Airbnbs, dans des hôtels, dans des caravanes, dans des campings, chez des gens. Et donc, plusieurs fois chez des warm showers, qui sont donc ces accueils cyclistes. Et on a fait des super rencontres. On a eu beaucoup de chance avec ces... Dans ces moments de warm showers, on a rencontré, je pense que tous ceux qui utilisent cette appli connaissent la diversité de ce type d'accueil. Des gens jeunes, des gens très âgés. Moi j'ai 67 ans et une fois on s'est retrouvés chez des gens, mais j'avais l'impression d'être adolescente parce qu'ils avaient eux-mêmes 85 ans. C'était des super voyageurs à vélo, mais qui ne voyageaient plus à vélo parce qu'ils étaient trop vieux. Et donc, ils accueillaient les cyclistes comme leurs enfants. Et Anna-La nous cherchait le petit gâteau aux pommes spécifique de leur village pour qu'on reparte et qu'on ait des forces le lendemain. On nous donnait un bout de fromage. Bref, trop gentil. Et puis, on a aussi rencontré chez les Warnshower une des personnes qui a initié le projet des Eurovéloroutes. Donc, il a en gros mon âge et il nous parlait de ce temps où, quand il avait 20 ans, il s'est dit avec des copains, ça serait trop bien que l'Europe se construise aussi autour du vélo et grâce au vélo. Et on pourrait relier des pays avec des routes qui iraient d'un endroit d'un pays à un autre endroit dans un autre pays. Alors je ne sais pas, peut-être aujourd'hui on se dirait que c'était un projet politique. C'est vrai un peu. Et c'était un projet sportif. Et c'était un projet de rencontre. Enfin bref, on a été hébergé chez ce monsieur. Alors il connaît toutes les routes. qui existent. Il continue à accueillir des gens. C'était vraiment super.
- Speaker #0
C'est vraiment génial d'avoir ça. Incroyable. Et au global, si tu dois synthétiser en quelques phrases, quels souvenirs est-ce que tu gardes de ce voyage-là ?
- Speaker #1
J'ai l'impression d'avoir des milliers de souvenirs. J'ai le souvenir, j'ai beaucoup aimé la diversité des paysages dans ces trois pays. la douceur des Pays-Bas la campagne en Allemagne j'ai adoré quand on est arrivé sur la Baltique j'avais l'impression d'être je sais pas, d'être au Cap Nord donc c'est beau, c'est très très beau la Baltique j'ai beaucoup aimé j'ai souvenir des rencontres comme je te disais des rencontres avec avec des gens Merci. comme ça, parfois chez les warm showers, mais parfois aussi des gens qui nous ont étonnés, accueillis. Voilà. J'ai eu l'impression que c'était assez facile. On n'avait pas peur pour nos vélos. On les laissait devant le magasin en allant faire nos courses avec les sacoches. Voilà. Donc ça, c'est vraiment bien. J'ai un souvenir un peu particulier parce qu'on s'est arrêté à Brême chez les enfants de nos très bons amis toulousains. Leurs enfants habitent à Brême et c'était rigolo d'arriver chez eux à vélo, de voir toute cette petite famille chez eux en train de nous dire « Ouais, super, on est content de vous voir » . Voilà, ça c'était un chouette souvenir. Et puis... L'arrivée à Copenhague, le fait d'aller à Louisiana, c'était super aussi. Vous étiez là, sur le chemin, il y avait la maison de Karen Blixen qui est magnifique. Enfin, des souvenirs, j'en ai plein. Et puis de partir de chez ma fille et son mari et de revenir chez elle avec le plaisir de l'avant et de l'après, c'était super.
- Speaker #0
Un bilan ultra positif.
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Et il y a un autre sujet aussi dont tu m'as parlé quand on a échangé avant l'interview. C'est le fait que tu le disais, tu as 67 ans et que tu sentais que ça faisait aussi du bien de voir ton corps répondre aussi bien à ce type de voyage. Est-ce que tu peux nous parler de ça ?
- Speaker #1
Oui. Alors, je revendique un peu. C'est drôle parce que je revendique un peu le fait de ne pas être très sportive. Et bien évidemment, quand on revient d'un périple comme ça, où les gens disent « Oh bah quand même, t'es sportive ! » Bon, je continue quand même à dire non, mais... Ça,
- Speaker #0
c'est un truc de femme. Pour le moment, c'est impressionnant le nombre de femmes qui font des trucs comme toi, qui s'enchaînent des bornes pas possibles sur un voyage et qui disent « Non, moi, je ne suis pas sportive. » En fait, déso, mais si ! En fait, tu es sportive. Je pense qu'on a souvent tendance à être beaucoup dans l'humilité et se dire si tu es sportive, c'est que tu es en train de faire le Tour de France. Mais en fait, il y a différents niveaux. Tu fais du sport, tu es sportive. Peu importe le niveau. En l'occurrence, en plus, tu fais pas mal de choses. Mais bon, cela étant dit, je trouve ça cool quand même de dire qu'on n'a pas besoin d'avoir un boutique de dingue pour se lancer là-dedans.
- Speaker #1
J'entends vraiment ce que tu dis et je l'enregistre dans ma tête parce que je dis que je ne suis pas sportive, mais en revanche, je suis très féministe. Et donc, j'enregistre vraiment ce que tu me dis. C'est vrai que moi, ça m'a vraiment fait plaisir de me dire, mais pédaler, même longuement, pour aller loin et tout, c'est possible. Il faut juste sans doute s'écouter un peu, mais pas non plus trop. Moi, je n'ai aucun doute sur le fait que le matin, on se lève, on part. Donc ça, c'est zéro question. Après, quand je dis je m'écoute, je peux me dire, bon là, je pédale pas trop vite parce que je sens que je suis un peu comme ci, un peu comme ça. Mais au final, je n'ai pas trop senti que j'étais un peu comme ci, un peu comme ça. vraiment je me sens en forme et très mobile et alors en revanche je suis quand je suis revenue, quand j'ai arrêté le vélo, je me suis dit waouh, mais c'est trop bien j'ai une super forme j'ai une énergie pas possible je sens, alors quand j'ai eu posé mes sacoches, j'avais l'impression que le vélo il s'envolait et et Et ça, je me dis, mais faire des trucs comme ça, ça renforce l'énergie. J'ai l'impression que je me suis fait un bien fou en faisant ça. C'était fort mal, il y a une vertu.
- Speaker #0
Et tu m'as dit autre chose aussi qui m'a frappée, que ce qui était à dépasser, c'était davantage les peurs que la capacité physique.
- Speaker #1
Oui, parce que... Alors, je pense... Enfin, moi, je suis un peu anxieuse. Et donc, je... peut avoir peur d'avoir froid, peur de prendre la pluie, peur de tout ce que disent les gens. Parce qu'il y a quand même un truc incroyable, c'est que quand on dit « tu pars où ? » « Je pars à Copenhague. » « Comment ? » « À vélo. » Tout de suite, il y a « oh là là, mais il y a du vent ! » « T'as pensé qu'il y avait du vent ? » Oh là là, mais c'est loin, oh là là, mais plus de 1000 kilomètres, t'es sûre ? Oh là là, il doit faire froid, il doit faire chaud, il doit ceci, cela, et comment vous allez dormir ? Bon, alors évidemment, moi je disais toujours, ben oui, ça va le faire, puis si ça ne le fait pas, de toute façon, on n'est pas obligé d'y aller, donc on tempère, etc. Mais ça crée quand même des problèmes. Ces peurs-là... Et puis on part, et là, petit à petit, on s'aperçoit que non, que oui, il y a du vent, et alors ? Il y a un jour de pluie, et alors ? Il y a un hébergement qui est 5 km avant ou 5 km après, ou 10, et alors ? Etc, etc. Et moi, je suis revenue en étant hyper optimiste. en me disant, mais en fait, il faut juste oublier ses peurs. Il faut démarrer, faire le premier kilomètre, et après, ça va. Alors, bien sûr, je sais bien aussi que si on a besoin de s'arrêter, on est dans des pays où il n'y a pas de soucis. Si on a un problème de santé, il y a des... Il y a des médecins partout. Si on se fait voler nos affaires, on a des assurances. Enfin bon, bref, au final, tant qu'on a notre santé, il n'y a pas tellement de problèmes. Et donc, je suis revenue hyper optimiste parce qu'on a rencontré des tas de gens super adorables. On a oublié nos affaires dans le panier. Sur notre sac à dos, on les a retrouvés. On a écouté des expériences super. On a rencontré des jeunes gens. Oui, ça aussi, c'est génial parce qu'à vélo, on rencontre toutes les générations. Des très jeunes et des moins jeunes. Et ça, c'est... Moi, j'adore ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu as encore d'autres projets de voyage en tête déjà prévus ?
- Speaker #1
Alors j'ai d'autres projets, ça c'est sûr. Prévu, tu vois, on revient au début de ce que je te disais. Je vais reprogrammer un espace-temps et après j'y mettrai quelque chose dedans.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu dirais à une femme de ton âge qui rêve un peu de se lancer dans ce type de voyage ?
- Speaker #1
De faire le premier kilomètre. Et après, ça marche. C'est-à-dire de se lancer. Une femme de mon âge, je dirais, fais exactement ce que tu as envie de faire, pense à ce que tu as envie de faire, et fais-le. Même par petits bouts, même... Fais-le, n'en parle pas trop avant et parle-en après pour encourager les autres. Et voilà, ne pas s'interdire, ne pas se freiner, parce que beaucoup, beaucoup de choses sont possibles au-delà de ce qu'on pense. Moi, je n'aurais jamais pensé que j'étais capable de faire 1400 kilomètres à vélo. Et le final, c'est...
- Speaker #0
Super message, trop bien. Une dernière petite question, est-ce qu'il y a quelqu'un que tu aimerais que j'invite dans le podcast ? Ça peut être en soi quelqu'un de connu ou de pas connu, mais quelqu'un lié au vélo, du coup, forcément, que tu aimerais bien écouter.
- Speaker #1
Alors, il y aurait évidemment ces personnes que j'ai rencontrées chez les Warm Showers, mais ils sont anglophones, c'est peut-être pas hyper pratique. Mais il se trouve que depuis que nous sommes rentrés, on a accueilli à Toulouse, dans le système Warm Showers, une jeune femme qui s'appelle Lucie et qui est une folle de vélo. Alors elle, elle a 26 ans et on a passé deux ou trois soirées ensemble, les petits déjeuners, à parler de nos voyages à vélo. Et elle a cette espèce, alors elle, c'est une vraie sportive, elle fait du gravel et là, quand elle est pariée chez nous, elle venait du Morvan, elle était redescendue sur l'année d'Italien et elle repartait à Nantes. chez elle. Mais c'est quelqu'un qui a une énergie folle, un sourire incroyable, un plaisir du vélo, nous débrouillardise. Et voilà. C'est une prof qui fait aussi passer ça, qui utilise aussi le vélo presque pour être prof, alors qu'elle n'est pas du tout prof de sport. Je pense qu'elle vit avec le vélo. Et j'ai adoré son énergie. Je me suis dit, c'est trop bien. Le vélo, ça permet ça aussi de nouer plein de liens avec des gens qu'on ne rencontrerait pas forcément autrement.
- Speaker #0
Eh bien, trop bien. Ça me donne envie que tu me mettes en contact, évidemment. Ça a l'air d'être un super profil. Eh bien, un grand merci Martine pour tout ce partage. C'était vraiment génial d'entendre tout ton... tout ton récit de voyage et puis même tout ton lien avec le vélo et le voyage à vélo. Donc, grand merci et puis bonnes nouvelles aventures.
- Speaker #1
Merci à toi, Lorraine, et puis bonne continuation pour tous tes projets parce que je sais qu'il y en a plein. Merci beaucoup et bonne journée. Au revoir.
- Speaker #0
C'est déjà la fin de cet épisode des pédaleuses. Merci de l'avoir suivi. Si ce moment passé dans notre peloton t'a fait du bien, pense à le partager avec tes copines que ça pourrait aider ou inspirer. Le meilleur moyen de soutenir le podcast, c'est aussi de lui laisser 5 étoiles sur Spotify ou Apple Podcast. A très vite les pédaleuses !