Speaker #0Bienvenue dans les petites histoires de Michel, un podcast dans lequel je raconte mon exploration de la cuisine japonaise. Cet art ultime de bien manger que j'ai à cœur de transmettre aujourd'hui est la synthèse entre mes pratiques d'artiste, de jardinière et de cuisinière. Il s'adresse aux amoureux du Japon Aux gourmets de tous bords et aux cuisiniers soucieux de préparer une cuisine saine, savoureuse et créative, qui nourrit aussi bien le corps que l'esprit. Vous y trouverez des récits de voyages et des témoignages d'expériences qui ont fait sens dans mon parcours. J'y délivre également, au-delà des recettes, les principes qui sous-tendent la cuisine japonaise. Nous ferons des visites dans le jardin, source d'émerveillement et d'abondance, et nous prêterons l'oreille à des personnes qui ont contribué à enrichir mon parcours dans l'oasis nippone que je me suis créée. Belle écoute à vous ! Au cours du mois de juillet, je diffuse une série spéciale été. Quelques épisodes courts pour vous partager les joies des vacances avec mes petits-enfants, ici, dans le jardin de l'escalier ou ailleurs. Le jardin est sans doute notre plus beau terrain d'aventure, mais il nous arrive aussi d'aller voir un peu plus loin. Depuis quelques temps, nous avons découvert une très belle aire de jeu, entièrement construite en bois, dans un quartier tout neuf, à quelques minutes de la maison. Arthur est un véritable petit singe. Il grimpe partout, de plus en plus haut. Les passerelles suspendues, les filets, les murs d'escalade, rien ne semble l'impressionner. Il essaye, il recommence, il prend confiance. Nora, elle, a trouvé son bonheur ailleurs. La balançoire. Elle pourrait y passer l'après-midi entière. Encore ! Plus haut, ma maître ! Encore plus haut ! Je pousse, je pousse encore, et c'est moi qui finis par fatiguer avant elle. Lors de son dernier séjour, elle a franchi une étape. Jusqu'alors, elle attendait que quelqu'un lui donne de l'élan. Et puis, par mes encouragements, elle a commencé à tirer sur ses bras, à pousser sur ses jambes. Petit à petit, elle a réussi à se balancer toute seule, exactement comme Arthur. C'est un tout petit événement, plus reposant pour moi. Mais ce sont souvent ces petites victoires qui font grandir un enfant et soulagent une grand-mère. À côté du stade municipal, nous fréquentons aussi une piste aménagée pour les rollers, les petits vélos et les trottinettes. En février dernier, ils avaient le circuit pour eux, tout seuls. Les vacances parisiennes ne coïncidaient pas avec celles des petits Alsaciens. Sur le moment, je me suis dit que c'était idéal. Pas d'attente, pas de bousculade, toute la place pour jouer. Et pourtant, au bout d'un moment, je me suis rendu compte qu'il leur manquait quelque chose. Les autres enfants, leur présence change tout. Ils s'observent, ils s'imitent, ils se lancent des défis, ils inventent des jeux. ensemble, sans même avoir besoin de parler beaucoup. Je crois que les enfants apprennent énormément en regardant les autres faire. Ce jour-là, j'ai eu envie d'essayer moi aussi. J'ai emprunté la trottinette d'Arthur. L'expérience a été de très courte durée. Je me suis fait peur. Bien sûr, l'engin n'était pas réglé à ma taille, mais ce n'était pas la seule raison. Je me suis revue bien des années auparavant lorsque je pilotais une moto. A cette époque, je me couchais dans les virages avec plaisir. Aujourd'hui, je regarde une simple descente en trottinette avec beaucoup plus de prudence. Le temps a fait son œuvre, je suis devenue une grand-mère. Et finalement, cela me convient très bien. Une autre sortie est devenue incontournable pendant les vacances. Le Kids Park, c'est une immense salle de jeu couverte où les enfants sont lâchés comme de petits singes. Ils disparaissent dans les tunnels, réapparaissent un peu plus loin, grimpent, glissent, sautent, plongent, courent. Ils reviennent seulement quelques instants, le visage tout rouge, les cheveux trempés de sueur, le temps de boire un verre d'eau et de raconter à le temps leurs exploits. Puis repartent aussitôt. Au début, Arthur voulait absolument que je l'accompagne. Je me suis prêtée au jeu, enfin autant que j'ai pu. Il fallait parfois se contorsionner pour passer dans des tunnels manifestement conçus pour des enfants de 5 ans et non pour une grand-mère. Arrivé tout en haut de la structure, Arthur m'a entraîné vers le grand toboggan. Je me suis installée à l'entrée en attendant qu'il vienne s'asseoir à côté de moi. Je pensais que nous allions partir. ensemble. Au lieu de cela, il m'a poussé. Je suis descendu toute seule et je peux vous assurer que je ne m'y attendais pas. Nous avons éclaté de rire. Lui en revanche n'osait toujours pas se lancer. Il est resté longtemps impressionné par ce grand toboggan. Puis un jour nous avons croisé des amis qui profitaient eux aussi des vacances avec leur petite fille Marcel. Les deux enfants Les enfants sont partis jouer ensemble. Et c'est finalement Marcel qui a entraîné Arthur dans la grande descente. Comme quoi, parfois un enfant réussit là où les adultes n'insistent plus. Une autre aventure nous attendait encore. Cette fois, elle tenait dans le creux d'une main. Arthur avait glissé dans sa poche la petite épée de l'un de ses personnages légaux préférés. Je lui avais pourtant dit que je ne voulais pas le faire. conseiller de me la confier. Tu risques de la perdre Arthur. Mais il était sûr de lui. Quelques instants plus tard, il est revenu vers moi l'air catastrophique. Mamette, j'ai perdu mon jouet. Tu sais où ? Oui, dans la piscine de Bâle. Autant dire que j'ai pensé qu'il avait autant de chance de la retrouver que de découvrir une aiguille dans une meule de foin. Je lui ai simplement répondu « Ben, vas-y, cherche ! » Pendant ce temps, je continuais tranquillement ma lecture. Et puis, un bon moment plus tard, je l'ai vu arriver en courant. Son visage rayonnait. « Mamette ! Je l'ai retrouvé ! » Mais quelle joie ! Sa fierté valait bien plus que si je l'avais cherché à sa place. Ce sont ces petits moments qui restent. On croit accompagner les enfants dans leur jeu, en réalité, on les regarde grandir. Et sans toujours s'en rendre compte, eux aussi nous apprennent quelque chose. À chaque séjour, je les vois gagner un peu en assurance, en autonomie, en confiance. Et c'est peut-être cela le plus beau des jeux, celui de notre complicité qui s'affine. petites histoires de Michel vous attend tous les mardis. Pensez à vous abonner à ma newsletter pour continuer de voyager au Japon avec moi.