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244 episodes
8 playlists


Depuis 2012, les corps, les rythmes et les chants du Gwoka qui résonnent et électrisent les Léwòz du samedi soir ou le matin à la rue Piétonne de Pointe-à-Pitre, sont inscrits au Patrimoine Culturel Immatériel de l'Unesco. Le Gwoka se compose de danses, de chants responsorials et de percussions emblématiques de l’identité guadeloupéenne, les tambours ka, sur lesquels les musiciens frappent des rythmes qui unissent tous ceux qui sont autour d’eux. Lénablou, danseuse, chorégraphe et anthropologue, est héritière et porteuse de ce patrimoine vivant. Elle l’anime et lui donne un souffle nouveau en façonnant la Techni’ka en résonance directe avec la danse Gwoka. Elle porte et pense le lien indéfectible de cette pratique avec l’histoire de l’esclavage et l’histoire coloniale qui a morcelé les corps. Lénablou porte une parole restée longtemps inaudible par l’écriture et par la danse, elle continue à incarner la puissance de ceux qui ont fait l’expérience du chao et qui sont parvenus à rétablir l’équilibre. La Techni’ka est une résilience, une praxis mémorielle. Ce nouvel art corporel, représente la perspective nouvelle et dynamique d’une tradition réinventée, forme contemporaine de transmission d’une culture endogène/créole qui conduit à une fortification de la culture caribéenne. En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h51 | Published on October 12, 2024


Rencontre dans le cadre de la Fête de la Science avec Hélène Guiot, ethno-archéologue, pour une présentation grand public (à partir de 6 ans) : "Embarquement pour l'Océan Pacifique". Débuté il y a plus de 60000 ans, le peuplement du Pacifique, le plus grand océan de notre planète fut mené progressivement, par des populations d’explorateurs et de navigateurs, aux connaissances incommensurables. Sur leurs pirogues, les familles embarquaient avec leurs plantes favorites, et les pilotes savaient lire le ciel comme la surface de la mer pour mener les équipages à bon port. Embarquez avec nous pour l’océan Pacifique et découvrez la remarquable épopée des Océaniens. Par Hélène Guiot, ethno-archéologue. La carte du peuplement de l'Océanie présentée au public, évoquée également lors des questions / réponses, est visible ici en ligne : https://histoire-geo.ac-noumea.nc/IMG/jpg/nouveau-10-23.jpg Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
51min | Published on October 6, 2024


Rencontre autour de la question du patrimoine vivant lié ou relatif aux mondes créoles et autochtones des territoires d'Outre-mer francophones Avec : - Alice Fromonteil, Chargée de mission patrimoine culturel immatériel à la Maison des Culture du monde - Thomas Mouzard, chargé de mission pour l’ethnologie et le Patrimoine culturel immatériel au ministère de la Culture - Clarisse Da Silva, artiste kali’na, militante, étudiantes aux Beaux-Arts Rencontre animée par Elodie Saget, responsable des fonds sonores et audiovisuels du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Le patrimoine culturel immatériel s’incarne avec une force particulière dans les mondes créoles et autochtones des territoires d’Outre-mer où l’histoire coloniale a longtemps dévalorisé, voire interdites certaines pratiques culturelles. Bénéficiant désormais d’appuis institutionnels et associatifs, les représentant.e.s des communautés porteuses des patrimoines culturels immatériels sont les acteur·rice·s essentiel·le·s de la transmission et de la médiation de cet héritage et de ses pratiques, riches, vivantes, en perpétuels adaptation, constitutives de la fabrique des mondes contemporains. Que recouvre le patrimoine culturel immatériel ? Quelle est son histoire institutionnelle ? Quels sont ses enjeux et son actualité et ses enjeux, spécifiquement dans le cas des patrimoines immatériels portés et incarnés par les femmes ? Thomas Mouzard (chargé de mission pour l’ethnologie et le Patrimoine culturel immatériel au ministère de la Culture), Alice Fromonteil (Responsable du Centre français du patrimoine culturel immatériel à la Maison des Cultures du Monde) et Clarissa Da Silva (artiste kali’na, porte-parole de la Jeunesse Autochtone de Guyane) échangeront sur la question du patrimoine vivant des (lié ou relatif aux) mondes créoles et autochtones des territoires d'Outre-mer francophones pour ouvrir l’ensemble des programmations du temps fort organisé par le musée à l’automne 2024. Plus d'infos sur les espaces, ressources et sa programmation : https://linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h41 | Published on October 3, 2024


Rencontre avec l’anthropologue Marie Mauzé autour de la publication aux éditions Hermann du fac-similé du carnet de séjour d’André Breton en Amérique en août 1945 en présence de Fabrice Flahutez, historien de l’art. "En août 1945, le temps d'un séjour en Amérique, André Breton consigne sur son petit carnet à couverture bleu foncé les précieux détails de la vie dans les réserves indiennes Navajo, Zuni, Apache et Hopi, de l'Arizona et de l'ouest du Nouveau-Mexique. André Breton, en fin observateur, enregistre tout ce qu'il voit. Notes manuscrites et croquis s'égrènent et dressent un tableau précis de ces communautés : objets quotidiens ou rituels, architecture profane ou sacrée, danses, costumes, coiffures, paysages, faune, flore... Ces 65 pages sont ici reproduites en fac-similé, pour la première fois, accompagnées dans un second carnet de leur retranscription, d'un appareil critique minutieux et de photographies inédites." [présentation de l'éditeur] Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
50min | Published on September 26, 2024


Rencontre le samedi 21 septembre 2024 avec l’artiste Ben Kamuntu et la chercheuse Maëline Le Lay au salon de lecture J.K. du musée du quai Branly - Jacques Chirac.. "En RD Congo, à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu à l’Est du pays, un collectif de slameurs déclenche des « éruptions de mots1 » pour panser les maux des habitants blessés par l’état de guerre permanent et pour sensibiliser la population à ses droits vis à vis du pouvoir politique. Leurs aspirations et leur fonctionnement rejoignent ceux des militant·e·s de la LUCHA, ce mouvement important de la société civile congolaise qui a – entre autres – contribué à faire ployer l’ancien régime en place. C’est de cette histoire entremêlée de slam et d’activisme militant dont il va être question ici. Dans une ville des Grands Lacs, région affectée depuis une trentaine d’années par un génocide et, à sa suite, par une série d’innombrables guerres et massacres, un collectif d’artistes de la parole qui baigne dans la lutte sociale pour le respect des droits humains aux côtés d’ONG et autres groupes de pression internationaux, déploie son action poélitique, au sens où l’entend Enzo Cormann : « qui tente de lier organiquement la construction de l’assemblée à l’incessante réinvention du drame – le politique à la poétique2 ». Nous verrons comment les modalités de constitution d’un ethos de l’artiste engagé sont ainsi redessinées dans et par ce contexte singulier. Cet article s’appuie sur plusieurs séjours de terrain de longue durée réalisés à Goma et dans la région des Grands Lacs, entre janvier 2018 et juin 2021 ; un terrain qui a impliqué une fréquentation régulière des slameurs et un suivi constant de leurs activités, ainsi que l’élaboration de projets communs." https://linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h51 | Published on September 21, 2024


Madeleine Leclair et Myriam Mihindou se sont rencontrées pour la première fois en février 2023 au musée du quai Branly - Jacques Chirac, au pied de la Tour des instruments de musique. Cette monumentale collection musicale représente pour elles une source inépuisable d’inspiration et de réflexion, qu’elles partageront au fil d’une conversation. Myriam Mihindou est une artiste franco-gabonaise. Dans son exposition "Ilimb. L’essence des pleurs" (présentée au musée du quai Branly – Jacques Chirac jusqu’au 10 novembre 2024), elle a créé une série d’œuvres visuelles, sonores et tactiles en hommage aux pleureuses punu du Gabon. Au travers de collaborations multiples, elle a ainsi mis en relation les récits et mythes d’une pratique ancestrale avec les collections et fonds sonores du musée. (En savoir plus sur son exposition) Madeleine Leclair est conservatrice du département d’ethnomusicologie et responsable des archives sonores au Musée d’ethnographie de Genève. Elle développe aussi une activité artistique de DJ en explorant les musiques conservées dans les archives du Tout-monde. Elle fut également en charge de la collection des instruments de musique du musée du quai Branly de 2000 à 2012. En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h34 | Published on September 17, 2024


Rencontre le jeudi 27 avril 2024 avec Fabienne De Pierrebourg, commissaire de l'exposition, responsable des collections Amériques, musée du quai Branly Jacques Chirac, Paris, et Aline Hémond, commissaire associée, Professeure d’anthropologie, Département d’anthropologie, CNRS, Université Paris-Nanterre (EREA) Le fruit des recherches conduites au temple principal de la culture mexica est présenté pour la première fois en Europe. Une exposition unique dans l’histoire de l’archéologie mésoaméricaine. Le 21 février 1978, les sous-sols de la grouillante ville de Mexico livrent l’un des secrets les plus exceptionnels de la Mésoamérique : les vestiges de l’ancienne cité de Tenochtitlan, capitale de la civilisation mexica longtemps nommée à tort aztèque et de son enceinte sacrée, le Templo Mayor. La découverte fortuite, par des terrassiers de la Compagnie d’électricité, d’un énorme monolithe circulaire figurant la déesse de la lune Coyolxauhqui inaugure alors un demi-siècle de fouilles archéologiques d’une ampleur inédite. Car si l’histoire de l’Empire mexica (1325-1521) est largement connue et documentée, sa culture demeurait ignorée dans les domaines des rituels, de l’art et de l’architecture. L’exposition, organisée en association avec l’Institut national d’anthropologie et d’histoire de Mexico (INAH), lève le voile sur ces découvertes. Parmi les plus frappantes figurent 204 offrandes que le peuple mexica déposait à ses divinités les plus vénérées pour s’insinuer auprès d'elles, leur rendre hommage et, quelquefois, tenter d’obtenir certaines faveurs en retour. Ces dons de toutes sortes font écho à l’exorbitant pouvoir politique et économique que cet empire avait atteint à l’arrivée des conquistadors espagnols en 1519. Leur étude révèle non seulement une société dynamique et prédatrice, mais aussi une excellence artistique et une pensée symbolique et religieuse complexe. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h23 | Published on June 27, 2024


Rencontre avec Mickaël Correia autour de son livre publié qui raconte une autre histoire du ballon rond, de l’Angleterre à la Palestine, de l’Allemagne au Mexique, du Brésil à l’Égypte, de la France à l’Afrique du Sud, depuis ses origines jusqu’à nos jours. "De l'Angleterre à la Palestine, de l'Allemagne au Mexique, du Brésil à l'Égypte, de la France à l'Afrique du Sud, ce livre raconte une autre histoire du ballon rond, depuis ses origines jusqu'à nos jours. Le football ne se résume pas au foot-business : depuis plus d'un siècle, il a été un puissant instrument d'émancipation pour les ouvriers, les femmes, les militants anticolonialistes, les jeunes des quartiers populaires et les protestataires du monde entier. L'auteur retrace le destin de celles et ceux qui, pratiquant ce sport populaire au quotidien, en professionnels ou en amateurs, ont trop longtemps été éclipsés par les équipes stars et les légendes dorées. Prenant à contre-pied les clichés sur les supporters de foot, il raconte aussi l'étonnante histoire des contre-cultures footballistiques nées après la Seconde Guerre mondiale, des hooligans anglais jusqu'aux ultras qui ont joué un rôle central dans les printemps arabes de 2011 ou plus récemment dans le soulèvement du peuple algérien. En proposant une histoire " par en bas ", en s'attachant à donner la parole à tous les protagonistes de cette épopée, Mickaël Correia rappelle que le football peut être aussi généreux que subversif. " Mickaël Correia est journaliste à Mediapart, spécialiste des questions climatiques. Il est aussi l'auteur d' Une histoire populaire du football (La Découverte 2018, poche 2020). 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h23 | Published on June 20, 2024


La photographe mexicaine Mónica Alcázar-Duarte présente son dernier travail "Xuna’an Kaab - Grandma as a beekeeper", un récit photographique qui interroge l'identité de l'artiste et la notion de métissage dans un contexte contemporain de gestion écologique et de connaissances autochtones. Lauréate de l'édition 2023 du Prix pour la Photographie, l'artiste photographe mexicaine Mónica Alcázar-Duarte revient sur le processus de recherche et de création de son travail photographique "Grandma as a beekeeper". Composé de trois chapitres principaux, chacun dédié à un lieu différent - Santa Fe, à Mexico ; Lanzarote, en Espagne, d’où son grand-père est originaire ; et les collections d'objets mexicains du musée - la série "Grandma as a beekeeper" se veut l'illustration d'un arbre généalogique déraciné. L'artiste y écrit la mythologie de sa propre identité, et interroge son "mestizaje" à travers ces trois lieux significatifs, tout en explorant les sujets contemporains qui lui sont chers tels que la gestion écologique et les connaissances autochtones. https://www.quaibranly.fr/fr/collections/toutes-les-collections/la-photographie-au-musee/le-prix-pour-la-photographie/monica-alcazar-duarte Depuis sa première édition en 2008 le Prix pour la Photographie du musée du quai Branly – Jacques Chirac apporte son soutien à la création photographique contemporaine extra-européenne en finançant chaque année les créations de trois lauréats. Un engagement qui a permis de révéler de nombreux talents et de rendre les collections publiques françaises plus ouvertes sur le monde entier et sa création actuelle. Plus d'informations sur la photographe. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
56min | Published on June 19, 2024


Rencontre le jeudi 13 juin 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec l'artiste Raphaël Barontini animée par Sarah Ligner. Raphaël Barontini est né en 1984 à Saint-Denis et vit et travaille à Paris. Il trouve son inspiration dans l'hommage rendu aux figures des mouvements historiques de libération. Mêlant collages de photographies, de sérigraphies, de peintures et d'impressions numériques, il déploie une peinture en mouvement qui pose un nouveau regard sur l'histoire tout en questionnant le statut même de la peinture dans le musée et l'espace public. Drapeaux, bannières, tapisseries et capes de cérémonie se superposent pour créer de grandes scénographies immersives et lumineuses qui interrogent la représentation du pouvoir, son cérémonial et son inversion carnavalesque. Pour Raphaël Barontini, la remise en question des canons de l'histoire autour des cultures et des territoires qui ont connu l'esclavage ou la colonisation reste une priorité. Son travail établit une « contre-histoire » à travers la représentation de héros, réels ou imaginaires. Son travail a été exposé dans des institutions du monde entier, notamment au SCAD Museum of Art (Savannah, États-Unis), au MAC VAL (Vitry-sur-Seine, France), au MO.CO (http://MO.CO) (Montpellier, France), au Museum of African Diaspora (San Francisco, États-Unis), au New Art Exchange Museum (Nottingham, Royaume-Uni) et au Museum of Arts and Design (New York, États-Unis). Il a également participé aux biennales internationales de Bamako (Mali), Casablanca (Maroc), Lima (Pérou) et Thessalonique (Grèce). En 2020, il a été choisi par LVMH Métiers d'Art pour effectuer une résidence à Singapour. Le Centre des monuments nationaux l' invité pour une exposition carte blanche au Panthéon du 19 octobre 2023 au 11 février 2024 "We could be heroes", dans le cadre de son programme « un artiste, un monument ». Il est actuellement en résidence à la Villa Albertine (Nouvelle-Orléans). Sarah Ligner est conservatrice du patrimoine, commissaire d'exposition et responsable de la collection Mondialisation Historique et Contemporaine au musée du quai Branly - Jacques Chirac Le site web de Raphaël Barontini : https://www.raphaelbarontini.art/ 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h22 | Published on June 13, 2024
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244 episodes
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Depuis 2012, les corps, les rythmes et les chants du Gwoka qui résonnent et électrisent les Léwòz du samedi soir ou le matin à la rue Piétonne de Pointe-à-Pitre, sont inscrits au Patrimoine Culturel Immatériel de l'Unesco. Le Gwoka se compose de danses, de chants responsorials et de percussions emblématiques de l’identité guadeloupéenne, les tambours ka, sur lesquels les musiciens frappent des rythmes qui unissent tous ceux qui sont autour d’eux. Lénablou, danseuse, chorégraphe et anthropologue, est héritière et porteuse de ce patrimoine vivant. Elle l’anime et lui donne un souffle nouveau en façonnant la Techni’ka en résonance directe avec la danse Gwoka. Elle porte et pense le lien indéfectible de cette pratique avec l’histoire de l’esclavage et l’histoire coloniale qui a morcelé les corps. Lénablou porte une parole restée longtemps inaudible par l’écriture et par la danse, elle continue à incarner la puissance de ceux qui ont fait l’expérience du chao et qui sont parvenus à rétablir l’équilibre. La Techni’ka est une résilience, une praxis mémorielle. Ce nouvel art corporel, représente la perspective nouvelle et dynamique d’une tradition réinventée, forme contemporaine de transmission d’une culture endogène/créole qui conduit à une fortification de la culture caribéenne. En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h51 | Published on October 12, 2024


Rencontre dans le cadre de la Fête de la Science avec Hélène Guiot, ethno-archéologue, pour une présentation grand public (à partir de 6 ans) : "Embarquement pour l'Océan Pacifique". Débuté il y a plus de 60000 ans, le peuplement du Pacifique, le plus grand océan de notre planète fut mené progressivement, par des populations d’explorateurs et de navigateurs, aux connaissances incommensurables. Sur leurs pirogues, les familles embarquaient avec leurs plantes favorites, et les pilotes savaient lire le ciel comme la surface de la mer pour mener les équipages à bon port. Embarquez avec nous pour l’océan Pacifique et découvrez la remarquable épopée des Océaniens. Par Hélène Guiot, ethno-archéologue. La carte du peuplement de l'Océanie présentée au public, évoquée également lors des questions / réponses, est visible ici en ligne : https://histoire-geo.ac-noumea.nc/IMG/jpg/nouveau-10-23.jpg Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
51min | Published on October 6, 2024


Rencontre autour de la question du patrimoine vivant lié ou relatif aux mondes créoles et autochtones des territoires d'Outre-mer francophones Avec : - Alice Fromonteil, Chargée de mission patrimoine culturel immatériel à la Maison des Culture du monde - Thomas Mouzard, chargé de mission pour l’ethnologie et le Patrimoine culturel immatériel au ministère de la Culture - Clarisse Da Silva, artiste kali’na, militante, étudiantes aux Beaux-Arts Rencontre animée par Elodie Saget, responsable des fonds sonores et audiovisuels du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Le patrimoine culturel immatériel s’incarne avec une force particulière dans les mondes créoles et autochtones des territoires d’Outre-mer où l’histoire coloniale a longtemps dévalorisé, voire interdites certaines pratiques culturelles. Bénéficiant désormais d’appuis institutionnels et associatifs, les représentant.e.s des communautés porteuses des patrimoines culturels immatériels sont les acteur·rice·s essentiel·le·s de la transmission et de la médiation de cet héritage et de ses pratiques, riches, vivantes, en perpétuels adaptation, constitutives de la fabrique des mondes contemporains. Que recouvre le patrimoine culturel immatériel ? Quelle est son histoire institutionnelle ? Quels sont ses enjeux et son actualité et ses enjeux, spécifiquement dans le cas des patrimoines immatériels portés et incarnés par les femmes ? Thomas Mouzard (chargé de mission pour l’ethnologie et le Patrimoine culturel immatériel au ministère de la Culture), Alice Fromonteil (Responsable du Centre français du patrimoine culturel immatériel à la Maison des Cultures du Monde) et Clarissa Da Silva (artiste kali’na, porte-parole de la Jeunesse Autochtone de Guyane) échangeront sur la question du patrimoine vivant des (lié ou relatif aux) mondes créoles et autochtones des territoires d'Outre-mer francophones pour ouvrir l’ensemble des programmations du temps fort organisé par le musée à l’automne 2024. Plus d'infos sur les espaces, ressources et sa programmation : https://linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h41 | Published on October 3, 2024


Rencontre avec l’anthropologue Marie Mauzé autour de la publication aux éditions Hermann du fac-similé du carnet de séjour d’André Breton en Amérique en août 1945 en présence de Fabrice Flahutez, historien de l’art. "En août 1945, le temps d'un séjour en Amérique, André Breton consigne sur son petit carnet à couverture bleu foncé les précieux détails de la vie dans les réserves indiennes Navajo, Zuni, Apache et Hopi, de l'Arizona et de l'ouest du Nouveau-Mexique. André Breton, en fin observateur, enregistre tout ce qu'il voit. Notes manuscrites et croquis s'égrènent et dressent un tableau précis de ces communautés : objets quotidiens ou rituels, architecture profane ou sacrée, danses, costumes, coiffures, paysages, faune, flore... Ces 65 pages sont ici reproduites en fac-similé, pour la première fois, accompagnées dans un second carnet de leur retranscription, d'un appareil critique minutieux et de photographies inédites." [présentation de l'éditeur] Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
50min | Published on September 26, 2024


Rencontre le samedi 21 septembre 2024 avec l’artiste Ben Kamuntu et la chercheuse Maëline Le Lay au salon de lecture J.K. du musée du quai Branly - Jacques Chirac.. "En RD Congo, à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu à l’Est du pays, un collectif de slameurs déclenche des « éruptions de mots1 » pour panser les maux des habitants blessés par l’état de guerre permanent et pour sensibiliser la population à ses droits vis à vis du pouvoir politique. Leurs aspirations et leur fonctionnement rejoignent ceux des militant·e·s de la LUCHA, ce mouvement important de la société civile congolaise qui a – entre autres – contribué à faire ployer l’ancien régime en place. C’est de cette histoire entremêlée de slam et d’activisme militant dont il va être question ici. Dans une ville des Grands Lacs, région affectée depuis une trentaine d’années par un génocide et, à sa suite, par une série d’innombrables guerres et massacres, un collectif d’artistes de la parole qui baigne dans la lutte sociale pour le respect des droits humains aux côtés d’ONG et autres groupes de pression internationaux, déploie son action poélitique, au sens où l’entend Enzo Cormann : « qui tente de lier organiquement la construction de l’assemblée à l’incessante réinvention du drame – le politique à la poétique2 ». Nous verrons comment les modalités de constitution d’un ethos de l’artiste engagé sont ainsi redessinées dans et par ce contexte singulier. Cet article s’appuie sur plusieurs séjours de terrain de longue durée réalisés à Goma et dans la région des Grands Lacs, entre janvier 2018 et juin 2021 ; un terrain qui a impliqué une fréquentation régulière des slameurs et un suivi constant de leurs activités, ainsi que l’élaboration de projets communs." https://linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h51 | Published on September 21, 2024


Madeleine Leclair et Myriam Mihindou se sont rencontrées pour la première fois en février 2023 au musée du quai Branly - Jacques Chirac, au pied de la Tour des instruments de musique. Cette monumentale collection musicale représente pour elles une source inépuisable d’inspiration et de réflexion, qu’elles partageront au fil d’une conversation. Myriam Mihindou est une artiste franco-gabonaise. Dans son exposition "Ilimb. L’essence des pleurs" (présentée au musée du quai Branly – Jacques Chirac jusqu’au 10 novembre 2024), elle a créé une série d’œuvres visuelles, sonores et tactiles en hommage aux pleureuses punu du Gabon. Au travers de collaborations multiples, elle a ainsi mis en relation les récits et mythes d’une pratique ancestrale avec les collections et fonds sonores du musée. (En savoir plus sur son exposition) Madeleine Leclair est conservatrice du département d’ethnomusicologie et responsable des archives sonores au Musée d’ethnographie de Genève. Elle développe aussi une activité artistique de DJ en explorant les musiques conservées dans les archives du Tout-monde. Elle fut également en charge de la collection des instruments de musique du musée du quai Branly de 2000 à 2012. En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h34 | Published on September 17, 2024


Rencontre le jeudi 27 avril 2024 avec Fabienne De Pierrebourg, commissaire de l'exposition, responsable des collections Amériques, musée du quai Branly Jacques Chirac, Paris, et Aline Hémond, commissaire associée, Professeure d’anthropologie, Département d’anthropologie, CNRS, Université Paris-Nanterre (EREA) Le fruit des recherches conduites au temple principal de la culture mexica est présenté pour la première fois en Europe. Une exposition unique dans l’histoire de l’archéologie mésoaméricaine. Le 21 février 1978, les sous-sols de la grouillante ville de Mexico livrent l’un des secrets les plus exceptionnels de la Mésoamérique : les vestiges de l’ancienne cité de Tenochtitlan, capitale de la civilisation mexica longtemps nommée à tort aztèque et de son enceinte sacrée, le Templo Mayor. La découverte fortuite, par des terrassiers de la Compagnie d’électricité, d’un énorme monolithe circulaire figurant la déesse de la lune Coyolxauhqui inaugure alors un demi-siècle de fouilles archéologiques d’une ampleur inédite. Car si l’histoire de l’Empire mexica (1325-1521) est largement connue et documentée, sa culture demeurait ignorée dans les domaines des rituels, de l’art et de l’architecture. L’exposition, organisée en association avec l’Institut national d’anthropologie et d’histoire de Mexico (INAH), lève le voile sur ces découvertes. Parmi les plus frappantes figurent 204 offrandes que le peuple mexica déposait à ses divinités les plus vénérées pour s’insinuer auprès d'elles, leur rendre hommage et, quelquefois, tenter d’obtenir certaines faveurs en retour. Ces dons de toutes sortes font écho à l’exorbitant pouvoir politique et économique que cet empire avait atteint à l’arrivée des conquistadors espagnols en 1519. Leur étude révèle non seulement une société dynamique et prédatrice, mais aussi une excellence artistique et une pensée symbolique et religieuse complexe. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h23 | Published on June 27, 2024


Rencontre avec Mickaël Correia autour de son livre publié qui raconte une autre histoire du ballon rond, de l’Angleterre à la Palestine, de l’Allemagne au Mexique, du Brésil à l’Égypte, de la France à l’Afrique du Sud, depuis ses origines jusqu’à nos jours. "De l'Angleterre à la Palestine, de l'Allemagne au Mexique, du Brésil à l'Égypte, de la France à l'Afrique du Sud, ce livre raconte une autre histoire du ballon rond, depuis ses origines jusqu'à nos jours. Le football ne se résume pas au foot-business : depuis plus d'un siècle, il a été un puissant instrument d'émancipation pour les ouvriers, les femmes, les militants anticolonialistes, les jeunes des quartiers populaires et les protestataires du monde entier. L'auteur retrace le destin de celles et ceux qui, pratiquant ce sport populaire au quotidien, en professionnels ou en amateurs, ont trop longtemps été éclipsés par les équipes stars et les légendes dorées. Prenant à contre-pied les clichés sur les supporters de foot, il raconte aussi l'étonnante histoire des contre-cultures footballistiques nées après la Seconde Guerre mondiale, des hooligans anglais jusqu'aux ultras qui ont joué un rôle central dans les printemps arabes de 2011 ou plus récemment dans le soulèvement du peuple algérien. En proposant une histoire " par en bas ", en s'attachant à donner la parole à tous les protagonistes de cette épopée, Mickaël Correia rappelle que le football peut être aussi généreux que subversif. " Mickaël Correia est journaliste à Mediapart, spécialiste des questions climatiques. Il est aussi l'auteur d' Une histoire populaire du football (La Découverte 2018, poche 2020). 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h23 | Published on June 20, 2024


La photographe mexicaine Mónica Alcázar-Duarte présente son dernier travail "Xuna’an Kaab - Grandma as a beekeeper", un récit photographique qui interroge l'identité de l'artiste et la notion de métissage dans un contexte contemporain de gestion écologique et de connaissances autochtones. Lauréate de l'édition 2023 du Prix pour la Photographie, l'artiste photographe mexicaine Mónica Alcázar-Duarte revient sur le processus de recherche et de création de son travail photographique "Grandma as a beekeeper". Composé de trois chapitres principaux, chacun dédié à un lieu différent - Santa Fe, à Mexico ; Lanzarote, en Espagne, d’où son grand-père est originaire ; et les collections d'objets mexicains du musée - la série "Grandma as a beekeeper" se veut l'illustration d'un arbre généalogique déraciné. L'artiste y écrit la mythologie de sa propre identité, et interroge son "mestizaje" à travers ces trois lieux significatifs, tout en explorant les sujets contemporains qui lui sont chers tels que la gestion écologique et les connaissances autochtones. https://www.quaibranly.fr/fr/collections/toutes-les-collections/la-photographie-au-musee/le-prix-pour-la-photographie/monica-alcazar-duarte Depuis sa première édition en 2008 le Prix pour la Photographie du musée du quai Branly – Jacques Chirac apporte son soutien à la création photographique contemporaine extra-européenne en finançant chaque année les créations de trois lauréats. Un engagement qui a permis de révéler de nombreux talents et de rendre les collections publiques françaises plus ouvertes sur le monde entier et sa création actuelle. Plus d'informations sur la photographe. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
56min | Published on June 19, 2024


Rencontre le jeudi 13 juin 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec l'artiste Raphaël Barontini animée par Sarah Ligner. Raphaël Barontini est né en 1984 à Saint-Denis et vit et travaille à Paris. Il trouve son inspiration dans l'hommage rendu aux figures des mouvements historiques de libération. Mêlant collages de photographies, de sérigraphies, de peintures et d'impressions numériques, il déploie une peinture en mouvement qui pose un nouveau regard sur l'histoire tout en questionnant le statut même de la peinture dans le musée et l'espace public. Drapeaux, bannières, tapisseries et capes de cérémonie se superposent pour créer de grandes scénographies immersives et lumineuses qui interrogent la représentation du pouvoir, son cérémonial et son inversion carnavalesque. Pour Raphaël Barontini, la remise en question des canons de l'histoire autour des cultures et des territoires qui ont connu l'esclavage ou la colonisation reste une priorité. Son travail établit une « contre-histoire » à travers la représentation de héros, réels ou imaginaires. Son travail a été exposé dans des institutions du monde entier, notamment au SCAD Museum of Art (Savannah, États-Unis), au MAC VAL (Vitry-sur-Seine, France), au MO.CO (http://MO.CO) (Montpellier, France), au Museum of African Diaspora (San Francisco, États-Unis), au New Art Exchange Museum (Nottingham, Royaume-Uni) et au Museum of Arts and Design (New York, États-Unis). Il a également participé aux biennales internationales de Bamako (Mali), Casablanca (Maroc), Lima (Pérou) et Thessalonique (Grèce). En 2020, il a été choisi par LVMH Métiers d'Art pour effectuer une résidence à Singapour. Le Centre des monuments nationaux l' invité pour une exposition carte blanche au Panthéon du 19 octobre 2023 au 11 février 2024 "We could be heroes", dans le cadre de son programme « un artiste, un monument ». Il est actuellement en résidence à la Villa Albertine (Nouvelle-Orléans). Sarah Ligner est conservatrice du patrimoine, commissaire d'exposition et responsable de la collection Mondialisation Historique et Contemporaine au musée du quai Branly - Jacques Chirac Le site web de Raphaël Barontini : https://www.raphaelbarontini.art/ 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h22 | Published on June 13, 2024