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244 episodes
8 playlists


Lecture de l’article de François Graner ("Monde Diplomatique" - mai 2021) par Thierry Blanc suivi d’un débat avec l’auteur. "Responsabilités accablantes » : le 26 mars 2021, après deux ans de travaux, la commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsis (1990-1994), dirigée par l’historien Vincent Duclert, brise un tabou sur l’action de la France dans ce petit pays de l’Afrique des Grands Lacs. Mais des zones d’ombre subsistent en raison du secret qui entoure la politique africaine de Paris et de la difficulté d’accès aux documents officiels de l’époque..." Autre rendez-vous lié : "22 et 23 avril 2024 en salle de cinéma - tables rondes et projections - 30 ans après le génocide des Tutsi Continuer à juger, enquêter et transmettre" Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h31 | Published on April 11, 2024


Rencontre le dimanche 7 avril 2024 à 16h au salon de lecture JK avec Binkady-Emmanuel Hié, Léo Kloeckner et Aurélia Durand autour de leur livre publié aux éditions Stock. "Du XVIIIe siècle à nos jours, 40 portraits illustrés de grandes figures noires qui ont marqué l’Histoire de France, mais restent méconnues et invisibilisées. Des pionnières de la littérature, un esclave affranchi devenu le chef cuisinier le plus couru de Bordeaux, une chanteuse d’opéra à la carrière internationale, un psychiatre révolutionnaire, une sénatrice courageuse, un aviateur héros des deux guerres mondiales… Ces hommes et ces femmes sont noirs et ont fait l’Histoire de France. Pourtant, ils ont été oubliés dans le roman national. Dans des domaines aussi variés que les arts et la culture, la politique, le sport ou les sciences, on trouve des vedettes, des héros, des inventeurs et des champions. Par leur talent, leur parcours hors norme ou leur engagement, ils et elles ont brisé les plafonds de verre et lutté pour l’égalité et la liberté. À travers 40 portraits magnifiquement illustrés où l’on retrouvera, aux côtés de figures méconnues, le célèbre auteur des Trois Mousquetaires ou encore l’icône du music-hall et héroïne de la Résistance Joséphine Baker, c’est une histoire de France plus riche que nous redécouvrons." Les intervenants : Binkady-Emmanuel Hié est avocat de formation. Devenu agent d’artistes et consultant en matière de diversité et d’inclusion, il est le co-auteur de De la question raciale à l’Opéra de Paris, un manifeste qui a initié une réflexion profonde sur ces enjeux au sein de l’institution. Léo Kloeckner est normalien, agrégé, professeur d’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis. C’est le décalage entre les supports pédagogiques et la réalité des trajectoires familiales de ses élèves qui l’a poussé à questionner les récits mis à la disposition des enseignants et du grand public. Aurélia Durand est illustratrice. Son style coloré et joyeux a notamment fait le succès du livre This book is anti-racist (Quarto, 2020, no 1 sur la liste du New York Times des best-sellers). Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h29 | Published on April 7, 2024


Rencontre le 4 avril 2024 avec Serge Gruzinski autour de son livre publié aux éditions Fayard. "Décisive, la révolution alphabétique fut l’une des conséquences les plus irréversibles de la conquête espagnole et portugaise en Amérique, modifiant les formes de communication des sociétés indigènes. Une enquête autour des questions brûlantes de l’intégration et du métissage au XVIe siècle. Le papier, l’écriture alphabétique et les livres ont débarqué en Amérique dans le sillage des conquistadors. Autant d’armes aux mains des Espagnols pour soumettre et christianiser les vaincus. L’écriture européenne s’abat sur le Nouveau Monde comme une déferlante, bouleversant les sociétés amérindiennes dont les langues ne s’écrivaient pas. Sous toutes ses formes, l’écrit des vainqueurs est l’auxiliaire de la colonisation : les ordres de la métropole sont écrits, les richesses locales sont enregistrées et des livres véhiculent les savoirs venus de l’Europe. Les enfants des élites indigènes, formés aux valeurs de l’humanisme, connaîtront bientôt mieux le latin et la Bible que les croyances de leurs ancêtres. Ils sauront pourtant résister à la colonisation alphabétique grâce à leur extraordinaire créativité. Serge Gruzinski a retrouvé la trace d’Indiens et d’Européens qui ont vécu cette période où, de l’autre côté de l’Atlantique, s’amorce l’occidentalisation du monde. Passionnante plongée dans le Mexique du xvie siècle, son nouveau regard sur la Renaissance et les Amérindiens nous invite à observer comment les idées se métissent lorsque deux sociétés s’entrechoquent. Et à prendre la mesure des multiples rôles de l’écrit à l’heure de la révolution numérique." Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h24 | Published on April 4, 2024


Rencontre le mercredi 3 avril 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec Emma Kowal animée par Frédéric Keck et Jessica De Largy Healy, avec le soutien de la Société des Océanistes & le Labex Passés dans le présent. Comment penser la présence des Aborigènes d’Australie à travers les échantillons de sang, les cheveux, les crânes ou les moulages qui sont conservés dans les laboratoires et les musées ? Et comment les descendants de ces groupes peuvent-ils se réapproprier ces restes humains ? Emma Kowal mobilise l’anthropologie des fantomes pour analyser comment la biologie occidentale et les sociétés autochtones se hantent réciproquement. Emma Kowal enseigne l’anthropologie culturelle et médicale à l’Université de Deakin (Australie). Elle a publié Haunting Biology: Science and Indigeneity in Australia (Duke University Press, 2023) Cette séance aura lieu en anglais. Elle sera animée par Frédéric Keck (anthropologue, CNRS) et Jessica De Largy Healy (CNRS) avec le soutien de la Société des Océanistes et le Labex « Passés dans le présent" Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h34 | Published on April 3, 2024


Rencontre jeudi 28 mars 2024 au salon de lecture JK avec F. Barret, F. Morrone et C. Péricard, conteuses membres de l’APACC, autour des conteuses traditionnelles Nannette Lesvesque, Angelina du Plessix ou Maryvonne Le Flem… et des anthropologues dessinées dans l’album "Anthropologue(s) !" (CNRS éd.) En 2 parties : * De 0 à 1'04'55'' : Le monde du conte n’échappe pas à l’invisibilisation systémique des femmes. Derrière des Perrault, Grimm, Luzel et bien d’autres…, il y a les femmes conteuses, transmetteuses de la culture orale, artistes de la parole. Nous présenterons le travail engagé autour des conteuses traditionnelles telles que Nannette Lesvesque, Angelina du Plessix ou Maryvonne Le Flem… et, pour une « mise en oreille », nous vous raconterons des versions adaptées d’une héroïne bien connue : le Petit Chaperon Rouge. Avec Françoise Barret, Frida Morrone, Claire Péricard conteuses membres de l’Apacc (Association Professionnelle des Artistes Conteurs et Conteuses) * De 1'05'00'' à fin : Présentation de la BD "Anthropologue(s)" publiée aux éditions du CNRS. Cet album a été réalisé par Emmanuelle Seguin, dans le cadre du programme "Anthropologie en partage". Elle a réuni 17 portraits d’anthropologues dont 10 femmes. Chacune présente un espace, un temps, un sujet de ses recherches donnant à voir une arrivée sur un terrain inconnu, une manière d’enquêter, une adaptation à un contexte « exotique », une approche de la violence quotidienne, un regard appuyé sur une actualité marginale, un éclairage particulier sur un fait de société… proche ou lointain. Avec Adeline Herrou, Anne Monjaret, Clara Lecadet, Emma Aubin-Boltanski, Frédérique Fogel, Marina Chauliac, Muriel Champy, Sara Le Ménestrel, Simonne Pauwels... Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2h27 | Published on March 28, 2024


Rencontre avec Aïda Adilbek, plasticienne, chercheuse et curatrice. Lauréate de la 2e résidence sonore du musée du quai Branly - Jacques Chirac 2023. Ton dernier repos sera bercé par des chants est un projet de recherche, de réactivation du patrimoine culturel immatériel du Kazakhstan et de création réalisé par Aïda Adilbek dans le cadre de la deuxième résidence sonore du musée du quai Branly-Jacques Chirac. Débutée au printemps 2023, la résidence de Aïda s’achève par l’inauguration de son travail le jeudi 14 mars 2023 à 18h30. L’œuvre sonore et visuelle ainsi conçue sera exposée, dans la boîte musique jusqu’au 23 février 2025. . Öleñmen jer qoïnyna kirer deneñ / Ton dernier repos sera bercé par des chants est une œuvre sonore et visuelle immersive et intime créée par l'artiste kazakhe Aïda Adilbek dans le cadre de la résidence d'art sonore du musée du quai Branly du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Elle nous invite à nous immerger dans un processus de transformation et de renaissance, basé sur les chants rituels du Kazakhstan comme les lamentations et les chants folkloriques de célébrations. La rencontre organisée au salon de lecture, jeudi 21 mars 2024 à 18h30, fait suite à une première conversation avec l’artiste enregistrée et disponible à l’écoute ici. Cette première rencontre visait à échanger autour du projet tel que Aïda l’imaginait au terme de dix jours de recherches dans les collections, les ressources et les archives du musée. Au cours de cette deuxième conversation, Aïda reviendra sur la progression de son travail, ses collaborations et présentera les installations réalisées au cours de la résidence. En savoir plus : https://www.quaibranly.fr/fr/collections/vie-des-collections/actualites/residence-sonore/residence-sonore-2023-aida-adilbek Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
57min | Published on March 21, 2024


Rencontre avec Sarah Frioux-Salgas, commissaire de l'exposition "Déborder l'anthropologie - Zora Neale Hurston, Eslanda Goode Robeson, Katherine Dunham" au salon de lecture le jeudi 15 février 2024. Pour consulter en parallèle le diaporama projeté lors de la conférence : https://dam.quaibranly.fr/pm9XxUV7cX Télécharger ou consulter les textes et cartels de l'exposition : 👉 https://bit.ly/Livret-Deborder à propos de l'exposition : En puisant dans une histoire peu connue en France, l’exposition met à l’honneur trois femmes qui se sont chacune réapproprié les codes de l’anthropologie pour s’en émanciper et devenir des figures militantes et artistiques incontournables du 20e siècle. À travers les portraits de la romancière Zora Neale Hurston (1891-1960), de la journaliste Eslanda Goode Robeson (1895- 1965) et de la danseuse Katherine Dunham (1909-2006), l'exposition explore une autre approche de l'anthropologie. Par leurs démarches audacieuses et innovantes, ces trois personnalités africaines-américaines ont su adopter une posture différente de celles des anthropologues blancs, et ainsi écrire une autre histoire de la discipline. L'exposition met en parallèle leurs archives de terrain et leurs productions artistiques et politiques. Collectés en Afrique de l'Est, dans le sud-est des États-Unis et dans les Caraïbes, ces photos, ces films, témoignent du regard singulier qu'elles portent sur leur époque. La manière dont elles vont transformer ces matériaux anthropologiques en œuvres artistiques ou politiques font d'elles des figures majeures de la lutte contre le colonialisme et le racisme et de la défense des droits des femmes au 20e siècle. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h12 | Published on March 14, 2024


Rencontre le jeudi 7 avril 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec Frédéric Laplanche, Alexandra de Mersan & Constance de Monbrison autour du livre "Ce que j’ai vu en Malaisie..." publié aux Presses de l’Inalco. "C'est à travers ses conférences radiophoniques que nous redécouvrons Jeanne Cuisinier et son approche de la Malaisie des années 1930. L'ethnographe est une pionnière par bien des aspects : elle fait non seulement partie des premières femmes à s'engager de manière professionnelle dans cette discipline, mais elle s'investit aussi sur un terrain malaisien fort peu connu des Français, et contribue enfin, au micro, à faire connaître son métier au grand public. Au printemps 2023, ses conférences radiophoniques ont été publiées successivement en Malaisie (en malais, chinois et anglais) et en France ("Ce que j'ai vu en Malaisie, Une ethnographe sur les ondes 1934 - 1938", Presses de l'Inalco / Muséum national d'histoire naturelle, accès libre en ligne sur la plateforme books.openedition.org (http://books.openedition.org)). Cette rencontre sera l'occasion de s'interroger sur l'émergence des femmes dans l'ethnologie au tournant des années 1930, sur l'évolution des méthodes et des objectifs de la discipline dans la confrontation avec la question coloniale, sur l'effort de vulgarisation scientifique et l'usage des médias émergents, et, bien sûr, sur la Malaisie elle-même et la manière dont elle se perçoit, avec un siècle de distance, dans le regard d'une ethnographe française. Liens Sur le site des Presses de l'Inalco : http://www.inalco.fr/publication/ai-vu-malaisie-ethnographe-ondes-1934-1938 Le livre en accès libre sur openedition : https://books.openedition.org/pressesinalco/42383 Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h41 | Published on March 7, 2024


Présentation de l'accrochage en boite Arts Graphiques avec Carine Peltier-Caroff, responsable de l’iconothèque au musée du quai Branly - Jacques Chirac, le mardi 5 mars à 17h au salon de lecture J. Kerchache. Thérèse Rivière (1901-1970) est connue principalement comme l’ethnologue qui mena avec Germaine Tillion une mission d’étude des Chaouis dans l’Aurès, en Algérie, entre décembre 1934 et 1937. Dans ce contexte colonial de l’entre-deux-guerres, en suivant précisément les manuels d’instructions du musée d’ethnographie du Trocadéro, elle collecta avec Germaine Tillion de nombreux objets et réalisa photographies, films et enregistrements. Si Thérèse Rivière n’écrivit pas sur sa pratique photographique, on en devine l'importance pour elle, tant elle y recourut et prit soin de documenter et d’organiser matériellement ses négatifs et ses tirages. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
57min | Published on March 5, 2024


Rencontre le 29 février 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec Carlo A. Célius autour de ses dernières publications aux éditions de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme et chez CIDIHCA France. Rencontre animée par Gaëlle Beaujean, responsable de collection Afrique au musée du quai Branly - Jacques Chirac. "Ce livre étudie l'univers de la création plastique d'Haïti dans la durée, depuis l'arrivée, en 1492, des premiers conquérants espagnols sur ce territoire, tiers occidental de l'île qu'ils avaient rebaptisée Hispaniola. Pour mener son enquête, Carlo A. Célius interroge, déborde et renverse les discours et les représentations énoncés depuis l’Europe occidentale, qui ont, en continu, qualifié et classé toute création artistique non européenne à l’aide de critères propres au domaine des beaux-arts. L’histoire des modes de figuration proposée ici est aussi celle de l’accaparement, de l’exploitation et de la transformation d’un territoire, une histoire de migrations, de sujétion et d’extermination de populations. C’est une histoire de luttes, de libération et de reconfiguration sociétale ; une histoire des images et des imaginaires, de leurs échanges et de leurs confrontations. Dans cette enquête historique au long cours, qui emprunte tour à tour à l’histoire de l’art, à l’esthétique, à l’anthropologie et à la sociologie, l'auteur nous propose une approche plurielle de la figuration en colonie et postcolonie qui, au-delà des seuls beaux-arts, prend en compte l’ensemble de la culture visuelle. Du portrait aux dessins rituels du vodou et à l’iconographie catholique, des illustrations publiées dans la presse aux marques de scarification sur le corps des captifs africains réduits en esclavage, il met en lumière la complexité et les enjeux du visuel, les conflits qu’il génère, les phénomènes d’appropriation et de réappropriation. Carlo A. Célius démontre comment a pu s’édifier une hégémonie des beaux-arts dans un tel contexte et comment, à un moment donné, celle-ci a été ébranlée. Cet ouvrage revisite la notion d’art : il historicise les échelles de valeurs qui la constituent et les dynamiques sociales, politiques et culturelles à partir desquelles elle évolue. À l’aide d’un cadre conceptuel renouvelé, les lectrices et lecteurs pourront (re)découvrir les principales caractéristiques des courants artistiques du xxe siècle haïtien et apprécier quelques traits distinctifs de la nouvelle scène." Carlo A. Célius, historien et historien de l'art, est directeur de recherche au CNRS, membre de l'Institut des mondes africains. Ses recherches portent principalement sur Saint-Domingue/Haïti et explorent trois thématiques : création plastique et culture visuelle, expériences, connaissances et usages du passé, histoire de l'ethnologie. Auteur de Langage plastique et énonciation identitaire. L'invention de l'art haïtien (Presses de l'université Laval, 2007) et de Création plastique d'Haïti. Art et culture visuelle en colonie et postcolonie (Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2023), il a coordonné plusieurs publications collectives, dont Situations créoles. Pratiques et représentations (Nota Bene, 2006). 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h54 | Published on February 29, 2024
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Lecture de l’article de François Graner ("Monde Diplomatique" - mai 2021) par Thierry Blanc suivi d’un débat avec l’auteur. "Responsabilités accablantes » : le 26 mars 2021, après deux ans de travaux, la commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsis (1990-1994), dirigée par l’historien Vincent Duclert, brise un tabou sur l’action de la France dans ce petit pays de l’Afrique des Grands Lacs. Mais des zones d’ombre subsistent en raison du secret qui entoure la politique africaine de Paris et de la difficulté d’accès aux documents officiels de l’époque..." Autre rendez-vous lié : "22 et 23 avril 2024 en salle de cinéma - tables rondes et projections - 30 ans après le génocide des Tutsi Continuer à juger, enquêter et transmettre" Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h31 | Published on April 11, 2024


Rencontre le dimanche 7 avril 2024 à 16h au salon de lecture JK avec Binkady-Emmanuel Hié, Léo Kloeckner et Aurélia Durand autour de leur livre publié aux éditions Stock. "Du XVIIIe siècle à nos jours, 40 portraits illustrés de grandes figures noires qui ont marqué l’Histoire de France, mais restent méconnues et invisibilisées. Des pionnières de la littérature, un esclave affranchi devenu le chef cuisinier le plus couru de Bordeaux, une chanteuse d’opéra à la carrière internationale, un psychiatre révolutionnaire, une sénatrice courageuse, un aviateur héros des deux guerres mondiales… Ces hommes et ces femmes sont noirs et ont fait l’Histoire de France. Pourtant, ils ont été oubliés dans le roman national. Dans des domaines aussi variés que les arts et la culture, la politique, le sport ou les sciences, on trouve des vedettes, des héros, des inventeurs et des champions. Par leur talent, leur parcours hors norme ou leur engagement, ils et elles ont brisé les plafonds de verre et lutté pour l’égalité et la liberté. À travers 40 portraits magnifiquement illustrés où l’on retrouvera, aux côtés de figures méconnues, le célèbre auteur des Trois Mousquetaires ou encore l’icône du music-hall et héroïne de la Résistance Joséphine Baker, c’est une histoire de France plus riche que nous redécouvrons." Les intervenants : Binkady-Emmanuel Hié est avocat de formation. Devenu agent d’artistes et consultant en matière de diversité et d’inclusion, il est le co-auteur de De la question raciale à l’Opéra de Paris, un manifeste qui a initié une réflexion profonde sur ces enjeux au sein de l’institution. Léo Kloeckner est normalien, agrégé, professeur d’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis. C’est le décalage entre les supports pédagogiques et la réalité des trajectoires familiales de ses élèves qui l’a poussé à questionner les récits mis à la disposition des enseignants et du grand public. Aurélia Durand est illustratrice. Son style coloré et joyeux a notamment fait le succès du livre This book is anti-racist (Quarto, 2020, no 1 sur la liste du New York Times des best-sellers). Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h29 | Published on April 7, 2024


Rencontre le 4 avril 2024 avec Serge Gruzinski autour de son livre publié aux éditions Fayard. "Décisive, la révolution alphabétique fut l’une des conséquences les plus irréversibles de la conquête espagnole et portugaise en Amérique, modifiant les formes de communication des sociétés indigènes. Une enquête autour des questions brûlantes de l’intégration et du métissage au XVIe siècle. Le papier, l’écriture alphabétique et les livres ont débarqué en Amérique dans le sillage des conquistadors. Autant d’armes aux mains des Espagnols pour soumettre et christianiser les vaincus. L’écriture européenne s’abat sur le Nouveau Monde comme une déferlante, bouleversant les sociétés amérindiennes dont les langues ne s’écrivaient pas. Sous toutes ses formes, l’écrit des vainqueurs est l’auxiliaire de la colonisation : les ordres de la métropole sont écrits, les richesses locales sont enregistrées et des livres véhiculent les savoirs venus de l’Europe. Les enfants des élites indigènes, formés aux valeurs de l’humanisme, connaîtront bientôt mieux le latin et la Bible que les croyances de leurs ancêtres. Ils sauront pourtant résister à la colonisation alphabétique grâce à leur extraordinaire créativité. Serge Gruzinski a retrouvé la trace d’Indiens et d’Européens qui ont vécu cette période où, de l’autre côté de l’Atlantique, s’amorce l’occidentalisation du monde. Passionnante plongée dans le Mexique du xvie siècle, son nouveau regard sur la Renaissance et les Amérindiens nous invite à observer comment les idées se métissent lorsque deux sociétés s’entrechoquent. Et à prendre la mesure des multiples rôles de l’écrit à l’heure de la révolution numérique." Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h24 | Published on April 4, 2024


Rencontre le mercredi 3 avril 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec Emma Kowal animée par Frédéric Keck et Jessica De Largy Healy, avec le soutien de la Société des Océanistes & le Labex Passés dans le présent. Comment penser la présence des Aborigènes d’Australie à travers les échantillons de sang, les cheveux, les crânes ou les moulages qui sont conservés dans les laboratoires et les musées ? Et comment les descendants de ces groupes peuvent-ils se réapproprier ces restes humains ? Emma Kowal mobilise l’anthropologie des fantomes pour analyser comment la biologie occidentale et les sociétés autochtones se hantent réciproquement. Emma Kowal enseigne l’anthropologie culturelle et médicale à l’Université de Deakin (Australie). Elle a publié Haunting Biology: Science and Indigeneity in Australia (Duke University Press, 2023) Cette séance aura lieu en anglais. Elle sera animée par Frédéric Keck (anthropologue, CNRS) et Jessica De Largy Healy (CNRS) avec le soutien de la Société des Océanistes et le Labex « Passés dans le présent" Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h34 | Published on April 3, 2024


Rencontre jeudi 28 mars 2024 au salon de lecture JK avec F. Barret, F. Morrone et C. Péricard, conteuses membres de l’APACC, autour des conteuses traditionnelles Nannette Lesvesque, Angelina du Plessix ou Maryvonne Le Flem… et des anthropologues dessinées dans l’album "Anthropologue(s) !" (CNRS éd.) En 2 parties : * De 0 à 1'04'55'' : Le monde du conte n’échappe pas à l’invisibilisation systémique des femmes. Derrière des Perrault, Grimm, Luzel et bien d’autres…, il y a les femmes conteuses, transmetteuses de la culture orale, artistes de la parole. Nous présenterons le travail engagé autour des conteuses traditionnelles telles que Nannette Lesvesque, Angelina du Plessix ou Maryvonne Le Flem… et, pour une « mise en oreille », nous vous raconterons des versions adaptées d’une héroïne bien connue : le Petit Chaperon Rouge. Avec Françoise Barret, Frida Morrone, Claire Péricard conteuses membres de l’Apacc (Association Professionnelle des Artistes Conteurs et Conteuses) * De 1'05'00'' à fin : Présentation de la BD "Anthropologue(s)" publiée aux éditions du CNRS. Cet album a été réalisé par Emmanuelle Seguin, dans le cadre du programme "Anthropologie en partage". Elle a réuni 17 portraits d’anthropologues dont 10 femmes. Chacune présente un espace, un temps, un sujet de ses recherches donnant à voir une arrivée sur un terrain inconnu, une manière d’enquêter, une adaptation à un contexte « exotique », une approche de la violence quotidienne, un regard appuyé sur une actualité marginale, un éclairage particulier sur un fait de société… proche ou lointain. Avec Adeline Herrou, Anne Monjaret, Clara Lecadet, Emma Aubin-Boltanski, Frédérique Fogel, Marina Chauliac, Muriel Champy, Sara Le Ménestrel, Simonne Pauwels... Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2h27 | Published on March 28, 2024


Rencontre avec Aïda Adilbek, plasticienne, chercheuse et curatrice. Lauréate de la 2e résidence sonore du musée du quai Branly - Jacques Chirac 2023. Ton dernier repos sera bercé par des chants est un projet de recherche, de réactivation du patrimoine culturel immatériel du Kazakhstan et de création réalisé par Aïda Adilbek dans le cadre de la deuxième résidence sonore du musée du quai Branly-Jacques Chirac. Débutée au printemps 2023, la résidence de Aïda s’achève par l’inauguration de son travail le jeudi 14 mars 2023 à 18h30. L’œuvre sonore et visuelle ainsi conçue sera exposée, dans la boîte musique jusqu’au 23 février 2025. . Öleñmen jer qoïnyna kirer deneñ / Ton dernier repos sera bercé par des chants est une œuvre sonore et visuelle immersive et intime créée par l'artiste kazakhe Aïda Adilbek dans le cadre de la résidence d'art sonore du musée du quai Branly du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Elle nous invite à nous immerger dans un processus de transformation et de renaissance, basé sur les chants rituels du Kazakhstan comme les lamentations et les chants folkloriques de célébrations. La rencontre organisée au salon de lecture, jeudi 21 mars 2024 à 18h30, fait suite à une première conversation avec l’artiste enregistrée et disponible à l’écoute ici. Cette première rencontre visait à échanger autour du projet tel que Aïda l’imaginait au terme de dix jours de recherches dans les collections, les ressources et les archives du musée. Au cours de cette deuxième conversation, Aïda reviendra sur la progression de son travail, ses collaborations et présentera les installations réalisées au cours de la résidence. En savoir plus : https://www.quaibranly.fr/fr/collections/vie-des-collections/actualites/residence-sonore/residence-sonore-2023-aida-adilbek Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
57min | Published on March 21, 2024


Rencontre avec Sarah Frioux-Salgas, commissaire de l'exposition "Déborder l'anthropologie - Zora Neale Hurston, Eslanda Goode Robeson, Katherine Dunham" au salon de lecture le jeudi 15 février 2024. Pour consulter en parallèle le diaporama projeté lors de la conférence : https://dam.quaibranly.fr/pm9XxUV7cX Télécharger ou consulter les textes et cartels de l'exposition : 👉 https://bit.ly/Livret-Deborder à propos de l'exposition : En puisant dans une histoire peu connue en France, l’exposition met à l’honneur trois femmes qui se sont chacune réapproprié les codes de l’anthropologie pour s’en émanciper et devenir des figures militantes et artistiques incontournables du 20e siècle. À travers les portraits de la romancière Zora Neale Hurston (1891-1960), de la journaliste Eslanda Goode Robeson (1895- 1965) et de la danseuse Katherine Dunham (1909-2006), l'exposition explore une autre approche de l'anthropologie. Par leurs démarches audacieuses et innovantes, ces trois personnalités africaines-américaines ont su adopter une posture différente de celles des anthropologues blancs, et ainsi écrire une autre histoire de la discipline. L'exposition met en parallèle leurs archives de terrain et leurs productions artistiques et politiques. Collectés en Afrique de l'Est, dans le sud-est des États-Unis et dans les Caraïbes, ces photos, ces films, témoignent du regard singulier qu'elles portent sur leur époque. La manière dont elles vont transformer ces matériaux anthropologiques en œuvres artistiques ou politiques font d'elles des figures majeures de la lutte contre le colonialisme et le racisme et de la défense des droits des femmes au 20e siècle. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h12 | Published on March 14, 2024


Rencontre le jeudi 7 avril 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec Frédéric Laplanche, Alexandra de Mersan & Constance de Monbrison autour du livre "Ce que j’ai vu en Malaisie..." publié aux Presses de l’Inalco. "C'est à travers ses conférences radiophoniques que nous redécouvrons Jeanne Cuisinier et son approche de la Malaisie des années 1930. L'ethnographe est une pionnière par bien des aspects : elle fait non seulement partie des premières femmes à s'engager de manière professionnelle dans cette discipline, mais elle s'investit aussi sur un terrain malaisien fort peu connu des Français, et contribue enfin, au micro, à faire connaître son métier au grand public. Au printemps 2023, ses conférences radiophoniques ont été publiées successivement en Malaisie (en malais, chinois et anglais) et en France ("Ce que j'ai vu en Malaisie, Une ethnographe sur les ondes 1934 - 1938", Presses de l'Inalco / Muséum national d'histoire naturelle, accès libre en ligne sur la plateforme books.openedition.org (http://books.openedition.org)). Cette rencontre sera l'occasion de s'interroger sur l'émergence des femmes dans l'ethnologie au tournant des années 1930, sur l'évolution des méthodes et des objectifs de la discipline dans la confrontation avec la question coloniale, sur l'effort de vulgarisation scientifique et l'usage des médias émergents, et, bien sûr, sur la Malaisie elle-même et la manière dont elle se perçoit, avec un siècle de distance, dans le regard d'une ethnographe française. Liens Sur le site des Presses de l'Inalco : http://www.inalco.fr/publication/ai-vu-malaisie-ethnographe-ondes-1934-1938 Le livre en accès libre sur openedition : https://books.openedition.org/pressesinalco/42383 Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h41 | Published on March 7, 2024


Présentation de l'accrochage en boite Arts Graphiques avec Carine Peltier-Caroff, responsable de l’iconothèque au musée du quai Branly - Jacques Chirac, le mardi 5 mars à 17h au salon de lecture J. Kerchache. Thérèse Rivière (1901-1970) est connue principalement comme l’ethnologue qui mena avec Germaine Tillion une mission d’étude des Chaouis dans l’Aurès, en Algérie, entre décembre 1934 et 1937. Dans ce contexte colonial de l’entre-deux-guerres, en suivant précisément les manuels d’instructions du musée d’ethnographie du Trocadéro, elle collecta avec Germaine Tillion de nombreux objets et réalisa photographies, films et enregistrements. Si Thérèse Rivière n’écrivit pas sur sa pratique photographique, on en devine l'importance pour elle, tant elle y recourut et prit soin de documenter et d’organiser matériellement ses négatifs et ses tirages. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
57min | Published on March 5, 2024


Rencontre le 29 février 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec Carlo A. Célius autour de ses dernières publications aux éditions de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme et chez CIDIHCA France. Rencontre animée par Gaëlle Beaujean, responsable de collection Afrique au musée du quai Branly - Jacques Chirac. "Ce livre étudie l'univers de la création plastique d'Haïti dans la durée, depuis l'arrivée, en 1492, des premiers conquérants espagnols sur ce territoire, tiers occidental de l'île qu'ils avaient rebaptisée Hispaniola. Pour mener son enquête, Carlo A. Célius interroge, déborde et renverse les discours et les représentations énoncés depuis l’Europe occidentale, qui ont, en continu, qualifié et classé toute création artistique non européenne à l’aide de critères propres au domaine des beaux-arts. L’histoire des modes de figuration proposée ici est aussi celle de l’accaparement, de l’exploitation et de la transformation d’un territoire, une histoire de migrations, de sujétion et d’extermination de populations. C’est une histoire de luttes, de libération et de reconfiguration sociétale ; une histoire des images et des imaginaires, de leurs échanges et de leurs confrontations. Dans cette enquête historique au long cours, qui emprunte tour à tour à l’histoire de l’art, à l’esthétique, à l’anthropologie et à la sociologie, l'auteur nous propose une approche plurielle de la figuration en colonie et postcolonie qui, au-delà des seuls beaux-arts, prend en compte l’ensemble de la culture visuelle. Du portrait aux dessins rituels du vodou et à l’iconographie catholique, des illustrations publiées dans la presse aux marques de scarification sur le corps des captifs africains réduits en esclavage, il met en lumière la complexité et les enjeux du visuel, les conflits qu’il génère, les phénomènes d’appropriation et de réappropriation. Carlo A. Célius démontre comment a pu s’édifier une hégémonie des beaux-arts dans un tel contexte et comment, à un moment donné, celle-ci a été ébranlée. Cet ouvrage revisite la notion d’art : il historicise les échelles de valeurs qui la constituent et les dynamiques sociales, politiques et culturelles à partir desquelles elle évolue. À l’aide d’un cadre conceptuel renouvelé, les lectrices et lecteurs pourront (re)découvrir les principales caractéristiques des courants artistiques du xxe siècle haïtien et apprécier quelques traits distinctifs de la nouvelle scène." Carlo A. Célius, historien et historien de l'art, est directeur de recherche au CNRS, membre de l'Institut des mondes africains. Ses recherches portent principalement sur Saint-Domingue/Haïti et explorent trois thématiques : création plastique et culture visuelle, expériences, connaissances et usages du passé, histoire de l'ethnologie. Auteur de Langage plastique et énonciation identitaire. L'invention de l'art haïtien (Presses de l'université Laval, 2007) et de Création plastique d'Haïti. Art et culture visuelle en colonie et postcolonie (Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2023), il a coordonné plusieurs publications collectives, dont Situations créoles. Pratiques et représentations (Nota Bene, 2006). 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h54 | Published on February 29, 2024