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244 episodes
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Rencontre le 4 juin 2024 au salon de lecture JK avec Gilles Havard, historien et directeur de recherche au CNRS, autour de son livre paru aux éditions Tallandier / Flammarion. Rencontre modérée par Jonas Musco. "Chateaubriand l’avait bien souligné : les Natchez sont liés à l’histoire de l’Amérique française. Aux yeux des colons du Mississippi, leur société, avec son chef suprême, ses temples et sa hiérarchie sociale, offrait tous les gages de la sophistication. Mais, surtout, un événement spectaculaire de leur histoire va marquer au fer rouge l’histoire de la Louisiane. Le 28 novembre 1729, en effet, les Natchez massacrent les colons installés depuis une quinzaine d’années dans leur voisinage. Ce coup d’éclat sanglant fera l’objet de représailles féroces de la part des Français, qui conduiront le peuple natchez au bord de la disparition. Près de trois siècles après les faits, l’auteur mobilise toutes les sources disponibles, tant écrites qu’orales, pour interroger la violence en contexte colonial et tenter de résoudre l’énigme de cet événement. Ce faisant, il restitue aux Natchez leur épaisseur culturelle et cherche à rendre leur dignité en tant que nation. Mais qu’est-ce qui constitue une nation ? Une langue ? Un sang ? Une mémoire ? Des rites partagés ? C’est cette question que pose Gilles Havard, dans une enquête historique et ethnographique qui redonne vie et destin à un peuple amérindien oublié." Gilles Havard est historien, directeur de recherche au CNRS. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont L’Amérique fantôme. Les aventuriers francophones du Nouveau Monde (2019) et Histoire des coureurs de bois (2016), Grand prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois... 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h10 | Published on June 4, 2024


Rencontre le jeudi 30 mai 2024 avec Loïc Wacquant, professeur de sociologie à l’université de Californie à Berkeley & chercheur associé au CESSP (Paris) autour de son livre "Voyage au pays des boxeurs" (Dominique Carré / La Découverte). Rencontre présentée par Paul-Emmanuel Bernard, directeur de la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Comment un jeune sociologue français parti étudier le ghetto noir de Chicago s’inscrit dans une salle de boxe et s’embarque à apprendre le métier de la frappe pendant trois ans. Trente ans plus tard, il ouvre ses archives. Photos, croquis et textes à l’appui, il nous emmène sur la planète des pugilistes aux côtés de ses frères de ring pour mieux comprendre, de l’intérieur, ce qui les attache à cet art du corps à nul autre pareil puisqu’il leur permet, envers et contre tout, de forger un soi glorieux. Comme le dit le vénérable coach DeeDee : « Je donne crédit comme homme à quiconque monte sur le ring et combat. Qu’il perde ou qu’il gagne ». 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h32 | Published on May 30, 2024


Rencontre autour de la biographie de René Girard publiée chez Grasset avec l’essayiste Benoit Chantre, l’anthropologue Frédéric Keck et l’historien de l’art Rémi Labrusse le mardi 28 mai à 17h au salon de lecture J. Kerchache. L'oeuvre de René Girard a été un lieu de croisement entre théorie littéraire, anthropologie et préhistoire. Construite entre la France et les Etats-Unis à travers une lecture des textes classiques, elle a suscité de l’enthousiasme mais aussi des critiques dans le monde entier à partir d’une intuition radicale : la rivalité mimétique est à l’origine du fonctionnement sacrificiel des sociétés. La monumentale biographie de cet auteur est l’occasion d’évaluer son héritage. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h33 | Published on May 28, 2024


Rencontre au salon de lecture J. Kerchache le 23 mai 2024 avec M’hamed Oualdi autour de son livre publié aux éditions Amsterdam animée par Baptiste Roger-Lacan. "L’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Cet ouvrage propose une mise au point rigoureuse et informée sur ce sujet, afin de couper court aux polémiques qui l’entourent. Au cours de la dernière décennie, la présence de certaines formes d’« esclavage moderne » en Libye ou au Qatar a été fortement médiatisée, donnant matière à une série de controverses sur la traite d’esclaves au sein des mondes musulmans. Cet ouvrage de M’hamed Oualdi s’attache à ébranler les représentations erronées qui entourent ce phénomène historique. L’historien réfute le lieu commun qui voudrait que l’esclavage soit tabou au sein des sociétés musulmanes contemporaines. Il souligne la diversité des traites qui prennent place depuis la période médiévale au sein des mondes musulmans, loin de la vision homogénéisante d’un esclavage « islamique » unifié. M’hamed Oualdi remet ainsi en cause les historiographies cherchant à comparer cette forme d’esclavage à la traite atlantique dans le but de relativiser la gravité historique de cette dernière. Pour ce faire, il décrit la pluralité des fonctions exercées par les esclaves au sein des mondes musulmans. En se concentrant ensuite sur la période moderne, M’hamed Oualdi analyse les processus d’affranchissement de ces esclaves. Il rend ainsi saillant le caractère ambivalent des politiques abolitionnistes alors mises en œuvre par les puissances européennes. En parallèle, il présente les pensées abolitionnistes musulmanes qui se sont développées dans l’ensemble de ces régions. Enfin, l’historien interroge la présence de l’esclavage dans les sociétés musulmanes." Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h24 | Published on May 24, 2024


Rencontre le 23 mai 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec Nicolas Martin-Breteau autour de son livre paru aux éditions de l’EHESS. Rencontre modérée par Paul-Emmanuel Bernard, responsable de la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. "À la fin du XIXe siècle, la violence raciste dirigée contre la communauté africaine-américaine a détruit les avancées historiques obtenues grâce à l’abolition de l’esclavage une génération plus tôt. Parce que le corps est la cible première de l’oppression raciale, les Noirs américains ont alors fait du sport l’un des supports de leurs luttes pour la dignité, l’égalité et la justice. L’éducation physique est ainsi devenue une éducation politique cherchant à renforcer la fierté raciale à l’intérieur de la communauté et à détromper les préjugés raciaux à l’extérieur. En ce sens, les pratiques sportives, aussi bien professionnelles qu’amateurs, ont constitué l’une des fondations du long mouvement pour les droits civiques. À l’aide d’un vaste travail dans les archives, Nicolas Martin-Breteau montre comment la ville de Washington a été le berceau méconnu de ce programme d’élévation et d’émancipation individuelles et collectives qui continue d’influencer les mobilisations noires aux États-Unis. En étudiant les rapports entre activités sportives et politiques en situation dominée, Corps politiques renouvelle l’histoire des corps minoritaires et de leur puissance d’action." Nicolas Martin-Breteau est historien des États-Unis à l’université de Lille et membre du Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS). Ses recherches portent sur l’histoire africaine-américaine contemporaine, ainsi que sur l’histoire du racisme et de l’antiracisme. Il a notamment publié une traduction de l’ouvrage de W. E. B. Du Bois, Les Noirs de Philadelphie (2019) et Corps politiques. Le sport dans les luttes des Noirs américains pour l’égalité depuis la fin du XIXe siècle (2020). Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h46 | Published on May 23, 2024


Rencontre avec Marie Durand, Monika Stern, Éric Wittersheim autour de leur ouvrage publié aux Presses de l’Inalco le 16 mai 2024 au salon de lecture J. Kerchache. Renontre présentée par Stéphanie Leclerc-Caffarel, responsable de collection Océanie au musée du quai Branly - Jacques Chirac. "Une approche pluridisciplinaire des recherches actuelles sur l’histoire, la sociologie et l’anthropologie du Vanuatu par les spécialistes de cet État insulaire du Pacifique. Forts de leur longue expérience de terrain au Vanuatu, les auteurs livrent un ouvrage bilingue dont les différents chapitres en anglais ou en français permettent d’apporter un regard neuf sur les transformations sociales en cours. Les anthropologues réunis ici travaillent sur l’autorité et le pouvoir, la sorcellerie, la santé, l’humanitaire, les langues, le logement, l’environnement, la jeunesse urbaine ou encore la musique. Leurs contributions soulignent les singularités du Vanuatu quant à son rapport à la recherche, à la décolonisation, à la globalisation économique et aux questions écologiques. État indépendant depuis 1980, le Vanuatu apparaît ainsi, au fil de quatorze chapitres, dans toute sa modernité et ses spécificités culturelles. Tout en présentant des recherches ethnographiques localisées, c’est avant tout de la dimension interconnectée de cet archipel mélanésien que ce livre se veut l’écho." Rencontre précédée de la projection du court-métrage Man Vila de Cecile Kielar et Eric Wittersheim (17 min) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h09 | Published on May 16, 2024


Rencontre avec Arthur et Stéphane Laurent autour du livre "Le Chamane et le médecin" (Odile Jacob) le mardi 7 mai 2024 à la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. A propos du livre : "Comment guérir ? Quelle médecine utiliser pour quels types de soins ? Un apprenti chamane et un médecin pharmacologue, un fils et son père, décident de confronter leurs expériences et leurs savoirs pour répondre aux questions qui les taraudent. Issu de ces échanges féconds et souvent passionnés, ce livre en forme de dialogue analyse les états modifiés de conscience que suscite l’ayahuasca, ce breuvage utilisé par les chamanes Shipibo pour ses propriétés curatives. Il s’intéresse aussi aux chants entonnés par les chamanes comme vecteurs de guérison de leurs patients, à l’importance des diètes de plantes, des rêves et des flux d’énergie. Sans minorer les dangers qui peuvent être associés à l’ayahuasca (interdit en France), les auteurs en examinent les propriétés et en discutent les indications potentielles – dépressions résistantes, stress post-traumatique, douleurs chroniques et addictions. Déplaçant les frontières de la rationalité, très étayé scientifiquement, ce livre devrait rendre plus tolérants les tenants exclusifs de la médecine conventionnelle et plus circonspects les enthousiastes parfois naïfs des médecines alternatives." Arthur Laurent, docteur en sciences sociales, se forme depuis quinze ans à la médecine chamanique. Il vit au Pérou, où il a fondé une entreprise sociale engagée dans la lutte contre le changement climatique auprès des populations autochtones d’Amérique latine. Stéphane Laurent est médecin cardiologue, professeur émérite de pharmacologie à l’université Paris-Cité. Il a dirigé le service de pharmacologie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou, ainsi qu’un groupe de recherche Inserm en pharmacologie vasculaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h32 | Published on May 7, 2024


Rencontre le mardi 23 avril 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec l’anthropologue Diego Muñoz autour de son livre "Le Nombril du monde" Sur les chemins de la diaspora rapanui (îles de Pâques, Chili, Polynésie française)" publié par la Société des Océanistes. Séance présentée par Stéphanie Leclerc-Caffarel, responsable de collection Océanie au musée du quai Branly - Jacques Chirac. à propos du livre L’île de Pâques, Rapa Nui, te Pito o te Henua… des noms évocateurs d’une terre que l’on imagine inhabitée et hantée par les mystères d’une civilisation disparue et qui aurait, elle-même, précipité son effondrement. En dépit de ces clichés, ces appellations sont porteuses d’une tout autre histoire. Cet ouvrage parcourt près de deux siècles d’expériences d’enfermement, de mobilité et d’enracinement hors de l’île au cours desquels une identité autochtone a pris forme. L’auteur montre de quelle manière cette société – après avoir connu de violentes déportations – a su renaître localement et dans la diaspora dès la deuxième moitié du xixe siècle, et comment ces expériences se sont poursuivies dans le temps, aboutissant à la mise en place d’une nouvelle identité rapanui au xxie siècle que les habitants de l’île qualifient de « polynésienne », « mā‘ori » ou encore « mā‘ohi ». Les Rapanui ont su tisser de profonds liens réels et imaginaires, à la fois culturels, mémoriels, politiques ainsi qu’identitaires avec le Chili, Tahiti et bien d’autres îles polynésiennes. Dans ce processus sans fin de création de leur société, l’île est devenue leur kāiŋa, c’est-à-dire leur pays, leur terre nourricière, leur terre d’origine, la terre de leur dernier repos, et cela, même quand ils sont nés et ont vécu une grande partie de leur vie ailleurs. Elle est aussi ce lieu que les Rapanui s’efforcent de protéger pour pouvoir le léguer aux nouvelles générations. Ainsi, dans ce processus dynamique de création de liens et de transmission mémorielle, Rapa Nui est devenue le « nombril du monde » – te pito o te henua – des Rapanui dans leur intégration globale, au-delà de l’île de Pâques. En savoir plus sur le site de l'éditeur : Livre également disponible sur OpenEdition : https://books.openedition.org/sdo/1646 Diego Muñoz est docteur en anthropologie sociale et ethnologie de l’EHESS (Paris-Marseille, France) ; il est actuellement chercheur post-doctoral dans le programme européen ‘Indigeneities in the 21st Century’ (ERC Starting Grant No. 803302) basé à l’Université Ludwig-Maximilien de Munich. Depuis 2005, il étudie la société rapanui et ses liens politiques, culturels, identitaires et migratoires avec le Chili et la Polynésie française. Ses recherches actuelles portent sur les conceptualisations et pratiques locales de la décolonisation et sur les enjeux liés à la souveraineté autochtone, ainsi que sur les rapports politiques, identitaires et artistiques des Rapanui aux collections ethnographiques hébergées dans des musées. Il est l’auteur de nombreux articles portant, entre autres sujets, sur les relations de parenté et les mémoires généalogiques, la propriété foncière, les lois et les droits des peuples autochtones, ainsi que sur l’identité et la migration des Rapanui. Le nombril du monde, tiré de sa thèse de doctorat, est son premier ouvrage. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h32 | Published on April 23, 2024


Dans le cadre de la 30e commémoration du génocide, le musée du quai Branly - Jacques Chirac a souhaité mettre en lumière comment, 30 ans après, de nombreuses personnes s’attachent toujours à mieux comprendre le génocide des Tutsi au Rwanda, sa perpétration, sa préparation et ses effets. Retrouvez sur cette page les captations des journées d'études en salle de cinéma les 23 et 24 avril 2024. Présentation En 1994, le génocide des Tutsi a causé entre 800 000 et 1 million de morts. Les témoins sont les acteurs et actrices clefs de la connaissance de l’événement. De nombreuses productions scientifiques, littéraires et artistiques ont depuis éclairé ce qui s’est passé au Rwanda et hors de ses frontières entre avril et juillet 1994. Trois tables rondes ont proposé d’explorer comment la justice et la réalisation d’enquêtes continuent à enrichir l’écriture de l’histoire du génocide et comment s’est faite la transmission de cette connaissance, d’hier à aujourd’hui. Témoins, chercheurs, journalistes, artistes et psychothérapeute ont été invités à partager leurs analyses et/ou leurs expériences de recherche, de reportage, de témoignage et de médiation artistique. Ces séances ont été complétées par la diffusion de deux films, The faces we lost et Le silence des mots, en présence de leurs réalisateurs Piotr Cieplak & Michaël Sztanke. Les deux films questionnent les traces que le génocide a laissées dans le quotidien des rescapés et de leurs familles. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
15min | Published on April 23, 2024


Rencontre le jeudi 18 avril 2024 avec Christelle Lozère autour de ses recherches sur les artistes antillais, en lien avec l'exposition du Met museum "The Harlem Renaissance and Transatlantic Modernism" et la sortie de son catalogue d'exposition. Christelle Lozère est maître de conférences HDR à l'Université des Antilles. En présence d'Anne-Solène Rolland, directrice du département du patrimoine et des collections au musée du quai Branly - Jacques Chirac. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h31 | Published on April 18, 2024
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Rencontre le 4 juin 2024 au salon de lecture JK avec Gilles Havard, historien et directeur de recherche au CNRS, autour de son livre paru aux éditions Tallandier / Flammarion. Rencontre modérée par Jonas Musco. "Chateaubriand l’avait bien souligné : les Natchez sont liés à l’histoire de l’Amérique française. Aux yeux des colons du Mississippi, leur société, avec son chef suprême, ses temples et sa hiérarchie sociale, offrait tous les gages de la sophistication. Mais, surtout, un événement spectaculaire de leur histoire va marquer au fer rouge l’histoire de la Louisiane. Le 28 novembre 1729, en effet, les Natchez massacrent les colons installés depuis une quinzaine d’années dans leur voisinage. Ce coup d’éclat sanglant fera l’objet de représailles féroces de la part des Français, qui conduiront le peuple natchez au bord de la disparition. Près de trois siècles après les faits, l’auteur mobilise toutes les sources disponibles, tant écrites qu’orales, pour interroger la violence en contexte colonial et tenter de résoudre l’énigme de cet événement. Ce faisant, il restitue aux Natchez leur épaisseur culturelle et cherche à rendre leur dignité en tant que nation. Mais qu’est-ce qui constitue une nation ? Une langue ? Un sang ? Une mémoire ? Des rites partagés ? C’est cette question que pose Gilles Havard, dans une enquête historique et ethnographique qui redonne vie et destin à un peuple amérindien oublié." Gilles Havard est historien, directeur de recherche au CNRS. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont L’Amérique fantôme. Les aventuriers francophones du Nouveau Monde (2019) et Histoire des coureurs de bois (2016), Grand prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois... 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h10 | Published on June 4, 2024


Rencontre le jeudi 30 mai 2024 avec Loïc Wacquant, professeur de sociologie à l’université de Californie à Berkeley & chercheur associé au CESSP (Paris) autour de son livre "Voyage au pays des boxeurs" (Dominique Carré / La Découverte). Rencontre présentée par Paul-Emmanuel Bernard, directeur de la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Comment un jeune sociologue français parti étudier le ghetto noir de Chicago s’inscrit dans une salle de boxe et s’embarque à apprendre le métier de la frappe pendant trois ans. Trente ans plus tard, il ouvre ses archives. Photos, croquis et textes à l’appui, il nous emmène sur la planète des pugilistes aux côtés de ses frères de ring pour mieux comprendre, de l’intérieur, ce qui les attache à cet art du corps à nul autre pareil puisqu’il leur permet, envers et contre tout, de forger un soi glorieux. Comme le dit le vénérable coach DeeDee : « Je donne crédit comme homme à quiconque monte sur le ring et combat. Qu’il perde ou qu’il gagne ». 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h32 | Published on May 30, 2024


Rencontre autour de la biographie de René Girard publiée chez Grasset avec l’essayiste Benoit Chantre, l’anthropologue Frédéric Keck et l’historien de l’art Rémi Labrusse le mardi 28 mai à 17h au salon de lecture J. Kerchache. L'oeuvre de René Girard a été un lieu de croisement entre théorie littéraire, anthropologie et préhistoire. Construite entre la France et les Etats-Unis à travers une lecture des textes classiques, elle a suscité de l’enthousiasme mais aussi des critiques dans le monde entier à partir d’une intuition radicale : la rivalité mimétique est à l’origine du fonctionnement sacrificiel des sociétés. La monumentale biographie de cet auteur est l’occasion d’évaluer son héritage. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h33 | Published on May 28, 2024


Rencontre au salon de lecture J. Kerchache le 23 mai 2024 avec M’hamed Oualdi autour de son livre publié aux éditions Amsterdam animée par Baptiste Roger-Lacan. "L’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Cet ouvrage propose une mise au point rigoureuse et informée sur ce sujet, afin de couper court aux polémiques qui l’entourent. Au cours de la dernière décennie, la présence de certaines formes d’« esclavage moderne » en Libye ou au Qatar a été fortement médiatisée, donnant matière à une série de controverses sur la traite d’esclaves au sein des mondes musulmans. Cet ouvrage de M’hamed Oualdi s’attache à ébranler les représentations erronées qui entourent ce phénomène historique. L’historien réfute le lieu commun qui voudrait que l’esclavage soit tabou au sein des sociétés musulmanes contemporaines. Il souligne la diversité des traites qui prennent place depuis la période médiévale au sein des mondes musulmans, loin de la vision homogénéisante d’un esclavage « islamique » unifié. M’hamed Oualdi remet ainsi en cause les historiographies cherchant à comparer cette forme d’esclavage à la traite atlantique dans le but de relativiser la gravité historique de cette dernière. Pour ce faire, il décrit la pluralité des fonctions exercées par les esclaves au sein des mondes musulmans. En se concentrant ensuite sur la période moderne, M’hamed Oualdi analyse les processus d’affranchissement de ces esclaves. Il rend ainsi saillant le caractère ambivalent des politiques abolitionnistes alors mises en œuvre par les puissances européennes. En parallèle, il présente les pensées abolitionnistes musulmanes qui se sont développées dans l’ensemble de ces régions. Enfin, l’historien interroge la présence de l’esclavage dans les sociétés musulmanes." Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h24 | Published on May 24, 2024


Rencontre le 23 mai 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec Nicolas Martin-Breteau autour de son livre paru aux éditions de l’EHESS. Rencontre modérée par Paul-Emmanuel Bernard, responsable de la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. "À la fin du XIXe siècle, la violence raciste dirigée contre la communauté africaine-américaine a détruit les avancées historiques obtenues grâce à l’abolition de l’esclavage une génération plus tôt. Parce que le corps est la cible première de l’oppression raciale, les Noirs américains ont alors fait du sport l’un des supports de leurs luttes pour la dignité, l’égalité et la justice. L’éducation physique est ainsi devenue une éducation politique cherchant à renforcer la fierté raciale à l’intérieur de la communauté et à détromper les préjugés raciaux à l’extérieur. En ce sens, les pratiques sportives, aussi bien professionnelles qu’amateurs, ont constitué l’une des fondations du long mouvement pour les droits civiques. À l’aide d’un vaste travail dans les archives, Nicolas Martin-Breteau montre comment la ville de Washington a été le berceau méconnu de ce programme d’élévation et d’émancipation individuelles et collectives qui continue d’influencer les mobilisations noires aux États-Unis. En étudiant les rapports entre activités sportives et politiques en situation dominée, Corps politiques renouvelle l’histoire des corps minoritaires et de leur puissance d’action." Nicolas Martin-Breteau est historien des États-Unis à l’université de Lille et membre du Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS). Ses recherches portent sur l’histoire africaine-américaine contemporaine, ainsi que sur l’histoire du racisme et de l’antiracisme. Il a notamment publié une traduction de l’ouvrage de W. E. B. Du Bois, Les Noirs de Philadelphie (2019) et Corps politiques. Le sport dans les luttes des Noirs américains pour l’égalité depuis la fin du XIXe siècle (2020). Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h46 | Published on May 23, 2024


Rencontre avec Marie Durand, Monika Stern, Éric Wittersheim autour de leur ouvrage publié aux Presses de l’Inalco le 16 mai 2024 au salon de lecture J. Kerchache. Renontre présentée par Stéphanie Leclerc-Caffarel, responsable de collection Océanie au musée du quai Branly - Jacques Chirac. "Une approche pluridisciplinaire des recherches actuelles sur l’histoire, la sociologie et l’anthropologie du Vanuatu par les spécialistes de cet État insulaire du Pacifique. Forts de leur longue expérience de terrain au Vanuatu, les auteurs livrent un ouvrage bilingue dont les différents chapitres en anglais ou en français permettent d’apporter un regard neuf sur les transformations sociales en cours. Les anthropologues réunis ici travaillent sur l’autorité et le pouvoir, la sorcellerie, la santé, l’humanitaire, les langues, le logement, l’environnement, la jeunesse urbaine ou encore la musique. Leurs contributions soulignent les singularités du Vanuatu quant à son rapport à la recherche, à la décolonisation, à la globalisation économique et aux questions écologiques. État indépendant depuis 1980, le Vanuatu apparaît ainsi, au fil de quatorze chapitres, dans toute sa modernité et ses spécificités culturelles. Tout en présentant des recherches ethnographiques localisées, c’est avant tout de la dimension interconnectée de cet archipel mélanésien que ce livre se veut l’écho." Rencontre précédée de la projection du court-métrage Man Vila de Cecile Kielar et Eric Wittersheim (17 min) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h09 | Published on May 16, 2024


Rencontre avec Arthur et Stéphane Laurent autour du livre "Le Chamane et le médecin" (Odile Jacob) le mardi 7 mai 2024 à la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. A propos du livre : "Comment guérir ? Quelle médecine utiliser pour quels types de soins ? Un apprenti chamane et un médecin pharmacologue, un fils et son père, décident de confronter leurs expériences et leurs savoirs pour répondre aux questions qui les taraudent. Issu de ces échanges féconds et souvent passionnés, ce livre en forme de dialogue analyse les états modifiés de conscience que suscite l’ayahuasca, ce breuvage utilisé par les chamanes Shipibo pour ses propriétés curatives. Il s’intéresse aussi aux chants entonnés par les chamanes comme vecteurs de guérison de leurs patients, à l’importance des diètes de plantes, des rêves et des flux d’énergie. Sans minorer les dangers qui peuvent être associés à l’ayahuasca (interdit en France), les auteurs en examinent les propriétés et en discutent les indications potentielles – dépressions résistantes, stress post-traumatique, douleurs chroniques et addictions. Déplaçant les frontières de la rationalité, très étayé scientifiquement, ce livre devrait rendre plus tolérants les tenants exclusifs de la médecine conventionnelle et plus circonspects les enthousiastes parfois naïfs des médecines alternatives." Arthur Laurent, docteur en sciences sociales, se forme depuis quinze ans à la médecine chamanique. Il vit au Pérou, où il a fondé une entreprise sociale engagée dans la lutte contre le changement climatique auprès des populations autochtones d’Amérique latine. Stéphane Laurent est médecin cardiologue, professeur émérite de pharmacologie à l’université Paris-Cité. Il a dirigé le service de pharmacologie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou, ainsi qu’un groupe de recherche Inserm en pharmacologie vasculaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h32 | Published on May 7, 2024


Rencontre le mardi 23 avril 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec l’anthropologue Diego Muñoz autour de son livre "Le Nombril du monde" Sur les chemins de la diaspora rapanui (îles de Pâques, Chili, Polynésie française)" publié par la Société des Océanistes. Séance présentée par Stéphanie Leclerc-Caffarel, responsable de collection Océanie au musée du quai Branly - Jacques Chirac. à propos du livre L’île de Pâques, Rapa Nui, te Pito o te Henua… des noms évocateurs d’une terre que l’on imagine inhabitée et hantée par les mystères d’une civilisation disparue et qui aurait, elle-même, précipité son effondrement. En dépit de ces clichés, ces appellations sont porteuses d’une tout autre histoire. Cet ouvrage parcourt près de deux siècles d’expériences d’enfermement, de mobilité et d’enracinement hors de l’île au cours desquels une identité autochtone a pris forme. L’auteur montre de quelle manière cette société – après avoir connu de violentes déportations – a su renaître localement et dans la diaspora dès la deuxième moitié du xixe siècle, et comment ces expériences se sont poursuivies dans le temps, aboutissant à la mise en place d’une nouvelle identité rapanui au xxie siècle que les habitants de l’île qualifient de « polynésienne », « mā‘ori » ou encore « mā‘ohi ». Les Rapanui ont su tisser de profonds liens réels et imaginaires, à la fois culturels, mémoriels, politiques ainsi qu’identitaires avec le Chili, Tahiti et bien d’autres îles polynésiennes. Dans ce processus sans fin de création de leur société, l’île est devenue leur kāiŋa, c’est-à-dire leur pays, leur terre nourricière, leur terre d’origine, la terre de leur dernier repos, et cela, même quand ils sont nés et ont vécu une grande partie de leur vie ailleurs. Elle est aussi ce lieu que les Rapanui s’efforcent de protéger pour pouvoir le léguer aux nouvelles générations. Ainsi, dans ce processus dynamique de création de liens et de transmission mémorielle, Rapa Nui est devenue le « nombril du monde » – te pito o te henua – des Rapanui dans leur intégration globale, au-delà de l’île de Pâques. En savoir plus sur le site de l'éditeur : Livre également disponible sur OpenEdition : https://books.openedition.org/sdo/1646 Diego Muñoz est docteur en anthropologie sociale et ethnologie de l’EHESS (Paris-Marseille, France) ; il est actuellement chercheur post-doctoral dans le programme européen ‘Indigeneities in the 21st Century’ (ERC Starting Grant No. 803302) basé à l’Université Ludwig-Maximilien de Munich. Depuis 2005, il étudie la société rapanui et ses liens politiques, culturels, identitaires et migratoires avec le Chili et la Polynésie française. Ses recherches actuelles portent sur les conceptualisations et pratiques locales de la décolonisation et sur les enjeux liés à la souveraineté autochtone, ainsi que sur les rapports politiques, identitaires et artistiques des Rapanui aux collections ethnographiques hébergées dans des musées. Il est l’auteur de nombreux articles portant, entre autres sujets, sur les relations de parenté et les mémoires généalogiques, la propriété foncière, les lois et les droits des peuples autochtones, ainsi que sur l’identité et la migration des Rapanui. Le nombril du monde, tiré de sa thèse de doctorat, est son premier ouvrage. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h32 | Published on April 23, 2024


Dans le cadre de la 30e commémoration du génocide, le musée du quai Branly - Jacques Chirac a souhaité mettre en lumière comment, 30 ans après, de nombreuses personnes s’attachent toujours à mieux comprendre le génocide des Tutsi au Rwanda, sa perpétration, sa préparation et ses effets. Retrouvez sur cette page les captations des journées d'études en salle de cinéma les 23 et 24 avril 2024. Présentation En 1994, le génocide des Tutsi a causé entre 800 000 et 1 million de morts. Les témoins sont les acteurs et actrices clefs de la connaissance de l’événement. De nombreuses productions scientifiques, littéraires et artistiques ont depuis éclairé ce qui s’est passé au Rwanda et hors de ses frontières entre avril et juillet 1994. Trois tables rondes ont proposé d’explorer comment la justice et la réalisation d’enquêtes continuent à enrichir l’écriture de l’histoire du génocide et comment s’est faite la transmission de cette connaissance, d’hier à aujourd’hui. Témoins, chercheurs, journalistes, artistes et psychothérapeute ont été invités à partager leurs analyses et/ou leurs expériences de recherche, de reportage, de témoignage et de médiation artistique. Ces séances ont été complétées par la diffusion de deux films, The faces we lost et Le silence des mots, en présence de leurs réalisateurs Piotr Cieplak & Michaël Sztanke. Les deux films questionnent les traces que le génocide a laissées dans le quotidien des rescapés et de leurs familles. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
15min | Published on April 23, 2024


Rencontre le jeudi 18 avril 2024 avec Christelle Lozère autour de ses recherches sur les artistes antillais, en lien avec l'exposition du Met museum "The Harlem Renaissance and Transatlantic Modernism" et la sortie de son catalogue d'exposition. Christelle Lozère est maître de conférences HDR à l'Université des Antilles. En présence d'Anne-Solène Rolland, directrice du département du patrimoine et des collections au musée du quai Branly - Jacques Chirac. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h31 | Published on April 18, 2024