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Rencontre et séance d'écoute avec l'ethnomusicologue Jean Lambert, accompagnée de sorties d'objets des réserves du musée. Le Congrès de musique arabe (1932) qui avait rassemblé au Caire des musicologues d’Orient et d’Occident, ainsi que de nombreux musiciens arabes, vit s’affronter plusieurs visions de la future musique arabe moderne : d’une part des conservateurs, attachés à la tradition et à la performance vivante ; et d’autre part les réformistes qui souhaitaient utiliser la technologie occidentale pour s’adapter au théâtre, à la radio et au cinéma. Le choix des instruments de musique occidentaux était au coeur de ces discussions (violons, piano, etc...). L’historien franco-libanais Bernard Moussali (1953-1996), qui avait préparé dans sa thèse de doctorat une analyse des débats du Congrès, avait mis cet évènement crucial en perspective avec les sources anciennes de la musique arabe médiévale, la période ottomane, la Renaissance arabe, Nahda, et le mécénat des khédives d’Egypte depuis le XIXe siècle. A cette occasion, de nombreux enregistrements furent effectués sur disques 78 tours : musiques d’Egypte, classique, populaire et religieuse ; Irak, Algérie, Tunisie et Maroc. Après leur publication par la Bibliothèque nationale de France en 2015 (basée sur la documentation de B. Moussali), ces enregistrements d’importance cruciale n’ont pourtant pas livré tous leurs secrets. Certains instruments restent encore peu connus du grand public (par exemple le rabâb du Maghreb, le santour et la vièle jawza d’Irak). Après la disparition de B. Moussali, Jean Lambert a édité son texte inachevé, en le complétant de l’apport des trente dernières années. Il en résulte une proposition d’interprétation des significations du Congrès du Caire en relation avec une identité arabe qui est toujours en construction. La présentation du livre par Jean Lambert sera accompagnée d’une écoute musicale des enregistrements, en relation avec les débats du Congrès. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h12 | Published on June 19, 2025


Rencontre avec Jean-Pierre Dozon et Fabienne Samson, autour du livre "Un grand moment de science impériale - L'Africanisme français des années 1960-1980" (éditions de l'Aube). L’africanisme, science impériale, est examiné au cœur de son époque dans ses composantes et ses nuances dans le livre de Jean-Pierre Dozon, Un grand moment de science impériale. L’africanisme français des années 1960-1980. Dans un dialogue avec Fabienne Samson, l'ouvrage sera discuté sur ses attendus et sa démarche, mais aussi au prisme de l'actualité des études africaines dans le contexte d'un monde globalisé, marqué notamment par les critiques décoloniales Jean-Pierre Dozon est anthropologue, directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Fabienne Samson est anthropologue, directrice d'études à l'IRD, membre de l'IMAF (Institut des mondes africains). à propos du livre : « Science impériale, dédié pour l’essentiel aux ex-colonies françaises, l’africanisme a contribué à l’essor et à la renommée internationale des sciences sociales françaises durant les années 1960-1980. Jean-Pierre Dozon en examine au plus près les œuvres et les débats qui l’ont alimenté, les innovations méthodologiques et interdisciplinaires qui l’ont singularisé, et la manière dont il a fait fructifier le marxisme et le structuralisme, les deux paradigmes dominants de l’époque, tout en contribuant, après les indépendances africaines, à éclairer le système nommé couramment Françafrique. Les liens de la France avec son ex-empire africain se délitent, et le moment est venu de confronter l’apport de cette science impériale avec le courant décolonial contemporain. Dans cette perspective, l’ouvrage propose aussi un rapide état des lieux des études consacrées aujourd’hui à l’Afrique subsaharienne. » Michel Wieviorka, directeur de collection Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h47 | Published on June 18, 2025


Rencontre mardi 17 juin 2025 avec Benoît Buquet, commissaire de l'exposition " Tarō Okamoto - Un Japon réinventé". Découvrez les coulisses de cette exposition qui met en lumière l'une des figures centrales des avant-gardes japonaises peu connue en France: l'artiste multidisciplinaire Tarō Okamoto. Tarō Okamoto (1911-1996) est un peintre, sculpteur, muraliste, photographe, écrivain et chercheur japonais. Arrivé à Paris en 1929, il gravite autour des mouvances abstraites et surréalistes et se forme, en 1938, au sein du laboratoire d'ethnologie du Musée de l'Homme, auprès de Marcel Mauss et de Paul Rivet. Dans le même temps, il se rapproche de Georges Bataille et rejoint la société secrète Acéphale. Il quitte la France en 1940 pour retourner au Japon où il deviendra, en une décennie, l'une des figures centrales de l'avant-garde artistique, fédérant plusieurs groupes de réflexions dans un pays en pleine reconstruction. Dans un dialogue inédit confrontant plusieurs de ses œuvres avec les collections du musée, l'exposition brosse le portrait d'un artiste japonais majeur, fantasque et total, resté confidentiel en France. Le parcours se concentre sur la période comprise entre 1930 et 1970, avec pour ligne de fuite l'emblématique Tour du soleil, sculpture monumentale qu'il fait construire pour l'Exposition universelle d'Osaka en 1970, et dans les profondeurs de laquelle se développait une mystérieuse exposition de masques et de statues. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h22 | Published on June 17, 2025


Rencontre le 10 juin 2025 avec l’autrice de BD Aurélia Aurita, l’architecte Matthias Cambreling et l’anthropologue Frédéric Joulian autour de leur publication " Le Béton et le Bambou Propositions pour Mayotte et le monde" chez Delcourt / Encrage, animée par Olivier Gosselain Cette île est un microcosme de la crise sociale et écologique. Une dessinatrice, un architecte, un ethnologue rencontrent 7 artisans-jardiniers-constructeurs et écoutent leurs propositions pour réinventer Mayotte et le monde. Crise urbaine, bidonville, crise de l'eau potable, crise migratoire... Mayotte, c'est un condensé des injustices actuelles. En se questionnant sur les constructions bambou, la dessinatrice Aurélia Aurita, l'anthropologue Frédéric Joulian et l'architecte Matthias Cambreling signent une fable documentaire pour éclairer le monde. Aurélia Aurita est née en 1980. Elle publie ses premières histoiresdans Fluide glacial et se fait connaître du grand public avec Fraise et chocolat, récit intime et érotique paru en 2006. L’autrice poursuit sur sa lancée avec Buzz-moi, Vivi des Vosges et le reportage LAP ! Un roman d’apprentissage, avant de signer chez Casterman Ma vie est un best-seller, puis Comme un chef avec Benoît Peeters, récit des expériences culinaires du scénariste des Cités obscures. Avec la chanteuse Jeanne Cherhal, elle donne plusieurs représentations de concerts dessinés à la Maison de la Poésie de Paris, au festival Le Livre sur la Place à Nancy ainsi qu’aux Correspondances de Manosque. En 2022, elle participe au Cahier de L’Herne consacré à l’écrivaine Annie Ernaux et publie La Vie gourmande. Frédéric Joulian est anthropologue. Maître de conférencesà l’École des hautes études en sciences sociales, il a été directeur adjoint du laboratoire d’Anthropologie sociale au Collège de France et responsable du programme interdisciplinaire Évolution, natures et cultures de l’EHESS jusqu’en 2011. Il a dirigé la revue interdisciplinaire Techniques & culture de 2006 à 2016. Ses recherches portent sur les processus d’évolution et sur les significations des phénomènes techniques et culturels dans le temps long et sur les interactions hommes-animaux en Afrique et en Europe. Un de ses derniers ouvrages porte sur l’apprentissage et la transmission des savoir-faire formels et informels « Waza, l’art ineffable de l’apprentissage » 2022. Il pilote actuellement un projet de recherche «Anthropographique» qui fédère aujourd’hui de nombreux chercheurs, dessinateurs et architectes au sein d’un séminaire EHESS-MUCEM intitulé «Une autre façon de raconter la geste technique». Matthias Cambreling est diplôme de l’école d’architecture de Marseille. Durant son parcours, il intégre le bureau d’études Gaujard Technologie Scop spécialisé en ingénierie des structures bois et des enveloppes en matériaux biosourcées. En 2019 il est missionné par le Ministère de l’Agriculture et des Forêts de Mayotte afin de définir une stratégie de réactivation des filières de matériaux de construction issues de l’île. Les nombreux échanges avec les foundis (sages de villages) aboutissent à la création de l’association BAM (Bambou à Mayotte) et à la planification de nombreuses actions. Parmi celles-ci, l’inventaire des pratiques bambou. Ce travail doit permettre d’interroger les relations existantes entre les pratiques constructives locales et le soin que celles-ci apportent aux milieux naturelles de l’île. Il intervient aujourd’hui au sein de l’association Cultures-Permanentes et du bureau d’études DOMENE scop. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h28 | Published on June 10, 2025


Rencontre le vendredi 6 juin avec l'artiste Michael Nicoll Yahgulanaas à l’occasion de l’acquisition par le musée de 9 œuvres de la série "Les Carnets de Daalkaatlii". Rencontre animée par Steve Bourget. Traduction : Emile Bertherat. Michael Nicoll Yahgulanaas est un artiste visuel de la Nation Haïda, auteur et « mischief-maker » (fauteur de troubles). Son art est exposé dans des espaces publics et des collections privées du monde entier, notamment au British Museum, au Metropolitan Museum of Art, au Humboldt Forum de Berlin, au Seattle Art Museum, et au National Museum of the American Indian de Washington. Le musée a récemment acquis une suite de 9 œuvres de la série « Les Carnets de Daalkaatlii ». Ce groupe de 26 peintures sur acrylique relate – dans une perspective à la fois mythologique et historique – le récit d’une inondation dévastatrice qui s’est produite sur une plaine herbacée (Daalkaatlii) de la grande île d’Haida Gwaii. C’est à cet endroit que s’était établit le peuple Auu Gitans, lignée des grands-pères de Michael Yahgulanaas. En plus de puiser dans la tradition orale de son clan, cette œuvre qui raconte la survie et la résilience d’un peuple constitue également un exercice de mémoire pour le mischief-maker. En savoir plus sur Michael Nicoll Yahgulanaas : mny.ca/ (https://mny.ca/) En savoir plus sur les oeuvres installées au musée : www.quaibranly.fr/fr/collections/v…s-de-daalkaatlii (https://www.quaibranly.fr/fr/collections/vie-des-collections/actualites/nouvelles-vitrines/les-carnets-de-daalkaatlii) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h13 | Published on June 6, 2025


Rencontre le jeudi 5 juin 2025 au salon de lecture avec Julien Bondaz autour de son livre "Poussières d'oiseaux" publié aux éditions B42. "L’histoire de l’ethnologie a largement insisté sur les pratiques de collecte et de mise en musée d’objets, considérés comme des documents ethnographiques ou comme des oeuvres d’art. La mission Dakar-Djibouti, qui traversa le continent africain entre 1931 et 1933, est considérée comme fondatrice de l’ethnologie professionnelle en France. Elle a rapporté près de 3500 objets, actuellement conservés au musée du Quai Branly-Jacques Chirac, et a défini des méthodes de collecte et d’enquête qui ont marqué la discipline. Mais comment comprendre que les membres de cette mission ethnographique aient aussi ramené en France environ deux cents oiseaux naturalisés, dont nombre d’entre eux gisent aujourd’hui dans les réserves du Muséum national d’histoire naturelle de Paris ? Ce livre propose d’interroger la rencontre entre ethnologie et ornithologie à l’origine même du développement de l’ethnologie française. Partir des oiseaux pour écrire cette histoire oblige à changer de perspective, à pointer les affinités entre des pratiques d’observation et de collecte, à interroger la transformation d’oiseaux en spécimens ou la présence de plumes, de becs, de morceaux d’ailes dans les objets acquis (ou parfois volés) par la mission. Mais cette histoire de l’ethnologie à partir des oiseaux est aussi une invitation à revisiter celle des sciences en situation coloniale, à mettre en évidence les liens entre ethnologie et surréalisme ou les interférences entre la chasse et la collecte d’artefacts, voire entre la taxidermie et le désir masculin." en savoir plus sur le site de l'éditeur Julien Bondaz est chercheur au laboratoire d’excellence Création, arts et patrimoines (Labex CAP). Il est actuellement affilié à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (EHESS-CNRS). Il a étudié l’histoire de l’art, la littérature et l’anthropologie sociale et culturelle. Depuis 2004, il conduit des travaux de terrain en Afrique de l’Ouest sur l’art, l’image et l’héritage. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h24 | Published on June 5, 2025


Rencontre le 23 mai 2025 au salon de lecture avec Ana Lucia Araujo autour de son livre "Réparations - combats pour la mémoire de l'esclavage - 18e - 19e" publié aux éditions du Seuil. "L’esclavage et la traite atlantique des esclaves comptent parmi les crimes contre l’humanité les plus odieux commis à l’ère moderne. Plus de 12,5 millions d’êtres humains ont été déportés d’Afrique pour nourrir le commerce du sucre, du tabac, de l’indigo ou du café, et beaucoup ont péri sur les côtes africaines ou pendant le voyage. Lorsque l’esclavage a été aboli, il avait marqué au fer rouge les corps et les sociétés, mais, à ce jour, aucune réparation n’a été versée aux anciens esclaves ou à leurs descendants. Les pays européens n’ont jamais indemnisé leurs anciennes colonies des Amériques, dont la richesse reposait sur le travail des esclaves. De même, aucune nation africaine n’a jamais obtenu la moindre forme de réparation pour la traite atlantique des esclaves. Pourtant, des demandes de réparations n’ont eu de cesse d’être formulées depuis le XVIIIe siècle dans des pétitions, des correspondances, des pamphlets, des discours publics, des récits d’esclaves et des plaintes judiciaires… C’est cette histoire longue et difficile que retrace Ana Lucia Araujo. S’appuyant sur les voix de divers peuples qui se sont identifiés et s’identifient encore comme des victimes de la traite atlantique, ce livre met en lumière les multiples dimensions des demandes de réparations en Europe et aux Amériques" (4e de couverture) Ana Lucia Araujo est professeure titulaire à l’Université Howard (Washington DC), spécialiste de l’histoire et de la mémoire de l’esclavage. Elle a publié notamment Humans in Shackles: An Atlantic History of Slavery (University of Chicago Press, 2024) et The Gift: How Objects of Prestige Shaped the Atlantic Slave Trade and Colonialism (Cambridge University Press, 2024). Elle est engagée dans de multiples institutions internationales au sujet de la question de la mémoire de l’esclavage. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h38 | Published on May 23, 2025


Rencontre avec le jeudi 23 mai 2025 au salon de lecture J.K. avec Elvan Zabunyan autour de son livre publié aux éditions B42. "Réunir les bouts du monde est une rencontre avec des oeuvres visuelles, littéraires, musicales et critiques, étatsuniennes et caribéennes, qui portent en elles la mémoire de l’esclavage transatlantique. L’histoire de l’esclavage ne s’est pas arrêtée aux abolitions, elle s’est poursuivie par les expressions propres à la ségrégation, au racisme, aux lynchages, à la prison, aux répressions sociales, culturelles, politiques, policières des XXe et XXIe siècles dans l’ensemble des pays en ayant fait l’expérience. En invoquant des artistes, écrivain·es et intellectuel·les qui ont fondé leur pratique sur la rupture irréversible provoquée par quatre siècles de commerce triangulaire, Elvan Zabunyan questionne ce que cette histoire continue de produire aujourd’hui. La survivance des traces mémorielles de l’esclavage et leur transmission sont un moteur fédérateur des créations artistiques, faisant du dispersement et de la fragmentation une question éminemment esthétique et poétique. Les allers-retours dans l’espace et dans le temps, ainsi que l’omniprésence d’un passé qui éclaire le présent, sont pensés par l’autrice comme des étreintes traversées d’affects, faisant de l’histoire de l’art qu’elle écrit un récit situé, sensible et engagé." Historienne de l’art contemporain, Elvan Zabunyan est professeure à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et critique d’art. Ses travaux portent depuis plus de vingt-cinq ans sur les problématiques raciales, post-coloniales et féministes dans l’art aux XXe puis XXIe siècles. Elle est l’autrice d’un ouvrage pionnier, Black is a color. Une histoire de l’art africain-américain (Dis Voir, 2004) ainsi que de la première monographie sur Theresa Hak Kyung Cha (Presses du réel, 2013). Elle a codirigé des ouvrages, écrit de nombreux articles pour des recueils collectifs, des catalogues d’exposition internationaux et des périodiques. En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h26 | Published on May 22, 2025


Rencontre en salle de cinéma le mercredi 9 avril 2025 avec Pierre Haski et Pap Ndiaye autour du livre "Décolonisations africaines" publié chez Stock (en collaboration avec France Inter). à propos du livre : "Pour comprendre le présent, il faut plonger dans le passé. Dans Décolonisations africaines, le livre adapté du podcast de France Inter, Pierre Haski nous invite à découvrir ou redécouvrir les personnages historiques qui ont marqué l’Afrique lors des indépendances. Grâce à un impressionnant travail de recherches et de synthèse, enrichi par de nombreuses archives et par l’éclairage de spécialistes, en premier lieu l’historien des diasporas noires Pap Ndiaye, il restitue de manière pédagogique et nuancée ces événements décisifs de l’histoire du siècle dernier. Et nous rappelle que, quoiqu’ils soient largement méconnus en France, leur empreinte est encore prégnante sur un continent en pleine mutation Dans ce voyage en treize chapitres, nous croisons notamment les histoires du syndicaliste Sekou Touré en Guinée, « l’homme qui a dit ‘non’ à De Gaulle », d’Haïlé Sélassié en Ethiopie, dernier Roi des rois et messie annoncé du mouvement rastafari, de Patrice Lumumba au Congo, martyr des indépendances, de Léopold Sédar Senghor au Sénégal, penseur de la Négritude et homme politique, ou encore de Ahmadou Ahidjo au Cameroun, où la France est responsable d’une décolonisation extrêmement violente. Un livre à mettre entre toutes les mains pour mieux comprendre les enjeux actuels du continent africain et la responsabilité des pays colonisateurs." (l'éditeur) en savoir plus sur le site de l'éditeur : www.editions-stock.fr/livre/decoloni…9782234096493/ (http://www.editions-stock.fr/livre/decoloni%E2%80%A69782234096493/) Éditorialiste géopolitique de la matinale de France Inter et chroniqueur pour Le Nouvel Obs, ancien correspondant de l’AFP puis de Libération sur trois continents, président de Reporters sans Frontières, Pierre Haski travaille à rendre intelligible la complexité du monde. Accéder au podcast de Pierre Haski les décolonisations africaines sur France Inter : www.radiofrance.fr/franceinter/pod…ions-africaines (https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-decolonisations-africaines) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h23 | Published on April 9, 2025


Dimanche 6 avril 2025 au salon de lecture J. Kerchache, après-midi spéciale avec conférence, table-ronde, rencontres et séance de dédicaces... Depuis 1915, les descendants de l’Ararat écrivent leur destin dispersés sur plusieurs continents. Le salon de lecture JK dédie un après-midi pour mieux percevoir comment le neuvième art porte les traces de leurs parcours singuliers. Entre tragédie, intégration et résilience. 0'00 "Une Histoire reconnue, mais mal connue" par Laurent Mélikian. De nombreux auteurs d’origine arménienne ont marqué l’image narrative, en parallèle la perception de l’identité arménienne par la bande dessinée témoigne de l’évolution des consciences. 1'06'11 Des voix multiples : table ronde Comment exprimer le devoir de mémoire en cases et bulles ? La question arménienne se pose-t-elle dans la Turquie contemporaine ? Quid de la bande dessinée en République d’Arménie ? La parole est aux autrices et auteurs. Table ronde et rencontre avec : - Maran Hrachyan, autrice de bande dessinée, Patrick Dewaere (Éd. Glénat), Une Nuit avec toi (Éd. Glénat) - Gorune Aprikian, cinéaste et scénariste de Varto (Éd. Steinkis), Une Histoire du Génocide des arméniens (DocuBD, Éd. Petit à Petit) - Clément Fabre, auteur de Carole (Éd. Dargaud) et Démêler l’Arménie sur Instagram (Mâtin quel journal) - Shamiram Kachatryan, autrice de bande dessinée en Arménie (en visio) - Kyung Eun Park, dessinateur de Une Histoire du Génocide des arméniens (DocuBD, Éd. Petit à Petit) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2h37 | Published on April 6, 2025
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Rencontre et séance d'écoute avec l'ethnomusicologue Jean Lambert, accompagnée de sorties d'objets des réserves du musée. Le Congrès de musique arabe (1932) qui avait rassemblé au Caire des musicologues d’Orient et d’Occident, ainsi que de nombreux musiciens arabes, vit s’affronter plusieurs visions de la future musique arabe moderne : d’une part des conservateurs, attachés à la tradition et à la performance vivante ; et d’autre part les réformistes qui souhaitaient utiliser la technologie occidentale pour s’adapter au théâtre, à la radio et au cinéma. Le choix des instruments de musique occidentaux était au coeur de ces discussions (violons, piano, etc...). L’historien franco-libanais Bernard Moussali (1953-1996), qui avait préparé dans sa thèse de doctorat une analyse des débats du Congrès, avait mis cet évènement crucial en perspective avec les sources anciennes de la musique arabe médiévale, la période ottomane, la Renaissance arabe, Nahda, et le mécénat des khédives d’Egypte depuis le XIXe siècle. A cette occasion, de nombreux enregistrements furent effectués sur disques 78 tours : musiques d’Egypte, classique, populaire et religieuse ; Irak, Algérie, Tunisie et Maroc. Après leur publication par la Bibliothèque nationale de France en 2015 (basée sur la documentation de B. Moussali), ces enregistrements d’importance cruciale n’ont pourtant pas livré tous leurs secrets. Certains instruments restent encore peu connus du grand public (par exemple le rabâb du Maghreb, le santour et la vièle jawza d’Irak). Après la disparition de B. Moussali, Jean Lambert a édité son texte inachevé, en le complétant de l’apport des trente dernières années. Il en résulte une proposition d’interprétation des significations du Congrès du Caire en relation avec une identité arabe qui est toujours en construction. La présentation du livre par Jean Lambert sera accompagnée d’une écoute musicale des enregistrements, en relation avec les débats du Congrès. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h12 | Published on June 19, 2025


Rencontre avec Jean-Pierre Dozon et Fabienne Samson, autour du livre "Un grand moment de science impériale - L'Africanisme français des années 1960-1980" (éditions de l'Aube). L’africanisme, science impériale, est examiné au cœur de son époque dans ses composantes et ses nuances dans le livre de Jean-Pierre Dozon, Un grand moment de science impériale. L’africanisme français des années 1960-1980. Dans un dialogue avec Fabienne Samson, l'ouvrage sera discuté sur ses attendus et sa démarche, mais aussi au prisme de l'actualité des études africaines dans le contexte d'un monde globalisé, marqué notamment par les critiques décoloniales Jean-Pierre Dozon est anthropologue, directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Fabienne Samson est anthropologue, directrice d'études à l'IRD, membre de l'IMAF (Institut des mondes africains). à propos du livre : « Science impériale, dédié pour l’essentiel aux ex-colonies françaises, l’africanisme a contribué à l’essor et à la renommée internationale des sciences sociales françaises durant les années 1960-1980. Jean-Pierre Dozon en examine au plus près les œuvres et les débats qui l’ont alimenté, les innovations méthodologiques et interdisciplinaires qui l’ont singularisé, et la manière dont il a fait fructifier le marxisme et le structuralisme, les deux paradigmes dominants de l’époque, tout en contribuant, après les indépendances africaines, à éclairer le système nommé couramment Françafrique. Les liens de la France avec son ex-empire africain se délitent, et le moment est venu de confronter l’apport de cette science impériale avec le courant décolonial contemporain. Dans cette perspective, l’ouvrage propose aussi un rapide état des lieux des études consacrées aujourd’hui à l’Afrique subsaharienne. » Michel Wieviorka, directeur de collection Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h47 | Published on June 18, 2025


Rencontre mardi 17 juin 2025 avec Benoît Buquet, commissaire de l'exposition " Tarō Okamoto - Un Japon réinventé". Découvrez les coulisses de cette exposition qui met en lumière l'une des figures centrales des avant-gardes japonaises peu connue en France: l'artiste multidisciplinaire Tarō Okamoto. Tarō Okamoto (1911-1996) est un peintre, sculpteur, muraliste, photographe, écrivain et chercheur japonais. Arrivé à Paris en 1929, il gravite autour des mouvances abstraites et surréalistes et se forme, en 1938, au sein du laboratoire d'ethnologie du Musée de l'Homme, auprès de Marcel Mauss et de Paul Rivet. Dans le même temps, il se rapproche de Georges Bataille et rejoint la société secrète Acéphale. Il quitte la France en 1940 pour retourner au Japon où il deviendra, en une décennie, l'une des figures centrales de l'avant-garde artistique, fédérant plusieurs groupes de réflexions dans un pays en pleine reconstruction. Dans un dialogue inédit confrontant plusieurs de ses œuvres avec les collections du musée, l'exposition brosse le portrait d'un artiste japonais majeur, fantasque et total, resté confidentiel en France. Le parcours se concentre sur la période comprise entre 1930 et 1970, avec pour ligne de fuite l'emblématique Tour du soleil, sculpture monumentale qu'il fait construire pour l'Exposition universelle d'Osaka en 1970, et dans les profondeurs de laquelle se développait une mystérieuse exposition de masques et de statues. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h22 | Published on June 17, 2025


Rencontre le 10 juin 2025 avec l’autrice de BD Aurélia Aurita, l’architecte Matthias Cambreling et l’anthropologue Frédéric Joulian autour de leur publication " Le Béton et le Bambou Propositions pour Mayotte et le monde" chez Delcourt / Encrage, animée par Olivier Gosselain Cette île est un microcosme de la crise sociale et écologique. Une dessinatrice, un architecte, un ethnologue rencontrent 7 artisans-jardiniers-constructeurs et écoutent leurs propositions pour réinventer Mayotte et le monde. Crise urbaine, bidonville, crise de l'eau potable, crise migratoire... Mayotte, c'est un condensé des injustices actuelles. En se questionnant sur les constructions bambou, la dessinatrice Aurélia Aurita, l'anthropologue Frédéric Joulian et l'architecte Matthias Cambreling signent une fable documentaire pour éclairer le monde. Aurélia Aurita est née en 1980. Elle publie ses premières histoiresdans Fluide glacial et se fait connaître du grand public avec Fraise et chocolat, récit intime et érotique paru en 2006. L’autrice poursuit sur sa lancée avec Buzz-moi, Vivi des Vosges et le reportage LAP ! Un roman d’apprentissage, avant de signer chez Casterman Ma vie est un best-seller, puis Comme un chef avec Benoît Peeters, récit des expériences culinaires du scénariste des Cités obscures. Avec la chanteuse Jeanne Cherhal, elle donne plusieurs représentations de concerts dessinés à la Maison de la Poésie de Paris, au festival Le Livre sur la Place à Nancy ainsi qu’aux Correspondances de Manosque. En 2022, elle participe au Cahier de L’Herne consacré à l’écrivaine Annie Ernaux et publie La Vie gourmande. Frédéric Joulian est anthropologue. Maître de conférencesà l’École des hautes études en sciences sociales, il a été directeur adjoint du laboratoire d’Anthropologie sociale au Collège de France et responsable du programme interdisciplinaire Évolution, natures et cultures de l’EHESS jusqu’en 2011. Il a dirigé la revue interdisciplinaire Techniques & culture de 2006 à 2016. Ses recherches portent sur les processus d’évolution et sur les significations des phénomènes techniques et culturels dans le temps long et sur les interactions hommes-animaux en Afrique et en Europe. Un de ses derniers ouvrages porte sur l’apprentissage et la transmission des savoir-faire formels et informels « Waza, l’art ineffable de l’apprentissage » 2022. Il pilote actuellement un projet de recherche «Anthropographique» qui fédère aujourd’hui de nombreux chercheurs, dessinateurs et architectes au sein d’un séminaire EHESS-MUCEM intitulé «Une autre façon de raconter la geste technique». Matthias Cambreling est diplôme de l’école d’architecture de Marseille. Durant son parcours, il intégre le bureau d’études Gaujard Technologie Scop spécialisé en ingénierie des structures bois et des enveloppes en matériaux biosourcées. En 2019 il est missionné par le Ministère de l’Agriculture et des Forêts de Mayotte afin de définir une stratégie de réactivation des filières de matériaux de construction issues de l’île. Les nombreux échanges avec les foundis (sages de villages) aboutissent à la création de l’association BAM (Bambou à Mayotte) et à la planification de nombreuses actions. Parmi celles-ci, l’inventaire des pratiques bambou. Ce travail doit permettre d’interroger les relations existantes entre les pratiques constructives locales et le soin que celles-ci apportent aux milieux naturelles de l’île. Il intervient aujourd’hui au sein de l’association Cultures-Permanentes et du bureau d’études DOMENE scop. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h28 | Published on June 10, 2025


Rencontre le vendredi 6 juin avec l'artiste Michael Nicoll Yahgulanaas à l’occasion de l’acquisition par le musée de 9 œuvres de la série "Les Carnets de Daalkaatlii". Rencontre animée par Steve Bourget. Traduction : Emile Bertherat. Michael Nicoll Yahgulanaas est un artiste visuel de la Nation Haïda, auteur et « mischief-maker » (fauteur de troubles). Son art est exposé dans des espaces publics et des collections privées du monde entier, notamment au British Museum, au Metropolitan Museum of Art, au Humboldt Forum de Berlin, au Seattle Art Museum, et au National Museum of the American Indian de Washington. Le musée a récemment acquis une suite de 9 œuvres de la série « Les Carnets de Daalkaatlii ». Ce groupe de 26 peintures sur acrylique relate – dans une perspective à la fois mythologique et historique – le récit d’une inondation dévastatrice qui s’est produite sur une plaine herbacée (Daalkaatlii) de la grande île d’Haida Gwaii. C’est à cet endroit que s’était établit le peuple Auu Gitans, lignée des grands-pères de Michael Yahgulanaas. En plus de puiser dans la tradition orale de son clan, cette œuvre qui raconte la survie et la résilience d’un peuple constitue également un exercice de mémoire pour le mischief-maker. En savoir plus sur Michael Nicoll Yahgulanaas : mny.ca/ (https://mny.ca/) En savoir plus sur les oeuvres installées au musée : www.quaibranly.fr/fr/collections/v…s-de-daalkaatlii (https://www.quaibranly.fr/fr/collections/vie-des-collections/actualites/nouvelles-vitrines/les-carnets-de-daalkaatlii) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h13 | Published on June 6, 2025


Rencontre le jeudi 5 juin 2025 au salon de lecture avec Julien Bondaz autour de son livre "Poussières d'oiseaux" publié aux éditions B42. "L’histoire de l’ethnologie a largement insisté sur les pratiques de collecte et de mise en musée d’objets, considérés comme des documents ethnographiques ou comme des oeuvres d’art. La mission Dakar-Djibouti, qui traversa le continent africain entre 1931 et 1933, est considérée comme fondatrice de l’ethnologie professionnelle en France. Elle a rapporté près de 3500 objets, actuellement conservés au musée du Quai Branly-Jacques Chirac, et a défini des méthodes de collecte et d’enquête qui ont marqué la discipline. Mais comment comprendre que les membres de cette mission ethnographique aient aussi ramené en France environ deux cents oiseaux naturalisés, dont nombre d’entre eux gisent aujourd’hui dans les réserves du Muséum national d’histoire naturelle de Paris ? Ce livre propose d’interroger la rencontre entre ethnologie et ornithologie à l’origine même du développement de l’ethnologie française. Partir des oiseaux pour écrire cette histoire oblige à changer de perspective, à pointer les affinités entre des pratiques d’observation et de collecte, à interroger la transformation d’oiseaux en spécimens ou la présence de plumes, de becs, de morceaux d’ailes dans les objets acquis (ou parfois volés) par la mission. Mais cette histoire de l’ethnologie à partir des oiseaux est aussi une invitation à revisiter celle des sciences en situation coloniale, à mettre en évidence les liens entre ethnologie et surréalisme ou les interférences entre la chasse et la collecte d’artefacts, voire entre la taxidermie et le désir masculin." en savoir plus sur le site de l'éditeur Julien Bondaz est chercheur au laboratoire d’excellence Création, arts et patrimoines (Labex CAP). Il est actuellement affilié à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (EHESS-CNRS). Il a étudié l’histoire de l’art, la littérature et l’anthropologie sociale et culturelle. Depuis 2004, il conduit des travaux de terrain en Afrique de l’Ouest sur l’art, l’image et l’héritage. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h24 | Published on June 5, 2025


Rencontre le 23 mai 2025 au salon de lecture avec Ana Lucia Araujo autour de son livre "Réparations - combats pour la mémoire de l'esclavage - 18e - 19e" publié aux éditions du Seuil. "L’esclavage et la traite atlantique des esclaves comptent parmi les crimes contre l’humanité les plus odieux commis à l’ère moderne. Plus de 12,5 millions d’êtres humains ont été déportés d’Afrique pour nourrir le commerce du sucre, du tabac, de l’indigo ou du café, et beaucoup ont péri sur les côtes africaines ou pendant le voyage. Lorsque l’esclavage a été aboli, il avait marqué au fer rouge les corps et les sociétés, mais, à ce jour, aucune réparation n’a été versée aux anciens esclaves ou à leurs descendants. Les pays européens n’ont jamais indemnisé leurs anciennes colonies des Amériques, dont la richesse reposait sur le travail des esclaves. De même, aucune nation africaine n’a jamais obtenu la moindre forme de réparation pour la traite atlantique des esclaves. Pourtant, des demandes de réparations n’ont eu de cesse d’être formulées depuis le XVIIIe siècle dans des pétitions, des correspondances, des pamphlets, des discours publics, des récits d’esclaves et des plaintes judiciaires… C’est cette histoire longue et difficile que retrace Ana Lucia Araujo. S’appuyant sur les voix de divers peuples qui se sont identifiés et s’identifient encore comme des victimes de la traite atlantique, ce livre met en lumière les multiples dimensions des demandes de réparations en Europe et aux Amériques" (4e de couverture) Ana Lucia Araujo est professeure titulaire à l’Université Howard (Washington DC), spécialiste de l’histoire et de la mémoire de l’esclavage. Elle a publié notamment Humans in Shackles: An Atlantic History of Slavery (University of Chicago Press, 2024) et The Gift: How Objects of Prestige Shaped the Atlantic Slave Trade and Colonialism (Cambridge University Press, 2024). Elle est engagée dans de multiples institutions internationales au sujet de la question de la mémoire de l’esclavage. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h38 | Published on May 23, 2025


Rencontre avec le jeudi 23 mai 2025 au salon de lecture J.K. avec Elvan Zabunyan autour de son livre publié aux éditions B42. "Réunir les bouts du monde est une rencontre avec des oeuvres visuelles, littéraires, musicales et critiques, étatsuniennes et caribéennes, qui portent en elles la mémoire de l’esclavage transatlantique. L’histoire de l’esclavage ne s’est pas arrêtée aux abolitions, elle s’est poursuivie par les expressions propres à la ségrégation, au racisme, aux lynchages, à la prison, aux répressions sociales, culturelles, politiques, policières des XXe et XXIe siècles dans l’ensemble des pays en ayant fait l’expérience. En invoquant des artistes, écrivain·es et intellectuel·les qui ont fondé leur pratique sur la rupture irréversible provoquée par quatre siècles de commerce triangulaire, Elvan Zabunyan questionne ce que cette histoire continue de produire aujourd’hui. La survivance des traces mémorielles de l’esclavage et leur transmission sont un moteur fédérateur des créations artistiques, faisant du dispersement et de la fragmentation une question éminemment esthétique et poétique. Les allers-retours dans l’espace et dans le temps, ainsi que l’omniprésence d’un passé qui éclaire le présent, sont pensés par l’autrice comme des étreintes traversées d’affects, faisant de l’histoire de l’art qu’elle écrit un récit situé, sensible et engagé." Historienne de l’art contemporain, Elvan Zabunyan est professeure à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et critique d’art. Ses travaux portent depuis plus de vingt-cinq ans sur les problématiques raciales, post-coloniales et féministes dans l’art aux XXe puis XXIe siècles. Elle est l’autrice d’un ouvrage pionnier, Black is a color. Une histoire de l’art africain-américain (Dis Voir, 2004) ainsi que de la première monographie sur Theresa Hak Kyung Cha (Presses du réel, 2013). Elle a codirigé des ouvrages, écrit de nombreux articles pour des recueils collectifs, des catalogues d’exposition internationaux et des périodiques. En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h26 | Published on May 22, 2025


Rencontre en salle de cinéma le mercredi 9 avril 2025 avec Pierre Haski et Pap Ndiaye autour du livre "Décolonisations africaines" publié chez Stock (en collaboration avec France Inter). à propos du livre : "Pour comprendre le présent, il faut plonger dans le passé. Dans Décolonisations africaines, le livre adapté du podcast de France Inter, Pierre Haski nous invite à découvrir ou redécouvrir les personnages historiques qui ont marqué l’Afrique lors des indépendances. Grâce à un impressionnant travail de recherches et de synthèse, enrichi par de nombreuses archives et par l’éclairage de spécialistes, en premier lieu l’historien des diasporas noires Pap Ndiaye, il restitue de manière pédagogique et nuancée ces événements décisifs de l’histoire du siècle dernier. Et nous rappelle que, quoiqu’ils soient largement méconnus en France, leur empreinte est encore prégnante sur un continent en pleine mutation Dans ce voyage en treize chapitres, nous croisons notamment les histoires du syndicaliste Sekou Touré en Guinée, « l’homme qui a dit ‘non’ à De Gaulle », d’Haïlé Sélassié en Ethiopie, dernier Roi des rois et messie annoncé du mouvement rastafari, de Patrice Lumumba au Congo, martyr des indépendances, de Léopold Sédar Senghor au Sénégal, penseur de la Négritude et homme politique, ou encore de Ahmadou Ahidjo au Cameroun, où la France est responsable d’une décolonisation extrêmement violente. Un livre à mettre entre toutes les mains pour mieux comprendre les enjeux actuels du continent africain et la responsabilité des pays colonisateurs." (l'éditeur) en savoir plus sur le site de l'éditeur : www.editions-stock.fr/livre/decoloni…9782234096493/ (http://www.editions-stock.fr/livre/decoloni%E2%80%A69782234096493/) Éditorialiste géopolitique de la matinale de France Inter et chroniqueur pour Le Nouvel Obs, ancien correspondant de l’AFP puis de Libération sur trois continents, président de Reporters sans Frontières, Pierre Haski travaille à rendre intelligible la complexité du monde. Accéder au podcast de Pierre Haski les décolonisations africaines sur France Inter : www.radiofrance.fr/franceinter/pod…ions-africaines (https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-decolonisations-africaines) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h23 | Published on April 9, 2025


Dimanche 6 avril 2025 au salon de lecture J. Kerchache, après-midi spéciale avec conférence, table-ronde, rencontres et séance de dédicaces... Depuis 1915, les descendants de l’Ararat écrivent leur destin dispersés sur plusieurs continents. Le salon de lecture JK dédie un après-midi pour mieux percevoir comment le neuvième art porte les traces de leurs parcours singuliers. Entre tragédie, intégration et résilience. 0'00 "Une Histoire reconnue, mais mal connue" par Laurent Mélikian. De nombreux auteurs d’origine arménienne ont marqué l’image narrative, en parallèle la perception de l’identité arménienne par la bande dessinée témoigne de l’évolution des consciences. 1'06'11 Des voix multiples : table ronde Comment exprimer le devoir de mémoire en cases et bulles ? La question arménienne se pose-t-elle dans la Turquie contemporaine ? Quid de la bande dessinée en République d’Arménie ? La parole est aux autrices et auteurs. Table ronde et rencontre avec : - Maran Hrachyan, autrice de bande dessinée, Patrick Dewaere (Éd. Glénat), Une Nuit avec toi (Éd. Glénat) - Gorune Aprikian, cinéaste et scénariste de Varto (Éd. Steinkis), Une Histoire du Génocide des arméniens (DocuBD, Éd. Petit à Petit) - Clément Fabre, auteur de Carole (Éd. Dargaud) et Démêler l’Arménie sur Instagram (Mâtin quel journal) - Shamiram Kachatryan, autrice de bande dessinée en Arménie (en visio) - Kyung Eun Park, dessinateur de Une Histoire du Génocide des arméniens (DocuBD, Éd. Petit à Petit) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2h37 | Published on April 6, 2025