- Speaker #0
et bien bonjour à toutes et tous bienvenue sur cette rencontre centrée en direct qui est aujourd'hui dédiée à l'orientation scolaire on accueille aujourd'hui stéphane vincent je me présente rapidement thierry gatineau je suis responsable de programmes de prévention chez harmonie mutuelle notamment du programme la santé de votre enfant d'un programme qui s'adresse à tous les parents d'enfants entre 0 et 17 ans c'est très très large Je vais passer la parole à Stéphane Vincent. Stéphane, je vous laisse vous présenter rapidement et puis après, on rentre dans le vif du sujet.
- Speaker #1
Merci beaucoup Thierry. Je m'appelle Stéphane Vincent. Je suis le président fondateur d'une entreprise qui s'appelle Superfutur. Je suis spécialiste de l'orientation des adolescents. Juste pour vous dire, j'ai passé 23 ans de ma vie dans des différentes écoles et notamment école de commerce. dans lequel j'étais responsable des relations entreprise. Donc, mon métier, c'était l'atterrissage entre 20 ans de jeunes qui sont dans l'école et 40 ans dans lequel ils vont devoir travailler. Et donc, effectivement, c'est bien les préparer pour que cette orientation soit le mieux possible.
- Speaker #0
Eh bien, on va directement aller sur la première question. Le sujet aujourd'hui, c'est l'orientation scolaire. Donc, quand on parle d'orientation scolaire, déjà quand est-ce qu'on commence à s'en préoccuper de ce sujet là ?
- Speaker #1
Alors, merci beaucoup pour cette question, parce qu'effectivement souvent on s'y prend soit un peu trop tôt, soit un peu trop tard. Alors, vous allez me dire qu'il vaut mieux trop tôt que trop tard, mais globalement on va se retrouver avec trois types de formats, et surtout trois types de préoccupations. La première c'est parfois des jeunes qui ne sont pas tout à fait, avec un mode de fonctionnement qui correspond à celui qui est attendu par l'éducation nationale. Et là, on est plutôt sur tout ce qui va être quatrième, troisième, où on se retrouve avec des jeunes dans lesquels, comme ça ne fonctionne pas, on leur dit finalement, t'es nul. Alors, ce n'est pas qu'ils sont nuls, c'est juste qu'ils ne correspondent pas au format attendu. Par contre, souvent, si on ne se préoccupe pas de l'orientation à ce moment-là et qu'on ne les aide pas à comprendre leur mode de fonctionnement et dans quel métier ils vont pouvoir être alignés entre ce qu'ils sont et ce qu'ils vont pouvoir faire, effectivement, ils seront orientés. Donc là, il faut vraiment… pour des jeunes qui sont dans des difficultés pour lesquelles l'école ne leur convient pas, s'en préoccuper à partir de la quatrième et de la troisième. C'est très important parce que ça va permettre de les orienter ensuite vers des filières qui pourraient être notamment des filières professionnelles, qui sont des filières très attendues notamment parce qu'il y a énormément de métiers derrière qui sont en tension et qui sont très sympas. La deuxième partie…
- Speaker #0
C'est tôt, quand même, la quatrième. Je vous interromps.
- Speaker #1
C'est tôt, mais vous vous apercevez aussi que très rapidement, on va leur proposer de toute manière de les orienter après la troisième. Donc, si vous avez pris, entre guillemets, un peu le pouvoir et que vous avez pu challenger le jeune, se poser des bonnes questions et justement aller explorer les métiers, ça va vraiment l'aider à le remettre dans une posture positive et donc s'apercevoir qu'en fait, il est bon pour faire quelque chose. Et donc, une fois que derrière, il va se reprendre confiance aussi en lui, ça va permettre de l'emmener dans quelque chose qui va lui plaire. La deuxième chose, c'est, j'allais dire, la quasi-totalité des jeunes qu'on accompagne, nous, chez Superfutur, mais en général, c'est « Ah, je ne sais pas quoi faire » . Alors, dans ce cas-là, je pense qu'il est très important de s'y préoccuper. Troisième, seconde, première. Pourquoi ? Parce qu'en fait, ça va donner la possibilité à votre enfant, déjà, de bien comprendre ses points forts. Et une fois qu'on a compris ses points forts, ça va permettre d'accélérer sur ses points forts, d'aller ensuite explorer des métiers qui… conviennent au point fort et qui intéressent le jeune, alors notamment des métiers qu'il connaît et des métiers qu'il ne connaît pas. Je vous rappelle qu'il y a plus de 850 métiers déposés sur les fiches ROM en France, donc en termes d'exploration, c'est très intéressant. Et puis la troisième partie, c'est surtout la possibilité pour le jeune d'aller se confronter à la réalité d'un métier et pas juste d'aller visiter sur YouTube une minute trente avec quelqu'un qui vous parle de son métier mais qui vous présente souvent un peu l'appartement témoin. Donc, C'est très important pour un jeune d'aller regarder s'il est possible pour lui de faire une, deux, trois rencontres avec des professionnels, des stages, le stage de troisième, le stage de seconde, parce que là, effectivement, ça lui permet de se dire je vais avoir plusieurs possibilités dont je vais pouvoir choisir. Donc là, déjà, c'est aussi très important et puis ça vous aidera sur la partie milieu et fin de seconde où on va vous demander de choisir les spécialités du bac. Et puis, en dernier lieu, et souvent, on ne s'en préoccupe pas, c'est les jeunes qui ont une intuition. Ah, je voudrais… Ils vont dire, depuis qu'il est petit, il veut être vétérinaire. Depuis qu'il est petit, ma fille veut être avocate. Alors ça, c'est très intéressant, mais c'est très dangereux, parce que souvent, les parents ne se préoccupent plus, puisqu'en fait, c'est finalement tout tracé, tout simple. Les profs, finalement, c'est beaucoup plus confortable aussi. Ils s'en préoccupent moins que des jeunes qui ne savent pas ce qu'ils veulent faire. Et on a des risques que si le jeune n'a pas confronté son point de vue et n'a pas essayé de regarder d'autres métiers, quand il arrive en enseignement supérieur ou quand il arrive dans son début d'activité professionnelle, le métier ne lui convient plus. Et nous, il y a... pas mal de jeunes qu'on récupère en suite d'orientation post-bac, parce qu'effectivement, ils ne se sont pas posé les bonnes questions, et parfois, la suite est un peu douloureuse, et pour eux, et pour les parents. Donc, c'est très important dans tous les cas de se préoccuper de cette orientation, au minimum en première. En terminale, on peut toujours le faire, mais plus on se rapproche, plus on monte en stress.
- Speaker #0
Ok, donc ça commence... Ce n'est pas uniquement dès qu'on est au lycée qu'on se pose cette question-là. C'est vraiment très en amont, dès le collège. Oui, alors dès la fin du collège.
- Speaker #1
Dès la fin du collège. J'ai une maman l'autre jour qui est venue me voir avec sa fille qui était en CE2. Je lui ai dit, c'est un peu tôt. Donc, voilà.
- Speaker #0
Donc, on a encore de l'espoir quand le gamin est en CE2. Donc, ça va. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Heureusement, heureusement.
- Speaker #0
Très bien. Donc, deuxième question. En fait, c'est des questions qui nous ont été posées par des parents, ce qu'on se permet de poser, mais qui sont aussi en phase avec la thématique qui est proposée aujourd'hui. Donc, le monde a changé. Ça, c'est un constat qu'on fait. Moi, quand j'étais petit, on avait des terminales D, des premières S quand on faisait des études, au collège. Voilà. Toutes les choses avaient un nom différent. Donc, on sait que ça a changé. Mais qu'est-ce qui a changé réellement depuis, nous, nos époques ? Il y a 20 ans, 10 ans, 30 ans parfois.
- Speaker #1
Alors, globalement, on est dans un monde dans lequel tout change, mais rien ne change. Ce qui change, c'est les outils, la perception, la volumétrie. Ce qui ne change pas, c'est que finalement, je vous donne un exemple pour faire médecine, pour être ingénieur, globalement, les filières sont à peu près les mêmes. En revanche, ce qui a beaucoup changé, c'est deux choses. Il y a une posture de volumétrie, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a une posture politique depuis maintenant… 25 ans qui dit il nous faut 80% d'une classe d'âge qui arrive au bac. Donc ça, ce qui a changé, c'est qu'aujourd'hui, on se retrouve avec plus de 650 000 bacheliers, plus toutes les personnes qui se sont trompées dans leur orientation. Et c'est pour ça, par exemple, que sur Parcoursup, on est à 980 000 qui postulent. Là où nous, on était 400, 450 000 et dans lequel, entre guillemets, il y avait de la place en fac pour tout le monde. Ça, ça a fortement changé. Donc, ça veut dire aujourd'hui qu'il faut absolument bien se préparer et bien préparer son orientation avec des plans A, des plans B et des plans C, parce que sinon, en fait, ce n'est pas comme avant. Il y a beaucoup plus de monde qui veut rentrer et notamment, il y a aussi les filières internationales. On a aujourd'hui des étudiants internationaux qui veulent rentrer dans nos facs qui sont de très bonne qualité ou dans nos écoles qui sont de très bonne qualité, mais ça ne peut pas fonctionner comme ça. Donc, voilà, c'est très, très important pour nous. de se poser ces bonnes questions. Ce qui a changé aussi, c'est depuis maintenant six ans, l'arrivée d'une nouvelle approche avec des choix de spécialités qui se font dès la seconde. Et ça, effectivement, ça a bougé pas mal les lignes parce qu'on demande aux jeunes de colorer déjà la fin du bac. Alors, vous allez me dire, avant, effectivement, il y avait le bac scientifique, le bac économique. et puis le bac littéraire, on retrouve quand même des fondamentaux importants, mais on a quand même aujourd'hui 13 spécialités qu'il va falloir potentiellement utiliser, choisir, intégrer et justement faire vivre. Alors, c'est à la fois une super bonne idée, par contre, la grande difficulté qu'on peut avoir, c'est que certaines écoles ou certaines filières exigent encore certaines spécialités. Je vous donne un exemple tout bête, si vous voulez faire une école d'ingénieur ou une prépa scientifique, on va vous demander bien évidemment d'avoir choisi… maths et physique dans ces spécialités. Donc, il faut se reposer vraiment les bonnes questions. Regardez aussi si votre lycée propose l'intégralité des spécialités et puis surtout, regardez comment le monde va pouvoir utiliser les spécialités que vous avez choisies. Je pense qu'il faut arrêter parfois de choisir des spécialités parce qu'on aime bien le prof. Je pense qu'il faut vraiment se poser la question de en quoi je vais pouvoir acquérir des compétences qui vont pouvoir me servir Merci. dans mon environnement professionnel de demain. Donc ça, c'est pas mal de choses qui ont changé. Et puis alors, si on glisse, vous avez tout à l'heure parlé de l'intelligence artificielle, mais si on glisse aujourd'hui sur un monde qui est celui de l'intelligence artificielle, on est dans un monde qui s'accélère extrêmement vite. Ce qui change, ce n'est pas le changement. Depuis le XIIIe siècle, l'imprimerie a tout changé. Enfin, ce n'est pas le XIIIe siècle, pardon. Mais quand vous voyez déjà l'arrivée des universités qui date, elle, du XIIIe siècle, c'était la possibilité d'enlever le savoir qui n'était uniquement que dans les environnements religieux, qui ensuite est passé sur le transfert du savoir. Ensuite, vous avez l'imprimerie, mais l'imprimerie, elle a mis 50 ans à révolutionner les choses. Et puis ensuite, vous avez eu l'électricité qui a révolutionné aussi, mais qui a mis aussi un peu moins de temps, mais quand même plus proche de nous. Et moi, je l'ai connu, l'arrivée d'Internet. L'arrivée d'Internet, ça a quand même révolutionné, mais on a mis un peu de temps. Là, il faut se dire qu'il y a encore deux à trois ans, Tchad GPT, personne ne connaissait quasiment. Aujourd'hui, c'est une intégralité d'utilisation et c'est aussi la transformation des métiers. Donc, ce qui ne va pas bouger, c'est qu'il faut absolument et absolument connaître ses points forts. Parce que quand on a ses points forts et qu'on connaît ses piliers, en fait, on peut rester agile. Vous avez un cap, vous pouvez tirer des bords. En revanche, pour les gens qui n'auront pas travaillé leurs points forts et qui essaieront d'être un peu moyens partout, ça risque d'être assez compliqué. Et puis, un autre point qui est extrêmement important, c'est apprendre à apprendre. Le monde de demain est un monde dans lequel il va falloir se remettre en question en permanence. Et justement, et c'est plutôt une bonne nouvelle, ça veut dire que derrière, on va se retrouver en fait de se dire finalement, j'avance, je progresse. Et puis, avec l'intelligence artificielle, c'est ce qu'on dit, n'importe qui aura l'équivalent de l'intelligence de trois polytechniciens dans sa poche. Donc, c'est à la fois extraordinaire, mais en même temps, il va falloir avoir l'agilité de poser les bonnes questions, de savoir l'utiliser, de voir aussi si ce qui est répondu est pertinent. ou pas, donc de la culture générale, du sens critique, de l'éthique, très important aussi, et puis tout ça, mêlé dans un nouveau monde. Donc tout ça est un processus qui à la fois a beaucoup changé, mais ce qui ne change pas, c'est la qualité de la relation et la confiance qui va prendre énormément d'importance, le fait de développer son réseau, bref, en tout cas des choses qu'il va falloir effectivement accompagner en termes d'acquisition pour les jeunes et pour les nouvelles générations.
- Speaker #2
Ok,
- Speaker #0
ça veut dire que quand on avance sur ces sujets-là, on se dit que la société a changé, qu'il va falloir faire avec cette société qui évolue très vite, que l'orientation scolaire, c'est quand même les métiers de demain et qu'il faut aussi anticiper le fait que certains métiers vont être bien plus mis en valeur. et qu'en effet, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, faire un métier manuel, quand on parle du monde qui change, faire un métier manuel… Avant, c'était ceux qui n'avaient pas réussi, qui faisaient un métier manuel, et c'était dégradé. Contrairement à ce qu'on pouvait voir en Allemagne, d'ailleurs, c'était vraiment spécifique à la France. Aujourd'hui, j'ai vraiment l'impression que ces choses-là changent.
- Speaker #1
Alors, effectivement, de toute manière, on le voit, et notamment dans la quête de sens, on a beaucoup de gens qui reviennent sur les métiers manuels. De toute manière, vous avez très peu la possibilité, à court terme, de modifier ces métiers manuels. Vous avez un boucher, un boulanger. un pressing des gens autour de chez vous, de toute manière, ils ne sont pas transformables. On voit d'ailleurs le développement de tout ce qui est autour de la cuisine qui se développe énormément et qui a pris énormément de place. Là où le retail et la vente de vêtements, par exemple, ont été remplacés par des plateformes. Donc oui, il y a un processus qui reste important sur la valorisation des cols bleus versus les cols blancs qui sont eux les plus impactés par l'intelligence artificielle. Alors sans vouloir noircir le tableau, attention parce que nos amis de la Silicon Valley et de la Chine travaillent eux énormément sur les nouveaux robots avec l'intelligence artificielle qui vont aussi très rapidement, mais d'ici à 4, 5, 6 ans, impacter aussi fortement les métiers d'école bleue. Mais par exemple, si on prend les métiers de l'hôtellerie et de restauration, ce sont des métiers qui gardent de la haute valeur ajoutée. Mais comme je le rappelais souvent, l'intelligence artificielle, C'est un très bon esclave, c'est un très mauvais maître.
- Speaker #0
C'est un bon résumé. Et puis, on ne va pas laisser Lya faire tout. Nous, parents, qu'est-ce qu'on peut faire, nous, chaque jour, pour accompagner nos enfants sur ces sujets-là ?
- Speaker #1
Alors, la première chose, c'est que je ne sais pas si vous avez vu, mais nos enfants, ils n'ont pas forcément une super perception du monde de l'entreprise. D'ailleurs, tout le monde dit, les nouvelles générations qui arrivent en entreprise, ils ne veulent pas bosser. Ils demandent quand est-ce qu'on peut partir en vacances. Ils ont souvent la main sur la porte deux minutes avant la fin de la journée. La question, c'est que nous, on a peut-être un peu de responsabilité, les parents, parce que vous avez vu ce qu'on fait quand on rentre le soir. En fait, quand on rentre le soir du boulot, souvent, on décharge. C'est-à-dire qu'on ne communique que sur les trucs pas sympas qu'on a pu avoir dans la journée de travail. Alors, ça fait toujours sourire, je vous vois sourire, Thierry, mais c'est assez fréquent. Et finalement, quand on s'en rend compte, on dit, ah ouais, c'est vrai, je suis rentrant en disant, ouais, ça, ça m'a gavé. La réunion, franchement, c'était toute la journée. Du coup, je n'ai pas eu le temps de bosser. Bref. Et en fait, je pense qu'on a une part de responsabilité. Alors, pas que. Nos amis des médias et la manière dont... le monde globalement parle du monde de l'entreprise, c'est quand même quelque chose d'assez, enfin, très rarement positif. Mais moi, je vous invite, les parents, à essayer de faire quelque chose qui a beaucoup de sens. Donc, ce que je vous invite à faire, c'est tous les soirs, quand vous rentrez du boulot, et c'est marrant à faire en famille, vous marquez sur un post-it quelque chose de positif qui vous est arrivé dans votre journée de travail. J'ai pas dit au travail. J'ai dit dans votre journée de travail. Ça peut être aussi des bons moments le midi, ça peut être des choses sympas, bref. Tous ces éléments-là, ça va vous permettre de les mettre dans une boîte que vous utilisez et que vous allez ressortir le dimanche en fin de journée. Et à ce moment-là, ça a trois vertus. La première vertu, c'est que ça va vous donner l'opportunité d'échanger avec vos enfants sur ce que vous faites dans votre travail. Parce que vos enfants, ils ne savent absolument pas ce que vous faites dans votre travail. Si ce n'est que vous êtes toute la journée dans un bureau, parfois, à taper… sur un ordinateur à être enfermé. Donc, leur priorité, c'est de dire qu'est-ce que tu veux faire comme travail ? Je ne veux surtout pas être dans un bureau toute la journée avec un ordinateur. Ça, c'est 80 % des jeunes qui nous le disent. Donc, le plus important déjà, c'est de pouvoir parler de votre métier et d'expliquer ce que vous faites. La deuxième chose, c'est que vous allez, en fait, communiquer avec eux sur des choses positives du monde du travail. Et finalement, c'est assez nouveau. Donc, ça, c'est très important. Et ça va aussi faire en sorte que vos enfants vous posent des questions. Alors attention, je n'ai pas dit que le monde du travail, c'était le monde de oui-oui et que tout était beau et magique. Je dis juste qu'il faut aussi qu'on arrive à en parler de manière positive. Et d'ailleurs, quand on parle avec toutes les personnes, vous aimez une grosse partie de votre boulot. Donc autant en faire profiter. La troisième chose, c'est comme vous allez faire ça en famille, en général le dimanche soir, ça va vous donner à vous envie d'y retourner le lundi matin. Donc c'est bénéfice pour tout le monde. Oui,
- Speaker #0
c'est tout bénéfice. Très bien. Vous aviez commencé par donner quelques conseils. Alors, si vous aviez trois, quatre conseils, quelques conseils à donner aux parents pour l'orientation de leurs enfants, qu'est-ce que vous pourriez conseiller ?
- Speaker #1
Alors, le premier point, c'est ce que vous avez évoqué avec votre première question, c'est quand même de s'y prendre le plus tôt possible, à partir de la fin de collège et du début du lycée, pour surtout faire en sorte qu'on fasse ressortir et que votre enfant comprenne ces points forts. Vous avez compris, le monde de demain, ça va être un monde dans lequel les gens qui seront moyens partout, ça va être compliqué pour eux. Par contre, les gens qui auront eu la capacité de développer leur point fort et de trouver un métier dans lequel ils sont totalement alignés entre ce qu'ils sont et ce qu'ils vont faire, ça va leur permettre d'être en total engagement, mais sans la douleur. Et nous, c'est le travail qu'on fait avec Superfutur, c'est justement le travail de détection des points forts et d'accompagnement vers cet alignement pour qu'on ait quelqu'un qui soit heureux. et content parce que même si vous vous engagez beaucoup, ce n'est jamais de la douleur. C'est très important. C'est vraiment d'aider votre enfant à détecter ses points forts et à les valoriser. Si vous avez peut-être trois enfants à la maison, comme je dis souvent, trois enfants, c'est trois salles, trois ambiances, valorisez les points forts de chacun. Alors que parfois, il y en a un qui est mis en avant et pas toujours les autres. Deuxième chose, c'est de se dire que votre enfant n'est pas fait pour un métier ou n'est pas fait pour une formation. il a la possibilité et il doit avoir la possibilité d'explorer plusieurs environnements, plusieurs métiers, plusieurs approches. Pourquoi ? Parce qu'en fait, ça va lui donner la possibilité d'avoir le choix. Et en fait, s'orienter, c'est choisir. Donc ça, c'est extrêmement important. Et puis la dernière partie, c'est que vous, les parents, souvent vous avez tendance à dire « Ah, ma fille, elle veut faire ça, mais je ne sais pas quelle école, je ne sais pas quelle est la meilleure. » En fait, moi, j'ai envie de vous dire, reprenez le pouvoir. Vous avez tous Internet. Vous avez tous la possibilité d'aller sur Insta pour vérifier pas mal de choses. Reprenez justement tous ces outils à haute valeur ajoutée pour pouvoir vous renseigner sur le métier, pour pouvoir vous renseigner sur la meilleure formation ou les différentes formations pour y arriver. Et puis surtout, allez regarder et challenger vos enfants qui veulent faire telle école, telle école parce que sa copine veut y aller. OK, pourquoi pas ? Mais moi, j'ai regardé. Il y a trois autres écoles et peut-être qu'on peut faire des choses ensemble. Donc, reprenez le pouvoir.
- Speaker #0
Très bien, on va reprendre le pouvoir avec nos enfants alors sur ce sujet, en se disant en effet une chose, c'est que c'est d'abord de l'enfant dont on parle, donc lui ou elle doit savoir... en gros où aller, mais il faut qu'ils soient accompagnés. C'est un petit peu le rôle des parents de le faire. Ce que je disais même, c'est qu'on parlait d'IA juste avant. On n'a qu'à demander à l'IA de nous donner des informations sur les différentes orientations qui peuvent être faites. Je ne sais pas.
- Speaker #1
C'est une possibilité. Après, je ne l'ai pas valorisé évidemment, mais se faire accompagner comme une entreprise, comme Superfutur, ça a un très gros avantage aussi. C'est que ça vous permet à vous, parents, de rester dans votre port. dans votre place de parent et d'avoir un tiers qui va justement pouvoir regarder votre enfant comme vous ne le faites pas parce que vous le faites toujours avec un biais au même titre que quand vos enfants vous parlent vous n'écoutez pas tout et ça c'est la possibilité aussi de revenir sur sa place de parent et de donner la possibilité à des gens qui sont extérieurs de pouvoir accompagner votre enfant donc ça c'est très important aussi de se dire finalement c'est pas mal d'avoir un regard extérieur qui va faire passer aussi les messages
- Speaker #0
Donc très bien, ça veut dire qu'on n'est pas enlevé au moment où l'IA va nous dire ce qu'on devra faire plus tard. Et donc ça, c'est un truc qui est quand même assez rassurant de dire qu'il y a quand même des êtres humains qui sont là, experts, qui abordent les effets psychologiques aussi, et qui intègrent des effets psychologiques pour pouvoir conseiller de la meilleure manière possible.
- Speaker #1
Juste un exemple, Thierry, si vous demandez à un jeune de répondre à un test, il va toujours vous répondre ce que lui pense être, pas ce qu'il est. Et nous, on l'a vu, c'est pour ça qu'on n'utilise, par exemple, pas du tout de test, mais bien des questionnaires. Parce qu'en fait, sinon, on va avoir des hallucinations. Et le jeune ne comprendra pas les résultats et pourquoi le test l'oriente vers quelque chose, alors qu'en fait, on n'a pas creusé ce qu'il est réellement.
- Speaker #0
OK. Donc ça, c'était un conseil supplémentaire. C'était un conseil pour les parents. Nous sommes arrivés à la fin de cet événement. En effet, c'est très court, mais vous allez nous retrouver ensuite sur les réseaux sociaux. Ça a été un plaisir de passer cet instant avec vous Stéphane. On a appris plein de choses. En tout cas, moi j'ai appris plein de choses. J'espère que vous, vous avez appris plein de choses aussi. Voici le moment où on doit se séparer et on se dit à la prochaine. Merci à vous tous.
- Speaker #1
Merci et n'hésitez pas à revenir sur superfutur.fr pour nous retrouver. Merci.