Speaker #0Il y a un truc que presque tout le monde me dit quand il arrive en burn-out. C'est pas, je ne l'ai pas vu venir, alors non. Ce qu'on me dit, c'est, je le savais. Je le sentais depuis des mois, mais quand même, tu vois, j'ai continué. Évidemment, t'as relu ce mail trois fois sans comprendre pourquoi il te semblait soudain plus compliqué qu'avant. Peut-être tu as eu aussi cette réunion où tu étais là, en tout cas tu étais là physiquement, mais tu étais... totalement absent. Tu as acquiescé, tu as souri, tu as repris ton ordinateur sans vraiment savoir ce qui venait d'être décidé. Tu as peut-être pleuré dans ta voiture un mardi matin sans raison apparente et tu as dit à ta famille ça va, c'est juste une période qui est un tout petit peu plus chargée que d'habitude. Six mois. Six mois c'est le délai moyen entre les premiers signes d'un burn-out et le moment où quelqu'un agit réellement. Six mois pendant lesquels le corps va envoyer des signaux et pendant lesquels évidemment on continue. Cet épisode, c'est pour comprendre pourquoi et surtout ce que ça coûte vraiment de tenir malgré tout. Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burnout. Je suis Théo Duverger et aujourd'hui on va parler de quelque chose que peu de gens osent dire. Pourquoi est-ce qu'on attend si longtemps, si longtemps avant d'agir face au burnout ? Je vais te décrire une trajectoire. Dis-moi si tu te reconnais, tu peux le mettre dans les commentaires. Ça commence souvent par une période intense. Tu sais, un projet important, une réorganisation, un nouveau poste avec beaucoup plus de responsabilités. Et toi, tu te surpasses, tu travailles plus, tu réponds aux emails le soir, le week-end. Tu te dis probablement que c'est temporaire. Tu te dis que ça va se stabiliser. Mais en réalité, on le sait très bien, ça ne se stabilise pas. Mais toi, tu continues. Tu continues parce que tu as le sens des responsabilités. Et des responsabilités. parce que les autres comptent sur toi, parce que montrer que tu souffres dans un environnement professionnel, ça ne se fait pas vraiment. 89% des cadres managers estiment qu'il est important de se dépasser dans leur travail au point d'en faire une part de leur identité. Et quand le dépassement de soi fait partie de ton identité, admettre que tu es à bout, c'est admettre que tu échoues à être ce que tu penses devoir être. Alors ce que tu vas faire, c'est que tu vas rationaliser. Bon, c'est une mauvaise semaine, le projet se termine bientôt de toute façon, les autres gèrent, je dois gérer aussi. Pendant que tu rationalises, les signaux s'accumulent. La fatigue qui ne parle plus après le week-end, les erreurs inhabituelles, les oublis, les fautes de jugement chez quelqu'un qui est d'ordinaire excessivement rigoureux. Et puis tu as l'irritabilité aussi qui monte pour des choses absolument qui ne t'affectaient pas du tout avant. Les troubles du sommeil aussi, tu te réveilles... 3h du matin avec la tête qui est pleine de dossiers, la somatisation, les maux de dos à répétition, les migraines, les tensions cervicales, sans cause médicale identifiée. T'es allé chez ton médecin, il t'a dit c'est comme ça. Ces signaux-là, tu les vois et tu continues quand même. Le problème, le délai moyen entre les premiers signes et une prise en charge effective dépasse souvent 6 mois. 6 mois pendant lesquels... Chaque semaine de plus te coûte excessivement plus cher que la précédente. Pas en argent, évidemment, en santé, en capacité à récupérer, en temps de reconstruction. Voilà ce qui me frappe le plus dans mon travail. Les gens qui viennent me voir après un burn-out ne disent presque jamais « je ne l'ai pas vu venir » , ils disent « ouais, je le savais » . Je le savais, mais j'ai attendu, je n'aurais pas dû. L'attente, ce n'est pas de l'ignorance. L'attente, c'est un choix. C'est un choix souvent inconscient, mais ça reste un choix. Et il y a des raisons précises pour lesquelles, en fait, on va faire ce choix. Des raisons qu'on va décortiquer ensemble, aujourd'hui. Alors, concrètement, qu'est-ce qui se passe pendant ces six mois d'attente ? Qu'est-ce qu'on fait quand on sent que ça ne va pas, mais qu'on n'agit pas vraiment ? Eh bien, on minimise. C'est pas grave, tu sais, il y a des gens qui sont dans des situations bien pires que la mienne. J'exagère peut-être. La comparaison avec les autres, c'est un mécanisme qui est redoutable. Parce que tu as toujours quelqu'un dans ton entourage qui semble tenir mieux que toi, ou du moins qui ne montre pas qu'il ne tient pas. Alors tu te dis que le problème, c'est forcément toi, c'est pas la situation. On reporte, j'agis après ce projet, j'en parlerai à mon médecin après les vacances. Je vais voir comment ça évolue, allez on verra bien, ça ira peut-être mieux demain. Le report c'est confortable, pourquoi ? Parce qu'il donne l'illusion d'une action, mais sans avoir le coût immédiat de l'action. Et à chaque échéance franchie, une nouvelle échéance apparaît. On compense. Tu dors un petit peu plus le week-end si tu y arrives. Tu fais... Plus de sport pour évacuer le stress, tu médites le matin, tu prends peut-être des compléments alimentaires, bref, tu essayes aussi de manger mieux, ça c'est très bien. Mais ça, c'est de la gestion de symptômes, pendant que la cause réelle, elle, elle continue à opérer. Et le plus insidieux, c'est qu'on s'adapte. Le cerveau humain, il est extraordinairement doué pour s'adapter à des conditions dégradées et à les normaliser. Après trois mois à fonctionner à 60% de ses capacités, ce niveau devient tout à fait normal. Tu ne réalises même plus que tu es en dessous de ce que tu devrais être. Tu as perdu la référence. 89% des coûts liés à l'épuisement provient du présentéisme et non de l'absentéisme. Les gens qui sont physiquement présents mais mentalement complètement rincés. Ceux qui continuent, ceux qui tiennent et qui coûtent à eux-mêmes, à leurs équipes, à leur santé bien plus que s'ils avaient agi six mois plus tôt. Alors pourquoi on attend ? Vraiment, pas parce qu'on est débile, pas parce qu'on ne voit pas l'urgence, mais en fait on ne voit pas les signaux réellement. La vraie raison est beaucoup plus profonde et elle explique aussi pourquoi les mêmes personnes rechutent en permanence après pourtant s'être reposées. Tout commence avec ce qu'on appelle les drivers, des petits programmes inconscients qui sont installés depuis l'enfance, des croyances profondes sur ce que tu dois faire pour avoir de la valeur, pour être reconnu, pour être en sécurité émotionnelle. Ces drivers, tu les as développés très tôt, souvent en réponse à ton environnement familial, à ce qui était valorisé ou au contraire mal vu autour de toi. Ces drivers, ils ont une caractéristique particulière, ils te rendent sourd à certains signaux. Alors pas tous, juste ceux qui te demandent de t'arrêter. Prenons par exemple le driver « Sois fort » . Si tu as grandi dans un environnement où montrer de la vulnérabilité c'était mal vu, ou pire, dangereux et bien ton cerveau a appris à filtrer les signaux de faiblesse la fatigue la douleur l'épuisement ces signaux existent mais quelque chose en toi les minimise automatiquement avant même qu'ils atteignent ta conscience c'est pas grave je gère c'est pas du déni volontaire c'est un mécanisme de protection qui faisait sens autrefois et qui aujourd'hui te met absolument en danger il ya aussi le driver fait plaisir fait plaisir ça crée un autre angle mort Si ta valeur est conditionnelle à la satisfaction des autres, alors arrêter, t'arrêter, même pour te soigner, ça devient une menace. Parce que si tu t'arrêtes, tu vas décevoir ton équipe, ta direction, tes clients, tes collaborateurs. Et décevoir les autres pour ce driver, c'est existentiellement dangereux. Donc tu continues, même quand tu es épuisé, parce que le coût perçu de l'arrêt, il est supérieur au coût réel de continuer. C'est important que tu comprennes ça. Puis il y a une troisième raison, plus concrète encore. Les entreprises ont tendance à individualiser les problèmes. Là où il faudrait revoir la charge de travail, reprendre le calendrier, allouer des moyens. Les entreprises ont pour réflexe de demander des comptes au cadre qui est en place. Donc si tu vas voir ton manager pour dire que tu es crevé, la réponse implicite ou explicite que tu reçois souvent c'est « Comment tu vas t'organiser pour pouvoir gérer ça ? » C'est pas du tout comment on va t'aider, non, Toi, tu te retrouves seul avec ton problème à résoudre. Dans ce contexte, qui va alors lever la main pour dire qu'il n'y arrive plus, tu vois ? Un cadre en burn-out, ça coûte jusqu'à 20 000 euros par an à son organisation. Plus de la moitié de ce coût passe inaperçu parce qu'il vient du présentéisme, pas des arrêts maladie. Les entreprises voient l'arrêt de travail. elle ne voit pas les 6 mois de dégradation progressive qui vont précéder cet arrêt de travail. Et toi, pendant ces 6 mois, tu paies le coût le plus cher. Pas en argent, on l'a dit, en santé, en relation, en capacité à te reconstruire après. Parce que plus tu attends, plus la reconstruction est longue, croisant mon expérience. Un burn-out qui est traité tôt, avant l'effondrement complet, il se résout souvent en quelques semaines, voire quelques mois, avec un travail profond. Un burn-out traité après deux ans de résistance, ça prend vachement plus longtemps. Alors évidemment, je vais te donner des choses concrètes pour arrêter d'attendre. La première, fais le test des six mois. Prends une feuille où ton téléphone est note. Il y a six mois, comment tu fonctionnais ? Pas comment tu te sentais émotionnellement, non. Comment tu fonctionnais concrètement ? Quelle était ta qualité de sommeil ? Quelle était ta capacité à te concentrer sur un dossier complexe pendant une heure ? Ton niveau d'implication dans une réunion, ton appétit pour les défis professionnels. Et maintenant, maintenant qu'on part avec ce qui se passe aujourd'hui. Pas avec un idéal, avec toi il y a six mois. Et si la différence est significative, c'est une information. Ce n'est pas une certitude de burn-out, c'est une information. Et c'est une information qui mérite qu'on s'y arrête. Parce que la dégradation progressive, on ne la voit pas quand on est dedans. Ça c'est le piège. La voir sur une ligne de temps, c'est souvent ce qui déclenche enfin la prise de conscience. Deuxième chose, ça c'est important aussi, arrête de confondre je tiens et je vais bien. C'est peut-être la distinction la plus importante de cet épisode. Tenir, c'est continuer à fonctionner malgré une dégradation. Aller bien, c'est fonctionner avec son niveau réel, avec ses ressources qui soient suffisantes. La majorité des gens qui arrivent en burn-out, avançaient, tenaient encore quelques semaines avant l'effondrement. Ils assuraient, ils délivraient, ils étaient présents, et puis d'un coup ils s'effondraient. La prochaine fois que tu te dis « ça va, je tiens » , Pose-toi cette simple question, est-ce que je tiens ou est-ce que je vais vraiment bien ? Ce n'est pas du tout la même réponse. Et puis, encore dans les choses un petit peu concrètes, troisième chose, décide maintenant, pas quand ce sera trop tard. Les salariés ne demandent plus des aménagements périphériques, ils veulent que quelqu'un, quelque part, entende la petite phrase qu'il n'ose pas prononcer, j'y arrive plus. Si cette phrase... Elle résonne alors d'il a, pas nécessairement à ton employeur, mais à quelqu'un, à un proche, à un médecin, à un professionnel, à un de nos consultants. Parce que la honte de dire je n'y arrive plus coûte infiniment plus cher que six mois supplémentaires à tenir. L'été ou la période de vacances, c'est souvent le moment où les gens soufflent assez pour réaliser l'état dans lequel ils étaient. Si tu en arrives à ce moment-là, utilise cet espace. pas pour te reposer en espérant que ça suffise, pour décider ce que tu veux faire avec ce que tu sais maintenant. Avant qu'on ne se quitte, si cet épisode t'a parlé, c'est probablement parce que toi aussi, tu vis exactement ce dont on vient de parler. Et la bonne nouvelle, si c'est le cas, j'ai quelque chose pour toi. J'ai créé Quick Change. C'est une méthode complète, pas à pas, pour sortir définitivement, j'insiste, du burn-out ne plus jamais rechuter. Ce n'est pas du repos. Ce n'est pas de la thérapie classique, ce n'est pas du coaching. C'est une transformation en profondeur sur tous les domaines de ta vie en 90 jours. Si tu veux comprendre si Quick Change s'est fait pour toi, alors prends un rendez-vous. C'est offert avec un membre consultant de mon équipe. C'est un appel qui prend entre 30 et 40 minutes de ton temps. Il n'y a pas d'engagement et on va regarder ensemble ta situation. On va regarder ce qui t'a amené là et ce qu'il te faut concrètement pour t'en sortir pour de bon. Le lien pour réserver ton... créneau, il est en description. Prends ce temps pour toi. C'est probablement le premier pas vers quelque chose qui change vraiment. Et puis si cet épisode t'a plu, alors mets des commentaires, abonne-toi, partage parce que c'est vraiment ça qui fait chauffer l'algorithme et qui fait connaître le travail pour éradiquer le burn-out. Moi je te dis comme d'habitude, à très vite.