Speaker #0Il y a une scène que j'ai entendue des centaines de fois, peut-être même que toi, chez toi, tu l'as vécue. Tu vas chez ton médecin parce que tu es rincé, tu es complètement épuisé, bref, tu n'en peux plus. Alors lui, il t'écoute, il hoche la tête comme ça, et puis il sort son ordonnance et il te dit « Vous avez besoin de repos, je vous arrête trois semaines. Surtout, prenez soin de vous et surtout, revenez me voir si ça ne va pas mieux. » Toi, tu repars avec ton arrêt de travail et tu te dis « Bon, ok, je vais me reposer. » Et ça ira mieux. Sauf que, trois semaines plus tard, ça va mieux. Un peu. Mais tu sens que quelque chose n'est pas réglé. Et tu ne sais tout simplement pas quoi. Ce que ton médecin ne t'a pas dit, ce n'est pas de sa faute. C'est juste pas son métier en fait. Mais aujourd'hui, c'est exactement ce dont on va parler. Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burn-out. Je m'appelle Théo Duverger, j'accompagne des personnes en burn-out depuis plus de 10 ans. Avant ça, j'étais vétérinaire. Alors je sais, c'est absolument pas le parcours classique du coach. Évidemment, ça je le sais. Mais ce que m'a appris la médecine, animale comme humaine d'ailleurs, c'est qu'on peut traiter les symptômes à la perfection et rater complètement la cause. Alors dans cette vidéo, je ne vais certainement pas critiquer les médecins. Je vais simplement t'expliquer ce qu'ils ne peuvent pas faire et ce que toi tu dois faire à leur place. parce que... personne d'autre ne le fera pour toi. Mais d'abord je veux qu'on soit absolument clair. Le médecin qui te prescrit un arrêt maladie, il fait exactement en fait ce qu'il doit faire. Il traite ce qu'il voit. Il te voit épuisé, il t'arrête. Il te voit anxieux, anxieuse, il peut te prescrire quelque chose pour t'aider à dormir, à décompresser. Il te voit en détresse, il t'oriente vers un psy. Et c'est son rôle. Et justement il le remplit ce rôle. Mais voilà ce qu'un médecin généraliste ne peut pas faire. Attention, ce n'est pas parce qu'il est incompétent, mais parce que ce n'est structurellement pas son métier. Il ne peut pas passer une heure à comprendre pourquoi tu n'arrives pas à dire non depuis 20 ans. Il ne peut absolument pas identifier les injonctions inconscientes qui te poussent à toujours vouloir être parfait ou parfaite, à ne jamais montrer que tu souffres, à en faire plus que les autres, même quand tu es complètement à bout. Il ne peut pas t'aider à reconstruire une vision de qui tu veux devenir. Il ne peut pas non plus t'accompagner dans la transformation profonde qui fait qu'on ne retombe plus jamais dans ce même piège. D'ailleurs, si c'était suffisant, pourquoi est-ce que les gens rechutent ? Pourquoi est-ce que les personnes qui suivent à la lettre les conseils médicaux se retrouvent quand même au même endroit six mois ou un an plus tard ? C'est parce que le burn-out n'est pas une maladie au sens médical du terme. C'est le résultat visible d'un désalignement profond. Et le désalignement, les médecins ne sont pas formés pour ça. Ce n'est juste pas de leur faute. C'est juste la réalité. Et je vais te montrer exactement de quoi je parle. Parce que j'ai accompagné des milliers de personnes en burn-out. Et dans presque tous les cas, il y a quatre choses que personne n'avait traitées avant qu'elles n'arrivent chez nous. Quatre angles morts. Quatre raisons pour lesquelles les gens ne guérissent tout simplement pas. pas vraiment. Le premier angle mort, c'est ce qu'on appelle les drivers. Alors, les drivers, ce sont des injonctions que tu as intégrées très tôt dans ta vie, des règles de fonctionnement que tu t'es fixées, souvent pour survivre dans un environnement qui est exigeant, pour être aimé, pour être reconnu, accepté. Et il y en a cinq principaux. Sois parfait, sois fort, fais plaisir, dépêche-toi et fais des efforts. Est-ce que tu te reconnais là-dedans ? Est-ce que tu as toujours l'impression que ce que tu fais, c'est jamais assez bien ? Est-ce que tu n'arrives pas à montrer que tu souffres parce que montrer sa faiblesse, ça ne se fait pas ? Est-ce que tu mets toujours les besoins des autres avant les tiens ? Ces drivers, ce ne sont pas en fait ta personnalité. Ils sont une armure que tu as construite et cette armure, sur le long terme, elle t'étouffe complètement. Et ça, aucune ordonnance ne va t'en libérer. Aucune ordonnance ne libère d'un driver. Aucun arrêt maladie ne recâble. ce que tu as construit en 20 ans, peut-être même plus. C'est un travail de fond, précis, outillé, qui prend du temps, mais qui change tout. Le deuxième angle mort est plus délicat à entendre, et peut-être pourtant le plus important. La plupart des gens en burn-out ne souffrent pas uniquement de surcharge. Ils souffrent de faire des choses qui ne font aucun sens pour eux, de vivre selon des valeurs qui ne sont pas les leurs, tout simplement, parce qu'on leur a appris que c'était comme ça qu'on réussissait. Parce qu'ils ont suivi un chemin balisé sans jamais se demander si c'était leur propre chemin. Tu vois cette personne qui gagne bien sa vie, qui a le titre, le poste, la reconnaissance et pourtant qui s'effondre quand même ? Bah c'est pas la fatigue qu'il a eue, c'est le vide. Le vide de faire quelque chose qui ne la nourrit absolument pas. Le médecin, il ne peut pas te poser la question est-ce que ta vie, elle correspond vraiment à qui tu es ? C'est pas son rôle, il a 15 minutes avec toi. Mais cette question-là... Malheureusement, si tu ne te la poses pas, si tu n'y réponds pas honnêtement, tu peux changer d'entreprise, tu peux changer de poste, tu peux changer de ville, tu peux même changer de pays, et bien tu rechuteras quand même. Il y a un troisième angle mort. C'est celui qui fait généralement le plus marrer les gens, jusqu'à ce qu'ils comprennent à quel point il les détruit. C'est l'incapacité à dire non. Alors attention, je ne parle pas de quelqu'un de faible ou de trop gentil, non, je parle souvent des gens les plus forts. Les plus capables, les plus intelligents, ceux qu'on sollicite justement parce qu'on sait qu'ils vont dire oui, ceux qui gèrent tout, le boulot, la famille, les collègues, les projets des autres, et qui malheureusement à un moment donné ne s'accordent jamais le droit de dire « là, là j'ai plus de place » . Le médecin te dit de décompresser, ok, mais il ne t'apprend pas à décompresser sans culpabiliser. Il ne t'apprend pas à poser une limite sans avoir l'impression de décevoir. Il ne t'apprend pas non plus communiquer tes besoins sans t'excuser d'en avoir ces compétences là une bonne nouvelle c'est qu'elles s'apprennent et elles ne sont pas innées et elles ne viennent pas avec un arrêt maladie et puis il ya le quatrième angle mort c'est celui que personne ne voit venir quand tu sors d'un burn out si tu sors vraiment d'un burn out t'es plus exactement le même qu'avant et ça ça normalement c'est une bonne nouvelle parce que l'ancienne version elle avait un problème Mais cette nouvelle version de toi, elle doit choisir qui elle veut devenir. Elle doit reconstruire et parfois même construire une identité, décider ce qui reste et ce qui part, ce qu'elle accepte désormais et ce qu'elle refuse, qui elle veut garder dans sa vie et qui elle doit laisser derrière elle. Cette reconstruction, personne ne t'y accompagne dans le système médical classique. Alors oui, le psy peut t'y aider, partiellement, mais rarement avec des outils concrets, un cadre structuré. Une méthode qui te dit, voilà comment on fait étape par étape. Et c'est exactement là que les gens se perdent. Ils ont guéri, un peu. Ils se sentent mieux, à peu près. Et ils reprennent, presque comme avant. Parce que personne ne les a aidés à construire l'après. Alors maintenant, concrètement, qu'est-ce que tu fais avec tout ça ? Parce que je ne suis pas là pour te déprimer, ce n'est pas mon style. Je suis là pour te donner ce que ton médecin ne peut pas te donner. il y a quatre choses que tu dois absolument faire. En parallèle évidemment de ce que tu fais probablement déjà avec ton médecin ou ton psy. Pas à la place, en plus. La première de toutes les choses, c'est d'identifier tes drivers. Pas pour les éliminer dans un premier temps, pour les reconnaître. Parce qu'un driver qu'on reconnaît, il perd la moitié de son pouvoir. Et la prochaine fois que tu te surprends à dire oui alors que tu veux dire non, demande-toi, quel driver est en train de parler là ? Est-ce que c'est le « fais plaisir » , est-ce que c'est le « sois fort » ? Si tu arrives à le nommer, tu verras que c'est déjà une forme de liberté. La deuxième chose, pose-toi la question. Pas « comment je guéris » , mais « à quoi est-ce que je retourne exactement ? » Est-ce que ce « à quoi je retourne » a du sens pour moi ? Est-ce que je veux vraiment y retourner ? Et sinon, qu'est-ce que je veux vraiment à la place ? Alors je sais, cette question, elle fait peur, parce que la réponse... Elle peut changer énormément de choses. Mais ne pas se la poser, c'est se trahir. C'est condamner quelque chose en toi et cette chose en toi, elle va recommencer encore, encore et encore à te faire plonger. Troisième chose, apprends à poser une limite sans t'excuser. Un exercice simple, par exemple cette semaine, dis non à une seule chose à laquelle tu aurais dit oui par réflexe. Une réunion inutile, une demande qui n'est pas ta priorité, un service qu'on te demande et que tu n'as pas l'énergie de rendre, dis non. Sans justification excessive, sans t'excuser pendant des plombes, juste, non. Et observe ce qui se passe en toi. Parce que la peur que tu vas ressentir, c'est exactement celle-là que tu dois apprendre à apprivoiser. Quatrième chose, décide qui tu veux être après. Pas qui tu étais avant, qui tu veux être après. Et écris-le. Pas une liste de qualité générique, quelque chose de précis. Dans six mois, je veux être quelqu'un qui rentre chez lui avant 19h. qui ne répond plus au message le week-end, qui a recommencé à faire cette activité qu'il avait abandonnée, qui ne se justifie plus quand il a besoin tant pour lui. Je veux que ça soit concret, daté, ancré dans du réel. Parce que guérir sans direction, c'est comme avancer dans le brouillard. Dans le brouillard en fait, on tourne en rond tout simplement. Tout ce que je viens de te décrire, les drivers, le réalignement, les limites, la reconstruction, le rapport à l'autre, c'est exactement ce qu'on a structuré dans la méthode Quick Change. Et pas pour remplacer ton médecin, loin de là. Pas pour remplacer non plus ton thérapeute si tu en as. Mais pour aller là où ils ne vont pas en 90 jours. On travaille sur tes drivers, on les recâble. On construit ta vision de qui tu veux devenir dans les 5 grandes sphères de ta vie. On toutille pour poser des limites sans culpabilité. Et puis on t'apprend à communiquer différemment avec ton entourage, ton équipe, ta famille et on t'accompagne dans les décisions que tu remets à plus tard depuis trop longtemps. Le tout avec un accès 24h sur 24. Des séances hebdomadaires et une équipe disponible si tu traverses un moment difficile. Alors est-ce que le quick change, c'est la grande question qu'on me pose, est-ce que c'est pour tout le monde ? Non absolument pas. Le quick change ça demande de l'implication, ça demande de regarder les choses inconfortables en face et d'accepter que la solution n'est pas à l'extérieur de toi, elle est à l'intérieur. Mais si tu es prêt ou prête à faire ce travail, là les résultats sont là. Et en plus, bonne nouvelle, il dure. Si tu regardes cette vidéo, c'est probablement parce que tu cherches quelque chose que les réponses classiques ne t'ont pas donné. Peut-être que tu es en arrêt en ce moment, peut-être que tu viens de reprendre, tu sens que tu es encore fragile, tu sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas tout à fait, peut-être que tu n'en es pas encore là, mais que tu te reconnais aussi dans ce que je décris. Dans tous les cas, j'ai une proposition simple à te faire. Tu vois, chaque semaine, on a libéré du temps dans notre agenda. Quand je dis nous, c'est mes consultants et moi. Des gens qui sont formés à la méthode Quick Change. Alors, ce n'est pas pour te vendre quelque chose à tout prix, mais c'est pour comprendre concrètement où tu en es. Et pour te dire honnêtement si Quick Change peut t'aider ou pas. Le lien pour prendre rendez-vous avec nous, il est dans la description. Tu choisis un créneau, tu parles, c'est offert. Et si une seule chose de cette vidéo t'a parlé, alors je pense que franchement, ça vaut la peine de prendre 45 minutes pour en parler avec quelqu'un qui comprend. Ton médecin arrête de le montrer du doigt. Il t'a donné ce qu'il pouvait. Maintenant, il y a une autre partie du travail à faire. Et celle-là, tu n'as pas à la faire seule. Prends soin de toi. Partage cette vidéo si tu sens qu'elle pourrait aider quelqu'un. Abonne-toi, like, commente. Moi, je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Ciao !