Speaker #0Je suis sûr que tu as fait tout ce qu'il fallait, l'arrêt de travail, le repos, le psy peut-être, les vacances. Je suis sûr que tu as suivi les conseils de ton médecin à la lettre et pourtant quelques mois plus tard, soit tu rechutes, soit tu sens que quelque chose n'est toujours pas réglé. Alors oui, tu es moins épuisé qu'avant, mais tu n'es pas vraiment toi non plus. L'énergie ne revient pas complètement, la peur de replonger est là, et quelque part, tu commences à te demander si c'est ça ta vie maintenant. Alors si tu te reconnais dans ce que je viens de dire, cet épisode va probablement changer ta façon de voir ton propre burn-out. Parce que je vais t'expliquer quelque chose que ni ton médecin, ni ton psy, ni personne d'autre d'ailleurs dans ton entourage ne t'a probablement dit. Je vais t'expliquer la vraie raison pour laquelle malheureusement tu ne guéris pas. Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burn-out. Je suis Théo Duverger, aujourd'hui on attaque un sujet qui me tient vraiment à cœur. Pourquoi tant de personnes ne guérissent pas vraiment de leur burn-out et surtout, ce qu'on peut y faire. Je vais te décrire une situation, dis-moi si tu te reconnais dedans. Tu as craqué, ça a pris des semaines, ça a pris des mois, peut-être des années à venir et puis un jour ton corps a dit stop, arrête de travail. Ou alors tu t'es traîné jusqu'aux vacances d'été en espérant par miracle que ça suffise et là enfin tu as soufflé. Alors au début tu étais tellement épuisé que même dormir 12 heures et ne rien faire ça te semblait presque suffisant. Progressivement ton énergie elle est revenue, tu as commencé à avoir envie de faire des choses, tu as dit à ton entourage que ça allait mieux. Et puis malheureusement tu as repris le travail, les responsabilités, les emails, les réunions et là... soit tu as rechuté en quelques semaines, soit tu tiens, mais c'est une façon de tenir qui ressemble à marcher sur des œufs en permanence. Tu surveilles ton niveau d'énergie comme un compteur, tu te méfies de toi-même, tu n'es pas vraiment guéri, tu es en rémission. Et tu as beau avoir fait tout ce qu'on t'a dit de faire, le repos, le suivi médical, les séances chez le psy, les exercices de respiration, la méditation, Quelque chose, tu le sens bien, ne s'est pas réglé et tu n'arrives juste pas à mettre le doigt dessus. Alors tu te poses des questions. Est-ce que c'est mon boulot ? Est-ce que je dois changer de poste, secteur, tout plaquer ? Est-ce que c'est mon management qui est toxique ? Est-ce que c'est moi qui suis trop fragile, trop sensible pour ce monde du travail ? Je l'entends. Et je vais te dire quelque chose de vraiment important avant d'aller plus loin. Non, ce n'est pas... de ta faute. Non, tu n'es pas trop fragile, tu n'es pas trop sensible et non, tu n'as pas mal suivi les conseils qu'on t'a donné. Le problème, c'est que les conseils qu'on t'a donné étaient juste parfaitement incomplets et je vais t'expliquer pourquoi. Quand tu fais un burn-out, voilà ce que notre système médical et notre entourage te prescrivent globalement. Premier truc, on va te dire de te reposer. Arrête travail, vacances, ralentir et c'est vrai que c'est nécessaire. Oui, ton corps il est complètement à plat, il a besoin de repos et de récupérer. Sauf que le repos, il traite la conséquence, il ne traite pas du tout la cause. Tu vois, c'est un petit peu comme vouloir vider un bateau qui prend l'eau avec un seau. Oui, c'est utile. Mais si tu ne trouves pas le trou dans la coque, tu vas finir par te fatiguer à vider et couler. Deuxième truc, le psy ou psychiatre. Là encore, c'est super important, c'est super précieux, parce qu'un bon psy va t'aider à comprendre pourquoi tu te mets autant de pression, pourquoi tu n'arrives pas à dire non, d'où vient ton rapport perfectionniste au travail. Alors oui, c'est utile, parfaitement, mais comprendre quelque chose et le changer, ce n'est pas du tout la même chose. Je connais des gens qui ont passé 10 ans en thérapie, alors qu'ils comprennent parfaitement leur fonctionnement. et qui malheureusement continue à se laisser écraser par les mêmes situations. La compréhension sans un outil concret, voire même sans des outils concrets, ça reste dans la tête. Et dans la vraie vie, sous pression à 9h du matin face à ton N plus 1 qui te charge avec un nouveau dossier, t'es de retour à tes vieux réflexes en 15 secondes chrono. Troisième truc, changer d'environnement. Nouveau poste. Nouvelle entreprise et parfois même une reconversion totale et souvent rechute dans le nouvel environnement. Parfois même plus vite qu'avant parce que tu arrives épuisé que tu n'as pas réglé ce qui a créé le burn out. Tu as juste déplacé le problème, tu ne l'as pas résolu. Et quatrième truc le plus insidieux de tous peut-être les médicaments anxiolytiques antidépresseurs dans certains cas effectivement c'est nécessaire pour traverser la phase aiguë mais il ne change rien à ta façon de fonctionner il baisse le volume de la douleur et quand tu les arrêtes tu te retrouves face aux mêmes situations avec les mêmes réflexes juste sans le filet tout ça ce sont des béquilles alors des béquilles utiles parfois indispensable mais des béquilles qui t'aident à marcher pendant que tu récupères. Elles ne réparent pas la jambe. Alors voilà ce que j'ai compris avoir accompagné plus de 20 000 personnes en burnout depuis 2013. Après avoir écrit même un livre sur le sujet et surtout après avoir vu que la majorité des personnes venaient chez moi parce qu'elles avaient rechuté malgré tout ce qu'elles avaient pu mettre en place. Le burnout ne vient pas de ton travail. Alors je sais, ça peut sembler... Parfaitement contre-intuitif. Mais alors, s'il te plaît, avant de m'incendier dans les commentaires, prends juste deux minutes le temps de m'écouter. Ton boulot est stressant, ton management est probablement toxique, ta charge de travail est démesurée. Oui, tout ça c'est réel, mais ce n'est pas la cause, c'est le déclencheur. La vraie cause, elle est beaucoup plus ancienne, elle vient de ton enfance. Laisse-moi juste t'expliquer. Dans nos premières années de vie... notre cerveau développe ce qu'on appelle des drivers, des programmes inconscients, des croyances profondes sur ce que tu dois faire pour avoir de la valeur, pour être aimé, pour être en sécurité. Ces drivers varient d'une personne à l'autre, mais les plus courants sont « fais plaisir » . Celui-là, c'est celui où tu crois que tu dois satisfaire les autres pour être parfaitement accepté. Sois fort, tu n'as pas le droit de montrer ta vulnérabilité. Fais des efforts, ta valeur dépend de ta productivité. Sois parfait. L'erreur n'est pas permise. Fais vite ! Tu dois toujours faire plus. Allez plus loin. Ces drivers, tu n'as pas choisi de les avoir. Ils se sont installés dans ton cerveau quand tu étais enfant. Souvent pour de très bonnes raisons à l'époque. Peut-être que dans ta famille, montrer de la faiblesse entraînait des moqueries. Peut-être que même l'amour que tu recevais était conditionné à tes performances. Peut-être que tu as appris très tôt... que pour exister, il fallait te rendre utile. Alors oui, ces programmes, ils ont été utiles. Ils t'ont permis de t'adapter, de réussir, de te faire une place, et aujourd'hui, malheureusement, ils sont en train de te détruire. Parce qu'un driver comme « fais plaisir » te pousse à dire oui à tout le monde, à absorber les demandes des autres sans jamais vraiment poser de limites. Un driver comme, par exemple, « sois fort » , il t'interdit de demander de l'aide, même... Quand tu en as besoin, un driver comme fait des efforts, lui, il te fait culpabiliser dès que tu te reposes. Et quand l'environnement professionnel met trop de pression, un mauvais management, la surcharge, un manque de reconnaissance, le driver, lui, ce qu'il fait, c'est qu'il va s'emballer. Il va te pousser dans le rouge jusqu'à ce que le disjoncteur saute. C'est ça ton burn-out. Et maintenant, tu comprends pourquoi le repos seul, ça ne va pas suffire. Oui, tu débranches l'appareil. Mais le driver, lui, attend tranquillement que tu te sentes mieux pour reprendre le contrôle. Dès que tu remets les pieds au boulot, il est là et il repart. Et c'est pour ça que tu peux changer de boîte et rechuter dans la nouvelle. En fait, tu emmènes ton driver avec toi et c'est pour ça que même 10 ans de thérapie ne suffisent pas toujours. Si la thérapie ne recâble pas le driver, oui, elle va t'aider à comprendre le problème, mais elle ne va pas le résoudre. C'est pour ça que les vacances, elles ne marchent pas sur le long terme. Le driver, lui, tu vois, il ne prend pas de congé. Et il y a quelque chose d'encore plus important, quelque chose que j'ai découvert dans mon travail. Le burn-out, ça ne touche pas uniquement ton rapport au travail. Il touche ta vie entière. Il touche, bien évidemment, tu l'as remarqué, ton sommeil, ton organisation du quotidien, tes relations, que ce soit au boulot, que ce soit en couple, avec tes enfants. Bien évidemment, il touche aussi ton rapport à l'argent, le sens que tu donnes à ce que tu fais, ta façon de te voir toi-même. Alors, il faut savoir qu'on compte au moins 11 domaines de vie impactés par un burn-out profond. 11 ! Et quand tu vas voir un psy, il travaille sur un ou deux de ces domaines. Quand tu fais du coaching, peut-être que le coaching va travailler sur 3 ou 4 de ces domaines, mais les 7 ou 8 autres, qui s'en occupent ? La personne en fait. Et malheureusement, c'est souvent là... Que l'on rechute. Alors concrètement, qu'est-ce qu'on fait avec tout ça ? Maintenant que je t'ai expliqué tout ça, tu vas me demander, ok, qu'est-ce que tu vas faire ? Eh bien, il y a trois choses que tu peux faire, que tu peux commencer à faire dès maintenant, même si tu te sens encore un petit peu dans le creux de la... La première chose, identifie ton driver dominant. Ce que je vais te demander de faire, c'est que ce soir tu vas prendre 5 minutes et tu vas te poser cette question dans ma vie, à qui est-ce que je n'arrive vraiment pas à dire non ? Est-ce que c'est mon chef, mes parents, mon conjoint ou ma conjointe, mes enfants, mes clients ? Deuxième question, qu'est-ce que je continue à faire même quand je suis complètement rincé de fatigue ? Est-ce que c'est travailler le week-end, répondre aux mails à 23h ? Prendre en charge les problèmes des autres avant les miens. Tes réponses, c'est l'empreinte de ton driver. C'est là que se cache la racine de ton burnout. La bonne nouvelle, c'est qu'un driver identifié, ça peut être reprogrammé. Alors attention, ça prend du travail. Ça ne se fait pas juste en lisant un article, mais ça se fait. Deuxième chose, je veux que tu arrêtes de chercher une solution à un problème. Le burnout, ce n'est pas un problème unique avec une solution unique. C'est un système complet, un système de croyance, de comportement, un système d'habitude, de relation, d'organisation qui s'est mis en place sur des années. Et si tu essayes de régler ça avec un seul outil, que ce soit le repos, le psy, le sport, la méditation, en fait tu traites un rouage sur onze. Ça ne veut pas dire que tu dois tout faire en même temps, attention, écoute-moi bien, ça veut dire que tu dois avoir une vision globale, une vision d'ensemble. Comprendre que le travail sur toi-même ne se limite pas juste à une séance hebdomadaire chez un professionnel. C'est bien de le faire, c'est mieux que rien, mais ça n'arrange pas globalement le truc. Troisième chose, distingue soulagement et guérison. C'est peut-être la chose la plus importante que je vais dire dans cet épisode. Le soulagement, c'est quand tu te sens mieux. La guérison, c'est quand tu fonctionnes vraiment différemment. Tu peux te sentir mieux après deux semaines de vacances, malheureusement, et rechuter trois semaines après. La reprise parce que le soulagement, c'est l'absence de symptômes. La guérison, c'est complètement autre chose. La guérison, c'est un changement profond dans ta façon de te rapporter à toi-même, aux autres et au travail. Alors la question que je te pose, est-ce que quelque chose a vraiment changé dans ta façon de fonctionner depuis ton burn-out ? Alors pas dans ton environnement, en toi. Est-ce que tu dis non plus facilement qu'avant ? Est-ce que tu poses des limites sans culpabiliser ? Est-ce que... Tu as l'impression que tu dors vraiment, profondément, ou est-ce que tu as juste l'impression de tenir ? Si la réponse honnête à toutes ces questions, ce n'est pas vraiment, alors tu es en soulagement, tu n'es pas en guérison, et c'est ok, c'est bien. Le reconnaître, c'est déjà la première étape pour changer. Avant qu'on ne se quitte, si cet épisode t'a parlé, c'est probablement parce que tu vis tout simplement, exactement ce dont on vient de parler. Et si c'est quelque chose qui te parle, alors dans ce cas j'ai quelque chose pour toi. J'ai créé, tu le sais, la méthode Quick Change. C'est une méthode complète pour sortir définitivement, j'insiste, du burn-out, ne plus jamais rechuter. Ce n'est pas du repos, ce n'est pas de la thérapie classique, c'est une transformation en profondeur sur tous les domaines de ta vie. En 3 à 4 mois, si tu veux comprendre si Quick Change est fait pour toi, tu peux prendre un rendez-vous, c'est 100% offert, avec un membre de mon équipe. C'est un appel de 30-45 minutes, il y a zéro engagement. On regarde ensemble ta situation, ce qui t'a amené juste à plonger et ce qu'il te faut concrètement pour t'en sortir pour de bon. Le lien pour réserver ce créneau, il se trouve dans la description. Donc prends ce temps pour toi, tu verras, c'est le premier pas vers quelque chose qui change réellement. Et moi comme d'habitude, je te dis à très vite.