Speaker #020 000, c'est le nombre de personnes que j'ai accompagnées en burnout depuis que je fais ce métier. 20 000 histoires différentes. 20 000 situations, 20 000 contextes, 20 000 vies. Pourtant, quand je regarde les gens qui rechutent, ceux qui pensaient s'en être sortis et qui se retrouvent à nouveau au fond du trou, il y a toujours les mêmes erreurs. Il y en a 3. Il n'y en a pas 10, il n'y en a pas 20, il y en a 3. Et ce qui me dérange, après toutes ces années, c'est que ces erreurs, très souvent, elles sont invisibles. Personne, je dis bien personne, ne les voit venir parce qu'elles ressemblent exactement à des bonnes décisions. C'est exactement ce qu'on va tenter de décortiquer aujourd'hui. Bonjour, bienvenue évidemment dans ce nouvel épisode des survivants du burn-out. Je m'appelle Théo Duverger. Avant d'accompagner des gens au burn-out, j'étais docteur en médecine vétérinaire et ce que la médecine m'a appris... animal comme humain d'ailleurs c'est que les erreurs les plus dangereuses ne sont jamais les plus évidentes ce sont celles qui ont l'air raisonnable et depuis plus de 10 ans j'ai créé la méthode Quick Change j'ai accompagné encore une fois des milliers de personnes à sortir du burn-out un autre, alors pas juste à aller mieux temporairement, j'insiste, mais ne plus jamais y retourner. Et dans ce travail de terrain, pas depuis des livres, pas depuis de la grande théorie, depuis de vrais gens, de vraies séances, de vrais retours, j'ai observé un schéma qui se répète toujours. Ceux qui rechutent font presque systématiquement trois erreurs et ceux qui ne rechutent pas ont évité ces trois erreurs, parfois sans même le savoir. Alors, je vais te les donner clairement, concrètement. pour que toi aussi, tu puisses les éviter à ton tour. Mais avant de te présenter ces fameuses trois erreurs, je veux te dire quelque chose de vraiment important. Les gens qui font ces erreurs ne sont pas des gens naïfs, ils ne sont pas négligents. Ce sont souvent les personnes les plus intelligentes, les plus conscientes et les plus motivées. Et généralement, c'est précisément pour ça qu'ils retombent dedans. Parce que ces erreurs ont l'apparence de la sagesse. Elles semblent logiques, raisonnables, même responsables. La première fois que vous avez vu un chien, vous vous êtes dit, qu'on sort d'un burn out on fait ce qu'on peut avec ce qu'on sait et ce qu'on sait c'est souvent insuffisant pas parce qu'on est limité c'est pas mon propos mais parce que personne ne nous a jamais vraiment expliqué comment fonctionne le burn out en profondeur alors on va improviser et on improvise bien en apparence jusqu'à ce que tout recommence donc voilà les trois erreurs la première erreur c'est de loin la plus fréquente c'est de confondre soulagement avec guérison. Tu t'es arrêté, tu t'es reposé et au bout de quelques semaines, tu commences à aller mieux. L'anxiété diminue, le sommeil revient, tu te dis un matin, ça y est, c'est bon, j'en suis sorti. Et là, tu fais quelque chose d'absolument humain, tu baisses ta garde. Ce que tu fais, c'est que tu reprends les activités que tu avais jusqu'alors mis en pause, tu te remets à porter des responsabilités, tu dis oui à des choses auxquelles tu aurais dû encore dire non. Parce que tu te sens tout simplement mieux et donc tu penses que tu es guéri. Ok, voilà, ce que j'ai observé des centaines de fois, c'est que le soulagement arrive en quelques semaines, la guérison, elle, elle prend plus de temps, elle prend des mois. Et entre les deux, il y a une fenêtre de vulnérabilité. Une période où tu te sens assez bien pour reprendre, mais où les causes profondes n'ont pas encore été traitées. Et c'est exactement dans cette fenêtre que la rechute se prépare. silencieusement, sans signal d'alarme, jusqu'au jour où un événement, souvent anodin, rallume le tout. Et là, tu te retrouves à zéro. Parfois même plus bas qu'avant, parce que cette fois, tu ne t'y attendais pas, tu croyais en avoir fini, et boum, ça recommence. Alors la règle que je donne à toutes les personnes qu'on accompagne dans le Quick Change, tu ne lèves pas le pied sur le travail intérieur tant que tu n'as pas traversé une période difficile en restant stable. Pas en gérant à la perfection. en restant debout sans t'effondrer. Ça, c'est la guérison réelle. Ce n'est pas l'absence de tempête, ça n'existe pas. C'est la capacité à tenir pendant la tempête. La deuxième erreur, je l'appelle l'erreur du décor. C'est quand quelqu'un sort d'un burn-out et décide que ça y est, la solution, c'est de changer d'environnement. Nouveau poste, nouvelle entreprise, nouvelle ville, nouveau secteur, parfois même une reconversion complète. Je vais être clair, parfois changer d'environnement, c'est une bonne décision. Parfois, le contexte... et toxique et rester, ça serait une erreur. Mais voilà où le piège se referme. La plupart des gens changent d'environnement sans changer leur façon de fonctionner à l'intérieur. Alors ils arrivent dans leur nouveau poste avec les mêmes drivers, la même incapacité à prendre sa place, à dire non, le même besoin de tout contrôler, la même peur de décevoir, la même incapacité à déléguer, la même tendance à se faire passer en dernier et le nouveau poste, au début, c'est tout beau. Tout est frais, il y a de l'enthousiasme, alors tu es motivé, tu veux bien faire, mais... 3 mois, voire 6 mois, voire 1 an après, les vieux réflexes reviennent. Ta charge augmente, tu commences à dire oui à beaucoup trop de choses et c'est reparti, le cycle recommence. J'ai une cliente qui a changé 3 fois d'entreprise en 5 ans. Chaque fois, elle était convaincue que le problème venait de l'environnement extérieur, la direction toxique, la culture d'entreprise, le secteur. Et quand elle est arrivée chez nous dans le Quick Change, elle travaillait dans l'entreprise de ses rêves. Et pourtant, elle était en burn-out pour la quatrième fois. Parce que le problème, il ne s'était jamais posé dans une salle de réunion, il s'était posé entre ses deux oreilles. Dans ses peurs, dans ses croyances, dans ses injonctions de l'enfance, les fameux drivers. On a travaillé sur ça ensemble et depuis, elle est dans la même entreprise et cette fois, elle va bien. Donc, changer de décor sans changer l'acteur, c'est jouer la même pièce de théâtre mais dans un autre théâtre. Le public change. le texte, lui, il est identique. Enfin, la troisième erreur, c'est celle dont personne ne parle parce qu'elle est bien cachée derrière une valeur qu'on admire, l'autonomie, la force, l'indépendance. Les gens qui font les burn-out les plus sévères, je l'ai observé encore et encore, ce sont les gens les plus compétents, les gens les plus capables, les plus autonomes, ceux qui ont toujours géré leurs problèmes eux-mêmes, ceux qui n'ont jamais eu besoin de demander de l'aide. Et quand le burn-out arrive, alors ces gens-là font exactement ce qu'ils ont toujours fait. Devine ? Eh ben ouais, ils gèrent. Ils lisent des livres, ils écoutent des podcasts, ils s'informent, ils font parfois du sport, de la méditation, du journaling, très à la mode ça. Ils créent leur propre protocole de guérison. Et parfois, ça aide, ça soulage, un temps. Mais voilà le problème, le burn-out c'est une blessure de l'identité. Et on ne peut pas soigner une blessure de l'identité avec les mêmes outils mentaux qui ont créé. la blessure. C'est comme essayer de voir son propre angle mort. Par définition, tu ne peux pas. Tu as besoin de quelqu'un en dehors de toi pour te montrer tout simplement ce que tu ne vois pas. Les gens qui guérissent vraiment, ceux qui ne rechuteront jamais, ils ont tous eu un moment de vérité. Un moment où ils ont dit « Non, je ne peux pas faire ça tout seul. Ce n'est pas possible. J'ai besoin d'un regard extérieur. J'ai besoin d'un cadre. » que je n'arrive pas à me donner moi-même. Ce moment de vérité, c'est souvent le moment le plus difficile pour les personnes qui sont fortes. Pourquoi ? Parce qu'il ressemble à une capitulation. Mais c'est exactement l'inverse. Demander de l'aide quand on en a besoin, c'est la chose la plus lucide qu'on puisse faire. C'est reconnaître la réalité telle qu'elle est, pas telle qu'on voudrait qu'elle soit. Et ça, c'est ce qu'on appelle le vrai courage. Quand j'ai créé le programme Quick Change, j'avais ces trois erreurs en tête. Pas comme une liste théorique, comme des patterns que j'avais vu détruire des gens qui pourtant faisaient tout ce qu'on leur disait de faire. Alors j'ai construit la méthode pour répondre à chacune d'elles. Et pour l'erreur numéro 1, le programme dure en moyenne 90 jours. Pas parce que c'est un chiffre marketing, parce que c'est le temps minimum pour traverser des cycles émotionnels réels, identifier les déclencheurs, tester de nouveaux comportements et valider surtout de la stabilité que ça tient même dans les moments difficiles. On ne te lâche pas tant que tu ne vas pas mieux. On continue jusqu'à ce que tu ailles vraiment mieux. Et pour l'erreur numéro 2, le cœur du travail, c'est toi en fait, pas ton environnement, toi. Tes drivers, tes croyances, ta façon de répondre au stress. On ne te dit surtout pas de changer de job. On te donne les outils pour que peu importe le job, tu ne te perdes plus jamais toi-même. à l'intérieur de celui-ci. Pour l'erreur numéro 3, Quick Change, ce n'est pas un programme en autonomie. C'est fait avec un accompagnant, des séances hebdomadaires, des personnes qui sont disponibles, moi aussi qui suis disponible directement pour les personnes qui nous font confiance, parce que guérir seul d'une blessure identitaire, c'est possible. Mais c'est long, c'est incertain, et souvent insuffisant, alors qu'avec un regard extérieur et un cadre structuré, là, c'est une autre histoire. Évidemment, si tu t'es reconnu dans une de ces trois erreurs, ou même dans les trois, je veux que tu saches quelque chose, ce n'est pas un signe que tu as échoué. C'est un signe que tu as fait ce que tu pouvais avec ce que tu savais à l'époque. Mais maintenant, tu sais. Maintenant, tu es au courant. Et avec cette information, clairement, tu as le choix de faire différemment. Si tu veux savoir exactement où tu en es, si tu veux qu'on regarde ensemble tes patterns, tes déclencheurs, et si Quick Change peut t'aider à ne plus jamais rechuter, Et alors ? tu peux réserver un appel avec un consultant de notre équipe. C'est 100% gratuit. Il n'y a aucun engagement. 45 minutes, 1 heure avec quelqu'un qui comprend exactement ce que tu traverses. Le lien, il est là dans la description. Et si cette vidéo, si ce podcast, si cet épisode t'a apporté quelque chose, partage-le. Parce qu'il y a autour de toi des gens qui vivent exactement ça, qui ne savent pas encore que ces 3 erreurs existent. Donc, prends soin de toi. Abonne-toi et comme d'habitude, à la semaine prochaine.