Speaker #0Tu as relu ce mail 5 fois, tu pleures dans ta voiture, ça fait 6 mois que tu te dis « Allez, c'est pas grave, c'est juste une période un tout petit peu plus chargée » . Je m'appelle Théo Duverger, je suis un ancien docteur en médecine vétérinaire. Depuis 2013, j'ai accompagné plus de 20 000 personnes en burn-out. J'ai même écrit un livre sur le sujet qui a été numéro 1 des ventes sur Amazon et je donne des conférences un petit peu partout dans le monde sur ce sujet. Je suis aussi expert à l'Association pour le progrès du management et au CJD dans cette vidéo. Tu vas comprendre exactement pourquoi. Pourquoi une partie de toi, elle savait cette partie de toi et pourtant, tu as continué jusqu'au burn. Tu as relu ce mail cinq fois sans comprendre pourquoi il te semblait soudain plus compliqué qu'avant. Tu as eu cette réunion où tu étais là, tu étais là physiquement, tu as même acquiescé, tu as peut-être même souri, tu as pris des notes, mais alors tu étais complètement absent, complètement. Tu as même pleuré dans ta voiture un mardi matin. avant d'entrer au bureau, et tu as dit à ta famille, ça va, c'est juste une période qui est un petit peu chargée. Sauf que ça fait six mois que tu dis ça. Et le truc qui me frappe le plus après avoir accompagné plus de 20 000 personnes en burn-out, c'est pas que les gens ne voient pas venir leur burn-out, c'est qu'ils le voient, ils sentent les signaux et ils continuent quand même. Pourquoi ? C'est exactement la question à laquelle on va répondre aujourd'hui. Et je te préviens, la réponse va probablement... te faire l'effet d'un miroir. Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burnout. Aujourd'hui, on va parler de pourquoi tu ne vois pas venir ton burnout. Voilà ce que j'ai compris, et c'est probablement la chose la plus contre-intuitive que tu vas entendre sur le burnout. Le burnout ne vient pas de ton travail. Alors je sais, ça semble impossible, ton travail est stressant, t'as chargé de démesurer, t'as des responsabilités, peut-être que ton manager est toxique. Tout ça, c'est réel, c'est vrai, mais c'est pas la cause. Ton travail, c'est le déclencheur. La vraie cause est beaucoup plus ancienne. Elle vient de ton enfance, dans tes premières années de vie. Ton cerveau a développé ce qu'on appelle des drivers, des programmes inconscients, des croyances profondes sur ce que tu dois faire pour avoir de la valeur, pour être aimé, pour être en sécurité. Fais plaisir, sois fort, sois parfait, fais des efforts, fais vite. Et voilà pourquoi tu ne vois pas venir ton burn-out. Parce que ces drivers t'ont appris à ignorer certains signaux, pas tous, juste ceux qui te demanderaient de t'arrêter. Prenons le driver soif fort, si tu as grandi dans un environnement où montrer de la vulnérabilité c'était mal vu, eh bien ton cerveau a littéralement appris à filtrer les signaux d'épuisement avant même qu'ils atteignent ta conscience. La fatigue existe, la douleur existe, mais quelque chose en toi les minimise automatiquement. C'est pas grave, je gère. Oui, les autres aussi ont des vraies raisons de se plaindre, moi ça va. Ce n'est pas du déni volontaire, c'est un mécanisme de protection installé il y a 20 ou 30, 40 ans peut-être, et qui aujourd'hui te met en danger. Le driver fait plaisir crée un autre angle mort. Si ta valeur est conditionnelle à la satisfaction des autres, alors t'arrêter, même pour te soigner, ça devient une menace. Parce que si tu t'arrêtes, tu vas décevoir ton équipe, ta direction, tes clients. Et décevoir pour ce driver, c'est existentiellement dangereux. Alors toi, tu continues. Même si tu es épuisé, même quand ton corps te hurle, il faut t'arrêter. Et puis enfin, il y a le soin parfait. Alors celui-là, il est particulièrement vicieux parce qu'il te fait interpréter les signaux d'épuisement comme des preuves de faiblesse plutôt que comme des informations utiles. La fatigue, c'est que tu n'es pas assez résistant. Les erreurs qui s'accumulent, c'est que tu ne travailles pas assez bien. Et donc, tu compenses, tu travailles plus, tu te surveilles davantage et tu t'enfonces. Il y a un deuxième mécanisme que je veux nommer. Et celui-là, je ne l'entends nulle part. Nulle part ailleurs en tout cas. C'est ce que j'appelle la normalisation progressive. Ton cerveau est extraordinairement doué pour s'adapter à des conditions de travail dégradées et les considérer comme normales. Après trois mois à fonctionner à 60% de tes capacités cognitives, ce niveau devient ton niveau normal. Tu ne réalises même plus que tu es en dessous de ce que tu devrais être. Tu as perdu la référence. Et c'est pour ça que la question « est-ce que tu vas bien ? » ça ne sert à rien. Parce que tu te compares à toi d'il y a deux semaines, pas à toi d'il y a deux ans. Et toi, il y a deux semaines, il était déjà dégradé. Il y a un troisième mécanisme. Celui que je vois chez quasiment toutes les personnes dans un burn-out avancé, et je te le donne dans quelques minutes. Mais avant, je voudrais qu'on parle de ce que tu as probablement déjà essayé. Si ce que je viens de te dire te parle, si tu te reconnais dans un de ces drivers, de ta façon de fonctionner, le lien pour prendre rendez-vous s'est offert avec mon équipe. Il est dans la description. On passe 45 minutes, une heure ensemble, c'est sans engagement. Mais pour l'instant, on continue. Alors, qu'est-ce qu'on fait en général quand on commence à sentir que quelque chose ne va pas ? Premier réflexe. On minimise. Oui, bon ben c'est une mauvaise semaine. Tout le monde est sous pression en ce moment. Allez, j'exagère peut-être. La comparaison avec les autres, c'est un mécanisme redoutable. Parce que tu as toujours quelqu'un dans ton entourage, un relou, qui semble tenir mieux. On va l'appeler Patrick. Ou du moins, qui ne montre pas qu'il ne tient pas. Deuxième réflexe, reporter. Non, je vais agir, promis, je prendrai le temps pour moi, mais après ce projet. Non, je verrai mon médecin, mais... après les vacances. Oui, je vais voir comment ça évolue, puis après on verra. Tu vois, le report, c'est confortable. C'est confortable parce qu'il donne l'illusion d'une action, mais sans en avoir le coup immédiat. Troisième réflexe, compenser. Tu dors plus le week-end, tu fais du sport pour évactuer, tu médites peut-être le matin, tu prends des compléments alimentaires, ça c'est le truc à la mode aussi. Et pendant quelques jours, manifestement, ça va un peu mieux. Et puis ça reprend. Parce que tu traites le symptôme, tu ne traites pas la cause, et elle, elle continue d'opérer. Et voilà le troisième mécanisme que je t'avais promis. C'est ce que j'appelle l'adaptation fonctionnelle. Tu continues à fonctionner, tu continues à livrer, à assurer, tu continues à être présent, et cette capacité à tenir malgré tout devient une preuve supplémentaire que ça va. Ton entourage ne voit rien, ton employeur ne voit rien, et toi, tu interprètes ta propre résistance comme une absence de problème. jusqu'au jour où ton corps, lui, va décider à ta place. Le malaise dans le parking, la crise de larmes incontrôlables un lundi matin, l'incapacité totale à se lever, ton corps, lui, va débrancher de force ce que la tête refusait de débrancher volontairement. Et je vais être précis sur quelque chose. Le repos après cet effondrement, tu vois, les vacances, l'arrêt maladie, le week-end prolongé, ça traite la fatigue. Ça ne traite pas les drivers. Ça ne recable pas les programmes inconscients qui ont... filtrer les signaux pendant des mois. C'est exactement pour ça que la rechute est quasiment automatique. Tu reviens dans le même environnement avec les mêmes mécanismes, juste un peu moins usés. Alors, trois choses que tu peux faire dès maintenant. Pas dans six mois. Première chose, fais le test. Fais le test des deux ans, pas le test de la semaine dernière. Le test des deux ans. Prends une feuille, note. Il y a deux ans, comment est-ce que tu fonctionnais ? ta qualité de ton sommeil, ta capacité à te concentrer une heure sur un dossier complexe, ton niveau d'enthousiasme le lundi matin, ton appétit pour les nouveaux projets. Et compare avec aujourd'hui, avec un idéal, avec toi il y a deux ans. Si la différence est significative, il y a une information. Pas une certitude de burn-out, mais une information que tu ne peux pas ignorer parce que la dégradation progressive, on ne la voit pas quand on est dedans. La voir sur une ligne de temps, ça... casse la normalisation. Deuxième chose, nomme ton driver dominant. Une seule question, dans ta vie professionnelle, qu'est-ce que tu n'arrives vraiment pas à arrêter de faire, même quand tu es épuisé ? Répondre au mail le soir, driver fait plaisir, ou fait des efforts. Ne jamais dire non à une nouvelle demande, ça s'est fait plaisir. Travailler le week-end sur un dossier qui peut attendre lundi, soit parfait. Ou peut-être même soit fort. Garder pour toi que tu souffres, ça c'est soit fort, c'est sûr. Le comportement que tu n'arrives pas à arrêter, c'est l'empreinte de ton driver. Et cette information est précieuse. Pas pour te flageller, évidemment, mais pour comprendre où le travail doit commencer. Troisième chose, arrête de confondre tenir et aller bien. Tenir, c'est continuer à fonctionner malgré une dégradation. Aller bien, c'est fonctionner avec des ressources suffisantes. Alors la prochaine fois que tu te dis ça va, je tiens, pose-toi cette question. Est-ce que je tiens ou est-ce que je vais vraiment bien ? Si la réponse honnête c'est je tiens, alors quelque chose en toi c'est déjà. Avant qu'on ne se quitte, si cet épisode t'a parlé, c'est probablement parce que tu vis exactement ce dont on vient de parler. Si c'est le cas, j'ai quelque chose pour toi. J'ai créé le Quick Change, une méthode complète pour sortir définitivement du burnout et ne plus jamais rechuter. C'est pas du repos, c'est pas de la thérapie classique, c'est une transformation en profondeur sur... tous les domaines de ta vie. Ça se fait en 3 à 4 mois. Si tu veux comprendre si le quick change est fait pour toi, alors prends un rendez-vous avec un membre de mon équipe. C'est 100% offert, il n'y a pas d'engagement. C'est un appel ou une visio de 45 minutes à 1 heure. On va voir ensemble ta situation précise et spécifique. On va te montrer comment tu peux t'en sortir avec des conseils spécifiques et précis. Si ce qu'on a vu aujourd'hui t'a parlé, alors prends un rendez-vous. C'est probablement le premier pas que tu fais vers toi. et vers ton changement. Je te dis à très vite.