Speaker #0Vendredi 17h, le mail tombe, tu veux dire non et tu réponds il n'y a pas de problème. Je suis Théo Duverger, un ancien docteur en médecine vétérinaire. J'ai accompagné plus de 20 000 personnes en burn-out depuis 2013, ça commence à faire un petit moment. Je donne des conférences sur ce sujet partout dans le monde et mon livre a été numéro 1 des ventes Amazon à sa sortie. Je suis expert à l'association pour le progrès du management et au CJD. Dans cette vidéo, tu vas avoir des outils concrets pour pouvoir dire non. sans détruire la relation et sans culpabiliser après. Ton N plus 1 t'envoie un nouveau dossier, vendredi à 17h. Tu lis le mail, tu sens quelque chose dans la poitrine, tu sens une résistance, une fatigue, une petite voix qui te dit « Oh non, pas ça, pas maintenant, pas maintenant, j'avais prévu un week-end. » Et tu réponds « Évidemment, pas de problème, je regarderai ça ce soir. » Ton collègue te demande de prendre en charge sa présentation pour lundi parce qu'il est vraiment débordé. Alors toi aussi, tu es débordé. Pourtant tu dis oui. Ta direction te propose d'animer une nouvelle réunion hebdomadaire, en plus de tout le reste évidemment. Tu penses « mon dieu, j'ai déjà trop à faire » , mais tu réponds « avec plaisir Patrick » . Et le soir, dans ta voiture, ou sous ta douche, ou à 3h du matin quand tu n'arrives plus à dormir, tu te demandes « mais pourquoi, pourquoi tu n'arrives pas à dire non ? » Pourquoi c'est si difficile pour toi alors que ça semble si simple pour les autres ? La réponse n'est pas dans ton caractère, elle est dans ton enfance. Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burn-out. Pourquoi tu n'arrives pas à dire non ? Et comment changer ça, bien évidemment ? Parce que la plupart des gens croient sur le fait de dire non. Ils croient que c'est une question de caractère, que certaines personnes sont naturellement assertives, qu'elles savent poser des limites sans effort, qu'elles n'ont pas peur du conflit, et que d'autres, comme toi peut-être, ne sont pas faites comme ça. C'est faux. dire non. Pas un trait de caractère, c'est une compétence. Et comme toute compétence, bonne nouvelle, elle s'apprend. Mais pour l'apprendre vraiment, il faut d'abord comprendre pourquoi toi tu n'y arrives pas. Et la réponse, je la vois chaque semaine dans mon travail. Elle est presque toujours la même. Tu n'arrives pas à dire non parce que quelque part, profondément, une partie de toi croit que si tu déçois quelqu'un, tu perds quelque chose d'essentiel. Sa reconnaissance, son respect, peut-être son amour si c'est... quelqu'un de proche, et cette croyance ne vient pas de ton travail actuel. Elle vient de beaucoup plus loin. C'est ce qu'on appelle le driver fait plaisir. C'est un programme inconscient installé dans l'enfance, souvent dans des familles où l'amour était conditionnel rapporté au comportement. Où être aimé dépendait de satisfaire les attentes des autres ou ne pas décevoir était une condition de survie émotionnelle. Alors devenu adulte, ce programme tourne en arrière-plan 24h sur 24 et à chaque fois qu'une situation te demande de poser une limite, il se déclenche. Il te dit que refuser, c'est risquer de perdre la relation. Que dire non, c'est être égoïste. Que les vrais professionnels sont disponibles. Que tu peux t'organiser pour faire les deux, évidemment. Le résultat, tu absorbes, tu accumules et tu te surcharges et tu t'épuises en souriant évidemment pour que personne ne s'inquiète. Mais quelque chose d'important que je voudrais que tu comprennes. Le driver fait plaisir, ce n'est pas un défaut. Il t'a probablement rendu excellent dans ton travail, disponible, fiable, apprécié. Les gens savent qu'ils peuvent compter sur toi. Et ça, c'est une qualité réelle. Le problème, c'est que ce driver ne connaît pas de limite. Il ne s'arrête pas. Quand tu es épuisé, il continue. Il te pousse à dire oui. Quand tu deviens directeur, manager, quand tu deviens parent, quand tu cumules les rôles et les responsabilités, jusqu'à ce que ton corps décide que la limite, c'est lui qui va la poser. Il y a une distinction que je n'entends jamais faire à ce sujet, entre dire non à la personne et dire non à la demande, et c'est cette distinction qui change tout. J'y reviens dans quelques minutes. Mais si d'ores et déjà tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, eh bien, il y a un lien. Pour prendre rendez-vous, c'est offert avec un membre de mon équipe, et ça se trouve dans la description. On en parlera ensemble, on regarde ta situation, c'est sans engagement. Juste avant ça, qu'est-ce qu'on essaye en général pour apprendre à dire non ? Première tentative, les phrases toutes faites. « Je vais voir ce que je peux faire. » « Ce n'est pas possible en ce moment. » « Attends, je dois vérifier dans mon agenda. » Ces phrases, elles ont une utilité. Elles achètent du temps, mais elles ne changent rien à la croyance sous-jacente. Décidément, je bafouille. Et dans 10 jours, tu dis oui à la même demande avec une formulation différente. Deuxième tentative, le coaching en organisation et en communication assertive. Mon Dieu, que ça paraît bien sur le papier. Tu apprends la communication non-violente, le « je » plutôt que le « tu » parce qu'on t'a dit que le « tu » tue. Les formules bienveillantes, et tu les appliques. Tu les appliques pendant deux semaines. Puis la pression monte, le contexte devient difficile, et évidemment tu reviens à tes automatismes. Parce que sous la pression, le cerveau revient toujours à son programme par défaut, et ton programme par défaut, toi, c'est « fais plaisir » . Troisième tentative, te rappeler que tu as le droit de dire non. Tu lis des livres sur la confiance en soi. Tu te répètes que tes besoins comptent. Alors intellectuellement, ça fait du bien. Intellectuellement, tu sais que c'est vrai. Mais dans le moment... quand ton chef est en face de toi et qu'il attend ta réponse, il y a quelque chose de plus fort que ta conviction intellectuelle qui prend le dessus. Tu le vois à ce moment. Parce que savoir et faire, ce n'est pas du tout la même chose. La connaissance ne change rien à tes programmes automatiques. Seul le recâblage du driver va changer. Et voilà la distinction dont je te parlais. Dire non à une demande, c'est dire cette demande spécifique, mais pas possible pour moi maintenant. Ce n'est pas dire non à la personne, ce n'est pas dire non à la relation, à la... collaboration. C'est une information sur ta capacité disponible, pas un jugement sur l'autre. Quand tu as un driver fait plaisir, fort. Ton cerveau confond systématiquement les deux. Refuser la demande égale rejeter la personne. Et comme rejeter une personne c'est inacceptable pour toi, tu acceptes toutes ces demandes. Même celles qui sont en train de te détruire. Trois choses concrètes à appliquer cette semaine, pas la semaine prochaine. Première chose, Identifier le contexte déclencheur. Ton driver fait plaisir, ne s'active pas de façon égale avec tout le monde. Il y a des personnes, des personnes précises, des contextes précis qui l'activent beaucoup plus que d'autres. Donc cette semaine, note chaque fois que tu dis oui à quelque chose que tu aurais voulu refuser. Et pour chaque situation, note à qui, dans quel contexte, qu'est-ce que tu craignais de perdre en disant non. Cette liste va te donner quelque chose d'extrêmement précieux. elle va te donner une carte. de tes déclencheurs. Et une carte, on peut la lire, on peut s'y préparer. Deuxième chose, prépare ta phrase à l'avance. Sous pression, l'improvisation, ça ne marche pas. Tu vas revenir à tes automatismes. Alors, avant d'être dans la situation qui déclenche, prépare une phrase, une seule, simple, directe, non négociable. Par exemple, je comprends, je comprends l'urgence pour toi. Pour moi, ce n'est pas possible sans retirer autre chose à ma liste. Donc, qu'est-ce qu'on enlève ? Ou, je ne peux pas ajouter... couter ça à ce que j'ai déjà. Je reviens vers toi quand j'ai plus d'espace. Tu vois, ce n'est pas agressif, ce n'est pas une rupture de la relation, c'est une information sur ta disponibilité et réelle. Et s'entraîner à dire cette phrase à voix haute, dans ta voiture, sous la douche, ça crée un nouveau circuit neuronal, ça crée un automatisme alternatif au « Chef, pas de problème, chef » . Troisième chose, valide le résultat, pas la réaction. Chaque fois que tu dis non et que ça se passe bien, note-le. Chaque fois que tu... pose une limite et que la relation tient, note-le. Parce que ton driver fait plaisir, il fonctionne sur une croyance. Dire non détruit les relations. Et chaque fois que tu observes que ce n'est pas vrai, eh bien tu casses cette croyance. Une preuve à la fois, c'est pas du rapide, c'est pas magique, mais c'est réel. Et c'est beaucoup plus durable que toutes les phrases toutes faites. Avant qu'on ne se quitte, évidemment, si cet épisode t'a parlé, c'est probablement parce que tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, tout simplement. Et si c'est le cas, j'ai quelque chose pour toi. J'ai créé Quick Change. Une méthode complète. Une méthode pour sortir définitivement du burn-out, ne plus jamais rechuter, savoir dire non. Pas de repos, pas de thérapie classique. C'est une transformation en profondeur sur tous les domaines de ta vie en 90 à 120 jours. Si tu veux comprendre si le Quick Change s'est fait pour toi, prends rendez-vous, c'est gratuit, avec un membre de mon équipe. C'est un appel ou une visio de 45 minutes à 1 heure. Il n'y a pas d'engagement. Et on va regarder ensemble quelle est ta situation. Pourquoi tu n'arrives pas à dire non, ce que tu dois faire pour t'en sortir pour de bon. Le lien pour réserver le créneau, il est dans la description. Donc prends ce temps pour toi. C'est la première chose, le premier pas que tu peux faire vers quelque chose qui va te changer réellement. Je te dis à très vite.