Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burnout. Et aujourd'hui, clairement, je vais vous expliquer qu'on vous a menti. Non, le stress n'est pas l'ennemi juré de votre productivité. En fait, c'est peut-être même votre meilleur allié, mais alors à une seule condition, savoir comment s'en servir. Vous avez certainement déjà senti ce truc bizarre, les jours où vous n'avez aucune pression, pas la moindre deadline, zéro attente. c'est souvent les jours où vous êtes le moins productif. On arrive à la fin de la journée en se demandant mais où le temps a-t-il bien pu passer avec ce sentiment un petit peu nul de n'avoir rien fait. Et alors à l'inverse, repensez à cette fois où un projet vous semblait impossible, où le chrono tournait et où, comme par magie, vous avez trouvé une concentration et une énergie de malade pour pouvoir tout... bouclé. Et si je vous expliquais que tout ça, c'était pas du hasard ? Et si je vous disais qu'il y a une science derrière ça, une sorte de code à déchiffrer pour transformer l'anxiété qui paralyse en une performance qui nous dépasse ? Donc, restez avec moi, parce que dans cet épisode, évidemment, on ne va pas juste gérer son stress. On va apprendre à le dompter. On va apprendre à le canaliser pour en faire le... carburant de nos ambitions. Je vais vous raconter la vérité sur le lien complexe entre notre état d'esprit et notre capacité à faire les choses. Et alors on va dégommer ensemble les trois mythes qui vous empêchent peut-être d'atteindre votre plein potentiel. Pendant des années, j'ai cru à une idée qui, avec le recul, me ressemble complètement folle. L'idée que le but ultime, la clé de tout, c'était d'arriver à un état de zéro stress. Vous savez, le calme plat, une sorte de sérénité de moine tibétain H. 24 alors je me suis mis en quête d'éliminer toute pression dans ma vie j'ai commencé à dire non à des projets qui étaient super intéressant mais qui me faisait un petit peu peur j'ai repoussé des deadlines pour me donner une marge confortable tellement confortable que finalement elle n'avait plus de fin j'organisais mes journées pour qu'elle soit parfaitement lisse sans le moindre défi mon but c'était simple me créer une bulle de tranquillité parfaite bon alors quel a été le résultat un fiasco absolu. Au lieu de la super productivité que j'attendais, de ma nouvelle zénitude, je me suis retrouvé face à un truc bien pire, la procrastination. Sans aucune pression. La plus petite tâche, ça devenait une montagne. Bon allez, je le ferai plus tard, j'ai pas le temps, on verra. Ces phrases, elles tournaient en boucle dans ma tête. Mon énergie était au plus bas, ma motivation inexistante. En voulant fuir le stress, j'avais créé un vide. Une sorte de marécage de l'inaction dans lequel je m'enfonçais un petit peu plus chaque jour. Je n'étais pas serein, j'étais apathique. Je n'étais pas productif, j'étais juste paralysé par l'absence totale de stimulation. Cette expérience m'a poussé à creuser. Pourquoi ? Mon plan qui semblait si logique avait-il complètement merdouillé ? En fait, la réponse se trouve dans un concept de psychologie découvert il y a plus d'un siècle, la loi de Yerx. d'Odson. Alors, je sais, ça a l'air complexe, mais on va la faire simple. Imaginez une courbe en forme de cloche, vous savez, un U à l'envers. C'est le résumé visuel de cette loi. Sur l'axe du bas, vous avez le niveau de stress ou d'excitation. Sur l'axe vertical, vous avez la performance. Quand le stress est tout à fait à gauche, proche de zéro, la performance est au plus bas. C'est la zone de l'ennui, de l'apathie. C'est exactement là où je m'étais coincé. Sans stimulation, notre cerveau n'a aucune raison de se mettre en marche. On manque de focus, on manque tout simplement de motivation, on manque de patate, on manque de jus. Maintenant, si on avance un tout petit peu plus vers la droite, que le stress augmente un petit peu, la courbe monte. La performance s'améliore. Une petite dose de pression nous réveille, elle aiguise notre concentration, elle nous donne envie d'agir. Ça, c'est ce qu'on appelle la zone de performance optimale, aussi appelée le fameux sweet spot, pour les gens qui savent que j'adore l'anglais. Alors, qu'est-ce qui se passe si on... pousse le curseur encore un tout petit peu plus loin. Si on pousse le curseur, si le stress devient trop fort, trop constant, là, la courbe, elle s'effondre. La performance plonge, c'est ce qu'on appelle la zone d'anxiété, la zone de panique ou le burn-out. Effectivement, on est tellement haut qu'il va griller nos circuits. On n'arrive plus à réfléchir, on fait des erreurs, on se sent complètement dépassé par tout ce qui nous arrive. Cette loi de Yerx-Dodson, découverte évidemment par les psychologues Robert Yerx et John d'autres sont en 1908 c'est pas récent ce truc là elle nous apprend un truc fondamental le but c'est pas de supprimer le stress mais c'est de trouver notre niveau de stress optimale pas assez et on fout rien trop et on se grille la clé la productivité ce n'est pas la tranquillité absolue mais c'est un équilibre le problème malheureusement c'est que la société nous pousse à voir le stress comme le dit à ne garder que le côté droit de la courbe, celui qui mène directement à l'épuisement. Alors on oublie qu'un certain niveau de stress n'est pas seulement bon, il est aussi indispensable pour accomplir plein de choses. Et c'est la première vérité à accepter et ça nous mène directement à la suite. La première chose à faire, c'est d'arrêter de tout mettre dans le même panier. La science, notamment depuis les recherches de Hans Sely, fait une différence très claire entre deux. types de stress, qu'on appelle le distress et le stress. Eu pour stress. Le distress, c'est le stress négatif. Celui qu'on connaît trop bien, évidemment. C'est se sentir submergé, anxieux, impuissant. Ça, c'est le résultat d'une pression trop forte, trop longue, qui vide nos batteries. Il nous fait chuter dans nos performances. Il nous rend mal, il nous massacre. C'est la partie droite, la courbe de Yerkes-Dodson. Mais il y a aussi le stress. Eu, stress. Le préfixe « e » , ça vient du grec, parce que je parle couramment grec, ça veut dire « bon » en fait. Le stress, c'est donc le bon stress. C'est une forme de stress positive qui nous stimule et qui nous motive. C'est ce qu'on ressent face à un défi excitant par exemple. Vous savez, le track avant de monter sur scène, l'adrénaline avant une compétition, la concentration intense parfois avant une deadline sur un projet qui nous passionne. Ça, c'est le stress qui va être généré à cet endroit-là. Le stress ne nous paralyse pas, il nous... énergise, il nous rend meilleur, il booste notre concentration et il nous donne le sentiment d'être vraiment mais alors vraiment vivant. C'est le carburant qui nous propulse en haut de la courbe. Pensez-y une seconde, vous savez les moments où vous avez été le plus fier de ce que vous avez accompli. Eh bien, est-ce que c'était des moments de calme plat ou est-ce que c'était des moments où vous avez dû vous dépasser, vous avez dû sortir de votre zone de confort pour faire face à un truc qui vous semblait un petit peu trop grand pour vous au départ. La plupart du temps, la plus grande satisfaction vient du fait d'avoir surmonté un obstacle. Le stress positif, c'est le signal que notre corps et notre esprit se mettent en ordre de bataille pour une mission importante. Il libère les hormones comme l'adrénaline et la dopamine qui non seulement nous donnent de l'énergie, mais qui aident aussi à apprendre et à mémoriser. C'est ce mécanisme qui nous permet de nous adapter et de grandir. Bon, alors il y a un problème. Alors on a compris que... Le problème ne vient donc pas du stress lui-même, mais de notre incapacité à faire la différence entre le distress, celui qui nous fracasse, et le stress, celui qui nous construit. L'erreur, c'est de fuir toute forme de pression parce qu'en fuyant le mauvais stress, malheureusement, on se coupe aussi du bon. On choisit de stagner par peur de la difficulté. La première étape, c'est donc de changer votre regard. Arrêtez de dire « je suis stressé » comme si c'était une maladie. Demandez-vous plutôt... Est-ce que c'est un stress qui me draine, qui me vide ou au contraire qui me stimule ? C'est une menace ou c'est un défi ? Cette simple question, elle change tout. Et ça va nous amener à la deuxième vérité. La différence énorme entre le bon stress et le mauvais stress ne vient pas toujours de la situation, mais de la façon dont on l'aperçoit. Plus précisément, ça dépend de la réponse à une question. Est-ce que je vois ça comme un défi ou est-ce que je vois ça comme une menace ? On va prendre une présentation. importante devant un client. Deux personnes pourraient vivre cette situation de manière totalement opposée. On a celle qui voit ça comme une menace, et bien elle va penser à tout ce qui pourrait mal tourner, et si je bafouille, et si, mon dieu, je perds le contrat, et s'il me trouve nul. Son dialogue interne est basé sur le risque, la perte, la nullité. Son corps suit un protocole. Il produit une tonne de cortisol, les muscles se mettent à se tendre le cerveau et dans le brouillard, ça, c'est clairement le distress. Cette personne est sur la pente descendante de la courbe. Et puis, on a l'autre, celle qui voit ça comme un défi. Elle, elle va se concentrer sur ce qu'elle peut y gagner. Tiens, par exemple, c'est l'occasion de montrer ce que je sais faire. C'est ma chance, enfin, de décrocher ce super projet. Je vais apprendre, je vais progresser, et peu importe le résultat. Vous voyez, son dialogue, il est tourné vers l'opportunité, vers la croissance. Son corps réagit complètement différemment. Ouais, il y a de l'adrénaline, bien sûr, mais c'est de l'excitation. Elle est focus, elle est pleine d'énergie. Ça, c'est le stress EU. Elle fonce vers le sommet de la courbe, et ça, c'est vraiment top. La clé pour passer de la menace au défi. c'est de reprendre le contrôle. Le mauvais stress s'installe quand on se sent impuissant, quand on subit. Et pour inverser la vapeur, voici une petite méthode en trois questions à vous poser dès que la pression commence à monter. Première question, je me concentre sur quoi là ? La perte ou le gain ? Soyez honnête, est-ce que vous tournez en boucle sur le scénario catastrophe ? Si oui, forcez-vous à changer de perspective. Listez, même juste dans votre tête, deux ou trois trucs positifs qui pourraient arriver. Qu'est-ce que cette situation peut vous apporter de bon ? Deuxième question, c'est quoi mes ressources ? La menace nous fait nous sentir tout petits et tout démunis. Pour contrer ça, faites l'inventaire de vos forces. Quelles compétences vous avez pour gérer ça ? Sur quelles expériences passées vous pouvez tout simplement vous appuyer ? Qui peut vous aider ou vous conseiller ? Que ce soit des collègues, des amis, de la famille ? listez vos ressources, ça va vous rappeler que vous n'êtes pas seul et vous n'êtes surtout pas sans armes. Ça redonne tout de suite un sentiment de pouvoir. Troisième question, c'est quoi la toute première petite action que je peux faire ? Le sentiment d'être submergé vient souvent de la taille de la montagne qu'on imagine. Le meilleur moyen de sortir de la paralysie, c'est de bouger. Mais alors attention, pas n'importe comment. Cherchez le plus petit pas possible. Pas faire la présentation mais juste Ouvrir un doc et écrire le titre. Pas résoudre un conflit, mais écrire la première phrase d'un mail pour proposer un café. Vous voyez, cette micro-action, elle casse votre inertie, elle vous redonne le contrôle et elle prouve à votre cerveau que la situation n'est pas une menace insurmontable, mais une série d'étapes gérables. En utilisant ce filtre, vous ne subissez plus votre stress. Vous dialoguez avec lui, vous le transformez d'un monstre effrayant en un partenaire de performance. Un petit peu casse-pieds quand même, mais quand même un vrai partenaire de performance. Alors bien sûr, ça ne veut pas dire qu'on peut tout transformer. Un environnement de travail toxique, une charge de travail inhumaine, ça c'est des menaces qui sont bien réelles. Dans ce cas, la stratégie, c'est pas de changer de perception, c'est de changer de situation. Mais pour la plupart des pressions du quotidien, ce changement de regard, c'est l'outil le plus puissant que vous ayez. La productivité, c'est pas s'acharner, c'est garder son énergie. Cette troisième vérité, c'est peut-être celle qui est le plus à contre-courant aujourd'hui, à l'époque de la hustle culture. Vous voyez, même dormir, c'est pour les faibles, et où les pauses sont une perte de temps. Le mythe à la vie dure, pour être plus productif, il faut bosser plus, plus longtemps, plus dur. C'est une très mauvaise lecture, vraiment, de la courbe de Yerx-Dodson. Rester au sommet de la courbe en permanence, c'est tout simplement impossible, en fait. Essayer de le faire, c'est le chemin. le plus rapide, vers la droite de la courbe, vers l'épuisement, le distress chronique et le burn-out, évidemment. La vraie productivité, celle qui dure, c'est pas de maintenir une intensité maximale tout le temps, évidemment, c'est de gérer des cycles de stress et de récupération. Imaginez, pensez à un athlète. Est-ce qu'il s'entraîne 16 heures par jour, 7 jours sur 7, sans s'arrêter ? Ben non, évidemment, évidemment que non. Il alterne des entraînements intenses, avec du stress physique, Et puis des phases de récupération, de la nutrition, du sommeil, des massages, du repos. Il sait que le muscle ne se construit pas pendant l'effort, mais après, justement, pendant la phase de repos. Et bien pour notre cerveau, c'est exactement la même chose. Les moments de concentration intense, de deep work, où on est au sommet de notre performance, c'est des sprints en fait, c'est pas des marathons. Il crame une énergie mentale qui est phénoménale. et pour pouvoir refaire ses sprints. On a besoin de phases de récupération tout aussi sérieuses. Le problème évidemment, c'est que dans notre société, on valorise l'effort, mais on méprise le repos. On se sent coupable de prendre une pause, on se sent coupable de déconnecter, de ne rien faire. C'est une erreur de jugement. La récupération n'est pas l'opposé de la productivité, c'est une partie de la productivité. Alors, comment on intègre ça dans son quotidien ? Premièrement, intégrer des micro-pauses. La technique Pomodoro par exemple, 25 minutes de boulot, 5 minutes de pause, c'est bien connu et pour une bonne raison, mais l'idée est même plus large. Après chaque session de travail intense, que ce soit 40, 60, 90 minutes, offrez-vous une vraie pause. Et quand je dis une vraie pause, ce n'est pas scroller sur vos réseaux, sauf pour regarder mes vidéos évidemment. Ça évidemment, tout le reste, scroller sur les réseaux sociaux, ça continue de bouffer votre attention. Non, c'est de se lever, c'est s'étirer, c'est regarder par la fenêtre, c'est boire un verre d'eau, c'est parler d'autres choses avec un collègue. Il faut laisser votre cerveau, cet athlète de haut niveau, se mettre en veille. Deuxièmement, faites... de la déconnexion un truc sacré. Un des plus gros facteurs de stress chronique aujourd'hui, c'est de ne jamais vraiment déconnecter. Les notifications, les emails le soir, le week-end, notre cerveau n'est jamais au repos. Alors imaginez-vous que vous allez vous imposer des règles claires une heure le soir, après laquelle vous ne regarderez plus rien qui concerne le travail. Si possible, coupez toutes les notifications de votre téléphone, de votre ordinateur. Le droit à la déconnexion, ce n'est pas un luxe. C'est une nécessité biologique pour votre système nerveux. Pour que celui-ci passe du mode alerte au mode repos. Enfin, faites de votre sommeil votre priorité numéro 1. On ne le répétera jamais assez. Le sommeil, ce n'est pas négociable. C'est la nuit que votre cerveau va consolider ce qu'il a appris. C'est la nuit qu'il se nettoie et recharge ses batteries. Sacrifier une heure de sommeil, par exemple pour travailler plus, c'est le pire calcul possible. A long terme, le manque de sommeil va... péter votre concentration, votre gestion des émotions et votre créativité. Il vous fait plonger tout en bas de la courbe de performance. En arrêtant de vous voir comme une machine qui doit tourner sans arrêt et en commençant à vous voir un petit peu plus comme un athlète qui gère ses cycles d'efforts et de repos, vous ne deviendrez pas seulement plus productif, vous deviendrez plus résilient, plus créatif et vous aurez infiniment moins de chances de vous cramer. la vraie productivité. Ce n'est pas une ligne droite, c'est un rythme. On le rappelle, ok ? Alors, si vous ne devez retenir qu'une chose aujourd'hui, que ce soit celle-ci. Le stress, ce n'est ni bon ni mauvais. Le stress, c'est une énergie. Et comme toute énergie, tout dépend de comment on la dirige. On a vu que le mythe du zéro stress, c'est un piège qui mène à l'inaction. On a compris avec la loi de Yerkes-Dodson qu'il existe un point d'équilibre, un niveau de stress parfait où notre performance est au top. Et surtout, on a découvert trois vérités pour... naviguer sur cette courbe. Premièrement que le bon stress, le stress, est un carburant essentiel pour notre motivation. Deuxièmement que notre regard peut transformer une menace qui paralyse en un défi qui stimule. Et troisièmement que la productivité qui dure n'est pas une question d'acharnement mais de gestion intelligente de notre énergie en alternant effort et récupération. Le but c'est donc plus de fuir le stress à tout prix mais c'est d'apprendre à danser avec lui. Apprendre à savoir quand il faut appuyer sur le champignon pour pouvoir relever un défi et quand il est vital d'appuyer sur le frein pour récupérer. C'est ça la vraie maîtrise. Et c'est là que se trouve le secret d'une vie à la fois productive et épanouie. Maintenant, j'adorerais, mais j'adorerais vraiment avoir votre avis parmi ces trois vérités, laquelle vous parle le plus ? L'idée que le bon stress est un carburant, la méthode pour transformer une menace en un défi ou le concept de la productivité comme gestion de l'énergie. Dites-le moi s'il vous plaît dans les commentaires. Votre expérience, elle est super précieuse. Et puis, je lis absolument tous les commentaires. Donc, merci, ça me fait hyper plaisir. Et si ce sujet vous a intéressé et que vous voulez aller plus loin, eh bien, abonnez-vous à la chaîne parce que je publie chaque semaine des vidéos sur ces thèmes. Je vous retrouve très vite.