Speaker #0Toute votre vie, on vous a dit de vous endurcir, de ne jamais montrer vos failles. On vous a dit de bâtir une forteresse autour de votre cœur. Peut-être on vous a aussi appris que pour survivre, il fallait être fort, parfait, invulnérable. Mais si ce conseil qu'on se répète de génération en génération était en fait le plus grand de tous les mensonges, et si cette armure que vous portez était en réalité la cage qui vous empêche de vivre, de guérir, et de vous connecter à qui vous êtes réellement. Bienvenue aujourd'hui, on va déconstruire cette illusion ensemble. L'idée que la vulnérabilité c'est une faiblesse, c'est l'un des mythes qui est plus destructeur de notre société. On nous a appris à avoir honte de nos cicatrices, à rougir de nos larmes, à cacher nos doutes. La honte c'est ce sentiment, vous savez, hyper douloureux de se croire imparfait et donc indigne d'être aimé ou connecté aux autres. Cette peur panique d'être démasqué nous pousse à porter des masques, celui justement de la personne qui sait tout. de celle qui réussit tout, de celle qui ne ressent rien. Mais on en paie le prix pour cette performance. L'épuisement, l'isolement et puis une déconnexion totale aussi de qui on est réellement au fond. Aujourd'hui, on va explorer une vérité qui semble aller à contre-courant, mais qui est tellement libératrice. Votre plus grande faiblesse supposée, votre vulnérabilité, c'est en réalité le point de départ de votre plus grande force. Dès qu'on est petit, la société nous conditionne. Elle admire ceux qui semblent invasibles et nous fait croire que pour être aimé, il faut montrer une version parfaite de nous-mêmes. On apprend à cacher ce qui est cassé en nous, à polir nos défauts jusqu'à ce qu'ils brillent. On devient des architectes, les architectes de nos propres prisons, des forteresses qu'on construit pour protéger notre cœur. Chaque brie est une peur qu'on n'avoue pas, chaque mur une insécurité que l'on va masquer. Et le problème, c'est qu'une forteresse... ne fait pas que protéger de l'extérieur, elle nous isole aussi de l'intérieur. En nous coupant justement de notre propre vulnérabilité, on se coupe de la vie. On se déconnecte de notre corps, de nos émotions, de notre intuition même. Et ce mal-être qui traîne, cette anxiété qui ne part jamais, cette agression de vide, même quand tout va bien, ce sont souvent les appels au secours de votre âme emmurée vivante. Cette course à la perfection est un piège. Parce que la perfection, ça n'existe pas. On est par nature des créatures imparfaites. Alors, en refusant cette vérité, on se condamne à se battre constamment contre qui on est. la honte devient notre ombre. Elle nous souffle que si les autres nous voyaient vraiment, voyaient qui on est avec nos doutes, avec nos peurs, alors ils nous rejetteraient. Alors, ce qu'on va faire, c'est qu'on va s'isoler, on va se taire, on va faire semblant, on va préférer la solitude de notre tour d'ivoire à la chaleur un petit peu risquée d'une vraie connexion. Ne pas accepter sa vulnérabilité peut nous pousser jusqu'au burn-out parce que le corps finit par lâcher quand on lui en demande trop. Et si justement on allait changer complètement notre point de vue ? Si on arrêtait de voir la vulnérabilité contre un truc à éliminer, mais plutôt comme une force à cultiver ? La chercheuse Brunie Brown, qui a passé des décennies à étudier ça, le dit très clairement. La vulnérabilité n'est pas de la faiblesse, c'est la façon la plus juste de mesurer notre courage. Le mot courage à l'origine vient du mot cœur. C'est oser raconter son histoire avec tout son cœur. C'est oser se montrer, oser être vu sans savoir ce qui va se passer. Spirituellement, la vulnérabilité, c'est la porte d'entrée vers quelque chose de plus grand Tant qu'on crame toute notre énergie à porter des masques Eh bien justement, on n'a pas accès à notre sensibilité, voire même à notre spiritualité Et c'est en osant être vulnérable qu'on permet à notre vraie nature de respirer C'est là justement que vient la guérison et que la guérison devient possible Alors pas seulement une guérison physique, mais aussi une guérison émotionnelle, voire même énergétique Accepter sa vulnérabilité, c'est se donner le droit de ne pas être... parfait. C'est reconnaître ses propres limites et ses émotions sans se juger. C'est comprendre que chaque souffrance, chaque faille a un sens et peut devenir un chemin vers la lumière. Quand on arrête de se cacher, quand on arrête de cacher qui on est, l'énergie qui était bloquée dans la peur et dans la honte, elle peut enfin circuler. Et cet état d'ouverture nous équilibre et c'est fondamental pour être en bonne santé. C'est un acte de rébellion contre une culture qui nous veut lisses et absolument sans défaut. C'est choisir d'embrasser sa vulnérabilité et c'est là que réside notre plus grand pouvoir de transformation. Alors le truc magique avec la vulnérabilité, c'est qu'elle crée des ponts entre les gens. Tant que vous restez dans votre forteresse de perfection, vous êtes tout seul. Vous regardez les autres et vous vous dites... Je suis sûr que ceux-là, ils ont l'air tellement sûrs d'eux. Moi, je suis seul à me sentir comme ça. C'est exactement ce que la honte veut vous faire croire. Mais qu'est-ce qui se passe réellement quand quelqu'un a le courage de dire à voix haute « Je ne suis pas vraiment sûr de moi, j'ai peur » ou « Je traverse un moment un petit peu difficile » . La première réaction des autres, ce n'est pas le mépris comme on pourrait le craindre. La première réaction des autres, c'est un soulagement. Un soulagement qui dit Moi aussi je ressens ça. Et bien ce moi aussi justement, c'est l'une des forces de connexion les plus puissantes qui existent. C'est le moment justement où enfin les masques tombent, où les âmes se reconnaissent. En partageant notre vulnérabilité, on ne se montre pas faible. Bien au contraire, on donne aux autres la permission d'être humain à leur tour. En fait, vous créez un espace sécurisant où l'empathie et aussi la compassion peuvent naître, tout simplement. On se rend compte alors qu'on est souvent aimé pour nos failles. Pas malgré elle. Et ça, c'est un paradoxe magnifique. Ce sont nos imperfections partagées qui nous connectent le plus profondément. Pas notre perfection affichée. La vulnérabilité, c'est le berceau de l'intimité et du sentiment d'appartenance. Elle révèle ce qu'on a tous en commun. C'est comprendre qu'on est tous liés les uns aux autres. Chaque fois que vous osez être vulnérable, vous ne vous guérissez pas seulement vous-même. Vous aidez aussi à guérir le monde, à guérir les autres, en rappelant aux personnes que... personne n'est seul dans ces galères. Vivre, c'est accepter l'incertitude, le risque et les émotions qui parfois nous dépassent. Vulnérabilité au fond, c'est la capacité à dealer avec cette réalité sans vouloir tout contrôler. On vit dans une culture qui nous promet la sécurité si on suit les règles et si on évite les risques. Mais la vie par nature est imprévisible. La maladie, la perte, l'échec, ça, ça fait partie du jeu. Alors accepter sa vulnérabilité, c'est une invitation à danser avec cette incertitude plutôt que de la combattre. La vraie force, c'est pas de ne jamais tomber. La vraie force, c'est la résilience que l'on développe en se relevant encore et encore et encore. Être résilient, ce n'est pas faire comme si de rien n'était, c'est intégrer ses blessures, laisser nos cicatrices, raconter notre histoire, c'est ça, la résilience. Cette acceptation, c'est un moteur de croissance personnelle énorme. Et c'est justement en acceptant qu'on ne sait pas tout, qu'on peut apprendre qu'on va mieux. C'est en acceptant le risque d'être blessé qu'on peut vraiment aimer. Comme disait C.S. Lewis, aimer c'est être vulnérable. En se fermant à la douleur, on se ferme aussi à la joie, à l'amour, à la créativité. Choisir la vulnérabilité, c'est choisir de vivre une vie authentique. C'est arrêter de se soucier de l'image de ce que vous devriez être pour enfin embrasser qui vous êtes. Alors oui, je suis d'accord, ça demande du courage parce que ça veut dire lâcher, prise sur le contrôle. Mais la récompense, elle est immense. Une paix intérieure qui ne dépend plus des circonstances extérieures et une connexion profonde avec la vie elle-même. Ce chemin vers l'acceptation de sa vulnérabilité, il faut le voir comme un voyage. Ce n'est pas une destination, c'est un choix de tous les instants. Celui de s'ouvrir plutôt que de se fermer. Et si ce message résonne en vous, si vous sentez cet appel à faire tomber les murs pour découvrir votre force cachée. Alors, vous êtes... déjà sur le bon chemin. Et pour continuer cette discussion, ce que j'aimerais, c'est que vous vous abonniez et que vous activiez les notifications. Surtout, ce que j'aimerais, c'est qu'on crée un espace de partage ici, dans les commentaires. Si vous le sentez, partagez une peur qui vous empêche parfois d'être vulnérable. En vous lisant les uns les autres, vous verrez que vous n'êtes tout simplement pas seul. Et si vous voulez aller encore plus loin, je vous mets un lien de réduction sous la vidéo ou le podcast vers ma formation Libre et Confiant, qui va vous permettre de prendre confiance en vous. et de vous moquer définitivement du regard des autres. Je vous dis à très bientôt.